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  • La plus importante rétrospective de Paul Tex Lecor

    La plus importante rétrospective de Paul Tex Lecor

    Jusqu’au 26 septembre, près de 150 tableaux et dessins, des dizaines de documents d’archives et des artéfacts éblouiront les yeux des amateurs d’art, et ce, de façon sécuritaire.  

    L’exposition propose, par le biais d’œuvres d’art de différentes périodes, d’artéfacts et d’archives personnelles, une incursion dans la vie et l’œuvre de cet artiste aux multiples talents qui fut à la fois : auteur, compositeur, interprète, humoriste, pilote d’avion, grand voyageur et surtout un dessinateur et un peintre de grand talent. Ardent défenseur de la langue française et de l’histoire en marche du Québec, Paul Tex Lecor pose un regard tendre et empathique sur le peuple québécois. Il le magnifie en le mettant en scène dans sa vie quotidienne et dans ses espaces géographiques plus grands que nature. 

    La vie et l’œuvre d’un homme plus grand que nature 

    Le voile sera enfin levé sur toute l‘étendue de l’œuvre de ce grand artiste. La scénographie impressionnante permettra au public de parcourir les quatre salles thématiques de l’exposition en naviguant dans un vaste corridor. Ce dernier sera plongé dans l’univers de Tex Lecor par des projections, des mises en scène, des photos et des artéfacts. En réalité, l’exposition est présentée dans un gigantesque drapeau du Québec en trois dimensions. 

    Robert Bernier est le fondateur, le directeur et le rédacteur en chef de la revue Parcours depuis 1989. Il a rédigé la biographie de Paul Tex Lecor qui sera publiée aux Éditions Québec Amérique l’automne prochain. 

    Le Centre d’art Diane-Dufresne est situé au 11, allée de la Création à Repentigny. 

  • Le CFP Performance Plus dévoile sa nouvelle image de marque

    Le CFP Performance Plus dévoile sa nouvelle image de marque

    Le nouveau logo qui propose clairement un P et un Plus d’une façon compacte et moderne a été élaboré en étroite collaboration avec l’agence de communication Voyou.  Le vert soutient le dynamisme de l’école et le gris représente la solidité apportés par cette voie. La signature se détache en plusieurs morceaux pour représenter les différents intervenants du centre lachutois, situé sur le terrain de la polyvalente Lavigne. 

    De plus, le site Web a été actualisé et s’adapte maintenant à tous les types appareils (téléphones intelligents, tablettes et ordinateur de bureau).  

    «Que vous soyez un élève actuellement en formation, un futur élève ou un employeur, vous y trouverez l’ensemble de nos formations et services présenté de façon intuitive et conviviale», explique Annie Gauthier, conseillère en information scolaire et professionnelle. D’ailleurs, une section offres d’emplois est offert aux employeurs en lien avec les domaines d’études offerts. 

    Plusieurs élèves ainsi que du personnel de l’établissement se sont prêtés au jeu et ont participé à une séance de photo réalisée par Ludik, une compagnie de photographie professionnelle de la région, ce qui rend le site vivant.  

    Le centre, qui existe depuis plus de 30 ans à Lachue, offre 10 programmes de formation différents et se targue d’une réputation de centre d’excellence dans le domaine de la santé.  

     

     

  • Ma région en image: un projet pour contrer l’exode de nos jeunes

    Ma région en image: un projet pour contrer l’exode de nos jeunes

    C’est un projet qui compte pour une note importante dans le bulletin des jeunes les forçant à faire preuve d’audace et de créativité. Il faut dire que de la 1re à la 14e édition, il y a eu beaucoup de changements technologiques pour les photographes en herbe. À l’époque, rappelait M. Poulin, les élèves utilisaient des appareils jetables. D’ailleurs, il avait reçu de nombreuses photos avec des doigts. Aujourd’hui, avec les téléphones intelligents qui sont devenus des appareils photo de haute qualité, il est plus simple de prendre de belles images facilitant le travail et les coûts, si les clichés plaisent moins.   

