Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Le retour en classe à temps plein écourté

    Le retour en classe à temps plein écourté

    Le journal s’est entretenu avec deux élèves des institutions d’Argenteuil avant l’annonce de la CAQ : Elliot Bigras étudie en 4e secondaire option scientifique au SSC et Mathilde St-Jacques termine son secondaire en profil enrichi à la polyvalente Lavigne. Selon eux, la principale différence se situe au niveau de la motivation au quotidien. «À la maison, il y a beaucoup de distractions, et cela devient difficile de demeurer attentif. Le plus gros défi à distance, c’est l’éthique de travail!», déclare Elliot qui aurait aimé profiter du retour à la normale. De son côté, Mathilde, récemment acceptée en sciences naturelles au Cégep Montmorency, aurait repris le collier avec joie. «Bien que je sois assez studieuse et organisée, je crois que nous profiterons tous des derniers mois de l’année scolaire en présence de nos enseignants et nos camarades de classe.»  

    Les élèves auront bénéficié d’un léger repos des écrans et reprendront en alternance comme depuis le début de l’automne en présentiel un jour sur deux.  Au cours des derniers mois, le Séminaire a tout fait pour assurer la sécurité de ses élèves, mais aussi pour minimiser l’impact de la pandémie sur l’apprentissage. Dès le mois de mars 2020, les enseignants ont redoublé d’efforts, afin d’offrir des cours à distance aux élèves via le logiciel de conférence vidéo Teams (Microsoft) lié au Pluriportail du collège. «Le personnel enseignant a accompli un travail remarquable! Que ce soit les suivis individualisés, l ‘enseignement en duo ou les évaluations sous différentes formes, nous étions prêts et équipés à faire face à la musique», mentionne le directeur des services pédagogiques au Séminaire du Sacré-Cœur de Grenville-sur-la-Rouge, M. Jean-Michel Robert. 

    Même son de cloche à la Polyvalente Lavigne de Lachute. Nouvellement en poste, la directrice de l’établissement, Mme Christine Lamarche, apprécie les effets positifs, surtout pour ses élèves à besoins particuliers ou en difficultés scolaires : «La présence en classe s’avère essentielle pour plusieurs de nos élèves, le lien significatif avec leurs enseignants permet à chacun de maximiser son potentiel. L’enseignant peut aider davantage l’élève en classe, il peut mieux capter son attention et le guider efficacement.»  

    Mme Lamarche raconte que l’équipe-école a travaillé d’arrache-pied depuis l’automne afin de soutenir ses élèves à distance. Le CSRDN a prêté des ordinateurs portables de type Chromebook à tous les élèves qui en ont fait la demande allant même jusqu’à fournir des clés LTE pour ceux n’ayant pas accès à l’internet haute vitesse. «Tous les enseignants ont mis la main à la pâte, que ce soit avec des appels téléphoniques, l’envoi de travaux via la plateforme Classroom ou l’enseignement en visioconférence sur Google Meet.»  

    Les activités parascolaires étaient permises seulement pour les bulles-classes, toutefois, elles seront également annulées suite à la plus récente annonce. Quant à l’organisation d’une cérémonie de remise de diplômes, on prévoit faire le maximum à l’intérieur des consignes et recommandations que la Santé publique établira en juin.  

    La Santé publique a autorisé le retour en classe à temps plein, d’abord en zone orange le 22 mars, et ensuite en zone rouge le lundi 29 mars dernier.  Le 6 avril, le gouvernement s’est finalement ravisé.  «La situation que nous vivons depuis maintenant plus d’un an est exceptionnelle! Plus que jamais, les gens doivent faire preuve de solidarité et respecter les consignes, pour le bien commun. Jour après jour, le gouvernement prend des décisions difficiles et tente de protéger l’ensemble de la population. De notre côté, le mieux que l’on puisse faire est de nous assurer d’appliquer scrupuleusement les recommandations et les directives de la Santé publique, afin de protéger nos élèves et la communauté, explique M. Robert, lui-même un ancien élève du collège et originaire de Lachute. Au Québec, nous sommes chanceux que le gouvernement ait décidé de prioriser l’éducation en permettant à nos jeunes de fréquenter l’école, lorsque la situation le permet. Nos élèves sont très reconnaissants. Ils sont conscients du rôle qu’ils peuvent jouer afin de freiner la propagation du virus.»   

    Les écoles québécoises ont su s’adapter rapidement, tant au niveau des technologies de l’information que de l’organisation des ressources humaines et matérielles. Cette mobilisation imposée par la nature aura sans aucun doute mis en lumière l’efficacité et le dévouement des acteurs principaux du milieu de l’éducation, qui continuent de se dévouer avec des mesures changeantes. Souhaitons que la course entre les variants et la vaccination soit à l’avantage des jeunes et que l’actuelle pandémie n’ait pas trop d’effets négatifs sur leur santé psychologique d’ici la fin attendue de la situation sanitaire d’urgence. 

     

  • Dominique Dussault nouvelle DG de Hawkesbury

    Dominique Dussault nouvelle DG de Hawkesbury

    «Félicitations, Madame Dussault, pour votre nomination au poste d’administrateur en chef, a déclaré la mairesse Paula Assaly, lors de la séance du conseil du 29 mars. Vous avez déjà servi sur une base intérimaire. Bonne chance.»

    Le conseil a approuvé à l’unanimité lundi la recommandation de nommer Mme Dussault au poste de directrice générale de l’administration (DG) de Hawkesbury. Dominique Dussault, qui est également directrice des ressources humaines de la ville, était directrice administratif par intérim depuis juillet dernier, lorsque le directeur administratif de l’époque, Daniel Gatien, a pris un congé autorisé. Il a ensuite présenté sa démission en décembre.

    En janvier, un processus d’embauche a été lancé pour trouver un nouveau DG. Alternative RH, une société de consultants basée à Montréal, a été engagée pour trouver des candidats appropriés. La société a travaillé avec un comité consultatif temporaire mis en place pour examiner les candidatures. Le comité d’examen comprenait la mairesse Assaly et les conseillers Lawrence Bogue et Robert Lefèbvre.

  • Réinventer les messes après la COVID-19

    Réinventer les messes après la COVID-19

    «La pandémie a eu un impact inimaginable, a lancé le curé Éric Robichaud, abbé de la paroisse Saint-Pierre-Apôtre de Hawkesbury. C’est comme si on avait perdu la moitié des gens au front, comme dans une guerre. Je crains beaucoup la sortie de cette pandémie.»

