Catégorie : Autres – Others

  • Un partenariat au postsecondaire pour desservir les personnes autistes

    Un partenariat au postsecondaire pour desservir les personnes autistes

    Le programme, en français, s’adresse aux étudiantes et étudiants issus du programme d’Éducation à la petite enfance du Collège. Ces connaissances supplémentaires leur permettront d’offrir des services et de l’aide en milieu préscolaire, scolaire et communautaire aux personnes atteintes d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ainsi qu’à leur famille.

    «Le Collège Mathieu offre depuis plus de 10 ans un programme de la petite enfance», souligne le directeur général de l’établissement, Francis Kasongo. De plus en plus d’étudiants constataient néanmoins une sérieuse lacune dans l’absence de services pour les jeunes autistes, poussant le Collège Mathieu à examiner la possibilité de créer lui-même un programme de formation.

    L’établissement a finalement opté pour un partenariat avec le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) et le College of Extended Learning de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB).

    «Nous avons estimé que le programme du Nouveau-Brunswick réunissait les conditions pour répondre aux besoins de notre province et notre communauté […] parce que l’expérience que nous avons vécue ces dernières années, notamment avec la pandémie, a montré les limites du présentiel», signale Francis Kasongo.

    L’expertise du Nouveau-Brunswick

    Le CCNB, un établissement entièrement francophone, offre cette formation depuis quelques années en collaboration avec l’UNB. Les professeurs sont fournis par cette dernière tandis que le CCNB encadre le programme pour ses étudiants et s’occupe de toute la logistique.

    Il s’agit d’une formation de 20 semaines, dont deux semaines de stage, qui s’adresse à une clientèle bien précise : «Pour la plupart, ce sont des professionnels qui sont déjà dans le domaine», explique Pierre Clavet, doyen de l’École du développement professionnel et directeur de la formation continue au CCNB.

    La pandémie a forcé l’établissement à rendre ce programme complètement virtuel. D’après Pierre Clavet, le plus difficile a été d’adapter les stages qui se faisaient en présentiel. Les professeurs ont trouvé le moyen de les superviser à distance tout en maintenant le niveau d’acquisition des compétences.

    La transition au virtuel a facilité l’ajout d’étudiants du Collège Mathieu, qui bénéficie de six places subventionnées pour la prochaine formation qui débutera en février. Le programme est généralement offert une ou deux fois par année à une douzaine d’étudiants.

    Le gouvernement de la Saskatchewan décernera une certification aux étudiants du Collège Mathieu qui termineront avec succès cette formation.

    Selon le directeur général du Collège, les personnes atteintes du spectre de l’autisme n’ont présentement pas du tout accès à des services en français en Saskatchewan, ce qui peut entrainer des conséquences linguistiques : «Lorsqu’on n’a pas un service disponible pour répondre à un besoin pour la communauté francophone, les gens se tournent vers un programme en anglais», mentionne Francis Kasongo.

    Si tout fonctionne bien, le Collège souhaite éventuellement augmenter le nombre d’étudiants à 10.

    Pas la première collaboration entre les deux institutions

    Le Collège Mathieu n’en est pas à son premier partenariat avec le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

    En 2015, le CCNB offrait un programme délocalisé en technique de soudage ; les professeurs du Nouveau-Brunswick enseignaient en visioconférence aux étudiants saskatchewanais. Après quelques années, le Collège a pris le programme en main afin de le livrer lui-même.

    «C’est la beauté et la force, lorsque les ressources sont partagées dans notre francophonie canadienne […] il y a toujours une économie d’échelle qu’on va chercher dans des ententes interinstitutionnelles», fait valoir Francis Kasongo.

    Le CCNB voit plus grand avec son programme

    Maintenant qu’il a conclu un partenariat avec le Collège Mathieu pour la formation en Intervention auprès des personnes autistes, le CCNB examine la possibilité d’étendre son offre à des étudiants francophones d’autres provinces.

