Catégorie : L’Argenteuil

  • Horizon 2040 : quel avenir pour l’économie d’Argenteuil?

    Horizon 2040 : quel avenir pour l’économie d’Argenteuil?

    Plus de 160 personnes s’étaient données rendez-vous le 13 mai dernier au Club de golf de Lachute dans le cadre de l’événement Horizon 2040, une activité organisée en collaboration avec la MRC d’Argenteuil et ayant pour objectif de permettre les échanges sur l’état de l’économie d’aujourd’hui et ses perspectives pour les 15 prochaines années.

    Acteurs économiques, élus et même simples citoyens de partout dans les Laurentides ont assisté à cette activité que la MRC organisait avec l’Association des professionnels en développement économique du Québec ainsi que Coboom, une entreprise spécialisée pour aider les organisations dans l’élaboration de leur planification stratégique

    Sous le thème Prospective économique et sociologique, l’événement a permis à différents acteurs économiques de s’asseoir et de discuter des actions à prendre afin de rendre l’économie laurentienne plus robuste face aux divers changements socioéconomiques à venir.

    « Ce qui est mis de l’avant, ça peut sembler fataliste, mais on ne se dirige pas nécessairement vers une économie mondiale très prospère sur une perspective à long terme, explique Bernard Bigras-Denis, maire de Lachute. Le but aujourd’hui est de s’asseoir avec les acteurs économiques des Laurentides pour savoir ce que l’on peut faire ensemble afin de s’adapter et non de subir les impacts du déclin mondial au niveau de la consommation. »

    « On ne parle pas de résilience mais de développer quelque chose qui est beaucoup plus solide, renchérit Dany Brassard, directeur du service de développement économique de la MRC d’Argenteuil. On s’est rendu compte que dans une région comme la nôtre, qui a un taux de diplomation un peu moindre, on peut devenir une économie plus robuste. »

    Au niveau local

    Au moment de rencontrer les deux hommes, l’événement n’était pas encore terminé. Les éléments précis qui sont ressortis lors des échanges seront intégrés à une étude sur les forces économiques d’Argenteuil qui sera dévoilée plus tard au cours de l’été. Même si Horizon 2040 s’est penché de façon générale au Québec dans son ensemble et les Laurentides, plusieurs éléments s’appliquent à Argenteuil et c’est ce qui sera mis de l’avant dans cette étude.

    « Ça va identifier les forces de la MRC pour que, par la suite, on puisse se positionner avec un plan d’action pour intervenir dans certains secteurs d’activités, explique monsieur Bigras-Denis. C’est de prendre une image actuelle tout en quantifiant la force économique et industrielle de la région. C’est pour ça qu’on avait besoin d’une firme comme Coboom pour travailler là-dessus. »

    Cette firme avait d’ailleurs choisi la MRC d’Argenteuil comme région d’essais : l’entreprise partira visiter les autres régions du Québec et utilisera Argenteuil comme exemple pour rendre une économie locale plus robuste.

    « On a été pris comme cobaye à la MRC d’Argenteuil pour regarder notre économie, comment elle va et comment elle se développe, pour comment on peut la rendre plus robuste, indique monsieur Brassard. On voulait faire un exemple de ce que l’on peut faire avec l’économie d’en ce moment, vers quoi on s’en va, qu’est-ce que l’on peut changer chez nous. »

    On pourrait penser que le chamboulement économique mondial provoqué par les tarifs douaniers imposés par l’administration américaine était la raison pour laquelle Horizon 2040 a été organisé mais ce n’est pas le cas. Dany Brassard indique que cela fait maintenant trois ans que la MRC planche sur cet événement.

    « Lorsqu’on parle d’animation économique, ce n’est pas de faire des fêtes, c’est de réunir des acteurs économiques autour d’une même cause et discuter tous ensemble, ajoute Bernard Bigras-Denis. Il faut travailler ensemble et arrêter de tirer la couverture chacun de son côté au niveau des MRC. On sent que c’est la première fois que l’on a autant d’acteurs réunis pour travailler vers un objectif commun. »

    Les organisateurs se disent satisfaits de la réponse des intervenants lors de cet événement. On indique que cette activité était la première qui permettra d’amasser de l’information afin d’éventuellement créer une planification stratégique pour l’économie d’Argenteuil.

