Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Le succès entrepreneurial de deux nomades francophones

    Le succès entrepreneurial de deux nomades francophones

    La vie d’Alex Normand et de Marie-Josée Lalande a pris un premier tournant en 2016, lorsqu’ils sont devenus globetrotteurs et Youtubeurs.

    Elle en a pris un autre en 2018 avec le lancement de l’Académie Filmmakers On The GO (FOTG) en ligne. Ce projet, qui repose sur leur expérience de réalisateurs et vidéastes, leur permet de passer d’un contrat de production à l’autre, au gré de leurs envies.

    Les vidéastes jonglent désormais à plein temps — et plus — avec l’Académie et leur vlogue voyage Alex & MJ On The GO.

    Se laisser guider par le plaisir

    Le couple, adepte de voyages, a créé une communauté de 32 000 abonnés Facebook, 15 000 YouTube et 14 000 Instagram, en plus de l’Académie FOTG qui regroupe un millier de personnes d’un peu partout sur la planète.

    Ils ont commencé par plaisir, en espérant que ça mène à quelque chose professionnellement. Ils ne savaient pas encore comment tout cela allait prendre forme. 

    Lors d’un séjour en Nouvelle-Zélande, ils ont rencontré une dame qui gagnait sa vie en offrant un programme pour perdre du poids en ligne. Elle a insisté : s’ils voulaient poursuivre leur aventure de nomades numériques, le duo devait vendre un produit sur le Web.

    «Ça a été un élément déclencheur, assure Marie-Josée Lalande. C’était la première fois qu’on se faisait dire qu’on pouvait commercialiser autrement notre produit. Ça a mijoté.»

    À l’époque, le couple n’avait pas encore envisagé que leur passion commune pourrait avoir une portée au-delà de YouTube. Et voilà qu’en mai 2018, l’Académie FOTG voyait le jour.

    Une communauté numérique

    Ils aiment ce qu’ils font, sont fiers de leur travail, mais sont aussi très heureux de la communauté numérique qu’ils ont contribué à créer.

    Grâce au Web, ils ne sont pas seuls. Ils ont créé une communauté à l’extérieur de leur bulle-voyage. Ils ont assisté à des échanges stimulants et à des changements de carrière qui les ont confortés dans leur propre cheminement professionnel.

    «Quand on voit qu’on a aidé des gens à réaliser un rêve, on se dit que ça vaut la peine», se réjouit Alex Normand.

    Lui-même et sa conjointe savent bien que ces changements de cap peuvent apporter beaucoup de bonheur pour l’avoir eux-mêmes vécu, il y a maintenant cinq ans. Les réussites de leurs «académiciens» atténuent les remises en question qui s’imposent souvent en entrepreneuriat.

    Beaucoup de contenu, et en français

    «On se pose toujours la question : “Qui on est? Qu’est-ce qu’on fait?”», corrobore Marie-Josée Lalande. Pas doute : leur francophonie se trouve parmi les pistes de réponses.

    Quand ils ont lancé leur chaine YouTube en 2016, les deux vidéastes globetrotteurs ont choisi de le faire en français seulement.

    En 2017, le projet pancanadien Fliptubeur les a conduits dans des écoles de langue française en situation minoritaire, où ils ont fait valoir la plus-value francophone aux élèves, qui étaient franchement portés vers l’anglais.

    Les comparses ont également produit 14 tutoriels sur différents aspects de la production vidéo pour YouTube, qui sont toujours accessibles en ligne. 

    «Le marché est tellement plus saturé [en anglais] qu’il y a plus de chances de percer ou de se faire voir plus rapidement si tu commences en français», avait alors expliqué Alex Normand dans une entrevue accordée à Francopresse.

    «L’audience potentielle est moins élevée, mais on aime mieux être un gros poisson dans un petit lac qu’un petit poisson dans un gros lac», avait-il ajouté.

    C’est cette même logique qui a mené le couple à mettre sur pied la formation Filmmakers qui, malgré son nom, était offerte exclusivement en français. La formation originale a aujourd’hui été remplacée par une offre de quatre formations plus ciblées offertes via l’Académie FOTG.

    Marie-Josée Lalande et Alex Normand ont vite constaté qu’il y avait non seulement une demande, mais même un besoin de formation pour vidéastes. Ils avaient eux-mêmes dû se rabattre sur un produit américain en 2018, lorsqu’ils avaient voulu s’inscrire à une telle formation.

    Ailleurs, mais pas en vacances

    Grâce au vlogue de voyage qui a lancé leur aventure et jeté les bases de l’Académie FOTG, le couple peut aujourd’hui se permettre de choisir les contrats de production qu’ils acceptent, parfois en anglais. Le fonds de roulement qui leur est garanti par l’Académie leur donne cette liberté.

    Pour livrer FOTG, ils ont travaillé des milliers d’heures, peu importe où ils se trouvaient sur la planète. En trois ans, ils ont produit plus de 300 capsules, tutoriels et vidéos, dont une partie a été intégrée en septembre 2019 au programme de production télévisuelle du Collège La Cité, à Ottawa.

    Outre ces étudiantes et étudiants, environ 1000 personnes sont membres de l’Académie FOTG d’après ses fondateurs. La quasi-totalité est inscrite à la formation de 55 heures, tandis d’autres ont ciblé des modules précis ; sur l’utilisation d’un drone ou la technique de montage, par exemple.

    Les deux entrepreneurs franco-ontariens ont aussi préparé une formation d’une heure, une «classe de maitre» sur les bases de la production vidéo qui sert d’incitatif à l’inscription.

    «Il y a une expression que j’aime beaucoup, lance Alex Normand : the harder you work, the luckier you get.»