    «On y va une étape à la fois, fait valoir Pierre Clavet. C’est un bon programme, on est vraiment fiers du partenariat avec le Collège Mathieu et l’UNB. On sait qu’il y a un besoin au niveau francophone et national. Par exemple, il y a des collèges francophones en Ontario et on est certainement ouverts à faire des collaborations avec eux.»

    Le CCNB offre également un autre programme grâce à une collaboration avec la Saskatchewan, mais dans ce cas-ci avec Saskatchewan Polytechnic: depuis 2020, le CCNB forme — en français et en anglais — des techniciens et techniciennes en retraitement des dispositifs médicaux, c’est-à-dire la stérilisation et la désinfection des instruments chirurgicaux.

    Il s’agit d’un métier fortement en demande. Pour ce programme, le CCNB a adapté un programme offert à la Saskatchewan Polytechnic.

    Pierre Clavet estime qu’il est important pour les établissements francophones de ne pas trop dupliquer l’offre de formation collégiale: «C’est bien qu’on puisse se tenir ensemble dans la francophonie et offrir des formations au lieu de tous faire la même chose.»

  • Langues officielles et immigration: dossiers chauds pour les deux secrétaires parlementaires

    Langues officielles et immigration: dossiers chauds pour les deux secrétaires parlementaires

    Depuis leur nomination avant la pause de Noël, les deux députés franco-ontariens ont chacun établi avec les ministres l’organisation des travaux à venir.

    Devenue secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marie-France Lalonde avait occupé les mêmes fonctions aux langues officielles, en partie, en 2020 et 2021, auprès de l’ancienne ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly.

    Ainsi, la députée d’Orléans, circonscription fortement francophone, témoigne de la «dynamique et de la vitalité des communautés francophones. Et aujourd’hui [ce dynamisme] passe par l’immigration», selon elle.

    «J’ai exercé des responsabilités liées à des échanges entre la province et le fédéral [notamment à différents postes à l’Assemblée législative de l’Ontario]. L’immigration est partagée à plusieurs niveaux. Le fédéral joue un rôle, mais les provinces aussi. Je pense que mes connaissances [des politiques] provinciales vont m’aider dans les dossiers à venir», soutient-elle.

    Elle se donne pour mandat de s’assurer que tous les Canadiens y trouveront leur compte dans la prochaine Loi sur les langues officielles, «notamment par rapport à la cible en immigration francophone. Nos réformes servent à renforcer les droits des minorités», précise Marie-France Lalonde.

    Quant à Marc Serré, député de Nickelt Belt depuis 2015, il pense pouvoir aider dans le dossier des langues officielles au niveau de l’éducation postsecondaire francophone en situation minoritaire. Étant député dans la région de Sudbury, où se trouve l’Université Laurentienne, il considère qu’il s’agit d’un dossier qu’il connait bien.

    «C’est un dossier important pour moi, car j’ai travaillé avec l’Université Laurentienne et le Collège Boréal ici, à Sudbury. Lorsque j’ai été nommé secrétaire parlementaire de Ginette Petitpas Taylor récemment, on a eu plusieurs discussions à ce sujet. On est en mode solution, avec l’Université de Sudbury et la communauté francophone, qui a passé des moments assez difficiles depuis l’an dernier», souligne-t-il.

    Il précise que le fédéral attend encore une proposition de la province de l’Ontario.

    Rafraichir les langues officielles, la priorité

    Le secrétaire parlementaire de la ministre des Langues officielles est d’autant plus pressé de travailler. Il voit la date du 3 février 2022, qui marque les 100 premiers jours de la 44e législature, arriver à grands pas. Les libéraux avaient promis le dépôt du projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles dans les 100 jours dans leur plateforme électorale.

    «Lorsqu’on parle d’une date précise au jour, c’est difficile à la Chambre des Communes, ça peut varier de quelques jours ou semaines. Et, il ne faut pas oublier que nous sommes en situation [de gouvernement] minoritaire. Mais notre engagement est clair», avance-t-il.

