Catégorie : L’Argenteuil

  • Trois univers d’abstraction au Centre d’art d’Argenteuil

    Trois univers d’abstraction au Centre d’art d’Argenteuil

    Le Centre d’art d’Argenteuil présente Les 3 Univers d’abstraction, une exposition de trois artistes abstraits, jusqu’au 3 mai prochain.

    Chacun des trois artistes participants auraient pu avoir leur propre exposition en solo tellement leurs styles diffèrent même s’ils sont tous abstraits. Claude Melançon, de Blainville, décrit son style comme étant coloré et jouant beaucoup sur la superposition de ces couleurs. Pour sa part, Danielle Caron admet que ses œuvres sont peut-être moins colorées que celles de ses collègues mais qu’elle y intègre des éléments un peu plus figuratifs. Finalement, Roberto Agro, qui vient de Lachute tout comme madame Caron, indique de son côté être influencé par son subconscient lorsqu’il peint.

    C’est suite à un appel de dossiers que le Centre d’art a choisi de jumeler les trois artistes pour cette exposition. Si les deux Lachutois se connaissent déjà depuis plusieurs décennies, ils ont été ravis de découvrir monsieur Melançon dans le cadre de cette exposition.

    Chacun des trois artistes a entre 12 et 15 œuvres d’exposées au centre d’art dans le cadre de cette exposition. « On est tous dans l’abstrait mais c’est plein de couleurs tout en étant complètement différents. C’est un beau ‘match’! », confirme monsieur Melançon.

    « C’est une belle rencontre que l’on a faite, ajoute madame Caron à propos de ce dernier. C’est ce que l’on veut : faire des rencontres et se faire voir. Exposer ensemble, c’est motivant. »

    « Ça montre que l’art abstrait englobe un large éventail : le jumelage de style, du geste, de la couleur et ce que l’on a à l’intérieur de nous qui ressort, renchérit monsieur Agro. Quand on regarde nos tableaux, on voit que ce qui ressort de nous ne se ressemble pas. Chacun de nous a son propre style. »

    Les deux artistes Lachutois qui prennent part à cette exposition admettent d’ailleurs avoir des styles diamétralement opposés.

    « Roberto et moi, on a été à la même école qui s’appelle L’Atelier du geste pendant une dizaine d’années, raconte Danielle Caron. Cette école prônait vraiment la liberté du geste, sans contrainte. C’est ce que j’applique tout le temps. Je n’ai pas de préconçus. C’est le rapport que j’ai avec la toile qui me guide, c’est un dialogue. »

    « Moi, je trouve que l’abstrait est beaucoup plus difficile que le figuratif, mentionne pour sa part Roberto Agro. J’essaie de comprendre ce qui est beau et ce qui ne l’est pas. Quand on peint, on va chercher quelque chose qui est enfoui dans notre subconscient et qui sort dans nos gestes. »

    « Ce qui est amusant lorsqu’on peint c’est lorsque qu’on se surprend, ajoute sa collègue. J’aime explorer et me surprendre. Des fois, je suis étonnée par ce que j’ai fait. »

    Évidemment, l’art abstrait n’est peut-être pas le style artistique qui parle le plus au commun des mortels. Les trois artistes espèrent quand même que cette exposition fera découvrir et apprécier du public cet art.

    « J’espère que lorsqu’ils vont venir visiter l’exposition, ils vont se demander quand ils pourront s’acheter une de nos toiles, où ils vont la mettre et laquelle qui leur parle le plus! », lance à la blague Claude Melançon.

    « C’est important pour nous de connaître ces impressions, poursuit plus sérieusement Danielle Caron. Tout le monde n’a pas la même perception face à un tableau : certains vont être touchés, d’autres vont être froids. C’est intéressant de voir les approches. »

    « Quant à moi, j’ai hâte d’entendre ce que les gens pensent de ce que j’ai fait, ce qu’ils voient », conclut de son côté Roberto Agro.

    L’exposition Les 3 Univers d’abstraction se déroule jusqu’au 3 mai au Centre d’art d’Argenteuil (585, rue Principale, Lachute). L’endroit est ouvert du mercredi au dimanche, de 11h à 17h.

  • La paix syndicale jusqu’en 2029 à Lachute

    La paix syndicale jusqu’en 2029 à Lachute

    Après ses employés cols blancs, la Ville de Lachute a annoncé s’être entendue avec ses syndiqués cols bleus pour une nouvelle convention collective. D’une durée de cinq ans, cette entente assure à la Ville une paix syndicale au moins jusqu’en 2029.