    Pour Mgr Daniel Berniquez, abbé dans plusieurs églises, dont la paroisse Sainte-Marie d’Orléans à Ottawa, la pandémie a brisé une routine de communauté.

    «Il y a un certain nombre de fidèles qui sont revenus, mais si on compare à l’année dernière, c’est très préoccupant, s’inquiète-t-il. Est-ce qu’on va la reprendre cette routine? Je ne suis pas sûr du tout. Aller à la messe, c’est une habitude. Quand on perd une certaine habitude, ça ne revient pas si facilement que ça.»

    Les curés disent tout de même avoir ressenti au cours des derniers mois le soutien des citoyens. «La fidélité des paroissiens a permis de tenir le coup», croit Mgr Berniquez.

    Mais le travail de restructuration qui devait se faire au cours des prochaines années au sein des paroisses devra être fait en mode accéléré.

    «On n’est plus où on était il y a deux ans. Ce n’est plus le même monde, il n’y a plus rien de pareil. Il va falloir y penser, réfléchir, réagir autrement, parce que les changements qui nous attendent sont majeurs», ajoute Mgr Robichaud.

    Aller plus loin que le virtuel

    Actuellement en Ontario, les lieux de culte sont autorisés à recevoir des fidèles jusqu’à 30 % de la capacité à l’intérieur des bâtiments et jusqu’à 100 personnes à l’extérieur pour toutes les zones sanitaires provinciales, hormis la zone grise.

    En zone grise, ces restrictions sont de 15 % de la capacité à l’intérieur des établissements et de 50 personnes à l’extérieur.

    Pour pallier le manque d’assistance aux cérémonies religieuses en personne, bien des paroisses ont donc opté pour la diffusion de messes sur leur page Facebook ou pour l’enregistrement de capsules vidéo diffusées sur leur site web. Ces cérémonies virtuelles ont d’ailleurs réussi à avoir un impact considérable sur bon nombre de fidèles.

    «[Pendant la pandémie], on a vu une utilisation créative de la technologie. Il y a tout un monde numérique qui est là. Il faudra toujours aller où sont les gens. Il ne faut pas attendre que les gens viennent vers nous. On essaie de nous adapter», explique Mgr Pierre Domerson, abbé pour l’Unité pastorale Soleil Levant.

    Mais sur le long terme, il faudra voir plus loin pour assurer la pérennité des messes en personne.

    Le numérique à lui seul ne rend pas justice à l’expérience religieuse d’une messe en présentiel, avancent les curés.

    «La foi catholique n’est tellement pas virtuelle, lance Mgr Berniquez. Quand tu viens à la messe, tu manges, tu sens, tu donnes la main aux autres. Quand tu baptises, tu verses de l’eau, tu mets de l’huile sur le front. C’est fait pour des contacts, la communion des personnes qui se rencontrent. Il y a un côté intellectuel, mais ce n’est pas juste ça. Là, c’est devant un écran et on écoute. C’est loin de ce qu’on vit quand on est en présentiel. C’est complètement dénaturé.»

    La crise agit alors comme une opportunité de faire les choses autrement, de se réinventer et de miser sur la prochaine génération.

    «Les crises dans l’Église peuvent devenir des opportunités de croissance, des occasions de renouveau, ajoute Mgr Domerson. Il va falloir réorganiser nos ressources de sorte qu’on ne soit pas seulement une Église qui survit, mais une Église vive capable de toucher nos jeunes. Les humains que nous sommes avons une exceptionnelle capacité d’adaptation. C’est à nous de tirer les leçons de cette crise.»

    Les curés s’entendent, il faudra se relever les manches. «Il n’y a pas un défi qui est irréalisable», conclut Mgr Robichaud.

  • À quoi doit servir l’école en 2021?

    À quoi doit servir l’école en 2021?

    Le rôle de l’école s’est longtemps cantonné à la transmission verticale de savoirs académiques. L’image de l’enseignant dispensant son cours devant des rangées d’enfants silencieux est désormais loin derrière nous. Les nouvelles méthodes pédagogiques font la part belle aux projets initiés par les élèves, à l’expérimentation et au travail d’équipe.

    Mettre l’élève au cœur de ses apprentissages

    Jusqu’ici focalisé sur l’absorption et le contrôle des connaissances, l’enseignement s’oriente vers le développement de compétences.

    Au cours des trois dernières années, l’école Le Mascaret, à Moncton, l’école Grande-Rivière, à Saint-Léonard, et l’école Le Tremplin, à Tracadie, ont reçu le mandat d’imaginer ce changement d’approche et de l’adopter au quotidien.

    À l’école Le Mascaret, l’apprentissage par projets est devenu la norme, décrit le directeur de l’établissement, Serge Boucher.

    «On parle de tâches authentiques, de situations complexes qui amènent l’élève à se poser des questions et à trouver des solutions. Ça peut commencer par la présentation du thème de la pollution par l’enseignement et déboucher sur la mise en œuvre par les élèves d’un système de recyclage dans l’école. Un élève intéressé par l’audiovisuel pourra produire une vidéo de sensibilisation, un autre passionné par le bricolage pourra décider de construire quelque chose…»

    Projets concrets

    À l’école Le Tremplin, on propose de plus en plus aux jeunes de transposer la matière en projets concrets et de travailler de manière relativement autonome sur la résolution de problèmes qu’ils ont identifiés dans leur communauté.

    Yannick, élève de 7e année, tente ainsi de créer des pancartes qui seront installées sur la piste cyclable de Tracadie pour inciter les promeneurs sur deux roues à porter le casque. À travers sa démarche, il découvre la conception graphique et apprend à solliciter des commanditaires.

    Justin, lui, a rédigé avec d’autres camarades une lettre à la municipalité proposant l’installation de jeux d’eau sur son territoire. Leur requête est remontée jusqu’aux conseillers qui ont échangé sur la question lors d’une réunion publique. «Ils vont y penser à l’avenir, peut-être que ça va marcher», espère l’adolescent.

    «Toutes les idées n’aboutissent pas, mais sans qu’il s’en aperçoive, l’élève a travaillé l’écriture, la communication, il s’est initié au fonctionnement d’un conseil municipal», note Jérôme Roy, l’un des enseignants.

    Ici, un groupe a décidé d’apprendre à faire fonctionner une imprimante 3D pour la conception de cabanes à oiseaux. Là, une équipe de journalistes en herbe s’est attelée à la conception d’un journal étudiant.