    «D’après les gens que j’ai rencontrés sur le terrain, c’est plus important que nous déposions un projet de loi qui répond aux inquiétudes et aux besoins des francophones et qui va bien représenter leurs revendications», renchérit-il.

    Pour Marc Serré, cette modernisation est donc «la priorité numéro 1». Le sujet prend une dimension personnelle lorsqu’il évoque sa famille : «Mon père [Gaétan Serré] était député sous Trudeau père. Il a voté en 1969 [la Loi sur les langues officielles]. Quand Justin Trudeau m’a appelé, j’étais ému en pensant à mon père et à cette opportunité historique que j’avais de travailler avec le gouvernement. Mon père faisait partie du 1 % des francophones en 1952 à recevoir une éducation en français. Je suis fier!» rapporte-t-il.

    Marc Serré explique que le projet de loi a été évoqué, au Comité permanent des langues officielles. Une fois déposé, le projet sera la cible des commentaires des membres de tous les partis qui composent ce comité, notamment pour identifier les études et intervenants nécessaires à l’avancement du dossier.

    «On va aussi faire une tournée à travers le Canada, mais ça dépendra des mesures liées à la pandémie. […] Nous sommes là pour la communauté en situation minoritaire du pays.», garantit-il.

    Vers un meilleur accès à certains programmes d’immigration

    De son côté, la secrétaire parlementaire du ministre de l’IRCC Marie-France Lalonde estime qu’en plus du travail pour rencontrer une cible en immigration francophone suffisante, contrairement à celle déterminée par IRCC en 2003, il y a du travail sur l’accueil des nouveaux arrivants pour l’accès à l’emploi, notamment «dans des conditions de relance économique».

    Le ministre Fraser a notamment dû faire face à une entrée en fonction mouvementée justement sur le dossier des étudiants africains francophones, dont le taux de refus au Canada, surtout au Québec, est plus élevé.  

    «Le ministre a été très clair, il n’y a aucune tolérance pour le racisme au sein de nos institutions. Ça fait partie de sa lettre de mandat d’élargir certains programmes, notamment le Volet direct pour les études (VDE), à quatorze pays, dont les pays francophones du Sénégal et du Maroc.»

    Elle convient qu’il y a encore à faire, pour «avoir plus de pays qui pourraient faire partie de ce Volet direct pour les études, en particulier pour nos étudiants internationaux francophones».

    La députée d’Orléans a aussi dans sa ligne de mire la modernisation du programme de la réunification des familles. «Je représente Orléans, une communauté très diversifiée qui grandit. C’est l’un des programmes les plus importants pour nous», souligne-t-elle.

    Un autre dossier l’attend sur son bureau: la Stratégie nationale d’immigration francophone au sein du pays qui «énonce la vision du Canada en matière d’immigration francophone dans les communautés de langue française en situation minoritaire».

    «Quand on parle d’immigration francophone, on parle aussi d’étudiants internationaux. J’ai eu plusieurs conversations ces dernières années avec eux. Je sais que notre gouvernement veut élargir les voies d’accès», précise-t-elle.

    Récemment, IRCC a rendu aussi permanent le programme d’immigration au Canada atlantique. «J’aimerais voir comment on peut travailler avec nos petites régions pour leur donner tous les outils de succès», assure encore Marie-France Lalonde.

    Les deux secrétaires parlementaires assurent qu’il est «fort possible» qu’ils travaillent ensemble dans les prochaines semaines, vu que certains de leurs dossiers sont fortement liés.

  • Best New Year’s gift ever

    Best New Year’s gift ever

    The Russell resident had the winning ticket in the 50-50 draw for the 2021 CHEO Dream of a Lifetime lottery. When the January 5 draw was held, Gravelle’s ticket won her more than $1.4 million.

    CHEO officials presented Gravelle with her prize during a home visit January 12. The lucky Russell resident indicated that she intends to share her winnings with her family. The total jackpot from all the 50/50 ticket sales amounted to $2,867,625. Gravelle’s half share of the jackpot is $1,433,812.50.

