Catégorie : L’Argenteuil

  • Le nid-de-poule de la colère

    Le nid-de-poule de la colère

    Le Village de Grenville a procédé à la réparation d’un nid-de-poule profond qui a fait ragé plusieurs automobilistes la semaine dernière. Le hic, c’est que c’est le ministère des Transports du Québec qui aurait dû procéder à cette réparation. Devant la lenteur de l’appareil gouvernemental, la municipalité avait décidé de prendre les choses en main.

    Aux alentours du 7 mai dernier, des citoyens se sont déchaînés sur les réseaux sociaux à propos d’un nid-de-poule situé dans la voie en direction nord de la rue Maple, à la sortie du Village de Grenville. Le cratère assez profond a provoqué plusieurs crevaisons pour les automobilistes qui n’avaient pu l’éviter.

    Selon la municipalité, plus d’une vingtaine de véhicules auraient subi des dommages en passant sur ce nid-de-poule en quelques jours. Or, l’entretien de la rue Maple, bien que située sur le territoire de Grenville, est de la responsabilité du ministère des Transports du Québec (MTQ) puisque la route 344 passe par celle-ci.

    Malgré les démarches de la municipalité, le MTQ semblait se traîner les pieds dans ce dossier et le nid-de-poule n’était toujours pas réparé en fin de journée le 8 mai. Le Village de Grenville a alors fait ce que d’autres municipalités de la région ont fait au cours des dernières années : elle a invité publiquement ses citoyens à porter plainte directement auprès du MTQ.

    « Dans le but d’accélérer la prise en charge de ce dossier par les autorités provinciales, la municipalité lance un appel à la population via son site web et sa page Facebook afin de demander à tous les citoyens inquiets de transmettre leurs plaintes et réclamations directement au MTQ, peut-on lire dans le communiqué émis à cet effet. Nous invitons tous les citoyens concernés à transmettre leurs plaintes et réclamations au 511. Un volume plus important de signalements pourrait accélérer la prise en charge de la situation par les autorités compétentes. »

    Selon Patricia Massie, agente de communication au Village de Grenville, après s’être fait dire en matinée le 8 mai par le MTQ que la réparation allait se faire au courant de la journée mais que cette réparation n’avait toujours pas été effectuée en fin d’après-midi, le directeur général de la municipalité, Alain Léveillé, a ordonné aux employés municipaux de colmater ce trou.

    « On est allé réparé le trou en urgence car ça n’avait plus de sens, confirme madame Massie. On n’est pas censé de faire des travaux sans autorisation sur le réseau du MTQ. Mais le directeur général les avait prévenu plusieurs fois qu’il ne faudrait que l’on soit obligé d’aller nous-mêmes faire les travaux. Il les a aussi prévenu que la facture allait leur être envoyée. »

    Selon les dires de madame Massie, au moment de discuter avec elle en avant-midi le 12 mai dernier, le MTQ n’avait pas encore réagi aux doléances de la municipalité. Cependant, en milieu d’après-midi le même jour, le MTQ aurait prévenu la municipalité qu’une opération de colmatage devait avoir lieu du 13 au 16 mai sur cette portion de route.

    « La rue Maple a besoin d’amour, ajoute madame Massie. La 344 passe aussi par Brownsburg-Chatham, Grenville-sur-la-Rouge et Saint-André-d’Argenteuil. La municipalité est en train de regarder si on ne peut pas en faire un enjeu régional et travailler avec la MRC pour porter nos revendications. »

    L’Argenteuil n’a pas obtenu de réponse à une demande auprès du ministère pour commenter ce dossier au moment de publier.

  • Match des Anciens Canadiens : une expérience mémorable

    Match des Anciens Canadiens : une expérience mémorable

    Si un seul mot peut décrire le match des Anciens Canadiens qui a eu lieu le 2 mai dernier à l’aréna Kevin-Lowe/Pierre-Pagé de Lachute, c’est bien « mémorable » : une expérience mémorable pour les joueurs qui les ont affrontés, une ambiance mémorable dans les estrades et une visibilité tout aussi mémorable pour le Club Lions de Lachute et la Maison de la famille Au Cœur des générations d’Argenteuil au profit desquels cet événement était organisé.

    Même si plusieurs d’entre eux sont à la retraite depuis de nombreuses années, les joueurs des Anciens Canadiens ont encore visiblement du plaisir à sauter sur la glace et à se retrouver. De l’autre côté de la patinoire, les joueurs amateurs qui avaient la chance de les affronter avaient tout autant de plaisir à vivre cette expérience devant famille et amis qui s’étaient procuré l’un des 450 billets disponibles.

    Le fait que l’événement affichait salle comble depuis près d’une semaine faisait grandement plaisir à Alexandre Larche, président du Club Lions de Lachute et co-organisateur de la soirée avec Jessica Bellerose, du conseil d’administration de la Maison de la famille Au Cœur des générations d’Argenteuil. Les deux organismes devaient se partager équitablement les fonds amassés par ce match, montant que l’on estimait à entre 25 000 et 28 000 $. La somme finale collectée n’avait pas encore été dévoilée au moment d’écrire ces lignes.

    « On est vraiment satisfait! On a eu un comité organisateur incroyable, a mentionné monsieur Larche quelques minutes avant le début du match. Je connaissais déjà la Maison de la famille mais je l’ai vraiment découverte sous un autre jour. Ce sont des gens avec un cœur immense. Je suis choyé d’avoir pu travailler avec eux. »

    « Ça été un gros événement à organiser, ça été ardu mais je pense que l’on peut dire que l’on a réussi haut la main, ajoute de son côté madame Bellerose, soulignant du même coup la contribution du Lion Luc Legault à l’organisation de la soirée. Il semble que les gens soient au rendez-vous, on affiche salle comble. On est vraiment content! »

    Rappelons que les fonds amassés pour la Maison de la famille grâce à cet événement iront pour les travaux de rénovation de l’immeuble que l’organisme a acquis il y a quelques mois. Le déménagement devrait avoir lieu dans les mois à venir.

