Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • La Baie Run récolte 25 000$

    La Baie Run récolte 25 000$

    Pour la deuxième année consécutive, les courses se sont tenues de façon individuelle, en raison de la crise sanitaire. Le nombre de participants a tout de même permis d’amasser 25 000$, montant qui a été partagé pour venir en aide à deux institutions importantes de l’est ontarien. En effet, l’hôpital général de Hawkesbury a reçu 20 000$, alors que Centraide de l’est Ontario a reçu 5000$.   

    Marcel Dicaire, officier de projet pour Centraide est Ontario, a expliqué que le montant s’ajoute aux donations faites à l’organisme, ce qui permettra aux familles de la région de Prescott-Russell dans le besoin de recevoir de l’aide. M. Dicaire a confirmé que malheureusement, en raison de la Covid, les demandes pour obtenir de l’aide ont augmenté. «On est surpris, parce que les gens sont très généreux, a-t-il ajouté. On a accumulé plus d’argent que les autres années. On pensait que ça aurait été l’opposé, le fait que les gens perdaient leurs emplois, mais la plupart des donateurs sont fidèles. Ce sont des donateurs de longue date. Là, on ajoute La Baie Run à nos donateurs. Ça va aider pour les montants qu’on avance.»  

  • Des ambulanciers paramédicaux de Prescott-Russell prodiguent des soins à domicile

    Des ambulanciers paramédicaux de Prescott-Russell prodiguent des soins à domicile

    Voilà que le 20 juin dernier, le dimanche de la fête des Pères, j’étais allé célébrer l’événement avec mon fils qui demeure à Gatineau. Juste avant de quitter pour rentrer chez-moi à Hawkesbury, j’ai subi une vilaine blessure au genou gauche causée par une très mauvaise chute. 

    Avec mon genou enflé de la grosseur d’un ballon de soccer et soufrant de douleur quasi-extrême, je me suis rendu directement à l’urgence de l’hôpital général de Hawkesbury. Heureusement, une radiographie ne révélait pas de fracture. Mais un Ct Scan, le lendemain, indiquait des lésions musculaires internes. Les urgentologues m’ont dit que la blessure guérirait avec le temps. 

    Plusieurs semaines plus tard, le 17 juillet, après bon nombre de tests, je suis retourné à l’Urgence car la douleur était devenue presque insupportable. C’est alors que l’urgentologue m’a envoyé au Campus général de l’Hôpital d’Ottawa pour y subir une chirurgie dès le lendemain. 

    Heureusement car mon genou était infecté d’un staphylocoque, une bactérie qui peut avoir des conséquences graves, puisque je suis diabétique. On dit même qu’elle est un peu comme une cousine de l’infâme bactérie mangeuse de chair. J’ai dû séjourner à l’hôpital pendant les deux semaines suivantes où on m’a administré, trois fois par jour, un antibiotique par voie intraveineuse, un traitement qui devait durer pendant quatre semaines. Normalement, je n’aurais pas dû être hospitalisé plus de deux ou trois jours après la chirurgie afin de poursuivre le traitement à la maison, grâce aux soins à domicile. Malheureusement, ce n’était pas possible car il n’y avait pas, dans ma communauté, d’infirmières disponibles pour les soins dont j’avais besoin. 

    Alors me voilà en train d’occuper un lit d’hôpital qui aurait été bien plus utile pour un patient ou une patiente bien plus malade que moi, ce que je trouvais complètement inacceptable. Puis, le vendredi 30 juillet, Raymond Vallée, un infirmier coordonnateur de soins à l’hôpital général d’Ottawa, est venu m’annoncer que j’allais pouvoir rentrer chez-moi dès le lendemain et que ce n’était pas des infirmières qui me prodiguerait des soins à domicile, car il n’y en avait toujours pas de disponibles, mais qu’à ma grande surprise, ce serait des ambulanciers paramédicaux spécialement formés pour le faire. 

    Et c’est ainsi que pendant les deux semaines suivantes, des ambulanciers paramédicaux communautaires de Prescott-Russell sont venus me voir tous les jours. Ils ont vérifié mes signes vitaux et remplacé le sac pour perfusion intraveineuse, relié à une pompe électronique programmée, que je portais sur moi dans un sac en bandoulière. Cette pompe m’administrait une dose d’antibiotiques à toutes les huit heures. 