    La soixantaine d’employés cols bleus de la Ville de Lachute, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), section locale 2211, ont accepté les offres patronales après seulement quelques semaines de négociations. Leur précédente convention collection était échu depuis le 31 décembre. La nouvelle entente a été adoptée le 2 avril dernier par 89 % des syndiqués et elle se terminera le 31 décembre 2029.

    « On est très content du déroulement des négociations, a confirmé le maire Bernard Bigras-Denis. Ça c’est fait très rapidement. Je veux remercier toutes les parties prenantes pour leur belle collaboration. Tout le monde avait en tête de régler cela rapidement et de façon appropriée pour éviter aux citoyens de subir les conséquences d’une grève ou de toute autre impact qu’une telle négociation pourrait engendrée. »

    Même son de cloche du côté des syndiqués. « Nous sommes très satisfaits du déroulement des négociations, a déclaré de son côté François Paradis, président du SCFP, section locale 2211, dans le communiqué émis par le syndicat. En trois rencontres seulement, nous en sommes arrivés à une entente. Les discussions entre les parties étaient cordiales et transparentes et c’est ce qui a mené à de bons résultats pour les deux parties. »

    Parmi les avantages négociés, on compte des augmentations salariales significatives de 20 % sur cinq ans, soit 6 % pour la première et la deuxième année, 2,5 % pour la troisième et la quatrième année et 3 % pour la dernière année. De plus, la nouvelle convention collective comprend une majoration des primes et des allocations de vêtements en fonction des augmentations salariales obtenues ainsi que la création d’une nouvelle fonction.

    Cette entente survient quelques mois après que la Ville de Lachute se soit entendue avec ses employés syndiqués cols blancs, en décembre dernier. Comme cette convention-ci ne se terminera pas avant le 31 décembre 2028, soit un an avant celle des employés syndiqués cols bleus, c’est donc dire que la paix syndicale est assurée à Lachute jusqu’en 2029.

    On se souviendra que les négociations avec les employés cols blancs, eux aussi affiliés au SCFP, avaient été plus laborieuses pour la Ville alors que les syndiqués avaient tenu quelques activités de contestations. Monsieur Bigras-Denis précise que, même si des représentants du SCFP ont pris part aux deux négociations, le déroulement de celle avec les cols bleus n’a pas été impactée par celle avec les cols blancs.

    « Ce sont deux négociations distinctes même s’il y avait le même conseiller syndical du SCFP dans les deux dossiers, confirme le maire. [Dans ce cas-ci], il y a eu une collaboration différente. C’est sûr que l’une met à la table à l’autre lorsqu’il y a deux négociations qui se suivent mais le syndicat des cols bleus a décidé de s’asseoir avec nous et de collaborer avec le même objectif de régler cela rapidement. »

  • Décès d’un signaleur à Pine Hill : la signalisation mise en cause

    Décès d’un signaleur à Pine Hill : la signalisation mise en cause

    La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé son rapport d’enquête suite au décès d’un signaleur routier écrasé à mort le 21 août dernier par une rétrocaveuse, dans le secteur Pine Hill de Brownsburg-Chatham. La signalisation du chantier est notamment pointée du doigt.

    Vers 12h le 21 août dernier, les services d’urgence avaient été appelés à se rendre sur le chemin St-Michel, à l’intersection de la rue Gagné, dans le secteur Pine Hill de Brownsburg-Chatham. Un signaleur routier de 35 ans, père de deux jeunes enfants, s’était fait écrasé par une rétrocaveuse lors d’une manœuvre de recul. Transporté à l’hôpital de Lachute, la victime, un résident de St-Jérôme, n’a malheureusement pas survécu.

    La CNESST a rendu publique les conclusions de son enquête sur cet accident le 10 avril dernier. Dans celui-ci, l’organisme pointe deux causes, soit le fait que l’accident se soit produit à l’extérieur de la zone de travaux balisée ainsi qu’une déficience en ce qui a trait à la signalisation du chantier.

    Le chantier consistait à une mise aux normes des accotements du chemin St-Michel. Le maître-d’œuvre des travaux, le ministère des Transports et de la Mobilité durable, avait un contrat avec une entreprise spécialisée dans la signalisation des travaux de construction routiers. Le 21 août, cette dernière avait cependant sous-traité à l’entreprise Groupe Pro F.L. inc. la fourniture et l’installation de la signalisation routière. La victime était un dirigeant de Groupe Pro F.L. inc. qui agissait ce jour-là comme signaleur routier.