    Plaisir de jouer

    David Desharnais, Mathieu Dandenault, Oleg Petrov, Stéphane Richer et Richard Sévigny ne sont quelques-uns des Anciens Canadiens qui étaient présents pour cette partie. Ces derniers ont pu rencontrer quelques partisans avant le match, lors d’un cocktail VIP. C’est au terme de cette rencontre que L’Argenteuil a pu discuter avec l’ancien porte-couleurs du CH, Yvon Lambert, qui agissait comme entraîneur-chef de l’équipe.

    « Ce n’est pas un rôle facile! J’ai quelques vétérans qui n’ont que 35 ou 40 ans, alors je ne les ai pas trop connus, a-t-il lancé à la blague. C’est plaisant de voir la jovialité entre les ‘boys’, ils aiment ça se rencontrer encore. Et on est bien reçus! »

    Monsieur Lambert souligne combien les Anciens Canadiens sont heureux de pouvoir participer à ce genre d’événement et de se retrouver. Lui-même indique être heureux de revenir à Lachute, lui qui y a déjà tenu son tournoi de golf annuel au Club de golf lachutois.

    De son côté, l’ancien du CH qui a aussi porté les couleurs des Nordiques, Gilbert Delorme, a confirmé que c’était plaisant pour les joueurs de se retrouver et de partager leur amour du hockey.

    « Ce sont de beaux souvenirs et en même temps, on rencontre beaucoup de gens de partout au Québec et même dans le reste du Canada, a-t-il évoqué. C’est vraiment ‘l’fun’! La vie est plus difficile aujourd’hui et si on peut aider des causes comme celles-ci, on va le faire du mieux que l’on peut. Ça nous touche beaucoup! »

    Honneur

    Pour ce match, les Anciens Canadiens affrontaient des équipes différentes à chacune des trois périodes. Tous les joueurs qui avaient la chance de jouer contre les anciens Glorieux avaient déboursé un certains montant pour avoir cet honneur. Et parmi les 33 chanceux, on retrouvait le député fédéral d’Argenteuil-La Petite-Nation, Stéphane Lauzon.

    « Je suis fébrile! Si les vrais Canadiens ont été éliminés des séries, on va essayer d’en faire autant avec les Anciens ce soir!, a-t-il blagué. Plus sérieusement, on est là pour s’amuser et pour une bonne cause. Je ne pouvais pas refuser lorsqu’on m’a approché. Je suis honoré et très chanceux de pouvoir jouer contre eux. »

    Monsieur Lauzon avait un léger avantage par rapport à ses coéquipiers : il connaît bien Stéphane Richer, lui qui a été son compagnon de trio dans une ligue de garage à St-André-Avellin.

    « Il n’y a pas beaucoup de trucs pour le mettre en échec! Il fait des présences très courtes sur la glace mais chaque fois, on n’avait qu’à lui remettre la rondelle et on paraissait bien! »

    Notons que deux autres places de joueurs étaient disponibles pour le grand public du côté de l’équipe des Anciens Canadiens. L’une de ces places a été prise par Chuck Hughes, chef cuisinier reconnu et animateur de diverses émissions culinaires, lui qui aurait quelques contacts dans Argenteuil. L’autre place a été prise par le Lachutois Mathieu Baril.

    « C’était vraiment ‘l’fun’, c’est pas tous les jours que tu peux parler avec des anciens du CH, a-t-il expliqué après la rencontre. Les passes venaient vite et ça patinait pas mal! La rapidité d’exécution est assez différente de ce à quoi je suis habitué, les gars se placent tout de suite pour être prêts à lancer. Avec l’ambiance qu’il y avait, ça me rappelait le Tournoi Midget. »

    Soulignons que les organisateurs de l’événement ont permis au Club de patinage artistique de Lachute de présenter un court numéro lors du second entracte tandis que lors du premier, les Stars de la classe Novice-2 ont pu jouer pendant cinq minutes avec les Anciens Canadiens.

    « J’ai trouvé ça bien, a raconté Émile Couture, 8 ans, après ce court match. J’ai beaucoup aimé jouer devant le grand public. »

    Les Anciens Canadiens ont remporté le match 13-11. Les véritables gagnants sont cependant les partisans et les organismes qui bénéficieront des retombées liées à cette rencontre.

  • La CCIA couronne l’excellence

    La CCIA couronne l’excellence

    La Chambre de commerce et d’industrie d’Argenteuil (CCIA) a présenté son Gala Excellence 20025 le 3 mai dernier, à la place d’accueil de la polyvalente Lavigne de Lachute. Plus de 220 convives ont assisté à l’événement qui a couronné des gagnants dans 12 catégories.

    C’est sous le thème country que s’est déroulé ce gala qui fut suivi par un souper méchoui et une prestation musicale du groupe The Ranch Band. Des encans silencieux et criés ont également eu lieu pour amasser des fonds pour la CCIA.

    Pas moins de 44 candidatures ont été soumises à l’organisme dans le cadre de ce gala parmi les 14 catégories qui avaient été annoncées. Cependant, dans les catégories Employeur de l’année et Bonnes pratiques RH, une seule candidature avait été reçue et le comité organisateur a décidé de ne pas remettre de trophée.

    « Malheureusement, on n’a reçu qu’une candidature dans cette catégorie, confirme Marie-Josée Lapierre, directrice générale de la CCIA. Celle-ci était extraordinaire. C’est dommage qu’il n’y ait pas eu une deuxième candidature pour qu’il y ait un concours car cette entreprise mettait vraiment les employés au cœur de ses préoccupations. »

    Malgré cela, madame Lapierre indique être heureuse de la réponse de la communauté d’affaires à l’édition de cette année du Gala Excellence.