  • Une corvée de nettoyage qui fait du bien

    Une corvée de nettoyage qui fait du bien

    L’organisme de bassin versant de la rivière du Nord, Abrinord, avait convié la population à une corvée de nettoyage des berges de cette rivière à Lachute le 24 mai dernier. Avec pas moins de 147 kilos de déchets amassés, on peut dire que cette opération de ramassage a fait du bien.

    Au cours des prochains mois, Abrinord mènera plusieurs corvée de nettoyage non seulement des berges de la rivière du Nord mais aussi de différents points d’eau qui font partie du bassin versant de cette rivière. La corvée de Lachute était la seconde cette année pour l’organisation.

    « On en a encore quatre autres de prévues cette année, confirme Marie-Pénélope Guay, chargée de projet chez Abrinord. On a fait un appel à toutes les municipalités du bassin versant pour savoir s’il y en avait qui étaient intéressées à tenir une telle corvée et plusieurs ont répondu positivement dont Lachute. »

    Ce n’est cependant pas toute la longueur des berges de la rivière située sur le territoire lachutois qui a été visitée par les bénévoles lors de cette corvée. Les organisateurs ont plutôt ciblé les berges des parcs Barron et Richelieu pour tenir l’événement.

    « On tient cette corvée au printemps car selon la Ville, beaucoup de déchets sont charriés sur les berges à ce temps-ci de l’année. Avec la fonte des neiges, il y a plus de courant. C’est le bon moment pour aller les chercher, indique madame Guay. Ça nous permet aussi d’aller à des endroits où la Ville ne va pas souvent, à des endroits où c’est moins visible. »

    Une rivière importante

    Au moment du passage de L’Argenteuil au quartier général de cette opération de nettoyage, la météo menaçante semblait avoir eu un impact sur la motivation des citoyens à venir participer à celle-ci. Seulement quatre d’entre eux oeuvraient à récolter les déchets le long des berges.

    Parmi ceux-ci, on retrouvait les conseillers municipaux Hugo Lajoie et Christian David. Même si l’activité n’avait pas lieu sur le territoire de leur district électoral respectif, ils tenaient à apporter leur contribution à l’opération.

    « Abrinord est une organisation que l’on suit et supporte depuis un bon bout de temps à la Ville de Lachute, explique monsieur David. La rivière du Nord est importante, elle s’en vient de mieux en mieux mais elle a encore besoin d’amour. Il y a encore des efforts qui doivent être faits. On l’oublie mais si la ville s’appelle Lachute, c’est en raison de la rivière. Elle fait partie de notre identité. »

    Monsieur David participait à cette corvée de nettoyage avec sa benjamine de 2 ans jugée sur son dos. « Je participais déjà à ce genre d’activité avant d’être élu, je trouve ça important, dit-il. On essaie d’inculquer à nos enfants certaines valeurs afin que ce soit normal pour eux de faire des choses comme celle-ci pour devenir des citoyens responsables et respectueux de l’environnement. »

    Au terme de la corvée de nettoyage, ce sont 147 kilos de déchets qui ont été retirés de la nature. Parmi les objets les plus inusités qui ont été récoltés, on notera des blocs de béton pour la maçonnerie, des balles de golf et… le boitier d’une télévision cathodique!

    Face à ces déchets, dont on peut bien questionner les raisons pour lesquelles ils se sont retrouvés en pleine nature, est-ce que la rivière du Nord est malade? Selon Marie-Pénélope Guay, sans dire que le cours d’eau se meurt, cela dépend des endroits et des moments de l’année.

