Catégorie : Autres – Others

  • Préparez-vous à vous faire vacciner contre la COVID-19

    Préparez-vous à vous faire vacciner contre la COVID-19

    Voici quelques conseils pour vous aider à vous préparer, à vous sentir à l’aise, et à vivre une expérience positive. Choisissez les stratégies qui vous conviennent et préparez-vous à l’avance. Sachez qu’il peut être utile d’utiliser plus d’une stratégie.

  • Are COVID-19 vaccines safe and effective?

    Are COVID-19 vaccines safe and effective?

    To help answer your questions, it’s important to get information from credible sources, like Health Canada, the Public Health Agency of Canada, your local health authority or a health professional.

  • Dispute canado-américaine : le pétrole ou la sauvegarde des Grands Lacs

    Dispute canado-américaine : le pétrole ou la sauvegarde des Grands Lacs

    Le 24 novembre 2020, la gouverneure du Michigan signifie à l’entreprise Enbridge qu’elle veut fermer la partie de la ligne 5 de l’oléoduc de la multinationale située sous le détroit de Mackinac, qui sépare les lacs Michigan et Huron. 

    Le 24 novembre 2020, la gouverneure du Michigan signifie à l’entreprise Enbridge qu’elle veut fermer la partie de la ligne 5 de l’oléoduc de la multinationale située sous le détroit de Mackinac, qui sépare les lacs Michigan et Huron.

    Elle laisse à Enbridge jusqu’au 12 mai 2021 pour obtempérer. C’est le début d’une bataille juridique et politique qui se déroule présentement devant les tribunaux.

    Francopresse a essayé à plusieurs reprises de contacter la gouverneure, sans succès

    La canalisation 5, construite en 1953, transporte du pétrole brut de la pointe ouest du lac Supérieur jusqu’à Sarnia, en Ontario, en passant par les États américains du Wisconsin et du Michigan. Le reste est expédié au Québec, en traversant le sud de l’Ontario, par l’oléoduc 9, vers les raffineries de Suncor, à Montréal, et de Valero, à Lévis.

    Au total, la canalisation 5 transporte jusqu’à 540 000 barils par jour de pétrole brut léger, de brut synthétique léger et de liquides de gaz naturel (LGN), qui sont raffinés en propane, selon les données d’Enbridge.

    Selon la députée ontarienne Andrea Khanjin, la fermeture de cette portion de la ligne 5 aurait un impact sur plus de 4 000 emplois directs et 23 000 indirects dans la région de Sarnia seulement.

    Marylin Gladu, députée conservatrice de Sarnia-Lambton, avait estimé début 2021 qu’«il y a 50 000 emplois qui sont touchés ainsi que le chauffage des maisons en Ontario et au Québec».

    Le détroit de Mackinac, l’endroit sensible

    Les raisons du litige entre la gouverneure du Michigan et l’entreprise canadienne Enbridge? D’un côté, la gouverneure invoque «un risque inacceptable de déversement catastrophique de pétrole dans les Grands Lacs qui pourrait ravager notre économie et notre mode de vie».

    De l’autre, la multinationale canadienne basée à Calgary propose de renforcer la sécurité du pipeline, mais n’entend pas fermer la portion de l’oléoduc pour autant.

    Dans un document datant de janvier 2021, Enbridge s’appuie notamment sur le fait que «la canalisation 5 est un élément essentiel de l’infrastructure énergétique en Ontario, fournissant 53 % du pétrole brut de la province, l’approvisionnement, ainsi que l’alimentation en brut à la société Sarnia Petrochemical Manufacturing Complex».

    Enbridge avance un argument similaire du côté québécois : l’entreprise assure être «une source d’approvisionnement essentielle pour la canalisation 9, qui à son tour fournit environ les deux tiers du [pétrole] brut consommé dans la province de Québec».