    « Par contre, et je trouve ça dommage, on a eu plusieurs commentaires de gens qui disent ne pas avoir posé leur candidature pour ne pas se créer d’attentes et être déçus, affirme-t-elle. Mais les candidatures que l’on a reçues sont extraordinaires. Tout le monde mérite de gagner, les gens font du mieux qu’ils le peuvent tout au long de l’année. C’est plaisant de les récompenser. »

    Madame Lapierre souligne qu’une entreprise qui se retrouve finaliste dans l’une des catégories du gala bénéficie d’une belle visibilité qui lui permet de rayonner à travers à travers la communauté d’Argenteuil.

    Fierté des gagnants

    Parmi les douze prix qui ont été remis, deux retenaient plus particulièrement l’attention, soit le prix de la Personnalité d’affaires de l’année et le prix de l’implication sociale Luc-Grondin. C’est Félix Marcoux, de la boulangerie Le P’tit Chef, et Jimmy Desabrais, de DD Création, qui ont ainsi été honorés.

    Dans le cas de Félix Marcoux, le trophée de la Personnalité d’affaires de l’année fait suite au prix de Jeune personnalité de l’année qu’il avait remporté en 2022. « Je me sens aujourd’hui comme un adulte de 40 ans qui a pris de la maturité, a admis le jeune homme de 26 ans suite à son sacre. J’ai vraiment la meilleure équipe : quand je rentre à la boulangerie, ce n’est pas comme si j’allais travailler. Je m’en vais avoir du ‘fun’ avec ma gang. »

    Il faut dire qu’en plus de gérer sa boulangerie lachutoise et sa succursale de Morin-Heights, Félix Marcoux s’implique dans la communauté, notamment avec la Soirée lip-sync. D’ailleurs, le boulanger admet avoir beaucoup de plaisir à faire rire les gens, lui qui participait au Gala Excellence en respectant le thème country en étant habillé comme un shérif du far-west avec, cerise sur le gâteau, un chapeau de cowboy fait en pain.

    Pour sa part, Jimmy Desabrais s’est dit ému de recevoir le Prix Luc-Grondin pour son implication sociale.

    « Ça me fait chaud au cœur parce que monsieur Grondin était un grand homme impliqué dans sa région, a-t-il déclaré. De gagner ce prix-là après Suzanne Albert et Chantal Ranger (NDLR : les précédentes récipiendaires de ce prix), de grandes dames qui donnent beaucoup à la région, c’est très cher à mon cœur. Pour moi, ça autant de valeur que le prix de Personnalité d’affaires de l’année que j’ai gagné il y a quelques années. Ça me fait vraiment plaisir. »

    Impliqué dans l’organisation de la Soirée lip-sync, il siège aussi au sein de pas moins de trois conseils d’administration d’organismes de la région, tout en dirigeant son entreprise.

    « Je viens d’un milieu modeste mais la vie a été généreuse avec moi. Mes clients sont très fidèles à mon entreprise et je crois qu’il faut redonner dans la vie, indique-t-il pour expliquer ses nombreuses implications bénévoles. Aussi, une fois que tu commences à redonner, ça devient comme une drogue. De voir que l’on peut changer quelque chose à quelque part qui peut aider quelqu’un, ça n’a pas de prix. Le retour d’amour que l’on reçoit après, c’est le meilleur investissement à vie. »

    La liste des récipiendaires

    -OBNL et Entreprises d’économie sociale : CFER Rivière-du-Nord

    -Commerce de détail : Chunks Repas DME

    -Entreprise de services : Services d’Arbres Leclerc

    -Entreprise industrielle, manufacturière et construction : Les Entreprises ÉnerGisair électrique inc.

    -Restauration, traiteur et bar : Fromage & Cie

    -Loisirs, tourisme, culture et événements : Club de curling Lachute

    -Micro-entreprise et travailleur autonome : Le Portraitiste Studio inc.

    -Relève – Nouvelle entreprise : Courte Consultant inc.

    -Entreprise écoresponsable et développement durable : Luxor Collection

    -Employée de l’année : Annick Legault, Lachute Ford

    -Personnalité d’affaires de l’année : Félix Marcoux, Boulangerie Le P’tit Chef

    -Prix Luc-Grondin, implication sociale : Jimmy Desabrais, DD Création

  • Canada Carbon fait appel de la décision de la CPTAQ

    Canada Carbon fait appel de la décision de la CPTAQ

    On croyait le dossier clos mais visiblement, Canada Carbon ne s’avoue pas vaincue. L’entreprise minière de Toronto a annoncé le 5 mai dernier qu’elle allait faire appel auprès du Tribunal administratif du Québec de la décision de la CPTAQ rendue en mars dernier qui l’empêchait d’exploiter une mine de graphite à Grenville-sur-la-Rouge.

    Dans sa décision rendue le 18 mars dernier, la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) avait rejeté tous les arguments de Canada Carbon qui désirait obtenir l’aval de la Commission pour lancer sa mine de graphite à Grenville-sur-la-Rouge, connu sous le nom de Mine Miller. Dans leur décision, les deux vice-présidents de la CPTAQ mettaient en doute l’impact économique positif qu’aurait eu le projet sur la région, comme le met de l’avant Canada Carbon, par rapport aux impacts négatifs sur l’environnement et la communauté.

    Selon Canada Carbon, la CPTAQ aurait dû lui imposer des conditions pour que le projet se fasse tout en respectant la protection du territoire agricole et non carrément l’empêcher de faire le projet. « Il est clair que la CPTAQ n’a fait aucun effort pour concilier et harmoniser les activités de Canada Carbon avec celles se déroulant dans les environs, peut-on lire dans un communiqué émis par l’entreprise. Conséquemment, la Commission n’a pas exercer sa juridiction en conformité avec la Loi sur les Mines ou avec la jurisprudence existante dans des dossiers similaires. »

    Selon l’entreprise, la décision de mars dernier contredirait l’orientation préliminaire que la CPTAQ a publié en juillet 2020 dans ce dossier. D’après Canada Carbon, ce document soulignerait plusieurs points en faveur de son projet de mine, points qui n’auraient pas été pris en considération ou qui auraient été contredits dans la plus récente décision de la Commission.

