Catégorie : Autres – Others

  • Le karaté, une discipline pour le corps et l’esprit

    Le karaté, une discipline pour le corps et l’esprit

    Claude Corriveau pratique le karaté depuis 33 ans. Il a d’abord pratiqué le karate kenpō et le Zendōkai avant de se spécialiser dans les armes et les katas.  

    Depuis l’ouverture de l’école Mike’s Contact Karate de Hawkesbury en 1999, Monsieur Corriveau pratique le karaté avec GM Soke Mike Bissonnette, le grand maître fondateur de l’école.  

    Ce dernier enseigne le karaté depuis qu’il a fondé sa première école à Cornwall, il y a 48 ans. En plus des écoles de Cornwall et de Hawkesbury, celui-ci est également propriétaire de deux autres écoles, à Morrisburg et à Alexandria. Mike Bissonnette est devenu grand maître de karaté au niveau huitième dan. Depuis, il fut reconnu comme Soke dixième dan par la World Karate Union et le Circle of Masters aux États-Unis. Il enseigne aux ceintures brunes avancées et aux ceintures noires en plus d’enseigner des techniques plus avancées aux instructeurs de ses écoles. 

    C’est sous sa tutelle que Claude Corriveau est devenu Shihan sixième dan maître instructeur. 

    Celui-ci a eu la piqûre pour le karaté lorsqu’il a découvert les films de Bruce Lee quand il était jeune: «Moi je suis né en 54. En 67-68, c’était l’ère Bruce Lee. Bruce Lee c’était comme nouveau à l’époque, le grand maître des arts martiaux. Par après les films de karaté ont commencé à sortir plus régulièrement, avec Jean-Claude Van Damme et Chuck Norris dans les années 80, qui sont encore très connus aujourd’hui. Et dans le monde professionnel il y avait Bill Wallace et Jean-Yves Thériault ici à Ottawa pour le kick-boxing. Tout ça, ça m’intéressait. La discipline, pis en même temps la confiance en soi. Quand tu es capable de te défendre tu es plus en confiance dans une situation de danger. Pis en même temps, c’est bénéfique pour l’esprit parce que ça nous donne la capacité de réfléchir et de penser sans être distraits. Ça nous permet de visualiser les embuches qui pourraient se présenter dans n’importe quelle situation. » 

    La pandémie n’a pas été facile pour le monde des sports de combat et les écoles de Mike Bissonnette ont dû être fermées durant près d’un an en raison des restrictions sanitaires: «La pandémie nous a amené beaucoup de contrariétés. Nos classes se donnaient dans les écoles et ont a été obligé de sortir de là. Les sports ont été les premiers affectés, les gyms… surtout les sports de contact. Malgré tout, on prenait des précautions. Quand on a reparti, là on avait tout le processus sanitaire, pas de contact etc. Jusqu’à dernièrement c’est ça qu’on faisait. Tous nos élèves pratiquaient avec les masques, et même avec les gants durant la première phase. Mais nous on fait seulement affaire avec des gens vaccinés. On ne peut pas prendre des gens non vaccinés. C’est quand même un sport de combat, les gouttelettes se propagent assez facilement et on ne veut pas avoir de problèmes de contagion.» 

    Monsieur Corriveau peut tout de même s’entraîner en période de confinement, car il a son propre dojo à la maison où il s’entraîne continuellement: «C’est ça qui est le fun avec le karaté. Tu peux jamais dire “je suis complet”, il y a toujours quelque chose à apprendre ou à perfectionner. Moi je suis maître instructeur, mais je reste quand même un étudiant, parce que j’apprends tout le temps.» 

    Pour Claude Corriveau, le karaté est la discipline sportive la plus complète, car elle combine les techniques de gymnastique, les principes d’auto-défense et la perspective spirituelle: «Le karaté c’est plus qu’un sport. C’est une façon de vivre, une façon d’être. Une manière d’être bien dans sa peau, d’avoir confiance en soi et de tenir son esprit alerte.» 

