Catégorie : L’Argenteuil

  • Les spectacles au Top Shot dans la zone grise

    Les spectacles au Top Shot dans la zone grise

    Face à la nouvelle de la réouverture des salles de spectacle, George Aranitis, copropriétaire du Top Shot avec son frère Angelo, se montre mitigé : «je suis content pour les artistes et l’industrie au complet, parce qu’à un moment donné il faut que ça reparte, mais pour nous ça ne change rien parce que le Top Shot n’est pas uniquement une salle de spectacle, c’est un resto-bar. Nous sommes dans une zone grise, on ne sait pas si on est en droit de présenter un spectacle actuellement».  

      

    À ce jour en effet, la réouverture des lieux de diffusion possédant un permis de bar et de restauration est toujours incertaine. Si ces derniers venaient à rouvrir, ce serait probablement sans l’apport de la vente de nourriture et de boisson. Or, puisque la principale source de revenus des soirées-spectacles du Top Shot repose sur ces ventes, George et Angelo ne peuvent réalistement envisager une réouverture de la salle sans l’apport de la restauration : «l’ensemble de l’argent provenant de la vente de billet sert à payer les artistes et les dépenses pour le spectacle. Nous ne cherchons pas à faire de profit sur les billets : c’est ce qui nous permet de garder les prix des spectacles plus bas que la majorité des salles».   

      

    Afin de continuer à offrir des billets à prix raisonnables, il faudrait que le Top Shot puisse accueillir environ 70% de public par rapport à la jauge habituelle et qu’il puisse offrir un service de restauration et de bar. Les copropriétaires attendent donc que les restrictions soient au plus bas, voire qu’elles disparaissent complètement avant d’ouvrir la salle de spectacle. «Mon côté optimiste espère que les choses reprennent en mai ou en juin, lorsque la moitié de la population aura été vaccinée et que les cas diminueront, mais, je pense, plus réalistement que ce sera en septembre ou octobre», se désole Georges Aranitis. Car aux contraintes financières et sanitaires s’ajoute également la contrainte du temps, puisque la majorité des spectacles doivent être programmés (ou annulés) minimum six mois d’avance.   

      

    Le dernier spectacle présenté au Top Shot, un hommage à Creedence Clearwater Revival (CCR) a eu lieu le 13 mars 2020, il y a maintenant plus d’un an. «Nous venions d’entendre l’annonce de la fermeture générale et nous avons décidé de présenter le spectacle malgré tout!», raconte Stéphane Arseneau, directeur technique et co-programmateur. Depuis, il attend avec impatience la réouverture de la salle de spectacle.  Depuis un an, le Top Shot offre un service de restauration à emporter qui leur permet de maintenir la santé financière de l’entreprise et assurer ainsi sa pérennité dans le paysage lachutois.  

     

      

    Malgré tout, la pandémie leur a néanmoins permis d’apporter des modifications notoires au lieu: le système de son a été refait à neuf, l’artiste Luc Duguay a réalisé une murale et les surfaces d’écrans du bar ont été bonifiées. «On a amélioré la salle et on a modifié des choses qu’on n’avait jamais le temps de faire pendant que ça roulait!», explique George Aranitis. Le lieu est donc prêt à accueillir le public, tout comme l’ensemble de l’équipe : «on est prêts, on a hâte !» et Stéphane Arseneau renchérit : «on a tellement hâte !». Parions que les gens de la région d’Argenteuil sont tout aussi impatients.  

      

    En attendant cette réouverture, les personnes qui désirent renouer avec le spectacle vivant peuvent consulter les programmations du Centre d’art La petite église et du Zénith, situé à Saint-Eustache, du Théâtre Gilles Vigneault à Saint-Jérôme ou encore de l’Odyscène à Sainte-Thérèse. Ces lieux de diffusion reprennent graduellement leurs activités dès le 26 mars et offrent une vaste programmation de spectacles de musique, de théâtre, de danse et d’humour.  

