Catégorie : L’Argenteuil

  • Festival Stars-MAHG : Le simple plaisir de jouer au hockey

    Festival Stars-MAHG : Le simple plaisir de jouer au hockey

    Les 1er et 2 février derniers, près de 500 jeunes hockeyeurs de 4 à 6 ans ont convergé vers Lachute dans le cadre de la 11e édition du Festival Stars-MAHG. Un nombre record de 47 équipes ont pris part à l’événement qui se veut une célébration du plaisir de jouer au hockey.

    Des équipes de la région de Gatineau et de l’Outaouais en passant par celle de Lanaudière et bien évidemment des Laurentides ont pris part à cette activité annuelle de l’Association de hockey mineur de Lachute (AHML). Ce grand nombre d’équipe a incité l’organisation à utiliser, pour la première fois de l’histoire de cet événement, l’aréna Gilles-Lupien de Brownsburg-Chatham pour y tenir des matchs le samedi.

    Parlant de matchs, chaque équipe en disputait trois au cours des deux jours de l’événement. Aucun pointage n’était enregistré lors de ces parties se disputant sur un tiers de la patinoire, ce qui veut dire que jusqu’à six équipes étaient en action en même temps. Les rencontres se déroulaient sans gardien, à quatre contre quatre ou à cinq contre cinq, selon le nombre de joueurs dans chaque équipe, avec des mini-filets. Bref, l’emphase était mis sur le plaisir de jouer au hockey et non pas sur le résultat.

    « C’est vraiment cool, les jeunes sortent de la glace avec des étoiles dans les yeux, indique Robert Simard, entraîneur-maître MAHG au sein de l’AHML depuis 2009. C’est vraiment le plaisir de jouer, ça ne fait que jouer au hockey! »

    Faire aimer le hockey

    Mathieu Laplante, président du Festival Stars-MAHG de Lachute, souligne combien cet événement permet aux jeunes de découvrir l’ambiance qui règne dans un aréna lors des matchs de hockey.

    « Ça les habitue à aimer le hockey et à s’amuser, lance-t-il. [Même s’il n’y a pas de volet compétitif], les jeunes sont fiers de dire combien de buts ils ont faits. Et même s’ils en comptent pas, ils ont du plaisir. C’est ce qui est le plus important. »

    Monsieur Laplante souligne combien cet événement ne pourrait exister sans l’appui de la quarantaine de bénévoles qui aident au bon déroulement des deux jours d’activités. Il mentionne que plusieurs jeunes qui évoluent dans les catégories plus âgées de l’AHML sont aussi très impliqués bénévolement dans l’événement.

    Rappelons que MAHG est l’acronyme de Méthode d’apprentissage du hockey sur glace, le programme d’initiation de ce sport de Hockey Québec et qui cible les hockeyeurs débutants de 4 à 6 ans. Avec ce programme, ce ne sont pas les matchs qui comptent mais bien l’apprentissage d’habiletés et… le plaisir de les apprendre!

    « Dans nos entraînements, les jeunes suivent un parcours d’apprentissage, explique monsieur Simard. Il y a 37 gestes techniques au hockey, de se tenir en équilibre sur ses patins au lancer sur réception. Dans les entraînements MAHG, il va y avoir des mini-matchs mais aussi des jeux sur les différents rôles, du porteurs de rondelle à celui qui le pourchasse. »

    Les Festival Stars-MAHG permet aux jeunes de pouvoir mettre en pratique ce qu’ils auront appris dans les entraînements et ce, devant un public conquis d’avance.

    « Les estrades sont pleines : il y a plus de monde qui vient au Festival qu’aux matchs de Midget AAA à St-Eustache, affirme Robert Simard. En même temps, c’est une grande collecte de fonds pour l’AHML. »

    Des photos de cette 11e édition du Festival Stars-MAHG sont disponibles sur la page Facebook de l’événement.

     

  • Une soirée bénéfice pour les 10 ans de Développement ornithologique Argenteuil

    Une soirée bénéfice pour les 10 ans de Développement ornithologique Argenteuil

    Développement ornithologique Argenteuil (DOA) célèbre ses dix ans cette année. Pour l’occasion, l’organisme tiendra une soirée bénéfice le 11 avril prochain au Complexe Val-d’Espoir de Mirabel avec deux passionnés d’ornithologie bien connus des Québécois, l’humoriste Pierre Verville et la cheffe d’antenne de TVA Sophie Thibault.