    «Il peut y avoir 20 projets différents dans une même classe. Ce qui est intéressant, c’est que tout part des élèves, de leurs intérêts, de leurs envies», souligne Denise McWilliams.

    L’enseignante de 7e année est convaincue qu’en participant à la conception de produits et à la prise de décisions, les jeunes se préparent mieux à faire un choix de carrière et apprennent à mieux se connaitre.

    «Certains élèves qui ne se démarquaient pas lors de cours magistraux démontrent des qualités qu’on n’aurait pas vues autrement», observe également la directrice de l’école, Cynthia St-Cœur.

    De conférencier à facilitateur, le métier d’enseignant se transforme

    À l’heure du bilan, Serge Boucher constate que ce virage a sollicité une plus grande collaboration entre les enseignants et favorisé l’interdisciplinarité. À ses yeux, l’expérimentation est le meilleur moyen d’incarner une connaissance et de susciter l’engagement.

    «On voulait que les élèves arrêtent de se demander “Pourquoi fait-on ceci?”. L’idée, c’est qu’ils entrent en action et puissent construire eux-mêmes leurs apprentissages en faisant ce qu’ils aiment. On voit une plus grande motivation chez les élèves parce qu’on essaie de donner à chacun la chance de toucher à ses intérêts et de démontrer ses forces.»

    Plutôt que de suivre un programme figé, défini, les enseignants sont amenés à accompagner les initiatives des élèves et à partir de leurs questionnements. Faire preuve de souplesse et garder l’esprit ouvert sont les nouveaux mots d’ordre.

    «À la place d’être celui qui transmet la matière, l’enseignant devient plutôt un guide, résume Jérôme Roy. Ce n’est pas toujours évident parce que nous avons été formés à être ceux qui transmettent un savoir en avant de la classe. Il faut maintenant partager ce pouvoir et donner le choix à l’élève.»

    «Un changement en profondeur»

    «Je ne crois pas que nos enfants soient capables de rester assis des heures et des heures. Nos enfants sont des créateurs, ils ont besoin de se servir de leur tête et de leurs mains pour résoudre des problèmes et apporter des solutions aux défis de notre monde!»

    Comme tant d’acteurs du monde de l’éducation, Ginette Duguay estime qu’il est plus que jamais nécessaire que nous nous demandions collectivement quelle école nous voulons pour nos enfants.

    À quelques mois de son départ à la retraite, la mentore en littératie au District scolaire francophone Nord-Est se félicite de voir un nouveau paradigme s’ancrer dans les pratiques éducatives.

    «L’enseignement par compétences est un changement en profondeur du système», s’enthousiasme-t-elle.

    En résumé, l’idée est de confronter l’élève à une situation complexe qui part d’un questionnement, d’un enjeu ou d’un défi vécu. Pour la résoudre, ce dernier peut être amené à explorer différents usages de la technologie, intégrer la créativité et l’innovation dans ses essais, faire appel à des experts, collaborer avec ses pairs, analyser l’information et vérifier les sources…

    «Nous allons continuer à enseigner le français et les mathématiques, mais nous allons peut-être contextualiser davantage la matière, expose Ginette Duguay. Les enfants veulent écrire sur les choses qui les intéressent, ça fait toute la différence. Notre rôle, c’est de trouver ce qui les allume.»

    Proposer aux apprenants d’expérimenter et de travailler sur des problèmes réels, les incite à explorer le monde et ses possibilités, complète Viktor Freiman, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Moncton.

    «On cherche à rebâtir la confiance des jeunes en leurs capacités en stimulant leur créativité, décrit-il. Parfois, on a l’impression qu’ils jouent, mais c’est lorsqu’ils créent des prototypes qu’ils évoluent et développent des capacités de raisonnement.»

    En tout cas, les enseignants prêts à secouer les habitudes ne manquent pas et leurs classes bouillonnent d’idées. Mario Levesque, agent de développement technologique pour l’organisme Place aux compétences, a pour mission de donner vie à leurs ambitieux projets de programmation informatique, de robotique ou d’impression 3D.

    Il accompagne actuellement un groupe de 9e année de l’école secondaire Mathieu-Martin de Dieppe dans la construction de quatre chambres d’évasion aux allures de vaisseau spatial.

    «Je leur ai présenté l’utilisation du microcontrôleur, ses possibilités, mais toutes les idées viennent d’eux. Ils font leurs propres recherches et s’occupent d’élaborer leurs énigmes et leur histoire, explique Mario Levesque. À travers cela, ils sont en train de découvrir le travail manuel du bois, l’électronique, la programmation, et devront peut-être faire une campagne de markéting pour promouvoir leur initiative.»

    Bientôt, il assistera la classe de Michaël Gautreau, enseignant à l’école Carrefour de l’Acadie de Dieppe, dans la conception de panneaux lumineux modulaires intelligents (Nanoleafs) pour donner une nouvelle ambiance à leur environnement de travail.

    Consultez le site du journal Acadie Nouvelle

    Le chantier de l’évaluation

    Comment mesurer objectivement la créativité, les compétences interpersonnelles, le travail d’équipe ou une meilleure connaissance de soi?

    Adopter l’approche par compétences force à repenser la vérification des acquis, reconnait Cynthia St-Cœur, directrice de l’école Le Tremplin. Il s’agit d’amener le jeune à réfléchir sur ses expériences, ses actions, ses attitudes, ses erreurs et ses succès.

    «On demande davantage aux élèves d’autoévaluer leur cheminement, de réfléchir sur ce qui a été appris», dit-elle.

    Selon le professeur Viktor Freiman, cette nouvelle façon d’aborder l’éducation implique de soutenir plutôt que de sanctionner, et surtout de reconnaitre le processus comme un acquis sans se focaliser sur uniquement sur le résultat.

    «Est-ce qu’on évalue si tel problème mathématique a été bien résolu ou est-ce qu’on évalue si l’élève s’est confronté à un problème nouveau et qu’il a cherché à l’aborder par des propositions originales et a appris de nouvelles choses au passage? Parfois il n’y a pas de bonne réponse à un problème, parfois on essaie beaucoup de choses sans arriver à un résultat», souligne l’universitaire.

    «On doit bâtir à partir des réussites, et non certifier des échecs. Cette pédagogie-là demandera un autre système d’évaluation, c’est certain. On entre sur un terrain inconnu, il faudra accepter que ça ne se passe pas comme auparavant.»

