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  • Un papillon emblématique pour le Québec

    Un papillon emblématique pour le Québec

    Ce projet de loi provient d’une initiative de la Société d’entomologie du Québec. Après que le projet ait été déposé à l’Insectarium de Montréal, dans les années 1990, l’amiral, papillon présent dans la plupart des régions du Québec, a été choisi parmi cinq candidats, dont un type de coccinelle et un bourdon, dans un vote effectué auprès de 230 000 personnes,  

    Après plusieurs années d’essai de la part de la Société d’entomologie du Québec, le dossier a finalement atterri sur le bureau du député péquiste, Dave Turcotte, dans Saint-Jean et a ensuite été transféré à son successeur, le caquiste Louis Lemieux. Ce dernier a proposé à la députée caquiste d’Argenteuil, Agnès Grondin, intéressée par la nature, l’environnement et l’entomologie, de prendre le dossier en charge. «C’est rare qu’un député du parti au pouvoir puisse déposer un tel projet de loi. C’est un réel bonheur de porter ce dossier-là», confie-t-elle. 

    L’insecte serait le troisième emblème du Québec, après le harfang des neiges, l’iris versicolore et le bouleau jaune. «On a une perception négative des insectes, leur rôle est incontournable dans notre bien-être», ajoute-t-elle. Selon elle, cela permet de démontrer que les insectes et la nature sont fondamentaux. 

  • L’eau est déjà à de faibles niveaux en juin

    L’eau est déjà à de faibles niveaux en juin

    Le maire de St-André d’Argenteuil, Marc-Olivier Labelle, rejoint mardi matin, a expliqué que dimanche soir dernier, de l’eau a été achetée et transportée avec l’aide des pompiers pour remplir le système, très bas en raison de la sécheresse. La neige ayant été très peu abondante l’hiver dernier et la pluie étant plutôt rare depuis quelques semaines, le niveau d’eau des lacs et rivières environnants sont très bas pour cette période de l’année. Pour ces raisons, la ville de Saint-André d’Argenteuil avait déjà planifié d’envoyer des gens sur le terrain pour vérifier s’il n’y avait pas un problème avec le système d’eau sur lequel 611 citoyens sont branchés. 

    «Il y a deux ans,  à ce temps-ci, on finissait avec les inondations. Maintenant, on vit de la sécheresse», s’étonne M. Labelle, 

    Selon lui, l’avis d’ébullition peut être frustrant, mais il doit être émis au cas où il y aurait des mauvais éléments présents dans l’eau. Fait inusité, lundi dernier, un pompier a aperçu un camion du MTQ s’approvisionnant sur une borne de la ville. Évidemment, il a été demandé à l’usager de s’approvisionner ailleurs. La ville tente de vérifier si ce même usager ne se serait pas également approvisionné vendredi dernier, ce qui aurait pu causer des problèmes de pression d’eau. Par contre, il faut prendre tous les éléments mentionnés ci-haut en compte. La situation est en toujours sous haute surveillance. 

    Un printemps sec a entrainé des précipitations inférieures à la moyenne et les niveaux des rivières et de leurs affluents sont inférieurs à la normale pour cette période de l’année. Une situation d’étiage de niveau 1 signifie qu’il existe un risque de problèmes d’approvisionnement en eau pour les systèmes de puits municipaux et privés, si les mesures de conservation de l’eau ne sont pas suivies et que l’étiage se poursuit. Un étiage de niveau 2 ou 3 nécessite des mesures de contrôle encore plus importantes. 

    Tous les résidents et les entreprises de la région sont invités à réduire leur consommation d’eau d’au moins 10 % afin de réduire la pression sur les systèmes d’approvisionnement en eau des puits municipaux et privés. On demande de limiter toute utilisation non essentielle de l’eau. On recommande aussi d’utiliser l’eau d’un baril de pluie, si possible, pour arroser les plantes à l’aide d’un arrosoir. On proscrit de laver les véhicules et les entrées. 

    Les résidents doivent également consulter le site web de leur municipalité pour connaitre les avis sur les restrictions d’utilisation de l’eau. 