    Créé en octobre 2015, DOA a pour mission de développer le caractère ornithologique de tout le territoire de la MRC d’Argenteuil, en favorisant l’accès, les connaissances et les intérêts pour les oiseaux et leurs habitats. L’une des actions les plus connues de l’organisme est son réseau de nichoirs qui en compte maintenant plus de 985.

    Depuis sa création, l’organisme a cependant agrandi le territoire qu’il couvre. « On s’appelle ‘Argenteuil’ mais notre territoire de desserte, depuis plusieurs années, part de la rivière Gatineau, en Outaouais, jusqu’à Lantier, au nord de Ste-Agathe, en englobant Mirabel et en passant par Hudson, en Montérégie. On couvre 7500 kilomètres carrés, explique le Lachutois Martin Picard, directeur général de DOA. Quand on a commencé, ne s’occupait que d’Argenteuil mais on a tellement eu de demandes de l’extérieur qu’on ne pouvait pas refuser. »

    C’est ce qui explique en partie pourquoi la soirée bénéfice aura lieu à Mirabel et non dans Argenteuil, comme ce fut le cas lors du premier événement du genre de l’organisme en 2019. Plusieurs des quelque 1600 membres de DOA sont en effet résidents de Mirabel. Il y a aussi le fait que la salle Cécile-Wojas de Lachute n’était pas disponible lors de la date choisie.

    La soirée du 11 avril débutera à 17h avec plusieurs kiosques d’artistes animaliers, d’organismes liés à la nature et l’environnement ainsi qu’avec une dégustation de vins avec un spécialiste de SAQ. Un encan silencieux, qui débutera en ligne le 15 février prochain, prendra fin à 20h ce soir-là, juste au moment où débutera la portion conférence de la soirée.

    Sophie Thibault sera en effet présente pour parler de la photographie animalière, elle qui est une passionnée de ce sujet et, bien évidemment, cela incluera les oiseaux. L’humoriste Pierre Verville, lui aussi passionné d’ornithologie, l’accompagnera sur scène.

    Les organisateurs espèrent attirer entre 300 et 350 personnes à l’événement et amasser plus de 10 000 $. Plus de 1000 $ en prix de présence seront tirés.

    Projets

    Cette soirée bénéfice servira évidemment à financer les activités de DOA pouir les prochaines années. Deux projets d’envergure sont sur la table, le premier visant les oiseaux champêtres.

    « On parle d’oiseaux qui nichent dans les prairies et les pâturages en milieu agricole. Ils ont beaucoup de difficultés en raison de la prédation et de la coupe de foin qui se fait très tôt et qui détruit plusieurs nids, explique monsieur Picard. Le Parc Oméga est un partenaire important dans ce projet : on a la permission d’aller sur une de leurs grandes prairies pour faire notre étude. Quand on aura prouvé que notre méthodologie fonctionne, on va pouvoir exporter celle-ci à d’autres prairies. »

    Le second projet est le réseau de nichoirs que l’organisme veut continuer à déployer. « C’est rendu très gros, on en a partout dans Argenteuil et près de la moitié à l’extérieur de la MRC, indique le directeur général de DOA. On veut aussi restaurer des habitats pour compenser la perte d’habitats naturels, ce qui va créer de nouveaux endroits intéressants pour les oiseaux. »

    Martin Picard admet qu’il n’aurait jamais pensé, lorsqu’il a lancé l’organisme en 2015, que DOA devienne important aussi rapidement.

    « Je savais que ça allait fonctionner parce qu’il y a de la demande et parce qu’il y a des besoins. C’est une niche qui n’était pas comblée dans notre région, souligne-t-il. On est aussi le seul organisme du genre au Québec qui fait ce qu’il fait pour les oiseaux sur un aussi grand territoire avec des actions concrètes sur le terrain. Presque tout l’argent qui est recueilli par DOA va se retrouver sur le terrain pour les oiseaux. »

    La soirée bénéfice de DOA aura lieu le 11 avril, dès 17h, au Complexe Val-d’Espoir de Mirabel (17 700, rue du Val-d’Espoir). Les billets sont en vente sur le site web de DOA au www.developpementornithologiqueargenteuil.org. Aucun billet ne sera vendu à la porte le soir de l’événement.

  • Desjardins remet 3000$ à la LRHS

    Desjardins remet 3000$ à la LRHS

    La Fondation Desjardins appuie les jeunes de l’École secondaire régionale Laurentian en remettant 3 000 $ pour donner vie à l’initiative LRHS Leadership Group.

