Catégorie : Reflet-News (Russell-Embrun-Casselman)

  • Le Dr Luc Clément quitte le Centre Médical de St-Isidore

    Le Dr Luc Clément quitte le Centre Médical de St-Isidore

    Dr Clément laisse les dossiers des 1335 patients dans sa pratique aux Dre Marie Anne Gougeon et Dre Camille Cusson-Dufour. « Je ne voulais pas quitter sans m’assurer que mes patients ne deviendraient pas orphelins pis on a eu la chance et le privilège d’avoir déniché deux excellents médecins qui partagent la même vision de la médecine familiale, affirme Dr Clément lors de son discours d’adieu. »

    Dr Clément est originaire de St-Isidore et a fait son secondaire à Plantagenet. Il a commencé à pratiquer la médecine familiale en 1985. En 1989, il fonde le Centre Médical de St-Isidore. Il raconte que à sa première journée dans sa nouvelle clinique, il n’a rencontré que deux patients. « Je me suis vraiment demander si ça allait survivre le centre médical de St-Isidore, affirme-t’il. »

    Pourtant, 33 ans plus tard, Le Centre Médical de St-Isidore offre des soins médicaux à environ 6000 patients provenant de St-Isidore et de tous les villages de la région dans Prescott Russell, de Hawkesbury, Embrun, Maxville et jusqu’à Cornwall.

    Les anciens patients, les amis, la famille et les collègues du Dr Clément se sont rencontrés dans la salle de réception de l’aréna de St-Isidore pour célébrer la carrière du Dr et le féliciter pour sa retraite. “Ça me touches beaucoup que vous vous soyez déplacés en ce beau dimanche pour venir me saluer. » a-t’il dit à la foule d’une centaine de personnes venus le l’honorer.

  • Two Russell councillors leaving

    Two Russell councillors leaving

    Two councillors are leaving Russell Township council this year for sure. The nomination period is officially closed, and councillors Cindy Saucier and André Brisson have decided not to run for re-election this year.

    “I did two terms, and [it’s] time to get some new candidates on council,” said Saucier. “Also, if I commit to four more years, I would be 70 and I have been experiencing some high blood pressure which I think will lower with less stress. My husband is retired and we are looking at having more time to travel, et cetera, and be with family.”

    Mayor Pierre Leroux has been acclaimed to his position for another four years. That leaves four councillor positions open for the October ballot.

    Councillors Mike Tarnowski and Jamie Laurin are both running for re-election. Competing against them for a place on council are candidates Charles Armstrong, Tony Baas, Lisa Deacon, Eric Greer, and Marc Lalonde.

    “There are some good candidates running and I believe Russell Township will be in good hands,” said Saucier. “I have lived here 35 years, but I believe I have a different vision for Russell Township. It is time to move on.”

  • La foire de Riceville fait un retour triomphal

    La foire de Riceville fait un retour triomphal

    «La foire a été une grande réussite, a déclaré Jennifer Fraser, présidente de la Riceville Agricultural Society (RAS). Nous ne pouvions pas être plus heureux.»

    La fin de semaine du 28 août a marqué la 155e édition de la foire de Riceville, l’une des foires agricoles annuelles les plus vénérables et les plus continues de l’Ontario. Au cours des deux dernières années de la pandémie, la société a organisé une version réduite de l’événement, comprenant des expositions virtuelles du patrimoine agricole de la région.

    Cette année marque le retour de la foire avec ses traditionnelles expositions de bétail, ses concours hippiques et ses activités de divertissement populaires comme la tire de tracteurs anciens. Mme Fraser a noté qu’environ 4000 entrées de visiteurs ont été enregistrées pendant les deux jours de l’événement.

    «C’est énorme pour nous», a-t-elle déclaré, ajoutant que la plupart des commentaires qu’elle a entendus au cours du weekend, de la part des visiteurs de la foire, parlaient de soulagement et d’excitation de voir la foire revenir en tant qu’événement estival.

    «Les gens étaient tout simplement heureux de pouvoir sortir et de revoir tout le monde», a-t-elle déclaré.

