Catégorie : L’Argenteuil

  • Vitesse et dépassement d’autobus scolaire

    Vitesse et dépassement d’autobus scolaire

    Les policiers de la SQ d’Argenteuil ont procédé à deux interventions notables auprès d’usagers de la route au cours de la dernière semaine.

    Peu après 7h30 le 17 juin, les ont intercepté un véhicule sur la rue Léo-Clément, à Lachute. La femme de 47 ans, de Lachute, a reçu un constat d’infraction de 336$ et 9 points d’inaptitude pour avoir dépassé un autobus d’écoliers alors que les feux rouges intermittents étaient en marche ou que le signal d’arrêt obligatoire était actionné.

    Les policiers souhaitent sensibiliser l’ensemble des usagers du réseau routier à l’importance du respect du Code de la sécurité routière (CSR) afin d’assurer la sécurité de tous. Le principe de prudence défini au CSR prévoit que tout usager de la route est tenu, surtout à l’égard de celui qui est plus vulnérable que lui, d’agir avec prudence et respect lorsqu’il circule sur un chemin public. L’usager vulnérable est, pour sa part, tenu d’adopter des comportements favorisant sa sécurité.

    Aussi, vers 16h30 le 15 juin dernier, les policiers ont intercepté un véhicule pour un grand excès de vitesse sur la route 329, à Gore. La personne circulait à 147 km/h dans une zone de 90 km/h. Le jeune homme de 23 ans, de Piedmont, a reçu un constat d’infraction totalisant 1099$ et 10 points d’inaptitude pour son excès de vitesse. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 7 jours.

    La Sûreté du Québec rappelle que la vitesse est l’une des premières causes de collisions mortelles à survenir sur les routes du Québec.

    La Stratégie en sécurité des réseaux de transport 2021-2026, « La vie humaine, au cœur de nos actions », a pour objectif de diminuer le nombre de collisions mortelles et avec blessés graves sur les réseaux routiers et récréotouristiques. Des pistes d’action sont mises en œuvre dans chacun des axes distincts : Partenariat, Intervention, Sensibilisation, Technologie, Évaluation (PISTE) par la Sûreté du Québec ainsi que ses partenaires, afin de collaborer pour tendre vers un objectif commun, celui de rendre nos routes, nos sentiers et nos plans d’eau plus sécuritaires.

  • St-André souligne son 225e anniversaire lors de sa Fête du bon voisinage

    St-André souligne son 225e anniversaire lors de sa Fête du bon voisinage

    Le village de Saint-André-d’Argenteuil fête cette année son 225e anniversaire de fondation. Le 7 juin dernier, la municipalité a profité de sa traditionnelle Fête du bon voisinage pour souligner l’événement avec une visite historique de certains lieux.

    Encore une fois cette année, la route du Long-Sault a été fermée à la circulation automobile en après-midi du 7 juin afin de permettre au public de profiter des activités offertes lors de la Fête du bon voisinage. Jeux gonflables, démonstrations des pompiers et kiosques d’informations, de boutiques et d’artisans étaient au menu. En soirée, le groupe Henri Band a offert une prestation sur la scène montée sur les terrains de la boutique Speed Trix.

    Le leader de la formation musicale, Robert Simard, avait cependant eu un autre rôle à jouer plus tôt lors de cette journée. En tant que directeur général du Musée régional d’Argenteuil, il a animé une tournée historique du village, présentant certains lieux qui ont marqué l’histoire de Saint-André-Est, fondé sous le nom de St-Andrews.

    « C’est le major Patrick Murray qui est à l’origine du village de St-Andrews, explique monsieur Simard. La terre était sise sur les rives de la rivière des Outaouais. Il a pris le lot #12 du pied du Long-Sault et, en 1800, il y a fait du lotissement dans le but de créer un noyau villageois. Il a vendu ces petits lopins de terre et le village s’est développé entre la rive ouest de la rivière du Nord et la rive est de la rivière des Outaouais. »

    D’ailleurs, monsieur Simard souligne que certains de ces lots, notamment le long de la rue de la Seigneurie, n’ont pas changé depuis qu’ils ont été créés il y 225 ans.

    Développement

    Bien que St-Andrews est en quelque sorte fondé en 1800, l’histoire de territoire remonte à bien plus longtemps avant. Les Premières nations ont occupé ces terres depuis au moins 6000 ans avant que les Européens ne fondent la Seigneurie d’Argenteuil en 1680. Il faudra cependant attendre à 1722 avant que les premiers colons ne viennent s’y installer puisqu’il était auparavant difficile pour la colonie d’assurer la protection de ceux-ci.

    La Seigneurie d’Argenteuil appartiendra à la famille d’Ailleboust de sa fondation jusqu’en 1781 lorsque Pierre-Louis Panet en prend possession. Il sera le premier seigneur à prendre des mesures pour inciter les colons à s’établir le long de la rivière du Nord, notamment en y construisant les premiers moulins à blé et à scie en 1783. Il vendra la seigneurie au major Patrick Murray dix ans plus tard.

    D’origine écossaise, Murray donnera le nom de St-Andrews au village, en l’honneur du saint patron des Écossais. On ajoutera un peu plus tard « East » au nom afin de différencier le village de celui de St-Andrews-West, situé au nord de Cornwall.