    « En ce moment, on fait du mieux que l’on peut pour rétablir la santé de la rivière, concède-t-elle. On retrouve des déchets où, malheureusement, on ne voudrait qu’il y en ait comme dans des milieux naturels. Mais des corvées comme celle-ci aident. »

    Rappelons que la rivière du Nord prend sa source dans le lac de la Montagne noire, à Lantier, et se jette 147 kilomètres plus loin dans la rivière des Outaouais, à St-André-d’Argenteuil. Son bassin versant compte 16 167 milieux humides, 3 354 lacs et 5 258 km de cours d’eau.

    Pour en savoir plus sur Abrinord, visitez le www.abrinord.ca.

  • Deux cas d’alcool au volant

    Deux cas d’alcool au volant

    Les policiers de la Sûreté du Québec ont été occupés le 27 mai dernier alors qu’ils ont intercepté deux conducteurs qui avaient un fort taux d’alcoolémie dans le sang.

    Vers 15h le 27 mai dernier, les policiers de la SQ ont intercepté un véhicule pour une vérification sur l’avenue Bethany, à Lachute. Après les vérifications d’usage, les policiers ont procédé à l’arrestation de la conductrice, une femme de 34 ans de Mascouche.

    Cette dernière a été libérée par la suite. Elle devrait revenir devant la justice à une date ultérieure, au Palais de justice de Saint-Jérôme pour faire face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours. Le véhicule a été saisi pour une période de 30 jours. À noter que son taux d’alcoolémie s’élevait à plus de deux fois la limite permise.

    Puis, vers 17h le même jour, un policier qui circulait à bord d’un camion avec un bateau de la SQ sur une remorque a constaté qu’un véhicule arrivait rapidement devant lui en effectuant un dépassement sur l’avenue de la Providence, à Lachute. Le policier a freiné pour éviter une situation dangereuse avant d’activer ses gyrophares et sirènes pour se tasser légèrement dans la voie afin de l’intercepter. Ce dernier a ignoré le policier et a poursuivi sa route. Le policier a avisé ses confrères de la situation et a donné la description du véhicule et du suspect afin de le localiser.

    Quelques minutes plus tard, les policiers ont avisé leur collègue qu’ils avaient localisé le véhicule dans le stationnement d’un commerce de l’avenue de la Providence, à Lachute. Ce dernier s’est présenté sur place et a confirmé qu’il s’agissait bien du bon véhicule.

    Après les vérifications d’usage, les policiers ont procédé à l’arrestation du conducteur, un homme de 44 ans. Ce dernier a été libéré par la suite sur citation à comparaître.  Il doit revenir devant la justice, à une date ultérieure, au Palais de justice de Saint-Jérôme. Il pourrait faire face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours alors que le véhicule a été remorqué. À noter que son taux d’alcoolémie s’élevait à plus de deux fois la limite permise.

  • Incendie criminel à Brownsburg-Chatham: appel à la population

    Incendie criminel à Brownsburg-Chatham: appel à la population

    La Sûreté du Québec demande l’aide de la population afin d’identifier un ou des suspects relativement à un incendie criminel survenu, le 2 juin dernier, sur des véhicules dans la cour d’un commerce situé sur la route du Canton à Brownsburg-Chatham.

    Rappelons que les policiers avaient été avisés peu après minuit de l’incendie des véhicules qui avaient été rapidement maitrisés par les pompiers. En plus des 3 véhicules incendiés, 3 autres à proximité ont subi des dommages.

    Un véhicule de couleur foncée, potentiellement suspect, a été observé à proximité des lieux au moment de l’événement.

    Toute information pouvant permettre d’identifier cet individu peut être communiquée de façon confidentielle à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

  • Une femme disparue dans la rivière Rouge

    Une femme disparue dans la rivière Rouge

    Une femme de 29 ans qui descendait la rivière Rouge en rafting manque à l’appel depuis le 1er juin après être tombée de son embarcation. Les recherches se poursuivent pour tenter de la localiser.

    Vers 16h le 1er juin, un groupe de personnes descendait la rivière Rouge en rafting lorsqu’une des passagères, une femme de 29 ans, serait tombée dans le cours d’eau. Malgré qu’elle portait un casque et une veste de flottaison, la femme ne serait jamais remontée à la surface.