    Mais c’est aussi un sport qui se veut ouvert à tous, peu importe l’âge, le sexe ou la condition physique: «Nous on forme les étudiants de A à Z. Quand ils arrivent chez nous, ils ne connaissent rien au karaté et au bout de quatre ans et demi ils ont une ceinture noire. Mon plus vieux va avoir 76 ans et il a obtenu sa ceinture verte récemment. On les prend à partir de 5 ans, mais j’en ai eu de 4 ans et demi. Dès que l’enfant est capable de faire la distinction entre sa droite et sa gauche, il peut pratiquer le karaté. N’importe qui peut s’initier au karaté, peu importe homme, femme, jeune, vieux… J’ai un étudiant handicapé qui a fait sa ceinture noire en 6 ans. C’était tout un accomplissement et on était tous très fiers de lui.» 

    Ceux qui sont intéressés de suivre des cours peuvent suivre une séance gratuite chez Mike’s Contact Karate pour voir si ils aiment le sport et l’école fournit tout l’équipement nécessaire gratuitement. L’adhésion à l’école de Hawkesbury donne accès aux écoles de Cornwall, Morrisburg et Alexandria.  

  • Début du printemps pour le projet de distillerie de Hawkesbury

    Début du printemps pour le projet de distillerie de Hawkesbury

    «Nous n’attendons que le permis (de construction)», a déclaré Pierre Manthas, propriétaire et fondateur d’Artist in Residence Gatineau Distillery (AiR), lors d’une entrevue téléphonique le 21 janvier. 

    M. Manthas pense à Hawkesbury comme lieu d’implantation de la deuxième distillerie de son entreprise depuis deux ans maintenant. Il a acquis un site de 15 acres pour la distillerie rue Tupper dans le parc industriel de Hawkesbury, mais une combinaison d’autres facteurs, dont la pandémie, retardent le début de la construction. 

    La dernière cause de retard a été l’obtention de l’approbation du gouvernement provincial pour la proposition de plan de site du projet. La municipalité a donné son soutien au plan d’implantation, mais l’approbation provinciale est également nécessaire. Sans l’approbation provinciale, la société ne peut pas demander son permis municipal de construction. 

    Monsieur Manthas confirme que le gouvernement provincial a maintenant signé la proposition de plan de site. La société a maintenant déposé sa demande de permis de construire et monsieur Manthas s’attend à ce que la municipalité l’approuve ce mois-ci afin que la construction, y compris les fondations de la distillerie, puisse commencer plus tard cette année. 

    «D’ici février, nous pourrions donner le coup de pelle», a déclaré M. Manthas, tout en ajoutant que la construction proprement dite ne commencera pas avant fin avril ou début mai. 

    Première phase 

    La construction du projet de distillerie de Hawkesbury s’étalera sur une période de huit à dix ans et représentera un investissement de 20 à 25 millions$. La première phase comprend l’édification du bâtiment principal de la distillerie et Pierre Manthas s’attend à ce qu’il soit terminé et opérationnel d’ici la fin de l’année. 

    L’objectif est que la distillerie de la première phase produise la gamme principale de gin, whisky et vodka de la société. Les phases suivantes verront la construction de sept bâtiments reliés à la distillerie principale pour produire la gamme complète de tous les spiritueux et liqueurs AiR actuels. 

    L’objectif ultime de la distillerie de Hawkesbury est de produire 3 millions de bouteilles et 30 millions de canettes des différents alcools et liqueurs, ainsi que 10 000 barils de whisky par an. 

    La distillerie, lorsqu’elle commencera à fonctionner dans le cadre de la première phase, emploiera entre six et dix personnes. Une fois l’ensemble du projet achevé, la distillerie pourrait employer de 60 à 75 personnes. 

    La conception du projet prévoit un restaurant sur place, avec une serre annexée dans le cadre de l’une des phases de construction. La serre fournira des produits frais pour le menu du restaurant et Pierre Manthas a affirmé lors d’entretiens précédents que les recettes du restaurant seront versées dans un fonds spécial de la fondation AiR de Hawkesbury pour soutenir les œuvres de caritatives locales et les projets de service communautaire. 

    Impatient de commencer

    M. Manthas admet qu’il a hâte de voir son projet de distillerie de Hawkesbury construit et opérationnel. 

    «Je suis fatigué d’en parler, dit-il. Je veux le réaliser». 

    Malgré les retards, monsieur Manthas s’est dit confiant qu’AiR commencera à ajouter des produits distillés à Hawkesbury à ses exportations en 2023. 

    “Je suis gonflé à bloc pour que ça démarre, déclare-t-il ».  