    Dès le départ, St-Andrews est le chef-lieu de la Seigneurie d’Argenteuil en raison de son poids économique. Non seulement on y trouve un moulin à blé et un autre à scie, on y construira en 1803 le tout premier moulin à papier du Canada. L’endroit est aussi une plaque tournante pour les produits agricoles du secteur : le terrain en forme de triangle formé par les rues de la Seigneurie, St-Germain et du Prince-Édouard, que l’on peut voir encore aujourd’hui, était un lieu de rendez-vous important.

    « C’est là que se trouvait le marché public, rappelle Robert Simard. Les gens venaient de partout et d’aussi loin que de Chatham. Il y a déjà eu à cet endroit un terrain de crosse et, plus tard, de tennis. »

    L’Exposition agricole d’Argenteuil, qui fête cette année son 200e anniversaire, aurait d’ailleurs débuté à cet endroit.

    Quant aux habitants, bien que les premiers colons étaient d’origine française, le début du XIXe siècle vit l’arrivée non seulement de Loyalistes mais aussi de Patriotes américains voulant éviter la montée du puritanisme aux États-Unis.

    « Les ennemis d’hier sont devenus des voisins ici et ils ont été obligés de faire avec, illustre monsieur Simard. St-André est un microcosme de populations de plein d’origines. Il y a d’abord eu des Américains, puis des Écossais et ensuite des Irlandais en plus des francophones qui étaient déjà là. »

    L’historien mentionne qu’il y a déjà eu jusqu’à sept églises de confessions différentes uniquement dans le village de St-Andrews au milieu du XIXe siècle, alors que l’on comptait une population d’environ 1500 résidents comparativement à seulement 200 dans le hameau qui deviendra plus tard Lachute.

    Passer à côté de son histoire

    De chef-lieu d’Argenteuil, St-Andrews-East a perdu de son importance dans la seconde moitié du XIXe siècle au profit de Lachute pour devenir le petit village bucolique que l’on connaît aujourd’hui.

    « St-André est comme passé trois fois à côté de son histoire. Il aurait pu continuer à être le chef-lieu, explique Robert Simard. D’abord, en 1828, quand on a construit le Canal de Carillon, il y a eu des propositions pour que le canal passe dans le village. On voulait que le canal traverse jusqu’à l’Île-aux-Chats avant de prendre le chemin du ‘feeder’ pour éviter la grande chute de Carillon. Ça aurait favorisé le développement économique du village mais ça ne s’est finalement pas fait en raison de la différence de prix. »

    La deuxième fois que St-André aurait pu consolider son avantage économique, ce fut en 1874. À l’époque, le village était en compétition avec Lachute pour accueillir le tracé du chemin de fer du Canadien Pacific. Lachute avait cependant un argument de poids : la puissance de la rivière du Nord.

    « À St-André, le niveau de la rivière varie au point que des fois, ça devient comme un ruisseau. C’était difficile pour attirer de grandes industries alors que l’on comptait encore sur le pouvoir de l’eau pour faire fonctionner les usines, mentionne monsieur Simard. À Lachute, il y avait un pouvoir d’eau incroyable avec la chute justement. J. C. Wilson et Thomas Ayers ont décidé de s’établir là-bas et ils avaient besoin d’un moyen de transport pour faire écouler leurs marchandises et emmener les matières premières. C’est pour ça que le train est passé par Lachute. »

    Finalement, la troisième fois fut beaucoup plus récemment : dans les années 1960, lors de la planification de l’aéroport de Mirabel, un réseau d’autoroutes est aussi dans les cartons pour favoriser son accès, incluant l’autoroute 50. Fait méconnu du public, l’autoroute 9 est planifiée pour relier la 50, à Lachute, et la 40, à Pointe-Fortune, en passant par St-André. Le projet ne s’est (heureusement?) jamais réalisé et seul un espace pour accueillir un échangeur entre les deux chaussées de la 40, juste avant la frontière ontarienne, subsiste aujourd’hui comme témoin de ce plan.

    Vers St-André-d’Argenteuil

    Malgré tout, St-Andrews-East continue à se développer au fil des décennies jusqu’au début du XXe siècle. « De 1815 jusqu’à 1900, St-André est une communauté anglophone et riche, commerçante et voyageuse, indique monsieur Simard. Pourquoi le Musée régional d’Argenteuil existe est que les gens voyageaient et rapportaient des souvenirs, ce qui fait que l’on a dans notre collection une défense de mammouth et un bouclier zoulou notamment. Quant est venu le temps de créer le Musée, ces gens lui ont remis ça, ce qui fait que l’on a une collection très riche. »

    Mais au tournant du siècle, de petite ville industrielle, St-Andrews est devenu un village agricole et de villégiature et la communauté anglophone a cédé sa place aux francophones.