  • Résilience et optimisme à Brownsburg-Chatham

    Résilience et optimisme à Brownsburg-Chatham

    Chose certaine, les élus n’ont pas l’intention de se laisser abattre par la situation tandis que la mairesse, dont le dossier est entre les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), compte bien quant à elle reprendre ses fonctions dès que possible. Rappelons que lors de l’élection de 2017, six candidats s’étaient affrontés dans le cadre d’un suffrage extrêmement serré.   

    Il règne une certaine unanimité au conseil puisque les conseillers municipaux Kévin Maurice, Stephen Rowland et Gilles Galarneau tiennent à souligner que Brownsburg-Chatham est une municipalité de plus de 7 000 citoyens et qu’il est dommage qu’un événement ternisse l’image de cette belle localité.  

    Pour Kévin Maurice, le jeune maire suppléant, la crise qu’a vécu la municipalité ne doit pas être un prétexte pour cesser d’avancer. Selon lui, le conseil municipal et l’administration de la ville, à qui il réitère son entière confiance, doivent impérativement continuer à développer les nombreux projets qui sont sur la table et à assurer une intendance efficace.  

    De son côté, le conseiller Galarneau précise que l’ambiance au sein du conseil est positive et que M. Maurice fait un bon travail de maire suppléant, malgré les circonstances difficiles. En dépit du fait que le maire suppléant estime vivre une expérience enrichissante, ce dernier n’a pas totalement arrêté sa décision concernant une éventuelle candidature au poste de maire. Pour alimenter sa réflexion, il considérera plusieurs facteurs tels que les impacts sur sa vie familiale et le niveau de satisfaction des citoyens par rapport à son travail.  

    Le conseiller Galarneau qui a officialisé sa candidature au poste de maire demeure philosophe et concède que M. Maurice pourrait bénéficier dans les circonstances d’un certain avantage, si ce dernier décidait de briguer la mairie. Soulignant son attachement pour les valeurs démocratiques, l’élu mentionne vivre très bien avec cette situation et rappelle que ça sera aux citoyens de décider.  

    Les conseillers Maurice et Galarneau s’entendent sur le fait que l’absence de Madame Trickey n’a pas un grand impact sur la conduite des choses à la ville. Pour Kévin Maurice, les différentes péripéties des dernières années de la mairesse ont fait en sorte que le conseil a su s’adapter et qu’il est en mesure de fonctionner pleinement sans la présence de la première élue. Gilles Galarneau est quant à lui beaucoup plus tranchant et précise: «(qu’) elle n’avait pas de leadership,(qu’) elle n’a pas su se distinguer de la gang, (qu’)elle n’a pas su obtenir le respect du conseil et (qu’)elle n’en menait pas large.»  

    Aucun des trois conseillers interrogés n’a eu de contact avec la mairesse depuis son arrestation et par conséquent, ils n’étaient pas en mesure d’avancer si cette dernière prévoyait se représenter au poste de mairesse. « Imprévisible » c’est le mot qu’a choisi le conseiller Rowland pour décrire la mairesse et pour expliquer son incapacité à prévoir ce qu’elle fera.  De son côté, Kévin Maurice estime qu’une partie de la population ne désire pas que Mme Trickey se porte candidate et que dans tous les cas, il reviendra aux électeurs de décider. Le conseiller Galarneau est d’avis quant à lui qu’il est temps de passer à un autre style de leadership. Selon lui, les citoyens ont besoin d’un maire accessible, à l’écoute et qui est surtout capable de composer avec la divergence d’opinions.  

    La mairesse persiste et signe 

    Mme Trickey tient d’entrée de jeu à souligner qu’elle s’est retirée temporairement de la vie politique, le temps que l’enquête se fasse et qu’à l’issue du processus elle a bien l’intention de réintégrer ses fonctions. «J’ai fait ce choix pour ne pas nuire à la ville. D’ailleurs, je tiens à préciser que j’ai demandé à ne pas être rémunérée durant l’enquête», souligne-t-elle. La mairesse en ajoute en mentionnant qu’elle briguera sans aucun doute la mairie pour une troisième fois. «Certains conseillers ont leur propre agenda, ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent. Ça fait deux fois que je suis élue mairesse et ça fait deux fois qu’on tente de me faire démissionner. Ce n’est pas ça qui va m’arrêter.»  La mairesse comprend mal qu’on lui reproche son manque de leadership puisqu’elle a selon elle su apporter les changements nécessaires à l’hôtel de ville en rappelant notamment les changements à la direction générale. 