    Ce concours est en collaboration avec la MRC d’Argenteuil.  Il y a cette année 131 participants provenant de trois écoles différentes, soit la polyvalente Lavigne, le Laurentian High school et le Séminaire du Sacré-Cœur.  

    Chaque année, Éric Poulin demande aux participants de se surpasser. Il constate que cette fois-ci, contrairement aux années précédentes, «il y a beaucoup de photos de l’extérieur comme si les adolescents en avaient assez d’être enfermés». 

    Le grand prix du jury est une superbe tablette numérique d’une valeur de 500$. D’ailleurs l’an passé, au début de la pandémie, la remise de prix d’avril avait été remise en septembre.  

    À noter qu’il y aura un tirage de 100$ remis par la chambre de commerce à dépenser dans la boutique de leur choix pour le grand public.  Il est inviter à voter pour son coup de cœur tout au long de l’exposition qui se déroule jusqu’au 16 mai à la Galerie-boutique de la route des arts vous permettant d’observer à travers l’œil de la jeunesse leurs façons de voir notre coin de pays.  

     

     

  • Les arts comme antidote à la pandémie

    Les arts comme antidote à la pandémie

    Le thème choisi cette année est «Les desserts», un projet scolaire qui revient aux trois ans. En cette année particulière, le sujet était porteur d’espoir pour les jeunes adolescents: «À cause de la pandémie, nous voulions un projet bonbon!» de s’exclamer France Lyonnais.  

    Par les années passées, les projets de fin des années des élèves étaient exposés directement à la salle d’accueil de la polyvalente Lavigne dans un chaos sympathique. Pandémie oblige, les enseignants ont dû composer autrement afin de permettre aux élèves de faire voir le fruit de leur travail. Le désir était de consolider les œuvres dans un même lieu, malgré la situation et c’est en collaboration avec la route des arts que les projets seront exposés rue Clyde. Les jeunes de tous les cycles sont très fiers d’être exposés dans une galerie professionnelle ce qui rajoute à la motivation, d’ajouter Mme Lyonnais.  

    Le défi était de taille cette année, car il faut rappeler que les secondaires 3, 4 et 5 étaient en présentiel une journée sur deux durant presque toute l’année. «Il est difficile d’enseigner le relief sur zoom», d’expliquer Mme Lyonnais. Au lieu des sept projets par calendrier scolaire, cette année, ils ont à peine terminé trois ou quatre travaux, selon les classes.  

    Lise-Anne Bernatchez, qui entame sa 22e année dans le domaine des arts, accueille les visteurs avec plaisir jusqu’au 16 mai prochain. 

     

  • Dernier chapitre dans la saga Gionet et Piret

    Dernier chapitre dans la saga Gionet et Piret

    Le règlement total de 2 193 825$ aux fins d’acquitter les sommes dues aux termes de la décision du tribunal administratif du travail de la juge Anick Chainey le 2 avril 2021 met fin à tous litiges judiciaires entre les organismes et les plaignants, Pierre Gionet et Nathalie Piret. 

    L’affaire Gionet et Piret a fait le tour de la province autant par les journaux écrits que télévisés alors que les contribuables auraient dépensé plus de 5 millions$ dans ce dossier jusqu’à maintenant incluant une enquête plus large sur l’administration précédente. Par ailleurs, la Ville de Lachute a déposé un budget total de 26,5 millions$ pour l’année 2021.  

    C’est Carl Péloquin, maire de Lachute en poste depuis novembre 2013, qui a enclenché le processus de destitution à l’aide de la firme de juricomptables Accuracy et de Me Raynald Mercille à titre de personne-ressource, lui qui est un conseiller en éthique et déontologie. Péloquin remplaçait Daniel Mayer, maire sortant après plusieurs mandats successifs. Le nouveau maire agissait aussi à titre de président et délégué de Lachute à la RIADM. 

    Rappelons que cette saga a atteint son apogée en janvier 2015 avec le congédiement de Pierre Gionet, directeur général de la ville, directeur général et secrétaire-trésorier de la RIADM depuis 1990 et secrétaire-trésorier de la RAEUCL ainsi que celui de Nathalie Piret, trésorière à la ville de Lachute, adjointe aux finances pour la RIADM et responsable des finances pour la RAECC.  Ils avaient été congédiés «pour des manquements graves en rapport avec les exigences du poste occupé.» 