    « De 1900 à 1910, c’est devenu 50-50 entre les deux communautés. Avec les guerres et l’industrialisation, on a vu le changement s’accentuer, ajoute l’historien. Si en 1850 c’était 87 % d’anglophones et 13 % de francophones, aujourd’hui c’est le contraire et encore! »

    Parallèlement, le nom du village se francise et devient St-André-Est. Au tournant des années 2000, le village fusionne avec la municipalité de paroisse du même nom ainsi que le village de Carillon pour former St-André-d’Argenteuil. Pour la plupart des gens qui ont pris part à la Fête du bon voisinage du 7 juin dernier, l’endroit reste cependant un lieu où il fait bon vivre avec un cachet spécial.

    « Ce qui est beau de St-André, c’est que ça a conservé son apanage du XIXe siècle. On le sent dans son patrimoine bâti et la rivière est restée aussi sauvage qu’au début », conclut Robert Simard.

  • L’art de la courtepointe à l’honneur

    L’art de la courtepointe à l’honneur

    Pour la quatrième fois seulement de son histoire, la Guildes des courtepointières d’Argenteuil exposaient publiquement les créations de ses membres à l’aréna de Lachute, du 6 au 8 juin. C’était une rare occasion pour le public de rencontrer ces créatrices et discuter de cet art textile.

    Fondée en 1998, la Guilde des courtepointières d’Argenteuil compte aujourd’hui 60 membres, toutes des femmes bien qu’elle ait déjà compté des hommes dans ses rangs. Celles-ci ne proviennent cependant pas uniquement d’Argenteuil : plusieurs d’entre elles viennent de l’est-ontarien, d’ailleurs dans les Basses-Laurentides et même de Laval.

    Depuis 2009, la Guilde organise une exposition à tous les cinq ans du travail de ses membres, la dernière ayant eu lieu à l’automne 2019. C’est qu’il faut beaucoup de temps pour réaliser une seule courtepointe et l’exposition de cette année en présentait plus de 170.

    « Faire une courtepointe, ça peut prendre deux jours comme ça peut prendre un an, dépendamment de la technique utilisée, du design, du piquage…, explique Lucie Charlebois, présidente de la Guilde des courtepointières d’Argenteuil. C’est quelque chose de longue haleine! Le prix d’une courtepointe varie selon les tissus utilisés et le temps mis à la confectionner, selon la technique utilisée. »

    Madame Charlebois souligne également que cette exposition permet non seulement de mettre en valeur le travail de ses membres mais aussi celui de l’art de la courtepointe en tant que tel.

    « On promouvoit l’art de la courtepointe. C’est quelque chose qui existe depuis plus de cent ans mais depuis la Covid-19, les arts textiles, dont la courtepointe, ont connu un essor, explique-t-elle, mentionnant comme sa propre fille s’est mise à la couture à l’âge de 4 ans. De plus en plus de gens en font, autant des jeunes que des moins jeunes. Ce n’est plus que des gens à la retraite! Ça revient à la mode. »

    La présidente de la Guilde argenteuilloise indiquait aussi être très heureuse de l’achalandage à l’exposition de cette année. Il faut dire que c’était la première fois que l’événement avait lieu à l’aréna de Lachute, un endroit qu’elle qualifie de plus facile d’accès et qui offre plus d’espace, ce qui a permis l’ajout d’une douzaine de kiosques de boutiques liées à l’art textile en provenance du Québec mais aussi de l’est de l’Ontario. On notait aussi la présence du Cercle des fermières de Lachute, qui mettait aussi de l’avant le travail de ses membres.

    Une expertise reconnue

    Rencontrée lors de l’exposition, Marie-France Décarie est membre de la Guilde des courtepointières d’Argenteuil depuis deux ans et ce, même si elle réside dans le secteur St-Janvier de Mirabel. Qu’est-ce qui l’a incitée à se joindre à cette guilde plutôt qu’à une autre?

    « L’expertise! Il y a une expertise dans cette guilde que je viens chercher, répond-t-elle sans hésitation, précisant qu’elle est aussi membre d’autres guildes. Ce qui m’attire dans la courtepointe, ce sont les tissus. Depuis je suis petite, j’ai eu la chance de tomber là-dedans à travers mes tantes. Je me suis faite ma première robe à l’âge de 7 ans! »

    La variété des tissus, leurs couleurs, les agencements qui sont possibles de réaliser sont autant de raisons pour elle de faire des courtepointes. Elle indique aimer faire tous les types de courtepointes et vient de se lancer dans le piquage assisté par ordinateur. Cependant, retrouver les autres membres de la Guilde lors des rencontres hebdomadaires fait aussi partie des éléments qu’elle aime.

    « Ça devient des amies. On a la même passion alors ça devient facile de communiquer, de partager, dit-elle. Des fois, on est censé travailler sur nos projets mais à la place, on ne fait que jaser! On s’organise même pour aller visiter d’autres expositions. »

    Elle ajoute être fière de présenter ses créations au grand public à travers cette exposition. « Les gens qui viennent apprécient notre travail et s’intéressent à ce que l’on fait. Il y en a sûrement qui viennent pour en savoir plus sur les courtepointes. Chacune d’elle est précieuse et a une histoire. Ce sont des souvenirs impérissables. »

    La Guildes courtepointières d’Argenteuil tient ses rencontres tous les lundis, de septembre à juin, de 9h à 14h, à la salle communautaire de l’église presbytérienne Margaret-Rodger Memorial de Lachute (463, rue Principale). La Guilde s’implique aussi dans la communauté, notamment en créant des sacs et des couvertures pour les patients de l’hôpital de Lachute qui y reçoivent des traitements de chimiothérapie. La Guilde réalise aussi une à deux courtepointes par année pour l’organisation Quilts of Valor, qui les remet à des vétérans des Forces armées canadiennes.