    Le professeur spécialisé dans les énergies Warren Mabee, de l’Université Queen à Kingston, souligne que le détroit de Mackinac est une «zone environnementale particulièrement sensible car ce sont les Grands Lacs qui sont concernés ici. C’est de l’eau potable pour 40 millions de personnes, il y a l’industrie de la pêche, c’est un point central du tourisme… Tant de choses dans cette zone dépendent d’un écosystème sain des lacs».

    Selon l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, le bassin contient «plus de 21 % de l’eau douce de surface au monde».

    Le professeur Mabee rappelle que «si cette section que de dix kilomètres de long était fermée, tout l’oléoduc devrait être fermé, car ils devraient le remplacer en entier ou le faire fonctionner d’une manière différente afin de l’amener à Sarnia, où il se termine actuellement».

    Un précédent qui soulève des craintes

    En tant qu’observateur de la situation depuis des années, Warren Mabee explique que d’un point de vue environnemental, «l’endroit où passe la canalisation 5 —le détroit de Mackinac — est risqué, car actuellement, ce sont deux tuyaux» qui constituent la ligne 5.

    Ces deux tuyaux parallèles longent le fond du lac. Ils ne sont pas enterrés dans le lac, ils courent simplement sur des points d’ancrage, soit des structures de soutien qui maintiennent les tuyaux en place.

    Pour Warren Mabee, l’un des risques majeurs de ce type d’installation serait qu’un gros bateau qui passe par le détroit relâche son ancre : «L’ancre pourrait frapper le fond, glisser et se briser dans le pipeline ou le frapper directement. Les ancres pèsent très lourd, en particulier celles des gros navires. Si un tel évènement se produit, il pourrait y avoir un déversement important.»

    C’est aussi l’un des arguments de l’État du Michigan qui s’appuie entre autres sur un incident survenu en 2018.

    L’ancre d’un navire commercial avait heurté les deux tuyaux à trois endroits différents, rappelle Kristen Van de Biezenbos, avocate et professeure de droit à l’Université de Calgary. Il n’y avait pas eu de fuite, mais l’évènement avait suffi pour alerter la communauté scientifique et l’État du Michigan, selon les deux professeurs.

    Plusieurs exemples, repris récemment par le National Observer, sont également du grain à moudre pour l’État et la communauté qui milite pour la fermeture de l’oléoduc vieux de 68 ans. Ces rappels égratignent au passage la multinationale canadienne, notamment le désastre de pétrole dans la Rivière Kalamazoo en 2010, côté États-Unis. Cette rivière se jette dans le lac Michigan.

    En outre, selon le Michigan, quatre des cinq navires potentiellement responsables des incidents étaient exploités dans cette zone par des entrepreneurs d’Enbridge, selon le bureau de la gouverneure.

    «Même s’il y a des mécanismes d’arrêt parfaits, nous pouvons perdre du pétrole»

    Selon Warren Mabee, malgré les systèmes mis en place par Enbridge pour contrôler les risques, «des milliers de barils de pétrole peuvent s’échapper de l’oléoduc avant qu’il ne soit complètement fermé. Nous savons que même s’il y a des mécanismes d’arrêt parfaits, nous pouvons perdre du pétrole».

    À ce propos, en 2017, Enbridge a été accusée par le comté de Mackinac d’avoir déversé 1,1 million de gallons américains au cours des 50 dernières années.

    Le professeur Mabee poursuit: «Tout ce qui passe par le pipeline est du pétrole brut léger. En cas de déversement, il flotterait à la surface. Et vu que dans le détroit, les courants sont forts, la fuite pourrait aller loin dans les Grands Lacs.»

    «Au moment où le pétrole atteindrait la surface, il y aurait une énorme dispersion de pétrole, car il se répandrait, vu que le pétrole léger flotte. La fuite pourrait s’étendre sur une centaine de kilomètres de long en un jour», illustre le professeur de l’Université Queen’s.

    Une étude indépendante menée par la Michigan Technological University en septembre 2018 rapporte que dans une simulation de bonnes conditions météo, «16 991,2 barils de pétrole ont été récupérés après cinq jours avec l’équipement disponible ; cependant, compte tenu de l’évaporation, 12 963,3 barils sont restés sur l’eau».