  • Trévi s’installe dans l’ancienne usine SGL

    Trévi s’installe dans l’ancienne usine SGL

    Carl Péloquin, maire de la ville de Lachute, a confirmé la récente transaction qui amènera l’entreprise québécoise Trévi à Lachute dans un projet de plus de 15 millions de dollars. En effet, Benoit Hudon, propriétaire et président de l’entreprise de piscines et spas, a acquis l’ancienne usine de la compagnie SGL d’une superficie de 250 000 pi2. « La récente pandémie et l’arrêt des voyages ont eu un effet monstre sur les ventes de spas et piscines et M. Hudon cherchait à augmenter sa production de 30%. », raconte M. Péloquin, précisant que l’entreprise avait habituellement une réserve de 10 à 20% de ses stocks, celle-ci s’étant évaporée drastiquement en lien avec la situation actuelle.  

    Trévi utilisera 100 000 pi2 pour la division spas et un autre 100 000 pi2 pour le moulage plastique de piscines. Par ailleurs, selon le maire, l’entreprise liée au domaine du Bitcoin qui occupait une portion de l’usine poursuivrait ses activités au même endroit malgré la récente transaction. 

    Cette transaction profitera à la ville de Lachute en nouvelles taxes (taxes de bienvenue et foncières) tout en offrant environ 250 nouveaux emplois dans la région. M. Péloquin poursuit : «Également, l’entreprise Be Well Canada Spa située dans le quartier industriel A50 prend de l’expansion et occupe maintenant de l’espace dans l’ancien immeuble des planchers Husky appartenant aux Immeubles Sicola de Valérie Lagrange.» Cette effervescence permet à Lachute de poursuivre ses activités de développement industriel aux abords de l’autoroute 50. 

     

  • Un lachutois à la tête d’un groupe d’investisseurs

    Le jeune homme nous raconte que c’est en août 2018 que le projet a débuté pour le groupe Argenteuil qui est constitué de quatre investisseurs ayant tous travaillé ensemble à Fermont dans le Nord québécois pour Arcelor Mittal. La propriété familiale de Benjamin Hammond est offerte à l’époque par les agents immobiliers Lorne Deschamps et Guy Sauvé. Ce groupe n’était certes pas le premier à s’intéresser à ce domaine, mais M. Plouffe-Deschamps a multiplié les efforts et les rencontres afin d’arriver au dénouement espéré. 

    « M. Hammond désirait d’abord et avant tout vendre sa propriété à des acheteurs locaux. Cela faisait plus d’une trentaine d’années qu’il avait permis à la ville de passer l’aqueduc municipal le long de sa terre», explique M. Plouffe-Deschamps qui s’est ensuite tourné vers la ville de Lachute et ses représentants afin de coordonner ce projet prometteur pour la région. Le directeur général de la ville de Lachute, Benoit Gravel, l’urbaniste, Pascal Joly, et le groupe Argenteuil ont collaboré de concert avec les instances municipales et avec les efforts de chacun, la transaction fut conclue avec M. Hammond par l’entremise de Guy Sauvé.  

    «M. Gravel a exercé tout un leadeurship afin de mener ce projet à bon port. Son ouverture à nos idées et sa conviction quant à la réussite de notre projet ont été des éléments clés de cette entente. Une fois toutes les conditions réunies, M. Hammond et notre groupe avons été en mesure de conclure une entente profitable pour chacune des parties», d’expliquer M. Plouffe-Deschamps dont le groupe est également propriétaire du Domaine Lakefield qui a vu un essor considérable depuis les douze derniers mois. «Tous les terrains de la phase I sont vendus, nous finalisons actuellement la phase II et nous aurons bientôt plusieurs nouveaux lots à offrir. La bulle immobilière de Montréal et la couronne nord incite présentement les gens à sortir du grand Montréal et notre région attire les gens qui apprivoisent agréablement le télétravail», souligne-t-il. 

