Catégorie : Autres – Others

  • Le vent provoque des pannes de courant

    Le vent provoque des pannes de courant

    Hawkesbury Hydro a publié un avis sur son site Web indiquant que certaines parties de la ville sont privées de courant. Des équipes de réparation ont été dépêchées sur place. On ne sait pas pour l’instant dans combien de temps le courant sera rétabli dans les quartiers touchés.

    L’avis initial publié sur le site Web indiquait que le vent était la cause des pannes de courant dispersées. L’avis a depuis été révisé pour indiquer que les équipes de Hawkesbury Hydro doivent confirmer la cause de la panne avant de tenter de remettre sous tension les circuits électriques touchés par la panne. Le fait de ne pas le faire pourrait entraîner une panne de courant moins importante que celle prévue à l’origine.

  • Wind causes power outages

    Wind causes power outages

    Hawkesbury Hydro posted a notice on its website that some parts of town are without power. Repair crews have been dispatched. There is no information at present how soon the power will be restored to affected neighbourhoods.

    The original notice on the website stated wind was the cause for the scattered power outages. The notice has since been revised to state that Hawkesbury Hydro crews must confirm the cause of an outage before attempting to power up electrical circuits affected by the outage. Failure to do so could result in a lower power outage than originally anticipated.

  • La province prend un rôle important dans la restructuration de la Laurentienne

    La province prend un rôle important dans la restructuration de la Laurentienne

    «La Province a indiqué son intention de convertir le financement de débiteur-exploitant en prêt à long terme lorsque la Laurentienne émergera de la procédure» en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers de compagnie (LACC), indique la Laurentienne dans son communiqué du 16 décembre au sujet de l’annonce du gouvernement.

    Plus tôt en 2021, lorsque le gouvernement Ford avait accordé 106,4 millions de dollars aux établissements postsecondaires pour couvrir les couts supplémentaires engendrés par la COVID-19, la Laurentienne n’avait rien reçu en raison de son processus de restructuration. La province a maintenant décidé de remettre 6 millions$ à l’université sudburoise «pour couvrir les couts liés à la COVID-19 en plus de la suspension des recouvrements et de l’interruption des réductions, y compris celles liées aux objectifs en matière d’inscription».

    La Laurentienne ajoute que le gouvernement s’engage également à fournir jusqu’à 22 millions$ pour «une protection du corridor des inscriptions et du rendement».

    Ce montant a été confirmé par le ministère. Il indique qu’il s’agit d’une aide ponctuelle accordée pour «des inscriptions plus faibles que prévu sous le modèle de corridor des inscriptions et une suspension des réductions normalement imposées à une institution qui n’arrive pas à atteindre ses cibles de performance».

    Finalement, le mandat du conseiller spécial auprès du gouvernement, Alan Harrison, sera prolongé. Il avait été mandaté par le gouvernement pour étudier la situation de la Laurentienne avant l’application de la LACC.

    «Avec cette annonce, les nouveaux candidats qui songent à étudier à la Laurentienne seront davantage convaincus de le faire dans le Nord, dans une université entièrement restructurée», affirme la Laurentienne.

    Conseil des gouverneurs

    L’annonce de l’aide gouvernementale est accompagnée de changements au sein du Conseil des gouverneurs de l’établissement.

    Les trois membres restants sur les cinq sièges réservés à des personnes nommées par le lieutenant-gouverneur en conseil (par le gouvernement) ont démissionné la journée même de l’annonce. Les cinq sièges ont été comblés quelques jours plus tard par le gouvernement.

    Huit autres membres du conseil, qui comporte 25 sièges, ont aussi donné leur démission le 16 décembre. Les noms des membres sortants ne sont pas les moindres: en tête de liste, on retrouve le président, Claude Lacroix, et la vice-présidente, Sonia Del Missier. Les autres sont Fabiola Garcia, Peter Faggioni, Kathy Dokis, Stuart Harshaw, Natalie Turvey, Karen Restoule, Nelson Toulouse, Martin Gran et la Dre Jennifer Jocko.

    Et le français?