    “Les soins que vous recevez à la maison sont une nouvelle procédure qui vient juste d’être mise en place, a déclaré Marc André Périard, le directeur des services d’urgences de Prescott-Russell. Il ajoute que je suis probablement le premier en Ontario à recevoir des soins d’antibiotiques intra-veineux à la maison ainsi que des changements de pansements de techniques aseptiques. Sans être un projet-pilote comme tel, a-t-il ajouté, c’est nouveau et en période d’évaluation pour voir si on peut améliorer des lacunes”. 

    Selon Marc-André Périard, les programmes de paramédecine communautaires sont différents d’une région à l’autre. “Mais en évaluant nos services de soins antibiotiques intraveineux, d’autres régions pourront emboiter le pas”. De son côté, la vice-présidente des soins à domicile et en milieu communautaire de Champlain, Claire Ludwig, confirme que la pénurie d’infirmières est prévalente à peu près partout dans le système des soins de santé en Ontario, voire ailleurs au Canada. “C’est pire dans certaines régions que d’autres. Nous nous efforçons d’identifier, voire d’essayer des solutions de rechange. Et c’est ce qui explique, a-t-elle dit, que ce ne sont pas des infirmières qui s’occupent de vous, mais plutôt des ambulanciers paramédicaux communautaires qui ont reçu la formation nécessaire”. Claire Ludwig a ajouté que les programmes de paramédecine communautaires ont pris de l’importance dans le contexte de la pandémie de la COVID-19. “ On travaille avec des subventions pour le moment temporaires et on travaille avec le ministère de la Santé pour un service plus permanent”. 

    Quant aux ambulanciers paramédicaux communautaires qui s’occupent de moi, ils et elles se disent ravis, voire fiers du travail qu’ils et elles font dans les soins à domicile. “Ça fait avancer notre profession puisque ça nous donne l’occasion de faire autre chose que de répondre à des appels d’urgence par ambulances, me confiait l’un d’eux. Je les remercie sincèrement pour leurs services et je leur lève mon chapeau.  

  • Une preuve vaccinale pour entrer au Québec

    Une preuve vaccinale pour entrer au Québec

    Le ministre de la Santé et des Services Sociaux du Québec, Christian Dubé, a laissé savoir, il y a une dizaine de jours, que des discussions avec l’équipe de Christine Elliott, ministre de la Santé en Ontario, ainsi qu’avec Patty Hajdu, ministre de la Santé du Canada, devaient avoir lieu pour mettre en place les modalités de preuve vaccinale pour les Ontariens lorsqu’ils visitent le Québec. Par contre, il est annoncé sur le site web du gouvernement du Québec, que les Ontariens traversant vers la province de Québec doivent enregistrer leur vaccination sur le Registre de vaccination du Québec. Suite à leur inscription, ils recevront une preuve électronique qu’ils pourront présenter lorsqu’ils fréquenteront les endroits offrant des services non essentiels. 

    Des gens concernés par la nouvelle mesure sont toujours en attente de plus d’informations. Celles-ci devraient venir au courant des prochains jours. 

    Jusqu’ à maintenant, le Premier ministre Ford a exclu l’idée d’appliquer un passeport vaccinal en Ontario, malgré la pression de gens provenant des milieux de la santé et des affaires.  

  • Le tournoi de golf Subway prend le départ à Curran

    Le tournoi de golf Subway prend le départ à Curran

    Le 18e tournoi de golf annuel de Subway Brunet aura lieu le 17 septembre au Club de golf Nation de Curran. Le tournoi, qui a lieu chaque année au profit de l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM), a permis de recueillir plus de 600 000$ pour le programme de promotion de la santé mentale de l’ACSM.  

    «Il n’y a pas de santé sans santé mentale, indique le document Appel à l’action de l’ACSM sur son site Web. La santé mentale est particulièrement bénéfique et essentielle au bien-être des personnes et des communautés. La promotion de la santé mentale permet de réaliser ses capacités, de prendre le contrôle de sa vie et de contribuer à la société.» 

    Le programme est un partenariat entre l’ACSM Ontario et quatre autres organismes provinciaux, et il vise à mettre les jeunes de tout le pays en contact avec des informations et des ressources pour les aider à gérer leur santé mentale plus efficacement. Il vise également à inciter les gouvernements provinciaux à établir des programmes de promotion de la santé mentale dans leurs provinces respectives. 

    Le tournoi de golf Subway Brunet est un événement annuel organisé par Pascal, Christian et Jacques Brunet, qui possèdent 21 franchises Subway dans l’est de l’Ontario et l’ouest du Québec. Au départ, ils n’avaient que quelques magasins dans la région de Prescott-Russell, mais lorsque leur entreprise a commencé à prendre de l’expansion, ils ont su qu’ils voulaient redonner à la communauté. Ils ont demandé à l’ACSM de Champlain-Est d’organiser une collecte de fonds annuelle, et 18 ans plus tard, l’événement se poursuit. 

