Catégorie : L’Argenteuil

  • Entente de principe pour les cols blancs lachutois

    Entente de principe pour les cols blancs lachutois

    La Ville de Lachute a annoncé avoir conclu une entente de principe avec ses employés cols blancs le 11 décembre dernier. Si tout se passe bien, celle-ci sera entérinée par les deux parties d’ici le début de février prochain.

    Rappelons que les 77 employés cols blancs, affiliés au local 2188 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), étaient sans contrat de travail depuis le 1er janvier dernier. Les négociations ont semblé devenir tendues ces derniers mois alors que les syndiqués s’étaient faits voir lors d’une séance publique du conseil municipal en novembre dernier, en plus d’annoncer une grève du zèle pour le mois de décembre. Cette grève a été annulée après que la Ville ait mis en demeure le syndicat.

    C’est au terme de deux rencontres de médiation, les 10 et 11 décembre, que l’entente de principe a été conclue.

    « On est content d’en être arrivé à une entente, a déclaré le maire de Lachute, Bernard Bigras-Denis. On sait que des négociations, ce n’est pas toujours facile mais heureusement, je suis content de savoir que tout le monde est satisfait de cette entente. »

    « Le comité de négociation est satisfait, a pour sa part mentionné Stéphane Paré, conseiller syndical au SCFP. On va maintenant laisser les membres s’exprimer lorsqu’on va leur présenter [l’entente]. »

    Aucun détail de cette entente ne peut donc être dévoilé puisque les syndiqués devront la valider. Un vote devrait se tenir en janvier. Si les cols blancs acceptent ce nouveau contrat de travail, la Ville n’aura plus alors qu’à l’entériner par résolution, ce qui pourrait se faire en février prochain.

    Maintenant que le dossier des cols blancs semble terminé, la Ville de Lachute doit maintenant s’entendre avec ses employés cols bleus. Ceux-ci seront sans contrat de travail à partir du 1er janvier 2025.

  • Pour que ça ne se reproduise plus

    Pour que ça ne se reproduise plus

    Les 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes se sont terminés le 6 décembre dernier, date soulignant le 35e anniversaire de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal. À Lachute, des partenaires de la lutte contre les violences faites aux femmes ont organisé une première marche commémorative dont le message se résume à : « Plus jamais! »

    Le 6 décembre 1989, un jeune homme de 25 ans est entré à l’École polytechnique de Montréal avec comme objectif de tuer le plus de femmes possible. Il en tuera 14 avant de s’enlever la vie, blessant au passage 14 autres personnes.

    Le 5 décembre dernier, le comité local des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes, composé de représentants de la MRC d’Argenteuil, de la Sûreté du Québec, de la Maison des jeunes de Brownsburg-Chatham, du Carrefour des femmes de Lachute et du centre d’hébergement La Citad’Elle, ont organisé une première marche commémorative de cet événement au parc Barron de Lachute. Une quarantaine de personnes de différents horizons ont pris part à l’événement.

    Cette marche rendait hommage aux 14 victimes de 1989 mais également à trois jeunes femmes de la région assassinées au cours des dernières années dans un contexte de violence ciblant les femmes, soit Manon Trottier (1990), Aylin Otano-Garcia (2000) et Océane Boyer (2020).

    « C’est la première fois que l’on organise une telle marche, explique Martine Mantha, co-coordonnatrice au Carrefour des femmes de Lachute. Les autres années, il y a toujours eu dans Argenteuil quelque chose pour souligner la date du 6 décembre mais cette année, on voulait qu’il y ait quelque de plus grande envergure pour inviter la population à commémorer les victimes. »

    « [Cette marche] est un travail d’équipe issu du Comité opérationnel violence conjugale d’Argenteuil, renchérit Sophie Laroche, co-coordonnatrice clinique à la Citad’Elle de Lachute. Nous devons refuser toutes les formes de violence. Dire non à la violence est l’affaire de tout le monde. »

    Madame Laroche souligne que jusqu’à présent, en 2024, 25 féminicides ont eu lieu au Québec. À La Citad’Elle, 86 femmes et 83 enfants ont été hébergés l’an dernier. Depuis avril, ce sont 61 femmes et presqu’autant d’enfants qui ont fait appel aux services de l’organisme qui répond à environ sept demandes d’aide par jour.