    «L’efficacité des opérations de récupération, même par beau temps, diminue avec l’épaisseur de la nappe d’hydrocarbures, c’est pourquoi la quantité d’hydrocarbures récupérée par heure diminue plus tard dans la simulation. Par conséquent, à mesure que le déversement progresse et que l’épaisseur du pétrole diminue, l’efficacité de la récupération diminue», précise encore l’étude.

    Le rapport note également que lors de la simulation d’un déversement par un temps moins clément, «les conditions de vagues et de vent étaient telles qu’une grande partie de l’équipement ne pouvait pas fonctionner ou fonctionnerait avec une efficacité opérationnelle réduite. Par conséquent, la quantité d’huile récupérée sous ces conditions est bien moindre (1 036,8 barils) […] Cette simulation “météo réelle” souligne les limites de certains de ces équipements par mauvais temps.»

    Le professeur Mabee explique que les «environnementalistes sont inquiets» pour ces raisons. Il ajoute que la proposition de tunnel proposé par Enbridge en 2018 a mis en lumière les risques environnementaux potentiels.

    Selon les débats à l’Assemblée législative de l’Ontario, le transport de la même quantité de pétrole brut et de LGN condensat de gaz naturel que la canalisation 5 nécessiterait 2 000 camions ou 800 wagons aller simple chaque jour.

    Selon des recherches menées par l’Institut Fraser, il risque d’y avoir plus de déversements lors du transport de pétrole par chemin de fer que par pipeline, et encore plus de déversements si ce volume est déplacé sur la même distance par camion. Un constat que dresse aussi le professeur Mabee.

    Suites judiciaires

    Dans l’attente de la médiation entre Enbridge et l’État du Michigan le 16 avril prochain, l’avocate et professeure de droit à l’université de Calgary Kristen Van de Biezenbos explique que la gouverneure tente de révoquer le Traité de 1953, qui autorise Enbridge à faire passer l’oléoduc dans le détroit de Mackinac.

    Un autre traité est au cœur du débat : celui sur le transit des oléoducs entre le Canada et les États-Unis, signé en 1977. Ce dernier indique qu’aucune des deux parties ne peut «entraver de quelque manière que ce soit l’acheminement d’hydrocarbures en transit».

    Selon la professeure Van de Biezenbos, «les traités ont essentiellement deux types d’exécution, les self-executing et les non self-executing. Dans ce dernier cas, qui nous concerne, le traité n’a en fait pas besoin de lois supplémentaires à adopter pour le rendre juridiquement exécutoire. Vous pouvez simplement appliquer le traité tel qu’il est rédigé».

    C’est l’argument du Michigan. Pour l’État, parce qu’il n’y a pas de loi pour donner force au traité sur les pipelines, «il ne s’agit essentiellement que d’un morceau de papier, souligne la professeure. Il n’y a aucune loi pour l’appliquer». Affaire à suivre le 16 avril.

    Projet de tunnel des Grands Lacs

    Le 19 décembre 2018, Enbridge annonce avoir conclu une entente avec la Mackinac Straits Corridor Authority (MSCA) pour construire un «tunnel de sécurité» profond sous le détroit pour abriter la ligne 5. «Cette entente a été conclue avant que la gouverneure Whitmer n’entre en fonction», indique Enbridge par courriel.

    Le tunnel des Grands Lacs sera foré dans la roche, de 60 à 250 pieds sous le lit du lac, «éliminant pratiquement tout risque d’incident de pipeline dans le détroit», précise l’entreprise.

    Enbridge est actuellement en attente de la réception des permis et des approbations nécessaires, mais l’entreprise prévoit le début de la construction du tunnel des Grands Lacs en 2021.

  • Un revenu de base garanti réduirait la pauvreté de 50%

    Un revenu de base garanti réduirait la pauvreté de 50%

    Le modèle étudié par le DPB verrait chaque Canadien entre 18 et 64 ans recevoir jusqu’à 75% de la mesure du faible revenu (MFR), soit 16 989$ pour une personne seule, et 24 027$ pour un couple; alors que les personnes handicapées recevraient un montant additionnel de 6000$. Le montant versé diminuerait de 0,50$ par dollar de revenu d’emploi.