    Soigner la plante pour qu’elle s’épanouisse

    La crise sanitaire a forcé l’école à évoluer à une vitesse jamais vue et à revoir ses priorités. «La pandémie est aussi venue nous dire qu’il faut intervenir au niveau du mieux-être. Nous voyons un taux énorme de problèmes de santé mentale qu’il faut gérer», constate Ginette Duguay.

    «Est-ce que nous formons nos enfants dans toutes les sphères de leur développement? Ou est-ce que le développement cognitif est la sphère développementale la plus valorisée? Je crois qu’il faut réussir à faire l’équilibre entre les connaissances, le savoir-faire et le savoir-être.»

    Apprendre aux enfants l’importance de prendre soin de leur santé mentale et de celle des autres, d’entretenir des relations saines, voilà notamment ce que tente de transmettre l’école Le Domaine Étudiant de Petit-Rocher à ses élèves de 8e année.

    Ils participeront à huit ateliers offerts par le Centre Mieux-Être de Bathurst sur les thèmes de la résilience, de la gestion des émotions, de la pression sociale, du consentement, de la l’estime de soi ou des habitudes de vie saine.

    Le ministère de l’Éducation s’était déjà engagé dans cette voie en inscrivant à son Profil de sortie l’idée que l’école doit aider le jeune à «mener une vie équilibrée», favoriser «la connaissance de soi» ou encore de l’amener à «prendre conscience des autres, de leurs besoins et de leurs sentiments».

    C’est aussi ce que faisait valoir Amélie Bédard, professionnelle à l’inclusion scolaire, dans une récente chronique pour le site École branchée.

    «En prenant soin du cœur de nos élèves, en nourrissant leur sécurité affective, nous les rendons disponibles à l’apprentissage, et leur donnons la chance d’exploiter leur cerveau à sa pleine capacité», écrit-elle.

    «Si je devais recommencer ma carrière, ça m’interpellerait, assure Ginette Duguay. Si j’ai embarqué dans le système d’éducation il y a 35 ans, c’est parce que je voulais changer le monde.»

    Comment préparer la jeunesse à des emplois qui n’existent pas encore?

    Notre société se transforme bien plus vite que le système éducatif et il devient difficile de prédire quels seront les métiers de demain. C’est à partir de ce constat qu’est né le projet S’entr’Apprendre.

    Mené par le District scolaire francophone Sud, il a pour ambition d’aider les élèves à évoluer dans un monde en constante mutation et d’insuffler une nouvelle culture d’apprentissage dans les écoles.

    Mario Chiasson Ph.D, directeur de la recherche, de l’innovation et du changement au DSFS, croit que l’école doit combler le «décalage entre la société innovante et l’éducation formelle» et réussir à «produire des citoyens capables d’innover».

    «On veut que les élèves fassent l’acquisition des savoirs et développent des compétences par un apprentissage actif et non passif, décrit-il. Être actif, c’est s’entreprendre : lorsque l’élève consulte, expérimente, réalise des prototypes, fait des présentations, des publications… À travers ça, il développe les habiletés essentielles dans une société où tout s’accélère : la communication, la créativité, la collaboration, la résolution collective de problèmes complexes. C’est ce dont notre société a besoin tout de suite.»

    Avec le projet S’entr’Apprendre, on souhaite ainsi «améliorer les habiletés numériques des élèves» et leur «offrir des situations d’apprentissage authentiques et signifiantes» pour s’attaquer au «désengagement des apprenants dans les activités scolaires», lit-on sur le site du district.

    Six établissements sont associés au projet et d’autres s’ajouteront au fil des ans. Il s’agit des écoles Samuel-de-Champlain (Saint-Jean), Clément-Cormier (Bouctouche), l’Odyssée (Moncton), le Mascaret (Moncton), Abbey-Landry (Memramcook) et Carrefour Beausoleil (Miramichi).

    M. Chiasson rêve d’une éducation plus attrayante, adaptée à notre temps, ouverte à la communauté et aux problèmes sociétaux. «On veut que la communauté devienne l’école et que l’école devienne un centre d’innovation communautaire», déclare-t-il. Le responsable du projet dit aussi vouloir «décloisonner les murs de l’école».

    À l’école Samuel-de-Champlain, par exemple, cela s’est concrétisé par l’inauguration en octobre du Centre d’apprentissage 8, un nouvel espace pensé par les enseignants de 8e année, destiné à favoriser la collaboration entre les élèves et entre les éducateurs.

    Cela passe aussi par une multiplication des partenariats avec le secteur privé pour l’obtention de matériel, ou la formation du personnel enseignant. De gros joueurs comme Apple, Engage VR (réalité virtuelle) ou Logics Academy (robotique) ont déjà embarqué.

    Le but : faciliter l’intégration des dernières avancées technologiques dans la salle de classe. Il est notamment question de développer des expériences d’apprentissage en réalité virtuelle dès la rentrée prochaine.

    Cette vision se retrouve d’ailleurs en partie dans le livre vert sur l’éducation présenté par le ministre Dominic Cardy en octobre 2019, au travers de formules comme «il faut préparer nos élèves à un monde en évolution rapide» ou «l’école doit se concentrer sur l’apprentissage et les expériences qu’on peut appliquer dans la vraie vie».

    Le document de réflexion proposait également de multiplier les partenariats avec le secteur privé et d’approfondir la personnalisation des apprentissages.

    L’évolution du projet S’entr’Apprendre sera suivie par une équipe de chercheurs canadiens et internationaux qui évaluera son cheminement et formulera des recommandations.

  • Une maison autosuffisante à 70 % grâce à la géothermie et au solaire

    Une maison autosuffisante à 70 % grâce à la géothermie et au solaire

    En septembre 2018, Paul Cyr a fait installer des panneaux solaires sur sa maison, pour réduire ses frais d’électricité. Cette décision n’était pas la première que la famille prenait pour réduire son empreinte carbone. Quelques années auparavant, les Cyr avaient opté pour un système de chauffage géothermique. 

    «Pour chauffer et éclairer notre maison, ça nous coutait 6 500 $ par année. On avait un chauffage à l’huile. Est venu le temps de remplacer notre fournaise. On a regardé nos options et on a opté pour une pompe géothermique. Avec ce système, on s’est totalement libéré de la facture de mazout et on a réduit notre empreinte carbone, mais notre facture d’électricité est montée en flèche. Malgré cela, notre facture totale pour l’année a baissé à 3 500 $, juste en électricité. C’était beaucoup moins cher, mais on restait tout de même dépendant».