    Le tribunal administratif du travail a conclu le 25 juin 2020 que les fautes reprochées aux deux anciens cadres n’ont pas été démontrées, les intimés n’ayant pas rempli leur fardeau de démontrer que les plaignants ont gravement manqué à leur devoir de neutralité ni prouvé de très graves lacunes dans la gestion ou même une rupture du lien de confiance, et il a ordonné leur réintégration par l’employeur.   Les plaignants étaient aussi en droit de réclamer toutes les mesures de réparation appropriées, dont celles pour l’atteinte à leur réputation.  

    Par un vote à 3 conseillers contre 2, la ville a décidé de contester la décision du tribunal en cours supérieur du Québec le 2 juillet 2020. Le 15 décembre dernier, la Cour supérieure du Québec refusait de sursoir à l’ordonnance de réintégration émise en faveur des employés. 

    Selon un communiqué émis par la Ville de Lachute et la RIADM, Nathalie Piret et Pierre Gionet tiennent à remercier toutes les personnes qui n’ont jamais douté de leur professionnalisme et de leur intégrité.  Ils espèrent que les décisions rendues en leur faveur, l’abrogation des résolutions de destitution et la correction de leur dossier d’emploi sauront corriger toute la presse négative dont ils ont été victimes depuis 2015. La Ville de Lachute, la RIADM et le RAEUCL leur souhaitent la meilleure des chances dans la poursuite de leur carrière professionnelle. Il est également convenu que ces derniers acceptent de ne pas réintégrer leurs fonctions. Les parties ont aussi accepté de limiter leurs commentaires pour clore définitivement cette affaire. 

  • Un dernier combat pour Lupien, l’ancien dur à cuire du Canadien  

    Un dernier combat pour Lupien, l’ancien dur à cuire du Canadien  

    La nouvelle est tombée comme un coup de pelle dans la face sous la plume du vétéran journaliste Réjean Tremblay dans sa chronique du Journal de Montréal du 25 avril dernier.   

    L’ancien défenseur du Canadien et agent de joueurs originaire de Brownsburg souffre d’un cancer des intestins qui s’avère être incurable. Les métastases ont envahi la région, tel que mentionné par son spécialiste. Selon les derniers pronostics, il lui resterait cinq mois à vivre, tout au plus jusqu’en octobre prochain.   

    La relève de son agence de joueur Sport Prospects Inc. est déjà assurée par le biais de son fils Érik Lupien.  

    Tel que rapporté dans l’article de Tremblay, Lupien est serein avec la nouvelle et il compte bien profiter des derniers moments qu’il lui reste parmi les siens.   

    Il aura joué trois saisons avec le tricolore, étant le protecteur officiel de l’idole d’un peuple, Guy Lafleur, et il a remporté deux coupes Stanley avec les Canadiens de Montréal.  

    À noter que l’aréna de Brownsburg-Chatham porte son nom depuis 1985.  

  • Mimi Toto la sorcière de Saint-Julien

    Mimi Toto la sorcière de Saint-Julien

    À l’époque tous les chats étaient nécessairement noirs. Pis un jour est né le soleil. 

    Parmi les sorcières, il y avait Mimi toto. Une vieille sorcière qui sentait l’arsenic à plein nez! Une vieille sorcière qui se rasait la moustache depuis la nuit des temps. J’ai moi-même connu Mimi toto. À l’époque j’avais à peine 14 ans. Je portais une moustache molle comme elle et j’étais bâti sur un «frame» de chat. Oui Mimi toto 

    est une vieille sorcière. De mémoire, elle a habité longtemps à côté du presbytère de l’église Saint-Julien dans la petite ville de Lachute. La paroisse de Saint-Julien est bordée par la rivière du Nord. Avant même cette rivière, les vieux badauds du coin ou si vous préférez les vieux senteux disent que Mimi Toto était là! Même que le barrage de la famille Ayers appartiendrait de façon ancestrale à la vieille! Mais ici je n’oserais perpétuer cette légende de petite ville au milieu de nulle part. On a juste ça à faire se raconter des peurs entre nous autres. 