    Nomades

    Lorsqu’ils ont pris la route en mode sac à dos, Alex & MJ étaient vraiment «On The GO». Ils faisaient déjà partie de ces nomades numériques, travailleurs mobiles dont le nombre était déjà en forte croissance avant la pandémie.

    Depuis qu’ils sont rentrés du Vietnam en mars 2020, pandémie oblige, ils ont changé leur façon de voyager. Ils passent environ un mois à chaque destination et ne voyagent qu’au Canada.

    «Notre nouveau truc, c’est vraiment le slow travel, précise Marie-Josée Lalande. Ça ne change rien qu’on habite à Ottawa ou à Tofino, tant qu’on a une bonne connexion internet!»

    Bien qu’ils se sentent libres de circuler sur la planète en dépit de la pandémie, Alex Normand explique qu’ils ont saisi l’occasion d’explorer leur propre pays : «On a un beau pays et on ne prend jamais le temps de le découvrir, on dirait. Ça nous a donné une bonne excuse de le faire!»

    Avec les années, l’envie de bouger rapidement s’est dissipée. «On voulait voir le plus de choses possible», plaident-ils. C’est maintenant fait : ensemble, ils ont visité une trentaine de pays depuis janvier 2016. Maintenant, «on aime se poser quelque part et vivre la place. Et ça nous permet de travailler.»

    Même si les nomades ralentissent le rythme, pas question de se sédentariser ou de planifier à long terme. «La vie fait toujours bien les choses. On suit la puck», décrit Alex Normand.

    Semble-t-il que dans les prochains mois, elle les mènera de la Colombie-Britannique au Yukon, en passant par l’Ontario.

  • L’éducation postsecondaire de langue française en Ontario: crise ou opportunité?

    L’éducation postsecondaire de langue française en Ontario: crise ou opportunité?

    Les dernières semaines de janvier 2021 auront apporté leur lot de mauvaises nouvelles au secteur de l’éducation postsecondaire de langue française en Ontario. Tout d’abord, on a appris que l’Université de l’Ontario français (UOF) n’a pas réussi à attirer plus d’une poignée d’étudiants potentiels en vue de sa première rentrée en septembre, une situation préoccupante pour un établissement qui a failli ne pas voir le jour.

    Puis il y a eu la demande de protection contre les créanciers déposée par l’Université Laurentienne (UL) ainsi que la disparition des fonds de recherche de son corps professoral. Les professeurs francophones de cet établissement bilingue, qui se retrouvent régulièrement avec des classes plus petites, ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’avenir de leurs programmes à la suite de ce qui sera sans doute un processus de restructuration douloureux.

    Constatant l’état de la situation, certains membres de la communauté franco-ontarienne à la mémoire longue ont vu dans cette crise le prétexte idéal pour repenser ces deux établissements (et plus encore) et pour revenir sur les revendications historiques de leurs concitoyens en faveur d’un réseau postsecondaire de langue française à l’échelle de la communauté et de la province.

    Quelles étaient donc ces revendications, et comment la crise actuelle pourrait-elle être un tremplin vers leur réalisation? Ces questions serviront de fil conducteur au présent mémoire.

    L’université franco-ontarienne : plus qu’une simple école

    Mais avant de nous plonger dans l’histoire de ce débat, il est essentiel de comprendre pourquoi la communauté franco-ontarienne souhaite avoir sa propre université. Il est facile de simplement percevoir une université comme un lieu où la main-d’œuvre de demain acquiert des compétences techniques et une formation afin de répondre aux besoins du marché du travail.

    Or, je suggère que l’utilité d’une université serait bien plus importante que la délivrance de diplômes et que, comme le dit Michel Freitag, son mandat ne serait pas seulement technique, mais aussi civilisationnel.

    Une université, c’est un lieu où une communauté crée un espace qui favorise la pensée critique et la réflexion sur son propre destin, participant ainsi à sa perpétuation à travers le temps. Pour une communauté minoritaire comme celle de l’Ontario français, cela ne peut pas se faire dans un établissement bilingue, comme on a pu le constater depuis les années 1960.

    Non seulement l’évolution des établissements bilingues reflèterait-elle les forces démographiques et socioculturelles de l’Ontario, où les francophones sont de plus en plus marginalisés à mesure que la croissance de la population anglophone dépasse la leur, mais leurs administrateurs seraient généralement mal équipés, pour ne pas dire inconscients des réalités de la communauté francophone, pour pouvoir répondre à ses besoins.

    Dans un tel contexte, le français deviendrait une langue d’accommodement et non pas une langue qui permet à une communauté de rêver, de penser et de se projeter dans le monde, pour reprendre les mots de Serge Miville.

    Le développement de l’éducation postsecondaire en français
    par l’intermédiaire des institutions bilingues en Ontario

    Il faut dire que le modèle institutionnel postsecondaire bilingue qui a émergé en Ontario depuis les années 1960 est une anomalie au Canada. Alors que des universités bilingues publiques comme l’Université de Sudbury (US) et l’Université d’Ottawa (UO) ont été créées à partir des collèges classiques de l’Ontario, d’autres provinces ont suivi un parcours différent en accordant à leurs communautés francophones leurs propres établissements.

    L’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, est née de la fusion de trois collèges catholiques en 1963, tandis que le Campus Saint-Jean (CSJ) de l’Université de l’Alberta à Edmonton, qui appartenait autrefois aux Oblats, s’est vu accorder le statut d’université publique par la province en 1977.

    Bien qu’il ne soit pas lieu d’expliquer en ces pages pourquoi le clergé aurait choisi le bilinguisme en Ontario, l’historiographie démontre que la communauté franco-ontarienne aura très tôt pris conscience des limites du bilinguisme institutionnel en éducation.