    Le maire de Lachute, M. Carl Péloquin, se réjouit de la tenue du projet du groupe Argenteuil qui verra le jour cet été avec une première phase dans le secteur du prolongement de la rue Barron. Au plus fort de la construction à venir, plusieurs entrepreneurs locaux pourraient participer à différentes phases du projet à titre de sous-traitants. Le groupe Argenteuil est associé de son côté avec Rubik immobilier et Leman Capital pour les multiples constructions à venir. On y retrouvera des maisons unifamiliales aux abords du secteur de la rue Barron. Plus on s’approchera de l’avenue Béthany, plus le type d’habitations variera vers des logements multiples jusqu’aux 24 logements. «Nous désirons offrir un environnement bien structuré et adapté aux besoins des familles de la région. Un espace vert d’environ 600 000 pi2 avec un parc sera également aménagé à cet endroit», relate M. Péloquin. 

  • Le curé de Grenville déplore la situation

    Le curé de Grenville déplore la situation

    «Je ne cache pas une certaine amertume envers les autorités sanitaires québécoises actuellement» avance père Richard Woodbury, curé de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Le gouvernement a eu la bonté d’augmenter le nombre de participants aux messes et autres cérémonies religieuses dans des lieux de culte de 10 personnes à 25 à compter du 26 mars prochain. Pendant ce temps, les cinémas, eux, pourront accueillir jusqu’à 250 personnes.» 

    Des raisons fréquemment évoquées pour justifier la restriction à 10 personnes étaient la possibilité accrue de chants lors des célébrations religieuses ou encore d’accolades. On souligne aussi que l’assistance des messes a souvent une moyenne d’âge plus élevée que l’âge médian de la population. Père Woodbury n’est pas impressionné par ces objections, puisque les accolades ont été bannies des cérémonies depuis le début de la pandémie. De plus, les personnes âgées peuvent autant se faire contaminer dans un cinéma que dans une messe. «Je comprends qu’on prenne de grandes précautions sanitaires, mais quand au cinéma on peut être 250, ça devrait aussi être le cas à l’Église. Je vous rappelle qu’ici, plusieurs de nos églises sont immenses. Elles ont une capacité dépassant de loin ce nombre» rappelle celui qui a été bien connu pour son rôle d’enseignant et de directeur des élèves au Séminaire du Sacré-Coeur. 

    Du côté de Hawkesbury, de l’autre côté du pont du Long-Sault à quelques kilomètres, le ton est plus léger et pour cause. Le curé de l’Église Saint-Pierre-Apôtre note que depuis qu’Hawkesbury est en zone orange, les Églises peuvent accueillir 30% de la capacité normale. «Ceci est une grosse amélioration comparativement à lorsque seulement 10 personnes étaient admises. Nous espaçons les bulles familiales. Dépendamment que nous ayons de grandes familles ou davantage de personnes seules, notre capacité varie entre 80 et 120 personnes», explique père Éric Robichaud.  

    Le prêtre de l’Église principale d’Hawkesbury a noté un changement de cap des autorités sanitaires en Ontario. Après des discussions, les deux parties ont fini par conclure une entente. «Au début, même la distribution de la communion était un point de contention. Nous avons fini par faire comprendre que celle-ci est le but même de la célébration. Nous avons donc réduit les risques et on s’est entendus. La situation s’est grandement améliorée», reconnait le curé d’Hawkesbury. 

    Aujourd’hui, même si la population de Hawkesbury devait revenir en situation de zone rouge, l’assistance permise ne retomberait pas à dix. Elle sera fixée minimalement à 15% de la capacité du lieu de culte, en Ontario. Père Woodbury regrette qu’au Québec, si peu de considération est donnée aux pratiquants religieux pour le moment. «On nous a annoncé que pour la première fois, cette fin de semaine, nous pourrons accueillir 25 personnes. Ceci est en prévision de Pâques, qui est la fête la plus importante de la chrétienté, qui a déjà été annulée complètement l’année passée», déplore-t-il.  Pâques sera célébré le 4 avril prochain. 