    Mark Coldham of Ottawa won the lottery grand prize valued at more than $3.1 million. That includes a fully-furnished Minto Dream Home, with bi-weekly cleaning service for a year, $100,000 cash, a 2021 four-door LTD Hybrid Explorer four-wheel-drive, and other items.

    Proceeds of the CHEO Foundation lottery help support programs and services at the Children’s Hospital of Eastern Ontario.

  • Anaïs Pellin, la passion du théâtre en milieu minoritaire

    Anaïs Pellin, la passion du théâtre en milieu minoritaire

    «La communauté francophone de Vancouver est animée d’une véritable envie de se rassembler autour des arts, d’une vie culturelle qui se démarque de la vie culturelle anglophone et qui apporte un autre regard», partage Anaïs Pellin, originaire de Bruxelles en Belgique.

    Arrivée il y a cinq ans en Colombie-Britannique (C.-B.), la comédienne de formation, également titulaire d’une maitrise en études théâtrales, ne s’attendait pas à s’épanouir si rapidement sur le plan artistique. «J’ai été surprise de découvrir un milieu culturel francophone foisonnant, d’une grande richesse», témoigne la trentenaire.  

    Du succès à travers le pays  

    Anaïs s’installe à Vancouver en juillet 2016 avec le projet d’apprendre l’anglais, tandis que son compagnon commence un postdoctorat à l’Université de Colombie-Britannique. «On avait toujours eu envie de vivre une expérience à l’international, c’était une occasion unique pour nous deux», résume-t-elle.

    À ses débuts, l’artiste prend contact avec La Seizième, le théâtre francophone de Vancouver, tout en travaillant comme vendeuse et barista. À peine deux mois après son emménagement, elle décroche ses premiers «petits» contrats dans le milieu théâtral. Elle anime des ateliers, rejoint une troupe d’improvisation semi-professionnelle.

    Puis, en février 2017, elle devient assistante à la mise en scène de la pièce Bonjour, là, bonjour (Leméac Éditeur, 1974) de l’auteur québécois Michel Tremblay. Elle découvre alors le théâtre classique québécois et rencontre de nombreux acteurs installés à Vancouver. Ce sera sa porte d’entrée dans la communauté artistique de C.-B.

    Rapidement, celle qui est à la fois autrice, metteuse en scène et comédienne a la possibilité de monter ses propres projets. Elle collabore avec l’Alliance française de Vancouver et plusieurs compagnies de théâtre d’objets à travers le pays. Sa pièce pour jeune public Clémentine – Une histoire (vraie), qui parle de séparation, se joue ainsi à La Seizième mais aussi à Montréal, en partenariat avec la troupe La Pire Espèce.

    Dans un autre spectacle pour enfant présenté à la rencontre biennale Zones théâtrales, à Ottawa, Anaïs, seule en scène, s’entoure de multiples objets pour raconter à sa façon La petite sirène, le célèbre conte danois de Hans Christian Andersen.

    Depuis deux ans, elle est également soutenue par la compagnie anglophone Presentation House Theatre (PHT), basée à North Vancouver. Ces différents succès l’ont décidée à fonder sa propre compagnie jeune public, la Kleine Compagnie, en mars 2020.

    Difficultés de recrutement et de financement

    Aux yeux de la jeune femme, faire du théâtre en français en milieu minoritaire reste néanmoins un défi. Trouver des acteurs, des metteurs en scène ou des scénographes francophones constitue la première des difficultés.

    «Ils sont peu nombreux et très demandés, explique Anaïs. On est obligés de faire venir des gens d’autres provinces, de Montréal notamment, ce qui coute beaucoup plus cher.»

    À ce problème de recrutement s’ajoute celui du financement insuffisant. Si Anaïs s’estime bien aidée par Ottawa, en particulier par le Conseil des arts du Canada, elle déplore le manque de soutien du gouvernement provincial.

    «Il y a déjà très peu de budget pour le domaine artistique, alors il y en a encore moins pour le secteur francophone, souligne-t-elle. On aimerait que notre province ait une sensibilité plus grande à la culture en milieu minoritaire, qu’elle valorise davantage ses artistes qui parlent français.»