    Pour en savoir plus sur la Guildes des courtepointières d’Argenteuil, écrivez au courtepointièresdargenteuil@gmail.com.

  • Une fête de quartier réussie dans Ayersville

    Une fête de quartier réussie dans Ayersville

    C’était jour de fête au parc Ayers de Lachute le 5 juin dernier! En effet, le traditionnel événement Ayersville en folie a attiré de nombreux résidents du quartier venus souligner le début de la belle saison.

    L’activité gratuite était organisée par un comité chapeauté par Esther Falardeau, intervenante à l’Office régional d’habitation d’Argenteuil (ORHA) et pour qui c’était la troisième édition dans ce rôle.

    « On retrouve de la bouffe, des jeux gonflables, un atelier de danse, des tirages… C’est aussi une foire pour les organismes de la région, énumère-t-elle. On en a une trentaine qui sont présents. Le but est de faire connaître leurs services à une communauté plus vulnérable. »

    Madame Falardeau ne se le cache pas : le quartier Ayersville n’est pas celui qui a la meilleure réputation à Lachute. Il était quand même important de tenir cette fête afin de mettre un peu de baume sur un quotidien pas toujours rose.

    « C’est un quartier assez défavorisé mais on voulait absolument faire une grande fête pour les familles du coin car il y en a beaucoup avec énormément d’enfants, dit-elle. On voulait que ce soit gratuit pour tous car c’est rare que ces familles ont l’opportunité de prendre part une telle fête sans que ça ne leur coûte quelque chose. »

    La coordonnatrice du comité organisateur d’Ayersville en folie s’est dite satisfaite de la participation et du déroulement de l’événement. « Ça se déroule bien. Je ne sais pas combien on a d’invités, mais on en attendait environ 450 comme lors des deux précédentes éditions. Je pense que l’on est pas mal dans ces eaux-là encore cette année. »

    Bientôt les déménagements

    En discutant avec Esther Falardeau, qui travaille pour l’ORHA, on ne pouvait ignorer un sujet qui revient aux devants de l’actualité année après année, soit la période des déménagements. Si l’ORHA est bien connu pour sa gestion du parc d’habitations à loyer modique (HLM) sur le territoire de la MRC d’Argenteuil, l’organisme offre aussi un service d’aide pour se trouver un logement, peu importe si le demandeur chercher un loyer modique ou non.

    « Si les gens ont de la difficulté à se loger ou même s’ils n’ont pas de difficulté mais ont juste besoin d’accès à des ressources, ils peuvent contacter le SARL (NDLR : le Service d’aide à la recherche de logement), mentionne madame Falardeau. Contrairement aux HLM, ce service n’a pas de critères au niveau du revenu. On aide tous les gens de la MRC à se trouver un logement sur le territoire. On peut aussi référer à d’autres organismes lorsqu’on voit que les besoins sont autres. »

    On peut rejoindre le SARL en composant le 1 833 481-7275. Pour en savoir plus sur l’ORHA et ses autres services, visitez le orhargenteuil.ca.

  • Opération nationale concertée VITESSE

    Opération nationale concertée VITESSE

    Les services de police du Québec, en collaboration avec la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), s’unissent afin de sensibiliser et conscientiser les conducteurs aux risques liés à la vitesse pour l’ensemble des usagers du réseau routier. C’est dans le cadre de l’opération nationale concertée (ONC) VITESSE, qui se tiendra du 9 au 15 juin prochains, que les policiers interviendront de façon intensive auprès des conducteurs qui contreviennent au Code de la sécurité routière, et plus particulièrement à l’égard des comportements reliés à la vitesse. Ils interviendront aussi en lien avec le respect des signaux émis par les signaleurs routiers et la lisibilité des plaques d’immatriculation.

    Le respect des limites de vitesse est primordial pour assurer la sécurité de tous les usagers de la route. Cela est d’autant plus important avec le retour du beau temps, qui coïncide avec celui des usagers vulnérables sur le réseau routier, dont les piétons, les cyclistes et les motocyclistes. Il en va de même pour la reprise des chantiers de construction qui entraîne une présence accrue de travailleurs et de signaleurs aux abords de ceux-ci.

    Respecter les limites de vitesse, c’est la base!

    La vitesse est encore l’une des principales causes de collisions sur la route au Québec. Selon certaines études, une diminution de la vitesse moyenne de circulation de 5 km/h permettrait de réduire annuellement de 15 % le nombre de collisions. À titre d’exemple :

    -12 décès en moins pour une réduction de 1 km/h

    -60 décès en moins pour une réduction de 5 km/h

    -120 décès en moins pour une réduction de 10 km/h

    Les données sont basées sur un total de 400 décès.

    L’empressement d’un conducteur à atteindre sa destination peut l’amener à commettre des actions imprudentes comme effectuer des dépassements par la droite ou successifs en zigzag.