    «En Ontario, le gouvernement et les autorités sanitaires semblent avoir compris le caractère essentiel des cérémonies religieuses pour les personnes croyantes ou pratiquantes, remarque père Robichaud. En cette période, cela devient évident. Le spirituel et le psychologique n’ont souvent qu’une fine différence entre les deux. Avoir accès à des célébrations religieuses dans une période comme celle-ci, ou même en temps normal, a un impact positif de taille en matière de santé mentale» soutient père Robichaud. Le curé de Hawkesbury note qu’avec l’aide de son équipe de bénévoles, les consignes sanitaires sont respectées religieusement.  

    L’équipe de bénévoles de l’Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, de Grenville, pourra s’affairer à accueillir jusqu’à 25 personnes pour ses messes dès le samedi 27 mars à 16h.  Il est important de réserver sa place par téléphone. 

  • Le mois de la canette dans la MRC d’Argenteuil

    Le mois de la canette dans la MRC d’Argenteuil

    Steeve Poitras, membre du conseil d’administration de la Fondation Steve O’Brien, amorce une nouvelle initiative auprès de l’organisation. Le Mois de la canette sera une nouvelle opération de récupération de contenants consignés au profit de la persévérance scolaire chez les jeunes. Il s’agira d’un processus doté de transparence qui impliquera des organismes caritatifs locaux ainsi que trois municipalités de la MRC Argenteuil, dans un premier temps. «Nous avons voulu dresser une méthode transparente et accessible au public pour élargir les activités de la fondation. Nos premiers partenaires dans le Mois de la canette seront probablement trois municipalités de la MRC d’Argenteuil, qui sont en attente de confirmation. Avec eux, un lieu et un temps précis de dépôt de canettes et bouteilles seront établis dans chaque municipalité afin de favoriser une récupération mieux organisée des contenants consignés pour financer notre mission» explique M. Poitras. 

    Afin d’assurer transparence à cette activité, la fondation s’est associée à des organismes caritatifs qui seront mandatés de réaliser certaines des initiatives allant vers la persévérance scolaire accrue des jeunes. Plusieurs organismes, tels que des écoles, les maisons des jeunes ainsi que des organismes sportifs ou culturels ont été retenus dans ce partenariat. Ceci s’ajoutera aux multiples conférences et activités que l’athlète éponyme de la fondation fait dans plusieurs écoles et établissements de la région et d’au-delà. 

    Steve O’Brien est étonné de voir cette nouvelle initiative voire le jour. «J’étais vraiment surpris de voir ce projet apparaitre. Mon équipe a de toutes pièces conçu ce projet. Il vient amener plus d’organisation à nos activités de financement par la canette, justement dans une période où je suis déjà mobilisé sur une foule de projets. Ça va être une solution précieuse pour la poursuite des buts de notre fondation», commente M. O’Brien. Les initiateurs du projet sont partis de l’idée qu’environ 30% des contenants consignés seraient jetés dans les ordures par les ménages québécois. Là est apparu pour l’équipe de la fondation, une manière de permettre à la population de financer l’organisme de manière quasi gratuite, à l’aide de ces contenants. 

    «Nous n’allons pas nous limiter à la MRC d’Argenteuil. Le projet de Mois de la canette sera vraisemblablement initié dans d’autres villes des Laurentides, dans un deuxième temps» explique M. Poitras. Ainsi le Mois de la canette pourra voir le jour prochainement dans les villes de Sainte-Thérèse, Blainville et Saint-Eustache. Un projet pilote de sacs imprimés est également en cours d’expérimentation. L’administrateur de la fondation a également révélé à l’Argenteuil que Steve O’Brien lancera un nouveau livre au courant de la fin de l’automne 2021. Il est cependant trop tôt pour en révéler la nature. 

    «Beaucoup d’activité est à prévoir pour la Fondation Steve O’Brien au courant des prochains mois. Nous allons nous assurer que le tout soit consacré entièrement au profit de la motivation scolaire des jeunes, et ce, de manière 100% transparente», insiste M. Poitras. La récupération massive des contenants consignés ne sera pas limitée aux canettes. Les bouteilles de vin seront également ramassées, ces dernières étant consignées en Ontario. Le tout devra être réalisé de manière impeccable pour les municipalités concernées. «Nous n’allons pas laisser quoique ce soit trainer dans la rue. Le lieu de récupération sera entretenu par des bénévoles et une compagnie de transport a déjà été engagée pour assurer une récupération ordonnée» rassure M. Poitras. Les dates du Mois de la canette seront annoncées prochainement par les municipalités participantes. 