    L’artiste pointe par ailleurs les difficultés à atteindre le jeune public francophone : «C’est complexe, car il faut passer par le système des conseils scolaires, qui est assez fermé. Amener les écoles au théâtre, faire venir les classes dans les salles de spectacle est loin d’être évident», révèle Anaïs, qui évoque également le manque de visibilité et le cout prohibitif de la culture en milieu minoritaire.

    «On a eu un coup de foudre pour le Canada»

    Malgré ces défis, la Canadienne d’adoption affirme s’épanouir sur le plan professionnel, mais aussi social. Après cinq années sur la côte ouest, elle se dit parfaitement intégrée à la communauté.

    «Les gens sont super accueillants et solidaires. J’ai créé des liens forts avec des francophones du monde entier, notre côté déraciné contribue à nous rassembler», confie l’expatriée.

    Anaïs n’a toutefois pas oublié sa Belgique natale — «ses frites et son chocolat» — ni sa famille, restée au «plat pays». Les deux dernières années de pandémie ont été particulièrement éprouvantes pour elle: «Je suis en contact régulier avec mes proches, mais avant l’automne dernier, je n’ai pas pu les voir pendant deux ans.»

    La trentenaire, qui a fait sa demande de citoyenneté, n’envisage pas pour autant de rentrer en Europe.

    «On a eu un véritable coup de foudre pour le Canada, pour la gentillesse et l’ouverture d’esprit des gens qui manquent de l’autre côté de l’Atlantique, raconte-t-elle. Le cadre naturel est aussi extraordinaire, avec les montagnes surplombant la ville, la plage à cinq minutes… J’ai le sentiment d’être en vacances toute l’année!»

    Jamais à court de projets, la comédienne partira en tournée dans l’Ouest canadien avec la pièce Le merveilleux voyage d’Inès de l’Ouest de Rébecca Déraspe au printemps 2022.

  • Péninsule acadienne: des solutions pour faire face aux changements climatiques

    Péninsule acadienne: des solutions pour faire face aux changements climatiques

    Conscients des risques, mais à court de données et de solutions concrètes, de nombreux acteurs clés de la Péninsule acadienne ont décidé en 2011 de réunir les ressources nécessaires pour permettre aux communautés d’adopter des plans d’adaptation aux changements climatiques.

    Élus municipaux, universitaires et représentants d’organismes à but non lucratif ont ainsi créé le projet Adaptation PA, géré par l’organisme scientifique Valorès, basé à Shippagan.

    «Lorsque le projet a été lancé, il n’y avait pas beaucoup de données [sur les impacts des changements climatiques]. On peut dire qu’il y avait plutôt des données sociales, dans le sens où ça devenait une préoccupation grandissante pour les communautés de la Péninsule acadienne», explique Marion Tétégan Simon, directrice de recherche chez Valorès.

    Elle enchaine : «C’est ce qui a poussé des élus à vouloir agir et à mettre en place une initiative. Il y avait beaucoup de préoccupations par rapport à l’érosion et aux inondations. Les gens se disaient : “Qu’est-ce qu’on fait? On a peur de perdre notre patrimoine.” C’est pour adresser [sic] cette écoanxiété que le projet a été mis en place.»

    Des dégâts importants à prévoir

    Au cours de la dernière décennie, l’équipe de chercheurs scientifiques de Valorès s’est attelée à la monstrueuse tâche de collecter des données, de préparer des rapports et de créer des ressources accessibles à tous, comme des analyses du risque d’inondation et d’érosion côtière dans la Péninsule acadienne.

    Des rencontres ont aussi été organisées dans plusieurs communautés afin de préparer des plans d’adaptation pour les municipalités. Ces plans comprennent des recommandations et identifient les secteurs prioritaires et les plus à risque.