    Des gestes à poser

    Selon Martine Mantha, cette marche est une façon de rappeler aux gens qu’ils peuvent faire des gestes contre la violence faite aux femmes.

    « Il y a un devoir de mémoire tout au long de l’année à refuser toutes les formes de violence, dit-elle. Il faut poser des gestes en ce sens-là, dire qu’en 2024, c’est assez! On doit faire avancer les choses. Les femmes doivent aussi retenir qu’il y a des organismes qui sont là pour les aider et qu’elles doivent dénoncer. »

    Pour sa part, Sophie Laroche rappelle que les hommes ont leur rôle à jouer pour mettre fin aux violence faites aux femmes.

    « Les gars doivent se parler entre eux, lance-t-elle. On l’a vu avec l’attention médiatique récent sur les mâles alphas, il y a une prise de conscience chez les hommes de ne pas se reconnaître dans ce modèle-là. Les hommes peuvent être acteurs de changement. »

    D’ailleurs, elle ajoute être satisfaite du nombre de participants à la marche parmi lesquels on comptait quelques hommes. « Je suis satisfaite de voir que les gens se mobilisent. J’ai bon espoir que ça va devenir une tradition dans Argenteuil et qu’il y aura de plus en plus de gens à l’événement. »

    Et les jeunes?

    Une des façons de réduire les comportements violents envers les femmes passe par l’éducation des jeunes générations. Madame Mantha souligne que les trois maisons des jeunes du territoire d’Argenteuil font un excellent travail en ce sens.

    « Les intervenants font de la prévention et de magnifiques ateliers pour expliquer aux jeunes l’importance de faire attention à cette violence, affirme-t-elle. La cyberviolence est un fléau sur les réseaux sociaux. Les jeunes sont aussi en couple à un plus jeune âge : il est donc important de leur expliquer ce qu’est une saine relation. »

    Karine Morrison est intervenante en prévention des dépendances dans les milieux scolaires et intervenante psychosociale dans les maisons de jeunes de la MRC. Elle remarque que des comportements violents sont posés de plus en plus jeune.

    « On le voit au primaire, dans les relations, sur les téléphones et les réseaux sociaux…  Même dans les échanges verbaux qu’ils peuvent avoir entre eux, indique-t-elle. Il y a peu d’échanges concrets à la maison sur ce qu’est une relation saine. Il faut souvent amener le jeune à réfléchir et se faire sa propre opinion pour qu’il puisse avoir de meilleurs comportements. »

    Elle indique que la violence chez les jeunes a évolué au fil des ans mais que celle-ci est plus souvent reconnue et exposée. Elle est souvent plus apparente puisqu’elle s’affiche sur les réseaux sociaux et dure plus longtemps dans le temps puisqu’elle laisse des traces en ligne. Madame Morrison a cependant espoir pour la jeune génération.

    « On voit des mouvements où la dénonciation est mieux perçue. C’est une avancée importante, dit-elle. Il y a des organismes qui se mobilisent qui veulent mettre en place des actions pour apporter des changements. »

    Pour en savoir plus sur les services offerts au Carrefour des femmes de Lachute, visitez le www.cafela.org ou composez le (450) 562-7122.

    La Citad’Elle peut être rejointe au 450 562-7797 ou en ligne au citadellelachute.ca.

  • Grenville a de nouveau son Laurentien

    Grenville a de nouveau son Laurentien

    Un peu plus d’un an après que les pics des démolisseurs soient passés, le Village de Grenville a de nouveau un immeuble au nom du Laurentien. En effet, la municipalité avait convié les médias le 9 décembre dernier pour l’inauguration du nouvel immeuble à logements construit sur le site qui accueillait autrefois le Cinéma Laurentien.

    Lorsque l’on parle du Laurentien à Grenville, ce sont de nombreux souvenirs qui viennent à l’esprit de ceux qui ont vécu assez longtemps dans la région. Pendant 72 ans, le Cinéma Laurentien a accueilli les cinéphiles qui y ont vu des longs métrages devenus des classiques, de E.T. l’extra-terrestre à la saga de la Guerre des étoiles en passant par les films de l’Univers cinématographique de Marvel (MCU) et Titanic.