    « Je suis profondément troublé par la décision de la CPTAQ concernant le projet de la Mine Miller, a déclaré Ellerton J. Castor, chef de la direction de Canada Carbon. Nous croyons que la CPTAQ a erré sur plusieurs points légaux dans sa décision. C’est pour cela que nous faisons appel de cette décision et sommes confiants qu’elle sera infirmée par le Tribunal administratif du Québec. »

    Pas de surprise

    Le comité citoyen SOS Grenville-sur-la-Rouge, qui s’oppose au projet de Canada Carbon, indique ne pas être surpris de la décision de celle-ci de porter appel.

    « On s’y attendait un peu même si on souhaitait que ça n’ait pas lieu, confirme Gilles Levert. On est particulièrement offusqué du fait que la compagnie, tant qu’elle n’aura pas raison, ne cesse par tous les moyens d’écoeurer le monde. C’est comme ça que je le perçois : un acharnement alors que les décisions bien analysées de la CPTAQ ont été rendues. La compagnie peut-elle un jour comprendre, son projet ne marche pas, qu’il n’a pas l’acceptabilité sociale. »

    Monsieur Levert se dit déçu qu’en raison du processus d’appel, de l’argent des contribuables de la municipalité sera encore une fois déboursé dans ce dossier. Bien qu’il confirme qu’il n’est pas impossible que la minière remporte son appel, il croit que la décision originale de la CPTAQ est trop bien étoffée pour que le tribunal rejette celle-ci.

    « La dernière analyse de la CPTAQ est loin d’être bâclée, elle est très bien faite, dit-il. C’est un peu particulier que l’entreprise revienne la contester alors que c’est assez clair. »

    Gilles Levert admet qu’il y a une forme d’écoeurement de la part des citoyens face à la persistance de Canada Carbon à faire cette mine. « Ce sont des étrangers qui viennent miner l’espace public d’ici. C’est déprimant, tout le monde est écoeuré et je pense que c’est ce qu’ils cherchent, nous écoeurer pour qu’on abandonne, lance-t-il. C’est sûr qu’on abandonnera pas, on va réagir. On est en train d’analyser les documents. »

    De son côté, le conseiller municipal de Grenville-sur-la-Rouge Denis Fillion souligne que même si Canada Carbon se base sur l’orientation préliminaire de la CPTAQ de juillet 2020 pour son appel, l’organisme aurait changé cette orientation après des consultations publiques en mars 2021.

    « À la lumière de nouvelles informations présentées pendant l’audience publique, la CPTAQ a changé son orientation préliminaire parce que celle-ci était basée sur de l’information incomplète, affirme monsieur Fillion dans un courriel envoyé à L’Argenteuil. Canada Carbon prétend qu’il n’y a pas d’érablière à proximité alors que pourtant, comme vous le savez, il y a deux érablières en opération sur le chemin Scotch. Canada Carbon fait face à un cul-de-sac, n’ayant aucune permission pour explorer ou exploiter sa mine. »

    On ignore encore quand aura lieu la première audience du recours de Canada Carbon devant le Tribunal administratif du Québec.

    Pour en savoir plus sur SOS GSLR, visitez le sosgslr.ca.

  • Un 4e mandat pour Stéphane Lauzon

    Un 4e mandat pour Stéphane Lauzon

    Cela aura pris beaucoup moins de temps que lors des deux scrutins précédents: vers 22h30 le 28 avril, Radio-Canada annonçait la victoire du libéral Stéphane Lauzon dans Argenteuil-La Petite-Nation. Le député sortant retournera donc à Ottawa pour un quatrième mandat consécutif.

    Contrairement aux deux précédents scrutins, monsieur Lauzon a obtenu une confortable avance de près de 13 500 voix (total de 28 129 votes) sur son plus proche adversaire, le conservateur Martin Charron (14 697 voix). Le bloquiste Martin Héroux suivait en troisième place à un peu plus de 1100 voix de monsieur Charron (13 526 voix). Le néo-démocrate Michel Welt a récolté 1502 voix tandis que les candidates du Parti vert et du Parti populaire n’ont obtenu que 807 et 590 voix respectivement.

    Rappelons qu’en 2019 et 2021, monsieur Lauzon avait dû patienter jusqu’à 1h du matin pour que sa victoire soit confirmée, alors que la lutte s’était chaque fois révélée serrée avec le candidat d’alors du Bloc québécois. Cette fois-ci, la victoire fut sans équivoque alors qu’il n’aura fallu attendre qu’une heure après la fermeture des bureaux de vote pour confirmer le 4e mandat de monsieur Lauzon. Avec 47,5 % des votes exprimés en sa faveur, il obtient ainsi un meilleur résultat qu’en 2015 alors qu’il avait recueilli 43,26 % des voix.

    « Je suis vraiment touché. C’est une histoire d’amour qui dure depuis 2015 et même après dix ans, vous me faites encore confiance, a lancé le député fraîchement réélu dans son discours de la victoire devant une soixantaine de partisans réunis dans un bar de Plaisance. Je vais continuer à vivre mon rêve de servir les gens d’Argenteuil-La Petite-Nation et d’être présent pour eux. C’est quelque chose que j’adore. »

    Il en a profité pour remercier ses bénévoles et sa famille ainsi que Paulette Lalande, ancienne préfète de la MRC de Papineau, qui l’avait convaincu de se lancer en politique fédérale il y a dix ans.