    La Coalition nord-ontarienne pour une université de langue française voit dans l’annonce du gouvernement un signe «que la province est inquiète par rapport au déroulement du processus de la LACC à Laurentian U.» et y constate un manque d’engagement envers les francophones, affirme le porte-parole de la Coalition, Denis Constantineau.

    Les communications de l’Université dépeignent l’intervention comme étant une bonne nouvelle, mais pour M. Constantineau, «il ne s’agit pas d’un appui retentissant sans condition», mais plutôt d’une surveillance accrue du processus de la part du gouvernement.

    Les communications liées à cette annonce n’ont fait aucune mention du mandat triculturel de la Laurentienne ou de l’impact sur un éventuel financement de l’Université de Sudbury.

    Le porte-parole de la Coalition en profite tout de même pour demander d’éviter «de créer une concurrence malsaine entre deux institutions qui courtisent les mêmes étudiants francophones» et de financer l’Université de Sudbury pour qu’elle offre, à elle seule, les programmes de langue française.

    360 millions$ en réclamation

    Selon un document déposé devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario le 15 décembre, le système de réclamation mis en place par l’Université Laurentienne a reçu près de 1500 demandes totalisant 360 millions$ en réclamations.

    La validité de ces demandes est en cours d’évaluation, mais l’Université et le contrôleur s’attendent à plusieurs contestations et veulent se préparer.

    Avant même que le processus d’évaluation des demandes ne soit complété, la firme Ernst & Young (le contrôleur) propose de nommer immédiatement trois «agents de réclamation» pour traiter le volume attendu de demandes plus complexes et litigieuses. Les trois agents sont l’honorable Clément Gascon, l’honorable J. Douglas Cunningham et W. Niels Ortved.

    Clément Gascon est bilingue et sera essentiel pour certaines plaintes. Au moins une demande a été faite en français et devra être résolue en français, peut-on lire.

  • Une infirmière francophone outrée de ne pas pouvoir pratiquer à cause d’un examen d’anglais

    Une infirmière francophone outrée de ne pas pouvoir pratiquer à cause d’un examen d’anglais

    Après avoir obtenu son diplôme d’études collégiales en septembre 2020, Janelle Arsenault occupe depuis environ un an un poste de préposée aux soins dans un foyer pour personnes âgées de Summerside. 

    «Ce n’est pas du tout le travail que j’espérais faire pour ma carrière. J’avais choisi le programme d’infirmière auxiliaire parce que c’est ce que je voulais faire», dit la jeune femme, outrée par la manière dont elle dit avoir été traitée. 

    «Personne ne peut me redonner les deux années que j’ai perdues à étudier au Collège de l’Île», déplore-t-elle. Il s’agit du seul établissement postsecondaire francophone à l’Île-du-Prince-Édouard.

    Au cœur du litige se situe l’obligation de réussir un examen d’anglais, le IELTS, imposé par le College of Registered Nurses of PEI (CRNPEI) à celles et ceux qui n’ont pas effectué leur scolarité en anglais. Il s’agit d’un examen très poussé sur la connaissance de la langue anglaise et non pas d’un examen sur le métier d’infirmière auxiliaire. 

    «Quand j’ai commencé au Collège de l’Île, on m’a dit que je n’aurais pas besoin de passer cet examen parce que je ne suis pas une étudiante internationale. J’avais entendu parler de cet examen qui est très difficile, ça me soulageait de ne pas avoir à le passer. Puis, je pense que c’était à la dernière journée de cours, deux ans plus tard, j’ai appris que je serais obligée de passer l’examen! J’ai confronté la personne qui m’avait dit que je n’aurais pas besoin de le passer, et elle m’a dit que j’aurais dû tricher ou cacher que j’avais fait mon école en français, ce que je n’aurais pas accepté de faire», raconte Janelle.

    Les frustrations s’accumulent

    La frustration de Janelle et de sa mère, Pierrette Arsenault, est palpable et alourdit le quotidien des deux femmes. Elles reprochent au Collège d’avoir été attentif seulement aux besoins des étudiants internationaux, alors qu’elle, étudiante native de l’Île, a été laissée à elle-même. 

    Plus encore, elle a l’impression que le Collège a profité d’elle en lui demandant, lors des stages vers Charlottetown, de prendre en passant les deux étudiants internationaux qui habitaient à Summerside. 