    Elle avait de mémoire une grosse verrue à côté de son nez qui prenait presque toute la place dans sa face ne laissant pas grand espace pour son bec de lièvre! Son monosourcil était en parfaite symbiose avec sa laideur. 

    Elle n’était pas malheureuse d’être laide, c’était plutôt un avantage pour repousser la plèbe. Elle était surtout malheureuse de la naissance du soleil qui avait donné la vie à tout le reste ainsi qu’à la vie en elle-même! Même qu’il y avait de l’eau qui avait poussé dans les océans secs au plus grand malheur de la vieille.

    Il faut savoir que Mimi Toto se promenait en jaquette 365 jours par année que le bon Dieu amenait. Elle portait aussi une perruque, car lors d’une soirée mémorable elle avait perdu tous ses cheveux jusqu’à la racine… Un certain soir, Belzébuth lui-même, le yâble en personne, celui du fin fond des ténèbres a dansé une nuitte complète avec Mimi Toto! Il l’a tellement faite valser qu’elle en a perdu ses cheveux. D’où la vieille expression 

    «Y’a brassé la bacaisse dans le fond de la boîte à bois». Est-ce qu’ils ont seulement dansé? Après tout, ce n’est qu’un conte rural ici, il faut savoir lire entre les lignes. 

    Tout le monde dans la paroisse se souvient de Mimi Toto! De triste mémoire surtout. Laissez-moi vous raconter une partie de l’histoire de Mimi Toto dont presque personne n’est au courant sauf moi, Martin et Simon la patate. Ça s’passait entre chien et loup! L’hiver, la bonne femme sortait dehors en soirée les mardis parce que c’était les vidanges. Elle arpentait les rues sales de Saint-Julien avec son gros chat noir sur l’épaule comme dans une vue d’horreur de série B! Elle était dans le noir avec son chat noir dans un paysage glauque à l’ombre de la rivière du Nord. La rumeur voulait que la vieille Mimi Toto ramasse des vieux chats errants pour les revendre à gros prix au chinois du Lyly Garden, le même chinois qui achetait des cuisses de grenouilles de Chainsaw Pilon! J’sais pas si c’est vrai pour dire la vérité, mais une chose est sûre, dans les années 90, y’a jamais un chat qui trainait d’ins rues l’soir! C’était aussi rare qu’un 29 février. La vieille ramassait de la ferraille dans la paroisse qu’elle revendait à Richard Lachance de la rue Évelina.

    Avec son petit panier à roulette, elle arpentait la rue Princesse comme si des trésors s’y cachaient. On pensait toute qu’elle n’était qu’une ramasseuse de vidanges, mais en fait elle cherchait la bague offerte par Belzébuth lui-même un soir que la lune appartenait aux loups! Il y avait une entente de principe entre Mimi et le bonhomme Lachance. Elle lui donnait la ferraille qu’elle ramassait et lui en retour s’il retrouvait la fameuse bague, il la redonnait à la bonne femme. Richard Lachance n’avait qu’une parole. Il était loin d’être riche. Il était un homme simple et bon. Mimi savait à qui elle avait affaire. Elle avait vu à travers sa poitrine son coeur bon, chaud et battant au rythme de l’honneur. Elle savait que Richard respecterait sa parole. Richard Lachance de la rue Évelina n’avait pas grand-chose, mais pour sûr il avait une parole! C’est comme ça qu’au début des années 90, on pouvait voir Mimi toto et le bonhomme Lachance arpenter les rues sales et transversales de Lachute de bord en bord comme des métronomes. Il y eut pendant un certain temps une surenchère de chats et de grenouilles… Le général Tao était très populaire dans le comté d’Argenteuil! Les grenouilles valsaient dans une danse endiablée. Même qu’un soir Mimi était tellement en joual vert qu’elle a fait mouiller des grenouilles partout à Lachute. Tous ceux qui ont vécu à Lachute dans les années 90 s’en rappellent de triste mémoire. Sauf dans le Bronx à Ayersville, là il mouillait des crapauds sales et visqueux! Ce fut un grand chaos à la hauteur de Mimi Toto! 