  • La SQ récompense leur implication citoyenne

    La SQ récompense leur implication citoyenne

    C’est dans le stationnement du centre commercial d’Argenteuil à Lachute, sur la rue Béthany, que ce sont déroulés les événements le 14 février dernier en fin d’après-midi. Mélissa Allaire et Dominic Poulin ont remarqué la présence d’un véhicule aux activits suspectes, ainsi qu’un deuxième, par la suite. Grâce à leur interpellation de la Sûreté du Québec (SQ) et à leur description des suspects et des faits, des suspects ont pu être arrétés en lien avec une affaire de vol et de recel de téléphones cellulaires.

    Lors de l’intervention des agents de la SQ, une suspecte a été aperçue en train de cacher quelque chose sous sa robe. Les fouilles subséquentes ont permis de localiser non moins de 42 téléphones sur sa personne. Lors de la fouille d’une autre personne, ce sont 50 téléphones qui ont été retrouvés. Les cinq suspects ont été arrêtés et ont par la suite comparu au Palais de justice de Saint Jérôme.

    Lors de la remise du certificat honorifique aux deux citoyens exemplaires, Carl Péloquin, maire de Lachute était présent. Le président du Comité de Sécurité Publique, Marc-Olivier Labelle, ainsi que le chef intérimaire du poste de la MRC d’Argenteuil de la Sûreté du Québec, le sergent Patrick Bourgon, étaient présents. Le certificat a été remis en mains propres à Mme Allaire et M. Poulin, accompagnés de leur fille.

  • La MRC maintenue en zone rouge

    La MRC maintenue en zone rouge

    «On est toujours en mode prudence», soutient Agnès Grondin, députée de la Coalition avenir Québec (CAQ) depuis le 1er octobre 2018. Questionnée par l’Argenteuil sur la nécessité de garder Argenteuil en zone rouge alors que d’autres régions ont été mises dans la catégorie de la zone orange, la députée rappelle alors que la région fait face à un contexte qui l’expose à plusieurs vulnérabilités : «on peut observer que la situation épidémiologique est stable. Par contre, par rapport à d’autres régions du Québec, les Laurentides figurent parmi les plus haut nombres de cas par 100 000 habitants.»

    Cette réalité, combinée avec la proximité de la grande région de Montréal, ont été parmi les facteurs justifiant la décision du gouvernement Legault de garder la région en zone rouge. De plus, contrairement à l’automne passé, la classification des zones de couleur n’est plus faite au niveau des MRC, mais bien au niveau régional. «C’est beaucoup plus complexe à gérer par MRC dans les Laurentides. On le sait puisque nous dépendons non pas de l’hôpital d’Argenteuil mais de ceux de Saint-Jérôme et de Saint-Eustache. C’est seulement ces deux hôpitaux qui sont équipés pour gérer des cas sérieux de COVID-19», d’informer la députée caquiste. D’après la députée, ces deux hôpitaux réunis auraient 60 lits disponibles à cet effet, ainsi que 14 en soins intensifs.

    Cette décision a évidemment un impact sur plusieurs entrepreneurs de la région, dont les restaurateurs, les bars et les centres d’entrainement. Ils ne peuvent plus servir leur clientèle dans leur établissement et plusieurs sont contraints à fermer avant 20h comme les dépanneurs. «C’est dommage de ne pas pouvoir offrir un service personnalisé à mes clients assis. Dans mon cas, je peux offrir tous mes mets pour emporter, donc j’ai cette chance qui me permet de survivre à la situation», dénote Krikor Demerjian, propriétaire du resto Ararat à Lachute. Là où je ressens un impact, c’est à l’heure du souper. À cause du couvre-feu, les gens sont plus réticents à sortir après le coucher du soleil. Ça restreint le nombre de personnes qui viennent après 18h. Ce problème n’existe pas pour les restos offrant la livraison, ce qui n’est pas mon cas.»