    Les années 1960 et 1970 seront marquées par des luttes entre les parents et les conseils scolaires locaux pour la création d’écoles de langue française, notamment à Penetanguishene et à Sturgeon Falls.

    En 1969, le Comité Saint-Denis sur la culture franco-ontarienne reprochera aux universités bilingues de ne pas protéger leurs étudiants francophones contre la marginalisation et de ne pas leur offrir la même variété de programmes10. Cependant, il n’exigera pas la création d’une université de langue française homogène.

    Consultez le site du journal Le Voyageur

    Un réveil collectif : premières revendications pour une université de langue française

    Ces revendications seront exprimées pour la première fois lors du congrès de 1969 de l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO), lors duquel on demandera que l’UO devienne francophone.

    À Sudbury, le colloque Franco-Parole de 1973 jouera un rôle clé dans la prise de conscience du statut des francophones au sein de l’UL, un établissement où, selon Fernand Dorais, ils «ne se sentent pas chez eux».

    En 1979, l’organisme Direction-Jeunesse exigera la création d’un collège communautaire francophone à plusieurs campus et d’une université de langue française. Malgré les bouleversements sociaux, peu de changements institutionnels seront apportés.

    Les années 1980 seront marquées par une certaine agitation dans les établissements bilingues, alors qu’on reconnaitra progressivement le problème que représente le manque de programmes en français.

    En 1985, une édition spéciale de la Revue du Nouvel-Ontario sera entièrement consacrée à la question des universités de langue française. Selon le directeur de la revue, le modèle d’institution bilingue serait arrivé à une «impasse». Cette publication marquera un tournant dans la réflexion collective franco-ontarienne sur ce dossier.

    De plus, en Ontario, le système d’éducation de langue française de la maternelle à la 12e année était maintenant devenu autonome, ouvrant ainsi la voie au prolongement de ce modèle au postsecondaire. On citera également les trois universités de langue anglaise au Québec pour illustrer le fait qu’une université de langue française en Ontario n’est pas une chimère.

    En 1989, l’ACFO approchera les Jésuites pour leur demander, en vain, de céder la charte de l’US afin de créer une université de langue française. En 1991, l’ACFO organisera le colloque Franco-Parole II pour discuter de l’autonomie universitaire, qu’elle présentera comme «une stratégie de rattrapage pour pallier les taux supérieurs d’analphabétisme et de décrochage scolaire chez les francophones et pour participer pleinement à la vie culturelle, sociale, politique et économique» de la province.

    La création d’un collège universitaire français à l’Université Laurentienne sera proposée comme première étape vers la réalisation d’une université de langue française à part entière, mais cette proposition restera lettre morte.

    Des inquiétudes et des débats renouvelés : la création du RÉFO
    et les pressions à Queen’s Park visant la création de l’UOF

    À la fin des années 2000, constatant l’écart grandissant entre francophones et anglophones au sein de la population estudiantine et la disparition généralisée de la vie sociale en français sur les campus bilingues, plusieurs étudiants francophones décideront d’unir leurs forces pour fonder le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) en 2009.

    Le mandat du RÉFO sera de s’assurer que les membres de la population franco-ontarienne puissent «[étudier] en français dans le programme et la région de leur choix, dans un contexte où elles et ils gèrent les leviers de leur éducation».

    Le RÉFO verra une occasion en or lors de la publication en 2012 d’un rapport du Commissariat aux services en français de l’Ontario sur l’éducation postsecondaire. Ce rapport démontrera que la population francophone du Centre-Sud-Ouest de la province connait la plus forte croissance dans tout l’Ontario, mais qu’elle n’a pas accès à la grande majorité des programmes universitaires.

    De plus, en raison des couts, les francophones de cette région seraient beaucoup plus susceptibles de s’inscrire à des programmes de langue anglaise près de chez eux que de fréquenter un établissement de langue française ailleurs en province. Le RÉFO organisera une consultation à l’échelle de la province, soit les États généraux du postsecondaire en Ontario français en 2013, ainsi qu’un Sommet en 2014.

    Il en découlera un rapport copublié avec l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) en février 2015, demandant au gouvernement de créer une université de langue française avec des campus dans les régions francophones de la province, en commençant par Toronto où la demande était la plus pressante.

    La députée néodémocrate de Nickel Belt, France Gélinas, utilisera ce rapport comme point de départ pour le projet de loi privé intitulé Loi constituant l’Université de l’Ontario français, qu’elle déposera à Queen’s Park en mai de la même année. Bien que ce projet de loi soit mort au feuilleton, il aura contribué à exercer des pressions sur le gouvernement à partir de l’arène partisane.

    À l’automne 2016, le gouvernement ontarien mandatera l’ancienne commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, pour mener une enquête sur le besoin et la demande potentielle d’un établissement postsecondaire de langue française.

    Près d’un an plus tard, le rapport Adam recommandera la création d’une institution qui serait gérée «par et pour» la communauté franco-ontarienne. Un «carrefour» serait créé à Toronto en collaboration avec d’autres organismes communautaires, mais la création d’un «réseau universitaire de langue française par le biais d’affiliations académiques à [cette nouvelle université] qui rayonnerait dans [les autres régions] de la province» serait considérée comme une étape future.

    Les Universités de Hearst et de Sudbury ainsi que l’Université Saint-Paul seraient considérées comme des partenaires de premier plan dans ce réseau. Le gouvernement donnera son feu vert au projet en décembre 2017, annulera son financement en novembre de l’année suivante pour enfin le remettre sur les rails en aout 2019.