    « Avec 35 jours, ce fut la campagne la plus courte de ma carrière mais ce fut la plus émotive. Je suis content que mes frères, ma femme, mes filles et mes gendres soient là mais il me manque une personne : ma sœur Sylvie, a-t-il poursuivi avant de s’interrompre quelques secondes, visiblement ému. J’ai pensé à elle chaque fois que j’ai croisé la porte de mon local électoral. C’était ma bénévole numéro un que l’on a perdue l’an dernier. Merci ma sœur! »

    L’effet Trump

    Monsieur Lauzon indique que plusieurs facteurs ont contribué à sa victoire, notamment sa présence sur le terrain et le bilan de ses trois mandats précédents. Cependant, il concède qu’il y a eu un effet Mark Carney, dont l’arrivée à la tête des libéraux fédéraux a permis de renverser la vapeur face au Parti conservateur, et un effet Donald Trump, dont les commentaires et actions vis-à-vis du Canada ont eu un impact probable sur le vote des électeurs.

    « Il y a le facteur Mark Carney et la situation avec les États-Unis qui ont fait en sorte que les gens ont voulu me faire encore confiance, concède-t-il. Les gens nous ont dit clairement d’aller nous battre contre Trump. On sera là avec des joueurs clés pour contrer les tarifs imposés. On va continuer à mettre de la pression pour être un Canada fort! »

    Outre la lutte aux tarifs américains, monsieur Lauzon indique que pour son prochain mandat, il voudra travailler avec les municipalités pour la construction de logements ainsi que sur le projet de train de passagers entre Montréal et Ottawa. Il indique aussi qu’il travaillera sur le dossier de la sauvegarde de la Caserne de Carillon, dévoilant qu’il avait reçu des esquisses pour les futurs travaux de rénovations du bâtiment.

    Comme son parti se dirigeait vers un gouvernement minoritaire pour la troisième fois de suite, le député, qui fêtait la veille son 59e anniversaire, a indiqué qu’il allait être prêt à travailler de concert avec le NPD et le Bloc québécois pour faire avancer les dossiers. Cependant, ce quatrième mandat pourrait aussi être son dernier.

    « J’ai eu 59 ans hier et dans quatre ans, j’en aurai 63. Comment bien terminer une carrière politique avec une vague d’amour comme celle-là?, a-t-il lancé avant de préciser que sa décision n’était cependant pas coulée dans le béton. C’est sûr que j’y pense. Je suis en forme mais il faut profité de la vie quand on l’est. Je vais avoir 63 ans dans quatre ans alors il faut peut-être commencé à penser à la fin [de ma carrière politique]. »

    La peur, un facteur?

    Quelques kilomètres plus loin, dans un autre bar de Montebello, les visages étaient quelque peu plus longs au rassemblement électoral du Bloc québécois. Le candidat bloquiste Martin Héroux indiquait prendre cette défaite avec un grain de sel, même si sa candidature se retrouvait au troisième rang derrière celle du candidat conservateur.

    « C’est une élection hors norme. Des choses pouvaient se passer, ça aurait pu changer de côté comme ce fut le cas il y a quelques mois, a-t-il déclaré. Mais je pense que le levier de la peur a été très bien utilisé par les libéraux. Le cynisme qui était présent avant les fêtes est resté mais a changé de bord. Les gens ont eu une réaction de peur qui était tout à fait normale. »

    Pour le candidat défait, même avec un nouveau chef, le prochain gouvernement libéral ne sera pas différent du précédent puisque le autres acteurs seront les mêmes d’après lui. Il ajoute que l’on a trop parlé de Donald Trump dans cette élection et pas assez d’autres enjeux.

    « C’est dommage pour les Québécois et les Canadiens qui voulaient se débarrasser de ce gouvernement-là, poursuit-il. Trump n’est qu’un problème passager même s’il est grave. Il faut être à la table pour discuter de cela mais là où on a manqué le bateau, c’est qu’il n’y aura pas un grand nombre de membres du Bloc québécois à cette table pour défendre nos intérêts. »

    Notons que le taux de participation à ce scrutin dans Argenteuil-La Petite-Nation fut de 63,88 %, ce qui est légèrement supérieur au taux de 61,19 % obtenu en 2021 et au taux de 63,37 % de 2019.

    Précisons en terminant que les municipalités de Wentworth, Mille-Isles et Gore sont désormais rattachées à la nouvelle circonscription des Pays-d’en-Haut. Là aussi, c’est le candidat libéral, l’actuel maire de Morin-Heights Tim Watchorn, qui a été élu. Monsieur Watchorn devrait démissionner de son poste de maire dans les jours qui viennent.

     

     

  • Saint-André hérite d’un aqueduc abandonné

    Saint-André hérite d’un aqueduc abandonné

    Le Village de Saint-André-d’Argenteuil a eu la surprise d’hériter d’un cadeau pour ainsi dire empoisonné au début du mois de mars. Comme une dizaine d’autres municipalités des Laurentides, Saint-André-d’Argenteuil se retrouve désormais à devoir gérer un aqueduc privé desservant une soixantaine de chalets et dont le propriétaire a décidé d’abandonner sa gestion.

    L’histoire a été révélée par La Presse le 15 avril dernier : plus de 2500 citoyens d’une douzaine de municipalités des Laurentides, incluant Saint-André-d’Argenteuil et Mille-Isles, se retrouvaient à utiliser l’eau provenant d’aqueducs privés abandonnés par leur propriétaire depuis le début du mois de mars. Aucun entretien ni test sur la qualité de l’eau n’avait donc été fait jusqu’à ce que le ministère de l’Environnement ordonne aux municipalités concernées de reprendre la gestion de ces réseaux, de manière temporaire.

    L’entreprise Aqua-Gestion, basée à Mille-Isles, était le propriétaire de ces réseaux d’aqueducs privés. Le 1er mars dernier, le propriétaire et seul employé de l’entreprise, Serge Scraire, a annoncé sur son site web qu’il abandonnait les 25 aqueducs qu’il possédait ainsi que ses nombreux clients sans autre forme de procès.