    La contribution permettra de soutenir les activités du Leadership Group qui vise à permettre aux élèves d’acquérir des compétences en matière de leadership et de relations interpersonnelles, ce qui, à son tour, favorisera la vie étudiante de LRHS et augmentera l’engagement positif. « Le travail du groupe servira à donner aux jeunes la responsabilité de diriger les activités de l’école et, en particulier, d’organiser la visite des élèves de 6ᵉ année à l’École secondaire régionale Laurentian au printemps. », souligne Mélanie Demers, une des enseignantes responsables du projet.

    « L’engagement des jeunes dans un programme tel que le Groupe de Leadership est un facteur important pour soutenir la persévérance scolaire et nous sommes très heureux de pouvoir contribuer à cette initiative par le biais de la Fondation Desjardins. », mentionne Valérie Lamarre, présidente de la Caisse Desjardins d’Argenteuil.

    Les Prix Fondation Desjardins permettent à toute personne travaillant dans une école ou un organisme du milieu communautaire de réaliser une initiative avec des jeunes de la maternelle, du primaire ou du secondaire. L’aide financière est offerte pour les projets qui auront le plus grand potentiel de retombées sur la motivation des jeunes.

    « Le souhait est de motiver les jeunes à persévérer en leur offrant des moments qui leur font vivre des réussites et aimer l’école. Avec 772 initiatives gagnantes, plus de 2 millions de dollars remis et 159 500 jeunes touchés, les prix permettent à des enseignantes et enseignants dévoués de transformer le parcours des élèves et d’influencer positivement leur cheminement », explique Nancy Lee, directrice générale de la Fondation Desjardins.

    Les détails au sujet du programme et des personnes gagnantes de l’édition 2024 sont disponibles au fondationdesjardins.com/prix. Le prochain appel de candidatures aura lieu en octobre 2025.

    À propos de la Fondation Desjardins

    Mise sur pied en 1970, la Fondation Desjardins est un organisme de bienfaisance qui contribue au développement des communautés et du plein potentiel des jeunes, notamment par l’octroi de bourses d’études et de prix ainsi que par ses actions en partenariat avec des organismes reconnus.

    En 2023, elle a remis 6 millions de dollars et rejoint 472 000 jeunes par ses différents programmes. Organisme philanthropique du Mouvement Desjardins, premier groupe financier coopératif au Canada, la Fondation Desjardins contribue à enrichir la vie des personnes et des collectivités par ses actions soutenant l’éducation.

  • Un chauffard fauche un poteau

    Un chauffard fauche un poteau

    Vers 21h30 le 28 janvier dernier, les policiers de la Sûreté du Québec, du poste de la MRC d’Argenteuil, ont été avisés d’une sortie de route sur l’avenue Argenteuil, à Lachute. Le conducteur aurait perdu la maitrise de son véhicule pour ensuite percuter un poteau d’Hydro-Québec.

    Après les vérifications d’usages, les policiers ont précédé à l’arrestation du conducteur, un homme de 24 ans, qui a été conduit au poste de la SQ. Il a été libéré par la suite sur citation à comparaître.

    Il doit revenir devant la justice, à une date ultérieure, au Palais de justice de Saint-Jérôme. Il pourrait faire face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies par la drogue et refus de se soumettre à l’évaluation par un agent évaluateur. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours. Son véhicule a été saisi pour une période de 30 jours.

    La Stratégie en sécurité des réseaux de transport 2021-2026, « La vie humaine, au cœur de nos actions », a pour objectif de diminuer le nombre de collisions mortelles et avec blessés graves sur les réseaux routiers et récréotouristiques. Des pistes d’action sont mises en œuvre dans chacun des axes distincts : Partenariat, Intervention, Sensibilisation, Technologie, Évaluation (PISTE) par la Sûreté du Québec ainsi que ses partenaires, afin de collaborer pour tendre vers un objectif commun, celui de rendre nos routes, nos sentiers et nos plans d’eau plus sécuritaires.

  • Cinq générations pour la seconde fois

    Cinq générations pour la seconde fois

    Une citoyenne de la ville de Lachute a eu l’immense plaisir de vivre, pour la deuxième fois dans sa vie, une lignée hiérarchique de cinq générations.

