Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Une dernière pour La Dernière Pendaison

    Une dernière pour La Dernière Pendaison

    Les dates de présentation restent à être précisées, mais la troupe espère, comme par le passé, la présenter à la fin mai et en juin. Cette œuvre, basée sur des faits vécus, raconte l’histoire de deux hommes qui, étouffés par les sorts de la vie, choisissent de tuer un employé de ferme pour «joindre les deux bouts». Mais sont-ils coupables? C’est ce que M. Guy Rouleau et Me Ian McKechnie tentent d’élucider.

    Le premier acte se joue sous le grand chapiteau de l’ancienne prison de l’Orignal. Le procès, qui figure au deuxième acte, se présente dans la même salle d’audience du palais de justice de l’Orignal qui abrita le véritable procès des deux accusés en 1932.

    «Nous sommes extrêmement redevables au ministère du Procureur général de l’Ontario de nous avoir accordé cette permission. C’est grâce à lui si nous avons pu remplir nos salles lors des neuf dernières séries de représentations. La communauté lui doit, ainsi qu’à nos administrateurs locaux, un énorme merci; ça montre que notre appareil judiciaire a le cœur à la bonne place», a mentionné M. Rouleau.

    Comme par le passé, tous les profits de la pièce seront versés à des organismes caritatifs; la troupe croit atteindre la somme de 75,000 $, remise à la communauté pour aider ceux et celles dans le besoin.

    L’histoire de l’histoire

    À la suite de longues recherches menées par Me McKechnie, un juriste bien connu de la région, la réponse se cache derrière une intrigue humaine, marquée par la politique et la religion de l’époque.

    «Il ne faut pas oublier que nous étions au beau milieu de La Grande Dépression qui a marqué les années 30; la survie et le bien-être de chacun étaient loin d’être assurés», a renchéri l’auteur.

    Me McKechnie et M. Rouleau ont choisi de rédiger la pièce en empruntant les expressions et les tournures de phrases qui prévalaient à cette époque. Ils laissent aux spectateurs le choix de décider si les deux accusés sont coupables ou non.

    M. Gilles Bélanger, un compagnon de scène de longue date, assure la mise en scène.

    «Ce n’est pas facile de diriger les gestes et les déplacements de seize comédiens sur une petite scène. Heureusement, je compte sur de vrais vétérans pour faire certain que le produit que l’on offre aux gens en est un de qualité. Je fais du théâtre avec Guy depuis 40 ans déjà; je me souviens de notre premier entretien. Il m’avait téléphoné en 1983 pour m’offrir le rôle principal dans la pièce Bousille et les Justes. Guy était à la tête du Cercle Gascon 2 à l’époque et cherchait un comédien pour le rôle de Bousille. Moi, je dirigeais la troupe de théâtre Hyradote à Vankleek Hill. «Écoute Gilles, m’a-t-il dit, je ne te connais pas et tu ne me connais pas, mais je te promets que si tu décides de prendre le rôle, tu n’auras pas à la regretter.» Guy devait absolument combler ce rôle puisque l’acteur choisi était affaibli par des troubles de santé. J’ai pris le soin de sortir du bain et j’ai réfléchi à tout ça. Je lui ai dit oui peu de temps après. Depuis, nous sommes devenus des compagnons de scène. «Gilles, je t’en dois une! m’a-t-il confié. Tu n’as qu’à me le demander et je serai là.» Je lui ai demandé de m’aider avec ma troupe de théâtre en 1987. Il venait tout juste de terminer une production qui s’intitulait: Un simple soldat, de Marcel Dubé.

    Avec le théâtre Hyradote, Guy et Gilles ont réussi à monter des pièces à grand déploiement. Ils présentèrent coup sur coup: Des souris et des hommes de John Steinbeck, Ils étaient tous mes fils d’Arthur Miller, Vol au-dessus d’un nid de coucou de Ken Kesey et La Dernière Pendaison.

    «Nous présentions non seulement à Hawkesbury, mais aussi dans les villages environnants tels que L’Orignal, Plantagenet et Lefaivre. Nous étions comme les troupes de théâtre d’antan qui voyageaient d’une place à l’autre, a raconté Gilles. Le point culminant de tout ça a été de nous présenter à quatre reprises au Studio du Centre National des Arts à Ottawa. Nous comptions, et nous comptons toujours, sur une équipe solide. D’ailleurs, nous avons des comédiens qui sont avec nous depuis 10, 20 et 30 ans. Comme metteur en scène, ça me rend la tâche plus facile. L’essentiel, c’est de choisir des gens qui aiment travailler en équipe et qui ont un bon tempérament. On évite les semeurs de trouble. L’important, c’est de présenter un spectacle de qualité tout en s’amusant.»