    Il est difficile de savoir exactement pourquoi l’UOF aura eu si peu de succès lors de son premier recrutement d’étudiants. Certes, la pandémie de la COVID-19 a créé une situation très incertaine et le gouvernement a mis du temps à approuver les quatre programmes de l’UOF, l’empêchant de commencer le recrutement avant la mi-octobre.

    Puis il y aurait la question des programmes : Études des cultures numériques, Études de l’économie et l’innovation sociale, Études des environnements urbains et Études de la pluralité humaine.

    Comme le gouvernement aurait exigé que l’UOF évite la duplication des programmes existants dans d’autres institutions, celle-ci a dû faire preuve de créativité. Mais la plupart des étudiants auraient peut-être estimé qu’il serait trop risqué de s’inscrire à des programmes portant des noms que les futurs employeurs ne reconnaissent pas, dans une institution toute neuve et sans réputation et, de surcroit, en pleine pandémie.

    Les ennuis de l’UOF, les malheurs de la Laurentienne
    et la surprise de Sudbury : sur une nouvelle voie

    Voilà qui nous amène à la situation d’aujourd’hui. Au moment où nous écrivons ces lignes, l’US vient de surprendre toute la communauté en annonçant son intention de devenir un établissement francophone à part entière, géré «par, pour et avec» la communauté francophone et de rapatrier les programmes actuellement offerts en français à l’UL.

    Des négociations fructueuses entre ces deux établissements pourraient ouvrir la porte à un réseau pan ontarien d’établissements francophones qui offriraient une vaste gamme de programmes grâce aux affinités existantes et aux nouvelles technologies ; cela permettrait aux étudiants d’utiliser les installations existantes dans chaque région tout en s’inscrivant à des cours sur tous les campus.

    L’US pourrait offrir une partie importante des programmes « standards», y compris certains diplômes très convoités dans les domaines de la gestion, de l’éducation et de la santé dans le sud de la province, et bénéficier d’une inscription plus importante en provenance d’une nouvelle population en croissance rapide.

    Je proposerais que l’Université de Hearst participe également à ce réseau ; bien que sa population étudiante soit peu nombreuse, cet établissement possède depuis longtemps une expertise en formation à distance, ce qui profiterait à l’ensemble du réseau.

    Cette proposition repose sur un certain nombre d’hypothèses : premièrement, que ces établissements croiront que le jeu en vaut la chandelle et, deuxièmement, que le gouvernement provincial approuvera cet arrangement.

    Dans le cas de l’UOF, le financement est assuré par le gouvernement fédéral jusqu’en 2023, de sorte que Queen’s Park serait peut-être prêt à prendre plus de risques. Cependant, du point de vue du gouvernement, la résolution de la restructuration de l’UL est une tout autre histoire et il faudra le convaincre que le transfert de ces programmes à l’US est une option viable.

    Cette solution potentielle omet également une région importante dans cette affaire : l’est de l’Ontario. Comme nous l’aura démontré l’histoire, Ottawa a été de loin la plus récalcitrante à la création d’un nouvel établissement francophone. Le positionnement du géant qu’est l’UO sur cet échiquier en évolution rapide sera crucial pour la suite de l’histoire : elle pourrait entraver plutôt que soutenir la création de ce nouveau réseau. Qu’elle décide de devenir une alliée ou une adversaire demeure, pour l’instant, une question en suspens.

    NDLR : Question de transparence ; Pierre Bélanger est le président de l’Institut des politiques du Nord (IPN). Il est signataire d’une lettre avec l’éditorialiste du Voyageur, Réjean Grenier, demandant au recteur de l’Université Laurentienne, Robert Haché, de donner aux francophones le contrôle des programmes en français. M. Bélanger est également impliqué à titre personnel dans la Coalition nord-ontarienne pour une université francophone. Cependant, les employés de l’IPN ont lancé l’idée d’une série de textes sur l’éducation universitaire francophone sans l’intervention de M. Bélanger et ce dernier n’a pas été impliqué dans le processus.

  • Le premier ministre remet l’Ontario en état d’urgence

    Le premier ministre remet l’Ontario en état d’urgence

    «Les choses sont extrêmement sérieuses maintenant et je suis extrêmement préoccupé», a déclaré le premier ministre Ford, lors d’une conférence de presse virtuelle mercredi après-midi.

  • Les impacts des fermetures d’écoles sur les jeunes varient d’un océan à l’autre

    Les impacts des fermetures d’écoles sur les jeunes varient d’un océan à l’autre

    Les répercussions possibles pourraient comprendre un isolement social accru, une détérioration de la santé mentale, des pertes d’apprentissage, de l’insécurité alimentaire et une vulnérabilité aux mauvais traitements.

    Par l’entremise de l’outil interactif «Fermetures d’écoles et COVID-19» mis au point par Statistique Canada, en collaboration avec «Les enfants d’abord», il est possible d’avoir une idée assez précise des répercussions des fermetures d’écoles sur des populations que l’on savait déjà vulnérables, avant la pandémie. 

    Cet outil, qui comprend des cartes interactives indiquant l’emplacement des communautés vulnérables, fournit aux décideurs, aux dirigeants de l’industrie, aux enseignants et aux parents un point d’accès unique aux données de Statistique Canada sur le sujet, secteur par secteur. 

    Degré de préparation des écoles

    On y trouve notamment des données sur l’accès à internet et à la possession d’appareils appropriés, l’incidence sur l’activité physique et sur la santé mentale. On y établit des corrélations entre les niveaux d’études des parents et la motivation des enfants à participer activement à leur enseignement à la maison. 

    Le degré de préparation des écoles à adopter un mode d’enseignement virtuel est également passé à la loupe. Dans cette section, on apprend qu’en 2018, avant la pandémie, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) a demandé aux directeurs d’école d’évaluer la capacité de leurs établissements à améliorer l’apprentissage et l’enseignement à l’aide de dispositifs numériques.