  • Mario Laplante candidat pour un 4e mandat au conseil municipal

    Mario Laplante candidat pour un 4e mandat au conseil municipal

    Pour Mario Laplante, les enjeux prioritaires pour Casselman sont de stimuler la construction résidentielle, industrielle et commerciale de la municipalité, et de s’assurer que la municipalité puisse accommoder cette croissance : « Les gros dossier chauds, c’est la construction résidentielle et commerciale. Avec l’entrepôt Ford qui devrai ouvrir d’ici la fin de l’année, ça va créer de l’emploi, ça va être excellent pour la municipalité. C’est sûr qu’il y a des défis qui viennent avec ça, chaque nouvelle construction demande des investissements en infrastructures. L’inflation c’est un autre défi, parce que les coûts explosent, ça fait qu’on doit s’assurer de dépenser intelligemment. »

    Mario Laplante aimerait aussi voir plusieurs des projets qui ont été élaborés durant le dernier mandat se concrétiser : « On aimerait ça aménager un parc à chien dans le parc industriel. Il y a aussi beaucoup de demandes en ce moment pour un terrain de pickleball. Ce sont des projets qu’on aimerait voir se réaliser. »

    Mario Laplante croit qu’il méritera la confiance des électeurs aux prochaines élections parce qu’il apporte une expertise entrepreneuriale nécessaire selon lui à l’hôtel de ville : « J’ai douze ans d’expérience en tant que conseiller municipal. Je suis un homme d’affaire qui a opéré et géré des entreprises à Casselman, fait que je connais l’importance d’investir localement. Mon expertise vient du monde des affaires, et je veux favoriser le développement économique de la région. Je m’implique dans tout ce qui se passe à Casselman avec la corporation pour la revitalisation du centre-ville de Casselman et je veux poursuivre le travail qu’on a commencé à la municipalité. »

  • Marcel Cléroux candidat pour un 10e mandat au conseil municipal

    Marcel Cléroux candidat pour un 10e mandat au conseil municipal

    Après 39 années passées au conseil municipal de Casselman, Marcel Cléroux décide de se représenter pour obtenir un dixième mandat au conseil municipal car il aimerait voir les projets entamés durant le dernier mandat se concrétiser : « Il y a beaucoup d’affaires qu’on a pas finies durant le dernier mandat, beaucoup de projets commencés que j’aimerais voir se réaliser. »

    Selon Marcel Cléroux, l’enjeu prioritaire pour la municipalité de Casselman est le développement industriel au sud de l’autoroute 417 : « Pour moi la priorité c’est le développement de ce que j’appelle notre parc industriel au sud de la 417. J’aimerais travailler pour attirer d’autres projets comme le centre de distribution Ford à Casselman. »

    D’après le conseiller, tout se passe bien à la municipalité en ce moment et le conseil a une vision pour l’avenir de Casselman : « Chaque année on revoit nos bylaws, on essaie d’être avant-gardistes pour améliorer la municipalité. Mais tout va bien en ce moment. On a un conseil qui a une vision pour l’avenir de la municipalité, et on a ramené la confiance, l’intégrité et le respect à l’hôtel de ville. »

    Marcel Cléroux croit qu’il mérite d’obtenir un dixième mandat au conseil municipal parce qu’il est près des gens et qu’il reste à l’écoute de sa communauté : « Je suis toujours à l’écoute de mes concitoyens. Je fais beaucoup de bénévolat dans la communauté, je suis présent à tous les événements et les gens me connaissent. Je suis à l’écoute de la population et je respecte toujours les gens qui prennent le temps de m’appeler, que ce soit pour des bonnes nouvelles ou des mauvaises nouvelles. Je suis toujours content de rencontrer le monde. »

  • CDSBEO board chair not seeking re-election

    CDSBEO board chair not seeking re-election

    He has served as CDSBEO Trustee for 16 years, holding the position of either chair or vice-chair for 11 of those, but this year he will step down as both board chair and trustee. Lalonde is nearing the end of his sixth term as board chair, and it looks like it will be his last.

