Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • À qui appartient le beau temps ?

    À qui appartient le beau temps ?

    Déjà un an d’une pandémie annoncée par la voix des médias un jeudi après-midi.  Pour moi, c’est comme si c’était hier.  J’étais en voiture, je vivais déjà des moments familiaux difficiles et mon Temps des sucres arrivait en trombe, comme à chaque année.  Environ 3 semaines de préparation avec notre personnel pour accueillir les foules à nos tables et refaire les coffres de l’entreprise familiale.  Le week-end s’annonçait beau, tout comme celui que nous venons de passer. 

    Le Québec se met en pause, un virulent virus est entré par les voies aériennes durant la relâche des enfants québécois.  Si je sais une chose, c’est que je ne connais pas la saveur d’une relâche. Avec mes grands de 20 et 17 ans, depuis 12 ans, pour nous, la relâche, c’est 12 heures de travail par jour à former du personnel, à remplir nos frigos et à huiler la machine pour recevoir notre clientèle.   

    Nous attendions environ 3000 clients pour le weekend. Le jeudi soir, nous recevions une école de 100 adolescents et 400 écoliers le lendemain matin à 9h45.  Nous avons reçu les 100 avec notre animateur et notre équipe.  Le lendemain, nous avions des tables vides et des travailleurs à envoyer chez eux.  Le téléphone sonnait autant que dans les dernières années, mais c’était pour annuler des réservations souvent faites depuis janvier pour s’assurer d’un bout de banc à la cabane.  Cette journée-là, j’ai vu mon beau-père, le bâtisseur, pleurer. 

    Pour combler ce moment inoubliable riche en émotions, c’est en arrivant au centre de la petite enfance que mon coeur a flanché.  Le CPE du petit dernier, qui sort d’une grippe d’une semaine l’ayant hospitalisé une nuit, ferme ses portes pour une durée indéterminée.  On écoute les nouvelles; on lit les journaux.  Comme entrepreneurs, chaque détail te percute de plein fouet.  Déchiré entre tes valeurs profondes et ton espoir de ne pas tout perdre, le point de rupture avec la folie est si près.  Les quelques Gaulois qui désiraient s’empiffrer de cette généreuse bouffe maison nous ont encouragés jusqu’à ce fameux 15 mars, ce dimanche qui annonçait une 3e guerre mondiale, celle contre la COVID 19.  On avait beau avoir entendu parler de la Chine qui avait construit un hôpital en moins de 3 semaines, personne n’avait prévu cette crise qui s’accroche à nos vies depuis plus d’un an. 

    Un an de panique, de confinement, de restrictions et de division.  La venue des vaccins semble donner un espoir nouveau à chacun de retrouver une certaine vie d’avant… On sait pertinemment que cela laissera des traces indélébiles, autant dans le portefeuille de l’état et dans celui de plusieurs entrepreneurs que dans la tête de beaucoup de citoyens de ce monde.  

    L’heure est à la compréhension, au mea culpa envers une grande partie de la population et aux regards vers l’intérieur de nous.  On change le monde en commençant par soi-même.  Prendre sa santé mentale en main, prendre soin de ceux qui nous entourent, faire des choix éclairés, porter l’espoir à bout de bras est un grand défi.  Voilà même pas cinq ans, le sort de la planète était sur toutes les lèvres.  La planète nous parle.  Saurons-nous comment nous adapter? À qui appartient le beau temps? 

    Le temps, la science et l’histoire nous fourniront sûrement des explications.  D’ici là, il devient de plus en plus impératif de prendre soin de nous, de notre communauté.  L’homme n’est pas fait pour vivre des situations de stress prolongé et commence à plier l’échine, soutient Louise Gendron, pédopsychiatre dans Argenteuil.  Les féminicides pullulent. 

    Souvent, il faut toucher le fond pour reconnecter avec ses valeurs intrinsèques. J’ai atteint ce fond le 21 avril dernier, au lendemain des fêtes pascales alors que j’ai eu peur durant un mois pour mes parents qui ont pris soin de ma progéniture, malgré les interdictions.  J’ai eu la force de rebondir grâce à un médecin et une infirmière en santé mentale.  J’ai fait une cure des médias durant quelques mois et je me suis reconnectée avec la vie.  Il faut croire que ce fut bénéfique parce que je reviens en force à la barre d’un d’entre eux. 