    Dans la région Évangéline, dans la seconde moitié des années 2010, il y avait un certain intérêt pour le solaire. On pensait mettre des panneaux sur l’aréna et Paul Cyr a commencé à s’intéresser à la technologie et à ses promesses. 

    «Je me suis fait expliquer les chiffres, les couts d’installation, ce que j’en retirerais, les projections à plus ou moins long terme, et pour moi, ça avait du sens. On a fait installer nos panneaux solaires en septembre 2018. J’ai pu collecter des données sur trois hivers et deux années complètes et je peux dire que ça fonctionne.»

    Avec son système de 39 panneaux solaires installés sur le toit de la maison et du garage (deux angles différents pour un maximum d’efficacité) du côté sud, Paul Cyr produit de 17 000 à 18 000 kW/h par année, ce qui représente environ 80 % de la consommation totale de la maison. 

    «C’est ce que j’avais calculé et c’est ce que les panneaux produisent. En revanche, j’avais négligé de prendre en compte certains couts fixes, comme les frais de service que Maritime Electric facture à tous ses clients et le calcul des taxes, qui se fait sur l’électricité que j’achète d’eux, avant mon crédit. Donc, mes économies en argent sont d’environ 60 %, au prix actuel de l’électricité».

    Des rendements intéressants sur un investissement

    L’installation d’une pompe géothermique coute aux alentours de 30 000 $. C’est une somme considérable. Cependant, Paul Cyr fait le calcul suivant. 

    «Si tu as 30 000 $ à investir et que tu le places à la caisse ou à la banque, tu es chanceux si tu as un rendement de 2 % ces temps-ci. Ma pompe géothermique a réduit ma facture de 3 000 $ par année, donc c’est un rendement de 10 %. Et ça ajoute de la valeur à la maison. Même chose pour les panneaux solaires. Mon système a couté aux alentours de 30 000 $ et j’économise au moins 2 300, 2 400 $ par année. Encore une fois, j’ajoute de la valeur à la maison, et j’ai un retour intéressant sur mon investissement. Je concède que nous n’aurions pas pu faire de tels investissements quand nous étions plus jeunes».

    Consultez le site du journal La Voix acadienne

    Cela étant dit, il existe maintenant des formules de location à long terme qui évitent d’avoir à débourser un gros montant dès le départ. Et le gouvernement provincial offre un programme qui paie 40 % des couts d’installation, jusqu’à concurrence de 10 000 $. Ce programme est entré en vigueur un peu trop tard pour que les Cyr puissent en profiter. 

    Maison autosuffisante à 70 %

    Paul et Odette Cyr, tous deux retraités depuis quelques années, vivent maintenant dans une maison autosuffisante à 70 %. «À l’avenir, ça va peut-être devenir la norme, mais pour l’instant, c’est encore rare. Ça ajoute de la valeur à notre maison. Et on peut aussi dire qu’on est écoresponsable et qu’on fait notre part».

    Les panneaux solaires sont garantis pendant 25 ans. Ça ne bouge pas, il n’y a pas d’usure. Il faut les faire installer sur un toit qui n’aura pas besoin d’être remplacé. Les Cyr ont opté pour un toit en métal.

    Grâce à l’application intelligente qui vient avec le système, Paul Cyr peut savoir en tout temps et en temps réel le degré de performance de ses panneaux photovoltaïques. Il peut comparer les données, d’une année à l’autre, et savoir si un panneau est défectueux. «Lorsque tous les panneaux sont bleus comme ça, tout va bien. S’il arrivait qu’un panneau soit noir, ça voudrait dire qu’il y a un problème. C’est vraiment pratique cette application», dit le propriétaire.

  • Les organismes artistiques franco-ontariens défavorisés dans l’attribution de 25 millions $

    Les organismes artistiques franco-ontariens défavorisés dans l’attribution de 25 millions $

    Au début mars, la ministre ontarienne des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture, Lisa MacLeod, a annoncé une injection supplémentaire de 25 millions $ destinée au secteur des arts.

    De cette somme, 24 millions $ ont été distribués à 140 organismes via le Conseil des arts de l’Ontario (CAO), dont seulement 321 059 $ à des organismes francophones d’après les calculs de Francopresse.

    Le critère principal d’admissibilité des organismes à 14 des 25 millions $ : avoir des revenus annuels d’au moins un million $.

    Seuls quatre organismes francophones ont reçu du financement de cette enveloppe du gouvernement ontarien : le Carrefour francophone de Sudbury (34 459 $), La Nouvelle Scène Gilles Desjardins (103 068 $), le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (15 518 $) et le Théâtre français de Toronto (168 014 $).

    Une autre portion de 10 millions $ est destinée aux organismes qui reçoivent une subvention de fonctionnement du programme Organismes majeurs du CAO.

    Enfin, un million $ est prévu pour les artistes individuels de l’Ontario, mais les détails concernant ce financement n’ont toujours pas été annoncés.

    «Ça a soulevé des attentes»

    «On est évidemment bien contents pour ces quatre [organismes récipiendaires], mais on aurait aimé que le ministère fasse preuve de plus de transparence», résume le coordonnateur de l’Alliance culturelle de l’Ontario (ACO), Denis Bertrand. 

    «Si le ministère avait décidé d’injecter lui-même les 25 millions $, ce serait une chose. […] Mais en passant par le Conseil des arts de l’Ontario, ça a soulevé des attentes par rapport au fonctionnement normal du CAO», souligne encore Denis Bertrand.

    Il explique qu’habituellement, lorsque le gouvernement a des fonds à attribuer, le CAO lance un appel d’offres et invite les intéressés à soumettre des propositions de projets, à la suite de quoi ils sont évalués par un jury. «On s’attendait à un processus similaire pour les 25 millions $. Ça n’a pas été le cas», fait remarquer le coordonnateur de l’ACO.

    Les 25 millions $ supplémentaires ont été annoncés pour la toute première fois dans le budget de l’Ontario de 2020, en novembre dernier. Ce qui a surpris lors de l’annonce du 2 mars, c’est donc la décision vraisemblablement unilatérale du gouvernement de distribuer les fonds.  

    «Les montants du financement [octroyé aux organismes] ont été déterminés à l’aide d’une formule basée sur le niveau de la [plus récente] subvention de fonctionnement du CAO reçue par l’organisme. Cette approche permettra de débloquer les fonds en temps opportun et de manière transparente», indique par courriel la responsable des relations avec les médias du ministère, Denelle Balfour.