    Les services de secours ont été appelés sur place pour tenter de localiser la disparue. Les recherches ont été suspendues pour la nuit avant de reprendre le matin du 2 juin, avec l’appui d’un hélicoptère de la SQ et des plongeurs. Au moment d’écrire ces lignes, on n’avait toujours pas retrouvé la victime plus de 72 heures après le drame.

    En entrevue à TVA Nouvelles, Gilles Talbot, propriétaire de Rafting Nouveau Monde qui possède l’embarcation impliquée dans l’événement, a indiqué qu’il s’agirait de la première fois en 27 ans pour son entreprise qu’un tel drame se produit.

    « Tout le monde est sous le choc. On a beau savoir qu’il y a des risques avec cette activité, ce n’était jamais arrivé auparavant, a-t-il expliqué. On essaie de soutenir la famille du mieux possible et nos équipes sont à pied d’oeuvre pour retrouver la disparue. »

    La SQ mène une enquête afin de déterminer les circonstances entourant ce drame.

  • Jeux provinciaux de pêche : un Lachutois défendra son titre chez lui

    Jeux provinciaux de pêche : un Lachutois défendra son titre chez lui

    Les 28 et 29 juin prochain, le camping municipal de Brownsburg-Chatham accueillera l’élite des jeunes pêcheurs de la province dans le cadre des Jeux provinciaux de pêche 2025. Ce sera l’occasion pour le co-champion de l’an dernier, le Lachutois Louis-Félix Renaud, de défendre son titre chez lui, devant les siens, sur une rivière qu’il connaît bien.

    Il s’agira de la seconde édition des Jeux provinciaux de pêche. Chapeautée par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, l’événement met en scène « l’élite de la relève » chez les pêcheurs : des jeunes de 12 à 16 ans adeptes de pêche sportive qui sont capables de pratiquer le sport de façon totalement autonome.

    « C’est comme les Jeux du Québec mais pour la pêche! », résume Mario Baril, président du Club Chasse et pêche d’Argenteuil, l’un des partenaires principaux dans l’organisation de cet événement dans la région. « Pour s’inscrire, les jeunes doivent répondre à des critères pour être sélectionnés. Il ne faut pas que ce soit un jeune qui n’est jamais allé à la pêche. Il faut qu’il y soit allé plusieurs dizaines de fois, qu’il sache comment fonctionne un sonar, qu’il connaisse quel appât mettre sur sa ligne pour attraper quel type de poisson. Ce sont des jeunes qui connaissent ça, comme des semi-professionnels. »

    Pour la compétition, qui se tiendra toute la journée du 28 juin sur la rivière des Outaouais, les jeunes pêcheurs seront placés en équipe de deux dans une embarcation et seront accompagnés par un capitaine-bénévole, qui s’occupera de piloter leur bateau vers les destinations qu’ils auront choisies, et un arbitre, appelé « shérif » dans le jargon de la compétition, qui s’assurera que tout sera conforme et pour officialiser les résultats. Ces deux adultes n’interviendront aucunement dans les décisions que prendront les participants. Ces derniers obtiendront des points selon les types de poissons pêchés, leur longueur et la quantité de prises.

    « Les jeunes vont se démarquer en démontrant qu’ils sont capables de savoir où aller pour pêcher tel type de poisson, avec quel appât, à quelle profondeur… », résume monsieur Baril.

    Selon lui, il s’attend à ce qu’il y ait une soixantaine de participants à la compétition. Avec les parents accompagnateurs et les bénévoles, il estime à plus de 300 personnes de partout au Québec qui seront au camping de Brownsburg-Chatham lors de ce week-end.

    Champion local

    Lors de la première édition de l’événement, qui a eu lieu l’an dernier à Baie-Comeau, le Lachutois Louis-Félix Renaud a remporté la compétition, avec son coéquipier gaspésien Frédérick Chartrand.