    « Je n’ai maintenant plus de force, je n’ai plus d’énergie, je n’ai plus de concentration. Je ne suis malheureusement plus en état de rien faire dorénavant pour Aqua-Gestion et ses clients, a-t-il écrit. Je suis malade et je dois concentrer mon énergie et mes efforts à me préparer à une nouvelle et possiblement dernière étape de ma vie. Je n’ai plus rien à donner, je me retire et préserve mes dernières forces pour moi-même. »

    Monsieur Scraire ajoute que « Aqua-Gestion n’a pas de potentiel de profit », ce qui expliquerait pourquoi aucun repreneur ne se serait manifesté. Il indique également qu’il ne répondrait plus à aucun courriel ni appel téléphonique pour l’entreprise.

    Les réseaux d’aqueduc privés sont légaux au Québec. Ils ont généralement été mis en place par des promoteurs immobiliers dans des développements résidentiels ruraux où l’aqueduc municipal ne se rend pas.

    Des réseaux dans Argenteuil

    Deux municipalités de la MRC d’Argenteuil se retrouvent ainsi à devoir gérer les anciens aqueducs d’Aqua-Gestion. À Mille-Isles, 216 personnes sont desservies par un de ces aqueducs tandis qu’à Saint-André-d’Argenteuil, 56 chalets sur l’île de Carillon sont branchés à un autre réseau.

    D’après La Presse, la dernière inspection du réseau de Mille-Isles daterait de 2001. À Saint-André-d’Argenteuil, la directrice générale, Paula Knudsen, a indiqué avoir appris l’existence d’un de ces réseaux privés sur le territoire de la municipalité lorsque le ministère de l’Environnement lui en a confié la gestion.

    Au moment d’être jointe par L’Argenteuil, madame Knudsen indiquait que la municipalité n’avait toujours pas pu évaluer l’état de cet aqueduc puisqu’il faut prendre un bateau pour accéder à l’île de Carillon. La municipalité devait procéder à cette inspection dans les semaines suivantes.

    « On se prépare à y aller prochainement pour voir ce que l’on a hérité, dit-elle. On ne savait même pas qu’il existait, tout se faisait avec le ministère de l’Environnement : les approbations, les analyses de l’eau, tout ce qu’ils devaient faire pour être conformes. »

    Heureusement, dit-elle, ce réseau ne dessert qu’une population saisonnière. C’est l’une des rares informations confirmées que possède la municipalité. Autrement, madame Knudsen se base sur des informations colligées ici et là : conduites qui ne sont pas enterrées, accès aux puits non cadenassés…

    « On ne sait rien de l’état de ce réseau, on n’a aucune documentation à ce que je sache, déplore-t-elle. Le ministère enquête mais je ne crois pas qu’ils vont découvrir de nouveaux documents. »

    Coûts surprises

    En héritant de l’entretien de ces réseaux, même de façon temporaire, les municipalités concernées se retrouvent à devoir défrayer des coûts imprévus dans leur budget respectif et le ministère de l’Environnement ne prévoyait pas au départ offrir d’aide financière à celles-ci. Suite à la parution de l’article de La Presse, il y aurait depuis eu une ouverture en ce sens.

    « On a une rencontre de planifiée avec le ministère, confirme la directrice générale de Saint-André-d’Argenteuil. Après, c’est de voir et de faire les travaux car il faudra une barge pour emmener la machinerie sur l’île. »

    Selon Paula Knudsen, les municipalités devront s’occuper de ces réseaux pour un minimum d’un an. Elle ne se fait cependant pas d’illusion : les municipalités devront reprendre ces réseaux de façon permanente, croit-elle.

    « Ce sont des dépenses non-prévues mais on a validé qu’on avait un pouvoir de taxation, ajoute la directrice générale. Mais ce n’est pas plaisant pour personne, surtout pour les résidents concernés : le ministère a accepté le réseau comme tel pendant des années et nous, on va devoir faire des travaux de mise à niveau dont on ne sait même de quelle grandeur. »

    La possibilité que la municipalité ferme tout simplement cet aqueduc et ordonne aux propriétaires concernés de se forer un puits a été évoquée. Mais certaines contraintes pourraient empêcher cette idée de se concrétiser.

    « Ça dépend si chaque terrain est assez grand pour avoir un puits et un système sanitaire, explique madame Knudsen. C’est peut-être pour ça qu’il y a un aqueduc privé. C’est un développement immobilier qui date de je ne sais pas quand. Ce n’est pas une situation idéale mais on va s’en occuper car on n’a pas le choix. »

    La municipalité a indiqué qu’une rencontre avec les citoyens concernés allait être organisée une fois qu’elle aura obtenu toutes les informations nécessaires sur le système d’aqueduc de l’île de Carillon. D’ici là, elle interdit formellement à tout citoyen d’entreprendre des travaux sur ce réseau.

  • La MRC d’Argenteuil se dote d’une Chaise des générations

    La MRC d’Argenteuil se dote d’une Chaise des générations

    La MRC d’Argenteuil est devenue la cinquième MRC de la province à se doter d’une Chaise des générations le 24 avril dernier. Créée par le Club écolo du programme alternatif L’Envol du colibri de l’école primaire L’Oasis de Lachute, cette chaise sera un symbole pour les maires d’Argenteuil lorsque viendra le temps de prendre des décisions.

    Il y aurait plus de 150 Chaises des générations à travers le Québec, que ce soit dans des municipalités, des MRC et même des bureaux de députés. Dans Argenteuil, les municipalités de Wentworth, Gore et Mille-Isles en ont déjà une tandis que Saint-André-d’Argenteuil vient de lancer le processus pour s’en doter d’une.

    Le concept des Chaises des générations aurait été créé par le maire de Québec, Bruno Marchand, qui a ensuite été repris par le regroupement Mères au front. Ce mouvement vise à mobiliser, sensibiliser et éduquer le grand public et les politiciens à l’urgence climatique, pour protéger les générations à venir.

    Une Chaise des générations est une chaise qui a été décorée par des enfants de la communauté où elle se trouve pour ensuite être placée aux tables où se prennent des décisions, comme la salle du conseil des maires dans le cas de la MRC d’Argenteuil. Elle devient un symbole pour les élus afin qu’ils puissent penser aux conséquences de leurs décisions sur les générations à venir.