    Ils se lancèrent plus tard dans les soupers-mystères en produisant deux spectacles musicaux écrits par Guy Rouleau, soit: Le Red Balloon Saloon, dont l’intrigue se déroulait dans le Far West et Le Tic-Toc Club qui empruntait le thème des gangsters à l’époque d’Al Capone.

    «Encore là, mettre en scène des spectacles musicaux représentait tout un défi. Mais nous comptions sur d’excellents comédiens», a conclu M. Bélanger.

    Encore une fois

    En 2010, Mme Louise Bédard, membre du comité du patrimoine de l’Orignal communiqua avec M. Rouleau pour lui proposer de présenter à nouveau La Dernière Pendaison.

    «C’était pour célébrer le 125e anniversaire de fondation de la paroisse St-Jean Baptiste de l’Orignal, a ajouté M. Rouleau. Louise était d’avis que la pièce était une tranche fidèle de notre histoire puisque le gros du drame, le procès, s’était déroulé au palais de justice de l’Orignal. Nous avons fait appel à notre équipe; nous n’avons pas essuyé un seul refus.»

    Aujourd’hui, la Troupe des Non-Coupables a comme mandat de venir en aide à la communauté et ses profits sont versés à des banques alimentaires ainsi que des centres et des individus qui viennent en aide à nos citoyens qui sont en détresse ou qui vivent des moments difficiles.

    «C’est très valorisant pour nos membres, ainsi que pour les spectateurs, de savoir que nous aidons la communauté, soit en faisant partie de la troupe, soit en achetant des billets», a déclaré M. Rouleau.

    L’honorable Laura Albanese, ministre des Affaires civiques et l’Immigration, de concert avec l’honorable Kathleen Wynne, jadis première ministre de l’Ontario, remettait à la Troupe des Non-Coupables le prix June Calwood, en 2017, pour sa contribution exceptionnelle à la qualité de la vie de notre collectivité.

    On cherche d’autres membres

    La troupe des Non-Coupables est à la recherche d’autres membres qui aimeraient faire partie de sa grande famille.

    Il n’est pas du tout nécessaire d’avoir de l’expérience dans le théâtre ou comme technicien de scène ou de maquillage.

    «Nous n’avons jamais recours à des auditions, dit M. Rouleau, et on se dit que si quelqu’un a l’intérêt et le courage de communiquer avec nous pour faire partie de la troupe, nous lui trouverons sûrement une place. Ceux et celles qui veulent faire partie de la troupe des Non-Coupables n’ont qu’à communiquer avec Gilles Bélanger au 613-674-1497 ou au 613-678-1497.»

    Ils peuvent aussi consulter la page Facebook de la Troupe des Non-Coupables en consultant le lien suivant: https://www.facebook.com/troupenoncoupable/.

    On peut aussi communiquer avec la troupe par courriel en composant: ggbelan@hawkigs.net.

    «Laissez-nous vos coordonnées et nous vous trouverons une place avec nous C’est une promesse!», a conclu Gilles Bélanger.

  • Le CAPRAC a besoin de plus d’aide financière

    Le CAPRAC a besoin de plus d’aide financière

    « Ce que 100 000 dollars vous donnaient il y a cinq ans ne vous donne pas le même montant aujourd’hui »,  a déclaré Margot Malboeuf, directrice générale du Conseil des arts de Prescott-Russell (CAPRAC), lors d’une présentation au Conseil des comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) au cours de la réunion du comité plénier du 8 février.  

    Mme Malboeuf a fait référence au financement de soutien de 100 000 $ pour le CAPRAC, déjà alloué dans le budget 2023 des CUPR. Les CUPR ont participé à la création du CAPRAC en 2014, par l’intermédiaire de leur département du développement économique et du tourisme. Le soutien financier initial était alors d’environ 50 000 $, mais il a ensuite été porté à 100 000 $ et est resté à ce niveau jusqu’à cette année.  

    Le CAPRAC demande que les CUPR augmentent le financement de soutien au groupe à 150 000 $ chaque année, pour les trois prochaines années. Le groupe demande également un ajustement annuel de trois pour cent, au besoin, pour l’inflation.  

    Mme Malboeuf a décrit le CAPRAC comme étant «l’organisme-cadre» qui se concentre sur le soutien des arts et de la culture dans la région de Prescott-Russell, par le biais de programmes et d’activités qui comprennent : la fourniture d’informations à ses membres de la communauté artistique sur les possibilités de présenter leurs œuvres ; la recherche de subventions disponibles pour les artistes auprès de diverses sources, y compris le gouvernement, le secteur privé et les fondations communautaires ; l’aide aux artistes locaux pour qu’ils puissent établir des réseaux entre eux ; le parrainage ou l’aide à l’organisation de projets et d’événements liés aux arts et à la culture.  