    Si chaque conducteur réduisait sa vitesse moyenne, le nombre de blessures et de décès sur les routes du Québec diminuerait considérablement.

    Le déploiement de l’opération Vitesse se poursuivra cette année sous le thème « Respecter les limites de vitesse, c’est la base! ». L’angle choisi vise à responsabiliser les conducteurs et à leur rappeler qu’ils peuvent faire partie de la solution et contribuer à l’amélioration du bilan routier en respectant les limites de vitesse. Modifier son comportement est l’élément clé d’une conduite sécuritaire et chacun a le pouvoir de sauver des vies !

  • Trois interceptions policières dans Argenteuil

    Trois interceptions policières dans Argenteuil

    Les policiers de la Sûreté du Québec d’Argenteuil ont procédé à trois interceptions d’importance dans la région au cours des derniers jours.

    Vers 18h le 4 juin dernier, les policiers ont intercepté un véhicule pour une vérification sur l’autoroute 50 est, près du km 254, à Brownsburg-Chatham. Ils ont procédé à l’arrestation du conducteur, un homme de 34 ans de Verdun, qui a ensuite été libéré sur citation à comparaître. Il doit revenir devant la justice, à une date ultérieure, au Palais de justice de Saint-Jérôme pour faire face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies, refus de fournir un échantillon d’haleine et entrave. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours. Le véhicule a été remorqué.

    Puis, vers 10h le 7 juin, les policiers ont été avisés de la conduite erratique d’un automobiliste sur l’autoroute 50 est, dans le secteur de Notre-Dame-de-Bonsecours. Le véhicule a été localisé et intercepté près du km 252 à Brownsburg-Chatham. Après les vérifications d’usage, les policiers ont procédé à l’arrestation du conducteur, un homme de 46 ans, de Gatineau.

    Ce dernier a été arrêté puis libéré sur citation à comparaitre. Il devra revenir devant la justice à une date ultérieure, au Palais de justice de Saint-Jérôme où il pourrait faire face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours alors que le véhicule a été saisi pour une période de 30 jours. À noter que son taux d’alcoolémie s’élevait à plus de deux la limite permise.

    Finalement, vers 9h30 le 10 juin, les policiers ont intercepté un véhicule pour un excès de vitesse, près d’un établissement scolaire de l’avenue Argenteuil, à Lachute. La personne circulait à 72 km/h dans une zone de 30 km/h. L’homme de 71 ans, de Maria, a reçu un constat d’infraction totalisant 1286$ et 6 points d’inaptitude pour son excès de vitesse. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 7 jours.

  • Un conducteur heurte volontairement un piéton

    Un conducteur heurte volontairement un piéton

    Vers 17h30 le 11 juin, les policiers de la SQ du poste de la MRC d’Argenteuil ont été avisés d’une dispute entre deux hommes dans le secteur de l’avenue de la Providence, à Lachute. Une des personnes impliquées aurait par la suite percuté de façon volontaire l’autre personne avec son véhicule avant de prendre la fuite.

    Les policiers ont été en mesure de localiser le véhicule sur le chemin Sinclair, à Brownsburg-Chatham et de procéder à l’arrestation du conducteur pour voies de fait, délit de fuite et conduite avec les capacités affaiblies. L’homme de 31 ans, de Brownsburg-Chatham a été conduit au poste de la SQ. Ce dernier est demeuré détenu et doit comparaître aujourd’hui au Palais de justice de Saint-Jérôme.

    Il devrait faire face à des accusations d’agression armée causant des lésions, délit de fuite, conduite dangereuse, conduite avec les capacités affaiblies, prise d’un véhicule sans consentement et bris de condition. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours alors que le véhicule a été saisi pour une période de 90 jours.

    À noter que son taux d’alcoolémie s’élevait à plus de deux fois la limite permise et qu’il s’agit d’un récidiviste en matière de conduite avec les capacités affaiblies.

    La victime a subi des blessures mineures et a refusé le transport au centre hospitalier.

  • Une vigie marquée par le chagrin et la colère

    Une vigie marquée par le chagrin et la colère

    Une cinquantaine de personnes, presqu’exclusivement des femmes, ont pris part à une vigie en mémoire de Patricia Lynda Thériault, victime d’un féminicide à Lachute il y a quelques semaines. L’événement, qui a eu lieu au parc Barron le 3 juin dernier, accueillait notamment des proches de la victime et s’est déroulé sous le coup du chagrin mais aussi de la colère.

    Rappelons que Patricia Lynda Thériault, 47 ans, a été retrouvée morte dans une résidence de la rue St-Exupéry de Lachute le 16 mai dernier. Son conjoint, Mathieu McClaren, 36 ans, a été accusé de meurtre non prémédité.

    La vigie était organisée conjointement par le Carrefour des femmes du Grand Lachute et La Citad’Elle, une ressource pour femmes victimes de violence conjugale. Non seulement l’événement rendait hommage à madame Thériault mais aussi à toutes les neuf autres victimes de féminicides qui ont eu lieu cette année uniquement au Québec.