    Le rapport indique que deux camionnettes équipées de barrière de contrôle sont présentes aux deux extrémités du chantier pour réguler la circulation mais que, au courant de l’avant-midi, le signaleur situé à l’extrémité sud décide de gérer directement la circulation à l’aide d’un drapeau.

    Juste avant la pause du dîner, le conducteur de la rétrocaveuse décide de nettoyer l’accotement. C’est après avoir fait son dernier chargement qu’il heurtera le signaleur.

    Signalisation

    Le rapport indique que l’aire de travail aurait dû être délimitée à l’aide de repères visuels sur toute sa longueur, ce qui n’était pas le cas.

    Aussi, puisqu’un des signaleurs utilisait un drapeau et que le second continuait à utiliser sa camionnette équipée d’une barrière, une « telle adaptation nécessite un plan de signalisation signé et scellé par un ingénieur et les panneaux de signalisation doivent être combinés afin d’indiquer clairement les travaux aux usagers de la route » indique le rapport.

    Comme l’accident s’est aussi produit à une intersection, deux signaleurs auraient dû être présents à cet endroit, ce qui n’était pas le cas non plus.

    Finalement, l’accident s’est produit à l’extérieur de l’aire de travail, alors que la rétrocaveuse chargeait un camion-benne situé sur le côté opposé de la route. Dans ce cas-ci, le signaleur aurait dû dirigée les manoeuvres de recul de la rétrocaveuse.

    « Une gestion visant à assurer une signalisation conforme aurait fait en sorte que les signaleurs routiers […] se trouvent à l’extérieur de l’aire de travail et donc qu’aucun travailleur à pied ne se retrouve dans l’aire de travail délimitée par des repères visuels, peut-on lire dans le rapport. Par le fait même, la gestion des manœuvres de recul aurait été prise en charge puisque les travaux sont complètement mécanisés. L’aire de travail délimitée aurait alors constitué une aire de recul balisée. Ainsi, dans son organisation du travail, le maître d’œuvre n’a pas assuré une gestion adéquate de la signalisation de travaux et des manœuvres de recul, exposant alors les signaleurs routiers à un danger d’écrasement. »

    La CNESST indique qu’elle transmettra les conclusions de son enquête à diverses organisations afin de sensibiliser l’importance d’assurer une gestion adéquate de la signalisation et des manœuvres de recul pour éliminer toute coactivité entre les travailleurs, incluant les signaleurs routiers, et les équipements lourds sur un chantier.

    À la suite de l’accident, la CNESST a ordonné l’arrêt des travaux de mise en forme des accotements et a exigé au Centre de services de Saint-Jérôme du MTMD un plan de signalisation conforme, l’installation de la signalisation routière appropriée selon le plan et l’élaboration d’une procédure de travail sécuritaire. En date du 10 avril, l’interdiction des travaux est maintenue puisque le maître d’œuvre confirme son intention de reprendre les travaux plus tard ce printemps.

  • Yves-François Blanchet et le Bloc ont l’œil sur Argenteuil-La Petite-Nation

    Yves-François Blanchet et le Bloc ont l’œil sur Argenteuil-La Petite-Nation

    Alors que le candidat du Bloc québécois dans Argenteuil-La Petite-Nation, Martin Héroux, avait organisé une rencontre avec les électeurs le 8 avril dernier, le chef de ce parti, Yves-François Blanchet, a décidé de faire un détour à Lachute pour prendre part à cet événement, confirmant que sa formation politique avait l’œil sur la circonscription.

    Confirmé seulement le matin même de la tenue de l’événement, le passage du chef du Bloc québécois dans la région a attiré une quarantaine de sympathisants à la Brûlerie Onirique, au centre-ville lachutois. Des élus locaux autant du passé que du présent, des responsables d’organisations politiques et de simples partisans étaient sur place pour accueillir monsieur Blanchet dont la présence n’a durée qu’une vingtaine de minutes tout au plus.

    Le chef du parti en a profité pour haranguer les militants en vue du scrutin du 28 avril prochain. « Ça fait un bout que je n’avais pas senti une organisation avec ce dynamisme-là, dans une circonscription sur laquelle on a l’œil, a-t-il affirmé. Je sens qu’il y a du monde qui y mettent leur âme. »

    Monsieur Blanchet avait aussi de bons mots pour son candidat dans le circonscription. « Vous êtes chanceux car vous avez ce gars-là, a-t-il lancé en parlant de Martin Héroux. Quand je l’ai rencontré pour la première fois, ça été un coup de cœur instantané. Il y a des connexions qui se sont faites : est-ce que ce gars-là va donner ce que le comté a besoin? Va-t-il rencontrer le monde? Connecter autant avec les gens de la circonscription? Passer le message? C’était évident que, sous toutes les rubriques, Martin allait le faire! »

    Les brutes

    Par la suite, le chef du Bloc a dressé un parallèle entre les actions tarifaires de Donald Trump, la « brute de Washington » selon ses dires, et ceux qu’il qualifie comme étant « nos propres brutes ». Dans les deux cas, ceux-ci voudraient imposer des choses contraires à l’intérêt des Québécois selon lui.