    «Je l’ai fait. Il fallait que je parte plus tôt le matin, ça rallongeait ma journée, mais je l’ai fait. À un moment, pour les stages à Prince-Ouest, le Collège m’a demandé d’aller chercher les deux étudiantes à Summerside pour les conduire à Prince-Ouest. J’ai refusé. Le Collège a alors payé quelqu’un pour aller chercher les étudiantes à Summerside jusqu’à Harmony Road, et on faisait le reste du trajet ensemble», relate Janelle.

    «Le soir, si le “taxi” était en retard, je devais attendre. Plus tard, j’ai appris que les étudiants internationaux qui venaient de Charlottetown à Wellington étaient payés. Et pire que ça, les deux étudiants ou étudiantes qui faisaient le trajet comme passagers étaient aussi payés! De mon côté, le Collège n’a jamais fait mine de me dédommager, même si j’ai rempli les formulaires qu’on m’a dit de remplir», déplore encore l’ancienne étudiante.

    Une expérience stressante et non concluante

    En mars 2021, environ six mois après avoir reçu son diplôme, Janelle a pu s’inscrire pour passer l’examen d’anglais. «Je ne savais rien à propos [de l’examen], il y avait des dizaines de sites internet qui en parlaient, je ne savais pas lequel était le bon. J’ai demandé au Collège de m’aider, mais finalement j’ai dû tout faire moi-même.»

    Elle rapporte avoir trouvé l’expérience de l’examen très stressante : «La sécurité était pire que dans un aéroport. Tous les étudiants venaient d’autres pays et moi […] j’ai dû renouveler mon passeport et obtenir des papiers. […] C’était clair que ceux qui donnaient l’examen se demandaient ce que je faisais là.» 

    «En bout de ligne, j’ai réussi des parties de l’examen, mais j’en ai aussi échoué alors je n’ai pas réussi. Une des étudiantes internationales qui a gradué avec moi s’y est reprise à trois fois pour le réussir. Je pourrais faire la même chose, mais je trouve que je ne devrais pas avoir à faire ce test. Ce n’est pas normal, je suis Canadienne et bilingue en plus. Lors de mes stages, je servais d’interprète entre les patients et les infirmières et médecins qui parlaient anglais avec un fort accent», s’exaspère Janelle Arsenault.

    Au bout du rouleau

    La dernière année a été difficile pour l’ancienne étudiante. Toutes ses démarches faites auprès du Collège de l’Île, du Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones, du Réseau Santé en français Î.-P.-É. ou du College of Registered Nurses of PEI n’ont donné que très peu de résultats. 

    Janelle Arsenault estime avoir été lésée. Elle a fait parvenir une copie de sa lettre de réclamation à La Voix acadienne. «Ce que je veux, c’est éviter que d’autres étudiants aient à traverser ce que j’ai traversé», conclut-elle. 

  • Un Français reconnu prospecteur de l’année au Yukon

    Un Français reconnu prospecteur de l’année au Yukon

    C’est un ancien collègue de travail de Jérôme qui a proposé sa candidature d’après Carl Schulze, secrétaire-trésorier de l’Association.

    Pour Jérôme de Pasquale, ce prix a une importance toute particulière : «Je ne fais pas partie de l’Association, donc ça veut dire qu’il y a des gens qui ont mis mon nom sur la table et qui pensent que je fais un travail de qualité, ça fait plaisir! C’est une reconnaissance des pairs.»

    Originaire de France, le géologue de formation s’est donné comme mot d’ordre de toujours travailler sur le terrain.

    Il a d’ailleurs œuvré avec des pompiers dans des zones à risque pour cartographier la qualité souterraine de la ville d’Orléans, en France, et a travaillé sur corde pour sécuriser des falaises avec des filets avant de se lancer dans l’étude de l’élasticité des sols.

    Des débuts difficiles au Yukon

    En 2010, Jérôme et sa femme Cécile décident de déménager à Whitehorse, où un emploi de cheffe cuisinière attend cette dernière.

    Les premières années ont été compliquées pour les nouveaux arrivants. «L’employeur de Cécile n’était pas solvable et nous avons fini par manger toutes nos économies. […] Nous avons déchanté. L’immigration, ce n’est pas toujours facile», relate Jérôme de Pasquale.