    L’objectif du projet-pilote ontarien, selon Eve-Lyne Couturier, chercheuse à l’Institut de recherche et d’information socioéconomique (IRIS), était de verser un montant «universel» suffisamment élevé pour permettre aux gens de sortir de la pauvreté, d’améliorer leurs conditions de vie et leurs perspectives d’emploi.

    Pour Olivier Jacques, chercheur postdoctoral Skelton-Clark au Département d’études politiques de l’Université Queen’s, considère que l’intérêt du modèle ontarien repose sur l’offre d’un revenu assez généreux à une bonne partie de la population, même si certaines personnes ne reçoivent rien.

    Les différents types de programmes de revenu de base garanti, selon le chercheur, coutent tous extrêmement cher. Mais en tentant d’être plus universels —par exemple, en offrant 3000$ à tous —les couts restent élevés, mais on ne sort personne de la pauvreté. En étant généreux, mais sélectif, on a beaucoup plus de chances de parvenir à réduire la pauvreté.

    Le projet pilote ontarien, rappelle Ève-Lyne Couturier, a été sabré par le gouvernement Ford avant qu’il n’arrive à terme comme beaucoup d’autres projets-pilotes de ce type au Canada et ailleurs dans le monde.

    «C’est un peu un défi politique de donner de l’argent à des gens sans condition, parce qu’on a l’impression qu’on les paye pour ne pas travailler, qu’on gaspille de l’argent, qu’on ne les incite pas à faire des efforts», croit la chercheuse de l’IRIS

    «Et c’est paradoxal, ajoute-t-elle, parce que quand on regarde les résultats préliminaires […] on voit qu’au contraire il y a un effet positif sur la qualité de vie, mais également sur la participation au marché du travail.»

    La mise en œuvre d’un revenu de base garanti sur le modèle ontarien, selon l’analyse du DPB, réduirait la pauvreté d’environ 49% au Canada, avec certaines disparités régionales: la diminution ne serait que de 13% à Terre-Neuve-et-Labrador, mais de 60% au Québec et 61,9% au Manitoba.

    Est-ce que le jeu en vaut la chandelle?

    Selon l’analyse du DPB, les couts du programme, soit 85 milliards$ la première année, seraient assurées par l’élimination de nombreux crédits d’impôts provinciaux et fédéraux —incluant la totalité du montant personnel de base fédéral et 47% de son équivalent provincial.

    En conséquence, 6,4 millions de personnes au Canada verraient leurs revenus disponibles augmenter de 49% en moyenne ; alors que 16,8 millions de personnes verraient leurs revenus disponibles diminuer de 5,4% en moyenne, à cause de l’augmentation de leur charge fiscale.

    Le rapport du DPB cherche aussi à évaluer les risques de création d’un «piège de l’aide sociale», qui découragerait les gens de travailler. Il évalue que les heures travaillées au Canada ne diminueraient que de 1,3%, ce qui couterait 3,3 milliards$ au trésor canadien.

    «Le rapport y va d’une fiscalité qui est très prudente, selon Eve-Lyne Couturier. On enlève les crédits d’impôt, on enlève l’exemption de base, mais on ne parle pas d’augmenter la contribution fiscale des gens [nantis], on ne parle pas de changer les paliers d’impôt, on ne parle pas non plus des contributions fiscales des entreprises.»

    Olivier Jacques rappelle cependant qu’au Canada, une augmentation substantielle et «super progressiste» de l’impôt sur les gains de capitaux et les corporations ne rapatrierait que 15 milliards$ dans les coffres publics, tous paliers de gouvernement confondus.

    «Ce qu’il faut se demander, ajoute-t-il, c’est à quel point c’est un bon investissement par dollar qui serait [investi]. Moi, mon objectif de politique publique, ce serait qu’il n’y ait plus de pauvreté. Mais pour 80 milliards$ par année? Ça pourrait être fait pour moins cher.»