    “I feel blessed to have had the opportunity to be a part of this board and make decisions in the best interest of our students,” he stated in a news release. “I am extremely grateful for the support that has been provided to me by my fellow colleagues and trustees throughout this amazing journey. It has been and honour and a privilege to serve the students in this leadership role. I would like to thank my fellow trustees, our board directors, present and past, and the administrative team for their guidance over the years.”

    CDSBEO Director of Education Laurie Corrigan thanked Lalonde for his many years of dedicated service to Catholic education.

    “Chair Lalonde’s experience, insight, and contributions to CDSBEO have been unwavering,” she stated. “We are grateful for his many years of service to Catholic education, and we wish him many blessings as he embarks on new opportunities.”

  • Pénurie de chauffeurs d’autobus à l’approche de l’année scolaire

    Pénurie de chauffeurs d’autobus à l’approche de l’année scolaire

    Le STEO et le CTSE sont chargés d’assurer le transport d’environ 40 000 élèves de l’Upper Canada District School Board (UCDSB) et du Catholic District School Board of Eastern Ontario (CSDBEO), ainsi que du Conseil scolaire de district de l’Est de l’Ontario (CSDCEO) et du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), respectivement.

    Pour la prochaine année scolaire, le STEO prévoit 30 itinéraires sans parcours dans sa zone de service. Toutefois, Janet Murray, chef de l’administration du STEO, est convaincue que les mesures d’urgence mises en place permettront de couvrir ces itinéraires s’ils ne sont pas comblés d’ici septembre.

    « Nous sommes dans la situation fortuite d’avoir des opérateurs avec des conducteurs de réserve qui peuvent combler les lacunes, a dit Mme. Murray. Souvent, une grande partie du personnel des compagnies de bus est titulaire d’un permis de conduire. Ils ont donc des mécaniciens, du personnel de bureau ou les propriétaires eux-mêmes qui peuvent assurer la couverture. »

    Selon Mme. Murray, le pire scénario pour les parents est qu’un chauffeur soit tenu de couvrir plus d’un itinéraire, ce qui fait que les élèves sont en retard à l’école le matin ou attendent plus longtemps pour être ramassés à la fin de la journée.

    Pour la CTSE, la pénurie a été beaucoup moins préoccupante. Selon le directeur des transports, Yan St. Louis, les opérateurs avec lesquels ils travaillent ont été en mesure de pourvoir les postes.

    « À l’heure actuelle, 99 % de nos itinéraires sont couverts, a annoncé M. St. Louis. Nous avons eu la chance de ne pas connaître les mêmes pénuries que les autres. »

    Les préoccupations concernant la disponibilité des chauffeurs de bus datent d’avant la pandémie, selon Mme Murray. Elle pense que les défis auxquels sont confrontés les chauffeurs et les opérateurs de bus ont été exacerbés par les conditions engendrées par le COVID, soulignant les exigences du travail. Afin de réduire la pression sur les chauffeurs et de combler les lacunes, la STEO joue un rôle plus actif en aidant les exploitants de bus à embaucher davantage de chauffeurs.

    « Nous les aidons à recruter, retenir et engager des chauffeurs, a ajouté Mme. Murray. Nous faisons des efforts et travaillons avec les opérateurs comme nous ne l’avons pas fait par le passé. Je tiens à assurer les parents que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour compenser l’impact sur les familles. »

    Cependant, les parents doivent être conscients qu’il s’agira d’une autre année où la couverture du service sera limitée, et qu’il faut donc prévoir un plan d’urgence pour amener les enfants à l’école si le service d’autobus est annulé.

    « Avoir un plan B en place permet toujours à la famille de se sentir mieux les matins où le service risque de ne pas être assuré, a confié Mme. Murray. Nous savons que ce n’est pas idéal, mais nous voulons être transparents et honnêtes avec les conseils scolaires et les parents. »

    Pour l’année scolaire 2020-2021, le CTSE était responsable du transport de 9 203 élèves, selon leur rapport annuel, pour un coût de plus de 4 000 000 $ pour le CEPEO et de 11 000 000 $ pour le CSDCEO. Le STEO a déclaré plus de 47 000 000 $ de recettes réelles pour son année fiscale 2019, l’année la plus récente pour laquelle ses rapports financiers sont disponibles.