    Deux des projets artistiques et culturels les plus connus dans lesquels le CAPRAC a été impliqué sont : Popsilos, qui a vu de nombreux silos d’entreposage sur les fermes locales servir de toiles géantes pour les artistes locaux, et le projet O La Vache ! qui a donné lieu à l’exposition publique de statues de vaches, peintes sur des thèmes colorés et exotiques, dans presque toutes les communautés de Prescott-Russell. Ces deux projets sont devenus des attractions touristiques culturelles pour la région. Des cartes sont disponibles en ligne et en version papier dans certains points de vente, afin de diriger les visiteurs vers les différents sites d’exposition.  

    Le soutien annuel des CUPR sert à couvrir tous les frais administratifs du CAPRAC, à continuer à soutenir les projets existants comme O La Vache ! et Popsilos, à améliorer et à augmenter le nombre de services que le CAPRAC offre à ses membres ainsi qu’aux artistes de la région qui ne sont peut-être pas encore membres du CAPRAC.  

    Le CAPRAC recherche d’autres sources de subventions de soutien, mais Mme Malboeuf a fait remarquer qu’il s’agit de fonds dédiés à un projet ou à un programme spécifique et qu’ils ne peuvent pas être utilisés pour aider à couvrir les dépenses administratives générales. À l’heure actuelle, a fait remarquer Mme Malboeuf, le CAPRAC n’a pas de dette et dispose d’une réserve minimale d’environ 1 300 $, qui sera bientôt épuisée.  

    Le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien, a déclaré au conseil que la demande d’augmentation du financement du CAPRAC «n’est pas déraisonnable», compte tenu de l’impact de l’inflation sur tout ce qui existe actuellement. Le montant de l’augmentation que les CUPR devraient accorder, a-t-il fait remarquer, et la possibilité pour les CUPR d’aider le CAPRAC à réduire certains de ses coûts de fonctionnement sont des sujets de discussion entre le CAPRAC et les CUPR.  

    Parisien a indiqué que le CAPRAC a besoin d’une aide financière de la part des CUPR, pour lui permettre de respirer et de réduire ses coûts de fonctionnement actuels.  

    Le maire Pierre Leroux propose que les CUPR avance immédiatement au CAPRAC une partie ou la totalité des 100 000 $ déjà alloués dans le budget 2023. Le maire Leroux a déclaré que le conseil et l’administration des CUPR pourraient ensuite traiter la demande d’augmentation du financement à une date ultérieure. Les autres maires du conseil des CUPR sont d’accord avec la suggestion de M. Leroux.

    L’administration des CUPR a présenté un projet de résolution au conseil pour qu’il l’examine lors de sa séance du 22 février. Cette résolution accélérerait le déblocage de l’allocation de 100 000 $ pour le CAPRAC dans le budget 2023 des CUPR, une fois l’accord de financement confirmé.

    La résolution affirme également que l’administration des CUPR et les responsables du CAPRAC poursuivront les discussions afin de déterminer les modalités et conditions des 50 000 $ supplémentaires, si le conseil décide de verser ce montant supplémentaire.

  • Une victoire en tirs de barrage conclut le mois de février pour les Hawks

    Une victoire en tirs de barrage conclut le mois de février pour les Hawks

    Les Hawks ont partagé les résultats de leurs deux derniers matchs de février avec une défaite de 6-3 contre les Colts à Cornwall jeudi soir dernier, puis une victoire de 2-1 contre Brockville qui s’est terminée en fusillade.

    Hawkesbury n’a pas pu s’inscrire au tableau des scores avant la dernière période du match contre Cornwall, alors que l’équipe hôte menait 5-0 au début de la troisième période.

    Une occasion en avantage numérique huit minutes après le début de la période de jeu a permis à Rémi Gelinas d’inscrire Hawkesbury au tableau des scores. Jakson Kirk et Antoine Dorion ont aidé Gelinas.

    Environ quatre minutes plus tard, Landon Brownlee a donné aux Hawks leur deuxième point au tableau, avec Ryan Liverman et Jack Kedwell comme assistants sur le but. Trois minutes plus tard, Nathan Gagné a porté le score à 5-3 avec le troisième but des Hawks. Dorion et Felix Sauvé ont aidé sur le but.

    Cornwall a marqué son dernier but dans le dernier quart de la période, mettant fin à la partie 6-3.