    Il serait largement préférable de bonifier les programmes d’assurance emploi et d’assistance sociale, croit Olivier Jacques. Le chercheur rappelle qu’avant la pandémie, seulement 40% à 50% des travailleurs étaient couverts par l’assurance emploi ; alors que l’assurance sociale s’avère fort peu généreuse : une personne seule ne peut obtenir que 700$ par mois, soit moins de 10 000$ par année.

    Eve-Lyne Couturier, de l’IRIS, souligne que l’aide sociale, au Québec, ne verse l’équivalent que de 50% à 60% de la mesure du panier de consommation (MPC), qui est considéré comme le strict minimum pour vivre de façon très modeste.

    Olivier Jacques explique que l’analyse du DPB implique une augmentation des dépenses publiques de 20% à 25%, ce qui est «considérable».

    «Tu peux le financer en éliminant le montant personnel de base et plein de crédits d’impôt, mais c’est une hausse d’impôts vraiment considérable qu’on n’a vraiment jamais été en mesure de faire. Le monde chiale pour pas mal moins que ça», évalue-t-il.

    «Est-ce que les gens accepteraient plus de payer pour un revenu minimum garanti que pour l’assistance sociale et l’assurance emploi? Peut-être. C’est une question empirique dont on peut débattre. Mais tu pourrais faire trois fois moins de dépenses et obtenir sensiblement les mêmes résultats en termes de pauvreté avec l’assurance emploi et l’assistance sociale», pense le chercheur de l’Université Queen’s.

    Et si le Directeur parlementaire du budget sous-évaluait les bénéfices?

    Pour Eve-Lyne Coutier, le rapport du DBP constitue une «analyse fiscale» du programme plutôt conservatrice, qui examine l’impact d’un programme de revenu garanti de base sur les dépenses et revenus du gouvernement. Ce qui mène le rapport à parfois sous-estimer les bénéfices d’un programme de revenu garanti de base.

    Dans le cas du travail, par exemple, «c’est sûr qu’avoir un revenu qui est garanti permet de libérer l’espace mental et économique pour se trouver un emploi. On sait que les gens qui se trouvent dans des situations de grande précarité, qui se battent tous les jours pour être en mesure de payer le strict minimum […] n’ont pas l’espace mental ou économique pour travailler, alors qu’avec un revenu minimum garanti c’est plus facile».

    De plus, ajoute Eve-Lyne Couturier, «[le rapport du DPB] ne parle pas des autres couts de la pauvreté, parce qu’on sait que vivre dans la pauvreté, ça vient avec des couts de santé, des couts d’éducation, des couts de services sociaux, de soutien, etc. Donc ce n’est pas juste une question de [recettes] fiscales, c’est vraiment une réalité très complexe».

    Certains rapports préliminaires de programmes de revenus minimums garantis, au Canada et à travers le monde, entrainent des économies dans la prestation de services publics, notamment en santé, en éducation et dans les services sociaux, précise Eve-Lyne Couturier.

    «La pauvreté nous coute cher à plein d’égards, donc éliminer ou réduire la pauvreté de façon drastique va nous faire économiser de l’argent, qu’on peut investir dans la réduction de la pauvreté, mais aussi dans le soutien des services sociaux», croit la chercheuse de l’IRIS.

    Une question autant politique qu’économique

    L’analyse du DPB préconise l’élimination d’une pléthore de crédits d’impôt, certains au niveau fédéral, certains au niveau provincial, rappelle Olivier Jacques.

    Mais pour réussir à créer un programme de revenu garanti de base au niveau national, il faudrait que les provinces acceptent de supprimer leurs programmes d’assistances sociales pour les remplacer par un programme géré par Ottawa, poursuit le chercheur.

    Les provinces devraient aussi abandonner leurs transferts sociaux directs aux particuliers, ce qu’elles ne sont pas enclines à faire, car elles ne voudront pas sacrifier ce lien direct avec les particuliers, insiste Olivier Jacques.