    Environ 60 % des élèves âgés de 15 ans avaient des directeurs d’école jugeant alors que leurs écoles disposaient de ressources suffisantes pour soutenir un enseignement à distance. 

    En particulier, ces directeurs disaient disposer de suffisamment de personnel qualifié en assistance technique, d’enseignants disposant de compétences techniques et pédagogiques suffisantes pour intégrer des appareils numériques dans leur enseignement, d’une plateforme efficace d’aide à l’apprentissage disponible en ligne et de ressources professionnelles efficaces à la disposition des enseignants pour apprendre à utiliser les appareils numériques.

    Cette même étude de 2018 disait par exemple que 95 % des élèves de 15 ans de l’Île-du-Prince-Édouard avaient accès à un ordinateur à la maison.

    Corrélation entre la réussite des élèves et le niveau d’étude des parents 

    Au cours des premiers mois de la pandémie, une vaste proportion des parents ont exprimé des inquiétudes quant à l’année scolaire et à la réussite scolaire de leurs enfants.

    Selon une initiative d’approche participative menée par Statistique Canada en juin 2020, les préoccupations des parents quant à l’année scolaire de leurs enfants variaient selon leur niveau de scolarité : 42 % des parents participants possédant un baccalauréat ou un diplôme d’études supérieures déclaraient s’inquiéter de l’année scolaire et de la réussite scolaire de leurs enfants, par rapport à 56 % des parents participants possédant un diplôme d’études secondaires ou un niveau de scolarité moins élevé.

    Consultez le site du journal La Voix acadienne

    La fréquence de la participation des enfants aux activités scolaires à la maison pendant la pandémie variait également selon le niveau de scolarité des parents.

    Quatre-vingts pour cent des participants titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur ont déclaré que leurs enfants s’adonnaient à des activités scolaires structurées à la maison trois fois par semaine ou plus, comparativement à 72 % des participants titulaires d’un certificat ou d’un diplôme collégial, à 69 % des titulaires d’un certificat ou d’un diplôme d’une école de métiers et à 67 % de ceux ayant un diplôme d’études secondaires ou moins.

    À l’Île-du-Prince-Édouard, selon le recensement de 2016, 19,1 % des personnes de 15 ans et plus, à l’Ile, avaient des études au niveau du baccalauréat ou supérieures. Au Canada, cette proportion varie de 4,2 % à 45,4 %.

    Moins d’intimidation?

    Avec la fermeture des écoles et d’autres activités, les enfants sont plus ou moins confinés à la maison. Pour les enfants déjà à risques de violence familiale, l’école n’est alors plus disponible comme espace sécuritaire.

    En 2019, on a dénombré 69 691 enfants et jeunes (âgés de 17 ans ou moins) ayant été victimes d’affaires de violence déclarées par la police au Canada. Parmi ces victimes, 22 299 enfants et jeunes avaient été agressés par un membre de leur famille.

    L’agresseur le plus courant était un parent (60 %), suivi d’un autre membre de la famille (comme un grand-parent, un oncle ou une tante) ou encore un frère ou une sœur.

    En 2014, un tiers des Canadiens et Canadiennes âgés de 15 ans ou plus (33 %) ont déclaré avoir subi une forme ou une autre de mauvais traitement avant l’âge de 15 ans.

    Ainsi, 26 % de la population canadienne ont déclaré de la violence physique pendant l’enfance et 8 %, de la violence sexuelle. 

    Environ 93 % des victimes de violence physique et/ou sexuelle survenue pendant l’enfance n’ont pas signalé les sévices à la police ou aux services de protection de l’enfance avant l’âge de 15 ans. Environ deux tiers des victimes (67 %) n’ont parlé à personne de cette violence, y compris à leurs amis ou à leur famille.

    La pandémie peut ajouter un stress mental et financier sur les ménages pouvant accroitre le risque de violence familiale. De plus, avec un nombre réduit d’options disponibles, les enfants peuvent également être moins portés à déclarer ces violences ou à demander de l’aide.

    En termes d’intimidation scolaire, alors que ne pas fréquenter l’école peut entraîner une réduction du harcèlement en personne, un plus grand recours à internet pourrait accroitre le risque de cyber-intimidation. 

    Avant la pandémie, en 2014, environ 17 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans ayant utilisé internet ont déclaré avoir été victimes de cyberintimidation ou de cyber-harcèlement.

  • De l’implication qui raccroche et change des vies!

    De l’implication qui raccroche et change des vies!

    Marie-Josée Clermont, c’est un bon petit «canif suisse» pour la commission scolaire, comme elle se plait à dire. Bien qu’elle détenait un diplôme en enseignement dès la vingtaine, celle qui a été une élève modèle sur les bancs d’école des ursulines à Trois-Rivières, n’a pas aimé ses premières années d’enseignement.  Elle a donc bifurqué par l’animation radio, certains organismes communautaires (Tricycle) et en intervention en insertion professionnelle (CJE), avant de parvenir à son «best défi professionnel», celui d’aider des personnes d’ici à raccrocher. 

    Clermont sait prendre les bouchées doubles et apprécier son été de congé afin de passer aussi du temps ses deux grands amours de garçons.  Maman et pleine d’énergie, l’idée d’enseigner des notions de la 1re année à la 5e secondaire aux raccrocheurs de la région ne lui a pas fait pas froid aux yeux. «On sait que la diplomation de la mère est directement reliée avec celles des enfants.  Il y a des exceptions, mais en général, c’est comme ça!»  