    Rappelons que cette dernière n’en est pas à ses premières difficultés avec la justice puisqu’elle fut, le 31 juillet 2019, sanctionnée pour des raisons déontologiques par la Commission municipale du Québec. Dans cette histoire, la mairesse avait déposé un plaidoyer de culpabilité pour six manquements éthiques.  

  • Trop peu, trop tard pour une graduation traditionnelle

    Trop peu, trop tard pour une graduation traditionnelle

    Alors que les équipes écoles complètent cette années scolaire des plus particulières à temps plein (pour 3 semaines) et doivent organiser une campagne de vaccination dans leur établissement, cette nouvelle ne viendra qu’ajouter de la pression sur les équipes qui se retrouvent à cette date en vacances méritées. 

    A la polyvalente Lavigne, l’équipe impliquée et créative, qui avait concocté un bal cinéparc sur les terrains de l’aréna Kevin Lowe-Pierre Pagé l’an dernier, n’allait pas baisser les bras pour leurs diplômé 2021. 

    Le comité du bal a fait preuve d’imagination pour permettre la tenue d’une cérémonie respectant toutes les mesures en vigueur. Ils devraient s’en tenir au concept à la date prévue, tout en respectant les mesures sanitaires de niveau jaune d’Argenteuil. 

    La directrice de la polyvalente Lavigne de Lachute, Mme Christine Lamarche, explique qu’une remise de diplômes avait déjà été prévue et organisée par le comité de graduation. Avec les nouvelles annonces, ils devront réfléchir et s’ajuster aux changements. 

    L’événement débutait par l’arrivée traditionnelle des élèves sur un tapis rouge à l’entrée de la salle d’accueil avec la fameuse haie d’honneur des enseignants. La remise des diplômes se déroulait par la suite en bulle classe, avec distanciation sociale, comme réalisée tout au cours de l’année scolaire. 

    Seuls les parents ne pourront assistés à cet événement important et marquant pour les jeunes qui soulignent la fin de leur 5e secondaire. 

    La directrice tient à souligner le travail du comité de graduation. 

    Selon elle, ils ont travaillé d’arrache-pied dans les dernières semaines et ont su s’adapter en fonction des directives gouvernementales. 

    Elle ajoute aussi que la cohorte des finissants de 2021 a vécu beaucoup d’émotions et que les élèves tiennent beaucoup à célébrer la fin de leur parcours scolaire, même si ce n’est pas de façon traditionnelle. 

  • Un camion tout neuf pour former la relève!

    Un camion tout neuf pour former la relève!

    C’est un camion à faire pâlir plusieurs entrepreneurs, un F-150 Lariot 2020 tout équipé, qui a été offert au Centre d’études professionnelles Saint-Jérôme et qui sera mis à la disposition des enseignants du programme de DEP en mécanique automobile pour former la relève dans ce secteur. 

    Les représentants de chez Léveillé Ford, Jean-Sébastien Laurin, directeur du service, et Luc Rozon, directeur des opérations fixes, étaient heureux de remettre le véhicule à l’équipe dans le cadre du programme ACE (Automotive Career Exploitation) de Ford pour l’exploration de carrières dans l’industrie automobile. Les élèves pourront ainsi acquérir des connaissances précieuses en matière de systèmes automobiles, notamment en matière de systèmes d’aide à la conduite (caméra de recul, etc.). 

    Guylaine Desroches, directrice générale du Centre de services scolaires de la Rivière-du-Nord, et des représentants du Centre d’études professionnelles Saint-Jérôme, Éric Louis-Seize et Marc-André Lachaîne, respectivement directeur et directeur adjoint, recevaient le camion tout neuf avec beaucoup de reconnaissance. 