  • Geneviève Lajoie candidate à la mairie de Casselman

    Geneviève Lajoie candidate à la mairie de Casselman

    Selon Geneviève Lajoie, son expérience en tant que travailleuse sociale dans le domaine de l’éducation à la petite enfance lui a permis de développer des compétences essentielles pour devenir mairesse, en plus de lui donner une perspective particulière sur sa communauté : « Mon expérience dans les services sociaux m’a donnée une perspective particulière sur les défis auxquels sont confrontés les familles de nos jours. De voir des parents désespérés parce qu’ils sont incapables de trouver une place pour leurs enfants à la garderie, ou désespéré parce qu’ils sont incapables de trouver un logement abordable dans un contexte d’inflation, c’est indignant. La municipalité devrait en faire plus pour venir en aide aux gens en situation précaire. »

    Les enjeux prioritaires pour la municipalité de Casselman pour Geneviève Lajoie sont de soutenir l’économie locale en apportant davantage de soutien aux entreprises et aux artisans de la communauté, d’examiner la réglementation municipale afin de déterminer comment la municipalité pourrait apporter davantage de soutien aux parents et aux familles en difficulté, et de travailler à renouer les liens communautaires grandement éprouvés durant la pandémie : « Un des problèmes actuellement, c’est d’essayer de reconnecté nos enfants après la COVID. Je me souviens qu’il y avait beaucoup plus d’activités avant la COVID, et maintenant avec la croissance démographique de la municipalité, on dirait que plus ont grandi, plus on s’éloigne les uns des autres. »

    La candidate à la mairie croit également que la municipalité devrait essayer de créer plus de liens entre les communautés francophone et anglophone de Casselman : « Je comprends et je respecte l’importance du français à Casselman. C’est une culture qui doit être protégée et célébrée. Mais je crois aussi que la municipalité devrait travailler à l’intégration des communautés francophone et anglophone et encourager la communication et la collaboration entre elles, parce que, trop souvent, on dirait que ce sont deux communautés séparées. »

    Geneviève Lajoie reproche au conseil municipal son manque de transparence, mais elle l’accuse aussi d’être déconnecté de la population : « En ce moment, je ressens beaucoup de tensions entre le conseil et le public. Je veux être à l’écoute du public, je veux apprendre à connaître mes concitoyens et les encourager à s’impliquer dans leur communauté. Je ne m’intéresse pas au pouvoir pour des questions d’intérêts personnels parce que le gouvernement devrait être au service de la population. »

  • Une assemblée marquée par des tensions entre le conseil et le public

    Une assemblée marquée par des tensions entre le conseil et le public

    Le 18 août dernier, le commissaire à l’intégrité délégué de la municipalité de Casselman James McCarthy dépose deux rapports d’enquête lors d’une assemblée extraordinaire concernant des plaintes formulées à l’endroit du maire Daniel Lafleur et du conseiller Mario Laplante. En réaction au dépôt de ces deux rapports, le conseil municipal de Casselman rejette la majorité des recommandations du commissaire.

    Les faits reprochés au maire Daniel Lafleur

    La plainte formulée à l’endroit du maire Lafleur comprend 30 accusations « d’ingérence, de harcèlement et de maltraitement (sic) du personnel et des citoyens, de conflit d’intérêt, et d’autres manquements éthiques. » 21 des 30 accusations ont été jugées injustifiées par le commissaire à l’intégrité délégué, James McCarthy.

    La plupart des neufs infractions retenues par le commissaire contre le maire Lafleur portent sur des propos tenus publiquement par celui-ci dans le cadre d’assemblées du conseil qui portent atteinte à la réputation des employés de la municipalité ou qui « nuisent à l’image de la municipalité et de ses fonctionnaires, au climat de travail, et à la réputation de la mairie. » Une de ces infractions à l’éthique est liée à une blague à connotation sexuelle lancée par le maire lors d’une réunion publique tenue le 27 octobre 2020.

    Pour ces infractions, le commissaire recommande une suspension de la rémunération du maire pour une période de 30 jours, ainsi que des excuses publiques de la part du maire lors de la prochaine assemblée ordinaire du conseil.