    Ouvert en 1950, le Cinéma Laurentien est passé aux mains d’Yvon Myner en 1970. Avec sa conjointe Danielle Lacasse, il a géré l’endroit pendant les cinquante années suivantes, jusqu’à ce qu’il décide de vendre en 2021 à UNIVA, un promoteur immobilier de St-Jérôme. En vertu d’une entente, un exploitant montréalais de cinéma a continué à projeter des films à cet endroit jusqu’en septembre 2022. Un an plus tard, l’endroit a été rasé pour faire place au nouvel immeuble à logements Le Laurentien.

    Le nouveau bâtiment compte pas moins de 36 logements et, en incluant les coûts liés à l’achat et à la démolition du cinéma, a coûté plusieurs millions de dollars aux dires de Marc-Alexandre Bernard, copropriétaire d’UNIVA. Ce dernier indique qu’il était important pour l’entreprise de continuer à faire vivre le nom du Laurentien à travers ce projet résidentiel.

    « Ça permet de continuer l’histoire des anciens propriétaires », confie-t-il.

    Malheureusement, Yvon Myner n’a pas eu la chance d’assister à l’inauguration du nouveau Laurentien, lui qui est décédé il y a presqu’un an jour pour jour. Sa veuve Danielle Lacasse était cependant sur place et soutient que son mari aurait été heureux d’assister à cet événement.

    « Yvon a eu la chance d’assister à la démolition [du cinéma] et au début de la construction du nouvel immeuble, dit-elle. Il était content et bien fier des nouveaux propriétaires. Moi-même, j’apprécie d’être ici aujourd’hui avec eux. Je suis aussi là pour Yvon : le cinéma était son bébé et il était très content, malgré tout, que ce soit démoli pour des logements. »

    Développement

    Selon le Village de Grenville, les besoins en habitation sont criants dans la municipalité qui a vu sa population augmenter de plus de 32 % en 15 ans.

    « L’ajout de logements peut être un point tournant pour les jeunes familles, indique Pierre Thauvette, maire de Grenville. On est bien content des projets d’UNIVA, ça va répondre à un besoin. »

    En effet, l’entreprise qui vient d’inaugurer le Laurentien s’attèle à construire deux autres immeubles de 20 logements chacun sur la 1er Avenue à Grenville. En incluant d’autres projets en cours, ce sont une centaine de logements que l’entreprise compte construire dans la municipalité.

    « On est fier de pouvoir participer à la construction de logements ici, confirme Marc-Alexandre Bernard. On est basé à St-Jérôme mais on diversifie nos territoires afin de permettre un déploiement de logements plus important. »

    Pour en apprendre plus sur UNIVA, visitez le www.univa.ca.

     

  • La Fête au camping!

    La Fête au camping!

    Pour sa 4e édition, le Marché festif de Brownsburg-Chatham a su être ce que l’on attendait de lui : une ambiance du temps des fêtes avec de belles découvertes à faire! L’événement, qui s’est déroulé au camping municipal de Brownsburg-Chatham le 7 décembre dernier, s’est conclu avec une prestation endiablée du groupe La Grand-Messe.

    Même s’il faisait un peu froid, l’activité a su attirer un grand nombre de visiteurs, soit plus de 3600 selon les organisateurs.

    « Ça s’est très bien déroulé, confirme Mégane Charron, directrice des loisirs et de la culture à la Ville de Brownsburg-Chatham. On a eu une belle température, les visiteurs étaient au rendez-vous dès l’ouverture du site et ils ont continué à arriver jusqu’au moment des feux d’artifice. On sent qu’il y a eu plus de monde. »

    Rappelons que le Marché festif se différencie de la Foire de Noël Saveurs et culture d’Argenteuil qui s’est déroulée la semaine précédente. L’événement, organisé par la Ville de Brownsburg-Chatham, se déroule en plein air en fin de journée, dans des sentiers illuminés. Aussi, parmi la soixantaine d’exposants présents, on en retrouvait plusieurs venant de l’extérieur de la région, créant ainsi une variété par rapport à d’autres marchés se déroulant dans Argenteuil.