    Fusillade

    Vendredi soir dernier au Brockville Memorial Centre, les Hawks et les Braves se sont affrontés pendant trois périodes, y compris une deuxième période sans but, pour terminer le jeu régulier avec une égalité de 1-1.

    Hawkesbury a marqué en premier avec Landon Brownlee qui a profité d’un avantage numérique en première période, avec l’aide de Gagné et Spencer Gallant. En deuxième période, aucune équipe n’a marqué. Brockville a créé l’égalité avec un but en avantage numérique dans les quatre dernières minutes de la troisième période.

    Aucune des deux équipes n’a été en mesure d’obtenir l’avantage pendant la période de prolongation. Les Hawks et les Braves ont échangé des tirs au but lors de la fusillade, et c’est Jakson Kirk qui a remporté le match pour Hawkesbury.

    Les Hawks seront sur la route au début du mois de mars avec des matchs à Brockville le 3 mars, à Renfrew les 5 et 8 mars, puis de retour à la maison le 10 mars pour accueillir Kemptville.

  • North Dundas surclasse St-Isidore

    North Dundas surclasse St-Isidore

    Les Aigles de St-Isidore ont perdu leurs deux premiers matchs contre les Rockets de North Dundas, ne réussissant à marquer que deux buts dans chaque partie.

    North Dundas a battu St-Isidore 3-2 lors du premier match de la série samedi soir, le 25 février, à l’aréna de Chesterville et du district. Puis les Rockets se sont rendus à St-Isidore dimanche soir et ont battu l’équipe hôte 5-2.

    Justin Cloutier et Mathieu Talbot ont marqué les buts de St-Isidore lors du match de samedi soir. Colin Leclerc, Zachary Payer et Tyler Proulx ont également contribué aux buts. Mathieu Sauvé a gardé le filet de St-Isidore.

    Dimanche soir à domicile, Talbot et Alexi Gaudreau ont marqué pour St-Isidore. Les assistants sur les buts étaient Olivier Chagnon. Cedric Hughes, et Jacob Levac. Sauvé a gardé le but de St-Isidore.

    St-Isidore doit gagner au moins un des deux prochains matchs contre North Dundas pour continuer la série d’ouverture au meilleur des sept et avoir une chance d’accéder aux séries éliminatoires dans la Ligue de hockey junior de la capitale nationale.

    Le troisième match aura lieu à Chesterville le samedi soir 4 mars, et le quatrième le dimanche soir suivant à St-Isidore.

  • Le conseil de Hawkesbury fait pression pour la Maison Interlude

    Le conseil de Hawkesbury fait pression pour la Maison Interlude

    La conseillère Jeanne Charlebois a présenté une motion d’appui à la Maison Interlude House (MIH) lors de la séance du conseil du 13 février. La motion a reçu un appui unanime.

    «Je trouve cette situation inacceptable», a déclaré Mme Charlebois.

    La MIH célèbre cette année son 40e anniversaire en tant qu’organisme de services sociaux à but non lucratif qui se consacre aux problèmes de violence familiale, notamment en exploitant un refuge pour les femmes et les enfants des régions de Prescott-Russell et de Stormont, Dundas et Glengarry qui cherchent à échapper à une situation de violence familiale. L’agence offre également plusieurs programmes de sensibilisation et de consultation, disponibles en français et en anglais, pour soutenir les femmes qui tentent de se sortir d’une situation de violence, mais qui n’ont peut-être pas besoin de se rendre dans un refuge.

    Les statistiques de l’agence montrent que ses différents programmes ont traité plus de 500 cas individuels chaque année, par le biais de ses six bureaux satellites dans la région des cinq contés. La MIH travaille actuellement à l’élaboration de plans pour la construction d’un projet de 24 unités de logement de seconde étape, afin d’offrir aux femmes victimes d’abus un logement abordable «pour leur permettre d’avoir une stabilité et un soutien» pendant qu’elles font des plans pour un nouvel avenir autonome.

    «Les programmes de logement de deuxième étape sont reconnus au Canada comme une étape essentielle de la lutte contre la violence, indique une note d’information de la MIH, afin d’empêcher les victimes de retourner dans un environnement abusif en raison de leur insécurité financière.»

    La MIH travaille depuis cinq ans sur le plan de son projet de logement de seconde étape, avec le soutien des Comtés unis de Prescott et Russell, du député Francis Drouin et de divers organismes communautaires. L’an dernier, le canton de Russell a offert de vendre à la MIH une parcelle de terrain municipal, évaluée à 470 000 $, au prix coûtant, à titre de contribution en nature au projet. L’agence a acheté le terrain, obtenu la modification de zonage nécessaire et commencé à travailler sur un plan de conception.