    Éprouvant des difficultés à trouver un travail de géologue, à deux doigts de repartir en France, il décroche finalement un poste d’exploration minière au sud de Dawson entre 2010 et 2012.

    «Deux ans plus tard, c’était le creux de la vague, il n’y avait plus de boulot au Yukon, explique le prospecteur. Je suis parti travailler en Colombie-Britannique, au Nunavut et au nord du Québec, toujours dans l’exploration minière», relate-t-il.

    «Je faisais la collecte de données physiques sur des carottes de forage – dans une cabane, pas sur le terrain, c’est l’étape obligée. Même avec [une maîtrise], j’avais beau envoyer des CV, personne ne voulait me prendre comme géologue. Tout est du piston. Ne rentrant pas dans ce jeu-là, ça mettait plus de temps et je devais être patient», se souvient Jérôme.

    En 2015, les événements ont pris une meilleure tournure pour le futur prospecteur : «J’ai travaillé pour une entreprise, notamment pour un géologue. Il m’avait vu travailler et il m’a donné une chance pour que je décroche enfin un poste de géologue.»

    Une opportunité en or

    Les aventures sur le terrain se sont accélérées rapidement pour le Français. En 2018, il s’est rendu à la conférence annuelle de la géologie de Whitehorse avec Roger Hulstein, un collègue prospecteur. «Je regardais une carte géologique, puis on s’est dit que ce serait bien qu’on aille voir de ce côté-là.»

    En parallèle de leurs emplois respectifs, les deux associés ont acheté une propriété, nommée Goldorak, et sont partis explorer les sols à l’est de Pelly Crossing un an plus tard.

    «Pendant l’hiver, on a collecté toutes les informations sur le secteur, on a analysé les données géologiques afin d’avoir une idée de ce qu’on cherchait et on a développé une stratégie d’exploration. L’été, on est partis pour une première semaine d’exploration», raconte Jérôme de Pasquale.

    Les deux prospecteurs ont répété l’aventure les années suivantes. «Le potentiel était là. On y est retourné pour gratter un peu plus la roche, car il y avait quelque chose d’intéressant. On a trouvé de l’or là où personne n’en avait trouvé, en cherchant différemment! C’est ça, le travail du prospecteur.»

    Un chien et un marteau : il semblerait que ce soit tout ce dont les explorateurs ont besoin sur le terrain : «On se fait déposer en hélicoptère, puis on installe une grande tente. Le matin, on prend notre petit déjeuner, on part avec un sandwich en exploration en journée. Parfois on ne trouve rien, parfois on trouve des choses que l’on n’avait pas prévu trouver. On prend des notes, on rentre, on se fait à manger et on va se coucher avec la promesse d’une bonne journée – ou toute pourrie, parce qu’il va pleuvoir.»

    Les échantillons récupérés sont ensuite envoyés à un laboratoire pour être analysés. «L’or n’est pas visible, il est caché dans la roche», explique le chercheur.

    Jérôme de Pasquale et de son acolyte ne sont pas les premiers à s’être lancés dans ces aventures. Selon les archives du Yukon, c’est en 1896 que le prospecteur américain George Carmack et sa famille ont été les premiers à découvrir par hasard un petit quelque chose qui brillait dans l’eau au sud de la rivière Klondike.

    La suite de l’histoire est bien connue au territoire. Plus de 100 000 prospectrices et prospecteurs en provenance des quatre coins du monde se sont installé·es aux alentours de la petite ville de Dawson pour se lancer à la découverte du précieux métal.

    Plus d’un siècle plus tard, le voyage continue pour plusieurs explorateurs et exploratrices.

  • L’anxiété du déconfinement reviendra

    L’anxiété du déconfinement reviendra

    Le professeur de psychologie à l’Université de Toronto Scarborough Gerald Cupchik s’est intéressé aux effets du confinement sur la santé mentale des jeunes. Dès la première vague de la pandémie, en 2020, il a examiné la réaction des étudiants face à la pandémie dans leur vie personnelle.

    Après avoir interrogé 859 étudiants* sur leur adaptation à la pandémie, il en conclut que les étudiants peuvent prendre des mesures préventives pour protéger leur santé mentale. 