    Je veux célébrer vos victoires, écouter vos doutes et redonner une visibilité à vos bons coups.  Une étape à la fois, le journal Le Carillon deviendra un journal humain, mettant en valeur les beautés d’Argenteuil et de Prescott-Russell. 

     

     

  • Davantage de problèmes de santé mentale dans Argenteuil et l’Est ontarien

    Davantage de problèmes de santé mentale dans Argenteuil et l’Est ontarien

    Selon un sondage réalisé par la Sun Life, près des deux tiers (60%) des Canadiens éprouvent des problèmes de santé mentale actuellement (anxiété, stress, dépression et problèmes de dépendance) et plus de la moitié de ceux-ci (54%) ne reçoivent pas de soutien médical. Le coût des traitements (pour 25% de ces gens) et la honte (23%) sont les deux principaux obstacles qui les empêchent de demander de l’aide. Selon ce sondage, ce sont les femmes (62%) et les personnes âgées entre 18 à 34 ans (74%) qui ont le plus de problèmes de santé mentale. 

    En plus des inquiétudes concernant l’aide aux devoirs et la sécurité de leurs enfants, les mamans sont également plus susceptibles de se sentir coupables de ne pas passer du temps avec leurs enfants et de refuser des emplois ou promotions pour passer plus de temps avec leur famille. 

    Dre Louise Gendron, pédopsychiatre à la clinique de santé mentale-jeunesse CMSSS d’Argenteuil, s’inquiète aussi pour la toute petite enfance : « Des enfants de 1 ou 2 ans ont vu peu de monde dans leur vie jusqu’ici en raison du confinement. Quand leurs parents vont se mettre à les sortir, ça peut être tout un choc pour eux d’être en présence de plusieurs personnes alors qu’ils n’ont connu, pour la plupart, que leur famille immédiate depuis leur naissance. À cet âge-là, ils sont de vraies éponges mais le confinement les empêche de se développer normalement ». Dre Gendron, qui est grand-maman de jeunes enfants, s’inquiète aussi pour l’attachement que les enfants devraient normalement avoir envers leurs grands-parents à ce stade de leur âge. 

    Même si elle reconnaît que ces mesures de confinement étaient nécessaires pour notre santé physique, Dre Gendron pense toutefois qu’il y aura beaucoup de travail à faire en santé mentale. Elle estime que la majorité va réussir à s’en sortir mais ce qui l’inquiète surtout ce sont les enfants provenant de familles dysfonctionnelles, toujours un peu plus nombreuses dans les régions défavorisées. On risque de retrouver plus de négligence et d’abus chez les parents qui se retrouvent dans des situations fragiles, que ce soit au niveau de la santé physique, mentale ou encore économique. 

    « Au début de la pandémie, il y a eu moins de cas de dénonciations car les témoins étaient moins nombreux, comme les grands-parents ou les enseignants par exemple. Présentement, on remarque une augmentation des signalements à la DPJ. Quand les enfants ont pu retourner à l’école, ça a été une délivrance pour plusieurs d’entre eux et pour plusieurs parents aussi! », explique Dre Gendron qui précise que les enfants sont très influencés par la façon dont les parents vivent les situations difficiles. À sa clinique, on travaille donc beaucoup avec les parents afin de réduire leur taux d’anxiété, ce qui a un effet direct sur les enfants. 

    Du côté des adolescents, le manque de sport et de contact avec les amis a aussi un grand impact. Même si le confinement a augmenté le temps passé devant les écrans, Dre Gendron reconnaît que les réseaux sociaux sont très salutaires pour plusieurs. « À cet âge, les adolescents ont besoin de se développer une identité sociale en dehors de la famille. Ils ont besoin d’être des élèves, des employés, des coéquipiers, des chums ou blondes… Les réseaux sociaux aident beaucoup mais il reste que c’est juste du 2D. Plusieurs sens ne sont pas stimulés contrairement à quand on peut se voir en personne », explique-t-elle, rappelant aussi toutefois qu’il y a beaucoup d’intimidation qui se passe actuellement sur les réseaux sociaux. 

    Même si l’espoir semble renaître dans la population en raison de la vaccination, Dre Gendron mentionne que les mois de décembre et janvier ont été particulièrement difficiles : « Il n’y avait pas beaucoup de messages de Ça va bien aller dans cette période-là… L’être humain n’est pas fait pour vivre des stress prolongés. Il y aura sûrement des répercussions sur la santé physique et mentale de plusieurs à long terme. On risque de voir développer davantage de maladies cardiaques, de troubles anxieux et dépressifs ». 