    «Il ne s’agit pas d’une collecte de fonds magique, a déclaré le conseiller Antonios Tsourounakis, en exprimant son soutien à la motion de Mme Charlebois. Il s’agit d’un projet éprouvé qui fonctionne.»

    Le seul obstacle au projet de la MIH est maintenant d’obtenir le soutien financier de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). L’agence fédérale a rejeté la demande de financement de la MIH à trois reprises.

    La résolution du conseil de Hawkesbury exige que le gouvernement fédéral, par l’entremise de la SCHL, ou le gouvernement provincial fournisse une aide financière au projet de la MIH, qui vise à offrir aux femmes cherchant à échapper à la violence familiale, un logement temporaire abordable jusqu’à ce qu’elles soient en mesure de passer à autre chose.

  • Riopel espère des investissements routiers pour les CUPR

    Riopel espère des investissements routiers pour les CUPR

    Normand Riopel affirme que les CUPR chercheront à obtenir des fonds pour améliorer et rénover les routes du comté. « En ce moment, ce sont nos ponts qui ont besoin d’être rénovés », a déclaré Riopel.

    Les comtés vont commencer la rénovation d’un pont sur la route de comté 8, entre Casselman et Bourget, près de la ville fantôme de Lemieux, au début du printemps.

    L’UCPR cherchera également des investissements routiers près de Russell, car la ville en pleine expansion ajoutera des ronds-points à son réseau routier pour fluidifier le trafic, ce qui sera en partie financé par les comtés.

    M. Riopel espère également obtenir des fonds pour la résidence Prescott-Russell à Hawkesbury. Selon le directeur, la maison de retraite a été durement touchée par l’inflation au cours des deux dernières années. « Nous avons déjà essayé d’obtenir des financements et des suppléments pour nous aider à contrer l’inflation. Celle-ci a eu un impact majeur. « 

  • Un magasin de fromage qui est plus qu’un magasin de fromage

    Un magasin de fromage qui est plus qu’un magasin de fromage

    «L’objectif principal a toujours été le fromage, a déclaré Alain Ménard, concernant le dernier ajout à son entreprise du projet de Green Beaver. Mais Green Beaver a toujours été axé sur l’achat local.»  

    C’est pourquoi, éparpillées parmi les vitrines de quartiers et de meules de fromage artisanaux emballés que l’on peut acheter à la fromagerie artisanale, se trouvent des étagères présentant des œuvres artisanales de qualité, allant de la menuiserie aux confitures et condiments, réalisées par près d’une douzaine d’artisans locaux.  

    La Fromagerie des Trois Rapides, une référence historique aux trois rapides qui faisaient partie du réseau de la rivière des Outaouais et qui s’écoulaient entre Hawkesbury, sur la rive ouest, et Rigaud, sur la rive est, est située le long du chemin de comté 17, à la frontière de Hawkesbury et du canton de Champlain. M. Ménard a choisi l’emplacement dans le but de voir la nouvelle entreprise servir d’attraction potentielle pour la «foule des chalets», c’est-à-dire les vacanciers qui traversent le pont du Long Sault en provenance de la région de Montréal et qui passent une partie de leur été dans la région de Prescott-Russell.  

    «C’est incroyable tout ce que nous faisons ici dans cette région, a-t-il dit, et c’est une façon de sensibiliser les gens à ce que nous avons. Nous devons mettre en valeur les œuvres des autres.»  

    M. Ménard a souligné que l’inspiration pour la Fromagerie des Trois Rapides remonte à sa formation universitaire en microbiologie, avec une spécialisation en préparation des aliments. Il a toujours été fasciné par l’art traditionnel de la fabrication du fromage artisanal, qui diffère du processus standard de l’industrie laitière. Sa passion pour la fabrication traditionnelle du fromage a maintenant trouvé un débouché grâce au nouveau magasin de fromage du projet Green Beaver.  

    «Je voulais vraiment avoir du fromage artisanal pour ce projet, a-t-il déclaré, car le fromage est fabriqué de manière traditionnelle.» 

    Green Beaver a conclu un accord de partenariat avec Krol Farms, dans le comté de Glengarry. Krol Farms fabrique du fromage artisanal sur place et sert maintenant de fournisseur à la Fromagerie des Trois Rapides. En plus des vitrines situées à l’avant de l’aire de service à la clientèle de la fromagerie, il y a également une salle de vieillissement sur place, dont la température et l’humidité sont contrôlées, et qui peut accueillir jusqu’à 150 meules de fromage, afin de s’assurer que chaque quartier, chaque tranche, chaque meule de fromage vendus aux clients qui viennent faire du lèche-vitrine dans le magasin, est parfaitement et correctement vieilli pour obtenir la meilleure saveur possible.  