    « On avait des artisans, des organismes et commerçants locaux mais aussi de l’extérieur, mentionne madame Charron. On retrouve donc des choses qu’on ne retrouve pas ailleurs. Tout le monde est le bienvenu. »

    Outre la présence du Père Noël et d’une zone d’activités jeunesse, l’événement comportait aussi un volet musical avec la chorale des Productions Coup d’chœur ainsi qu’une prestation d’Aramis, le projet musical du Lachutois Urhiel Madran-Cyr. La soirée s’est conclue avec un spectacle de La Grand-Messe, un groupe hommage aux Cowboys fringants, ainsi que des feux d’artifice.

    Parmi les visiteurs, Maurice Lalonde visitait le Marché festif pour la première fois, même s’il est un résident de Brownsburg-Chatham. « C’est mon garçon qui m’a invité, dit-il. Je trouve ça extraordinaire. Avoir su, je serais venu faire un tour avant, c’est sûr! Je vais revenir l’an prochain, c’est certains! »

    De son côté, Line Vallée, une résidente de Pointe-Fortune, a traversé la rivière des Outaouais pour venir prendre part à l’événement, elle aussi pour la première fois. « C’est très bien organisé, il y a de beaux kiosques et il y a une belle ambiance de Noël. Là, j’attends le spectacle [de la Grand-Messe], raconte-t-elle. Ça fait deux ans que je voyais que c’était annoncé et là, cette année, j’ai décidé de venir. Je vais probablement revenir l’an prochain. »

    Cette édition 2024 du Marché festif de Brownsburg-Chatham vient à peine de se terminer que déjà, les organisateurs pensent à l’an prochain alors que l’on confirme que l’événement aura lieu le 6 décembre 2025. Un sondage sera disponible d’ici quelques jours dans lequel les visiteurs et les exposants pourront offrir leurs commentaires sur l’édition de cette année en prévision des améliorations à apporter en 2025.

    « Je suis fier de voir que le Marché Festif est devenu un événement incontournable de notre région et je suis profondément touché par les nombreuses collaborations qui ont rendu cet événement possible et qui témoignent de l’engagement de notre communauté. Déjà, je suis emballé à l’idée de découvrir ce que l’édition 2025 nous réserve, car nous avons à cœur de rendre chaque édition encore plus mémorable pour nos visiteurs ! », a déclaré Kévin Maurice, maire de Brownsburg-Chatham, dans un communiqué émis quelques jours après l’événement.

  • Budget 2025 : faible hausse de taxes à Lachute

    Budget 2025 : faible hausse de taxes à Lachute

    Malgré l’entrée en vigueur d’un nouveau rôle triennal d’évaluation, la Ville de Lachute annonce avoir limité la hausse du compte de taxes à moins de 1 % pour une résidence unifamiliale dans le cadre de l’adoption de son budget 2025.

    Le boom résidentiel qu’a connu Lachute dans les années qui ont suivi la pandémie a fait grandement augmenté la valeur des immeubles sur le territoire de la ville. Lors de l’entrée en vigueur du dernier rôle d’évaluation pour les années 2022 à 2024, la valeur moyenne d’une résidence unifamiliale était de 217 191 $ en secteur urbain. Pour le nouveau rôle 2025-2027, cette valeur est passée à 320 926 $, soit une hausse de 67,8 %. La valeur des immeubles commerciaux et industriels a aussi augmenté d’environ 46 % et 52 % respectivement.

    Pour contrer cette hausse fulgurante de la valeur, le conseil municipal lachutois a choisi de réduire le taux de taxation de manière conséquente. Ainsi, le taux de base baisse de 30 ¢ par 100 $ d’évaluation pour une maison unifamiliale, passant de 67,73 ¢ l’an dernier à 37,77 ¢ cette année. Des baisses variant de 14 ¢ (pour les 6 logements et plus) à 83 ¢ (pour les immeubles industriels) sont à noter pour chacune des catégories d’immeubles.

    Quant aux autres taux de taxation (dette, égouts, eaux usées), ils baissent également tous de 1 à 9 ¢ par 100 $ d’évaluation.

    Du côté des services qui sont tarifés (eau potable, écocentre, collecte des déchets, etc.), la hausse totale ne sera que de 2 $.