    Une autre infraction, jugée plus grave que les autres par le commissaire, concerne « l’ingérence du maire dans les permis d’une compagnie, pour une raison personnelle. »

    Le rapport du commissaire dévoile que le maire Lafleur aurait rencontré un tiers en compagnie de son épouse dans son bureau à l’hôtel de ville pour discuter d’une transaction personnelle, que la conversation aurait ensuite dérapée, et que, dans la foulée du dérapage, le maire aurait été voir le chef des bâtiments de la municipalité  pour lui ordonner de ne plus émettre de permis de construction à son interlocuteur.

    Le commissaire recommande la peine maximale de 60 jours de suspension de rémunération pour ce manquement à l’éthique avéré. En tout, le commissaire recommande donc que la rémunération du maire soit suspendue pour un total de 90 jours.

    Le conseil municipal rejette unanimement la recommandation du commissaire concernant la suspension de la rémunération du maire, mais accepte que le maire soit contraint de présenter des excuses publiques lors de la prochaine assemblée ordinaire du conseil.

    Plaintes contre Mario Laplante

    La plainte formulée à l’endroit du conseiller Mario Laplante comprend six accusations. La seule accusation contre le conseiller Laplante qui a été retenue par le commissaire concerne des propos tenus par celui-ci lors de l’assemblée du 22 juin.

    Selon le commissaire « ces propos ne portent pas atteinte sérieuse à la réputation professionnelle du personnel, et cette enfreinte n’est pas particulièrement grave. Le choix de mots ainsi que la manière de s’exprimer n’étaient pas appropriés, mais ne méritent pas non plus une pénalité sévère. »

    Le commissaire recommande donc que le conseil exige des excuses publiques de la part du conseiller Laplante lors de la prochaine assemblée ordinaire du conseil. Le conseil municipal rejette unanimement cette recommandation du commissaire à l’intégrité.

    Réactions du conseil

    Le conseil municipal justifie son opposition aux recommandations du commissaire à l’intégrité en invoquant les tensions qui existaient entre le conseil et l’ancienne administration et qui nuisaient au fonctionnement de la municipalité selon eux.

    La conseillère Francyn Leblanc a expliqué pourquoi le conseil a de la difficulté à accepter les recommandations du commissaire : « Même si moi je n’ai pas été concernée par ces plaintes, j’ai été témoin du manque de communication de certains employés cadres qui a provoqué la frustration de tout le conseil. C’est très difficile pour nous, les élus, d’accepter le rapport, parce qu’on travaille pour les citoyens. »

    Le conseiller Marcel Cléroux a même affirmé que l’enquête du commissaire à l’intégrité délégué est biaisée, car celui-ci n’a pas recueilli les témoignages des membres du conseil durant son enquête.

    Le conseiller Paul Groulx a pour sa part justifié le refus du conseil d’exiger des excuses du conseiller Mario Laplante en affirmant que le simple fait de voir son nom associé au commissaire à l’intégrité pour une deuxième fois en un seul mandat serait une punition suffisante pour la gravité de l’enfreinte au code d’éthique qui lui est reprochée : « Monsieur Laplante a déjà fait des excuses dans le passé. Depuis, la situation semble rétablie. Il est déplorable, comme le commissaire le mentionne, qu’on se retrouve encore dans cette situation. Que Monsieur Laplante ait encore une fois son nom associé au commissaire à l’intégrité… c’est une punition qui semble suffisante dans ce cas-ci. »

    Des excuses qui passent mal

    Le maire Daniel Lafleur a présenté ses excuses durant l’assemblée ordinaire du 23 août : « J’aimerais prendre quelques instants pour dire mes excuses aux payeurs de taxes de la municipalité de Casselman pour mes paroles et mon comportement durant la dernière année. J’ai pu avoir offensé des gens, je m’en excuse. Je m’excuse de ces propos. »