  • Deux pannes d’électricité en 48 heures à Hawkesbury

    Deux pannes d’électricité en 48 heures à Hawkesbury

    La ville de Hawkesbury est séparée en cinq circuits électriques. Ce sont deux des trois circuits électriques de l’Ouest de la ville qui ont été affectés par les pannes de courant en raison d’une surcharge du réseau électrique. Les résidents et les commerçants affectés ont subi des pertes d’électricité durant plusieurs heures en matinée vendredi et samedi dernier. Les deux circuits électriques de l’Est de la ville n’ont pas été affectés par ces ruptures de service.

    D’après Michel Poulin chez Hydro Hawkesbury, le gaz de type SF6 utilisé dans les commutateurs de circuit de la ville peut entrainer une rupture de service soudaine lorsque les températures tombent sous les 30ºC. La forte demande en électricité par temps de grand froid viendrait exacerber le problème en augmentant la pression sur le réseau électrique.

    « Par après, c’est plus difficile de rétablir le courant en raison de la forte demande, dit-il. Quand on essaie de rétablir de pouvoir, on demande aux gens de limiter leur consommation d’électricité, surtout en temps de grand froid comme en ce moment. »

  • Ré-CHAT-Pés, un organisme nécessaire

    Ré-CHAT-Pés, un organisme nécessaire

    C’est principalement en raison de la vente de la bâtisse des grands animaux où étaient pratiquées les interventions et la surcharge dans le milieu des soins vétérinaires qui ont poussé les propriétaires à quitter le projet.  Ré-CHAT-Pés, qui obtient du financement de la part de la Ville de Lachute à hauteur d’environ 8000 dollars par année et qui font des campagnes de financement annuelles, se sentent abandonné. «On essaie de se trouver une autre clinique, mais tout le monde nous dit non parce que tout le monde est débordé, souligne Christine Girard, qui siège au conseil d’administration de l’organisme depuis ses débuts en 2015. Ce n’est pas évident, c’est un grand engagement.  Je pourrais faire ça à temps plein.»   

    Mme Girard, enseignante à l’école L’Oasis voit et côtoie des familles défavorisées. Elle sait que la cause des chats errants n’est souvent pas une priorité pour plusieurs, mais bien que celle des itinérants et des enfants lui tiennent aussi à cœur, elle pense à ces petites bêtes, qui si elles n’ont pas support n’ont aucun moyen de s’en sortir, surtout en ces temps froids. Mais plus que son amour pour les chats, c’est aussi un service aux citoyens souvent aux prises avec de graves problèmes et ses connaissances qui la pousse à s’investir autant.   

    Les citoyens habitant près du Maxi boulevard Providence remercient l’organisme qui a mis fin à une colonie qui ne cessait de croître et qui apportait son lot d’autres problèmes alors que d’autres animaux venaient manger la nourriture qui leur était offerte. À l’aide de cage, Ré-CHAT-Pés attrape les matous et les font stériliser à moindre coût afin d’arrêter la propagation. Cependant, on s’assure qu’il y aura des âmes généreuses pour s’occuper d’eux. Plusieurs citoyens nourrissent et abritent ces chats parce que regarder un animal errant souffrir est intolérable, comme Claudette, qui investit ses propres sous dans un abri isolé et des bols chauffants pour leur fournir de l’eau.  «C’est un ange des chats! », s’exclame Mme Girard, qui reçoit même des appels sur son cellulaire personnel. Bénévolement, certaines partent avec leur voiture pour faire opérer des chats à l’extérieur de la ville. Et quand ce sont des appels de propriétaires furieux qui ne veulent pas de chats, on les dirige vers Alexandre Roy de la patrouille canine. 

    Ré-CHAT-Pés travaille de concert avec M. Roy, qui offre un service de fourrière municipale depuis plusieurs années.  En plus d’aider certains propriétaires à retrouver leurs animaux de compagnie, M. Roy doit aussi répondre à plusieurs plaintes. On pratiquerait déjà plus d’une dizaine d’euthanasies par année pour la région. «Il faut aussi penser aux gens qui doivent faire la piqûre sur des animaux en pleine santé. C’est très difficile moralement et psychologiquement pour le personnel des hôpitaux vétérinaires et les responsables de fourrière, tel Alex Roy.  Au final, les coûts de l’abandon et des personnes qui laissent leur chat non opéré sont pour tous», avance Mme Girard.  