    Au final, la hausse moyenne d’un compte de taxes pour une résidence unifamiliale en zone urbaine sera de 27 $, soit une augmentation de 0,99 %. Pour les immeubles de six logements et plus, le compte de taxes augmentera de 1,02 % tandis que pour les immeubles commerciaux et industriels, cette hausse sera de 1,3 % et de 2,64 % respectivement.

    Notons que la Ville de Lachute introduit cette année de nouvelles sous-catégories d’immeubles, soit pour les résidences dont le frontage est sur un chemin privé, pour les hangars d’avion non commerciaux et pour la vente en gros d’animaux de ferme. Chacune de ces nouvelles sous-catégories a son propre taux de taxation mais à l’exception des immeubles pour la vente en gros d’animaux de ferme, chacune a un taux égal ou inférieur au taux général de la catégorie à laquelle elles appartiennent.

    « Avant, on avait un seul taux pour toutes les habitations résidentielles de moins de six logements. S’il y avait des fluctuations dans le marché ou par secteur, ou encore des cas spécifiques hors-normes, on ne pouvait pas s’ajuster, explique le maire de Lachute, Bernard Bigras-Denis. Avec des sous-catégories, ça nous permet d’avoir des taux spécifiques pour venir moduler la taxation pour mieux représenter l’utilisation ou la valeur de l’immeuble. Ça nous donne de la flexibilité et une certaine facilité pour certains dossiers. »

    Budget équilibré

    Pour 2025, le budget de fonctionnement de la Ville de Lachute se chiffre à 36 288 200 $, en hausse de 1,8 million de dollars par rapport à l’an dernier. Notons qu’un montant d’un peu plus de 2 millions de dollars du surplus accumulé non affecté a été utilisé pour équilibrer ce budget.

    Parmi les postes budgétaires, on notera une baisse de plus de 200 000 $ des dépenses du côté de l’administration mais une hausse équivalente du côté de l’hygiène du milieu (eau potable, égouts, collecte des déchets). Des hausses de 470 000 $ du côté de la voirie et de 528 000 $ pour le service de sécurité incendie et civile sont aussi à noter, ainsi que de 707 000 $ en loisirs et culture.

    « C’est un budget qui reflète notre engagement à investir dans notre ville tout en respectant la capacité de payer de nos citoyens, a déclaré le maire Bigras-Denis. Nous avons travaillé sans relâche pour offrir un équilibre financier en dépit des pressions économiques actuelles et de la forte variation du nouveau rôle foncier. »

    Selon lui, ce budget en est un qui est responsable et qui minimise l’impact de l’inflation pour les citoyens. Il serait le résultat d’un travail rigoureux, selon ses dires.

    « À notre arrivée, nous avons hérité d’une situation financière délicate, affirme-t-il. Ce n’est que grâce à des décisions réfléchies et un travail acharné au cours des trois dernières années que nous avons pu inverser cette tendance. Les annonces récentes ne sont pas le fruit d’une stratégie électorale mais bien le résultat de plusieurs années de gestion rigoureuse, de planification et du désir de faire avancer notre communauté comme les citoyens nous l’ont demandé. »

    Bientôt la nouvelle bibliothèque

    Du côté du Plan triennal d’immobilisations (PTI), celui-ci se chiffre à 52 370 800 $ pour les trois prochaines années, dont 15 149 500 $ pour 2025. Le maire tient à préciser qu’environ 40 % de ces investissements seront financés par des tiers (promoteurs et subventions gouvernementales).

    Parmi les projets prévus l’an prochain, on notera les travaux de transformation de l’Église unie de Lachute en nouvelle bibliothèque municipale, un projet annoncé il y a maintenant plus de 12 ans. On semble enfin atteindre la fin de ce projet alors qu’au moment d’écrire ces lignes, une annonce en ce sens était prévue le 13 décembre en présence de la députée provinciale.

    D’autres projets d’investissements prévus concernent la réfection des infrastructures des rues St-Jacques et Edwin, la réfection d’une partie du centre-ville, la réfection de la conduite d’aqueduc sous le pont de la rue Millway et la rénovation des terrains de tennis du parc Ayers, qui verra aussi l’ajout de terrains de pickleball.

    Les détails complets concernant le budget 2025 et le PTI 2025-2027 de la Ville de Lachute sont disponibles sur le site web de la ville au lachute.ca.