    Même que le bon maire du village en a perdu sa grosse barbe. Pis un soir, le genre de soir que tu n’oublies jamais, Richard était à ramasser d’la cop pis y’a vu de ses yeux vu une bague scintillante rouler à côté de lui! 

    Elle est tombée directe à ses pieds comme si elle lui était destinée; comme si la bague savait son chemin bizarrement. Est-ce que la vie lui envoyait un signe ou une forme d’épreuve? Il a pris la fameuse bague dans ses mains, elle brillait comme jamais une bague avait brillé. Dessus, il y avait des écritures en latin que seuls les vieux comme Richard Lachance pouvaient comprendre. Il a mis la bague dans sa poche et ce soir-là, je me souviens, M. Lachance nous a montré la bague quand moi et Simon avons été chiller avec son fils Martin. Ce soir-là, le ciel est passé du bleu étoilé au noir total comme si le néant prenait place dans le comté d’Argenteuil! 

    Des ordres de corbeaux faisaient la file devant la petite maison de la rue Évelina. Pis un moment donné, la femme de Richard, la mère de Martin, la belle Marie-Marthe, est sortie dehors avec son balai pour faire taire les maudits corbeaux, elle qui regardait ses programmes au canal 10! On pouvait entendre «Riders on the Storm» des Doors en background… c’est l’apocalypse pas loin de la rue Tessier.

    Les éclairs, le tonnerre, les chamans sont partis se cacher derrière le catch dreamer, les autruches ont la tête dans le sable, y mouille à siaux pis nous autres les jeunes adultes on a décidé d’aller porter la fameuse bague à la vieille avec Richard. En chemin croyez-moi ou pas, on a vu sur la rue Lafleur les chevaliers de l’Apocalypse, y’étaient à prendre une bière au chic Palace! Les quatre chevaliers avaient laissé leurs chevaux noirs dans la rue dans un chaos total! La légende dit que pour la première fois de l’histoire, y’a manqué de bière au chic Palace en fin de soirée. Ils ont fini la soirée au Laurentien comme tout bon ivrogne de Lachute. Les chevaux stationnés en rang sur la Maine street « achute ». 

    Une fois arrivés au vieux presbytère de l’église Saint-Julien, on a regardé la catastrophe de loin. M. Lachance devait aller seul porter la maudite bague. On est restés d’interminables minutes dans le station wagon de Richard. Richard est sorti blanc comme un drap après quelques minutes.  

    RICHARD LACHANCE N’A JAMAIS PU PARLER DE CET ÉVÈNEMENT ET MÊME QU’IL FAISAIT COMME SI CE N’ÉTAIT JAMAIS ARRIVÉ. 

    Mimi Toto est disparue par la suite sans jamais laisser de trace et laissant le presbytère vide sauf pour un gros chat noir! Elle avait même abandonné son matou. D’ailleurs. nous autres aussi. on n’a jamais reparlé de cet événement sauf le 31 octobre 2018. Le soir que la Grande Faucheuse est venue chercher le bonhomme Lachance! Après le dernier souffle de Richard, Martin, son fils, m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle de sa mort. Et Richard a fait une grande révélation à Martin une fois que les deux étaient seuls dans sa chambre d’hôpital! 

    Richard: Mon gros bébé, tu te souviens de Mimi Toto? Tu te souviens de la bague? 

    Martin: Bin oui P’pa bin oui… 

    Richard: Quand je lui ai donné la bague d’ins mains, elle m’a donné deux voeux, mais elle m’a dit qu’ils vont se réaliser quand je vais vraiment le désirer! J’apporte les voeux avec moi, je vais te surveiller d’en haut! J’ai deux voeux. Il a fait un clin d’oeil à son fils. 