    Les plans futurs pour les opérations de la Fromagerie des Trois Rapides comprennent l’offre de cours publics, de type cours du soir, sur l’histoire et la fabrication du fromage , ainsi que des cours d’appréciation gastronomique du fromage. Ces cours seraient semblables au type de cours d’appréciation artisanale offerts sur l’appréciation du vin et les compétences requises pour être sommelier.  

    «Le fromage c’est le bonheur», a déclaré M. Ménard, citant le credo du gastronome pour vivre la bonne vie.

  • Une famille de huit se bat pour garder un toit au-dessus de sa tête

    Une famille de huit se bat pour garder un toit au-dessus de sa tête

    Malgré les dégâts considérables subis par leur garage et leur grange, qui abrite la plupart de leurs centaines de têtes de bétail, il semble que leur maison soit sortie en grande partie indemne de la tempête. Des bardeaux avaient été arrachés du toit et ils devaient maintenant s’occuper de la compagnie d’assurance, mais à première vue, c’était tout.

    Mais à mesure que la saison avançait, de plus en plus de problèmes sont apparus. La pluie pénétrait par le toit et le vent entrait par les fenêtres, signe que la structure avait peut-être bougé pendant la tempête.

    La famille a essayé de faire venir l’assureur pour une nouvelle inspection, mais plus de six mois s’étaient écoulés, il était trop tard. La famille de huit personnes a été contrainte de quitter sa maison alors que le toit commençait à s’effondrer. 

    Après deux grandes tempêtes hivernales en décembre, le poids de la neige a commencé à peser sur la maison. Les fermes du toit ont cédé et les murs ont commencé à se replier sur eux-mêmes.

    « Le sol et le plafond ont commencé à se tordre, a raconté André. Nous savions que nous devions sortir de là et faire quelque chose. »

    Ils ont déplacé leur famille hors de danger et maintenant le couple et leurs six enfants, âgés de 6 à 15 ans, vivent dans une remorque louée, sur leur propriété.

    Sans toit et mal protégée par des bâches jetées à la hâte sur la structure, l’eau s’est infiltrée dans la maison, nécessitant un nettoyage complet de la maison, autrefois parfaitement habitable.

    D’autres retards de la part de la compagnie d’assurance et des problèmes avec les entrepreneurs, initialement engagés pour réparer le toit, ont obligé André à abandonner sa petite entreprise de pose de cloisons sèches et à se consacrer à plein temps à la réparation de la maison, ce qui a mis à mal les finances de la famille.

    Natacha a également réduit son travail, et les enfants, normalement scolarisés à la maison, ont dû commencer à suivre des cours à l’école, une adaptation difficile.

    Luttant contre les larmes alors qu’il se tient devant la structure délabrée qui était autrefois un foyer aimant pour ses enfants, André dit qu’il doit faire tout ce qu’il faut pour que ses enfants retournent dans leurs chambres, jouer avec leurs Lego et leurs poupées.

    Un rêve devient un cauchemar

    Ayant grandi à Ottawa, Natacha et André rêvaient de déménager leur famille grandissante à la campagne et de se construire une propriété familiale. En 2020, ils ont fait le grand saut et ont acheté une maison sur une modeste parcelle de terrain, avec une grange et un vieux silo à grains désaffecté. Pour la jeune famille, c’était idyllique. 

    Les anciens citadins ont adopté la vie à la ferme avec aplomb. Des poules, des cochons, des chèvres et des canards se sont joints à la famille, ainsi que d’innombrables chats de grange et une couvée croissante de chiens d’élevage des Pyrénées (à vendre, si quelqu’un est intéressé).

    Brigitte Tessier, une amie de longue date de Natacha et André, a dit qu’il était difficile de les voir avoir besoin d’aide. Elle a décidé de mettre en place un GoFundMe après avoir vu l’une des publications Facebook de Natacha, la première à révéler réellement la situation désespérée de la famille. 

    Selon Mme Tessier, le couple était réticent à demander de l’aide, ne voulant pas être un fardeau pour les autres. Le déménagement à la campagne étant un effort pour être plus autonome, compter sur la communauté est une pilule difficile à avaler. 

    « Ce sont généralement eux qui nous tendent la main, » a dit Mme Tessier.

    Mais financièrement, la famille est au bord du gouffre. Accepter de l’aide était la seule option.