    Le CEP Saint-Jérôme offre au total 16 programmes, dont le diplôme d’études professionnelles (DEP) en mécanique automobile et le DEP en carrosserie. Ces programmes sont offerts en étroite collaboration avec le milieu de l’automobile, offrant notamment de la formation en alternance travail-études.  Les élèves intègrent des entreprises, pendant leur formation, au cours de stages de courte durée. Les futurs diplômés se font connaitre tout en explorant différents milieux professionnels qui ont un grand besoin de main-d’oeuvre. 

  • Gore mis en lumière dans Le triomphe de la nature

    Gore mis en lumière dans Le triomphe de la nature

    Réalisé par Daniel Voyer et Jean-François Hamilton, le film explore la vie des pionniers de la région à travers la vie et l’œuvre de l’écrivaine Margaret Cook. Le Triomphe de la nature est également l’occasion d’aborder le rapport des habitants de Gore et des environs à leur histoire et au territoire.  

    Tourné entre 2018 et 2021, Le Triomphe de la nature présente l’histoire de Margaret Cook, autrice du roman historique «Land Possessed», publié en 1969, qui raconte la vie des pionniers dans la région. Résident de Gore depuis 2001, Jean-François Hamilton suit les traces de cette femme énigmatique qui, bien que native de Shefford et résidente de Saint-Lambert, fera de Gore son lieu d’adoption et sa principale inspiration littéraire.  Elle sera enterrée dans sa terre d’accueil en 1975. À travers son périple, M. Hamilton découvre comment le territoire a été perçu et occupé depuis l’arrivée des Irlandais au début du 19e siècle jusqu’à aujourd’hui. 

    Puisque le film ne peut être présenté en salle pour l’instant, il sera rendu disponible en visionnement temporaire les 12 et 13 juin via le site Internet  www.lessentiersdegore.com. La télévision communautaire d’Argenteuil (TVC) diffusera également le documentaire à trois reprises entre le 14 juin et le 1er juillet. Ces diffusions seront suivies de la présentation de capsules intitulées « Rencontres avec Margaret Cook » sur la vie de l’écrivaine réalisées par Hélène Beauchamp. Ces capsules, qui permettront d’en apprendre davantage sur cette femme de lettres peu connue, seront disponibles pour visionnement en ligne sur le site web www.tvcargenteuil.com 

    L’organisme Les Sentiers de Gore souhaite de plus faire une tournée des différentes municipalités de la MRC à l’automne, lorsque la situation sanitaire le permettra. Ce sera l’occasion non seulement de présenter le film, mais également de discuter avec différents protagonistes qui ont participé au projet. Deux dates de cette tournée sont déjà disponibles : le documentaire sera projeté au centre communautaire de Gore le 26 juin 2021 et à l’Espace Saint-Gilles, à Brownsburg-Chatham, le 17 octobre 2021 à 13 h 30. 

     

  • Non, aux salaires au féminin

    Non, aux salaires au féminin

    Les négociations dans le secteur public durent depuis 18 mois et, bien que la pandémie ait mis en lumière le sous-financement critique du réseau de la santé et des services sociaux, le gouvernement Legault n’a toujours pas signé les nouvelles conventions collectives. «Parce qu’être payées au féminin, c’est terminé!», a déclaré Julie Daignault, présidente du FIQ-Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides. Afin de rééquilibrer la situation, l’alliance APTS-FIQ revendique des augmentations de salaire de 12,4 % sur trois ans, dont 7,4 % en rattrapage salarial.

  • Les Lynx de Lachute entament la saison

    Les Lynx de Lachute entament la saison

    Encore plus impressionnant de la part des Lynx, cette année le taux de fille dans l’organisation est de 40 %, ce qui s’approcherait d’un record pour l’organisation. «Pour nos jeunes filles, c’est l’occasion de s’améliorer et de prendre leurs places», dénote la présidente. 