    Pour les restaurateurs qui ont une offre de service visant le service à la clientèle et l’ambiance, les effets sont encore plus percutants.  « On commence à vivre les dommages collatéraux.  En plus de la perte de revenu, ce sont nos employés qui commencent à nous quitter, se désole Audrey Marleau, copropriétaire du restaurant Le Bouillon-Le16 avec Sylvain LeSeize.  Nos employés qui sont à 55% de leur salaire sont rendus à la limite de ce qu’ils pouvaient tolérer, et, en même temps, on les comprend. »  Mme Marleau et son complice ont réussi à user de leur créativité en développant une formule pour emporter et semblent particulièrement fiers de leur tourtine, un heureux mélange de tarte et de poutine, une idée provenant du lac Saint-Jean. « C’est un peu plus sophistiqué, on y met du filet mignon haché, du smoked meat, des frites maison et du fromage frais de chez Saint-Guillaume!», énumère la femme d’affaires.  Cette créativité, comme chez plusieurs autres commerçants, leur permet de survivre financièrement, malgré les pertes de revenus qui commencent à atteindre une certaine limite, selon elle.  Contrairement aux restaurants de la grande région de Montréal, Argenteuil a été ouvert jusqu’au 18 décembre dernier.

    Pour les commerces de détail conventionnels, la situation s’est améliorée depuis le 8 février, date où le gouvernement provincial a amorcé la réouverture des commerces non essentiels. «Pour nous, depuis le 8 février, on peut accueillir un nombre limité de clients, ça se déroule assez bien. Le fait que les Laurentides demeurent en zone rouge ne change rien pour notre commerce directement. Mais pour un commerce de la rue principale de Lachute, l’achalandage qu’amènent les restaurateurs est très important. En ce moment on ressent vraiment l’absence de ce trafic habituel» explique Paul Pariseau, propriétaire du Mode PEP à Lachute, qui a aussi souffert de la fermeture du temps des fêtes du 2e confinement.

    Lors du dernier point de presse, le gouvernement Legault insiste pour la poursuite des efforts collectifs, mais commence à ouvrir son jeu avec l’arrivée des vaccins de masse.  Le bilan sanitaire suivant la semaine de relâche offrira peut-être plus d’informations à ce sujet. «Nous ne pouvons pas encore calculer l’impact qu’aura eu la semaine de relâche sur la transmission du virus. Il est donc important pour nous de toujours être plus prudent que pas assez. On peut tout de même être optimiste. Le nombre de cas dans la MRC demeure peu élevé. La vaccination se passe très bien dans Argenteuil et de nouvelles doses de vaccin arrivent bientôt pour les 60 ans et plus», résume Mme Grondin.

  • La porte d’entrée principale de Lachute prendra du galon

    La porte d’entrée principale de Lachute prendra du galon

    La décision a été prise d’autoriser un prêt et une dépense afin de financer les infrastructures pour la construction d’un nouveau secteur au sein du chef-lieu de la MRC d’Argenteuil. C’est lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal que les travaux préparatoires et les aménagements pour les prolongations des voies publiques concernées ont été approuvés. On parle d’un projet majeur qui à lui seul fera prendre du poids au nouveau centre-ville. «La décision, qui a été prise lors de la séance du conseil municipal le 24 février, est un grand pas pour le développement de Lachute. Il s’agit d’un projet à vocation mixte qui regroupera des constructions commerciales et résidentielles à la fois», explique Carl Péloquin, maire de la municipalité.  

    Le projet ayant été approuvé consiste en la prolongation des avenues De La Lorraine et Barron, de la rue Mary ainsi que du boulevard Cristini. On devra également installer des nouveaux égouts ainsi que toutes les installations nécessaires au bon fonctionnement de ces voies publiques. Un appel d’offres à cet effet a déjà été lancé par la ville. 