  • La fermeture du pont Henri-Raby devancée

    La fermeture du pont Henri-Raby devancée

    Déjà en colère contre le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) pour sa gestion du pont Henri-Raby, la Ville de Brownsburg-Chatham a dû faire face à une autre mauvaise surprise le 5 décembre dernier : elle apprenait que le ministère devançait la fermeture du pont la journée même.

    Dans notre dernière édition, on relatait comment la municipalité dénonçait la gestion qui était faite par le MTMD du pont Henri-Raby, situé sur la rue Principale au centre-ville de Brownsburg-Chatham. L’administration municipale avait été mise au courant à la fin du mois de novembre que le MTMD allait fermer le pont le 31 décembre sans préciser la durée de cette fermeture ni si des travaux allaient avoir lieu.

    Or, au moment où notre précédente édition allait sous presse le 5 décembre dernier, le ministère prévenait la municipalité que la fermeture du pont était devancée en fin d’après-midi le même jour.

    « Aujourd’hui, jeudi 5 décembre 2024, à 9h30, le Ministère nous annonce que la fermeture complète du Pont Henri-Raby (automobilistes et piétons) aura lieu à compter de 17h, sans toutefois nous informer de la durée de la fermeture. Par le fait même, on nous informe que nous sommes responsables de mettre en place un chemin de détour via les rues des Érables et Saint-Joseph », a déploré Brownsburg-Chatham par voie de communiqué.

    Selon le MTMD, ce sont les chutes de neige importantes survenues les 4 et 5 décembre qui ont poussé le ministère à devancer la fermeture du pont.

    « C’est vraiment pour des raisons de sécurité en raison de l’état actuel du pont, indique Maxime Coursol, conseiller en communication au MTMD. Nous avons eu des analyses récentes qui nous a mené à sa fermeture immédiate alors que l’on parlait au départ d’une fermeture aux alentours du 31 décembre. On a devancé notamment en raison des précipitations qui ont ajouté du poids sur la structure. On a préféré jouer de prudence. »

    Monsieur Coursol confirme, comme nous l’indiquions dans notre dernière édition, qu’un nouveau rapport d’inspection de la structure a été fait cette année qui montre une aggravation de l’état du pont. Il confirme également que, comme mentionné précédemment par le maire Kévin Maurice, un projet de reconstruction du pont est sur la table à dessins du MTMD.

    « Il est dans les plans qu’il y ait une reconstruction, dit-il. Le projet consisterait à la démolition du pont actuel, qui est arrivé à la fin de sa durée de vie utile, et à sa reconstruction. Mais pour le moment, il y a des discussions qui se poursuivent avec différents partenaires. »

    Aucune date n’est donc prévue pour le début de ces travaux.

  • Père Noël arrive à Lachute

    Père Noël arrive à Lachute

    La neige et le froid étaient au rendez-vous le 6 décembre dernier alors que la Ville de Lachute célébrait l’arrivée du Père Noël dans le cadre de son traditionnel défilé.

    Pas moins d’une quarantaine de chars allégoriques ont pris part au cortège qui s’est mis en branle à partir de l’aréna Kevin-Lowe/Pierre-Pagé avant de traverser le centre-ville lachutois.

    Si le froid était de la partie, la neige qui était tombée les jours précédents a permis à l’événement d’être féérique et d’oublier la pluie qui avait tombé lors de l’édition de l’an dernier.

    Plusieurs centaines de curieux s’étaient massés le long du parcours célébrer l’arrivée du temps des fêtes mais surtout, celle du père Noël.

    « Merci à tous d’avoir bravé le froid, sur les trottoirs ou sur les chars allégoriques, et d’avoir contribué au succès de cet événement!, a déclaré la Ville de Lachute sur les réseaux sociaux. Près de 40 chars allégoriques ont illuminé le parcours afin d’émerveiller petits et grands. L’ambiance était festive et magique. »

  • Fermeture de la 50 dans la nuit du 11 au 12 décembre

    Fermeture de la 50 dans la nuit du 11 au 12 décembre

    Le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec annonce la fermeture de l’autoroute 50 au cours de la nuit du 11 au 12 décembre en raison des travaux d’élargissement de la voie rapide.