    Il a cité la demande du gouvernement québécois d’avoir son mot à dire lors de la nomination des juges pour les tribunaux de la province, alors que les juges ne sont présentement nommés que par Ottawa. Monsieur Blanchet avait donné son appui à cette demande plutôt dans la journée.

    « Nos propres brutes sont ceux qui utilisent la nomination des juges pour être certains que lorsqu’on en arrive à contester une loi qui est consensuelle au Québec, on risque d’avoir des juges plus complaisants au bénéfice du multiculturalisme canadien, illustre-t-il. Ça va être une bataille mais on en a déjà gagné, des batailles difficiles. »

    Monsieur Blanchet affirme également qu’il existe une sorte d’hostilité envers la Loi 96 du Québec sur la langue officielle de la province et que certains partis pourraient la contester devant les tribunaux, identifiant Mark Carney, le chef du Parti libéral, comme l’un de ces opposants.

    « En général, lorsque l’on parle des enjeux spécifiques de l’identité québécoise, il y a une certaine indifférence, dit-il. En matière d’identité, de ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes, il y a quelque chose qui est entre l’incompréhension et l’indifférence qui fait en sorte que je ne nous imagine pas prendre l’âme des Québécois pour la confier à Mark Carney, avec tout le potentiel de dommage que ça peut créer. »

    « Pour toutes ces raisons, on a besoin que vous travailliez fort pour mener une campagne exceptionnelle à la mesure de la candidature de Martin! », a-t-il conclu.

    Aucune période de questions avec les médias n’était prévue lors de cet événement. Après son discours, monsieur Blanchet a discuté avec les militants pendant quelques minutes avant de reprendre sa route.

  • La MRC récompense des entrepreneurs d’ici

    La MRC récompense des entrepreneurs d’ici

    La MRC d’Argenteuil a dévoilé le nom des entreprises gagnantes au niveau local du Défi OSEntreprendre 2025. Quatre entreprises ont été récompensées dans autant de catégories différentes et elles représenteront Argenteuil lors du gala régional.

    Il s’agit de la 27e édition de ce concours qui met en lumière les entrepreneurs de toute la province. Les gagnants du gala régional, qui aura lieu le 24 avril prochain, représenteront ainsi les Laurentides lors d’une finale provinciale en juin. Dans les dernières éditions, lors de la finale nationale, notons que la Brasserie Sir-John avait remporté le Prix du public en 2021 tandis que le fabricant d’éco-pods Constellations avait remporté les grands honneurs dans la catégorie Exploitation, transformation et production l’année suivante.

    Pour Naomie Goller, commissaire au développement économique, volet marketing territorial et entrepreneuriat jeunesse et responsable du concours pour la MRC, celui-ci en est un qu’elle attend chaque année avec intérêt.

    « C’est une belle période pour moi car ça me permet de découvrir des entreprises et de les accompagner dans le processus du concours, dit-elle. Dans les années récentes, on a eu de belles entreprises qui ont fièrement représenté Argenteuil et les Laurentides au niveau national ou qui ont remporté des honneurs. »

    Les gagnants

    Cette année, cinq entreprises de la région ont soumis des dossiers de candidature dans quatre catégories différentes. Un jury composé de membres du service de développement économique de la MRC ainsi que de son comité d’investissement a évalué chacune des candidatures pour déterminer les gagnants, même lorsqu’une seule entreprise était en lice dans une catégorie.

    Ainsi, dans la catégorie Faire affaires ensemble, qui souligne l’effort des entreprises à s’approvisionner localement, c’est Noémiah qui a remporté les honneurs, notamment en raison de la créativité de ses produits et l’écoresponsabilité de sa démarche. L’entreprise située à Gore et fondée en 2008 par Noémie Vaillancourt en est une de création de mode qui n’utilise que des fibres naturelles biodégradables. Même les boutons sont faits en céramique et non pas en plastique afin d’ajouter une touche écologique.

    Dans le volet Création d’entreprise, dans la catégorie Exploitation, transformation et exportation, Éco-Plastiques se démarque déjà à l’échelle provinciale pour ses procédés innovants en matière de recyclage des matières plastiques. L’entreprise, actuellement installée dans les locaux du projet Synerlab de Lachute, transforme les plastiques multicomposants en de nouveaux produits robustes tels des tuteurs horticoles ou encore des bancs de parc.