    Jessica-Ellen Mitchell, travailleuse sociale au Centre Médical Argenteuil, indique que c’est difficile aussi pour les aînés : « Ils vivent la pandémie plus difficilement en ayant beaucoup de décès autour d’eux. Aussi, plusieurs ne connaissent pas assez la technologie pour utiliser des applications zoom par exemple et ainsi rester en contact avec leurs proches. ». Elle précise que le plus grand manque actuellement dans la région se retrouve au niveau de l’hébergement pour les hommes faisant preuve de violence. Mme Mitchell ajoute que la consommation élevée de drogues dans la région amplifie également les problèmes dûs au confinement. 

    Dre Gendron invite ceux qui s’en sortent bien de s’impliquer auprès de la population plus fragile, en faisant du bénévolat auprès des personnes âgées par exemple. Elle mentionne que les gens qui se sentent plus fragiles actuellement doivent être capable de le dire et d’aller chercher des ressources, que ce soit au Centre des Femmes, à la Citadelle, Tel-jeunes, au Centre de pédiatrie sociale ou en appelant au 811 entre autres. « Sur Facebook, on pense que ça va bien pour tout le monde. Ça fausse un peu les données. Il ne faut pas avoir peur de le dire si on a besoin d’aide! », conclut-elle. 

     

  • Un pan de l’histoire ontarienne avec Desjardins

    Un pan de l’histoire ontarienne avec Desjardins

    Un pan de l’histoire économique de l’Ontario francophone a été rédigé en livre traitant de plus d’un siècle d’histoire de présence des Caisses Desjardins en Ontario. Après avoir publié Histoire de la Caisse d’économie solidaire Desjardins en 2016, l’auteur a été mandaté pour rédiger un livre sur l’histoire de Desjardins en Ontario depuis le début du siècle précédent. Le projet a été coordonné par Marie-Élise Trottier de la Caisse Desjardins Ontario. 

    Les premières Caisses Desjardins de l’Ontario ont été fondées par Alphonse Desjardins, dont la première à Sainte-Famille, en 1910. M. Desjardins a participé à la fondation de 18 caisses en Ontario entre 1910 et 1913, d’Ottawa à Sudbury.  

    La Caisse Populaire de Hawkesbury sera fondée plus tard, le 23 mai 1950. La Caisse Populaire de Fournier y sera fusionnée en 1973.  

    La Caisse Populaire de Hawkesbury aura toujours été très active dans le rang des caisses ontariennes. Elle a d’ailleurs été sélectionnée pour jouer un rôle de «caisse-vitrine» en 1995 pour un projet pilote visant à donner une nouvelle direction aux caisses. Auparavant, les membres venaient à la caisse pour toutes leurs transactions.  Grâce à Internet et d’autres technologies, les clients ne viennent plus que quelques fois par année à la caisse pour des transactions spécialisées ou des conseils. Le changement de cap opéré en 1995 aura débuté à la caisse de Hawkesbury. 

    Plusieurs faits historiques intéressants sont à relever dans le livre de l’historien.  Pierre-Olivier Maheux souligne que Desjardins a accompagné l’Ontario francophone dans le passage de la notion de Canadien français de l’Ontario à Franco-Ontarien. Il souligne également le rôle capital qu’auront joué les associations telles que l’Union catholique des cultivateurs franco-ontariens ainsi que les Commandeurs de l’Ordre de Jacques-Cartier dans l’établissement de plusieurs des caisses de l’Ontario. À partir des années 1940, les Caisses Desjardins en Ontario ont connu un véritable essor. Des versions américanisées ont même vu le jour au sud de la frontière, dans l’État de New York. 

    Interrogé sur le rôle qu’ont pu jouer les caisses dans l’édification de la société franco-ontarienne, l’historien note que ces dernières ont très certainement utilisé de leur poids financier pour appuyer des projets de structures et d’institutions francophones au fil des ans. Il souligne cependant que leur apport à la communauté s’est également déroulé sur d’autres plans. «Si les caisses ont toujours épaulé de multiples projets des Franco-Ontariens, son apport a peut-être été aussi significatif au niveau de l’éducation. En effet, à une époque où l’accès à l’éducation supérieure était très restreint, les Caisses Desjardins ont contribué à la formation de leurs administrateurs. Des cours de finance étaient offerts, souvent par correspondance, afin d’installer des gestionnaires à la fine pointe de la connaissance en la matière. Ces initiatives ont contribué à éduquer des générations d’employés des Caisses Desjardins, en français, en Ontario», explique M. Maheux. 