    Comme Martin, je crois dur comme fer Richard! Six mois plus tard allait mourir sa mère Marie-Marthe qui était pourtant en pleine forme. Quelque part au paradis, y’a un vieux gars de ferraille qui s’ennuie de sa Marie-Marthe. Quelque part au paradis y’a un vieux gars de ferraille qui pleure sa femme des 50 dernières années. Un soir, un soir rempli d’étoiles, Richard a joint les mains ensemble et a crié de tout l’air dans ses poumons: 

    Mimi Toto!!!! JE DÉSIRE MA FEMME, Mimi Toto, JE DÉSIRE MA MARIE-MARTHE!, a-t-il dit de sa voix remplie de sanglots de Lachance. Le ciel est devenu noir, noir corbeau, noir sale, noir par-dessus le noir. 

    À la grande porte du Paradis, bras dessous, bras dessus, Belzébuth et Mimi Toto devant Saint-Pierre, Dieu et M. Richard Lachance! Elle porte au doigt sa belle bague. 

    Mimi Toto: Il te reste un voeu… elle arrive! 

    Belzébuth: On vous laisse le bonsoir… Moé je m’en vais brasser ma bacaisse dans la boîte à bois! Pis là vêtue de blanc comme à son mariage est arrivée la belle Marie-Marthe… Avec ses deux grands bras ouverts, Richard Lachance de la petite maison sur la rue Évelina ne pouvait pas être plus heureux. Il était maintenant au paradis. 

    Mais l’histoire dit qu’il lui reste un voeu… Un voeu qu’il va désirer! Foi de Richard, y’a pas un humain, une sorcière, un dieu qui va jouer aux bras avec un Lachance! 

    Je dédie ce texte à Richard et Marie-Marthe les parents de mon ami Martin!

  • Le théâtre Gilles-Vigneault se remet en scène

    Le théâtre Gilles-Vigneault se remet en scène

    Plusieurs spectacles sont prévus pour la période estivale, dont Martin Levac, hommage à Phil Collins et Genesis le 30 avril, l’humoriste Michel Barrette qui présentera L’humour de ma vie, le 20 mai, le chanteur et ancien participant à la voix Matt Holubowski, le 30 mai, ainsi que l’humoriste Simon Gouache, le 3 juin.  

    À noter que pour les plus petits, il y a la toute première édition du Festival petits bonheurs du 9 au 16 mai inclusivement.  

    Le spectacle, Ma petite boule d’amour de la compagnie de Théâtre Bouches décousue, met en vedette les comédiens Jasmine Dubé et Christophe Papadimitriou et sera le seul spectacle présenté en salle.  

    Le spectacle de 35 minutes, qui s’adresse aux enfants de 3 ans et plus, est une histoire tendre mettant en vedette les papas par le biais d’un gros ours. Depuis que son ourse est partie, il ne veut voir personne. Mais voilà qu’une nuit, quelqu’un lui rend visite dans un rêve. Une histoire d’adoption entre un ours brun et un ourson blanc. Une histoire qui commence par il était une fois… et que l’auteure chante et raconte à voix haute. Une histoire qu’on écoute, petits et grands, le nez dans les étoiles avec la Grande Ourse.  

    De plus, le Théâtre Gilles-Vigneault offrira des contes pour enfants en mode virtuel avec Barbada, Marc Hervieux et Gabrielle Fontaine. Des contes de 5 minutes sont offerts gratuitement dans le confort de vos maisons. Cette dernière activité est rendue possible, en partie, grâce à la générosité des donateurs de la campagne Billets solidaires. Pour avoir accès gratuitement aux contes, vous devez accéder au site Internet à 13h et à 19h, le dimanche 16 mai. Les contes seront disponibles sur le site jusqu’au 16 juin 2021. 

    Il est à noter que tous les spectacles sont offerts en mode distanciation, ce qui diminue le nombre de billets disponibles. 

    Toutes les personnes habitant sous le même toit peuvent être assises ensemble, sinon une distance de 1,5 m doit être respectée entre les spectateurs qui porteront le couvre-visage.  Il est recommandé aussi d’apporter une bouteille d’eau remplie, puisque les distributrices d’eau ne sont pas fonctionnelles. Du liquide désinfectant est disponible à l’entrée du Théâtre et doit être obligatoirement utilisé. 

    Le nouvel horaire de la billetterie est du mardi au vendredi de 11h à 17h.  L’équipe est disponible pour achat et conseils au 450 432-0660, poste 1.  Vous pouvez consulter l’horaire complet à theatregillesvigneault.com. 