    Seule catégorie où il y avait deux finalistes, la catégorie Services aux entreprises a couronné Courte Consultant, de Grenville-sur-la-Rouge, devant Jennie Lamanque Communications, de Lachute. Cette firme de génie-conseil spécialisée en bâtiments offre ses services surtout au Nunavik pour répondre aux besoins des communautés autochtones et inuites. C’est la mission de l’entreprise et la portée de ses projets qui a fait penché la balance en sa faveur.

    Finalement, dans la catégorie Services aux individus, Plomberie F. Drouin, de Brownsburg-Chatham, a remporté la palme.

    Chaque entreprise gagnante représentera Argenteuil lors du gala régional des Laurentides le 24 avril prochain en plus de recevoir une adhésion d’un an à la Chambre de commerce et d’industrie d’Argenteuil, un prix en argent de 150 $ ainsi que des articles promotionnels de la MRC.

    Des lauréats heureux

    Les représentants des entreprises gagnantes étaient évidemment bien heureux d’avoir remporté cette finale locale du Défi OSEntreprendre.

    « Je suis vraiment contente! », a lancé dans un sourire Jessica Courte, de Courte Consultant, qui indique vouloir maintenant faire affaires avec Jennie Lamanque Communications, l’autre entreprise finaliste dans sa catégorie, suite à ce concours. « Ce prix va aider mon entreprise à rayonner et ça va lui donner une crédibilité. »

    « Être lauréat dans le cadre du Défi OSEntreprendre est une belle preuve que l’environnement a toute sa place dans le paysage entrepreneurial québécois, a pour sa part déclaré Rémi Boquien, PDG d’Éco-Plastiques. Si notre aventure peut en inspirer d’autres à investir dans des opportunités d’affaires dans les défis environnementaux, c’est une bonne mission que l’on met en place. L’entrepreneuriat est avant tout une histoire de passion, de persévérance et comme avec les tuteurs horticoles, on a besoin de soutien pour grandir. »

    Le préfet de la MRC d’Argenteuil, Scott Pearce, a voulu de son côté souligné tout le travail qui est accompli par les entrepreneurs d’ici.

    « C’est bien plus qu’un concours : c’est une célébration de la persévérance et de l’esprit entrepreneurial dans Argenteuil, a-t-il déclaré. Je tiens à féliciter chaleureusement tous les participants pour leur courage, leur créativité et leur détermination. Vous êtes une source d’inspiration pour nous tous. »

  • Martin Héroux, le comédien devenu politicien

    Martin Héroux, le comédien devenu politicien

    Martin Héroux a rejoint ses confrères comédiens Jeff Boudreault et Denis Trudel en tant que candidat du Bloc québécois lors de cette élection fédérale. L’Argenteuil a rencontré celui qui tentera de devenir le nouveau député d’Argenteuil-La Petite-Nation afin de parler de ses objectifs.

    Originaire du Témiscamingue, Martin Héroux a commencé sa carrière de comédien en 1994, alternant entre des rôles au théâtre et à la télévision. On a ainsi pu le voir dans 4 et demi…, Ayoye!, L’Auberge du chien noir et, plus récemment, 5e rang. S’il a décidé de mettre sa carrière artistique en pause, ce n’est certes pas parce qu’il manque de travail mais bien parce qu’il désire faire le saut avant qu’il ne soit trop tard.

    « Je me suis toujours impliqué politiquement, dans le Parti québécois ou le Bloc québécois, et je m’étais dit qu’un jour, je ferais de la politique active, raconte-t-il. Avec mon métier de comédien, je pourrais jouer même à l’âge de 85 ans si je veux mais pour la politique, il ne faut pas que j’attende que ça ne marche plus. Il fallait que je le fasse tout de suite alors que mes enfants sont grands. »

    De fil en aiguille, il a fait part de son intérêt aux instances du Boc québécois d’être candidat pour ce parti. Résident de Ste-Anne-des-Lacs, dans la circonscription voisine des Pays-d’en-Haut et nouvellement créée suite au redécoupage électoral fédéral, le candidat s’est fait offrir de représenter le Bloc dans Argenteuil-La Petite-Nation, ce qu’il a accepté.

    « [La circonscription] ressemble beaucoup à où je suis né. Le Témiscamingue, comme Argenteuil-La Petite-Nation, a de vastes territoires très agricoles, avec des chapelets de petits villages, explique-t-il. C’est une réalité assez semblable. »

    Se qualifiant d’indépendantiste depuis toujours, il ne se voyait pas représenter une autre formation politique au niveau fédéral.