    Diane Choquet, membre de Mères au front et résidente de Wentworth, est celle qui a fait naître les différentes Chaises des générations dans la MRC alors que, après avoir présenté le projet au Canton de Wentworth, elle s’est retrouvée de fil en aiguille à en parler à d’autres municipalités.

    « Ce qui m’intéressait surtout dans l’organisation de Mères au front, c’est le dossier de la Chaise des générations, raconte-t-elle. C’est un projet qui est dans le respect et la bienveillance avec un message tellement positif. On pense à l’avenir de nos enfants et de l’environnement. »

    Une Chaise porteuse d’espoir

    Ce sont une douzaine d’élèves membres du Club écolo du programme alternatif L’Envol du colibri de l’école primaire L’Oasis de Lachute qui ont créé la Chaise qui se trouve désormais à la MRC. Comme ces élèves proviennent de partout dans Argenteuil, il s’agit d’un beau symbole pour l’organisme municipal.

    « On vous donne cette Chaise pour que vous pensiez à nous lors de vos décisions, ont déclaré les quelques jeunes qui étaient présents au dévoilement. Elle sera la présence symbolique des générations futures d’Argenteuil. Pourriez-vous donner une attention spéciale à notre Chaise lors de vos conseils? Cette Chaise est porteuse d’espoir pour votre engagement sincère envers l’environnement. »

    La création des élèves illustre les quatre saisons alors que le réchauffement climatique dérègle celles-ci.

    « Quel beau moyen de célébrer le Jour de la Terre en inaugurant une Chaise des générations, a ajouté madame Choquet. Plus il va y avoir de Chaises, plus la voix des enfants va être en considération dans les conseil municipaux. Merci d’avoir cru à ça. »

    Le préfet de la MRC d’Argenteuil, Scott Pearce, a indiqué que cela était un honneur pour la MRC de recevoir ce cadeau. « On est une des MRC les plus reconnues pour ses actions environnementales au Québec, a-t-il dit. Les neuf maires travaillent ensemble pour protéger nos lacs, rivières et forêts. Beaucoup de notre travail est pour vous, les enfants. [La Chaise des générations] est un beau projet qui reflète les valeurs des Québécois. »

    De son côté, Jason Morrison, maire du Canton de Wentworth qui a été la première dans Argenteuil à adopter une telle chaise, a indiqué que l’arrivée de cette dernière a changé la façon de penser des membres du conseil.

    « On a adopté une Chaise des générations en 2023 à Wentworth et on en est très fier, a-t-il lancé. Ça amène une vision des enfants dans nos conseils. Dans nos rencontres, on pense à eux. C’est quelque chose de symbolique que l’on regarde au moment de nos réflexions. »

    La nouvelle Chaise des générations de la MRC d’Argenteuil trônera désormais dans la salle du conseil des maires et sera mis en évidence lors des réunions des élus.

  • Investissements routiers dans les Laurentides : seulement trois projets dans Argenteuil

    Investissements routiers dans les Laurentides : seulement trois projets dans Argenteuil

    La vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, et la ministre responsable des Aînés, ministre déléguée à la Santé et ministre responsable de la région des Laurentides, Sonia Bélanger, ont annoncé un investissement de 386 160 000 $ pour les deux prochaines années dans les réseaux de transport routiers de la région des Laurentides le 15 avril dernier. Cependant, seulement trois projets auront lieu dans Argenteuil.

    Chaque année, le ministère des Transports annonce la liste des travaux qu’il compte faire au cours des deux prochaines années en matière d’infrastructures routières.  Cela peut aller de la réfection de ponceaux à l’asphaltage de route en passant par le réaménagement d’intersections.

    Le dossier le plus chaud dans Argenteuil est sans contredit le pont Henri-Raby, qui permet à la rue Principale d’enjamber la rivière de l’Ouest au centre-ville de Brownsburg-Chatham. Fermé à la circulation depuis décembre dernier, celui-ci doit être refait dans son entièreté, un projet qui date d’il y a au moins dix ans. Un pont temporaire doit d’ailleurs être aménagé ce printemps en attendant que les travaux se fassent.

    Selon le ministère des Transports, l’appel d’offre pour la reconstruction du pont ne devrait pas avoir lieu avant le premier semestre de 2026. Les travaux, que le ministère estime à entre un et 5 millions de dollars, devraient avoir lieu après cette date et pourraient s’échelonner jusqu’en 2027.

    Pont et ponceaux

    Le seul projet qui devrait avoir lieu cette année est la réfection du tablier du pont Blanc sur la route 329, au-dessus de la rivière du Nord, à Lachute. Ces travaux, estimés à moins d’un million de dollars, devraient avoir lieu dans les mois à venir.

    Le dernier projet annoncé par le ministère des Transports est la réfection de ponceaux sous la route 327 à Grenville-sur-la-Rouge, là aussi estimé à moins de un million de dollars. Les travaux devraient avoir lieu l’an prochain.

    Notons par ailleurs qu’un projet d’asphaltage de l’autoroute 50 en direction est, entre la route 117 et l’aéroport de Mirabel, a aussi été annoncé pour l’an prochain. Le remplacement des lampadaires de cette voie rapide devrait cependant avoir lieu cette année.

    Aussi, le ministère devrait achever cette année l’asphaltage de l’autoroute 15 en direction sud, entre les kilomètres 49,5 et 43, à Prévost et à Saint-Jérôme.

    Les sommes investies dans la région des Laurentides pour les deux prochaines années se répartissent comme suit :

    -79 175 000 $ pour améliorer l’état des chaussées;

    -90 242 000 $ pour améliorer l’état des structures;

    -215 844 000 $ pour rendre le réseau efficace et sécuritaire, notamment pour donner suite à des recommandations du Bureau du coroner;

    -900 000 $ pour assurer le maintien en bon état de structures et de ponceaux situés sur des emprises ferroviaires abandonnées.