    En effet, Irène Brunet-Gauthier, âgée de 101 ans et qui vit au CHSLD de l’hôpital de Lachute, a connu une première fois une descendance de cinq générations en 1945 lorsqu’elle a donné naissance à son premier fils Roger, aujourd’hui âgé de 80 ans, alors que son grand-père et son arrière-grand-père étaient toujours vivants. En septembre dernier, elle vivait à nouveau cette expérience spéciale alors que son arrière-petit-fils, Samuel, devenait à son tour papa du petit Noah.

    « Il s’agit d’un fait assez extraordinaire : vivre cinq générations est déjà un exploit, mais le vivre deux fois est encore plus rarissime », a mentionné la famille Gauthier dans une déclaration écrite.

    Madame Brunet et son époux Antonio Gauthier (décédé en 1980) ont toujours vécu à Lachute et ont élevé leur famille de neuf enfants dont huit sont toujours vivants. Une fille, Louise, est malheureusement décédée en mars dernier.

    Pour célébrer cet événement, une petite fête familiale a été organisée chez son quatrième fils, André, et sa conjointe Francine Bélanger, en présence de cette joyeuse arrière-arrière-grand-maman, toujours passablement active.

  • Éclosion de rougeole à l’hôpital de Lachute

    Éclosion de rougeole à l’hôpital de Lachute

    Le Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) des Laurentides prévient que la rougeole circule énormément dans la région. Or, l’hôpital de Lachute se retrouve au cœur d’une éclosion alors qu’au moins trois cas déclarés ont fréquenté différents services du centre hospitaliers entre les 17 et 24 janvier.

    On savait que le Québec vivait depuis décembre une éclosion de rougeole, une maladie considérée comme pratiquement éliminée en Amérique du Nord. Mais en date du 28 janvier, sur les 16 cas recensés dans la province, dix sont situés sur le territoire des Laurentides.

    Or, trois d’entre eux ont fréquenté l’hôpital de Lachute en l’espace d’une semaine, ce qui incite les autorités sanitaires à appeler la population à être vigilante. Certains cas ont été recensés chez le personnel de l’hôpital mais le CISSS n’a pas indiqué combien d’employés étaient touchés.

    Le premier cas recensé a fréquenté l’urgence de l’hôpital le 17 janvier, entre 7h30 et 17h. Les autres cas ont fréquenté d’autres services de l’hôpital entre les 19 et 24 janvier, majoritairement en avant-midi. Certains cas ont aussi visité des commerces de la région, soit le Dépanneur T-O (84, rue Principale, Lachute) et le Carrefour Argenteuil (505, avenue Béthany, Lachute). Toutes les informations concernant les endroits, les dates et les heures où les personnes atteintes ont fréquenté certains lieux publics sont disponibles sur le site quebec.ca/rougeole.

    Les personnes qui auraient fréquenté les lieux apparaissant sur la liste du ministère de la Santé aux moments indiqués doivent surveiller l’apparition de symptômes dans les 7 à 21 jours après avoir été exposées au virus. Les symptômes comprennent fièvre, congestion et écoulement nasal, toux, conjonctivite, sensibilité à la lumière et malaise généralisé. Par la suite, des rougeurs apparaissent au visage puis sur le corps.

    La plupart des gens se remettent de la rougeole en deux ou trois semaines. Cependant, les bébés de moins d’un an, les femmes enceintes non vaccinées et les personnes immunosupprimées sont considérés comme à risque et peuvent développer des complications allant de l’encéphalite à une défaillance respiratoire et même la mort.

    Au Québec, selon le calendrier régulier de vaccination, les enfants reçoivent le vaccin contre la rougeole à 12 et 18 mois. Cependant, la vaccination est offerte gratuitement à toute personne née à partir de 1970 qui n’a jamais reçu le vaccin contre la rougeole ou qui n’a jamais eu cette maladie. La prise de rendez-vous pour obtenir le vaccin contre la rougeole est accessible sur www.clicsante.ca ou par téléphone au 1 877 644-4545, du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h.

    Vérifier sa protection

    Éric Goyer, directeur de la Santé publique du CISSS des Laurentides, a déclaré au micro du 98,5 FM que les personnes qui ont été exposées à la maladie devaient vérifier si elles sont adéquatement protégées contre celle-ci.