    Parce que des chats abandonnés par des familles, il y en a plusieurs. «On le voit tout de suite quand ce sont des chats domestiques.  Eux, on essaie de les replacer», ajoute celle qui a trouvé de nouveaux foyers pour six chats depuis le début de l’hiver. Mais l’énergie et les bénévoles manquent cruellement. 

     Selon l’organisme Ré-CHAT-Pés, le problème est avant un problème d’éducation et de responsabilisation. Bien que plusieurs villes, dont celle de Lachute depuis un an, obligent les propriétaires à faire opérer leur animal de compagnie, il est difficile de s’assurer de la mise en place de cette règle. «On pourrait demander une déclaration écrite du citoyen ou une preuve du vétérinaire», avance Mme Girard, qui  désire parler du problème d’abandon plus souvent que le 1er juillet lors des déménagements. C’est aussi important de connaître les engagements et les frais qui sont reliés à l’adoption d’un chat. Il en coûterait un peu plus de 200$ pour stériliser un chat, qui peut l’être dès son adoption.   

    D’ailleurs, un projet a été déposé à la MRC d’Argenteuil l’année dernière. Le Dr Jean-François Fortin de la Clinique de Saint-Benoit à Mirabel serait prêt à instaurer une clinique de stérilisation ambulatoire pour toutes les MRC d’Argenteuil. «C’est prouvé que la stérilisation réduit de façon drastique le nombre de chats errants.  On le voyait», se désole Mme Girard, qui s’inquiète d’une nouvelle colonie dans le secteur du parc Richelieu.  Ils sont toujours dans l’attente d’une réponse de la MRC quant à leur projet. Ils aimeraient qu’il voie le jour le plus rapidement afin de ne pas perdre tous les pas qui ont été réalisés depuis 7 ans. En plus d’enrayer la prolifération qui peut passer à plus de 20000 chatons potentiels en moins de 4 ans pour un seul couple, la stérilisation des chats errants diminue plusieurs problématiques, comme les batailles de ruelle et les dommages dus aux excréments. 

  • 417 Bus Lines vendue à une entreprise d’Ottawa

    417 Bus Lines vendue à une entreprise d’Ottawa

    L’entreprise d’autobus de passagers d’Ottawa a pris le contrôle ce mois-ci de l’entreprise de Casselman, après une série de rencontres de négociation avec la famille Laplante, qui possède et exploite l’entreprise de Casselman depuis 1958. 

    «Aujourd’hui marque le début d’un nouveau chapitre passionnant pour 417 Bus Line Ltd, a déclaré Yvon Laplante, président de l’entreprise, dans un communiqué destiné aux médias, un chapitre où nous serons en mesure d’accélérer notre mission et d’aider plus de clients que jamais avec un service exceptionnel.»  

    «Cette acquisition stratégique apportera des capacités supplémentaires à notre division d’autobus scolaires, a déclaré Nick McRae, président de Roxborough Bus Lines, ainsi que l’ajout d’autocars à notre offre de produits, permettant à nos clients d’avoir plus d’options à travers nos services de transport nolisé.»  

    Lors d’un entretien téléphonique vendredi matin 14 janvier, Marc Laplante, vice-président de 417 Bus Line, a expliqué que ses trois frères et lui ont décidé de vendre l’exploitation familiale à Roxborough l’année dernière après une longue discussion. La décision a été prise lorsque Yvon, 63 ans, a annoncé à ses frères qu’il avait l’intention de prendre sa retraite en 2022. 

    La première option à considérer était de savoir si Marc, Mario et Gilles Laplante devaient ou non acheter le quart de la part de leur frère Yvon dans l’entreprise familiale. Ils ont décidé de ne pas le faire et se sont ensuite demandé s’il fallait chercher un partenaire «silencieux» qui achèterait le quart de la part mais n’aurait pas de voix active dans les décisions concernant les opérations de l’entreprise. 

    Marc Laplante a expliqué qu’ils étaient tous d’accord pour dire que ce n’était pas non plus une option convenable et les quatre frères ont alors commencé à chercher une société pour acheter l’entreprise familiale. Il souligne que les frères voulaient une entreprise qui partageait la vision de la famille Laplante en matière de service à la clientèle et à la communauté. 