    Et si les programmes de revenu garanti de base se déployaient dans les provinces, ajoute le chercheur, cette fois, ce serait Ottawa qui devrait renoncer aux prestations directes aux citoyens et à l’administration de l’assurance emploi.

    «Politiquement, ce n’est pas joué d’avance», conclut Olivier Jacques.

  • Un mal pour un bien

    Un mal pour un bien

    Dans leur lutte pour l’émancipation, ce leitmotiv rappelait aux Afro-Américains que leur but ultime est l’égalité.

    Dans le dossier de l’éducation universitaire francophone en Ontario, le but ultime doit être la création d’une université de langue française provinciale avec, pour commencer, des campus à Sudbury, Ottawa, Toronto et Hearst.

    C’est ce que la communauté réclame depuis plus de 50 ans. C’est la conclusion unanime à laquelle sont arrivés les États généraux sur le postsecondaire en Ontario français, convoqués en 2013 par le Regroupement des étudiants franco-ontariens (RÉFO). C’est «the prize».

    Le projet ne va pas assez loin

    Le fiasco financier de la Laurentienne a détruit l’idée que les francophones sont bien desservis par des institutions bilingues.

    En début de semaine, l’université annulait 69 programmes et licenciait près de 100 professeurs et employés. Quelque 41 % des programmes discontinués étaient offerts en français. Cela représente 59 % de tous les programmes offerts en français à la Laurentienne.

    Certains de ces cursus comme éducation, sagefemme, théâtre et promotion de la santé desservaient la communauté francophone depuis des années et étaient essentiels à son développement. D’autres, comme études de l’environnement et science économique, sont des domaines de l’avenir desquels les francophones sont maintenant exclus.

    Voilà comment nos institutions bilingues nous ont toujours traités.

    Il est temps de reprendre le contrôle de notre savoir. Depuis l’annonce de l’insolvabilité de la Laurentienne, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) fait des mains et des pieds pour transformer ce mal en bien.

    Une des avancées proposées par l’AFO et l’Université de Sudbury (UdeS) — l’une des institutions fédérées à la Laurentienne — est que l’UdeS devienne non-confessionnelle et francophone et récupère tous les programmes en français de la Laurentienne. Ce serait donc une université autonome de langue française desservant le Nord de l’Ontario.

    Le projet est beau, mais à plus long terme, il est voué à l’échec parce qu’il ne va pas assez loin.

    Il est temps de créer l’Université franco-ontarienne

    Comme me le soulignait récemment un ami, qu’est-ce qui vous fait croire que l’UdeS pourrait maintenir des programmes que la Laurentienne ne peut rentabiliser?

    La clé de l’énigme est pourtant claire : l’économie d’échelle, soit la baisse du cout de production unitaire d’un produit grâce à un accroissement de la quantité de production. Seule une grande université provinciale pourrait se permettre ces programmes.

    Au lendemain des compressions sauvages annoncées par la Laurentienne, l’AFO publiait un communiqué indiquant les premières étapes d’un tel projet. L’organisme demande aux gouvernements provincial et fédéral de garantir le financement des programmes en français à la Laurentienne pendant au moins un an, le temps que l’UdeS se prépare à les accueillir.

    L’AFO somme aussi le gouvernement provincial d’ajouter à la Charte universitaire de l’UdeS le pouvoir de décerner des diplômes (degree-granting). Les étudiants présentement inscrits à UdeS reçoivent leurs diplômes de la Laurentienne.

    C’est évidemment un début, mais il faut aller plus loin sans attendre une deuxième étape, comme certains le proposent. Il faut agir maintenant.

    Nous devons d’urgence réclamer que le ministère des Collèges et Universités de l’Ontario transfère tous les programmes en français de l’Université d’Ottawa et du Collège Glendon à une nouvelle institution provinciale francophone.

    Si les deux institutions bilingues renâclent, que le ministre menace de leur retirer l’agrément et le financement liés à ces programmes. Fini le temps d’être conciliant quand on parle de notre avenir!