    Le professeur Cupchik divise les personnes interrogées en deux groupes simples : les étudiants résilients et les étudiants à risque. Selon lui, les étudiants résilients «étaient beaucoup mieux encadrés, que ce soit par la famille ou les amis, et ne se sentaient pas menacés par la pandémie. Ils étaient aussi de nature résiliente avant la pandémie».

    Les étudiants «à risque» sont ceux qui ont eu du mal à gérer la réalité imposée par la COVID-19, dont l’isolement, et qui ne profitaient pas d’un bon système encadrement social ou familial.

    Anne Marie Bureau est médecin de famille et directrice clinique au Centre de pédiatrie sociale de Gatineau, et travaille en CLSC auprès d’adolescents et d’adultes. Elle observe dans sa pratique des jeunes qui s’épanouissent dans le confinement et qui s’inquiètent du «retour à la normale».

    Elle cite en exemple des membres d’une même famille avec lesquels elle travaille, qui perçoivent la réalité du confinement de manière opposée.

    «Le frère est souffrant d’être confiné, il hâte de jouer avec ses amis et de retrouver son sport […] alors que pour sa sœur, qui est beaucoup plus artistique, qui est une grande lectrice et qui est un peu anxieuse… c’était le bonheur! Pour elle, faire un téléphone de temps en temps avec une amie c’était amplement suffisant. Il y a tout un spectre d’effets qu’on commence à voir. Ce qui m’attriste, c’est que ce sont des effets qui durent», précise-t-elle.

    Une hausse de l’anxiété en vue?

    Keith Dobson, professeur de psychologie clinique à l’Université de Calgary, mène aussi des études sur la santé mentale des étudiants pendant la pandémie. Selon lui, la personnalité de l’individu joue un grand rôle dans la façon de réagir et de gérer le confinement.

    «Les introvertis tendent à être moins actifs socialement de toute façon. […] Les gens plus extravertis préfèrent le contact social et se sentent mieux ainsi. Les introvertis n’auraient donc pas trouvé le confinement trop stressant et les extravertis l’auraient trouvé bien plus difficile», suggère-t-il.

    Le professeur Dobson ajoute qu’il n’y a pas encore suffisamment de données sur l’effet du déconfinement sur la santé mentale des jeunes, mais qu’on parle actuellement «d’une possibilité d’augmentation de l’anxiété quand nous retournerons à la normale, peu importe ce que cela veut dire».

    Il identifie deux types d’anxiété, soit l’anxiété sociale et l’anxiété à l’égard de la santé. «Ce qu’on risque de voir maintenant, c’est une augmentation de l’anxiété sociale chez les introvertis […] Le second type d’anxiété, qui est lié à l’idée d’attraper la COVID-19, risque alors d’augmenter à son tour. Les deux sont liés au contact social.»

    Anne-Marie Bureau abonde dans le même sens: «C’est sûr que si tu as une anxiété sociale et que je te mets en confinement, je t’enlève ton exposition, alors ton anxiété diminue. Quand tu vas te réexposer, ton anxiété va être encore plus grande qu’elle l’était la fois d’avant. C’est pour ça que le traitement de l’anxiété, c’est de s’exposer.»

    Elle précise que «ces jeunes qui allaient bien en confinement, il y en a qui ne vont vraiment pas très bien au retour à l’école, où l’anxiété est augmentée».

    Tracy Vaillancourt est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la santé mentale des enfants et la prévention de la violence à l’Université d’Ottawa. Elle prévoit également des vagues importantes d’anxiété au fur et à mesure que des mesures de déconfinement seront appliquées.

    «La pandémie a éliminé des facteurs de stress, et là ils seront réintroduits, ce qui mènera probablement à du stress et à de l’anxiété», indique la chercheuse.

    Elle ajoute que «la pandémie a mis en lumière le fait que le monde n’est pas construit pour que tout le monde réussisse. Il y a des sous-groupes (par exemple les gens ayant de l’anxiété sociale et les introvertis) qui ont mieux géré la pandémie. Malheureusement, le monde fournit beaucoup de facteurs de stress comme de conduire pour se rendre au travail ou aller au bureau. La pandémie en a éliminé temporairement, alors c’est un enjeu d’équilibre ; quand on a plein de mécanismes d’adaptation et peu d’agents stressants, la vie est belle. Par contre, quand l’inverse se produit, on tend à voir des problèmes de santé mentale et du stress».