    « C’est embarrassant. Cela vous remplit de honte, a précisé André, décrivant ce que l’on ressent lorsque l’on est incapable de subvenir aux besoins de ses enfants. Mais je dois mettre cela de côté. Je dois faire ce qui est le mieux pour mes bébés. »

    Trouver la lumière dans les moments sombres

    Malgré les circonstances difficiles, la famille reste positive. Ils plaisantent sur certains aspects positifs, comme la découverte des poutres du plancher en bois d’origine de la vieille ferme, encore en bon état après avoir arraché toutes les cloisons sèches.

    « Nous allons probablement les garder exposées, a indiqué Natacha en riant. C’est donc agréable. »

    Ils sont reconnaissants que la grange et le garage soient suffisamment réparés pour protéger leur bétail. Lorsque le temps se réchauffera, les chats pourront retourner en toute sécurité dans la grange et au moins la famille n’aura pas à s’inquiéter autant pour eux.

    « Au moins, nous avons la chance que tout le monde soit en sécurité et que personne ne soit blessé, » a confié Natacha.

    Le travail continue

    Trouver des fermes, monter le toit et empêcher les intempéries d’entrer est la priorité. André a ajouté qu’il ne pense pas que la structure puisse supporter de prendre plus d’eau. 

    « Si je peux empêcher la pluie et l’eau d’entrer, il sera facile de terminer la charpente et de poser les cloisons sèches, a dit André. Je pourrai alors faire revenir ma famille dans sa maison. »

    Entre-temps, André continue de nettoyer le désordre, arrachant le bois et l’isolation moisis et pourris et sécurisant la charpente interne.

    Bien qu’il ne s’agisse que d’une fraction de ce dont la famille aura besoin pour terminer les travaux, l’objectif de 15 000 dollars du GoFundMe couvrira au moins les coûts associés aux fermes de toit, pendant qu’ils attendent que la compagnie d’assurance réponde à leurs appels à l’aide.

    Ceux qui souhaitent soutenir la famille peuvent se rendre sur le site https://gofund.me/8d9559a3.

  • Écouter et accompagner les aînés: on se mobilise!

    Écouter et accompagner les aînés: on se mobilise!

    C’est Véronique Moussin, agente de développement, qui a pris la barre de Prévoyance envers les aînés dans Argenteuil depuis novembre dernier.  Argenteuil est la 4e MRC qui se mobilise, après les Laurentides, Pays-d’en-Haut et Antoine-Labelle, afin d’élargir le filet de sécurité sociale aux personnes aînées vivant des situations de vulnérabilité, d’abus ou de maltraitance.

    Son principal objectif est d’améliorer la qualité de vie des aînés en ciblant leurs réels besoins lorsqu’ils prennent contact avec l’organisme. «En décembre, nous avons rencontré toute l’équipe de l’organisation du CISSS, dont l’ensemble des intervenants de soutien à domicile» indique Véronique Moussin, qui détient une maîtrise en développement organisationnel.  Depuis sa fondation en 1993 par un ancien policier et directeur de la Sûreté du Québec, Gilbert Lafresnière, l’organisme, qui fête ses 30 ans, a fait ses preuves et obtient une belle crédibilité à travers les Laurentides.

    Selon la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ), un aîné est une personne de 50 ans et plus.  L’organisme suit les critères de cette dernière. Généralement, on s’adresse davantage aux personnes ayant plus de 65 ans, mais Mme Moussin souligne que certaines personnes moins âgées peuvent aussi être plus vulnérables, soit par des situations de pauvreté autant intellectuelle, mentale qu’économique. Prévoyance envers les aînés offre donc à priori écoute, réconfort, soutien, aide et accompagnement. En 2021-2022, on parle de 366 accompagnements réalisés auprès de toute la clientèle du territoire. Argenteuil en aurait obtenu 13%. M. Lafrenières, qui a développé des liens forts entre autres avec le CISSS, les services de police et les organismes sociaux communautaires poursuit sa mission dans la région. L’organisme Prévoyance envers les aînés demeure prudent et ne veut pas dédoubler les offres de services.  On s’allie les ressources comme le Centre d’action bénévoles (le CAB), la Popote roulante, Coup de pouce Argenteuil, etc. 

    Des sentinelles

    Pour ce faire, le réseau compte sur les services de bénévoles en formant ce qu’on appellera des sentinelles. Bien que les personnes âgées soient davantage portées à offrir de leur temps, toute personne professionnelle peut devenir une sentinelle. Dans Argenteuil, nous sommes à l’étape embryonnaire avec seulement trois sentinelles formées.  «Il y a certains critères à respecter pour devenir bénévoles.  Il faut d’abord avoir du temps à donner et aussi détenir une bonne écoute», mentionne Mme Moussin, qui mise sur le développement du lien de confiance avec sa petite organisation.