    « Depuis 2018, notre gouvernement a fait le choix d’investir toujours plus dans nos infrastructures, notamment en transport, pour rattraper le sous-investissement des gouvernements précédents, et offrir des infrastructures de qualité aux Québécois, a déclaré Geneviève Guilbault, vice-première ministre et ministre des Transports et de la Mobilité durable par voie de communiqué. Dans le contexte d’imprévisibilité économique que nous vivons actuellement, ce choix s’avère particulièrement judicieux, puisque chaque chantier crée des emplois, fait vivre nos entreprises, notamment celles visées par les tarifs américains, et stimule l’économie dans toutes les régions du Québec. Qui plus est, une des meilleures façons d’aider nos industries à demeurer compétitives à travers cette transition vers de nouveaux marchés et une économie redéfinie, c’est en leur offrant des conditions logistiques optimales, soit des réseaux de transport efficaces. Investir autant est un donc un choix ambitieux, mais extrêmement stratégique pour nos citoyens et notre économie! »

  • Le CPA Lachute termine sa saison avec sa traditionnelle revue annuelle

    Le CPA Lachute termine sa saison avec sa traditionnelle revue annuelle

    Le Club de patinage artistique (CPA) de Lachute a conclu sa saison 2024-2025 avec la présentation de sa 47e édition de sa revue annuelle le 26 avril dernier, à l’aréna Kevin-Lowe/Pierre-Pagé de Lachute. Ce fut l’occasion pour une centaine de patineurs membres du club de démontrer les apprentissages qu’ils ont faits au cours de la dernière année.

    Pour une deuxième année de suite, seulement deux représentations de cette revue annuelle étaient au programme, contrairement à quatre lors des saisons précédentes. Et si l’on en croit Simon Jetté, président du CPA Lachute, il s’agira désormais de la nouvelle façon de faire du club.

    « C’est un choix autant monétaire que logistique, dit-il. À quatre représentations, les enfants étaient épuisés après la dernière. C’est l’une des raisons les plus importantes. »

    Cette année, le spectacle de fin d’année se déroulait sous le thème des comédies musicales. « On a été chercher autant des numéros plus jeunes que des numéros plus vieux, que ce soit dans des films d’animation que des comédies musicales, explique monsieur Jetté. On parle de Grease, Hairspray, Wicked ou encore La La Land. »

    « Tous les entraîneurs et bénévoles ont travaillé très fort et les patineurs sont au summum de leurs techniques, poursuit-il. Ces jeunes mettent en pratique tout ce qu’ils ont appris durant l’année. »

    Une saison au-delà des attentes

    Selon le président, plus de 115 patineurs ont pris part aux représentations de de la revue de l’année, soit presque la totalité de ceux inscrits en début de saison au CPA de Lachute.

    « Depuis la pandémie, ça faisait quelques années que l’on n’avait pas vu ça, autant de participants au spectacle », note monsieur Jetté.

    Cette augmentation de la participation au spectacle de fin d’année reflète une nouvelle réalité pour le CPA : une augmentation de ses inscriptions. Selon Simon Jetté, cela s’explique notamment par la hausse du nombre de résidents dans la MRC d’Argenteuil.

    Quant au volet compétitif, les patineurs du club se sont bien démarqués au cours de la saison, remportant de nombreux rubans et médailles lors des compétitions, majoritairement au niveau régional. On notera notamment cependant qu’une patineuse du club, Catherine Roy-St-Jean, a pris part au championnat provincial de patinage artistique à Lévis, au début d’avril, décrochant même le bronze dans sa catégorie (Argent, moins de 35 ans).

    « Pour le club, c’était gros, lance en souriant monsieur Jetté. De terminer 3e sur une trentaine de patineurs, c’est une belle carte de visite pour nous. Quant aux patineurs plus jeunes, ils sont super bien sortis dans les compétitions! »

    Alors que cette saison vient de se terminer, le CPA de Lachute songe déjà à la prochaine année. Monsieur Jetté indique notamment que le club voudra encore plus se faire voir dans la région, par exemple à travers de la publicité et avec une meilleure présence en ligne.

    On peut obtenir plus d’informations sur le CPA de Lachute en visitant sa page Facebook, « CPA Lachute ».

  • La MRC d’Argenteuil invite les acteurs économiques à l’événement régional HORIZON 2040

    La MRC d’Argenteuil invite les acteurs économiques à l’événement régional HORIZON 2040

    La MRC d’Argenteuil a le plaisir de convier les acteurs économiques des Laurentides à l’événement HORIZON 2040, organisé en collaboration avec l’Association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ) et Coboom. L’événement aura lieu le mardi 13 mai prochain, de 8 h à 16 h 30, au Club de Golf Lachute.

    Sous le thème Prospective économique et sociologique, cet événement vise à réunir les entreprises, les organismes socio-environnementaux, ainsi que les partenaires économiques, dans le but d’échanger sur la situation économique actuelle et les prévisions des prochaines décennies. L’événement est gratuit et sur inscription, puisque les places sont limitées.

    Conférence et échanges

    La journée débutera par une présentation intitulée Québec 2040, élaborée par Coboom, boutique de conseil en management d’impact, et partagera des perspectives économiques basées sur les tendances des dernières années, les scénarios futurs, ainsi que les limites de la croissance et du développement. Cette conférence avait été présentée dans une formule abrégée lors du Rendez-vous économique d’Argenteuil, organisé par la MRC en novembre dernier. Ce sera donc l’occasion d’approfondir le sujet et de dépeindre un portrait plus étoffé de la situation économique et environnementale au Québec, plus spécifiquement dans les Laurentides.

    En après-midi, des ateliers participatifs seront co-animés par l’APDEQ et Coboom afin de créer des liens entre les différents acteurs présents des quatre coins des Laurentides. Ce moment permettra d’échanger sur les différentes réalités, visions et impressions concernant la conférence présentée plus tôt dans la journée.

    La MRC d’Argenteuil espère un haut taux de participation à cette journée enrichissante!