Catégorie : L’Argenteuil

  • Argenteuil en blues retourne au parc Barron pour sa 10e édition

    Argenteuil en blues retourne au parc Barron pour sa 10e édition

    Après une dernière édition qui a eu lieu sur la rue Lafleur, Argenteuil en blues annonce qu’il sera de retour cette année au parc Barron de Lachute avec de nouvelles dates, du 11 au 13 septembre prochain. Et parmi les artistes invités, on notera la présence de Johanne Blouin et les retours de Barbara Diab et d’Annie Martin.

    Depuis sa création en 2014, Argenteuil avait lieu en août. Cette année, les organisateurs ont décidé de repousser l’événement en septembre afin de ne pas être en compétition avec la période des vacances estivales.

    « On fait ça en septembre parce qu’on s’est dit qu’il fera un peu moins chaud et qu’il y aura moins de gens en vacances, lance Jean-Patric Blain, directeur général de l’événement. C’est une rendez-vous musical qui est devenu, après tant d’années, un incontournable dans le milieu du blues. »

    Le retour de l’activité au parc Barron permet au festival de revenir à son ancienne formule de deux scènes dont une sous un grand chapiteau et dont l’accès sera payant. La Scène Découvertes, dont l’accès sera gratuit et située à l’extérieur, accueillera des groupes de la relève les jeudi et vendredi à 16h ainsi que des jams à 15h et à 22h tous les jours du festival. On promet aussi des activités familiales gratuites, incluant des spectacles, lors de la journée du samedi, dès 10h.

    « Pour les entractes entre les prestations de la scène sous le chapiteau, au lieu que l’on soit obligé de faire ça très vite pour le changement d’instruments, il y aura de l’animation sur la Scène Découvertes pendant une quarantaine de minutes, explique monsieur Blain. Il n’y aura pas de temps morts. »

    Comme lors des éditions précédentes, un tirage sera fait pour amasser des fonds pour l’organisation du festival et le prix à gagner sera une nouvelle guitare aux couleurs d’Argenteuil en blues, fabriquée par le résident d’Argenteuil Gary Brewer. Une partie des profits de la vente des billets de tirage ira également au centre Aux Sources d’Argenteuil qui vient aux personnes aux prises avec une problématique de santé mentale.

    Une nouveauté cette année : l’organisation s’est entendue avec certains commerces de Lachute afin de permettre à des véhicules récréatifs de se stationner dans leur stationnement pour la durée du festival. Les places étant limitée, les personnes intéressées doivent réserver leur espace en écrivant au info@argenteuilenblues.com.

    Programmation

    La 10e édition d’Argenteuil en blues débutera à 17h le 11 septembre avec la pianiste Sophia Daoust en formule trio, avec à la batterie monsieur Blain lui-même. Elle sera suivie par le Los Tatas Band à 18h45, un groupe montréalais qui fusionne blues, rock et musique latine. À 20h30, place au One Love Project, un groupe hommage à Bob Marley.

    Le 12 septembre, à 17h, place au traditionnel Showcase du festival qui permet à des groupes locaux de se produire sur la grande scène de l’événement. À 18h45, les Lachutois du groupe The Alleykats seront de retour à Argenteuil en blues, eux qui sont des habitués du festival. À 20h30, le bluesman d’Ottawa JW-Jones montera sur scène.

    Le 13 septembre, à 16h, le jeune groupe montréalais Mr. Pinstripe montrera son savoir-faire avant de laisser la place à 17h au traditionnel Festichant du festival. Comme lors du Showcase la veille, ce spectacle présentera des chanteurs locaux qui pourront montrer tout leur talent.

    Habituée d’Argenteuil en blues, Barbara Diab sera la vedette du spectacle de 18h45. « Je suis contente et privilégiée d’être présente au festival encore cette année, a déclaré la chanteuse lors du dévoilement de la programmation d’Argenteuil en blues. C’est un festival qui me tient à cœur, tellement que je vais arriver à Lachute vendredi soir pour ne rien manquer! »

    La dernière prestation du festival sera celle de Johanne Blouin, à 20h30. Tout au long du festival, les spectateurs retrouveront Annie Martin dans le rôle d’animatrice de l’événement comme lors des précédentes éditions.

    En plus des spectacles sur le site officiel du festival, les organisateurs annoncent le retour de prestations blues sur les terrasses des restaurants et bars du centre-ville lachutois pour la durée de l’événement.

    Après des années où l’organisation lançait des cris du cœur afin de trouver de nouveaux bénévoles, il semblerait que pour cette édition-ci, on sente un renouvellement. Plusieurs nouveaux visages se sont en effet ajouté au conseil d’administration et au comité organisateur du festival, pour le plus grand plaisir de son fondateur, Jean-Patric Blain.

    « On voit qu’il y a des gens qui veulent s’impliquer, c’est plaisant, dit-il. C’est beaucoup de travail d’organisation. On est une gang de bénévoles qui avons à cœur notre communauté. Je suis content que mes cris du cœur aient été entendus. Maintenant, on a besoin de plus de bénévoles pour les activités sur le site durant le festival. »

    Les personnes intéressées à être bénévoles, à s’inscrire pour le Showcase, le Festichant ou pour une prestation sur la Scène Découvertes dans le cadre du volet pour la relève peuvent visiter le site web du festival au www.argenteuilenblues.com.