    « Et pourquoi aller au fédéral et non au provincial? La conjoncture est là et c’est dangereux avec ce qui se passe au sud de la frontière, dit-il. Il y a une peur atavique des Québécois qui revient et qui leur donne le réflexe de se ranger derrière le grand frère. Mais quand on leur parle pendant une quinzaine de minutes, le fondamental revient et ils se rendent compte qu’on a tout pour fonctionner comme du monde. Ils n’ont plus peur par la suite. »

    Représenter les intérêts locaux

    En se présentant pour le Bloc québécois, Martin Héroux concède que son parti ne peut pas à prendre le pouvoir à Ottawa.

    « On ne veut pas le pouvoir, on veut du pouvoir, indique-t-il. Quand on est à la Chambre des communes, on a le droit d’être représenté et en ce moment, les autres partis fédéralistes ne nous représentent pas réellement. »

    Il cite notamment la Loi 96 (Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français), adoptée par Québec en 2022 et que certains pourraient aller contester à la Cour suprême du Canada, devenant ainsi un enjeu dans cette campagne électorale.

    Il mentionne également la volonté de certains partis de relancer la construction d’un oléoduc en provenance de l’ouest canadien et qui pourrait emprunter l’ancien tracé du projet Énergie Est qui passait par St-André-d’Argenteuil.

    « On n’aura pas une cenne de ce gros tuyau, ça va juste enrichir l’Ouest. Et ça va nous polluer à coup sûr : ce n’est pas à savoir s’il va y avoir un problème environnemental, c’est plutôt à savoir quand. »

    Plus localement, la gestion de l’offre, qui serait dans la mire de Donald Trump lors d’une prochaine renégociation de l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis-Mexique, pourrait être à risque. Monsieur Héroux compte bien défendre l’intérêt des producteurs locaux dans ce dossier.

    Le candidat indique qu’il a rencontré les élus de la circonscription, notamment les maires de la MRC d’Argenteuil, afin de connaître plus en détails certains autres enjeux.

    Bon accueil

    Au moment de programmer cette entrevue, le candidat bloquiste ignorait encore que son chef, Yves-François Blanchet, avait décidé de faire un détour pour venir le rencontrer à Lachute, pendant un événement qu’il avait organisé à la Brûlerie Onirique (voir autre texte). Cet événement en était un où il rencontrait les électeurs afin de jaser avec ceux-ci.

    « Ça se déroule très bien. Les gens qui ne veulent pas nous parler ne nous parlent pas mais pour ceux qui nous parlent, il y a quelque chose d’extraordinaire qui se passe, affirme-t-il. Il y a une belle réception mais on sent une crainte des électeurs. Ils doutent mais pas du Bloc : ils doutent d’eux, de ce qui se passe. Mais en leur jasant, ils sont rassurés. »

    Martin Héroux s’est dit heureux et honorer d’accueillir son chef à Lachute, arguant qu’il s’agit d’un signe que le Bloc québécois met beaucoup d’espoir pour ravir Argenteuil-La Petite-Nation au député libéral sortant, Stéphane Lauzon. Rappelons qu’en 2021, ce dernier l’avait remporté avec une majorité d’environ 1500 voix sur le candidat bloquiste.

  • Folk’n’roll avec Sara Dufour le 25 avril

    Folk’n’roll avec Sara Dufour le 25 avril

    L’auteure-compositrice Sara Dufour sera de passage à Lachute le 25 avril prochain dans le cadre de sa tournée On va-tu prendre une marche?, le même titre que son troisième album récompensé aux dernier gala de l’Adisq. La chanteuse nous promet un spectacle intime mais festif.

    Certains se souviendront de Sara Dufour non pas comme chanteuse mais comme comédienne : l’artiste avait campé Laurence Bouchard lors des trois dernières saisons de la populaire série Watatatow, de 2002 à 2005. C’est après ce passage à la télé qu’elle effectue un virage à 180 degrés dans sa carrière artistique.

    « Je pense que la musique a toujours plus fait partie de mon parcours que le jeu d’acteur, explique-t-elle. Quand j’ai découvert l’École nationale de la chanson de Granby, que j’ai fréquentée en 2011 et 2012, c’est de là tout est parti et que j’ai fait le virage. J’ai sorti mon premier EP en 2015. »

    Suivir ensuite trois albums : Dépanneur Pierrette en 2016, un album éponyme en 2019 et finalement, On va-tu prendre une marche? en 2023. Parallèlement, l’artiste native de Dolbeau-Mistassini se démarque en remportant divers prix, notamment le prix André «Dédé» Fortin de la Société professionnelle des auteurs-compositeurs du Québec et le prix de la Chanson de l’année 2017 de la SOCAN.