    Dans une infolettre envoyée le 2 mars, le CAO indique également que «le montant des paiements versés aux organismes sera déterminé en fonction d’un pourcentage de leur plus récente subvention de fonctionnement du Conseil des arts de l’Ontario».

    Le CAO et le ministère des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture ont refusé les demandes d’entrevue de Francopresse.

    Une «énorme surprise»

    Ghislain Caron, directeur général du Théâtre français de Toronto (TfT) indique avoir appris la nouvelle «comme tout le monde», lors de l’annonce de la ministre MacLeod.

    «On était très contents! […] C’était une énorme surprise et une belle surprise», ajoute le directeur de l’un des quatre organismes francophones récipiendaires. 

    Le TfT aura jusqu’au 31 mars 2023 pour dépenser les fonds. D’après le directeur, cela leur «donnera un bon coup de pouce» et leur permettra de planifier la relance sans tomber dans le rouge et sans avoir à couper de projets artistiques.

    «Ça va vraiment nous servir à nous relancer en salle et à créer nos projets artistiques l’an prochain, et probablement une partie en 2022-2023. […] Sans ce revenu-là, je pense qu’on aurait été obligés de faire des choix, on aurait dû couper», indique Ghislain Caron.

    Il nuance toutefois : «Par contre, on appuie vraiment que le gouvernement de l’Ontario devrait soutenir aussi les organismes qui ont des [revenus] de moins d’un million. […] Il y a beaucoup plus de théâtres qui ont des [revenus] de plus d’un million du côté anglophone que francophone.»

    À cet effet, l’Alliance culturelle de l’Ontario a envoyé une lettre à la ministre MacLeod pour lui exposer ses doléances et lui demander de renouveler cette enveloppe de 25 millions $ au CAO pour les deux prochains exercices financiers.

    «Mais que cette fois-ci, l’argent soit géré par le CAO en fonction des principes et des processus en place, ce qui permettrait à un plus grand nombre d’organismes de soumettre des propositions», souligne Denis Bertrand.

    L’organisme n’avait toujours pas obtenu de réponse au moment d’écrire ces lignes.

    Les francophones désavantagés

    «On comprend pourquoi le ministère a décidé de favoriser ces organismes-là [qui ont des revenus de plus d’un million] : ils ont déjà un budget important et sans doute, dans la perspective du ministère, ils étaient plus aptes à une relance rapide […] donc à générer une activité économique plus rapidement. Je pense que c’est vraiment la logique derrière ça», évalue Denis Bertrand de l’ACO.

    «C’est comme la vertu, on ne peut pas s’opposer à ça! C’est juste qu’on aurait aimé que le processus soit plus transparent», ajoute-t-il.

    Une hypothèse qui résonne chez Martin Arseneau, directeur général de Réseau Ontario : «C’est probablement une stratégie voulant que ceux qui ont les plus gros budgets ont eu les plus grosses pertes», estime-t-il. 

    «Mais ce n’est pas une philosophie avec laquelle on est d’accord ; tout le monde a des pertes. Que tu aies un budget de 100 000 $ ou d’un million, il y a une partie des revenus qui ont disparu à cause de la pandémie. Mais [cette logique vise] probablement à essayer de conserver les gros organismes de manière à leur permettre de se solidifier pour traverser cette pandémie-là», suggère Martin Arseneau.

    Réseau Ontario compte parmi ses membres 22 diffuseurs pluridisciplinaires, dont quatre ayant obtenu une portion des 25 millions $ du gouvernement ontarien. Martin Arseneau indique toutefois n’avoir pas vraiment ressenti de frustration chez ses membres n’ayant pas reçu de part du gâteau.

    «En bout de ligne, les organismes membres de Réseau Ontario vont toujours recevoir leurs subventions de fonctionnement et de projets. [L’enveloppe supplémentaire] est un peu venue comme un bonus», nuance-t-il.

    Il convient toutefois que les organismes francophones en milieu minoritaire ont pu être désavantagés par rapport à leurs homologues anglophones, de par leur plus petite taille : «C’est sûr que nos budgets de fonctionnement ne seront pas exactement les mêmes, donc en utilisant une formule qui requiert des revenus annuels égaux ou supérieurs à un million $, ça a fait en sorte qu’énormément d’organismes francophones ont été exclus de cette distribution de fonds supplémentaires.»

    Le CAO simple administrateur 

    Au Conseil des arts de Hearst (CAH), la directrice générale et artistique Valérie Picard indique par courriel avoir été heureuse de voir le gouvernement reconnaitre les besoins du milieu et débloquer des fonds additionnels pour le secteur artistique, mais se dit aussi «déçue et frustrée face aux critères d’admissibilité».

    «Le profil des organismes qui ont reçu des fonds ne respecte pas toutes les priorités de financement du CAO, surtout au niveau de la francophonie, et les organismes en région. Tous les organismes font face à une précarité financière importante, nonobstant le chiffre de notre budget de fonctionnement annuel», ajoute-t-elle.

    Au CAO, la coordonnatrice principale des communications, Shoshana Wasser, souligne que «c’est le ministère qui a déterminé les catégories de ce cadre de financement» et que leur rôle n’a été que d’administrer les fonds.

    Quant au million réservé aux artistes, le ministère indique que «de plus amples informations seront bientôt disponibles sur le site Web du Conseil des arts de l’Ontario» tandis que ce dernier dit n’avoir toujours pas reçu d’information à ce sujet.

  • Sunshine List public sector salaries released

    Sunshine List public sector salaries released

    The Sunshine List has been annual event since 1996 due to the Public Sector Disclosure Act of the Mike Harris Progressive Conservative government. It lists all employees in the public sector with annual salaries of $100,000 or more during the past year. That includes civil service workers for the province and for municipal governments, along with school district employees, hospital workers, and all those employed with non-government agencies in the public sector. 

    The 2020 Sunshine List for Prescott-Russell has 141 names of employees from among the eight municipalities and the United Counties of Prescott-Russell with salaries of $100,000 or more. Casselman was the sole municipality not listed for entries during a search of the 2020 Sunshine List. 

    Hawkesbury 

    There are 10 names on the Sunshine List for Hawkesbury for 2020. 

    The top five were Daniel Gatien, former chief administrative officer, at $169,273.74; Nicole Trudeau, former recreation director, at $135,847.18; Michel Poulin, captain in the Hawkesbury Fire Department, at $127,922.24;  Dominique Dussault, human resources director and acting chief administrator, at $126,248.71; Patrick Mayer, firefighter, at $122,345.35. 