    Toute la programmation du festival se retrouve sur le site. Il y est d’ailleurs aussi possible d’acheter ses billets pour l’événement en prévente jusqu’au 1er septembre.

  • Déjà la 10e chanson pour Un pas dans ta brume

    Déjà la 10e chanson pour Un pas dans ta brume

    Quelques semaines à peine après avoir présenté la précédente chanson, le projet Un pas dans ta brume a lancé sa 10e chanson. Celle-ci, intitulée Quand s’aimera-t-on?, est associée au Centre pour l’immigration en région (CIR).

    Lancée en 2022, Un pas dans ta brume est une initiative citoyenne qui vise à créer une douzaine de chansons traitant chacune de santé mentale sous différentes formes. Chacune des chansons est associée à une œuvre d’art d’un artiste de la région ainsi qu’à un organisme local qui œuvre auprès de personnes pouvant vivre des problématiques de santé mentale.

    Quand s’aimera-t-on?, comme la majorité des précédentes chansons, a été écrite et composée par l’instigatrice du projet, Émilie Lavigne. La composition, interprétée par Catherine Vigneault, traite d’espoir, de persévérance et de résilience face aux obstacles de la vie ainsi que les iniquités sociales.

    « Ça parle aussi du devoir de ténacité des adultes qui servent de modèles pour les enfants, explique la compositrice. Malgré les problèmes de la vie, on doit continuer car pour l’enfant qui nous regarde, on est son soleil et on doit montrer l’exemple. »

    Madame Lavigne dresse un lien entre les thématiques de sa chanson et le CIR, organisme argenteuillois mis de l’avant avec celle-ci. « C’est difficile pour un nouvel arrivant de quitter son pays, sa famille, ses amis et de s’adapter à un autre pays et à une autre culture, dit-elle. Des fois, ce n’est pas par choix que l’on fait ça : ça peut être en raison de la guerre, des sécheresses, ou encore des changements climatiques. »

    Gabriel Garcia, directeur général du CIR, indique être touché d’avoir été l’organisme choisi pour être associée avec cette nouvelle chanson d’Un pas dans ta brume. Le Centre de l’immigration en région, basé dans Argenteuil, a pour mission la promotion de l’établissement en région de personnes et familles immigrantes tout en tenant des activités d’intégration pour celles-ci.

    « La santé mentale touche tout le monde et spécifiquement les immigrants. Des analyses nous indiquent que les personnes d’une famille immigrante rencontrent plus de problématiques de santé mentale en raison du stress, explique-t-il. Quitter son pays, ce n’est pas facile même si ça dépend des circonstances. Il y a aussi l’acculturation (NDLR : processus par lequel une personne assimile une culture étrangère à la sienne), la quête d’un emploi, le statut socio-économique qui change en changeant de pays… Les personnes issues de l’immigration font face à de nombreux défis et changements qui causent beaucoup de stress. »

    Artistes

    Comme pour les autres chansons d’Un pas dans ta brume, un artiste en art visuel a été choisi pour créer une œuvre inspirée par la nouvelle chanson. Cette fois-ci, c’est Anne-Marie Boisvert, de Gore, qui a été sélectionnée.

    « Quand j’ai été approchée par Émilie, j’ai trouvé ça très invitant. Je crois pertinemment que l’art est une manière de se soigner, raconte-t-elle. En lisant la chanson qu’Émilie a écrite, j’ai découvert plusieurs thèmes comme l’inégalité. C’est pour ça que mon œuvre a des échelles inaccessibles. J’ai aussi mis de l’eau car on navigue tous en eaux troubles. »

    Pour sa part, l’interprète de la chanson, Catherine Vigneault, originaire de St-André-d’Argenteuil, s’est dite heureuse d’avoir été approchée pour la chanter.

    « J’avais déjà fait quelques projets avec Émilie par le passé et j’avais beaucoup aimé mon expérience, lance-t-elle. J’étais contente aussi en raison de tout ce qui entoure son projet car la santé mentale, je trouve ça super important. La chanson fait beaucoup référence à la paix et à l’amour et je pense que si on met l’accent là-dessus, en plus d’accepter nos différences et qu’on s’en serve pour s’entraider, ça peut donner des communautés plus ouvertes. »

    Il ne reste plus que deux chansons à être dévoilées pour le projet Un pas dans ta brume et celles-ci devraient l’être d’ici la fin de l’année. Un spectacle pourrait être organisé au début de l’année prochaine lorsque toutes les chansons auront été dévoilées.

    Toutes les chansons d’Un pas dans ta brume sont disponibles sur la page Facebook du projet.

  • Un membre du gang SBJ écope de 14 ans de prison

    Un membre du gang SBJ écope de 14 ans de prison

    Le premier des trois dirigeants du gang criminalisé SBJ, Mathieu Berthiaume, a écopé de 14 ans de prison au Palais de justice de St-Jérôme le 15 juillet. Rappelons qu’avec ses complices, Berthiaume a été au cœur de la vague d’incendies criminels qui a déferlé sur la MRC d’Argenteuil à l’hiver 2024.