    Après avoir étudié plusieurs offres, ils ont choisi de faire appel à Roxborough Bus Lines, une autre entreprise familiale. 

    «Nous sommes plus que fiers d’avoir vendu l’entreprise à une autre compagnie d’autobus familiale, a déclaré M. Laplante. Une entreprise qui est bien connue et respectée dans la région. Nous avons beaucoup de choses en commun.»  

    Les détails de l’accord de vente n’ont pas été divulgués. Mais le changement de propriétaire n’affectera pas le statut actuel des employés de la 417 Bus Line. Yvon Laplante reste président de l’entreprise pendant encore trois mois, jusqu’à sa retraite officielle. Marc Laplante reste vice-président, Mario Laplante, directeur des opérations, et Gilles Laplante, directeur des ressources humaines et de la formation. 

    Historique de l’entreprise 

    La compagnie 417 Bus Line a vu le jour en 1958 sous le nom de Laplante Bus Lines, fondée par Jean-Paul Laplante, le père des quatre frères qui ont ensuite fait partie de l’entreprise familiale. Laplante Senior a commencé son entreprise avec une camionnette, puis a acheté deux autobus, dont un qu’il conduisait. Il a engagé un chauffeur pour l’autre autobus, ainsi qu’un mécanicien. L’entreprise naissante assure le transport scolaire des élèves de Casselman. 

    Au fil des ans, Jean-Paul Laplante élargit ses activités et acquiert d’autres petites lignes d’autobus locales, dont la Lalonde Bus Line à Bourget. Le nom de l’entreprise passe de Laplante Bus Lines à Casselman Bus Line, et plus tard, en 1974, elle est incorporée sous le nom de 417 Bus Line Ltd. 

    Les frères Laplante ont repris les opérations de l’entreprise familiale en 1993. L’entreprise a continué à prendre de l’expansion, offrant le transport scolaire, le service d’autobus nolisés, le service de navette à contrat et le transport en commun. 

    L’entreprise occupe maintenant un grand espace dans le parc industriel de Casselman, où elle conserve sa flotte d’autobus, ainsi qu’une installation d’entretien mécanique. Ce qui a commencé comme une entreprise locale où travaillaient trois personnes, dont le propriétaire, compte maintenant plus de 300 employés et est présente dans toute la région de Prescott-Russell et au-delà. 

    L’entreprise a reçu le Consumers Choice Award en 2015 et 2016 et est également lauréate du prix d’excellence Asciano J. Major. 

  • Digital funding help for arts council

    The Conseil des arts Prescott-Russell Arts Council (CAPRAC) will get $49,200 from the provincial Community Building Fund through the Ontario Trillium Foundation. The provincial grant will help CAPRAC’s efforts to shift its community arts support and advisory programs to a digital platform. 

    The region’s arts, culture and heritage sectors have felt the impact of the pandemic with cancellation of live exhibits, performance venues, and a reduction in the number of people coming to museums, galleries, and other venues. The digital platform that CAPRAC will create will provide both a venue for local artists to display their works to potential buyers and patrons, and also help with promotion of arts and cultural events that help contribute to the emotional and psychological health of people having to deal with self-isolation or limited activities available to them during lockdown periods. 

    “It is a question of allowing (arts and culture) organizations to continue to propel the human being in what is most visceral,” stated Éric Charlebois, CAPRAC board president, “to feel alive, to feel vibrant, and to know that they are an integral part of the community that allows them, during the most suffocating periods, to identify and to themselves to ensure the outreach of our inclusive and accessible heritage.” 

    The digital platform will also provide tools that encourage public participation in their region<s arts, culture and heritage. CAPRAC will now issue a tender call for digital consultants to bid on the contract for designing and developing the new and improved website setup. 

  • Des informaticiens de Moncton améliorent un outil contre la COVID-19

    Des informaticiens de Moncton améliorent un outil contre la COVID-19

    «En 2020, on avait regardé ce qu’on pouvait faire avec des bases de données d’Italie et d’Espagne qui contenaient 200 ou 300 photos, raconte M. Akhloufi. Depuis ce temps, il y a eu plus d’images radiographiques disponibles.»

    Le chercheur raconte avoir obtenu environ 20 000 images. Il souligne que ces informations supplémentaires ont permis à son équipe de développer une intelligence artificielle (IA) beaucoup plus performante.