  • Dallinga : ses oeuvres ont fait le tour du monde!

    Dallinga : ses oeuvres ont fait le tour du monde!

    Elle a eu beau créer des costumes pour divers spectacles du Cirque du Soleil ainsi que pour une compagnie du même genre en Nouvelle-Zélande, qui lui a d’ailleurs permis de gagner des prix, jamais elle n’a pu en profiter en personne, faute de moyens financiers suffisants pour pouvoir s’y déplacer. «C’est bien de gagner un prix, mais quand vous n’y êtes pas pour le recevoir, c’est un peu comme si vous n’avez rien reçu. J’ai eu la chance d’être présente une fois en Italie pour l’ouverture d’un musée alors qu’on m’y avait invitée», explique Mme Dallinga. 

    Originaire de Hollande, elle est arrivée au Canada en 1989. Cette mère de trois garçons réside maintenant à Gore depuis quelques années. Elle y a d’ailleurs aménagé un magnifique atelier de travail de couture et de teinture, situé en pleine nature inspirante, surnommé Studio 42. Elle y donne des cours de son art, comme un peu partout dans le monde aussi d’ailleurs. «Quand je donne un cours, je ne montre pas nécessairement exactement ce que je fais sinon, ce ne serait pas créatif, on ferait juste apprendre à copier. Je ne pense pas que ce serait intéressant tant pour moi que pour l’élève. J’enseigne beaucoup les techniques. Chaque cours est comme une aventure», mentionne celle qui a une formation en arts graphiques et en peinture de l’Académie Minerva, un institut des Beaux-Arts renommé en Hollande. 

    Marjolein Dallinga a d’abord développé sa créativité via l’univers de la peinture, mais, avec trois enfants à la maison, elle avait besoin d’utiliser un médium qui occupait moins d’espace, tant au niveau physique que mental. Elle s’est mise à la création de jouets avant de se tourner vers le feutre via la laine de mouton, explorant une méthode très ancienne que même les Vikings utilisaient. «C’est une technique qui demande beaucoup de manipulation. Il y a plusieurs étapes à suivre, mais ça laisse tellement de liberté au niveau de la création». 

    Elle a d’abord commencé par créer des chapeaux et des sacs à main. Grâce à des gens rencontrés dans ses cours, on lui a graduellement demandé de faire des costumes et des accessoires de spectacle, dont pour les plus grandes créations du Cirque du Soleil! Aujourd’hui, elle fait davantage des sculptures en feutre qui rappellent des parties du corps humain, des coraux ou encore des organismes étranges ressemblant à des animaux. «Toutes mes oeuvres ont des messages cachés. J’aime bien les laisser découvrir aux gens! Les sculptures donnent un plus grand sens de la réalité. Elles ont une plus grande substance. On ne peut pas saisir un tableau, mais on peut toucher une sculpture. Les visiteurs veulent toujours, intuitivement, toucher à l’oeuvre. Dommage que ce soit moins possible ces temps-ci en temps de pandémie…», explique Mme Dallinga qui précise également qu’elle s’inspire beaucoup de la nature pour ses oeuvres et qu’elle se laisse ensuite guider par son instinct. 

    L’exposition est maintenant terminée, mais il est possible de découvrir toutes ses créations via le site internet de sa compagnie au www.Bloomfelt.com. 

     

  • Avenir prometteur pour une jeune réalisatrice-scénariste

    Avenir prometteur pour une jeune réalisatrice-scénariste

    Le court métrage met en vedette Marie-Claude Hénault, une actrice d’Argenteuil reconnut aussi pour son travail de metteure en scène en collaboration avec la troupe de Théâtre La belle gang.  Dans Lavée, elle joue le rôle de Mylène, une mère de deux enfants, qui tente de briser son isolement en appelant à des numéros de petites annonces trouvées sur le babillard d’une buanderie. 