    Berthiaume a plaidé coupable à une longue série d’accusations allant de vol qualifié à tentative de meurtre en passant par déchargement d’arme à feu. Le juge Michel Bellehumeur a entériné la suggestion de la Couronne de le condamner à 14 ans de prison.

    Selon La Presse, un autre dirigeant du gang SBJ, Maxime Séguin, devrait lui aussi plaider coupable dans les prochains jours aux accusations qui ont été portées contre lui.

    Le gang SBJ est nommé selon la première lettre des noms de famille de ses dirigeants. Outre Séguin et Berthiaume, Dominic Jarry serait le troisième dirigeants du gang qui a été arrêté en même temps que ses confrères le 9 mai 2024. Trois autres complices avaient aussi arrêtés ce jour-là.

    Incendies, invasion de domicile, coups de feu

    Tout porte à croire que la hausse des crimes qu’Argenteuil a connue entre janvier et mai 2024 aurait été liée à un conflit pour le contrôle de la vente de stupéfiants dans la MRC. Le conflit aurait opposé le Hells Angels de St-André-d’Argenteuil Daniel-André Giroux, maître du territoire, et le gang local SBJ et s’inscrivait dans un conflit plus large de rébellion des gangs contre les motards à l’échelle de la province.

    Rappelons qu’à partir de février 2024, une vague d’incendies criminels a eu lieu sur le territoire d’Argenteuil, majoritairement à Lachute. Pas moins de 13 véhicules ont été la proie des flammes mais pas seulement : une cabane de pêche et un bâtiment de ferme ont aussi été détruits par le feu en un peu plus de deux heures d’intervalle à St-André-d’Argenteuil le 17 février.

    Par la suite, différents incidents où des coups de feu ont été tirés en direction de résidences ont eu lieu entre les mois de mars et de mai sur le territoire d’Argenteuil et même à Hawkesbury. L’arrestation des membres du SBJ le 9 mai 2024 a immédiatement calmé le climat délétère qui régnait sur la région.

    Cependant, les actions du gang ne se seraient pas limitées à la MRC d’Argenteuil. Berthiaume et Séguin aurait aussi pris part à des invasions de domicile à Compton et Waterville, en Estrie, en janvier et février 2024. Plus de 23 chefs d’accusation avaient été déposés contre eux concernant trois événements dans ces municipalités, notamment de séquestration. Ils auraient aussi utilisé une arme créée à l’aide d’une imprimante 3D selon La Tribune de Sherbrooke.

     

  • Collision mortelle à Lachute

    Collision mortelle à Lachute

    Un motocycliste a perdu la vie à Lachute le 20 juillet dernier lors d’une collision.

    Vers 17h30, un groupe de motocyclistes se dirigeait vers l’ouest sur la rue Principale de Lachute. À l’intersection avec l’avenue Béthany, un véhicule allant en sens inverse, pour une raison encore inconnue, a percuté la première moto du groupe.

    Le conducteur de la moto, un homme dans la trentaine, a été conduit au centre hospitalier où son décès a été constaté. Le conducteur de l’autre véhicule a subi des blessures mineures.

    La rue a été fermée à la circulation pendant de longues heures afin de permettre aux enquêteurs de la Sûreté du Québec de reconstituer la scène. Les causes exactes de cette collision restent à être déterminées.

  • Expo Lachute : une participation record pour une édition historique

    Expo Lachute : une participation record pour une édition historique

    Même après 200 ans, l’Exposition agricole de Lachute attire encore les foules plus que jamais. En effet, la 200e édition, qui s’est conclue le 13 juillet dernier, devrait avoir établi des records d’assistance.

    « Je n’ai pas encore les chiffres d’aujourd’hui mais pour les autres jours, on bat des records!, a lancé le directeur général de l’événement qui a duré quatre jours, Scott Lees, quelques minutes après sa conclusion. Pour les jeudi et samedi soirs, on bat des records et pour le vendredi, c’est identique aux chiffres de l’an dernier qui étaient déjà excellents. »

    On se souviendra qu’exceptionnellement cette année, l’accès au site lors de la journée du jeudi était payante puisqu’on y avait déplacé le spectacle de camions monstres, qui se tenait d’habitude le vendredi. Cela a paru sur l’achalandage.

    « On a battu le record pour une journée du jeudi dans les 200 ans d’histoire de l’expo, dit-il. On a eu près de 3000 personnes! Pour le samedi, c’est plus de 1000 personnes de plus que l’an dernier, ce qui constituait déjà un record. »

    Il faut dire que le derby de démolition du samedi soir est une tradition depuis une cinquantaine d’années à l’Expo Lachute (voir autre texte). Il s’agit de l’activité qui attire le plus de spectateurs et avec un record de près de 14 000 visiteurs lors de la journée du samedi de cette année, le derby y a sûrement été pour quelque chose.

    « On a loué une estrade temporaire de plus cette année et j’ai été obligé de rembourser du monde parce qu’ils ne trouvaient pas de place pour voir le derby, indique monsieur Lees. Pour les quatre jours de cette année, c’est vraiment fou! On ne devrait être pas loin de 20 000 visiteurs. »

    Activités pour tous

    On notera que pour le dimanche après-midi, avec la présentation d’un second derby, incluant la fameuse course d’autobus scolaires et de camionnettes, le public semblait également présent en très grand nombre. Mais comme lors du derby de la veille, des averses intenses se sont invitées durant les courses, transformant la piste en vaste bain de boue qui a contribué à relever le spectacle.