    La Caisse d’Hawkesbury a souvent contribué à la collectivité. De manière récente, elle a remis un don de 150 000$ à la Fondation de l’Hôpital général de Hawkesbury (HGH) en 2017. «La Caisse avait aussi remis 25 000 $ à la COMZAC de Hawkesbury pour l’achat d’un monument avec écran pour promouvoir les activités de la ville», a rappelé Marie-Élise Trottier, responsable des communications de la Caisse Desjardins Ontario. La Caisse Desjardins de Hawkesbury a été fusionnée avec la Caisse Desjardins Ontario, qui a été créée en janvier 2020.  

    «C’est grâce à des visionnaires, des femmes et des hommes, qui ont compris que nous sommes plus forts, ensemble que les caisses ont évolué en Ontario. Le livre de M. Maheux démontre bien comment les coopératives ont progressé au fil des générations. On y lit aussi comment ce trajet est directement lié à celui des Franco-Ontariens» a commenté Stéphane Trottier, président de la Caisse Desjardins Ontario. 

     

    La Caisse Desjardins Ontario compte aujourd’hui plus de 650 employés et possède un volume d’affaires de 17,1 milliards de dollars. 

     

     

  • Portes ouvertes sur les cliniques de vaccination de masse

    Portes ouvertes sur les cliniques de vaccination de masse

    Les arénas de Rockland, Hawkesbury, Casselman, Cornwall, Winchester et Alexandria ont été transformés en centres de vaccination de masse afin d’accélérer le processus. Trente-sept cliniques de ce type sont prévues dans la région d’ici la première semaine d’avril, et d’autres sont attendues après le 12 avril, à mesure que l’approvisionnement en vaccins augmente.  

  • Le curé de Grenville déplore la situation

    Le curé de Grenville déplore la situation

    «Je ne cache pas une certaine amertume envers les autorités sanitaires québécoises actuellement» avance père Richard Woodbury, curé de l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Le gouvernement a eu la bonté d’augmenter le nombre de participants aux messes et autres cérémonies religieuses dans des lieux de culte de 10 personnes à 25 à compter du 26 mars prochain. Pendant ce temps, les cinémas, eux, pourront accueillir jusqu’à 250 personnes.» 

    Des raisons fréquemment évoquées pour justifier la restriction à 10 personnes étaient la possibilité accrue de chants lors des célébrations religieuses ou encore d’accolades. On souligne aussi que l’assistance des messes a souvent une moyenne d’âge plus élevée que l’âge médian de la population. Père Woodbury n’est pas impressionné par ces objections, puisque les accolades ont été bannies des cérémonies depuis le début de la pandémie. De plus, les personnes âgées peuvent autant se faire contaminer dans un cinéma que dans une messe. «Je comprends qu’on prenne de grandes précautions sanitaires, mais quand au cinéma on peut être 250, ça devrait aussi être le cas à l’Église. Je vous rappelle qu’ici, plusieurs de nos églises sont immenses. Elles ont une capacité dépassant de loin ce nombre» rappelle celui qui a été bien connu pour son rôle d’enseignant et de directeur des élèves au Séminaire du Sacré-Coeur. 

    Du côté de Hawkesbury, de l’autre côté du pont du Long-Sault à quelques kilomètres, le ton est plus léger et pour cause. Le curé de l’Église Saint-Pierre-Apôtre note que depuis qu’Hawkesbury est en zone orange, les Églises peuvent accueillir 30% de la capacité normale. «Ceci est une grosse amélioration comparativement à lorsque seulement 10 personnes étaient admises. Nous espaçons les bulles familiales. Dépendamment que nous ayons de grandes familles ou davantage de personnes seules, notre capacité varie entre 80 et 120 personnes», explique père Éric Robichaud.  

    Le prêtre de l’Église principale d’Hawkesbury a noté un changement de cap des autorités sanitaires en Ontario. Après des discussions, les deux parties ont fini par conclure une entente. «Au début, même la distribution de la communion était un point de contention. Nous avons fini par faire comprendre que celle-ci est le but même de la célébration. Nous avons donc réduit les risques et on s’est entendus. La situation s’est grandement améliorée», reconnait le curé d’Hawkesbury. 