    La fermeture aura lieu de 21h à 5h le lendemain matin, entre les sorties 272 (route 148/chemin Arthur-Sauvé) et 285 (boulevard Henri-Fabre). Le chemin de détour se fera par l’autoroute 15 et la route 158.

    Ces travaux pourraient être reportés, prolongés ou annulés en raison de contraintes opérationnelles ou des conditions météorologiques défavorables. Afin de connaître les entraves en cours, consultez Québec 511, un outil pratique pour planifier adéquatement vos déplacements.

    Pour toute question ou tout commentaire, il est possible de communiquer avec le Ministère en composant le 511 ou en allant sur la site de Québec.ca.

  • Pris deux fois en flagrant délit en quelques jours

    Pris deux fois en flagrant délit en quelques jours

    Un homme de 40 ans, de Lachute, a été arrêté à deux occasions en quelques jours seulement pour des vols dans des voitures garées.

    D’abord, peu après 23h30 le 6 décembre dernier, les policiers de la Sûreté du Québec, du poste de la MRC d’Argenteuil, ont été avisés par des citoyens qu’un homme suspect tentait d’entrer dans des véhicules stationnés dans le secteur de la rue du Grenoble, à Lachute.

    Un peu plus tard, d’autres appels mentionnaient qu’un homme qui correspondait à la même description du suspect signalé plus tôt serait dans le secteur de la rue Lefebvre Sud. Les policiers ont localisé le suspect sur la rue Vachon, à Lachute.

    Après certaines vérifications, les policiers ont procédé à l’arrestation de l’homme de 40 ans, de Lachute. Il a été libéré par la suite sur promesse à comparaître.

    Puis, vers 20h le 9 décembre, les policiers ont été avisés par un citoyen qu’un homme venait de commettre un vol dans un véhicule sur la rue Moreau, à Lachute et que le suspect venait de prendre la fuite à bicyclette. Alors que les policiers arrivent sur la rue Grace, ils ont constaté qu’un homme retenait le suspect par un bras. Ils ont procédé à l’arrestation de ce dernier.

    Lors de l’intervention, une femme est venue voir les policiers afin de leur dire que le sac que le suspect avait en sa possession lui appartenait. Les policiers ont également récupéré des items volés suite à son arrestation.

    La SQ confirme qu’il s’agit du même suspect qui a été arrêté lors de ces deux opérations. Après la seconde intervention, le suspect est demeuré détenu pour comparaître au Palais de justice de Saint-Jérôme pour faire face à des accusations de vol, bris de condition et bris de probation. Les policiers ont également récupéré des items volés suite à son arrestation.

    Pour le moment, l’enquête démontre que le suspect serait relié à 4 vols ainsi que 5 tentatives de vol dans des véhicules dans les secteurs des rues Brouillet, du Grenoble, Gagné, Corbeil, Duvernay, St-Exupéry et de l’Aéroparc, en plus des vols pour lesquels il a été arrêté le 9 décembre.

    L’enquête se poursuit.

  • Fermeture du pont Henri-Raby : colère et incompréhension à Brownsburg-Chatham

    Fermeture du pont Henri-Raby : colère et incompréhension à Brownsburg-Chatham

    L’administration municipale de Brownsburg-Chatham ne décolère pas : elle a appris que le pont Henri-Raby, situé au centre-ville de la municipalité, devait être fermé à la circulation à partir du 31 décembre prochain par le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD), fermeture qui a finalement été devancée au 5 décembre. Le hic : on ignore quelle sera la durée de cette fermeture ni même si des travaux seront faits pour rénover l’infrastructure dont le remplacement a été maintes fois annoncé depuis au moins dix ans.

    Les citoyens du centre-ville de Brownsburg-Chatham connaissent bien le pont Henri-Raby : il s’agit du pont permettant à la rue Principale d’enjamber la rivière de l’Ouest. Or, depuis quelques années déjà, un feu de circulation y régule le trafic tandis qu’une limite de charge à 15 tonnes a été instaurée en 2022.

    Un rapport d’inspection du MTMD daté de janvier 2023 indique que plusieurs éléments structurels du pont ont des « défauts de matériaux pouvant réduire sa capacité à supporter les charges de façon très importante ». Une nouvelle inspection devait avoir lieu cette année.