    «On développe un algorithme en lui montrant des images de cas qu’il apprend à différencier, comme si on apprenait à un humain à reconnaitre des signes caractéristiques d’une maladie. Plus il va voir des images et des cas variés, plus il va devenir bon», explique M. Akhloufi.

    Le professeur ajoute que son algorithme est différent comparativement à quelques mois grâce à une architecture améliorée d’un réseau de neurones artificiels.

    «C’est un modèle mathématique qui est censé imiter le fonctionnement des neurones humains», précise M. Akhloufi.

    Il souligne enfin l’importance de la collaboration de son équipe avec un institut lié à l’Hôpital Montfort en Ontario.

    «Ils nous fournissent des images. Ils nous apportent aussi une interprétation médicale de nos recherches et nous aident beaucoup à améliorer notre outil», détaille M. Akhloufi.

    Hautes performances

    Résultat: les performances de son IA dans la détection de la COVID-19 sur des radiographies des poumons étaient les meilleures au moment de la publication de son article dans la revue scientifique Big Data and Cognitive Computing, le 7 décembre 2021.

    «Mais ça bouge très vite», rit M. Akhloufi.

    Son outil donne une réponse exacte dans 97 % ou 98 % des cas et délimite les infections sur les images de radiographie thoracique selon un code couleur. Il peut ainsi aider les radiologues à prendre des décisions cliniques pour le diagnostic, le suivi et le pronostic de la COVID-19 et de la pneumonie.

    «C’est un outil supplémentaire, qui ne remplace pas les tests PCR, indique M. Akhloufi. Son avantage est de donner une réponse immédiate. Il peut donc être utile quand il y a beaucoup de patients et pour les cas critiques. Par ailleurs, les rayons X sont utilisés dans les pays riches comme dans les pays pauvres.»

    L’étudiant au doctorat qui a coécrit l’article paru dans Big Data and Cognitive Computing, Mohamed Chetoui, souhaite que les médecins et les radiologistes valident l’outil pour qu’il soit utilisé dans les hôpitaux et les cliniques. Ils peuvent y accéder gratuitement sur internet.

    «C’est un sujet d’actualité», se félicite l’homme âgé de 30 ans, qui a déjà soumis 12 articles scientifiques comme premier auteur et que l’Acadie Nouvelle a nommé parmi les 30 jeunes à surveiller en 2021.

    Une fois que la crise sanitaire retiendra moins son attention, il reprendra ses recherches pour développer des IA capables de détecter d’autres maladies, comme la rétinopathie diabétique et le cancer.

    Son professeur, M. Akhloufi, se fixe par ailleurs l’objectif de permettre aux médecins de recevoir un rapport d’IA pouvant lister plusieurs maladies grâce à une seule radiographie.

  • Sauver des vies tout en nous gardant nourris

    Sauver des vies tout en nous gardant nourris

    Sylvain Charlebois — Professeur titulaire et directeur principal, Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires, Université Dalhousie

    Les vaccins constituent le moyen le plus efficace de réduire les risques, d’arrêter la propagation du virus et de sauver des vies. Sans doute, mais la situation affectant l’industrie du camionnage créera des difficultés et influera sur l’accès à la nourriture pour la population. Depuis le début de la pandémie, il s’agit de la première mesure de santé publique ayant le potentiel de perturber et de limiter le trafic du camionnage transfrontalier et les échanges entre le Canada et les États-Unis.

    Selon l’Alliance canadienne du camionnage (CTA), environ 16 000 conducteurs se verraient contraints de quitter la route. Ottawa croit plutôt que seulement 8 000 chauffeurs seront touchés. Néanmoins, nous avons plus que jamais besoin de ces chauffeurs, et bon nombre d’entre eux transportent des produits alimentaires en traversant la frontière chaque jour. Si un conducteur non adéquatement vacciné franchit la frontière canadienne, il devra se soumettre à une quarantaine de 14 jours.

    Moment mal choisi

    Le Canada importe chaque année pour près de 21 milliards de dollars de produits agroalimentaires des États-Unis, et environ 60 à 70% des aliments importés arrivent par camion. Cela représente près de 20% des aliments que les Canadiens achètent au magasin ou au restaurant.