    Folk’n’roll

    En 2023, elle reçoit également le prix Musique Country, toujours de la SOCAN. Or, cette même année, elle lance On va-tu prendre une marche? qui, lui, est récompensé du Félix de l’Album de l’année – Folk au gala de l’Adisq de 2024.

    « Le prix Musique Country, ça récompense plus mes deux premiers albums, explique-t-elle. Mais le country a le dos large, plusieurs se font influencer par ce style. Moi, à mes débuts, c’était plus du folk-country que je faisais. Là, avec mon dernier album, je décris ça plus comme du folk’n’roll. Ça le décrit vraiment bien même s’il y a des nuances country. »

    C’est ce que le public entendra le 25 avril prochain, sur la Scène Desjardins de la polyvalente Lavigne, alors que Sara Dufour interprétera l’entièreté des chansons (elles sont 12) qui composent l’album, en plus d’autres de ses compositions.

    « La différence entre ce spectacle et mes prestations dans des festivals d’été c’est que c’est plus intime, explique-t-elle. L’été, c’est plus festif car l’écoute des gens n’est pas optimale, il y a beaucoup de distractions en même temps. Dans une salle, le public est plus captif, il n’y a pas de distractions. C’est pour ça que je me permets d’y aller plus en douceur, de montrer un côté plus vulnérable et de conter des histoires plus élaborées entre mes chansons. Ça reste léger, dynamique et festif. »

    Elle souligne avoir été fascinée par le fait que, lors d’un de ses derniers spectacles, le public était composé autant de jeunes enfants que d’aînés et de tous les groupes d’âge que l’on retrouve entre les deux.

    « Ils avaient tous le sourire dans la face, ça me touche profondément chaque fois, dit-elle. Il y a peut-être quelque chose qui vient chercher plusieurs générations selon les chansons. »

    D’ailleurs, l’auteure-compositrice travaille actuellement sur de nouvelles compositions qui devraient sortir l’an prochain.

    Le spectacle On va-tu prendre une marche? de Sara Dufour, présenté par les Productions Les 2 Vallées, aura lieu le 25 avril, à 20h, sur la Scène Desjardins de la poyvalente Lavigne de Lachute (452, avenue d’Argenteuil). Les billets sont en vente sur le site p2vallees.ca.

    Pour en savoir plus sur Sara Dufour, visitez le www.saradufour.com.

  • Retour de l’exposition Ma région à mon image

    Retour de l’exposition Ma région à mon image

    L’exposition Ma région à mon image est de retour au Centre d’art d’Argenteuil jusqu’au 3 mai. Plus d’une centaine d’élèves des trois écoles secondaire de la MRC ont participé à ce concours de photographies qui met en lumière le talent des jeunes d’ici et les beautés cachées de la région.

    Il s’agit de la 18e édition de ce concours fort populaire auprès des jeunes du secondaire d’Argenteuil. Il faut dire que certains enseignants d’arts rendent la participation à ce concours obligatoire dans le cadre de leurs cours bien que certains élèves auraient été prêts à y participer par eux-mêmes.

    Au total, ce sont plus de 150 élèves de tous les niveaux de la polyvalente Lavigne, du Séminaire du Sacré-Cœur et de la Laurentian Regional High School qui ont participé au concours. Chaque élève devait fournir trois clichés de ce que représente la région d’Argenteuil pour eux. Plus de 450 photos sont ainsi exposées cette année au Centre d’art d’Argenteuil.

    Éric Poulin, agent Place aux jeunes Desjardins au Carrefour jeunesse-emploi d’Argenteuil, est celui qui pilote ce concours dans la région depuis ses débuts en 2008. Au fil des ans, il a pu voir l’évolution des styles des photographes en herbe.

    « Cette année, on voit vraiment le retour des paysages, dit-il. Ce que je trouve aussi de particulier est que beaucoup de jeunes ont pris le temps de prendre des photos lors de trois saisons différentes. On notera également des sujets plus urbains tandis que les portraits d’animaux, c’est toujours populaire. »

    L’an dernier, plusieurs phénomènes astronomiques ont aussi été aperçus dans le ciel, incluant des aurores boréales en octobre. Plusieurs jeunes ont donc capturé celles-ci pour les biens de ce concours.