    L’an passé fut une saison particulière. Vu l’air ambiant apporté par la pandémie, il n’y a eu que 190 inscriptions. Pour comparaison, en 2019, il y avait 400 lynx dans l’organisation. L’annonce du gouvernement Legault permettant à nouveau les activités sportives extérieures en groupe de 25 personnes dès le 11 juin semble avoir convaincu les parents de retourner leur marmaille sur les terrains. Julie et son équipe ont retroussé leurs manches pour attirer à nouveau les sportifs, notamment avec la carte Lynx qui permet plusieurs rabais dans des entreprises locales, dont plusieurs restaurants et magasins.   

    En 2021, c’est le retour de la fameuse catégorie TIMBITS, les U4 à U8. La catégorie des minis-lynx, mais la plus importante étant la catégorie phare de toute organisation, celle qui fait foi de la santé du soccer dans une ville. Et du côté des Lynx, le soleil brille puisque certains Lynx adolescents participeront aux entrainements des plus petits, ce qui est formateur autant pour les petits que les plus grands. 

    De plus, un nouveau programme sera intégré au système, celui centre du Développement du Club (CDC), un ajout majeur pour la suite des choses du soccer québécois, une révolution, semble-t-il. Le programme, propulsé par Soccer Québec, cible les 9 à 12 ans, qui vise carrément un changement de philosophie majeur. Voici les grands points qu’on vise avec ce programme : un environnement sécuritaire, des activités amusantes, dynamiques, et significatives, le dépassement de soi et des opportunités de compétition. Se faire de nouveaux amis et tomber amoureux du ballon viendraient en prime! 

    On part aussi de quatre grands principes, soit aucune sélection, même encadrement pour tous, aucune équipe fermée et favoriser le travail par atelier. Le programme veut surtout aider les jeunes à évoluer et s’améliorer tout le long de la saison.  

    Julie Sans Cartier est une passionnée de «foot», il ne fait aucun doute. Elle a le chapeau de présidente et est fière joueuse avec l’équipe féminine des 30 ans et plus.  Elle est très heureuse du retour de ses «ma tante», comme elle dit avec un grand sourire. La mère de trois garçons, dont deux joueurs des lynx, sera sur les terrains probablement 8 jours sur 7! En plein cœur de l’euro 2021, les lynx frappent dans le mille pour débuter une belle saison. 

  • Un projet de la MRC vient en aide aux élèves en difficultés d’Argenteuil

    Un projet de la MRC vient en aide aux élèves en difficultés d’Argenteuil

    En effet, lorsqu’un élève termine son année scolaire en échec dans une matière de base, les cours d’été sont dispensés par la CSRDN pendant deux semaines du lundi au vendredi entre 9h et 15h dans la région de Saint-Jérôme. Soucieux de permettre à ces jeunes de se libérer de leur emploi d’été et compréhensif face aux temps à prévoir pour se déplacer à plusieurs kilomètres de leur endroit d’études, la MRC d’Argenteuil a démarré un projet l’an dernier afin d’inciter ces jeunes à se prendre en main et de valoriser l’éducation. «Dès le début de la pandémie en mars 2020, nous étions préoccupés par les effets collatéraux du confinement. Les écoles ayant été fermées, nous cherchions une façon de venir en aide aux élèves les plus affectés par cette situation hors du commun», de déclarer Carl Péloquin, instigateur du projet initié en 2020. L’an dernier, sept jeunes de la région d’Argenteuil ont bénéficié d’une aide monétaire compensatoire afin de pouvoir consacrer deux semaines complètes à leurs études en plein été.  Le taux de réussite des élèves aux cours d’été se situerait autour de 75%. 

     Ce projet de la société économique et de développement de la MRC d’Argenteuil a été réalisé de concert avec les différents employeurs de la région. «Les jeunes élèves en difficultés scolaires doivent pouvoir se reprendre et nous voulions leur offrir des conditions gagnantes afin qu’ils puissent optimiser leur potentiel», ajoute le maire.  