    « C’est avec de profondes émotions de colère, de tristesse et d’indignation mais aussi de révolte que l’on est réunis aujourd’hui. Nous sommes rassemblés pour honorer les mémoires des femmes qui ont perdu la vie dans des circonstances inacceptables, des vies fauchées par la violence, a déclaré Marie-France Rhéaume, intervenante externe en sensibilisation et formation à La Citad’Elle. La violence faite aux femmes, ce ne sont pas des faits lointains, des histoires qui n’arrivent qu’aux autres. Ces violences sont là, parfois juste à côté de chez nous. Nous sommes ici pour briser le silence, pour porter la voix de celles que l’on a fait taire. »

    Madame Rhéaume a ajouté que les bougies qui ont été allumées lors de cette vigie représentaient la colère de voir qu’encore en 2025, des femmes sont tuées dans des contextes conjugaux. Cependant, ces flammes représentaient aussi un message d’espoir et de mémoire pour les victimes, a-t-elle précisé.

    « Vous n’êtes pas seules »

    Les deux organismes qui ont organisé cette vigie avaient aussi un message à envoyer aux personnes qui seraient victimes de violence dans un contexte conjugale.

    « À celles qui ont besoin d’aide, vous n’êtes pas seules, a lancé Martine Mantha, co-coordonnatrice du Carrefour des femmes du Grand Lachute. Des ressources existent. Ensemble, en communauté, nous devons nous mobiliser, éduquer, écouter, croire les femmes, dénoncer les comportements violents, briser le silence. Assez, c’est assez! »

    De son côté, Marie-France Rhéaume rappelle que le public en général peut aider à empêcher qu’un autre féminicide ne se produise. « Il faut prendre position, dénoncer, nommer ce que la femme vit est de la violence et garder la porte ouverte aux femmes qui pourraient vivre ce genre de situation, dit-elle. Il faut aussi sensibiliser notre communauté à ces formes de violence. Des fois, elles sont très subtiles. »

    Ne pas l’oublier

    Présentes lors de l’événement, Nathalie Miron et Sabrina Besson étaient deux des amies les plus proches de Patricia Lynda Thériault, elles qui la connaissaient depuis plus de 36 ans chacune. Elles tenaient à être là pour lui rendre hommage et dire qu’elle ne sera pas oubliée.

    « Je voulais qu’elle sache que l’on était là et que l’on sera toujours là, a expliqué madame Miron. Patricia était unique, très spontanée, drôle. Elle avait une touche de magie et de créativité qu’elle mettait selon les contextes. Ça désamorçait beaucoup de situations. »

    « C’était comme ma sœur, je faisais tout avec elle, ajoute de son côté madame Besson. Elle va nous manquer énormément. C’est très dur… »

    Malheureusement, selon les deux amies, sa propension à accepter certaines choses pouvait la conduire dans des relations toxiques, avec le résultat tragique que l’on connaît aujourd’hui. D’ailleurs, les deux femmes avaient un message à lancer à celles qui seraient prises dans une telle relation.

    « Sortez de là! Demandez de l’aide! Il y a des ressources, ne vous gênez pas! », a déclaré madame Besson.

    « Faites ce premier petit pas, qui est souvent difficile mais qui sera gratifiant à la fin. Si quelqu’un voit quelque chose aussi, parlez pour elle! », ajoute madame Miron.

    L’importance d’être présent

    Les organisateurs de l’événement ont indiqué être heureux de la réponse du public alors que plus d’une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées pour prendre part à cette vigie. Les proches de la victime ont aussi indiqué être touchés par la participation de la communauté.

    La conseillère municipale de Brownsburg-Chatham, Marilou Laurin, était la seule représentante de la classe politique présente à cette vigie. Elle indique qu’il était très important pour elle d’assister à celle-ci.

    « J’ai vu ici une pancarte qui m’a marquée : ‘Un féminicide n’est jamais un acte isolé, c’est un échec collectif’… C’est important de se rappeler que l’on a tous un rôle à jouer, a-t-elle tenu à dire. C’est très triste, c’est une tristesse qui amène de la colère. Mais c’est important d’être unis. »

    Pour sa part, Urhiel Madran-Cyr était l’un des rares hommes (ils se comptaient sur les doigts d’une seule main) à avoir participé à cette vigie. « C’était important pour moi d’être là car il faut que ça cesse, la violence faite aux femmes. Je crois aussi qu’il est important de sensibiliser les hommes de parler de ses émotions et de demander de l’aide quand ça ne va pas, de faire sa part des choses pour que ça cesse, a-t-il déclaré. Ma mère a subi beaucoup de violence, c’est quelque chose dont j’ai toujours été conscient que ça existait. Il faut sensibiliser les jeunes hommes car on le voit, il y a une remontée du machisme, du sexisme et de la misogynie. Il faut en parler au plus jeune âge. »

    Pour connaître les services offerts par le Carrefour des femmes du Grand Lachute, visitez le www.cafela.org.

    Pour obtenir de l’aide dans un contexte de violence conjugale, visitez le site web de La Citad’Elle au citadellelachute.ca ou composez le 450 562-7797.