    De plus, lors de ce derby de camionnettes, c’est un pilote américain de Nashville, Jason Black, qui a survécu aux manigances des autres pilotes, visiblement ligués contre lui, pour remporter les grands honneurs. Comme quoi on vient de loin non seulement pour assister au derby mais aussi pour y participer!

    Le public a aussi pu renouer au cours du week-end avec les compétitions de chevaux lourds, de tirs de tracteurs antiques et de la discipline du cowboy extrême. Les nombreux animaux présents sur le site ainsi que la machinerie agricole étaient toujours appréciés des enfants tout comme les manèges. L’exposition d’artisanat faisait aussi partie des incontournables de l’événement.

    Célébrations

    Comme cette année marquait les 200 années d’existence de l’Exposition agricole de Lachute et de la Société d’agriculture d’Argenteuil qui l’organise, une cérémonie d’anniversaire a eu lieu la veille du début de l’événement, soit le 9 juillet. Plusieurs invités ont voulu rendre hommage aux organisateurs d’avoir contribué à ce que l’événement lachutois soit le plus vieil événement du genre au Québec, le second plus ancien au Canada.

    « C’est un moment historique! C’est la plus vieille au Québec, on peut en être très fiers, a d’abord lancé le maire de Lachute, Bernard Bigras-Denis. C’est un moment de notre histoire : quand les communautés anglophones et francophones se mettent ensemble, c’est plus de 10 000 personnes qui se rassemblent ici à Lachute où il n’y a pas de conflits ou de différends. On est là pour célébrer des gens qui ont travailler si fort pendant tant d’années, nos agriculteurs, leurs familles et les bénévoles qui sont ici depuis 1825 pour faire rayonner notre région. »

    « Tenir 200 expositions agricoles, c’est non seulement un exploit historique mais c’est surtout un engagement remarquable de la communauté envers le secteur agricole, a indiqué pour sa part Agnès Grondin, députée provinciale d’Argenteuil, au nom du ministre de l’Agriculture André Lamontagne. Je suis très fière que le gouvernement soutienne cet événement et puisse offrir aux agriculteurs une vitrine exceptionnelle. »

    De son côté, Stéphane Allary, président de l’Union des producteurs agricoles pour la région de l’Outaouais-Laurentides, a tenu à féliciter l’organisation pour cette édition historique. « Félicitations à vous! À l’UPA, ça ne fait que 100 ans que l’on existe, on a encore pas mal de chemin à faire!, a-t-il blagué. Ce genre d’exposition, c’est très important pour les agriculteurs de pouvoir rencontrer les citoyens, leur faire comprendre la réalité des producteurs agricoles et leur permettre d’être proches des animaux. Le plus important, c’est aussi d’avoir du plaisir! »

    Parlant de plaisir, il semblerait que l’événement, qui s’est déroulé majoritairement sous un ciel clément, a été fortement apprécié du public.

    « Il y a cinq, dix ans passés, on entendait des plaintes sur ce que les gens aimaient pas. Cette année, même avec près de 20 000 visiteurs, j’ai eu moins de commentaires négatifs, j’en ai peut-être eu trois en tout, affirme Scott Lees. C’est vraiment ‘cool’ de voir que les gens appuient ce que l’on fait. On est vraiment fier! »

    Ce dernier donne déjà rendez-vous au public pour la 201e édition de l’Expo Lachute en 2026.

     

  • 200 ans à célébrer l’agriculture d’Argenteuil

    200 ans à célébrer l’agriculture d’Argenteuil

    La dernière édition de l’Exposition agricole de Lachute, qui s’est conclue le 13 juillet dernier, braquait une nouvelle fois les projecteurs sur l’agriculture, comme l’événement le fait depuis maintenant 200 ans. Retour sur deux siècles de célébrations agricoles.

    Il faut remonter au début du XIXe siècle pour voir la création de ce qui est devenu la Société d’agriculture d’Argenteuil. À l’époque, St. Andrews East, aujourd’hui St-André-d’Argenteuil, était le chef-lieu du comté d’Argenteuil.

    « Pendant tout le XIXe siècle, Argenteuil était le grenier du Bas-Canada, raconte l’historien Robert Simard. On y trouvait les meilleures terres à cultiver, on y produisait la meilleure avoine. On a organisé les premières expositions à St-André parce que c’était le centre du comté à l’époque. »

    C’est donc sur la place du marché du village, le terrain en forme de triangle bordé par les rues de la Seigneurie, St-Germain et du Prince-Édouard et que l’on peut voir encore aujourd’hui, que la première Exposition agricole a lieu à l’automne 1825. Les fermiers de toute la région y amènent leurs plus beaux animaux, que ce soit des vaches ou des chevaux, afin de terminer lesquels sont les meilleurs. Quelques mois plus tard, en février 1826, la Société d’agriculture d’Argenteuil est fondée et est dirigée par le fondateur du journal montréalais The Gazette, James Brown.