    « On veut sensibiliser les gens à consulter le site quebec.ca/rougeole pour voir s’ils ont fréquenté ces milieux-là et vérifier s’ils sont adéquatement protégés, a-t-il déclaré. Pour certaines de ces personnes plus à risque, on peut offrir des traitements aux anticorps. »

    Les personnes qui auraient été exposées à la maladie peuvent vérifier leur statut de protection en consultant la section « Personnes considérées comme protégées » sur Québec.ca/rougeole ou en téléphonant au 1 877 644-4545. Elles doivent aussi rester isolées et surveiller l’apparition de symptômes.

    « La rougeole est l’une des maladies les plus contagieuses. Par exemple, une personne atteinte peut entrer et sortir d’une pièce et si une autre personne entre après le départ de la personne atteinte, elle peut être exposée au virus quand même!, explique monsieur Goyer. La rougeole, on n’a quasiment plus de cas depuis des années, à l’exception d’éclosions comme celle-ci qui sont introduites par des gens qui voyagent à l’étranger. Avec la vaccination, on est sous le seuil d’élimination de la maladie en Amérique du Nord. C’est pour cela qu’on met tant d’efforts pour interrompre les chaînes de transmission. »

    Pour une rare fois, ce sont les personnes plus âgées qui sont les moins à risque de développer des complications liées à la rougeole. En fait, les personnes nées avant 1970 sont considérées comme immunisées à la maladie.

    « C’est une maladie tellement contagieuse que dans ces années-là, ça circulait tellement que l’on considère que les gens nés avant cette date ont déjà rencontré ce virus dans leur vie, souligne Éric Goyer. C’est pour ça que ce sont les gens nés après 1970 qui sont considérés comme plus à risque. »

    En attendant, des mesures ont été prises afin de limiter la propagation de la maladie à l’hôpital lachutois, notamment avec le port du masque obligatoire à l’urgence et dans certaines unités de soins.

    « On regarde avec l’établissement s’il y a des mesures qui peuvent être prises pour assurer la protection des travailleurs, des patients et de leurs accompagnateurs, affirme Éric Goyer. On fait enquête pour retracer le plus possible les gens qui auraient pu être en contact avec ces cas de rougeole. »

    Au Québec, depuis l’introduction du programme de vaccination contre la rougeole dans le milieu des années 70, la plus importante épidémie de cette maladie a eu lieu en 1989 alors que plus de 10 000 personnes, majoritairement des enfants d’âge scolaire, ont été touchées. De ce nombre, 656 malades ont été hospitalisés et sept d’entre eux sont décédés.

    L’actuelle éclosion de rougeole est la sixième du genre depuis 2001 au Québec. Lorsqu’il n’y a pas d’éclosions, la province enregistre entre zéro et quatre cas par année. Pour la plupart, il s’agit de cas ayant acquis la maladie à l’étranger, dans des pays où la rougeole est endémique.

  • Nouvelle année, un nouveau DG pour le Musée régional d’Argenteuil

    Nouvelle année, un nouveau DG pour le Musée régional d’Argenteuil

    À peine sept mois après en avoir embauché un, le Musée régional d’Argenteuil a dû nommer un nouveau directeur général en début d’année après que le précédent ait quitté ses fonctions pour relever de nouveaux défis. Cette fois, il s’agit d’un visage bien connu de la région et des activités du Musée puisque c’est l’historien Robert Simard qui a été nommé à ce poste.

    Cette nomination survient alors que Jean-Christophe St. James, qui occupait cette fonction depuis la fin d’avril 2024, a préféré quitter ses fonctions pour de nouvelles aventures professionnelles. « Grâce au travail dévoué de l’ancien directeur, monsieur St-James, le Musée a connu une excellente reprise de ses activités lors de la saison estivale à la suite de l’inauguration de son nouveau lieu de diffusion à l’ancienne église Christ Church à Saint-André-d’Argenteuil », peut-on lire dans le communiqué émis à cet effet à la fin du mois de décembre.

    Robert Simard reprend donc le poste laissé vacant de directeur général du Musée. Il ne sera cependant pas en territoire inconnu : cela fait plus d’une quinzaine d’années qu’il collabore aux activités de l’organisme en tant qu’historien, animateur et chargé de projet. De plus, jusqu’à l’été dernier, il occupait le poste de co-directeur général du Carrefour jeunesse-emploi d’Argenteuil.

    « J’ai toujours été un très proche collaborateur du Musée, que ce soit pour la conception d’exposition ou la recherche, lance-t-il. Je connais le Musée de fond en comble, je connais la collection, les archives… Je suis un peu la personne toute indiquée pour prendre la relève. Je suis vraiment fier de représenter cette institution qui a une grande histoire. »

    Enjeux

    Monsieur Simard indique ne pas avoir peur de relever des défis et le Musée régional d’Argenteuil, malgré une dernière bonne année, en compte encore plusieurs.