    Les inondations et l’érosion risquent d’être un problème important dans la Péninsule acadienne au cours du siècle, car on estime que dans des régions comme la côte sud-est du Nouveau-Brunswick, le niveau de la mer pourrait s’élever de 50 cm à 70 cm entre l’an 2000 et 2100.

    Cela ne veut pas dire que la région sera entièrement submergée, mais plutôt que les dégâts seront plus importants lors de certains évènements météorologiques comme des marées de tempêtes.

    S’adapter aux changements

    Dans le but de mieux prendre le pouls de la population vis-à-vis des changements climatiques, Valorès a commandé un sondage en 2019.

    Les résultats indiquent que la vaste majorité de la population (94%) se sent concernée par les changements climatiques, mais aussi qu’une proportion non négligeable des gens, soit 13% de la population, ne souhaite pas mettre en place de mesures pour s’y adapter. Environ 17% des répondants ont dit ne pas vouloir plus d’information sur les changements climatiques et leurs conséquences.

    «Il y a encore des personnes récalcitrantes ou fatalistes. Par fataliste, je veux dire quelqu’un, souvent d’un certain âge, qui va nous dire: “De toute façon, je vais bientôt mourir, je ne peux rien faire, ce n’est pas grave, vous allez régler ça plus tard.” Pour d’autres gens, les changements climatiques n’existent pas du tout. Je ne saurais pas dire pourquoi, mais on a quand même une petite proportion de la population qui ne se sent pas concernée», explique Marion Tétégan Simon.

    Autres conséquences

    L’érosion et les inondations ne sont pas les seules difficultés rencontrées dans le nord-est du Nouveau-Brunswick ; au cours des dernières années, les mois estivaux ont été marqués par des périodes prolongées de sècheresse.

    «C’est quelque chose que les agriculteurs ont dû gérer au cours des dernières années. Ce sont des aspects que l’on observe et sur lesquels on aimerait travailler en tant qu’organisme pour les aider à s’adapter et les accompagner. À la base, Adaptation PA est communautaire. Tout de suite, on s’adresse aux résidents, mais ces résidents ont aussi un métier», observe Marion Tétégan Simon.

  • 2022 ne sera pas de tout repos pour les pays francophones

    2022 ne sera pas de tout repos pour les pays francophones

    L’année 2021 a été marquée par plusieurs crises sans précédent pour de nombreux pays francophones. Pensons par exemple à l’assassinat du président haïtien, Jovenel Moïse; au coup d’État du 24 mai 2021 au Mali — le deuxième en moins d’un an — ou encore au renversement du président Alpha Condé par des militaires en septembre en Guinée.

    Pour la nouvelle ministre des Affaires étrangères canadienne, Mélanie Joly, 2022 sera donc l’occasion de démontrer que le Canada suit de près ce qui se passe dans l’espace francophone mondial et, pourquoi pas, de proposer ses services de médiation.

    Il s’agit d’un exercice obligé si le Canada souhaite un jour retrouver un fauteuil au Conseil de sécurité de l’ONU.

    Deux pays à surveiller: le Burkina Faso et la République démocratique du Congo

    Si une grande partie de l’actualité burkinabè est présentement occupée par le procès historique des personnes inculpées pour l’assassinat du président et héros révolutionnaire Thomas Sankara en 1987, le Burkina Faso fera sans nul doute parler de lui cette année puisque le pays semble être en passe de devenir la cible privilégiée des groupes terroristes.

    C’est du moins ce que laisse présager la recrudescence d’attaques dans les dernières semaines de 2021.

    Cette situation précaire a de nombreuses répercussions : personnes déplacées, privation du droit à l’éducation et état d’urgence limitant par principe l’exercice des libertés fondamentales.

    Voici un cocktail explosif dans un pays qui peine, depuis désormais six ans, à lutter contre ce fléau de la violence aveugle et qui apparait bien isolé dans la région. Cette instabilité sécuritaire qui perdure pourrait bien entrainer une révolte populaire qui pourrait à son tour emporter le président.

    La situation n’est guère plus reluisante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) aux prises avec une violence inouïe depuis 25 ans maintenant. Des groupes sèment la désolation au Nord-Kivu et en Ituri, deux provinces en état de siège depuis mai 2021.