    Pendant cinquante ans, l’exposition a lieu tous les ans à l’automne à St-André. Mais l’arrivée du train du Canadian Pacific à Lachute en 1876 change la donne : Lachute devient le cœur du comté, avec le développement rapide de ses nombreuses industries exploitant le potentiel hydraulique de la rivière du Nord. Quant aux fermiers, il devient plus facile de transporter ses bêtes par train plutôt que de les faire marcher jusqu’à St-André. L’Expo agricole déménage ainsi une première fois à Lachute en 1877.

    « Le train a tout changé. C’était beaucoup plus facile pour tous les gens à travers le Québec de venir par train à l’expo à Lachute, explique monsieur Simard. Le concours de bétails était le plus couru, des gens venaient de partout pour voir ça. »

    Itinérance

    Les premières éditions de l’Expo à Lachute ont lieu sur la rue Principale, d’abord sur un terrain au coin de la rue Barron, où se trouve aujourd’hui l’ancien poste de police, puis plus à l’est, vers l’avenue Béthany.

    On déplacera ensuite l’événement sur un terrain au nord du centre-ville lachutois, aux abords de la rivière du Nord. La rue Clyde, qui bordait ce terrain, aurait d’ailleurs été nommée en référence aux Clydesdales, une race de chevaux de trait originaire d’Écosse très populaires auprès des fermiers de la région, selon Robert Simard.

    De 1883 à 1886, l’Exposition agricole change une nouvelle fois d’adresse en revenant à son site d’origine à St-André-d’Argenteuil. Cela ne durera pas car en 1887, l’événement retourne à Lachute.

    « En 1887, on a décidé d’organiser l’expo à Lachute pour toujours, mentionne l’historien. La famille Hammond a donné un terrain, qui formait une partie du terrain actuel, et on y a construit des bâtiments et la grande estrade. Celle-ci était vraiment de toute beauté. Les gens venaient à l’expo en carriole, puis en automobile! »

    Vers la modernité

    Au fil des ans, le site de l’expo s’améliore et se modernise. En 1921, John Thomas Ayers, président de Ayers Limited, finance la construction de divers bâtiments ainsi que de la piste de course de chevaux. On en profite pour installer l’électricité dans toutes les bâtisses du site.

    « Pendant les premiers 100 ans, on tenait l’expo après les récoltes, à l’automne. Puis, en 1925, on a décidé de l’organiser au printemps, à la fin mai ou au début juin, mentionne Robert Simard. On faisait ça avant que les travaux dans les champs ne commencent. Aussi, lorsque c’était à l’automne, s’il y avait des récoltes tardives, les gens ne venaient pas à l’expo. »

    Les années ont suivi et l’Expo Lachute était toujours au rendez-vous, sauf en 1940 alors qu’elle a été annulée pour la première fois de son histoire en raison de la Deuxième Guerre mondiale. L’événement sera aussi annulé en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de Covid-19.

    On notera qu’au cours de la première moitié du XXe siècle, plusieurs personnalités politiques ont visité l’Expo Lachute dont les premiers ministres québécois Lomer Gouin, en 1906, et Maurice Duplessis, en 1951, ainsi que le gouverneur général du Canada Harold Alexander, en 1946.

    « Dans les années 60, on a commencé à diversifier l’exposition agricole, à offrir quelque chose de nouveau, explique monsieur Simard. On a amené les forains, les cascadeurs à moto, les groupes de musique… »

    Des concours de ‘wet t-shirt’ sont même organisés dans les années 80…

    Les années 70 sont marqués par deux incendies majeurs : la moitié des écuries brûlent en 1974 tandis qu’en 1977, c’est au tour de la grande estrade de disparaître dans les flammes. Cette dernière sera remplacée rapidement par celle qui est encore là aujourd’hui (le toit sera rajouté en 1997) tandis que de nouvelles écuries seront construites dans les années 80, le tout par les membres de la communauté.

    « Les gens se sont retroussés les manches pour reconstruire une grande estrade encore plus grande, encore plus belle et qui fait l’envie des autres foires agricoles. Il n’y a pas d’autres foires au Québec qui a une aussi grande estrade principale! », résume monsieur Simard.

    Quant au derby de démolition, c’est en 1974 qu’il se tient pour la première fois et reste à ce jour l’événement le plus couru de l’Expo Lachute.

    Difficile de savoir ce que réserve l’avenir mais avec le succès que vient de connaître la 200e édition de l’événement, son futur semble assuré pour les décennies à venir.

  • Plus de 200 000 $ amassés à l’Omnium Hartley-Lowe-Pagé

    Plus de 200 000 $ amassés à l’Omnium Hartley-Lowe-Pagé

    Deux ans après s’être tenu une première fois, l’Omnium Hartley-Lowe-Pagé était de retour au Club de golf de Lachute le 9 juillet. Et comme lors de la première édition, un montant imposant, plus de 200 000 $, a été amassé pour le Centre de pédiatrie sociale en communauté d’Argenteuil (CPSCA).

    Ce sont 288 golfeurs qui ont pris part à la portion golf de la journée tandis qu’ils étaient plus de 370 convives à avoir pris part au souper qui suivait. Des encans silencieux et criés ont également eu lieu, animés par Alain Crête, de la chaîne sportive télé RDS.