    Ces éléments confirment un fait : ce pont, construit en 1940 et long de 40 mètres, devra être remplacé. Pourtant, le MTMD, qui est responsable de cette infrastructure, semble se traîner les pieds dans ce dossier: des documents démontrent que, depuis au moins 2014, la direction régionale de Laurentides-Lanaudière du ministère des Transports a régulièrement annoncé publiquement le remplacement du pont. Dix ans plus tard, rien n’a encore officiellement été fait.

    Or, la municipalité déclare avoir été avisée le 26 novembre dernier que le MTMD devait procéder à la fermeture du pont Henri-Raby dès le 31 décembre prochain. Cependant, le matin du 5 décembre, le ministère prévenait la ville que la fermeture allait finalement avoir lieu le jour même, en fin d’après-midi. Dans tous les cas, aucune information du MTMD n’indique si des travaux allaient avoir lieu sur cette infrastructure qui serait empruntée par près de 2000 automobilistes par jour selon les chiffres du ministère.

    « Depuis plus de dix ans, nous avons multiplié les actions et les démarches auprès du ministère pour obtenir des solutions, y compris une pression constante pour une réfection ou une reconstruction rapide du pont, allant même au-delà de notre rôle dans ce dossier, a déclaré le maire de Brownsburg-Chatham, Kévin Maurice. Nous sommes désormais confronté à une situation où il nous est impossible de contester la nécessité de donner la priorité à la sécurité de nos citoyens. »

    Changement de programme

    D’après le maire Maurice, lors d’une rencontre entre Brownsburg-Chatham et le MTMD en avril dernier, le ministère aurait affirmé à la municipalité qu’aucune fermeture du pont n’était prévue à court ou moyen terme. De plus, le maire indique que le ministère lui aurait confirmé en juillet dernier qu’un plan pour le remplacement du pont était en élaboration, sans qu’un échéancier ne soit précisé à ce moment-là.

    C’est pour cette raison que la nouvelle de la fermeture du pont Henri-Raby soulève la colère et l’incompréhension de l’administration municipale. Qu’est-il arrivé en sept mois pour que la situation change à ce point? Le rapport d’inspection de cette année a-t-il révélé quelque chose de nouveau?

    « On n’a aucune information. On sait que la fermeture du pont demeure inévitable, déplorait monsieur Maurice le 26 novembre dernier, soit avant que la fermeture du pont soit devancée au 5 décembre. Il y a sept mois, on nous a dit qu’il n’y aurait pas de fermeture à court terme et là, sans préavis, malgré nos nombreuses démarches, on nous annonce une fermeture d’ici 30 jours. On doit maintenant réorganiser des services de base comme la collecte des déchets et le déneigement. »

    Le fait que le projet de rénovation du pont soit continuellement repoussé par le ministère depuis de nombreuses années contribue aussi à l’ire des élus de la municipalité.

    « On fait des suivis auprès du ministère pour avoir un échéancier clair, net et précis, ce que l’on n’a pas présentement. C’est ça le problème, lance le maire. Tant d’années pour planifier la reconstruction d’un pont, ça n’a aucun sens. Ce n’est pas justifiable! »

    Appels à la population

    Kévin Maurice affirme que cette fermeture aura un impact sur l’économie de la municipalité mais aussi sur la vie de plusieurs citoyens. Le chemin de détour qui sera proposé ne sera pas très long (environ 2 kilomètres), en empruntant les rues des Érables et St-Joseph. Or, l’augmentation de la circulation dans ces rues pourrait déranger les résidents qui y habitent.

    D’ailleurs, le maire indique que la municipalité va procéder à une campagne enjoignant les citoyens à se plaindre directement auprès de la direction régionale du MTMD. Lors de l’annonce de la fermeture surprise du pont le 5 décembre, la Ville a fourni un lien vers un formulaire de plainte du ministère pour que les citoyens puissent lui faire part de leurs doléances.

    « Nous déplorons l’absence de solutions concrètes à ce jour et invitons vivement la population à formuler ses plaintes et préoccupations directement au Ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, afin de faire entendre leur voix dans cette affaire en composant le 511 option 4 ou en complétant le formulaire en ligne », peut-on lire dans le communiqué émis par la Ville.

    Les demandes d’entrevue de L’Argenteuil auprès du MTMD concernant ce dossier sont restées lettre morte.