     Elle sait reconnaitre aussi le soutien de ses directrices, Marlène Garneau et Linda Dénommée (la meilleure, dit-elle!) ainsi que l’apport de Sonia Bradette, conseillère pédagogique, plein de femmes qui allument des étincelles pour contrer les statistiques moins élogieuses dans Argenteuil (voir autre texte).  

    «Les personnes qui cognent à la porte ici ont autant de blessures qu’un adolescent, mais souvent… depuis plus longtemps. Ils arrivent avec les mêmes cicatrices, les mêmes plaies ouvertes, les mêmes stigmates, c’est malade!», souligne celle qui fournit tous les efforts pour les aider à reprendre confiance. Forte en communication et ouverte d’esprit, elle est déterminée à aider chacune de ses élèves.  Soutenue par une technicienne en éducation spécialisée, Kat-Lee Ann Perreault-Guay, c’est une deuxième famille qui est créée dans la classe mythique de Danielle Champagne (enseignante de la maternelle de Saint-Julien, le nouvel édifice du Parallèle).   

    Plutôt que d’y retrouver des petits de 5 ans les yeux gonflés par un avenir prometteur, dans sa classe, ce sont des visages (surtout des mamans) remplis d’espoir d’atteindre leurs propres objectifs. Quand un parent décide de revenir à l’école, ça peut être autant pour simplement aider leurs propres enfants à faire leurs devoirs, pour obtenir des préalables à un diplôme d’études professionnelles que pour obtenir le fameux diplôme d’études secondaires.  Les instigateurs du projet font tomber toutes les barrières et tentent le tout pour le tout pour mener ces personnes à bon port avec une gratuité, une simplicité et une flexibilité désarmantes.  Les horaires sont d’ailleurs calqués sur celles des enfants, un service de transport est possible et on leur fournit tout le matériel. À 14 h 30, ils quittent pour aller cueillir leur marmaille. 

    Le même bonheur, la même aura de protection et de sensibilité règne dans la classe de Marie-Josée Clermont.  «J’incarne une certaine autorité, je suis un peu comme leur mère, dit la «vieille jeune prof. Mais c’est important pour moi de leur faire comprendre qu’on est tous égaux.  Je suis une personne humaine, j’ai des soucis et je deviens une meilleure version de moi-même grâce à elles.»  Voilà probablement la principale raison de son succès.  Elle est humaine.  «Même quand elles abandonnent, je garde le lien.  Je leur souhaite bonne fête et j’espère qu’elles reviennent!» 

    Elles sont plus d’une vingtaine chaque année à faire partie de ce projet presque unique au Québec, né quelque part en Gaspésie.  D’ailleurs, le groupe a été ovationné à l’Assemblée nationale en 2019 et a fait partie du paysage télévisuel en mars dernier à l’émission phare de Télé-Québec, L’avenir nous appartient, animé par Monique Miron et Émilie Perrault.  Un bijou à visionner. 

    Ce qu’elles ont en commun, elles n’ont pas de diplôme d’études secondaires et ont au moins un enfant en bas de 18 ans à qui tout cela pourra servir, même s’il est en gestation!  Et selon les statistiques, plus une mère est scolarisée, plus les chances que l’enfant le soit grandissent. 

     

  • Le test buccal s’impose dans la région

    Le test buccal s’impose dans la région

    Depuis le 17 mars dernier, les hôpitaux, centres de dépistage, CHSLD et ressources d’hébergement de la région des Laurentides offrent le test COVID-19 buccal, ne nécessitant pas l’utilisation d’écouvillons. Toute la population âgée de plus de six ans a donc maintenant accès à ce type de test. Ce test ayant été approuvé pour utilisation générale à Laval dès le 9 novembre 2021, toutes les régions ne l’ont pas encore déployé. 

    «Plusieurs élus se sont manifestés lors de discussions avec le directeur de la santé publique des Laurentides, le Dr Éric Gohier, afin d’obtenir l’implantation de ce test dans les Laurentides, ce qui est maintenant fait. Je suis heureuse que le test salivaire soit maintenant disponible pour la région. Les personnes plus réticentes pourront plus facilement aller se faire dépister s’ils le désirent», a noté Agnès  Grondin, députée d’Argenteuil. 

    Le test buccal offre plusieurs avantages sur le test par l’écouvillon oronasopharyngé. Il ne nécessite pas de technique invasive et est aussi précis que ce dernier, sauf pour de rares exceptions. Le test salivaire ne nécessite pas de personnel qualifié pour être effectué. Les explications à donner au patient sont plus simples, les tests ne dépendent pas d’un approvisionnement en écouvillon oronasopharyngé, et la manipulation des échantillons et leur dépistage sont moins couteux. «Les tests par gargarisme sont beaucoup moins invasifs et représentent un atout de plus dans notre lutte contre la COVID-19. La validité de ce type d’échantillon a été prouvée et toutes les équipes de nos cliniques désignées de dépistage sont prêtes à procéder. Nous invitons donc les citoyens ayant des réticences à passer le test de dépistage régulier par le nez à profiter de cette solution de rechange pour freiner la propagation du virus», a commenté Rosemonde Landry, présidente-directrice générale du CISSS des Laurentides. 

    Par contre, les tests buccaux par gargarisme ne sont pas encore disponibles dans la région de Prescott-Russell, du côté ontarien. Pourtant, au mois de septembre 2020, la compagnie Dynacare avait déjà procédé à des tests auprès de 432 patients de deux hôpitaux de l’Ontario: Sunnybrooke et North York, pour homologuer une nouvelle méthode d’échantillonnage salivaire. Les tests ont été concluants, mais n’ont pas été immédiatement approuvés par la Santé publique du Québec. 