  • Une saison de transition pour les Lynx de Lachute

    Une saison de transition pour les Lynx de Lachute

    Le club de soccer des Lynx de Lachute a officiellement lancé sa saison lors de la fin de semaine du 17 et 18 mai dernier. Avec un nombre record d’inscriptions, le club se prépare à faire une transition vers un nouveau nom et un nouveau logo en 2026.

    Lorsque L’Argenteuil a rencontré Olivier Roy-St-Jean, président du Club de soccer des Lynx de Lachute, le 17 mai dernier, des centaines de jeunes joueurs et des entraîneurs de partout dans les Laurentides occupaient les gymnases de la polyvalente Lavigne de Lachute.

    C’est que le club lachutois accueillait le stage de recyclage de l’Association régionale de soccer des Laurentides, une activité annuelle qui visite un club laurentien de soccer différent chaque année. Ce sont ainsi des représentants de la dizaine de club de soccer de la région qui pris part à des ateliers théoriques et pratiques sur les terrains tandis que les entraîneurs de calibre AA et plus recevaient des formations

    Le lendemain, le 18 mai, c’était la tenue du camp de remise en forme pour les joueurs des Lynx. Plus de 480 joueurs sont inscrits cette année au soccer à Lachute et ils étaient tous conviés à prendre part à cet événement marquant le début de la saison à l’extérieur des gymnases, de la classe U-04 à Sénior (19 ans et plus).

    « On note une augmentation des inscriptions depuis quelques années, tellement qu’on a été obligé de fermer certaines catégories cette année car on est limité dans le nombre de joueurs que l’on peut avoir par équipe, mentionne monsieur Roy-St-Jean. Ça ne nous a pas fait plaisir mais on se dit que l’on va mettre de quoi en place pour que l’an prochain, on puisse accueillir tout le monde. On pourrait mettre en place une sorte de ligue locale pour faire jouer le plus de jeunes si on ne peut pas faire deux équipes dans certaines catégories. C’est en discussion. »

    C’est une des problématiques que fait face le club : dès le mois de mars, avant même que la période d’inscription ne soit terminée, il faut que les Lynx envoient à l’association régionale le nombre d’équipes que le club devrait mettre en place.

    « C’est l’enjeu que l’on a chaque année : il faut inscrire les équipes mais on ne sait pas combien d’inscriptions on va avoir, déplore le président des Lynx. En étant un plus petit club mais qui est en expansion, on a des fois des catégories que l’on met ensemble. Par exemple, le U-11 va jouer avec le U-12 pour s’assurer d’avoir une équipe complète. »

    Des événements

    Cette année encore, le de soccer des Lynx de Lachute organise deux événements d’envergure. Le premier fut le 2e Tournoi de nuit, un tournoi de soccer récréatif qui s’est déroulé dans la nuit du 31 mai au 1er juin.

    Sept équipes, regroupant au total 85 joueurs, ont participé à cette compétition qui se voulait amicale. C’est la formation Les Gros Mollets, composée de joueurs de la division 2 de la catégorie Sénior des Lynx de Lachute, qui a remporté les grands honneurs.

    L’événement servait à amasser des fonds pour le Centre de pédiatrie sociale en communauté. Au moment d’écrire ces lignes ont ignorait encore la somme qui avait été recueillie.

    Le prochain événement d’envergure des Lynx sera le 11e Tournoi national de soccer de Lachute, qui se tiendra du 27 au 29 juin, sur les terrains entourant le campus des écoles secondaires de Lachute. On s’attend déjà à une participation importante.

    « On a ouvert les inscriptions il y a deux semaines et on sentait l’engouement avant même que les inscriptions soient ouverte, commente Olivier Roy-St-Jean. On a des équipes de l’Ontario et même de Halifax qui nous ont contactés. On espère que l’on va pouvoir ouvrir les catégories pour accueillir ces équipes mais ça dépend toujours du nombre d’équipes qui vont s’inscrire. Il faut qu’il y en ait assez pour tenir le tournoi dans cette catégorie. »

    Vers le CS Lachute

    Comme mentionné au début de ce texte, l’année 2025 en sera une de transition alors que les Lynx de Lachute changeront d’appellation lors de la saison 2026. Il faudra alors parler du Club de soccer (CS) Lachute.

    « Ça fait déjà un an que l’on travaille là-dessus. On veut moderniser l’image, le logo, le nom. Il y a une tendance pour les noms d’équipe vers le CF ou CS, explique le président de l’organisation. On veut rester unique, dans le sens qu’il n’y a pas un autre club qui s’appelle CS [dans les Laurentides], mais on va garder le lynx car ça fait partie de l’histoire. Il sera dans le logo mais le nom sera CS Lachute. On va continuer à porter le surnom de Lynx de Lachute. »

    Dans les faits, le club a déjà sondé ses membres pour connaître lequel des trois logos proposés sera celui qui représentera officiellement le club en 2026. Les trois versions affichent tous les mêmes éléments, soit une tête de lynx stylisée, le nom CS Lachute, l’année de fondation du club (1982) et la devise de la Ville de Lachute (Conatu Junxi), le tout aux couleurs rouge, noire et blanche. La version gagnante sera connue plus tard cet été et devrait apparaître sur les nouveaux uniformes du club l’an prochain.