    Concrètement, Vicki Labelle, conseillère en orientation à la Polyvalente Lavigne, établit une liste d’élèves ciblés avec l’équipe-école. Elle leur offre ensuite la participation de la MRC en offrant un service d’autobus aux élèves n’ayant pas de moyen de transport de la maison vers la polyvalente Lavigne et le transport vers l’école secondaire de Mirabel à Saint-Janvier au quotidien. De plus, lorsque l’élève occupe un emploi d’été, la MRC offre une «bourse en argent», soit une compensation monétaire qui sert à couvrir les pertes de salaire encourues pendant ces deux semaines de cours. Cet incitatif permet à plusieurs jeunes de ne pas décrocher et ainsi passer au niveau suivant dès septembre. «Cette année, le projet a pris de l’ampleur et nous comptons offrir un soutien à une centaine d’élèves en difficultés de la 3e à la 5e secondaire», d’ajouter Mme Labelle. 

    Rappelons que ces jeunes ont vécu l’école en présentiel à raison d’une journée sur deux depuis le mois de novembre 2020. Les effets collatéraux se feraient sentir, principalement en troisième secondaire, là où les jeunes n’ont pas encore tout à fait développé leur autonomie. Afin d’obtenir le diplôme d’études secondaires, un élève doit réussir, entre autres, les cours de mathématiques, de science et d’histoire de 4e secondaire ainsi que le français et l’anglais de 5e secondaire. «Nous désirons travailler en amont et permettre au plus grand nombre de jeunes possible d’atteindre les plus hauts niveaux», explique Mme Labelle. 

    À quelques jours des évaluations finales de fin d’année, Mme Labelle estime que certains élèves réussiront à «sauver» leur année et que le projet au final pourrait aider une quarantaine d’élèves en juillet 2021. C’est Marie-France Larose, commissaire au développement économique volet employabilité, qui établit le lien avec les différents employeurs des élèves participants au projet. Les employeurs doivent réorganiser les plages horaires afin de libérer les jeunes qui désirent s’inscrire à la session d’été qui aura lieu du 5 au 16 juillet.  

    Le jeune participant au projet doit signer un contrat moral avec l’employeur et il s’engage à respecter les termes de l’entente. Au final, la société de développement économique et son directeur, Dany Brassard, espèrent augmenter l’employabilité des jeunes d’Argenteuil à moyen et long terme. Mme Labelle souligne que la Polyvalente Lavigne s’implique également en remboursant le cout des cours d’été à ses élèves à même le budget annuel. La réussite scolaire est valorisée et jusqu’ici, les jeunes rencontrés se sentent appuyés. Plusieurs lui signifient leur gratitude et semblent disposés à fournir les efforts pour réussir.  

    La MRC d’Argenteuil regroupe neuf municipalités et son budget est composé des cotisations de celles-ci. Le gouvernement du Québec participe également sous la forme de subventions diverses, dont certaines reliées à la COVID-19. Rappelons que le MEQ a modifié le régime pédagogique pour l’année scolaire en cours et que la deuxième et dernière étape est pondérée à 65%, permettant ainsi à quelques élèves d’améliorer leurs résultats finaux en fin de parcours.  

  • Logements sociaux: Argenteuil oublié par Québec?

    Logements sociaux: Argenteuil oublié par Québec?

    Il ne fait aucun doute que la crise du logement sévit dans Argenteuil, mais Québec ne prévoit pas construire de nouveaux logements sociaux dans la MRC, une région particulièrement vulnérable. À l’approche du 1er juillet, le Conseil régional de développement social des Laurentides (CRDSL) qualifie la situation de très préoccupante et laisse présager une potentielle crise du logement à très court terme.  

    Selon le conseil, la surenchère causée par la migration de personnes en provenance de Montréal est certainement causée par le contexte de la pandémie. Le conseil ajoute que les hausses de loyer dans les nouvelles constructions de moins de cinq ans sont particulièrement inquiétantes, car elles ne sont pas encadrées par la régie du logement, ce qui pourrait inciter certains propriétaires à imposer de fortes augmentations. Cette situation pousserait ainsi de nombreuses familles à se chercher de nouveaux logements à très courte échéance.  