    Champlain Township 

    The Township of Champlain has three names on the 2020 Sunshine List. 

    First is Paula Knudsen, chief administrator, at $140,765.50. Next is James McMahon, public works director, at $109,730.36. Last is Jacques Gauthier, chief building officer and senior bylaw officer, at $109,365.08. 

    East Hawkesbury 

    There is just one name on the Sunshine List from East Hawkesbury Township. Luc Lalonde, chief administrator for the township, received a salary of $102,325. 

    Alfred-Plantagenet 

    The 2020 Sunshine List has two entries from Alfred-Plantagenet Township. 

    First is Hébert Roch, township road superintendent, at $110,713. Next is Josée Dallaire, township treasurer, at $103,163. 

    Clarence-Rockland 

    There are 20 names on the 2020 Sunshine List from the City of Clarence-Rockland. 

    The top five are: Helen Collier, chief administrator, at $170,549.21; Julian Lenhart, infrastructure director, at $154,803.68; Michel Cousineau, chief information officer, at $143,358.25; Pierre Boucher, community services director (now retired), at $139,188.97; Frédéric Desnoyers, city treasurer, at $138,353.32. 

    Russell Township 

    The 2020 Sunshine List has 14 entries from Russell Township. 

    The top five are: Jean Leduc, chief administrator, at $167,490.52; Jonathan Bourgon, infrastructure services executive director, at $138,918.90; Richard Godin, finance director, at $128,063.61; Dominique Tremblay, director of planning, building, and economic development, at $126,698.06; Céline Guitard, parks and recreation director, at $116,842.89. 

    The Nation 

    There are seven entries from The Municipality on the 2020 Sunshine List. 

    The top five are: Josée Brizard, chief administrator and clerk, at $145,727.84; Marc Legault, public works director, and Cécile Maisonneuve, human resources director and municipal treasurer, both received $129,918.88; Guylain Laflèche, planning and economic development director, at $124,857.36; Doug Renaud, operator in charge of water and sewer, at 116,174.08. 

    United Counties of Prescott-Russell 

    Prescott-Russell’s regional government has 74 entries on the 2020 Sunshine List. By comparison the United Counties of Stormont-Dundas-Glengarry have seven names on the list. 

    The top five include: Stéphane Parisien, chief administrator, at $225,081.59; Judith Richer, residential care coordinator, at $163,121.52; Pierre Gauthier, human resources director, at $147,043.49; Carol Lavigne, economic development and tourism director, at $146,885.22; Louis Prévost, planning and forestry director, at $146,885.20. 

    The Sunshine List is available at https://www.ontario.ca/page/public-sector-salary-disclosure-2020-all-sectors-and-seconded-employees. 

  • L’est ontarien passe en zone rouge pour le long week-end

    L’est ontarien passe en zone rouge pour le long week-end

    Le long weekend de Pâques ainsi que la relâche scolaire inquiètent le gouvernement ontarien, qui voit la 3e vague déferlée rapidement. 

    Contrairement à Ottawa, qui est passée en zone rouge moins de 24 heures après l’annonce du gouvernement, le Dr Roumeliotis a déclaré que les entreprises de la région auraient le weekend afin de se préparer aux restrictions supplémentaires.   

    Quatre-vingt-quatre nouveaux cas ont été signalés au BSEO lundi, dont 34 provenaient de Prescott-Russell. Le Dr Roumeliotis a déclaré que le taux était alarmant et a averti que la région que si les mesures n’étaient pas respectées, la région se dirigeait vers une zone grise de «verrouillage», et cela, malgré la cadence de vaccination qui se poursuit. 

    Les changements les plus importants entre la zone orange et la zone rouge comprennent une baisse de la capacité des restaurants intérieurs, qui passe de 100 personnes à 50 ou 50 % de la capacité (selon le chiffre le plus bas), ainsi que des restrictions sur les rassemblements intérieurs, qui passent de 10 à 5 personnes. Les installations sportives et récréatives intérieures peuvent accueillir 10 personnes plutôt que 50, tout comme les espaces de réunion et d’évènements. Les supermarchés devaient fonctionner à 75 % de leur capacité, tandis que les autres détaillants seront limités à 50 %. Tous les sports d’équipe, à l’exception de l’entrainement, sont maintenant interdits. Les rassemblements extérieurs demeurent à 50. 

    Sur les 332 cas actifs, 205 seraient des variantes préoccupantes. Certaines sont liées à la variante sud-africaine, mais la majorité serait des cas de la mutation signalée pour la première fois en Grande-Bretagne. Les variantes sont apparues dans 67 % des nouveaux cas positifs dans la région.  

    Éclosions 

    Deux épidémies ont été signalées à l’hôpital général de Hawkesbury et du district, avec 27 patients et cinq membres du personnel testés positifs. Cinq personnes sont décédées à l’hôpital du COVID-19.  

    Dans l’ensemble du BSEO, 35 personnes ont été hospitalisées, dont cinq en soins intensifs. Un nouveau décès a été signalé dans la région au cours du weekend.  

    Aucune épidémie n’a été signalée dans les écoles de Prescott-Russell, mais quatre cas d’étudiants ont été signalés à la St. Thomas Aquinas Catholic High School à Russell; deux cas d’étudiants et un cas de personnel ont été signalés à l’école élémentaire Mother Teresa à Russell; un cas de personnel a été signalé à l’École élémentaire publique Nouvel Horizon à Hawkesbury; un cas d’élève à l’École élémentaire catholique de Casselman – Pavillon St-Paul/Sainte-Euphémie; un à l’École élémentaire catholique Saint-Joseph de Russell; un à l’École intermédiaire catholique de Hawkesbury, un à l’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury et un à l’École publique Pleasant Corners de Champlain.   

    La région 

    Parmi les 296 cas recensés jeudi par le BSEO, 90 se trouvaient dans les communautés de Prescott-Russell, dont 31 à Russell, 26 à Hawkesbury, 20 à Clarence-Rockland, 12 à Hawkesbury Est, 10 à Champlain, 9 à Casselman, 7 à Alfred-Plantagenet et 1 à La Nation. 