    Parmi ces groupes, Forces démocratiques alliées (ADF), qui ont prêté allégeance à Daesch pour recevoir plus d’armes – ce qui signifie plus de violences meurtrières contre les populations locales.

    L’incapacité de l’armée congolaise (et des forces onusiennes) à assurer un minimum de sécurité a permis, une fois encore, à Museveni, l’indéboulonnable dictateur ougandais, d’interférer dans les affaires congolaises.

    L’autorisation donnée par le président congolais, Félix Tshisekedi, à l’armée ougandaise d’entrer sur le territoire congolais inquiète aussi bien les observateurs que les populations de l’est du pays.

    Si cette situation se veut provisoire, selon Kinshasa, elle représente néanmoins un pari très risqué au regard de l’Histoire. L’Ouganda, tout comme le Rwanda, n’ont eu de cesse de déstabiliser leur grand voisin; ils n’ont jamais eu besoin d’invitation pour ce faire.

    Dans ces conditions, on peut s’attendre à ce que la RDC s’enfonce dans la crise et l’instabilité au cours des prochains mois.

    Deux pays en crise à l’avenir plus qu’incertain: Haïti et le Liban

    Haïti et le Liban sont également traversés par une profonde crise, mais cette dernière est existentielle. Il ne s’agit pas d’une situation qui pourrait s’aggraver ou dégénérer; nous sommes déjà arrivés à un point de non-retour.

    Les élections législatives en mars prochain au Liban ne décideront pas des nouvelles couleurs de la Chambre — le jeu politique libanais étant de toute façon bloqué par des élites corrompues et un système archaïque de partage consociationaliste* des fonctions politiques — ; elles décideront ni plus ni moins de la paix dans le pays et de la concorde civile.

    Soyons clairs: en aucun cas le Liban n’a les moyens de se relever de la crise financière, économique, sociale et politique sans précédent qu’il traverse.

    Pour éviter une nouvelle guerre, il faut une transformation politique en profondeur. La question est de savoir si cette transformation pourra se réaliser à la suite des élections ou si les Libanais·es devront réinvestir la rue comme ils l’ont fait en 2019. Réponse ce printemps.

    Théoriquement, Haïti devrait également connaitre des élections en 2022 pour se choisir un nouveau président, une nouvelle Chambre des députés, 19 nouveaux sénateurs et une nouvelle constitution – sauf que la date n’est pas encore déterminée et qu’on les attend depuis 2019.

    De plus, les conditions minimales permettant l’organisation de ces élections ne sont pas réunies et ne sont pas près de l’être: les gangs armés sèment la terreur à travers le pays et la situation humanitaire est des plus précaires.

    On sait le peuple haïtien résistant, résilient et combattif. Pourra-t-il collectivement reprendre en main son destin en 2022? C’est tout ce qu’on peut lui souhaiter.

    Les élections présidentielles françaises

    Pour citer l’humoriste français Coluche: «Pas du choix, que de l’embarras».

    Comme quasiment à chaque élection présidentielle depuis 2002, chacun retiendra son souffle le soir des élections printanières devant le spectacle peu ragoutant de la politique française, qui a mené ces dernières décennies à ce que l’extrême droite, antiparlementaire et antidémocratique, se trouve en position de ravir le pouvoir.

    Si le candidat d’extrême droite Éric Zemmour n’a vraisemblablement plus de chance de se retrouver au second tour, Marine Le Pen, candidate connue de l’extrême droite, conserve toutes ses chances.

    Les deux candidats auront en tout cas gagné à imposer leurs thèmes privilégiés : la chimère du «grand remplacement», l’obsession migratoire et la sécurité.

    La candidate de la droite classique, Valérie Pécresse, se positionne plutôt bien dans les sondages, à la surprise générale, mais à cause d’une droitisation de son discours.