    Aujourd’hui, même si la population de Hawkesbury devait revenir en situation de zone rouge, l’assistance permise ne retomberait pas à dix. Elle sera fixée minimalement à 15% de la capacité du lieu de culte, en Ontario. Père Woodbury regrette qu’au Québec, si peu de considération est donnée aux pratiquants religieux pour le moment. «On nous a annoncé que pour la première fois, cette fin de semaine, nous pourrons accueillir 25 personnes. Ceci est en prévision de Pâques, qui est la fête la plus importante de la chrétienté, qui a déjà été annulée complètement l’année passée», déplore-t-il.  Pâques sera célébré le 4 avril prochain. 

    «En Ontario, le gouvernement et les autorités sanitaires semblent avoir compris le caractère essentiel des cérémonies religieuses pour les personnes croyantes ou pratiquantes, remarque père Robichaud. En cette période, cela devient évident. Le spirituel et le psychologique n’ont souvent qu’une fine différence entre les deux. Avoir accès à des célébrations religieuses dans une période comme celle-ci, ou même en temps normal, a un impact positif de taille en matière de santé mentale» soutient père Robichaud. Le curé de Hawkesbury note qu’avec l’aide de son équipe de bénévoles, les consignes sanitaires sont respectées religieusement.  

    L’équipe de bénévoles de l’Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, de Grenville, pourra s’affairer à accueillir jusqu’à 25 personnes pour ses messes dès le samedi 27 mars à 16h.  Il est important de réserver sa place par téléphone. 

  • La vaccination offerte aux 65 ans et plus, dans les Laurentides

    La vaccination offerte aux 65 ans et plus, dans les Laurentides

     Le CISSS des Laurentides a annoncé que la vaccination contre le nouveau coronavirus est maintenant disponible pour les personnes âgées de 65 ans et plus. Les personnes accompagnatrices âgées de 65 ans ou plus pourront se faire vacciner la même journée. Une seule personne peut accompagner la personne ayant un rendez-vous pour le vaccin en question. 

    La vaccination continue d’être accessible pour toutes les personnes nées après 1956. Les personnes provenant des groupes d’âge plus élevé précédents continuent d’avoir accès à la campagne de vaccination. «Quelques mois seront encore nécessaires pour immuniser une part suffisamment importante de la population, mais nous avançons très bien et c’est pourquoi je trouve important de réitérer que le vaccin peut prendre jusqu’à trois semaines avant d’être pleinement efficace. Ainsi, il est primordial que les gens vaccinés continuent de respecter les mesures sanitaires», a mentionné Rosemonde Landry, présidente-directrice générale du CISSS des Laurentides. 

  • Lettre de la rédactrice en chef

    Lettre de la rédactrice en chef

    Je m’en rappelle encore, comme si c’était hier.  Printemps 1997, je crois.  Les dates, ce n’est pas ma force.  Apprécier les moments de grâce, ressentir, travailler ma mémoire à long terme, me rappeler des visages, oui.  Je m’en empreigne.  Je les ressens. Je les vis.  J’étais dans le bureau de François Legault, le directeur de l’information pour la Compagnie d’édition André Paquette.  Je désirais un stage en journalisme pour compléter mon Bac en Animation et recherche culturelle de l’UQAM, profil communication.  Il m’avait demandé : « où te vois-tu dans cinq ans? »  Je lui avais répondu : « probablement dans ta chaise ».  Il fallait un peu de gueule.  Du haut de mes 23 ans, j’ai passé par la suite mes trois plus belles années en milieu professionnel, avant d’avoir mon 1er garçon le 17 janvier, le lendemain du bogue de l’an 2000 et de quitter pour d’autres projets. 

    Feu André Paquette, qui débarquait sans crier gare dans la salle enfumée des journalistes (les dernières années de la cigarette en milieu de travail!), sa fille Marie-Andrée et sa chambre noire qui m’attirait comme un sac de bonbons sur un comptoir pour un enfant, Richard Leduc, le gars de l’actualité à L’Argenteuil, les Hawks et son entraineur Shawn Camp, qui s’était incliné en finale de la Coupe Fred Page dans les maritimes sont des souvenirs marquants… 

    Je pourrais devenir un peu fleur bleue et me dire : « c’était les belles années »…  Mais non, je suis de mon temps, du temps présent. Il est primordial pour moi de mordre dans la vie et d’en savourer chaque bouchée.   