    L’UdeS, l’Université de Hearst et l’Université de l’Ontario français deviendraient les campus nord-ontariens et torontois de cette université provinciale. Avec la collaboration de l’Université d’Ottawa et du Collège La Cité, la nouvelle université créerait un campus à Ottawa.

    Appelons cette nouvelle institution l’Université franco-ontarienne (UFO). En Ontario français, on n’a jamais eu peur des aliens.

  • La troisième vague déferle

    La troisième vague déferle

    La Ville de Lachute compte 23 cas, Brownsburg-Chatham en compte 14 et les municipalités de Gore, Grenville, Grenville-sur-la-Rouge et Wentworth en comptent chacune moins de 5 cas actifs. Selon Dr Éric Goyer, directeur de la santé publique du CISSS des Laurentides, les cas actifs de COVID-19 comptent environ 30% de variants dans la situation actuelle au Québec.  Selon la CISSS, les hôpitaux de la région étaient à 80% de reprise des activités chirurgicales en date du 8 avril dernier. La situation a donc causé les gyms et spas de devoir fermer.  

    Les personnes n’habitant pas à la même adresse devront désormais porter le masque pendant leur activité physique à moins d’être assises à plus de deux mètres.  

    Les régions et MRC frontalières sont également en hausse, dont la région de Mirabel qui compte 50 cas actifs au 13 avril dernier. Pour sa part, le comté voisin de Prescott-Russell, où l’on recense non loin de 207 cas actifs, a été mis en état d’alerte pour quatre semaines par le premier ministre Doug Ford. Les Laurentides comptent actuellement 504 cas actifs de COVID-19. 

    Questionné sur la raison pour laquelle le Québec n’a eu besoin que de huit des 27000 ventilateurs mécaniques que le gouvernement du Canada s’est procurés en prévision de la COVID-19, Sylvain Pomerleau, directeur général adjoint du programme santé physique générale et spécialisée, de l’enseignement et de la recherche du CISSS des Laurentides, a précisé que les besoins en la matière ont évolué, tout comme notre connaissance des meilleurs traitements pour les complications reliées à la COVID-19. «Nous connaissons maintenant les meilleures alternatives pour le traitement de ces complications en soins intensifs. Au début de la pandémie, le ventilateur était utilisé beaucoup plus souvent. Aujourd’hui on essaie d’éviter ça, car la ventilation est un traitement brutal pour les poumons et nécessite la sédation profonde. Il y a eu un changement dans les pratiques et nous savons désormais à quelle étape utiliser tel ou tel médicament qui favorise la récupération du patient, a expliqué M. Pomerleau. Malgré cela, l’apparition des variants peu nous compliquer la tâche énormément et voilà pourquoi le public doit faire preuve d’une grande vigilance actuellement.» 

     Devant le nombre élevé de cas actifs de COVID-19 dans la région, la MRC d’Argenteuil a ajouté une journée de dépistage au centre de dépistage sans rendez-vous de Lachute. Les horaires seront les lundis de 8h à 16h, les mardis de 8h à 16h et les mercredis de 12h à 20h. 

  • Public presentation plan for The Nation rec centre project

    Public presentation plan for The Nation rec centre project

    Council agreed during its April 6 session to schedule a public presentation on the complete concept plan for the project during its April 26 session. Integrated Design Engineering and Architecture (IDEA), the consultant firm involved with the project, expects to have an update budget projection ready by then along with all other project details to present to council for final review and approval. 

    “The budget remains tight for us,” said Dino Nugent, IDEA spokesman, during on an update to council during its April 6 session. 

    Projected budget for the project is about $14 million, with a contingency fund allowed of about $1.2 million for any unexpected problems or costs that arise during actual construction. IDEA expects to have a more complete assessment of the project cost by April 26. 

    Nugent noted that the effect of the pandemic on the supply of some construction materials may be one of the key factors affecting the final project cost. Rolled steel will make up a large part of the facility’s building material and right now the pandemic is affecting the world supply of rolled steel for manufacturing. 

    Nugent noted that if the municipality can get its community centre project out for tender soon and get a “fixed price” agreement with a contractor for construction, that will help with managing project costs. 