    Rappelons qu’à la suite des inondations de 2017 et 2019, la caserne militaire de Carillon, propriété de Parcs Canada et qui abrite le Musée régional d’Argenteuil depuis sa création en 1938, a été endommagée, forçant l’organisme à déménager ses pénates pour les cinq à dix prochaines années à l’église Christ Church de Saint-André-d’Argenteuil. La relance des activités régulières du Musée a eu lieu l’an dernier dans ce nouvel espace tandis que les archives et items qui appartiennent à l’organisme sont entreposés ailleurs.

    « Depuis que l’on s’est fait montrer la porte de la caserne en 2019, on a eu une longue traversée du désert, illustre le nouveau directeur général. C’est bien que l’on ait eu l’appui de la communauté et que la municipalité de St-André a pu nous offrir le bâtiment de l’église Christ Church. Mais on se retrouve avec notre lieu d’exposition à St-André et toutes nos archives et collections à Harrington. C’est beaucoup de voyagement. »

    Il indique qu’il faudra donc éventuellement rassembler les archives et les collections du Musée dans un lieu proche de l’endroit où les activités ont lieu, idéalement dans un même bâtiment.

    L’autre enjeu sur lequel monsieur Simard compte s’atteler est l’obtention de l’agrément du Musée auprès du ministère de la Culture et des Communications du Québec.

    « Ça nous donnerait un levier vraiment intéressant pour avoir un budget de fonctionnement, explique-t-il. [L’obtention de l’agrément] est un peu hors de notre contrôle mais il y a des actions que l’on peut faire pour orienter la décision, comme avoir un plan de relance, une politique de préservation de nos collections, un lieu de diffusion… L’agrément nous donnerait les moyens de nos ambitions. »

    Projets

    La saison 2025 devrait voir quelques nouveautés au Musée, à commencer par une nouvelle exposition temporaire sur un métier ancien qui avait lieu à St-André. La Fête champêtre du Musée devrait aussi être de retour en juillet prochain après quelques années de pause. Celle-ci pourrait avoir lieu près des monolithes du Parc de Carillon, sous le thème de la Nouvelle-France.

    Aussi, monsieur Simard travaille à monter un projet pour que le Musée puisse aller rejoindre les citoyens directement dans leur municipalité.

    « L’objectif du Musée a toujours été de représenter l’histoire des neuf municipalités d’Argenteuil, dit-il. On est en train de développer une offre de service pour aller dans les municipalités. On pourrait être présent dans chacune des fêtes qui se déroulent dans celles-ci, comme la Fête du bon voisinage de St-André ou Grenville en fête. On pourrait y présenter des activités comme des parcours historiques ou d’autres en lien avec une thématique. On pourrait visiter trois municipalités par année dans une rotation sur trois ans. »

    Une collecte de fonds majeure devrait aussi avoir lieu cet automne avec la tenue d’une soirée casino. Plus de détails seront dévoilés bientôt.

    Pour plus d’informations concernant le Musée régional d’Argenteuil, visitez le www.museeargenteuil.ca.

  • La Soirée lip-sync de retour pour une 13e édition

    La Soirée lip-sync de retour pour une 13e édition

    C’est le 22 mars prochain que se tiendra la 13e Soirée lip-sync, au profit du programme Place aux jeunes du Carrefour jeunesse-emploi d’Argenteuil (CJEA). L’événement aura lieu une nouvelle fois au Top-Shot de Lachute dès 21h.

    Comme lors des précédentes éditions, des personnalités du monde des affaires, de la politique, des arts ou encore de simples citoyens monteront sur scène pour présenter des numéros étoffés de lip-sync. La co-coordonnatrice du Carrefour des femmes de Lachute, Martine Mantha, la propriétaire de la boutique Chic Mademoiselle, Louane St-Jean, et celui de DD Création, Jimmy Desabrais, comptent parmi les participants à cette soirée.

    Ce spectacle sert à amasser des fonds pour le programme Place aux jeunes en région du CJEA, qui vise à contrer l’exode des jeunes adultes vers les grands centres. Lors de la dernière édition, le 9 novembre dernier, ce sont plus de 4000 $ qui ont été amassés pour ce programme alors qu’un peu moins de 200 personnes ont assisté au spectacle.