    Cependant, le maire continue de blâmer l’ancienne administration municipale pour le climat toxique qui régnait à l’hôtel de ville en 2021 : « Avec l’ancienne direction, à un moment donné, ils ne voulaient même pas parler au conseil. Le conseil les appelait, on laissait des messages, et on nous rappelait deux, trois jours plus tard. Est-ce que c’est normal ça? Depuis le nouveau DG, depuis la nouvelle administration, début 2022, tout va bien et tout est en ordre. »

    En ce qui a trait à « l’ingérence du maire dans les permis d’une compagnie, pour une raison personnelle », le maire défend sa décision d’intervenir auprès du chef des bâtiments de la municipalité : « Lorsqu’il se trouve à avoir quinze permis de un développeur qui n’a pas payé son 300 000 $, est-ce que vous pensez que c’est normal ça? Pensez-vous que c’est normal qu’un développeur nous demande des permis, des permis et des permis alors qu’il y a des gens privés qui ont des demandes de permis qui prennent un mois et demi à être émis? »

    Réactions du public

    L’atmosphère était tendue durant la période de question réservée au public après la présentation des excuses du maire Lafleur. Les citoyens ont questionné le conseil sur les propos tenu par le maire lors des assemblées, sur les accusations d’ingérence et même sur l’indépendance du directeur général de la municipalité. Mais surtout, le public reproche au conseil municipal son manque de transparence.

    Un citoyen de Casselman, Monsieur Levac, s’est insurgé contre la limite de trois minutes imposée durant la période de question réservée au public : « Excusez-moi, mais moi je vais continuer à parler. Votre trois minutes, c’est une façon d’empêcher les gens de parler et de donner leur opinion. Alors je regrette, mais votre trois minutes, je ne le respecte pas, et je trouve ça inacceptable que vous empêchiez les gens de parler. Moi j’ai écrit de nombreux messages au conseil municipal et à Monsieur le maire, pis j’ai jamais eu de réponse valable. Pourquoi est-ce que vous vous cachez pour empêcher les gens de savoir ce qui se passe au conseil municipal? »

    Tous les conseillers à l’exception de Paul Groulx (et de Francyn Leblanc, qui était absente lors de l’assemblée ordinaire) ont voté contre la prolongation de la période de question, car l’exercice avait dégénéré en une avalanche d’attaques personnelles, selon Mario Laplante : « Malheureusement c’est pas des vraies questions, ce sont plutôt des attaques personnelles, ce qui est malheureux. On est en démocratie, vous avez le droit de poser des questions pour avoir des réponses claires à un problème, mais pas des attaques personnelles. »

  • Russell Township raises Pride flag

    Russell Township raises Pride flag

    Russell Township held a Pride flag raising ceremony on August 20, inviting members of the public to witness the raising and to hear from a collection of speakers at the event. Event organizer Richard Thain began the ceremony with some opening remarks.

    “We are here today to remember historical wrongs and tragedies for Canadians who self-identify as 2SLGBTQ+, but more importantly, also to celebrate the continued advancement of human rights,” said Thain. “We are all here to celebrate advances in human rights, specifically the human rights of our friends and neighbours who self-identify as 2SLGBTQ+.”

    Thain then welcomed his daughter Geneviève to the podium to share some of her experiences as the head of the LGBTQ+ Committee at her school.

    “We all know someone in the queer community,” Genviéve said. “This community represents a significant portion of the population here and around the world. However, 67 countries still criminalize same-sex relationships, and same-sex relationships are punishable by death in 11 countries and 50 countries criminalize trans-identity under various laws.”

    “Fortunately, here in Canada we don’t have such laws,” she said. “However, according to Statistics Canada, in 2018, sexual minority Canadians were twice as likely to report experiencing inappropriate behaviour in public, online or at work.”

    Thain stepped back in to say, “The rights that we wish to see around the world, we must first establish and celebrate here at home.”

    Other planned speakers included MP Francis Drouin, Mayor Pierre Leroux, student advocate Hayden Shattler, and Kin Club of Russell President Patrick Hunter. Drouin had to cancel at the last minute and so wasn’t present.

    After all the speakers had finished their remarks, the ceremony was closed out with a performance of La Différence by Lara Fabian, performed by local musician Lise Dazé and accompanied by Brian St-Pierre on keyboard.