    « C’était vraiment exceptionnel, a-t-il souligné lorsque joint par L’Argenteuil. J’ai vécu beaucoup d’émotions avec des amis que je ne connaissais même pas avant! Ça m’a aussi fait découvrir des plans d’eau que je ne connaissais pas. »

    Avec l’événement qui aura lieu sur la rivière des Outaouais en juin prochain, il s’attend à ce que la compétition soit plus féroce cette année. « C’est une rivière que beaucoup de monde connaît, ce qui fait que ce sera plus facile pour certains de pêcher sur ce plan d’eau, explique-t-il. L’été, je vais souvent pêcher là mais je suis sûr qu’il y aura d’autres concurrents qui vont bien connaître la rivière. Ça sera tout un défi. »

    Le jeune homme de 14 ans indique avoir été initié très jeune à la pêche sportive, lui qui est né dans une famille de pêcheurs. « La pêche me fait penser à autre chose. Je ne pense à rien d’autre qu’à ce que je fais à ce moment-là, raconte-t-il. J’aime pêcher le brochet car c’est une pêche assez active. Avec ma famille, le soir, c’est plus du doré. J’aime beaucoup ça. »

    Développer la relève

    Selon Mario Baril, c’est un peu en raison du fait que Louis-Félix Renaud a remporté la compétition l’an dernier que l’événement a lieu dans Argenteuil cette année. La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs a en effet approché le Club Chasse et pêche Argenteuil après l’édition de l’an dernier pour jauger de l’intérêt de tenir l’événement ici.

    « Au Club Chasse et pêche d’Argenteuil, on aime beaucoup la relève. [Cette compétition] est une autre façon pour nous d’aider à développer la pêche auprès des jeunes. Quand on a été approché, on a embarqué là-dedans à 100 miles à l’heure! C’est une belle activité. Il y a souvent des activités pour initier les jeunes à la pêche mais très peu pour ceux qui sont déjà rendus à un autre niveau. »

    Monsieur Baril indique que le Club Chasse et pêche d’Argenteuil est à la recherche de bénévoles pour ses activités à venir. Les personnes intéressées peuvent obtenir plus d’informations en visitant la page Facebook du club. Quant aux Jeux provinciaux de pêche, on peut visiter le fedecp.com/tournoi_peche pour obtenir plus d’informations.

  • L’amélioration des services de sécurité incendie passerait par Lachute

    L’amélioration des services de sécurité incendie passerait par Lachute

    Cinq municipalités de la MRC d’Argenteuil ont annoncé être en discussion afin d’améliorer conjointement la couverture incendie de leur territoire, une amélioration qui passerait par le partage des ressources de la Ville de Lachute dans ce domaine.

    Dans un communiqué conjoint émis le 22 mai dernier, les municipalités de Wentworth, Gore, Mille-Isles, Lachute et Saint-André-d’Argenteuil indiquent être en discussion pour trouver des pistes de solution pour améliorer la couverture incendie sur leur territoire. La firme Raymond Chabot Grant Thornton a été mandatée pour appuyer les décideurs dans le cadre d’une étude sur ce sujet.

    D’après ce qui est avancé, la Ville de Lachute pourrait se retrouver responsable de l’état-major de tous les services de sécurité incendie des municipalités concernées à travers une entente de fourniture de service. On ne parle cependant pas de fusion des services de sécurité incendie à proprement parlé.

    « On va assumer l’état-major et la gestion de crise à Lachute mais les municipalités vont garder leurs casernes, leurs camions et leurs équipements, explique le maire de Lachute, Bernard Bigras-Denis. On est en train de regarder la structure qui serait la plus appropriée pour satisfaire tout le monde et assurer une couverture dans l’ensemble des municipalités. »

    Selon le maire, cette façon de faire devrait permettre d’avoir toujours assez de pompiers prêts à répondre rapidement à une urgence, peu importe la municipalité.