    Pour cette 13e édition, une nouvelle membre s’ajoute au comité organisateur de la soirée, soit Sophie Parizeau, graphiste chez DD Création. Bien qu’elle soit nouvelle dans l’organisation, celle-ci a participé en tant qu’artiste à presque toutes les éditions du spectacle depuis ses débuts.

    « On a accumulé beaucoup de souvenirs pour en arriver à cette 13e édition. [La nouvelle affiche du spectacle] comporte plein de photos des précédentes éditions, dit-elle. Ça représente nos plaisirs, nos fous rires, le plaisir qu’il y a sur la scène comme dans la salle. Ça apporte un vent de changement. Je suis vraiment contente de faire partie du comité organisateur. Je vais essayer d’y apporter de nouvelles idées. »

    Jimmy Desabrais, membre du comité organisateur de la soirée et participant de la première heure, souligne combien l’événement peut compter sur un noyau important de participants qui reviennent y prendre part régulièrement tout en laissant la place à de nouveaux visages.

    « Au fil des ans, on a eu un noyau assez solide d’artistes. Mais dans les quelques dernières éditions, on a vu quelques nouveaux participants, lance-t-il. Les gens vont en avoir pour leur argent, c’est garanti! Ce ne sera pas la même affaire que lors de l’édition précédente. C’est toujours quelque chose de nouveau. »

    L’événement, tout comme le Programme Place aux jeunes, est commandité par la Caisse Desjardins d’Argenteuil.

    « C’est toujours un plaisir pour nous de contribuer à cette traditionnelle soirée, a déclaré Diane Chainey, directrice au développement de marché et soutien à la direction générale à la Caisse Desjardins d’Argenteuil. Soutenir la jeunesse et le développement économique font partie de notre mission; c’est donc une association naturelle que nous avons avec le CJEA. Je veux remercier Éric et toute l’équipe du CJEA pour tous les efforts qu’ils font pour soutenir l’employabilité et l’attractivité de notre belle région. »

    Les personnes intéressées à participer en tant qu’artiste à l’événement peuvent le faire en contactant Éric Poulin au CJEA (450 566-5766).

    La 13e Soirée lip-sync aura lieu le 22 mars, dès 21h, au Top-Shot de Lachute (417, rue Principale). Les billets pour la soirée sont en vente auprès des participants, du Carrefour jeunesse-emploi d’Argenteuil (483, rue Principale) et sur le site web du resto-bar Le Top-Shot (letopshot.com), sous l’onglet « Événements ».

  • Peine exemplaire pour un violeur en série

    Peine exemplaire pour un violeur en série

    Samuel Moderie, surnommé « le violeur de Tinder », a été condamné à plus de 25 ans de pénitencier pour avoir drogué et agressé sexuellement plus d’une douzaine de femmes rencontrées sur des applications de rencontre. Il aurait fait au moins une victime à Brownsburg-Chatham.

    Moderie, aujourd’hui âgé de 30 ans, sera par ailleurs soumis à une surveillance accrue pendant dix ans après sa sortie de prison puisqu’il a aussi été déclaré délinquant à contrôler.

    Les gestes reprochés se seraient produits sur une période de quelques mois seulement, de juillet 2022 à janvier 2023. Le résident de St-Zotique, en Montérégie, a été arrêté le 1er février 2023.

    Son ‘modus operandi’ était assez identique d’une victime à l’autre : après l’avoir contactée via une application de rencontre, Moderie se rendait chez la victime où il la droguait à son insu. Une fois inerte, il en abusait de mille et une façons, filmant souvent ses gestes avec son cellulaire.

    La preuve reposait d’ailleurs fortement sur ces « souvenirs » que conservait le violeur. C’est ainsi que les policiers ont pu identifier certaines des 13 victimes qui n’avaient aucune connaissance de ce qui leur était arrivé. Deux femmes tombées dans les griffes de Moderie n’ont d’ailleurs jamais été identifiées.

    En décembre 2023, Moderie avait plaidé coupable à 23 chefs d’accusation, majoritairement à caractère sexuel. Il a fallu attendre au 22 janvier dernier pour qu’il soit condamné à 25 ans de prison, une peine sans précédent au Québec. Le juge Pierre Dupras, qui présidait le procès, a pris en considération le nombre de victime, les conséquences sur celles-ci ainsi que la violence qu’il a démontrée lors de ses gestes.