    Monsieur Crête n’était pas la seule personnalité publique présente alors que l’on comptait des joueurs actuels de la Ligue nationale de hockey (Jonathan Huberdeau, Alexis Lafrenière) ainsi que d’anciens joueurs du Canadien de Montréal (Paul Byron, Georges Laraque) en plus de personnalités de la radio et de la télé sportive (Gaston Therrien, Stéphane Gonzalez, Bruno Heppell).

    En tout, ce sont plus de 200 000 $ qui ont été amassés par cet événement et cette somme est appelée à augmenter. « La dernière fois, on avait annoncé avoir amassé 180 000 $ mais on a reçu des chèques par après qui ont fait monter la cagnotte à 200 000 $, rappelle Amélie Charlebois, directrice générale du CPSCA. Là, on a 200 000 $ uniquement avec l’événement. Il y a probablement d’autres chèques qui vont entrer dans les prochains jours. On est très contents. »

    La dernière fois, comme le mentionne madame Charlebois, c’était il y a deux ans, lors de la première édition de cet omnium parrainé par trois personnalités bien connues du monde du hockey originaires de la région. Cependant, l’activité ne devait se tenir qu’une seule fois et ne pas revenir. Les circonstances ont fait en sorte que le CPSCA a eu besoin de le tenir à nouveau.

    « Il y a eu des bouleversements dans le local qu’on louait, explique Louise Nolin, présidente du CPSCA. On a dû déménager et on a acheté une maison pour nous héberger. On y a fait des rénovations et mon objectif est que l’on puisse améliorer l’endroit et y faire une extension pour avoir une salle d’activités. »

    Madame Nolin chiffre à environ 650 000 $ le total des sommes nécessaires à ce déménagement et à cet agrandissement. D’ailleurs, le CPSCA accueille déjà ses clients dans ses nouveaux locaux du 34, rue Ayers, à Lachute.

    Amélie Charlebois prévient cependant que l’argent amassé par l’omnium ne servira pas uniquement à des investissements dans le bâtiment. « Cet argent ira pour la mission de notre organisme, pas uniquement sur les travaux de rénovation de notre nouvelle bâtisse, dit-elle. Je ne pensais pas atteindre ce chiffre de 200 000 $, je pensais qu’on aurait 150 000 $. On est vraiment contents! »

    Autant mesdames Charlebois que Nolin se disent ouvertes à ce que l’événement revienne une troisième fois dans deux ans.

    « Ça ne reviendrait certainement pas à toutes les années mais pour le refaire dans deux ans, on verra la conjoncture économique du moment, lance Louise Nolin. Si quelqu’un veut prendre la relève [pour organiser l’événement], on serait contents! Mais si c’est nécessaire, on va le refaire. J’ai la pédiatrie sociale tattouée sur le cœur! »

    Les organisateurs désirent remercier l’équipe du CPSCA pour leur collaboration qui a mené au succès de l’événement.

    Pas difficile à convaincre

    Les organisateurs en conviennent : il n’a pas été difficile de convaincre Bob Hartley, Kevin Lowe et Pierre Pagé de revenir pour agir comme présidents honoraires de cet omnium qui porte leurs noms. Les trois hommes de hockey, tous originaires de Lachute et de Hawkesbury, confirment qu’ils n’ont pas eu à réfléchir à deux fois avant d’accepter la proposition.

    « Quand on voit le succès que ça eu il y a deux ans, que ça leur a permis d’acheter une maison, de s’agrandir et de rejoindre plus de 250 jeunes, ça valait vraiment la peine de faire ça encore une fois », lance Pierre Pagé.

    « Quand on regarde la réponse des joueurs de la région, c’était très facile, mentionne pour sa part Bob Hartley. On a visité la maison hier, on a rencontré les intervenants, des jeunes, des familles pour voir les soins que ces jeunes reçoivent et c’est vraiment incroyable. »

    « Pierre et Bob ont mentionné toutes les bonnes raisons qui ont fait que c’était facile de revenir, souligne de son côté Kevin Lowe. Pour moi, c’était aussi une bonne excuse pour revenir dans ma région alors que je ne peux pas y revenir aussi souvent que je ne le voudrais. La cause est fantastique, on a pu voir toutes les améliorations qu’ils ont faites depuis deux ans. »

    Les trois présidents honoraires ont indiqué que ce tournoi était aussi une belle occasion de renouer avec amis et collègues croisés au fil des ans. Eux aussi se disent ouverts à revenir dans deux ans si l’occasion se présente.

    « C’est quand même beaucoup de travail. Ce n’est pas facile d’organiser quelque chose dans une petite ville comme Lachute mais on voit le succès. Mais les gens ont vraiment bien répondu », conclut monsieur Pagé.

    Pour plus d’informations sur le CPSCA, visitez le cpscargenteuil.org.

  • L’écocentre de Lachute déménage chez Tricentris

    L’écocentre de Lachute déménage chez Tricentris

    Les résidents des municipalités membres de la Régie intermunicipale Argenteuil-Deux-Montagnes (RIADM) auront accès à un tout nouvel écocentre dès janvier prochain. En effet, la Ville de Lachute, qui gère l’écocentre actuel, cèdera la gestion de celui-ci à Tricentris qui en aménagera un tout nouveau sur ses terrains du chemin Félix-Touchette.