    «Nous savions que la santé mentale est une cause que nous aimerions soutenir, a déclaré Gisèle Brunet, qui coordonne le tournoi cette année. Nous avons approché l’ACSM de Champlain Est et leur avons parlé de l’organisation de ce tournoi. C’est principalement pour la santé mentale des jeunes ; ils vont dans les écoles et parlent de la prévention du suicide, des troubles alimentaires et d’autres problèmes de santé mentale.» 

    Même COVID-19 n’a pas pu arrêter les efforts des Brunet. Le tournoi a eu lieu l’année dernière et a permis de récolter 22 000 $ même avec la pandémie, bien que l’itinéraire ait été beaucoup plus limité en ce qui concerne les événements. Maintenant que les restrictions ont été assouplies, le tournoi se déroulera cette année comme d’habitude, avec le retour du programme complet.  

    Il y aura un déjeuner Subway gratuit à 11 heures, suivi d’un tournoi de balle à 13 heures. Les participants peuvent également s’attendre à un discours de groupe par des personnes qui ont été touchées par des problèmes de santé mentale, une vente aux enchères en direct et des prix. Les prix de la vente aux enchères et du tournoi ont été offerts par divers commanditaires professionnels, et les personnes qui le souhaitent peuvent encore faire des dons en argent. 

    Le prix d’entrée est de 160$ par joueur, et tous les profits seront versés à l’ACSM. La liste des joueurs n’est pas encore complète, alors les joueurs potentiels et les donateurs devraient contacter Gisele à gslbrunet@gmail.com dès que possible. 

  • LES CLINIQUES DE VACCINATION DANS LES ÉCOLES

    LES CLINIQUES DE VACCINATION DANS LES ÉCOLES

    Selon un communiqué de presse du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), des cliniques de vaccination COVID-19 feront leur apparition dans les écoles de la province dès que possible. Les deux doses seront disponibles pour les élèves qui auront 12 ans d’ici la fin de 2021, ainsi que pour le personnel scolaire et les membres de la famille, bien que les personnes âgées de 17 ans et moins ne pourront recevoir que le vaccin Pfizer-BioNTech. 

    Une fois les cliniques de vaccination COVID-19 terminées, les vaccinations scolaires régulières reprendront. Le BSEO a tenu des cliniques de vaccination régulières pour les élèves de 7e année afin de les protéger contre l’hépatite B, le VPH et la méningococcie. Mais ces cliniques ont été suspendues l’an dernier pendant la pandémie. Les élèves qui étaient en 7e année durant l’année scolaire 2019-2020, l’année scolaire 2020-2021 et l’année scolaire à venir n’ont pas encore reçu ces vaccins. Le BSEO vise à fournir ces vaccins à tous les élèves concernés d’ici la fin de l’année scolaire 2021-2022.  

  • La passion des chevaux atteint la 3e génération de Filion

    La passion des chevaux atteint la 3e génération de Filion

    La jeune fille de 13 ans, qui avait déjà son permis du Québec, a récemment obtenu celui de l’Ontario afin d’agir à titre de palefrenière. Depuis son plus jeune âge, la fille de Julie Filion suit les exploits de son célèbre grand-père avec intérêt, que ce soit à Trois-Rivières, à Ottawa ou tout simplement à la télévision. Elle aime se rendre à l’écurie et prendre soin des chevaux. Elle donne régulièrement un coup de main en s’occupant de donner la nourriture spécifique à chacun des chevaux, soit du foin, de la moulée pour certains ainsi que de l’eau. Il faut bien connaitre chaque cheval et ses habitudes alimentaires. Elle suit les précieux conseils de son papi et les enregistre mentalement afin que chacun soit au meilleur de sa forme le moment venu. 

    C’est à la piste de Rideau à Ottawa que la jeune Filion a récemment commencé son nouveau travail auprès de Colonel Bayama, un poulain de trois ans. «C’est un travail rigoureux, on installe les chevaux dans la remorque et on quitte la ferme en direction d’Ottawa pour deux heures de route. Le travail se poursuit ensuite sur place et débute environ 90 minutes avant la course. Je dois brosser le cheval au complet :  sa crinière, son corps et ses pattes. Par la suite, je dois préparer l’attelage, installer la bride et les équipements. Lorsque le cheval est prêt, le conducteur va l’échauffer sur la piste deux courses avant l’heure du départ. Je continue ensuite de prendre soin du cheval jusqu’au moment de la course, et le travail reprend tout de suite après, alors je dois enlever l’attelage, laver le cheval à l’éponge avec de l’eau tiède, je lui donne à boire, de l’eau froide, mais pas trop, et je l’essuie avec le scraper… Je dois aussi aller faire marcher l’animal afin qu’il reprenne son souffle et sa température normale. En cas de victoire, le tout se réalise dans la zone de test.»  