    Pour Marc Carrière, directeur général de la MRC d’Argenteuil et pour Marie-Christine Godin, directrice générale de l’Office régional de l’habitation d’Argenteuil (ORHA), il ne fait aucun doute que la crise frappe durement la région. «Avec moins de 1,5% de logements libres, Argenteuil vit une situation sans précédent», selon cette dernière.   Il semble clair pour les deux gestionnaires que le contexte actuel est particulièrement défavorable pour les personnes à faible revenu puisque le boom immobilier qui se vit actuellement dans la MRC a favorisé la construction d’unités locatives qui s’adressent essentiellement aux mieux nantis. En plus de vivre une augmentation des loyers générée par l’arrivée massive de nouveaux arrivants, Argenteuil ne serait pas, selon Mme Godin, à l’abri des «rénovictions» qui poussent certains locataires à quitter leur logement faute de pouvoir payer les augmentations qui peuvent être dans certains cas démesurées. La «rénoviction» est un phénomène selon lequel un propriétaire évince illégalement un locataire de son immeuble sous prétexte qu’il souhaite faire des rénovations.  

    La directrice générale de l’ORHA déplore que la combinaison de différents facteurs ait entrainé dans les dernières semaines plus d’une quarantaine de demandes d’aide auprès de son organisme et qu’à l’heure actuelle six ménages puissent se retrouver à la rue si rien n’est fait.  Selon le front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), les personnes les plus vulnérables de notre société n’ont pas bénéficié des différentes relances économiques. Le FRAPRU avance que la situation des ménages locataires s’est dégradée puisqu’entre 1980 et 2015, leur revenu médian n’a progressé que de 153,9 %, alors que le prix médian du loyer a augmenté de 236,34%. 

    Une décision de Québec difficile à expliquer 

    Considérant la gravité de la situation dans Argenteuil, il semble difficile d’expliquer la décision de la ministre Laforest qui a choisi d’ignorer la région lors de sa dernière annonce. Le porte-parole de la Société d’habitation du Québec (SHQ) explique la décision du gouvernement Legault en précisant «…qu’il n’y avait aucun projet provenant de la Municipalité régionale de comté d’Argenteuil qui n’était en attente d’unités (et qu’) aucune des 1000 unités annoncées n’a donc pu être réservé par la Société d’habitation du Québec dans le cadre du programme AccèsLogis Québec ».  

    Toujours selon le porte-parole de la SHQ, Argenteuil n’est pas en reste « puisqu’il y a deux projets déjà en développement dans la MRC d’Argenteuil. Il s’agit d’un projet de 31 logements pour familles à Grenville-sur-la-Rouge qui a été déposé par l’organisme Habitations Grenville-sur-la-Rouge et d’un projet de 40 logements pour personnes handicapées physiques à Mille-Isles qui a été déposé par l’Association pour la santé environnementale du Québec » 

    N’étant en poste que depuis quelques mois, Marie-Christine Godin, n’est pas en mesure d’expliquer les raisons justifiant qu’aucune demande de logements sociaux n’ait été faite pour notre région. Elle précise que l’Office régional d’habitation d’Argenteuil gère un parc immobilier de 313 logements subventionnés de type Habitation à loyer modique (HLM), ce qui n’est pas négligeable comparativement à d’autres régions du Québec. Selon elle, l’envergure du parc immobilier qu’elle gère présente cependant d’immenses défis puisqu’un bon nombre des unités locatives construites pour la plupart dans les années 70 nécessitent des rénovations majeures. D’ailleurs, la gestionnaire déplore qu’elle doive condamner certains logements alors que des citoyens attendent pour une place.   

    Malgré que les ressources soient rarement suffisantes par rapport aux besoins grandissants, la directrice générale de l’Office régional d’habitation d’Argenteuil tient à préciser que son organisme ne laissera tomber personne et qu’au-delà de l’accès à des HLM, d’autres programmes tels que le service d’aide à la recherche au logement (SARL) et le programme de supplément au loyer (PSL) peuvent certainement aider à trouver et à financer un logement. Pour obtenir de l’aide et faire analyser son dossier, il suffit de contacter l’ORHA au 450-562-9260. Si vous avez été victime de « rénoviction » ou si vous jugez que l’augmentation de votre loyer est démesurée, veuillez  nous contacter à l’adresse courriel suivante: nouvelles@eap.on.ca