    L’entente, d’une durée de cinq ans, permettra aux citoyens des municipalités membres de la RIADM d’avoir accès à un écocentre tout neuf sans avoir à débourser un sou de plus puisque ce sera Tricentris qui défrayera les coûts lié à la construction du site. Les travaux devaient débuter incessamment et être terminés à temps pour accueillir les citoyens en janvier prochain. Les tarifs liés à l’écocentre, facturés sur le compte de taxes municipales, ne devraient pas changer sauf selon l’inflation.

    L’écocentre actuel de Lachute, situé sur la rue Catherine, permet aux citoyens d’y déposer des matières trop encombrantes pour les bacs de recyclage ou de compostage, par exemple de grandes boîtes de carton ou des branches. Le site recueille également des objets qui ne peuvent être mis au bac vert (pneus usés, climatiseurs) ou non acceptés dans la collecte sélective (métaux).

    L’endroit sert également de lieu de dépôts pour les résidus domestiques dangereux (RDD) comme les aérosols ou les piles. Depuis 2019, en plus de Lachute, les autres municipalités membres de la RIADM (Brownsburg-Chatham, St-André-d’Argenteuil et St-Placide) ont aussi accès au dépôt des RDD et depuis 2022, au reste de l’écocentre.

    Or, la Ville de Lachute se devait d’investir dans son écocentre pour y améliorer le service offert. « On avait une grande demande d’investissements à l’écocentre depuis de nombreuses années. C’est avec fierté qu’on s’est assis avec Tricentris pour en arriver à une entente où Tricentris va gérer ce nouvel écocentre et investir dans celui-ci, indique le maire de Lachute et président de la RIADM, Bernard Bigras-Denis. Aussi, en transférant la responsabilité de gestion, cela va permettre aux quatre municipalités membres de la RIADM d’avoir son mot à dire dans les négociations du contrat. »

    Selon le maire et président de la RIADM, le nouvel écocentre offrira un meilleur service aux citoyens. « Ça va offrir un service de qualité de niveau supérieur que ce que l’on offre présentement. Actuellement, on a des enjeux de sécurité et de mobilité au site actuel, explique monsieur Bigras-Denis. Le nouvel écocentre sera moderne selon les nouvelles normes en vigueur. »

    Retour aux sources et croissance

    Ironiquement, le nouvel écocentre de Tricentris sera construit à l’endroit même où se trouvait le précédent écocentre de la RIADM, au tournant des années 2010, avant que la Ville de Lachute n’aménage le sien. Pour la coopérative, qui compte plus de 200 municipalités membres dont la RIADM et qui trie plus de 25% des matières mises dans les bacs bleus de la province, ce nouvel écocentre fait partie de ses projets de croissance.

    « On est très fiers de cette entente. Ça fait bientôt 30 ans que l’on gère des matières résiduelles dans nos trois centres de tri, dont celui de Lachute, et l’an dernier, on a fait un plan de croissance afin d’aller beaucoup plus loin que le recyclage, explique Dany Dumont, directeur général de Tricentris. On est content d’apporter notre expertise dans les écocentres et avec le nouveau site de Lachute, c’est un pas en avant pour nous. »

    Il s’agira du second écocentre pour lequel Tricentris s’occupera de la gestion après celui de la MRC de la Rivière-du-Nord à St-Jérôme. « On veut prendre de l’expansion dans toutes les régions dans lesquelles on est présent et il était primordial de poursuivre notre expansion à Lachute », enchaîne monsieur Dumont qui indique que la construction du nouvel écocentre sera financée avec les excédents de la coopérative. On parle d’un investissement se chiffrant à au moins 500 000$.

    Puisque l’écocentre lachutois déménage, cela libérera des terrains au bout de la rue Catherine, tout à coté du garage municipal. Pour l’instant, la Ville indique ne pas avoir de projet précis quant à l’avenir de ces terrains.

    Pour l’instant, le nouvel écocentre de Tricentris ne sera accessible qu’aux citoyens des municipalités membres de la RIADM. Cependant, la coopérative indique être ouverte à négocier des ententes avec d’autres municipalités de la région. Monsieur Dumont indique aussi que des négociations ont actuellement lieu ailleurs en province pour que l’organisme devienne gestionnaire d’autres écocentres.

  • Des antiquités toujours au goût du jour

    Des antiquités toujours au goût du jour

    Un vieux jouet de marque Fisher-Price des années 70, une Barbie de l’époque yé-yé, des affiches commerciales du temps de vos grands-parents… La 3e édition de l’Antique Expo Show, qui avait lieu au Marché aux puces de Lachute le 6 juillet dernier, était l’occasion pour les visiteurs de retrouver de vieux plaisirs de leur jeunesse ou de faire un voyage dans le temps à travers les objets exposés et à vendre.

    Contrairement aux habituels mardis d’été au Marché aux puces lachutois, alors qu’on y retrouve aussi quelques objets antiques parmi les articles plus récents qui y sont vendus, l’Antique Expo Show est un événement dédié uniquement aux antiquités. Plus de 180 exposants étaient sur place en provenance de plusieurs régions du Québec et de l’Ontario.