    Un dimanche victorieux  

    Le dimanche 18 juillet dernier, Émy a eu le plaisir d’agir à titre de palefrenière à nouveau, cette fois-ci au Québec, à l’hippodrome de Trois-Rivières. Cette journée revêtait un caractère spécial pour elle, car elle avait le mandat de s’occuper d’une pouliche de trois ans, Célia Bayama, gagnante de la coupe de éleveurs en 2020 chez les ambleurs de deux ans. «Il s’agit d’une petite pouliche qui est très nerveuse. J’ai beaucoup d’affection pour elle, surtout depuis que j’ai accompagné mon oncle Justin sur le sulky à l’entrainement au printemps dernier sur la piste de la ferme familiale.» Rappelons que Célia Bayama fut temporairement détentrice du record du parcours (1:55.3) à Trois-Rivières suite à cette victoire en finale en septembre dernier pour le conducteur Sylvain Filion, l’oncle d’Émy. Parlant de celui-ci, il poursuit toujours sa brillante carrière de conducteur sous harnais à Toronto à la piste de Woodbine Mohawk Park. Il se situe actuellement au 2e rang des boursiers ainsi qu’à la 4e position pour le nombre de victoires depuis le début de la saison en cours. 

    Cette fois-ci, c’était le paternel qui était aux guides de Célia et la jeune Émy a vu ses récents efforts récompensés par la victoire de son grand-père âgé de 74 ans, sa 4175e victoire en carrière. Elle a vécu toute une sensation et un sentiment de fierté l’a envahie. Parions que cette victoire avait un goût particulier pour M. Filion et sa petite fille! 

    Dimanche le 22 août dernier, Emy et son Papi ont récidivé à l’H3R avec Celia Bayama et elle sera des finales de la coupe des éleveurs le 12 septembre prochain à Trois-Rivières en compagnie de Cadillac Bayama (1er) et Colonel Bayama (2e) qui s’est également qualifié sous les guides de Justin Filion. 

  • Une femme de Hawkesbury courra 100 kilomètres pour la santé mentale

    Une femme de Hawkesbury courra 100 kilomètres pour la santé mentale

    Elle a l’intention de courir 100 kilomètres en une seule journée, d’Ottawa à sa ville natale de Hawkesbury, afin de recueillir des fonds pour des organismes de bienfaisance en santé mentale. Elle dédie sa course à son père, Guy Lavigne, qui est décédé de problèmes de santé mentale alors qu’elle n’avait que 10 ans.

  • Scandale de la sélection des candidats pour les conservateurs de GPR ?

    Scandale de la sélection des candidats pour les conservateurs de GPR ?

    L’Association de la circonscription électorale (ACE) de Prescott-Glengarry-Russell a critiqué la nomination de Susan McArthur comme candidate du Parti conservateur du Canada (PCC) pour la circonscription. Dans un communiqué de presse envoyé le 18 août, il est indiqué que plusieurs bénévoles ont démissionné de l’ACE en signe de protestation, notamment le secrétaire, deux vice-présidents et un ancien directeur de bureau de campagne.

  • La défilé des tracteurs sème le sourire samedi matin

    La défilé des tracteurs sème le sourire samedi matin

    «Beau temps, a déclaré François Latour, président du club Vintage Iron and Traditions of Eastern Ontario, et organisateur de la  parade de tracteurs de St-Albert 2021. Vraiment satisfait de cette journée.» 

    Plus de 80 tracteurs de toutes les marques, de toutes les tailles et de tous les âges sont sortis du stationnement du centre communautaire de Saint-Albert. Ils ont traversé le centre du village en grondant avant de remonter la route vers Crysler pour un voyage aller-retour de deux heures. Plusieurs des tracteurs transportaient des exemples d’équipements agricoles, anciens et nouveaux. 

    La participation de la famille Latour au défilé, conduite par Stéfanie Latour, tirait la batteuse rose bonbon que le club utilise pour promouvoir la sensibilisation au cancer du sein. La batteuse faisait également partie de l’armada de fer des batteuses de tout l’Est de l’Ontario, qui ont participé à l’exposition du Livre mondial des records Guiness 2019 à Saint-Albert, soit 243 batteuses fonctionnant en même temps. 