  • Patrick Morin conservera ses couleurs

    Patrick Morin conservera ses couleurs

    La quincaillerie orange et bleue de l’avenue Béthany à Lachute ne changera pas de couleurs, suite à son acquisition le 17 février dernier. L’achat comprend les 21 succursales ainsi que le centre de distribution de la chaîne née à Sainte-Marcelline-de-Kildare, il y a soixante ans. Le succès récent de la chaîne observé depuis 2016 a résulté en une offre d’achat par un des plus grands groupes de quincaillerie, de matériaux de construction et d’ameublement au Canada. Home Hardware est constitué de plus de 1050 magasins.

    La compagnie a déclaré que rien ne changerait pour toutes ses succursales, y compris pour celle de Lachute. Elle a spécifié qu’elle entend garder le siège social de la compagnie à Joliette. Comme chaque succursale de Patrick Morin est un magasin corporatif, le magasin de Lachute n’avait pas de propriétaire spécifique. Par conséquent la transition nécessitera peu de changements administratifs. Joint par l’Argenteuil, un responsable administratif du centre de Joliette a réitéré qu’en effet, aucun changement opérationnel ne se fera en résultat de la transaction. Les opérations continuent telles qu’elles se sont déroulées sous l’égide de la famille Morin et ce, tant au niveau de la mise en marché que du travail des employés.

    Les quincailleries Patrick Morin sont maintenant également la propriété du Groupe Turcotte, propriétaire de plusieurs succursales de Home Hardware. Le Groupe Turcotte a déjà plus de 200 employés à son effectif, opérant des magasins situés principalement en couronne nord de Montréal. Le groupe oeuvre dans le marché de la rénovation depuis plus de 30 ans.

    «Fiers de diriger une entreprise québécoise, nous conserverons le siège social de Patrick Morin dans la province, en partenariat avec Home Hardware, une entreprise canadienne indépendante. Notre priorité est de fournir un excellent service et des produits de qualité aux communautés dans lesquelles nous sommes implantés » a déclaré Louis Turcotte, propriétaire du Groupe Turcotte, à l’occasion de l’annonce officielle de l’acquisition.

  • Deux agences d’habitation fusionnées

    Deux agences d’habitation fusionnées

    Le gouvernement du Québec a regroupé 28 offices d’habitation (OH) dans différentes régions pour les fusionner en six nouveaux OH, le 1er janvier 2021. Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, a annoncé, le 15 février dernier, que deux offices d’habitation de la MRC d’Argenteuil ont été réunis en une nouvelle entité: l’Office régional d’habitation d’Argenteuil. Le nouvel OH remplacere donc les offices municipaux d’habitation de Lachute et de Saint-André-d’Argenteuil depuis le début de la nouvelle année.

    La création de l’Office régional d’habitation d’Argenteuil s’inscrit dans un exercice prévoyant d’améliorer les services aux locataires des 319 HLM de la MRC. La gestion des logements disponibles se fait maintenant de manière centralisée, mettant en commun les ressources disponibles dans les neuf municipalités d’Argenteuil. La démarche a été entamée en concertation avec les OH impliqués et après que la MRC d’Argenteuil a déclaré sa compétence en matière de gestion du logement social. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation prévoit ainsi améliorer l’efficacité services de logement social, de programmes d’accession à la propriété, de rénovation et d’adaptation de domicile avec ces nouveaux OH crées.

    «C’est un élan bénéfique qui est donné en matière d’habitation avec la création de l’Office régional d’habitation d’Argenteuil. Ce regroupement des forces ne peut qu’avoir des retombées positives à court et long terme pour notre population. Je suis heureuse de voir que nos partenaires s’engagent résolument dans cette voie et les félicite pour cette belle avancée» a déclaré Agnès Grondin au sujet du nouvel office d’habitation de la MRC. Depuis 2017, Québec a procédé à 103 regroupements d’OH. Le nombre des offices d’habitation a donc diminué, passant de 538 à 158 en trois ans.