    « Ça va donner un regain d’énergie au club, croit Olivier Roy-St-Jean. On voit que la région se développe démographiquement, il va y avoir encore plus de monde et on voit qu’ils sont motivés à venir jouer. On se dit que ça rendre ça encore plus attrayant. »

    Pour plus d’informations sur le Club de soccer des Lynx de Lachute, visitez le www.soccerlachute.ca.

  • Saint-André-d’Argenteuil se dote à son tour d’une Chaise des générations

    Saint-André-d’Argenteuil se dote à son tour d’une Chaise des générations

    Après la MRC d’Argenteuil en avril dernier, c’était au tour de la municipalité de Saint-André-d’Argenteuil de se doter officiellement d’une Chaise des générations. Celle-ci, qui se veut un symbole pour les élus dans le cadre de leurs prises de décision, a été formellement acceptée par le conseil le 3 juin dernier.

    Il y aurait plus de 150 Chaises des générations à travers le Québec, que ce soit dans des municipalités, des MRC et même des bureaux de députés. Dans Argenteuil, les municipalités de Wentworth, Gore et Mille-Isles en ont déjà une tout comme la MRC. Saint-André-d’Argenteuil devient donc la quatrième municipalité et la cinquième organisation municipale de la région à se doter d’une telle chaise.

    Le concept des Chaises des générations aurait été créé par le maire de Québec, Bruno Marchand, qui a ensuite été repris par le regroupement Mères au front. Ce mouvement vise à mobiliser, sensibiliser et éduquer le grand public et les politiciens à l’urgence climatique, pour protéger les générations à venir.

    Une Chaise des générations est une chaise qui a été décorée par des enfants de la communauté où elle se trouve pour ensuite être placée aux tables où se prennent des décisions, comme la salle du conseil municipal dans le cas de Saint-André-d’Argenteuil. Elle devient un symbole pour les élus afin qu’ils puissent penser aux conséquences de leurs décisions sur les générations à venir.

    « Chaque décision qui va être prise dans le futur par les différents conseils municipaux qui vont siéger ici vont pouvoir la regarder et penser aux enfants et à leurs préoccupations du futur, a expliqué le maire de Saint-André-d’Argenteuil, Stephen Matthews. Je veux remercier tout le monde qui a participé à ce projet. On va pouvoir prendre des décisions éclairées pour l’avenir de nos enfants. »

    Tout comme pour les autres Chaises des générations dans Argenteuil, c’est une résidente de Wentworth et membre de Mères au front, Diane Choquet, qui a approché la municipalité de Saint-André-d’Argenteuil pour la création de cette dernière.

    « Cette chaise sera présente à tous vos conseils et pour votre relève, les enfants et les générations futures, a-t-elle lancé. Lorsque vous prendrez une décision, il sera important de penser pour le futur et pas seulement pour l’instant présent. Cette chaise est là pour vous le rappeler. »

    Symboles environnementaux

    La chaise andréenne a été réalisée lors d’une activité qui a eu lieu en soirée le 29 avril dernier alors que la population était invitée à venir décorée celle-ci. Seulement cinq enfants de la communauté ont participé à l’événement, alors que la ligue de baseball locale prenait son envol le même soir, ce qui explique le faible taux de participation selon les responsables.

    Sur la nouvelle chaise, on retrouve des symboles liés à l’environnement comme des abeilles, un insecte important pour la pollinisation, de l’asclépiade, une plante utilisée par le papillon monarque pour se reproduire, des oiseaux et même une représentation de la Voie lactée, qui est de plus en plus difficile à admirer dans le ciel nocturne en raison de la pollution lumineuse.

    « Je suis content qu’il y ait des abeilles sur cette chaise, souligne monsieur Matthews qui est lui-même apiculteur. Aux États-Unis, plus de 70 % de la population d’abeilles est morte cette année. Si vous voulez manger des amandes, je vous recommande d’en acheter tout de suite car il va manquer d’abeilles pour polliniser les plants d’amande cette année. »

    Le dévoilement de cette nouvelle Chaise des générations s’est faite dans le cadre de la tenue du traditionnel Mini-conseil de la municipalité, une activité qui a lieu depuis de nombreuses années. Sept jeunes (un « maire » et six « conseillers ») ont pris la place des véritables élus pour la réunion mensuelle du conseil municipal du mois de juin. Ils ont lu les résolutions et les autres points à l’ordre du jour mais ceux-ci étaient officiellement adoptés par les vrais membres du conseil qui étaient assis pour l’occasion parmi les membres du public. Seul le maire Matthews est resté à la table du conseil pour épauler les jeunes durant le déroulement de cette soirée et pour répondre aux questions du public lors des deux périodes de questions.

    « Ils vont lire les vraies résolutions pour un vrai procès-verbal de la soirée, explique Alexandra Girard, agente en communication et loisirs à la municipalité. Ce sont des élèves de 6e année de l’école primaire St-André de la classe de monsieur Gibault et madame Lafantaisie qui viennent tenter l’expérience, en espérant qu’ils s’impliquent en politique municipale plus tard lorsqu’ils seront majeurs. »

    Pour en savoir plus sur les Chaises des générations et le réseau Mère au front, visitez le www.meresaufront.org.