    « On voit que c’est bien mélangé, on voit qu’il y en a qui ont l’œil et qu’il y a des photos qui sont originales, note monsieur Poulin. Et le public est au rendez-vous pour l’exposition : chaque année, ce sont environ 125 à 150 personnes qui viennent voter. Il y a beaucoup de beaux messages constructifs. »

    Qui dit concours dit prix. Encore une fois, le public est invité à venir voter pour ses clichés favoris en remplissant un formulaire disponible au Centre d’art. Un élève par école recevra un certificat-cadeau de 50$ pour la boutique Méli-mélo Rigolo située au Carrefour Argenteuil de Lachute. Aussi, un jury choisira un gagnant par école qui se méritera aussi un certificat-cadeau de la boutique Méli-mélo Rigolo, cette fois d’une valeur de 100$.

    Nouveau cette année, parmi les gagnants du choix du public, celui qui aura reçu le plus de votes verra un de ses clichés être transformé en casse-tête par la compagnie Ravensburger. Une vingtaine de copies de ce casse-tête seront faites et le gagnant en recevra évidemment un exemplaire.

    L’exposition Ma région à mon image se poursuit jusqu’au 3 mai au Centre d’art d’Argenteuil (585, rue Principale, Lachute).

    Par ailleurs, le Centre d’art invite la population à la conférence Comment lire une œuvre d’art le 13 avril à partir de 13h30. Animée par Claire Desjardins, cette conférence donnera les clés pour analyser et comprendre les œuvres d’art à partir de différents thèmes, allant des couleurs aux formes en passant par les mouvements, les matériaux et la composition. Une analyse de quatre œuvres seront faites durant l’activité.

  • Il conduit sa voiture sur les rails

    Il conduit sa voiture sur les rails

    Vers 6h le matin du 3 avril, les policiers de la Sûreté du Québec, du poste de la MRC d’Argenteuil, ont été avisés qu’un véhicule avait emprunté la voie ferrée Québec-Gatineau dans le secteur de l’avenue Hamford, à Lachute.

    Sur place, les policiers ont constaté que le véhicule était bien sur le chemin de fer avec deux personnes à bord. Après les vérifications d’usage, les policiers ont précédé à l’arrestation du conducteur, un jeune homme de 20 ans, de l’Ontario.

    Il a été conduit au poste de la SQ puis libéré sur citation à comparaître. Il doit revenir devant la justice, à une date ultérieure, au Palais de justice de Saint-Jérôme. Il pourrait faire face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies.

    Son droit de circuler au Québec a été suspendu pour une période de 90 jours. Le véhicule a été remorqué.

  • Record de participation à la collecte de sang annuelle de la MRC d’Argenteuil et de la Sûreté du Québec

    Record de participation à la collecte de sang annuelle de la MRC d’Argenteuil et de la Sûreté du Québec

    La MRC d’Argenteuil et la Sûreté du Québec sont fières d’annoncer qu’un total de 137 donneurs se sont présentés à la 11e édition de leur collecte de sang annuelle, le 1er avril dernier, à la Place d’accueil de l’École polyvalente Lavigne et de l’École secondaire régionale Laurentian.

    Après transformation et séparation en laboratoire (plaquettes, globules rouges, plasma, etc.), ce seront tout près de 500 produits qui vont pouvoir être transfusés à des patients d’hôpitaux publics du Québec, et donc autant de vies qui pourront être sauvées. Notons que parmi les donneurs, 15 en étaient à leur première expérience de don de sang.

    « Grâce à la générosité des Argenteuillois et des Argenteuilloises, nous avons réussi à établir un record avec 137 donneurs, dépassant largement notre objectif de 115. Un immense merci à nos donneurs, à nos bénévoles et au personnel d’Héma-Québec. Ensemble, nous faisons la différence dans la vie de centaines de personnes à travers le Québec », de mentionner le préfet de la MRC, Scott Pearce.

    La réussite de cette collecte de sang repose également sur l’importante collaboration de l’École polyvalente Lavigne et de l’École secondaire régionale Laurentian.

    Le comité organisateur se dit prêt à retrousser ses manches de nouveau l’an prochain pour une 12e édition!

    L’importance du don de sang

    Toutes les 80 secondes, une personne a besoin de sang au Québec. La réserve collective de sang appartient à tous. Peu importe où le sang est recueilli, il est transformé et testé, puis acheminé là où sont les besoins et où il est nécessaire pour contribuer à sauver des vies. Chaque jour, Héma-Québec doit prélever au moins 1 000 dons de sang afin de répondre à l’ensemble des demandes des hôpitaux québécois.