    Or, il ne s’agit pas de la première fois que Moderie est condamné pour de tels gestes. En 2018, il avait été arrêté pour avoir utilisé exactement le même procédé, c’est-à-dire droguer, filmer et violer au moins trois femmes à leur insu. Il avait été condamné à deux ans de pénitencier en 2019 et a été libéré en 2020. Soumis à trois ans de probation, il a récidivé dès 2022.

    Les victimes ont exprimé leur soulagement face à la peine imposée selon des commentaires rapportés par plusieurs médias.

  • Une première journée de grève dans les CPE

    Une première journée de grève dans les CPE

    Une première journée de grève a eu lieu le 23 janvier dernier dans plus de 400 centres de la petite enfance (CPE) du Québec affiliés à la CSN. Dans la MRC d’Argenteuil, ce sont près de 325 enfants qui ont dû resté à la maison alors que d’autres jours de grève sont à l’horizon.

    Au total, ce sont 13 000 employés de CPE qui ont pris part à ce débrayage à travers la province. La CSN, qui représente près de 80 % des CPE syndiqués au Québec, a reçu un mandat de cinq jours de grève de la part de ses membres. C’est donc dire que jusqu’à quatre autres journées de débrayage pourraient avoir lieu d’ici les prochaines semaines si les négociations avec le gouvernement, en cours depuis maintenant huit mois, n’avancent pas. La prochaine journée de grève est prévue pour le 6 février prochain.

    Dans les Laurentides, ce sont près de 1000 travailleuses qui ont pris part à cette grève, représentant 25 CPE. Dans Argenteuil, ce sont trois CPE, comptant en tout six installations, qui étaient fermés le 23 janvier.

    Chantal Harrison, présidente du Syndicat des travailleuses en CPE de la région des Laurentides, affilié à la CSN, indique que le syndicat n’avait plus le choix de tenir au moins une journée de grève afin de faire bouger le gouvernement.

    « Même après huit mois de négociations, pour tout ce qui est monétaire, les discussions n’ont même pas débuté, déplore-t-elle. Aucune offre patronale n’a été déposée, ils font ça vraiment au compte-goutte. On met donc de la pression pour que ça avance car ils donnent l’impression qu’ils ne sont vraiment pas pressés. »

    Pourtant, avant Noël, le gouvernement en est venu à des ententes de principe avec les responsables de services de garde en milieu familial ainsi qu’avec les intervenantes en CPE affiliées à la CSQ et à la FTQ. Les négociations avec les syndiqués de la CSN semblent prendre beaucoup plus de temps.

    Selon madame Harrison, les négociations sur tous les éléments qui n’ont pas trait aux salaires sont déjà réglées. Elle s’explique donc mal pourquoi les questions monétaires n’ont pas encore été abordées.

    Meilleure rétention

    Bien sûr, la question des salaires est le principal point d’achoppement des négociations en cours. La CSN demande à ce qu’ils soient augmentés de façon substantielle afin de pouvoir assurer la rétention du personnel dans le réseau des CPE.

    « On demande la parité avec les services de garde en milieu scolaire, mentionne Chantal Harrison. On demande aussi un rattrapage salarial et un maintien des augmentations par rapport au coût de la vie, à l’IPC. Ça fait une trentaine d’années que je milite au sein du syndicat des CPE et à chaque négociation, on a une diminution de notre pouvoir d’achat de plusieurs points de pourcentage. »

    La seule offre patronale concernant les salaires, déposée au début des négociations il y a huit mois, proposait une hausse de 12,5 % sur cinq ans, ce qui est évidemment pas assez au goût du syndicat. Les syndiqués de la CSQ et de la FTQ ont obtenu de leur côté 17,4 % d’augmentation.

    « Avec l’inflation des dernières années suite à la pandémie, avec seulement 12,5 % d’augmentation, on est clairement en-dessous de celle-ci, affirme madame Harrison. On a des travailleuses qui peinent à joindre les deux bouts, certaines vont dans les banques alimentaires. Ça n’a pas de bon sens! »

    Pour la journée du 23 janvier, les grévistes des Laurentides s’étaient donnés rendez-vous à St-Jérôme pour une grande manifestation. Environ 500 syndiqués étaient sur place. Madame Harrison prévient que si de nouvelles journées de grève devaient avoir lieu, des manifestations pourraient se faire devant les différentes installations des CPE.

    La prochaine journée de grève est prévue pour le 6 février prochain. Aucune date n’a été arrêtée quant aux trois autres jours de grève que la CSN a en banque.