    Dans l’équipe de soutien à domicile des Laurentides, on en compte plus d’une cinquantaine: d’anciens enseignants, des personnes ayant œuvré dans le milieu de la santé, des intervenants d’organismes communautaires, etc. «Les sentinelles ne remplacent pas les intervenants, mais supportent les aînés dans leur démarche, insiste-t-elle.  Le but étant d’assister les aînés dans leur démarche pour obtenir une meilleure qualité de vie et de leur permettre de faire choix éclairés.»

    D’ailleurs, dans leur formation de 2 jours, les sentinelles doivent apprendre l’ensemble des ressources et des services afin de bien référer la clientèle dans le réseau. «Par exemple, si on reçoit un appel d’une personne qui vit de l’abus, on sait que pour l’aider à mettre ses limites, nous la réfèrerons vers une travailleuse sociale du CLSC.»  C’est le CLSC qui évaluera et déterminera un ordre de priorité pour offrir le service à l’aîné. 

    «Mais le réseau possède-t-il assez d’intervenants et de ressources?», questionne-t-on.  Semble-t-il que oui.  Selon les premières expériences de Mme Moussin, les délais d’attente seraient convenables. À défaut de savoir où sera enfin érigée dans Argenteuil la prochaine maison des aînés annoncée par les Libéraux en 2008 et par la CAQ en 2016 (la seule des 6 maisons annoncées dans les Laurentides dont la construction n’est pas entamée), vous pouvez contacter le service Prévoyance envers les aînés au 1 844 551-6032. Le service est offert du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 aux 50 ans et plus. C’est gratuit et confidentiel.  Il est possible de devoir laisser un message, mais les retours d’appel se font rapidement lors des heures d’ouverture.  Pour les urgences, le 811 et le 911 sont disponibles en tout temps.

  • Une élève de VKH nominée pour un prix prestigieux

    Une élève de VKH nominée pour un prix prestigieux

    Laurence Vaillant de Vankleek Hill a été sélectionnée comme l’une des 29 finalistes parmi les élèves du secondaire de l’Ontario pour la liste des bourses de la Fondation Loran Scholars pour 2023. Vaillant est élève à l’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury.

    Fondée en 1988, la Fondation Loran Scholars est la première organisation nationale au Canada à offrir des bourses aux élèves du secondaire et aux étudiants de premier cycle en fonction de leurs résultats scolaires, de leurs activités parascolaires et de leur potentiel de leadership. À l’origine, le programme s’appelait «Canadian Merit Scholarship Foundation National Awards». Le nom a été changé en 2007 pour devenir les Prix Loren afin de refléter l’accent mis par le programme sur «le caractère, le service et le leadership».

    L’objectif de la Loren Scholars Foundation, selon le document d’information de son site Web, est de combler une lacune dans le système national d’aide financière fondée sur le mérite offert aux étudiants universitaires au Canada. La Fondation a noté que l’aide tend à se répartir en deux catégories : les étudiants ayant des «moyennes académiques exceptionnellement élevées» qui reçoivent un soutien par le biais de programmes de bourses universitaires, et les étudiants ayant des «capacités exceptionnelles en tant qu’athlètes», qui reçoivent une aide par le biais de programmes d’équipes nationales.

    «Seule une petite proportion de l’aide financière globale, indique la fiche d’information du site web, est destinée à ceux qui sont prometteurs en matière de leadership et d’autres talents qui feront de leur communauté un meilleur endroit, à la fois pendant et après leur carrière universitaire».

    Vaillant fait partie du premier 1,9 % des candidats à une bourse Loran, sur un groupe de près de 4800 candidats. Le groupe de tête est composé de 90 étudiants à travers le Canada qui obtiendront leur diplôme d’études secondaires en 2023 et qui, selon le rapport sur le processus de sélection, «ont démontré leur volonté de relever les défis et d’avoir un impact positif sur leurs communautés à travers le pays».

    Tous les candidats au prix Loren participeront aux entretiens nationaux à Toronto, du 24 au 26 février. Les candidats finaux seront choisis à la suite de ces entretiens et recevront l’une des 36 bourses Loran, d’une valeur de plus de 100 000 $ chacune. Les candidats qui ne seront pas sélectionnés comme boursiers Loran seront tout de même admissibles à une bourse Loran de 5 000 $ pour les finalistes.

    La bourse Loran elle-même est un programme d’enrichissement en leadership d’une durée de quatre ans qui comprend une expérience de travail d’été, du mentorat, des rencontres savantes, une allocation annuelle de subsistance et une exemption des frais de scolarité dans l’une des 25 universités partenaires de la Fondation Loran Scholars.