    Interrogé sur la non-disponibilité des tests buccaux dans les centres de dépistage de Hawkesbury et des autres municipalités de Prescott-Russell, Dr Paul Roumeliotis, directeur général du Bureau de santé de l’est de l’Ontario a signifié qu’ils sont sur le point d’être implantés. Bien que d’autres comtés ontariens aient débuté l’utilisation du test buccal, tel n’est pas encore le cas dans Prescott-Russell. «Nous travaillons actuellement sur ce dossier, pour rendre le test salivaire disponible à la population. Nous avons des équipes qui travaillent en ce moment pour que cela puisse être mis sur pied. Nous n’avons pas encore d’information pour savoir la date exacte à laquelle le dépistage buccal sera offert» a expliqué Dr Roumeliotis. 

    La situation du coronavirus est stable dans les Laurentides avec 359 cas actifs de COVID-19 au 1er avril 2021. La MRC d’Argenteuil compte 21 cas actifs en date du 1er avril. Le comté de Prescott-Russell compte pour sa part 169 cas actifs à pareille date. Le centre de vaccination de Lachute desservant la MRC d’Argenteuil et situé à l’aréna Keven-Lowe – Pierre-Pagé a manqué de vaccins dans la journée du vendredi 2 avril et a donc dû fermer pour la journée. Les vaccins ont depuis recommencé à être distribués.  Les 60 ans et plus peuvent désormais prendre leur rendez-vous pour se faire vacciner.  De plus en plus, la liste de priorisation commence à faire jaser. 

    Le CISSS des Laurentides n’a pas encore émis d’information au sujet d’un possible approvisionnement en d’autres vaccins par la Santé publique du Québec telle que celui d’AstraZénéca, Sputnik 2 ou encore Sinovac. 

  • Les salaires du secteur de la santé sont les plus élevés

    Les salaires du secteur de la santé sont les plus élevés

    La Sunshine List est un évènement annuel depuis 1996 en raison de la Loi sur la divulgation dans le secteur public du gouvernement progressiste-conservateur de Mike Harris. Elle énumère tous les employés du secteur public dont le salaire annuel est de 100 000 $ ou plus au cours de la dernière année, dont tous les employés de la fonction publique provinciale et municipale, les employés des districts scolaires, les employés des hôpitaux et tous ceux qui travaillent pour des organismes non gouvernementaux du secteur public. 

    La Sunshine List 2020 indique que les personnes employées dans le secteur de la santé, soit comme médecins et infirmières, soit comme techniciens médicaux ou personnel de soutien, gagnent les salaires les plus élevés parmi les travailleurs de la fonction publique de l’Ontario. 

    Hôpital de Hawkesbury 

    Il y a 70 noms sur la liste Soleil de l’Hôpital général de Hawkesbury et du district (HGH) pour 2020. 

    En tête de liste des 10 premiers : Marc Leboutillier, directeur général de l’HGH, gagne 222 509,69$ ; Marcel Leclair, vice-président des finances et des services généraux, qui gagne 207 586,62$ et le troisième, Hristo Radilov, infirmier diplômé, avec 196 738,95$. 

    Le reste du top 10 de HGH est composé de : Marilyn San Pablo, infirmière autorisée, avec 189 131,85$ ; Gisèle Larocque, vice-présidente des ressources humaines et des services généraux; Imrana Jeoffrey, vice-présidente des soins ambulatoires, de la qualité et de l’informatique, avec 157 669,73$; Julie Milks, directrice clinique, à 150 332,90$ ; Sylvie Lefebvre, directrice de l’intégration critique et de la sensibilisation communautaire, avec 147 441,83$ ; Sylvain Grenier, directeur clinique, à 139 729,70$ et Chelsea Albright, infirmière autorisée, à 136 345,08 $. 

    Winchester Memorial 

    Le Winchester District Memorial Hospital (WDMH), qui compte parmi ses clients des résidents du canton de Russell et d’autres communautés avoisinantes, comptait 32 noms sur la Sunshine List de 2020. 

    Les cinq salaires les plus élevés au WDMH appartiennent à Cholly Boland, chef de la direction, avec 252 238$; Michelle Blouin, vice-présidente des services corporatifs et de gestion de l’information et chef des finances du WDMH, avec 156 857$ ; Nathalie Boudreau, vice-présidente des services cliniques et chef des soins infirmiers, avec 142 498$; Nancy Lowe, infirmière autorisée, avec 125 000$ et Brittany Coleman, infirmière autorisée, avec 118 678$. 

    Bureau de santé 

    Il y a 36 noms sur la liste Sunshine pour le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO). 

    En tête des dix premiers salaires du BSEO se trouve le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste et chef de la direction, avec 357 436,14$. La deuxième est Patricia Gauley, directrice du BSEO, avec 172 623,15$. La troisième est Nicole Laplante, directrice du BSEO, avec 172 623,14$. 

    Les dix premiers salaires du BSEO sont les suivants : Thérèse Bourgeois, directrice du BSEO, avec 157 317,78 $ ; Frank Spagnolo, directeur du BSEO, avec 148 726,22 $ ; Linda Cleroux, directrice du BSEO, avec 141 625,01 $ ; Karine Hébert, gestionnaire des communications, avec 127 436,10 $ ; Caroline Kuate, gestionnaire de programmes, avec 12,5 millions de dollars. 10 $ ; Caroline Kuate, gestionnaire de programme, à 126 193,58 $ ; Joanne Porporo, gestionnaire des services d’information, à 124 952,76 $ ; et Shawn Pilon, gestionnaire de bureau, à 121 152,76 $. 

    La Sunshine List est disponible sur https://www.ontario.ca/page/public-sector-salary-disclosure-2020-all-sectors-and-seconded-employees. 