    « L’enjeu que l’on a présentement est que le schéma de couverture incendie nous impose un nombre X de pompiers par feu, dépendamment de la situation, et on n’est pas nécessairement capable de respecter ça parce qu’on a trop de pompiers qui sont sur appel et ce ne sont pas toutes les municipalités qui ont une garde interne, explique-t-il. Actuellement, avec les autres municipalités, on fonctionne avec une facturation avec l’entraide automatique. On se dit que ce serait beaucoup plus efficace si on mettait une structure municipale de partage de ressources avec un état-major qui contrôlerait le tout. »

    En tout, les cinq services de sécurité incendie comptent ensemble plus d’une soixantaine de pompiers et de ce nombre, seulement une trentaine sont à temps plein, tous à Lachute.

    « On aurait ainsi une personne qui gère le feu et qui sera capable de déployer ses pompiers selon ses besoins. Le fait d’avoir plus de pompiers à temps plein permettra de répondre plus efficacement selon la force de frappe qui est requise. »

    Économies d’échelle

    La forme juridique que prendra cette nouvelle façon de faire n’est pas encore déterminée mais monsieur Bigras-Denis écarte une régie ou une coopérative. Il souligne par contre que cela permettra de faire des économies d’échelle à moyen et long terme pour toutes les municipalités concernées.

    « Par exemple, chaque service de sécurité incendie doit avoir un camion dit prioritaire, qui a une durée de vie de 20 ans et qui coûte environ un million de dollars. Si Lachute devient gestionnaire principal, les quatre autres municipalités n’auraient plus à avoir un camion prioritaire, ce qui allonge la durée de vie utile de leurs camions, illustre le maire lachutois. Toutes les municipalités pourront aussi faire un partage d’autres équipements, ce qui devrait permettre de réduire les investissements potentiels à long terme dans les équipements des municipalités et de devenir plus efficace à Lachute également. »

    Bernard Bigras-Denis tient aussi à rassurer les citoyens que l’objectif de la démarche n’est pas de réduire les effectifs des services de sécurité incendie mais bien de mieux gérer ceux-ci.

    Selon lui, le rapport de Raymond Chabot Grant Thornton devrait être déposé dans les prochaines semaines et les municipalités concernées s’assoiront ensuite ensemble pour mettre en place cette nouvelle structure qui devrait être effective dès le début de 2026.

  • Féminicide à Lachute : des organismes secoués

    Féminicide à Lachute : des organismes secoués

    Le meurtre de Patricia Lynda Thériault, dont le corps a été découvert le 16 mai dernier à Lachute, a profondément choqué les organismes d’aide aux femmes de la région. Le Carrefour des femmes du Grand Lachute et La Citad’Elle se sont d’ailleurs associés afin de dénoncer la violence conjugale en plus d’annoncer qu’une vigie en mémoire de la victime aura lieu le 3 juin prochain.

    Rappelons que Patricia Lynda Thériault, 47 ans, a été découverte inanimée dans une résidence de la rue St-Exupéry de Lachute en milieu d’après-midi le 16 mai dernier. Transportée à l’hôpital, son décès y a été constaté. Son fiancé, Mathieu McClaren, 36 ans, a été accusé de meurtre non prémédité.

    À La Citad’Elle de Lachute, une ressource d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, ce meurtre a évidemment secoué le personnel et les résidentes.

    « On est ébranlées. On l’est chaque fois qu’il y a un féminicide mais quand c’est plus proche de nous, ça montre que notre mission est encore plus importante, souligne Marie-France Rhéaume, intervenante externe en sensibilisation et formation à La Citad’Elle. Quand c’est arrivé, on a fait un atelier auprès des femmes qui sont hébergées pour montrer qu’elles sont des survivantes, qu’il y a un message d’espoir. Ça les a touchées. »

    Du côté du Carrefour des femmes du Grand Lachute, un organisme communautaire offrant différents services aux femmes, notamment pour briser l’isolement, ce féminicide a aussi touché une corde sensible auprès de celles qui fréquentent l’endroit.