    Pour François Latour, le point culminant de la journée a été la longue file de spectateurs qui se sont déplacés pour regarder le défilé. 

    «À toutes les deux maisons, il y avait une personne assis sur une chaise, sur le trottoir, qui regardait, a-t-il dit. Et à toutes les 10 maisons, il y avait un groupe de spectateurs.» 

  • Nature et tradition: l’art à même le sentier  

    Nature et tradition: l’art à même le sentier  

    Dans une atmosphère bon enfant, sept artistes d’ici ont fait le parcours avec votre humble serviteur y allant chacun de leur vision, leurs intérêts et leur lumière. Bordées par la rivière agitée, les créations surprennent, se chevauchent et s’entremêlent dans ce site déjà porteur d’histoire alors qu’il évoque le passage des Premières Nations par l’observation de plusieurs vestiges. «On continue de faire de l’art avec l’histoire!», s’exclame Jacqueline Richer, une artiste multidisciplinaire diplômée de l’université Concordia et récipiendaire de plusieurs prix en sculpture, céramique et en fibres.  Elle y présente cette année, Pour toi Laetitia, une œuvre à même un trou géant naturel, qui évoque l’utérus. La forme d’un nid fait à partir de branches et l’installation de roches prises dans la nature sont évocatrices de la beauté féminine et se veulent un hommage à son amie décédée. D’ailleurs, elle a co-réalisé son œuvre avec la fille de cette dernière laissant de beaux souvenirs à l’artiste débordante de vivacité. 

    C’est au cours des dernières semaines que tous les créateurs ont réalisés, in situ, devant les visiteurs, leur création qui allie autant des artéfacts, des matériaux de la forêt, des vestiges de la nature que des matériaux récupérés de notre environnement.  Peinture, laine, grillage de clôture, rien n’est défendu pour créer ces installations qui peuvent se nommer land art, sculpture monumentale, recycl’art et même art populaire.  

    C’est Jacques Charbonneau, un artiste de Montréal installé à Pointe-au-Chêne, qui est l’initiateur de cette tradition dans ce site pittoresque des Basses-Laurentides. Fort d’une expérience en création d’expositions, Charbonneau, un égoïste communautaire, comme il se plaît à dire, a su allier les instances de la ville et de la MRC d’Argenteuil pour faire valoir le talent des artistes avec une enveloppe de moins de 12 000 dollars pour une 2e année. «C’était important pour moi de regrouper les artistes de la région, souligne celui qui présente cette année Balade sur la muraille de roches.  Chacun d’eux reçoit un petit cachet. Je ne veux pas que l’on soit considéré comme des bénévoles, mais bien considérer comme des professionnels!» Par ailleurs, un montant de 250$ doit être donné pour la location des terres qui appartiennent à Hydro-Québec. 

    Tout au long du processus de création, les visiteurs et les campeurs peuvent poser des questions et se faire photographier avec les artistes et les oeuvres, ce qui fait naître souvent des discussions intéressantes rapprochant les arts visuels avec les citoyens.  «Je suis content de savoir ce que les gens voient.  Je le fais pour moi, mais ça me nourrit de connaître leur perception», explique Paul Gagné, un artiste en art visuel de Chatham et un horticulteur passionné, qui en était à ses 1er land art. Paysage de mousse, un des végétaux les plus anciens sur terre et qui s’adaptent aux conditions extrêmes avec résilience, démontre la puissance de la nature. «On fait partie de la nature, on se doit de la protéger.  On doit marcher doucement sur la terre», renchérit Érin Émily Robinson, qui présente Nos racines de vie, inspirée de formes humaines et animales présentes naturellement à travers un arbre mort déraciné. 

    De son côté, l’artiste Pronovost, dont les œuvres sont porteuses d’espoir, a vu son installation quelque peu vandalisée, des actes très isolés selon les artistes. Se brancher à la nature est sa 2e réalisation: «Tout se décompose et se renouvelle. J’aime les œuvres qui nous font du bien!», philosophe-t-elle.  

    L’inauguration officielle en présence des artistes aura lieu ce jeudi 19 août à 15h et vous permettra de découvrir leur vision et leur réflexion en rapport à la nature et aux traditions, mais les sentiers, situés au 2260, Route 148 à Grenville-sur-la-Rouge, sont accessibles été comme hiver.  Toutes les œuvres, dont plusieurs de l’an dernier, sont à découvrir.