    Le moment choisi pour mettre en application le mandat de vaccination n’est pas idéal non plus. Une grande partie du volume de marchandise transite pendant les mois d’hiver, puisque les États du Sud nous approvisionnent en fruits et légumes variés. L’arrêt d’une partie de ces activités exacerbera la pénurie de chauffeurs que connait déjà l’industrie du camionnage et fera grimper davantage les prix de détail dans les semaines à venir.

    Depuis le début de la pandémie, l’octroi d’exemptions à certains groupes considérés comme faisant partie d’un service essentiel fait polémique. La plupart des Canadiens n’approuvent pas ces anomalies à la règle et le gouvernement Trudeau le sait bien. Il a instauré une politique de vaccination stricte pour les fonctionnaires et les travailleurs sous règlementation fédérale depuis le début de la pandémie, et l’arrivée d’Omicron n’a fait que motiver le gouvernement à s’en tenir à sa résolution sur les mandats de vaccination. Mais l’accès à la frontière créera potentiellement un problème de sécurité alimentaire pour les Canadiens.

    Le Québec a récemment reculé sur le mandat de vaccination pour les travailleurs de la santé, craignant qu’une telle mesure n’exerce encore plus de pression sur son système de santé. La province a donc demandé aux travailleurs de la santé de se conformer à de nouveaux protocoles stricts pour réduire les risques dans les hôpitaux et les centres de santé. Il y a toujours moyen de moyenner.

    Omicron perturbe la chaine d’approvisionnement

    Les vaccins constituent de loin la meilleure arme pour lutter contre la pandémie, mais il faut également comprendre que nous ne sommes pas tous croyants. Environ 10 à 15% des gens, dans tous les domaines, continueront de résister et ne changeront probablement jamais d’avis.

    Nous avons appris que l’efficacité des mandats de vaccination reste limitée pour convaincre les récalcitrants. Nous luttons contre cela depuis plus d’un an et la plupart d’entre nous se feront probablement vacciner plus d’une fois par an pendant très longtemps. La signification d’une «vaccination adéquate» cette année ne se définira pas de la même manière l’année prochaine et les camionneurs le savent.

    La mise en application du mandat de vaccination pour les camionneurs a été décidée alors qu’Omicron ne s’était pas encore manifesté. Ce nouveau variant, incroyablement contagieux, se propage comme une trainée de poudre et perturbe déjà toute la chaine alimentaire au Canada.

    Les taux d’absentéisme atteignent 15 à 20% dans le commerce de détail alimentaire ainsi que dans le secteur de la transformation. Parallèlement, une usine d’Exceldor au Québec a été forcée d’euthanasier des volailles au cours des dernières semaines en raison d’une pénurie de travailleurs affectés à l’attrapage de poulets. Plusieurs employés déclarés positifs à Omicron ou ayant été en contact avec un cas positif ont l’obligation de s’absenter et de s’isoler. Omicron frappe durement et rapidement l’ensemble de l’économie, il faut donc tous nous préoccuper de l’accès à la nourriture au Canada.

    Omicron change aussi la donne pour la chaine d’approvisionnement alimentaire. Celle-ci se voit fragilisée plus que jamais depuis le début de la pandémie.

    Demander aux entreprises alimentaires et logistiques de suivre des protocoles stricts a considérablement ralenti les activités. Une grande partie des aliments qui arrivent dans les magasins au Canada n’ont plus la même fraicheur qu’avant et les consommateurs le remarquent. Les mesures de santé publique doivent s’adapter afin que l’industrie alimentaire puisse continuer à fournir aux consommateurs des aliments surs et abordables au cours des prochains mois alors que nous essayons de faire face à la colère d’Omicron. L’inflation alimentaire représente déjà un défi au pays et le mandat de vaccination concernant les camionneurs pourrait aggraver la situation, en particulier pour les familles à faible revenu.

    Nous devons agir prudemment avec la mise en application des mandats de vaccination. Le manque de flexibilité de certaines mesures peut mettre en péril notre chaine d’approvisionnement alimentaire.

    Annuler des tournois de hockey et d’autres évènements fait partie des mesures préventives acceptables, mais compromettre la fluidité de notre chaine d’approvisionnement alimentaire et la perméabilité de nos frontières peut entrainer des conséquences graves. Les enjeux sont tellement plus élevés.

    Il faut vraiment trouver un équilibre fonctionnel entre sauver des vies et assurer notre sécurité alimentaire.