    « On a eu de belles discussions et de beaux échanges là-dessus, explique Martine Mantha, co-coordonnatrice du Carrefour des femmes du Grand Lachute. Quand ça arrive chez nous, dans notre communauté, on est sensibilisé davantage. On s’est questionnées aussi à savoir si on connaissait la victime, si on avait pu faire de quoi. »

    Elle ajoute que ce triste événement a aussi généré une certaine colère chez les femmes, à savoir pourquoi est-ce que cela arrive encore en 2025?

    « Chez nous, beaucoup de femmes se disaient que ça aurait pu être elles. Elles s’en sont sorties mais elles comprennent que ça aurait pu être elles », ajoute Marie-France Rhéaume.

    Encore trop de tabous

    Malheureusement, trop souvent dans des histoires de féminicide, les victimes restent avec leur futur meurtrier jusqu’à ce qu’il soit trop tard malgré un historique de violence conjugale.

    « Il faut que la honte change de camp, lance madame Rhéaume. Il y a encore une honte d’aller chercher de l’aide, de briser le silence lorsqu’on vit de la violence conjugale, une honte qui nous empêche de faire le premier pas. »

    Elle ajoute qu’il est souvent difficile pour les femmes qui sont victimes de violence de séparer l’amour qu’elle porte à leur conjoint et les gestes inexcusables que ce dernier peut porter.

    « Avant d’être une relation de violence, c’est une relation amoureuse à la base, rappelle-t-elle. C’est pourquoi c’est parfois difficile de démystifier tout cela. Les femmes qui viennent dans nos ressources, il faut souvent démêler tout cela. Ça commence par une histoire d’amour et insidieusement, la violence s’installe même si elle n,est pas physique au début. Il y a une escalade. »

    « Souvent, la personne ne sait même pas que c’est de la violence, renchérit Martine Mantha. Le temps que la personne reconnaisse que c’est de la violence, ça peut être long. C’est ce qui mène à cette escalade. »

    Selon les deux intervenantes, les personnes qui croient être victimes de violence conjugale doivent d’abord en parler avec des gens de confiance, pas nécessairement avec des professionnels ou des ressources spécialisées. Quant aux personnes qui reçoivent ces confessions, il est important pour elles de laisser la personne s’exprimer sans jugement et de laisser la porte ouverte pour recevoir d’autres confidences si nécessaire, selon son rythme.

    Afin de sensibiliser le public, les deux organismes ont enregistré une vidéo conjointe qui sera diffusée sur les réseaux sociaux afin d’inciter les gens à dénoncer les gestes de violence.

    Vigie

    Par ailleurs, le Carrefour des femmes du Grand Lachute et La Citad’Elle annoncent qu’ils organiseront une vigie en mémoire de Patricia Lynda Thériault le 3 juin prochain, à partir de 10h, au parc Barron de Lachute.

    « On invite les gens à se réunir pour dénoncer ce féminicide, lance madame Matha. On invite les gens à apporter un lampion pour la vigie. On va lancer des messages d’espoir car derrière ce drame, il faut dire que ces femmes ne sont pas seules et qu’on est là pour les supporter. »

    Pour connaître les services offerts par le Carrefour des femmes du Grand Lachute, visitez le www.cafela.org.

    Pour obtenir de l’aide dans un contexte de violence conjugale, visitez le site web de La Citad’Elle au citadellelachute.ca ou composez le 450 562-7797.

  • Le temps en images à Grenville-sur-la-Rouge

    Le temps en images à Grenville-sur-la-Rouge

    Jusqu’au 15 juin, l’hôtel de ville de Grenville-sur-la-Rouge accueille l’exposition photographique Le Temps des élèves du Séminaire du Sacré-Cœur.

    Ce sont 25 des 30 élèves de secondaire 5 de l’option photographie en arts plastiques du SSC qui prennent part à cette exposition.

    « C’est une exposition que l’on a travaillée durant les mois de janvier et février. Le temps est la thématique qui est ressortie lors de remue-méninges avec les élèves, c’est celle qui regroupait le plus leurs idées, explique Claudie Bélanger-Pharand, enseignante en arts plastiques au SSC responsable de cette exposition. Ce sont majoritairement des photos qui ont été prises dans les murs de l’école ou sur son terrain. »

    Il faut dire qu’avec certains bâtiments qui ont plus de 70 ans, le SSC offre un terrain de jeu idéal pour explorer la thématique du temps, même si ces immeubles ont été rénovés au fil des ans.