    « Ça grossit année après année. La qualité de la marchandise y est supérieure, on a des marchands impressionnants et formidables, explique Marc Diotte, coorganisateur de l’événement avec Sophie Boudrias et Sébastien Olivier. Ça devient un événement incontournable. Il y a vraiment de tout pour tout. »

    Selon lui, l’événement ne s’adresse pas uniquement aux collectionneurs et antiquaires. Tous peuvent y trouver son compte, que ce soit pour dénicher d’anciens jouets de collection, un article de décoration pour le salon ou encore simplement pour revoir des choses que l’on avait oubliées.

    « Il y a de la nostalgie pour les plus vieux qui retrouvent des objets qu’ils avaient dans leur enfance, des objets qu’il y avait chez leurs grands-parents et qui leur rappellent des souvenirs, mentionne monsieur Diotte. On a aussi beaucoup de collectionneurs, que ce soit pour des canifs, des théières ou des pancartes émaillées. »

    Avec ses partenaires dans l’organisation de l’événement, il est propriétaire d’un commerce d’antiquités à St-Placide, lui qui a commencé à collectionner des choses dès l’âge de 5 ans (monnaie, cartes de sports) au point d’en avoir fait aujourd’hui un métier. Son Antique Expo Show ne pouvait selon lui avoir de meilleur endroit que le Marché aux puces lachutois pour y être organisé.

    « À Lachute, c’est un super terrain de jeu avec les toits pour couvrir, beau temps mauvais temps. Ça fait aussi connaître l’emplacement du Marché aux puces aux gens. »

    Un super événement

    Sébastien Cauchy est l’un des exposants qui étaient présents lors de la journée du 6 juillet. Selon lui, l’événement lachutois est un des meilleurs dans le domaine.

    « C’est un super show! Il y a plein de monde, il y a du super beau stock et d’antiquaires passionnés!, lance-t-il. Il y a des gens qui emmènent ici des objets vraiment uniques! Comme exposition extérieure, il n’y a rien qui bat celle-ci au Québec! »

    Monsieur Cauchy sait de quoi il parle : il est lui-même organisateur du Salon national des collectionneurs qui aura lieu cet automne à St-Hyacinthe, le plus gros événement du genre au Canada mais qui se déroule à l’intérieur (plus de détails au www.salondescollectionneurs.com). Et évidemment, il est aussi lui-même collectionneur.

    « Je collectionne toutes sortes d’affaires, c’est mauvais! Ça fait mal au portefeuille, blague-t-il. Je collectionne la céramique québécoise du début du XXe siècle, les vieux catalogues, des antiquités… »

    Parmi les nombreux articles antiques qu’il vendait, on retrouvait un exemplaire de la première poupée Barbie à avoir des genoux articulés et datant de 1967 dans sa boîte originale. Prix demandé : plus de 575$. Trop cher vous croyez? Alors que monsieur Cauchy nous montrait celle-ci, un client potentiel est arrivé pour s’enquérir de sa disponibilité, tentant de négocier le prix à la baisse après avoir remarqué qu’il manquait un petit élément sur la poupée.

    Comme quoi la valeur d’un objet ancien dépend de l’œil de celui qui veut l’acheter!

  • Un ancien commerce de Grenville condamné par l’OPC

    Un ancien commerce de Grenville condamné par l’OPC

    L’Office de la protection du consommateur (OPC) annonce que l’entreprise Liquidation Rive-Nord (9195-7381 Québec inc.) et son président, Rami Hossen, ont plaidé coupable, le 26 février dernier, à 17 et 19 chefs d’accusations respectivement, portées en vertu de la Loi sur la protection du consommateur et du Décret concernant l’application de règles de conduite aux commerçants d’automobiles d’occasion. L’entreprise devra payer des amendes totalisant 39 024 $ et son président, 20 273 $.

    L’établissement de Liquidation Rive-Nord était situé au 7, rue Crooks, à Grenville. Selon Le Journal de Montréal, le bâtiment serait maintenant en vente depuis six mois mais au moment d’écrire ces lignes, la fiche de l’immeuble avait été retirée du site web de Realtor.

    L’OPC leur reprochait une multitude d’infractions : avoir conclu des contrats de vente d’automobile ailleurs qu’à l’établissement du commerçant, avoir utilisé des contrats non-conformes, avoir omis d’apposer, sur des véhicules d’occasion offerts à la vente, l’étiquette requise par la Loi et avoir omis de joindre cette étiquette au contrat de vente, avoir refusé de permettre l’inspection d’un véhicule d’occasion par un mécanicien choisi par le consommateur, avoir passé sous silence un fait important, soit le fait qu’un véhicule avait été accidenté deux fois dans le passé, avoir écrit une stipulation interdite dans un contrat, qui excluait toute garantie contrairement à ce qu’impose la Loi et avoir prétendu faussement que le véhicule avait été utilisé à un degré moindre, alors que les kilométrages déclarés lors de la vente par l’entreprise étaient inférieurs à ceux déclarés par des propriétaires précédents.

    Les infractions ont été commises entre novembre 2021 et janvier 2023 à Montréal, Lavaltrie et Terrebonne.

    Les mêmes reproches avaient conduit le président de l’OPC à annuler le permis de commerçant de véhicules routiers de Liquidation Rive-Nord en décembre 2023.