    «Quand j’ai lu le scénario, j’ai tout de suite aimé l’écriture de Jeanne. Elle a une très grande sensibilité, de souligner Marie-Claude Hénault que l’on voit notamment sur nos écrans dans des publicités de Vaillancourt et de Juridiqc.  Elle va chercher l’humanité et présente finement les traits de caractère.  En fait, je suis tombée en amour avec le scénario, je n’ai même pas hésité une seconde.»  D’ailleurs, l’actrice s’est dite impressionnée par le professionnalisme de l’équipe de travail de Mme Carrière, qui, dit-elle, était très réceptive à sa façon de jouer. «C’est extraordinaire pour un acteur. Tu as l’impression de participer, un peu, à la création du film», ajoute-t-elle. 

    Le court métrage a été réalisé à Saint-Jérôme, dans une petite buanderie située sur la rue Ouimet pendant une canicule estivale. «On a fait ça avec les moyens du «bar!», du gros fun et beaucoup de sueur caniculaire!», écrit Jeanne Carrière sur sa page Facebook, tout en remerciant sa gang qui a tenu  le projet à bout de bras avec des moyens restreints. Le film a été produit avec 600$ par une équipe bénévole alors qu’un court-métrage professionnel demande environ 40 000$ de budget. «Donc, oui je suis fière de cette sélection, mais surtout reconnaissante pour mon équipe exceptionnelle», insiste la jeune artiste de 25 ans, qui a notamment loué des équipements à la TVC d’Argenteuil et qui a travaillé sur le montage son et image durant plus d’un an. 

    D’ailleurs, son plus beau moment de tournage s’est déroulé derrière le moniteur à voir son actrice-vedette se dévoiler : « Marie-Claude a donné une magnifique scène d’émotion.  Je l’espérais cette scène-là, je la voyais dans ma tête, mais Marie-Claude a donné vie au scénario.  Il y a eu 4 prises et chacune était juste et parfaite, se rappelle celle qui a entamé ce projet après seulement un an d’études en cinéma à l’Université de Montréal.  Derrière le moniteur, je forçais pour elle comme si c’était moi qui jouais le rôle. J’espérais tellement l’émotion et elle l’a rendue magnifiquement bien, comme j’aime les émotions au cinéma; sobre, mais touchant.  Je me rappelle de l’équipe et moi qui étions silencieux.»  C’est en lançant le fameux Coupez que Jeanne et ses collaborateurs ont su qu’ils avaient touché la cible. 

    La jeune cinéaste à l’avenir prometteur a aussi collaboré en tant que scénariste sur un autre film présenté en compétition, soit Le Froid, un film réalisé par Nathalie Duguay, mettant en vedette, entre autres, Louise Portal. Cette sélection n’est pas le baptême de Mme Carrière puisqu’elle a aussi été de la sélection officielle du Festival du nouveau cinéma (FNC) l’automne dernier dans la catégorie Compétition officielle des rencontres pancanadiennes du cinéma étudiant pour ce dernier scénario. 

    Jeanne Carrière a tout d’abord commencé ses études en travail social avant de se réorienter en cinéma à l’Université de Montréal. «C’était un changement total de carrière et d’étude, une sorte de saut dans le vide assez surprenant!», avoue-t-elle.  Elle a complété sa formation en scénarisation à l’Inis, une petite école renommée fin 2020.  Sa cohorte regroupait 3 scénaristes, 3 réalisateurs et 3 producteurs seulement. 

    Québec-cinéma est un organisme à but non lucratif qui a pour mission d’assurer le rayonnement du cinéma québécois et de ses artistes par la promotion et l’éducation.  Les Rendez-vous Québec-cinéma ont lieu du 28 avril au 8 mai et se dédie uniquement à la promotion du cinéma d’ici.  Il valorise le travail de nos artistes. En se procurant un Passeport Cinéphile au cout de 35$, les amateurs ont accès à plus de 300 long-métrages, courts-métrages, documentaires et films d’animation dont plusieurs en première. 

    Aucune représentation en salle n’est prévue en raison du Covid, mais Jeanne Carrière caresse le rêve d’y présenter le fruit de son travail sur grand écran ici dans notre région.  Gageons qu’elle trouvera l’aide appropriée pour ce projet mettant en vedette des artistes d’ici.