    Chez les plus petits aussi

    Les effets du déconfinement se feront sentir tout autant chez les enfants qui fréquentent les écoles élémentaires. «Ce sont des jeunes qui, parce qu’ils étaient dans des milieux favorisés, confinés dans des endroits fort agréables, et très bien supportés par leurs parents, ont bien performé. […] Ils ont perdu près d’un an de socialisation», déplore Anne Marie Bureau.

    Elle présente le cas d’un enfant qui montre déjà des troubles anxieux en vue d’un retour à l’école après une période de confinement. «J’ai vu une petite de secondaire 1 [septième année] qui était une première de classe, qui adorait l’école et qui a développé toutes sortes de symptômes psychosomatiques. Elle a fini par dire à ses parents : “Je déteste l’école”.»

    Tracy Vaillancourt note quant à elle que la fermeture des écoles a des répercussions sur la santé mentale et physique, la performance scolaire et la solitude des enfants. En même temps, elle note que «certains enfants étaient mieux pendant la pandémie qu’avant. Par exemple, les victimes d’intimidation et ceux qui sont atteints d’anxiété sociale», dit-elle.

    Ces enfants auront besoin d’appuis lors du retour en classe, selon Tracy Vaillancourt.

    *Étude soutenue par une subvention de l’Initiative d’action COVID-19 de l’Université de Toronto.

  • Mental health help for farmers during pandemic

    Mental health help for farmers during pandemic

    The Champlain East regional branch of the Canadian Mental Health Association (CMHA) offers advice for residents of Eastern Ontario who either work in agriculture or know someone who does. 

    “When you think about the wide range of stressors that our farmers expericnce on a day-to-day basis, most of them are outside of their control,” stated Dr. Andria Jones-Bitton, a professort at the Ontario Veterinary College at the University of Guelph. “That creates a senses of helplessness.” 

    The CMHA noted in an information brief that farmers often have to live far from more populated centres because their operations demand a large amount of space for crops to grow, pasturage for livestock, or room for large outbuildings to house animals and equipment. This can increase the amount of isolation and the risk of depression for people who work in agriculture during the dark months of winter. 

    The CMHA now offers programs to help farmers know more about mental health issues and how to deal with them. These programs include In The Know, a mental health literacy program. The CMHA also works with other non-profit agencies like Do More Ag, which focus on mental health needs for people involved in agriculture. 

    The increasing popularity of social media also helps individuals and families in the farming community stay more in touch with friends and relatives and also agencies that can help them. The CMHA noted that the value of social media in promoting good mental health emphasizes the importance of high-speed Internet access for rural areas. 

    More information on mental health services for people in the agricultural sector is available from CMHA at www.cmha-east.on.ca or by phone to 1-800-493-827 

  • Les CUPR partiellement reconfinés

    Les CUPR partiellement reconfinés

    L’accès du public au bureau des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) à L’Orignal et à toute autre installation des comtés sera «restreint jusqu’à nouvel ordre», selon un avis des CUPR publié mercredi 5 janvier. La plupart des employés des CUPR travailleront de nouveau à domicile et les résidents peuvent toujours téléphoner au bureau au 1-800-677-6307 ou envoyer un courriel pour poser des questions sur les services, les programmes ou le paiement des frais ou des taxes. Toute personne ayant un cas d’urgence lié au programme Ontario Works and Housing Services doit appeler le bureau de L’Orignal.

  • UCPR in partial lockdown again

    UCPR in partial lockdown again

    Public access to the United Counties of Prescott-Russell (UCPR) office in L’Orignal and any other counties facilities will “remain restricted until further notice” according to a UCPR advisory issued Wednesday, January 5. Most UCPR staff will work from home again and residents can still phone the office at 1-800-677-6307 or send an email with questions about services, programs, or any fee or tax payments. Anyone with an emergency case related to the Ontario Works and Housing Services program should call the L’Orignal office.