     

  • Une enseignante franco-ontarienne gratifiée

    Une enseignante franco-ontarienne gratifiée

     IDELLO a accordé une bourse de 1000$ à Angèle Mc Donnell, enseignante de 3e et 4e année à l’École élémentaire catholique de l’Ange-Gardien. IDELLO est une initiative du groupe télévisuel Télévision française de l’Ontario (TFO). Cette dernière offre des ressources médiatiques digitales pédagogiques accessibles par les enseignants, élèves et parents sur le site web de TFO. Le matériel concerne l’apprentissage du français en plusieurs niveaux. Le prix IDELLO est cette année à sa 5e édition. Il a pour but de récompenser des enseignants faisant preuve d’innovation en milieu scolaire pour favoriser l’éducation scolaire en leur milieu. 

    Angèle McDonnell a reçu son prix et a manifesté son intention d’affecter les 1000$ reçus à un projet de classe encore non déterminé, mais se déroulant à l’extérieur de l’école. Le Prix national d’excellence en enseignement est décerné à Angèle McDonnell pour avoir su susciter la réussite scolaire de ses élèves de 3e et 4e année du primaire en utilisant des moyens d’avant-garde variés. «Je tiens à féliciter Mme McDonell pour l’obtention de ce prix! Elle est un bel exemple du dévouement de tous les membres du personnel du CSDCEO qui contribuent à la réussite et au bien-être des élèves dans nos écoles», a déclaré M. François Turpin, directeur de l’éducation et secrétaire du CSDCEO. 

    L’École élémentaire catholique de l’Ange-Gardien comprend des programmes d’aide pour les élèves parlant très peu le français ainsi que des programmes spécialisés en entrepreneuriat et en arts. La CSDCEO comprend des écoles sur le territoire du comté de Prescott-Russell ainsi que Stormont, Dundas, Glengarry et est le plus friand réseau d’écoles francophones dans ces cinq comtés. La commission détient également le plus haut taux de graduation dans la région, soit 92,9%. 

  • Des chocolateries sans pareil de chaque côté de la frontière

    Des chocolateries sans pareil de chaque côté de la frontière

    À Brownsburg-Chatham, la chocolaterie L’Éveil du printemps, une entreprise familiale, fourmille d’activités en ce temps pascal. Lancée par France Corriveau et Jean-Noël Pilotte, L’Éveil du printemps est né voilà douze ans, alors que le couple avait la jeune cinquantaine. «Nous avons débuté par passion. On ne trouvait pas de chocolat à notre goût, donc on a décidé d’apprendre à en faire», se rappelle Jean-Noël. Ils se sont formés pendant six ans avant d’ouvrir leur boutique dans une ancienne érablière – d’où le nom de la chocolaterie. Initiée comme un projet de retraite, l’entreprise a grandement dépassé leurs attentes: «on travaille 7 jours par semaine parce que ça roule énormément. Il y a même des périodes où on doit fermer, le temps de reprendre la production, car on n’a plus rien à vendre! », s’étonne-t-il. 

    De l’autre côté de la rivière Outaouais, Roman Eugster est copropriétaire de la boulangerie Le Petit Pain avec sa femme Monika. Arrivé au Canada en 1976 pour les Olympiques, ce Suisse d’origine a ensuite travaillé pendant trois ans dans une pâtisserie à Montréal, avant d’acheter la boulangerie Le Petit Pain en 1979 à Hawkesbury. Depuis ce temps, Roman confectionne des chocolats pour les principales fêtes annuelles.  Pour ce pâtissier et chocolatier de métier, aujourd’hui semi-retraité, la période de Pâques est la plus occupée. 

     

    Lorsqu’on demande à ces deux artisans ce qui fait un bon chocolat, Roman et Jean-Noël répondent sans appel : «de bons ingrédients!», une condition indispensable pour des gourmandises qui sortent du lot des chocolats du supermarché. «Il faut beaucoup d’attention, de minutie et d’amour», précise Jean-Noël, car le métier de chocolatier en est un d’artisanat, qui nécessite un savoir-faire et une gestion des températures très précise.  «C’est technique! C’est de la chimie, tout comme la pâtisserie et le pain», explique Roman. «Le chocolat n’aime pas être bousculé, il faut prendre le temps de le faire, ajoute Jean-Noël, qui continue d’ailleurs toujours de se former auprès de maitres chocolatiers. On ne s’improvise pas chocolatier.» 

     

    Ces chocolateries jouissent d’excellentes réputations et accueillent chaque année des clients venus de loin. L’un de leurs secrets est qu’ils n’emploient aucun agent de conservation et connaissent l’origine des ingrédients (majoritairement locaux et de saison) qu’ils utilisent pour fabriquer les chocolats. Acheter chez l’artisan, c’est donc garantir une traçabilité accrue et un meilleur impact sur la santé : «quand tu achètes des chocolats au supermarché, ils sont si parfaits, si brillants, on dirait presque un miroir, mais ils mettent des produits dedans pour les conserver», explique Roman.  

     

    La qualité des ingrédients et leur savoir-faire ne sont pas la seule raison qui fait la réputation de ces entreprises:  «les gens viennent dans notre chocolaterie pour voir la personne qui fait le chocolat, pour qu’on leur explique comment c’est fait. Les gens qui viennent ici veulent vivre une expérience différente», expose Jean-Noël. De plus, plusieurs personnes préfèrent ces chocolatiers aux supermarchés, car cela leur permet de se connecter à un savoir-faire et à une passion que ces artisans transmettent. Dans cet esprit, Jean-Noël prend souvent le temps d’expliquer à sa clientèle comment déguster le chocolat : «il ne faut surtout pas le mâcher, il faut le laisser fondre sur la langue afin de profiter pleinement de toutes les saveurs. Le chocolat c’est comme du vin, c’est particulier.» 

     

    Aux lubies gourmandes à Lachute, la propriétaire Lucie-Anne Pilote offre quant à elle le chocolat provenant de chez ChocoMotive à Montebello, une chocolaterie qui a obtenu plusieurs prix au cours des dernières années et qui n’utilise que du chocolat, du sucre et du caco certifiés biologiques et équitables. 

     

    La seule ombre au tableau dans l’avenir radieux de ces entreprises est le manque de relève. «Un moment donné, ça va s’éteindre malheureusement. On a plein de clients qui ne veulent pas que ça cesse», dit Jean-Noël.  

     

    Aux personnes passionnées de chocolat, prenez note qu’il n’y a pas d’âge pour devenir chocolatier. La relève est attendue avec impatience et d’ici là, encourager les artisans d’ici est une marque d’appréciation de leur travail. 

     

     

     

    Le Petit Pain 

    245 Main Street E  

    Hawkesbury, ON 

     

    L’Éveil du Printemps 

    170 Principale  

    Brownsburg-Chatham, QC