    Moins de 25 printemps plus tard, je prends le siège de mon mentor avec l’humilité d’une femme qui a encore beaucoup à apprendre et qui aspire, auprès de mon nouveau patron Bertrand Castonguay, a exercé mon leadeurship pour faire face aux défis que représentent les journaux locaux, d’autant plus ceux en français dans une province de plus en plus anglicisée, à l’aire du développement numérique et de la Covid-19. J’ai été patronne durant les 13 dernières années de ma vie et je connais l’angoisse des nuits trop courtes.  

    Je suis heureuse de me retrouver parmi vous et d’apprendre à vous connaitre.  Je suis du secteur Argenteuil depuis ma naissance, j’y connais chaque carrefour et j’y suis attachée intrinsèquement, mais traverser le pont Perley (oups! Le pont du Long-Sault), ne me fait pas peur.   

    J’ai envie de bâtir avec vous, avec la jeunesse franco-ontarienne et celle québécoise aux abords de notre majestueuse rivière Outaouais, une magnifique histoire d’amour.  Je commence donc avec un concours s’adressant à elle afin d’en apprendre davantage.  Qui sont ces personnalités d’ici, mortes ou vivantes, que vous voulez célébrer?  J’ai besoin de toute la communauté pour les encourager à nous écrire un texte à saveur journalistique afin qu’une personne de cette jeunesse puisse faire sa 1re parution dans le journal Le Carillon et dans le journal de sa région.  Ils pourront à leur tour dire à leurs petits-enfants, mon premier texte est paru sur un journal papier, livré par des gens de ma communauté à la porte de ma maison (beau travail mon Gilles, lâche pas !).  Tout comme j’ai été dans les dernières à apprécier le montage d’un journal à l’ancienne avec appareil photo géant, sur des Mac gros comme un petit melon d’eau, au début des QuarkXPress et Indesign de ce monde. 

    Aux lendemains de la Semaine internationale des droits de la femme, je suis fière d’être la première rédactrice en chef de la compagnie EAP et souhaite que ce monde soit imprégné autant de la douceur maternelle que de l’intelligence vive des femmes d’ici.  Tout comme celles qui travaillent dans l’ombre, mais -oh! combien vaillantes !-, ces abeilles qui chez nous s’appellent Nicole et Carole, à l’accueil de nos deux bureaux de Hawkesbury et de Lachute, bien avant que j’y entre. 

    Au plaisir de faire votre connaissance! 

    Mylène Deschamps 

  • Les gyms auront le feu vert

    Les gyms auront le feu vert

    Pendant que la course entre la vaccination massive et l’arrivée des différents variants bat son plein, le gouvernement du Québec, de concert avec les autorités de la santé publique, permettra l’ouverture des salles d’entrainement au Québec le vendredi 26 mars prochain, et cela même en zone rouge.  

    Marc-Olivier Labelle, du Gym Lachute, se réjouit du déconfinement progressif et de la possibilité de s’organiser pour son ouverture fin mars. «Nous attendons encore les derniers détails à ce sujet, déclare M. Labelle, aussi maire de la municipalité de Saint-André d’Argenteuil. Nous favorisons le port du masque en tout temps à l’intérieur du gymnase. Plusieurs entreprises ont conçu des masques qui permettent de bien respirer et cette mesure permettrait à nos employés de se concentrer sur l’expérience client.»  

    « Plus que jamais, les Québécois ont besoin de bouger afin de préserver leur forme physique et mentale », de souligner Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la condition féminine.  D’ailleurs selon une enquête de Radio-Canada parue sur le site de Radio-Canada en décembre dernier, parmi les nombreux bienfaits de l’activité physique, une séance d’exercice le jour où l’on reçoit un vaccin augmente l’effet de ce dernier. Le kinésiologue et étudiant au doctorat à la Faculté des sciences de l’Université de Sherbrooke, Hugo Parent-Roberge, y est cité soulignant que après plusieurs études à petite échelle, l’exercice pratiqué à proximité de l’administration d’un vaccin pourrait avoir un effet positif sur la qualité de réponse aux vaccins. 

    D’autre part, M. Labelle confirme également l’embauche d’un superviseur à temps plein qui s’assurera de la sécurité et du respect des consignes sanitaires à l’intérieur de ses locaux situés sur l’avenue Béthany à Lachute.  