  • Bourse pour des étudiantes francophones

    Bourse pour des étudiantes francophones

    Deux étudiantes ont été primées par L’Association des juristes d’expression française de l’Ontario (AJEFO). Mélanie Laframboise, de l’Université d’Ottawa, ainsi que Rossanna Scaramella, du collège La Cité, ont respectivement reçu une bourse de 2500$ puis de 1500$. Cette bourse leur a été octroyée, car elles ont démontré l’importance de la Francophonie en Ontario et leur désir de travailler dans la langue de Molière. 

    La plus grande des deux bourses a été offerte à Mélanie Laframboise, puisque celle-ci étudie au niveau universitaire. Elle étudie le programme de Common law en Français à l’Université d’Ottawa. Elle est également originaire de Prescott-Russell. Cette dernière est à la tête du Regroupement étudiant de common laws en français dans son université, qui a pour mission de représenter les droits des étudiants francophones ou francophiles du programme de common law. 

    «Cette bourse représente une excellente conclusion à mon programme d’études, lors duquel j’ai toujours tenté de revendiquer le respect des droits de la population étudiante francophone», a déclaré Mélanie Laframboise, à cette occasion.  

    L’AJEFO travaille pour permettre une offre de services juridiques de qualité en français, partout en Ontario. La bourse décernée à ces deux étudiantes est rendue possible par son fonds Pour l’amour de la justice. Le fonds a pour but de pérenniser la relève juridique d’expression française en Ontario. 

  • Plan stratégique accompli pour Valoris

    Plan stratégique accompli pour Valoris

    «Notre équipe a été déterminante dans sa réalisation. Durant la dernière année, les 375 employés de Valoris ont continué à travailler malgré les défis personnels et collectifs. Ils ont maintenu le cap pendant un an et ça a été très impressionnant», souligne Hélène Fournier, directrice générale de Valoris à Hawkesbury. La dirigeante de l’organisme salue tout le travail accompli depuis le début de son plan stratégique en 2018.  

    «Nous avons fixé des cibles particulières de performance clinique afin d’avoir un impact direct sur la qualité de vie des gens», explique Mme Fournier.  Plusieurs outils de rétroaction, tels que des sondages et des questionnaires sont utilisés afin de s’assurer de l’efficacité des opérations et de l’appréciation du public ayant eu recours aux services de Valoris. Les activités de Valoris se sont déroulées sur plusieurs fronts. Entre autres, l’approche de pratiques parentales positives peut compter sur 137 professionnels accrédités en milieu de garderie à Prescott-Russell.  

    Le programme C’est ta communauté (CTC) est un système de protection des communautés. Ce dernier s’affaire au développement de la jeunesse par la formation de comités de jeunes et de parents. On leur donne des possibilités de s’engager dans la communauté et de lui redonner. C’est ta communauté vise à réduire les problèmes de délinquance, de drogue et de violence chez les jeunes. Le CTC offre également des bourses de 750$ pour reconnaitre et favoriser le bénévolat des jeunes dans la communauté. 

    La Fondation Valoris s’occupe aussi d’aider les banques alimentaires locales. Elle a ramassé 30 000$ qu’elle a redonné à la communauté via les Lutins de Noël. «La fondation offre également des bourses d’études et des bourses spécifiques au travail social. Vous devinerez qu’on s’assure d’avoir une relève pour Valoris», mentionne la directrice générale de l’organisme. 

    Valoris dessert des besoins particuliers qu’ont les familles et individus des différentes communautés de Prescott-Russell, particulièrement les plus vulnérables. L’organisme ne fonctionne pas de manière distante avec sa communauté. En effet, les membres du public sont invités à présenter un projet lorsqu’ils identifient des besoins. Plusieurs projets en matière d’inclusion et de protection des femmes et de populations vulnérables ont été initiés. Ce faisant, la directrice signifie que l’organisme et sa fondation misent sur une communication bidirectionnelle avec sa communauté. 

    Mme Fournier félicite Valoris du travail accompli durant les trois dernières années, grâce à son équipe, les paliers gouvernementaux et des dons provenant d’organismes tels que la Fondation Trilium de l’Ontario.  

    Malgré cela, plusieurs défis demeurent dans la communauté. «Dans Prescott-Russell, un des besoins récurrents est le logement. Plusieurs de nos municipalités ont encore parfois des logis avec des problèmes de construction ou d’insalubrité. C’est un facteur très important qui affecte le développement des enfants. Si l’on veut que nos communautés fleurissent, il faut que les enfants puissent avoir accès à des ressources de qualité», mentionne Mme Fournier. 

    Le plan stratégique de Valoris a été complété le 31 mars dernier. L’organisme entame donc une autre période triennale avec des objectifs améliorés. «Nous avons l’espoir de continuer d’être un partenaire important de Prescott-Russell. Les besoins dans une communauté sont toujours changeants. Valoris s’est donc adapté aux nouveaux besoins pendant la pandémie pour accomplir sa mission de service essentiel. Quoiqu’il arrive, nos 375 employés ont fait face à la situation, mettant de l’équipement de protection personnel lorsque nécessaire et a réussi à aller rejoindre les membres de la communauté dans le besoin», conclue Mme Fournier.  

    Valoris est un organisme important pour Prescott-Russell, surtout en cette période marquée par la COVID-19 où la détresse psychologique et émotionnelle a été grandement affectée comme en témoignent plusieurs intervenants sociaux. À travers leurs interactions durant la dernière année marquée par la pandémie, le confinement et l’isolement général de la population qui en a découlé, ils ont été mis à rudes épreuves. Les citoyens de Prescott-Russell dans le besoin d’un ou l’autre service de la fondation Valoris sont invités à composer le 1 800 675-6168 ou à visiter le www.valorispr.ca .