    The proposed site for the new community centre is in Limoges on Limoges Road, between École St-Viateur and the municipal water treatment plant. When completed, the new facility will feature two indoor soccer fields, a two-lane perimeter running track, change rooms and other facilities, and a community centre annex with a 150-person seating capacity plus kitchen and other support features. 

  • La saison du golf est lancée (VERSION RÉVISÉE 19 avril 2021)

    La saison du golf est lancée (VERSION RÉVISÉE 19 avril 2021)

    En ces temps où prendre l’air devient l’activité favorite de plusieurs citoyens, l’équipe d’entretien du club de golf Hawkesbury s’occupe présentement à mettre une dernière touche sur le terrain pour la saison à venir. Le directeur général et joueur professionnel Sylvain Beauchesne, qui est de retour pour une deuxième campagne à cet endroit, souligne le positif de la situation difficile avec laquelle nous devons composer: «La pandémie actuelle aura eu des effets positifs sur le jeu de golf. Au ralenti depuis le début des années 2000, la dernière saison a vu un nombre élevé de participants parcourir nos allées et nos verts. Nous avons reçu à nouveau des familles en grand nombre; jeunes et moins jeunes ont foulé notre parcours.» 

    Un nouveau surintendant embauché 

    Cette saison 2021 marquera l’arrivée du nouveau surintendant Patrick Chénier, originaire de Lachute au Québec. Celui-ci n’a plus besoin de présentation, ayant œuvré auparavant au même titre à plusieurs endroits renommés, dont le club de golf de la vallée du Richelieu sur la Rive-Sud de Montréal. Expérimenté et amoureux du golf, M. Chénier et son équipe feront le maximum pour offrir un beau défi aux membres et aux joueurs qui fouleront ce terrain rempli d’arbres matures inauguré en 1967. 

    M. Beauchesne nous indique qu’il y a toujours de la place pour les nouveaux membres or, argent ou bronze avec une adhésion sur trois ans.  «Le club de golf Hawkesbury offre un parcours avec des verts surélevés, il ne faut surtout pas se fier à la carte de pointage afin de mesurer le défi!» s’exclame M. Beauchesne. Il s’agit d’un magnifique endroit pour pratiquer son sport favori, et bien que le service de restauration sera limité au comptoir pour le début de saison, soulignons que le club profite d’une magnifique terrasse.  

    Les membres du club présents sur le conseil d’administration: on retrouve M. Claude Gorman à la présidence, M. Dominique Lalonde vice-président et directeur de l’adhésion, M. Bertrand Castonguay à titre de trésorier et Mme Mary Thomas secrétaire. Pour sa part, M. Bruce McLean agit à titre de directeur du comité des verts/terrain. 

    Les amateurs de golf de l’est ontarien seront également heureux d’apprendre l’ouverture du parcours du club de golf La Cité le week-end dernier. Ce terrain, d’une normale 71 et mesurant 6255 verges, présente plus d’un défi pour l’amateur de golf.  

    Espérons que dame nature continuera de nous gâter et permettra aux nombreux adeptes de profiter du plein air tout au long de la saison 2021 afin de bouger malgré toutes les mesures en vigueur. 

    NDLR Depuis la publication de cet article:

    -Le gouvernement a instauré les mesures de santé publique et de sécurité en milieu de travail suivantes depuis samedi 17 avril 2021 à 0 h 01:

    • Fermeture de toutes les installations récréatives à l’extérieur, incluant les clubs de golf, les terrains de basketball, les terrains de soccer et les terrains de jeux, à quelques exceptions près.
  • Tips for making your 10,000 steps a day more interesting

    Tips for making your 10,000 steps a day more interesting

    Do something productive. It often feels like we’re juggling too many things, so it can be tempting to put off your walk when you have more urgent tasks grabbing your attention. Multitask on your walk by incorporating some productivity into your daily steps. Use a voice recorder app on your phone to dictate your grocery list or capture ideas for your upcoming presentation at work.