    Benoit Girouard, président lachutois de GymX, une coopérative de solidarité, qui se spécialise dans le parkour (une discipline qui provient de la France) et dont les revenus proviennent à plus de 30% de la clientèle-école, s’inquiète de la chorégraphie des mesures sanitaires : «On est content d’ouvrir, mais il ne faudrait pas ouvrir à moitié.  Après des mois de fermeture, nos entreprises sont fragiles.  Les directives de la santé publique ne sont pas claires, compliquées et limitent le nombre de clients, surtout avec le concept des bulles-classes.» Fondateur d’entrepreneur en action du Québec (EAQ), il mentionne que malgré les mesures de la PCU, de l’assurance-chômage, des subventions et des prêts aux entreprises du gouvernement, perdre 100% de ses revenus sur une année rend le marathon plus difficile à tenir en fin de parcours. 

    Du côté de Hawkesbury, en zone orange, les clients ont déjà repris leur programme d’entrainement depuis février dernier. Marc Charles, propriétaire du FitLife Gym depuis sept ans, se réjouit du retour des membres. Le port du masque est obligatoire pour entrer dans l’établissement, toutefois, l’utilisateur peut le retirer lorsqu’il est seul à sa station. «Plusieurs de nos membres sont des gens retraités pour qui la visite au gymnase s’avère être non seulement une séance de musculation et d’entrainement cardiovasculaire, mais un mode de vie et un lieu de rencontres agréables.»  

    Ces entrepreneurs ont ressenti les effets de la crise sanitaire. Toutefois, une bonne planification, le support des clients ainsi que les programmes fédéraux leur ont permis de maintenir à flot leurs finances. Ils ont investi dans le matériel sanitaire, ils ont produit les affiches au sujet des consignes ainsi qu’optimisé la circulation d’air à l’intérieur de leur édifice où l’on retrouve des plafonds de plus de vingt pieds. 

    Questionnés au sujet des cas de Covid-19 dans leur établissement respectif entre les deux vagues, les deux propriétaires confirment n’avoir été témoins d’aucune contamination. Le besoin de faire du sport, de voir des gens, de socialiser est primordial selon eux. Ils tiennent à préciser que les abonnements de chaque membre seront prolongés d’une durée équivalente au temps de la fermeture. Le nombre de membres a bien sûr périclité pendant ces mois de fermeture, mais déjà à Hawkesbury et bientôt à Lachute, on sent l’engouement reprendre de plus belle. 

    Notons que les douches, les vestiaires, les casiers et les saunas demeureront fermés pour le moment aux deux endroits. 

    Pierre de Coubertain, celui qui a redonné un souffle nouveau aux Olympiques modernes, aimait bien citer l’expression : « Un esprit sain dans un corps sain… » ! Voilà que cette locution d’origine latine prend tout son sens en 2021. 

  • Un rapport entraîne des sanctions contre la mairesse Assaly

    Un rapport entraîne des sanctions contre la mairesse Assaly

    «S’il y a une personne plus déçue, c’est moi , a déclaré la mairesse Assaly lors de la séance du conseil du 8 mars, parce que je voulais vraiment avoir la chance de m’asseoir avec vous (Sayer) pour revoir la plainte pour que vous et moi fassions un exercice d’apprentissage. Je sais, selon la présentation que vous avez déjà faite au conseil, ainsi que d’autres présentations que j’ai déjà entendues de vous, que vous cherchez à voir s’il n’y a pas un juste milieu. Et pour moi, la déception, c’est de ne pas avoir l’opportunité de m’asseoir avec vous et de faire un exercice d’apprentissage. Je pense qu’à l’occasion d’un échange entre nous deux, nous aurions pu en apprendre beaucoup.»

  • Se souvenir des vies perdues lors de la pandémie

    Se souvenir des vies perdues lors de la pandémie

    Exactement un an après que l’Organisation mondiale de la santé ait déclaré que l’épidémie de COVID-19 était une pandémie, on a demandé aux Canadiens de se souvenir des personnes qui ont perdu la vie, ainsi que du personnel de santé et des autres travailleurs de première ligne au cours des 12 derniers mois. À ce jour, 69 personnes sont décédées dans la région du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), dont 31 dans les communautés de Prescott-Russell.

    AN ENGLISH VERSION OF THIS ARTICLE IS AVAILABLE
    Region remembers those lost in pandemic