    « Les élèves ont beaucoup travailler sur ce qui est facteur de changement, que ce soit des meubles, des vieux livres, des artéfacts de l’école…, indique madame Bélanger-Pharand. Il y a aussi beaucoup d’images en lien avec la nature autour de l’école. Certains élèves ont également travaillé sur ce projet à la maison : il y a beaucoup d’images en lien avec des objets du passé. Une élève est même allé dans une ‘cour à scrap’ pour prendre des photos! »

    Noé Pépin, qui a deux clichés exposés à l’hôtel de ville de Grenville-sur-la-Rouge, en a justement pris un des tableaux noirs sur lequel il avait écrit différents éléments d’apprentissage, illustrant le parcours académique des élèves de la 1er année du primaire à la 5e année du secondaire. Il admet avoir choisi l’option de la photographie numérique pour son cours d’arts plastiques car il juge ce médium intéressant.

    « De façon général, je trouve ça amusant, dit-il. J’aime faire ressortir des scènes ou des objets à travers les photos pour montrer leur importance. J’ai bien aimé prendre ce cours cette année. »

    Il ajoute d’ailleurs être fier de pouvoir présenter au grand public le travail accompli cette année à travers cette exposition.

    Pour madame Bélanger-Pharand, cette fierté face à cette exposition va bien au-delà de la dernière année scolaire : « Comme c’est la dernière année au secondaire pour ces élèves, c’est une façon pour eux de boucler la boucle, de se rassembler avec leur famille et de célébrer les années qu’ils ont passées ensemble au Séminaire. »

    L’exposition Le Temps se déroule jusqu’au 15 juin à l’hôtel de ville de Grenville-sur-la-Rouge (88, rue des Érables).

  • Soûl aux commandes de son bateau

    Soûl aux commandes de son bateau

    Un homme de St-Lin a été arrêté à St-André-d’Argenteuil alors qu’il circulait en bateau en ayant les capacités affaiblies.

    Peu avant 20h le 26 mai dernier, les policiers de la Sûreté du Québec, du poste de la MRC d’Argenteuil ont été avisés qu’un homme venait de briser des lignes à pêche ou circulait sur leurs lignes en bateau dans le secteur du quai public, de la route du Long-Sault, à Saint-André-d’Argenteuil. Les témoins ont mentionné aux policiers que le suspect était débarqué du bateau pour aller chercher son camion pour le sortir de l’eau et que ce dernier semble état d’ébriété.

    Sur place, après les vérifications d’usage, les policiers ont précédé à l’arrestation du conducteur, qui n’a pas collaboré alors que les policiers ont dû utiliser la force physique pour le maitriser. L’homme de 37 ans, de Saint-Lin-Laurentides a été arrêté puis conduit au poste de la SQ. Il est demeuré détenu pour comparution au Palais de justice de Saint-Jérôme. Il devait faire face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies, entrave à un agent de la paix et conduite durant une interdiction.

    Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours. Son véhicule a été saisi pour une période de 30 jours.

    À noter que son taux d’alcoolémie s’élevait à plus de deux fois la limite permise et qu’il s’agit d’un récidiviste en matière de conduite avec les capacités.

    La Stratégie en sécurité des réseaux de transport 2021-2026, « La vie humaine, au cœur de nos actions », a pour objectif de diminuer le nombre de collisions mortelles et avec blessés graves sur les réseaux routiers et récréotouristiques. Des pistes d’action sont mises en œuvre dans chacun des axes distincts : Partenariat, Intervention, Sensibilisation, Technologie, Évaluation (PISTE) par la Sûreté du Québec ainsi que ses partenaires, afin de collaborer pour tendre vers un objectif commun, celui de rendre nos routes, nos sentiers et nos plans d’eau plus sécuritaires.