    Quant à la gauche, elle continue de s’enfoncer dans ses divisions idéologiques de pacotille et s’avère incapable de proposer un programme répondant aux préoccupations des Français, de plus en plus vulnérables et menacés par la précarité.

    Tout cela laisse un grand boulevard plein centre pour le président sortant, Emmanuel Macron. Si la tendance se maintient, on peut déjà annoncer que le grand vainqueur de cette élection sera l’abstention.

    Mali et Guinée: minces espoirs d’un retour du pouvoir aux civils

    Au Mali, la perspective d’un transfert du pouvoir aux civils s’amenuise de jour en jour.

    Le cadeau empoisonné des Assises nationales de la refondation, qui ont eu lieu pendant les Fêtes, a été un nouveau chronogramme prolongeant ainsi la transition de six mois à cinq ans. Autant oublier tout de suite l’idée d’une transition et de la tenue d’élections démocratiques dans le pays.

    Le message envoyé par le colonel Assimi Goïta, chef de la junte et putschiste récidiviste, est clair: il a la ferme intention de s’accrocher au pouvoir. Reste à savoir maintenant comment les Maliens réagiront face à cette usurpation.

    En Guinée, la situation semble un tant soit peu différente et peut être plus optimiste, notamment parce qu’ont été mis en place une Charte de la transition et des organes plus inclusifs pour mener à bien la prochaine étape.

    Si on n’a pas encore de date pour des élections, c’est parce qu’une nouvelle constitution doit être rédigée. Le nouveau gouvernement mis en place semble aussi de bon augure : aucun ancien ministre, sept femmes, seulement deux militaires et des experts.

    Il n’est pas interdit d’espérer qu’au fil de cette année 2022, le dialogue national cordial continue pour déboucher sur un nouveau texte constitutionnel qui ouvrirait la voie à des élections en 2023.

    *Consociationalisme: Le consociationalisme est une variante démocratique, adoptée par des pays aux populations hétérogènes dans lesquels des clivages ont tendance à engendrer des divisions profondes, susceptibles de renverser la structure étatique. Le partage du pouvoir dans différentes institutions entre les différents segments de la société est ainsi prévu par la Constitution ou une loi afin de s’assurer de la représentativité et de la participation au processus politique de tous les groupes. (Source : La démocratie consociative, Julien Lacabanne)

  • Carnet vert, regard sur le vécu d’élèves franco-ontariens en pandémie

    Carnet vert, regard sur le vécu d’élèves franco-ontariens en pandémie

    L’idée de ce projet est tombée du ciel pour l’enseignant de l’école élémentaire catholique Sainte-Marguerite-d’Youville d’Etobicoke.

    «C’était tellement une intuition forte […] D’entrée de jeu, j’ai dit à mes élèves: “Écoutez, on va commencer un projet, et si on travaille bien ça pourrait aboutir à un livre”», raconte Mwamba Tshibangu.

    Le titre de l’ouvrage, Carnet vert — Journal de bord des élèves du Canada aux prises avec la Covid-19, s’est également imposé de lui-même : le «carnet» en référence au journal de bord qu’ont tenu les jeunes et le vert en référence à l’environnement — enjeu primordial aux yeux de l’enseignant –, mais symbolisant aussi l’espoir, la persévérance et la résilience.

    S’il estime que ses élèves de 11-12 ans n’ont pas saisi immédiatement l’ampleur du projet, l’enseignant confirme qu’ils se sont aisément prêtés au jeu puisqu’il s’agissait tout de même d’un travail scolaire : «C’était une période difficile où on travaillait en ligne, mais toute la classe a participé! Quelques-uns plus que d’autres, mais ils ont répondu, sans nécessairement savoir la finalité exacte d’où ça allait nous mener.»

    Extrait du livre

    «Mason — Je ne me sens pas totalement démoralisé de ce confine­ment. Mais je suis quand même un peu découragé. Ce confinement m’a appris qu’il faut toujours apprécier tes vacances et tout ce que tu as. Je crois que les autorités publiques font le bon choix, sinon on va connaître le cas comme celui de l’Italie. Là, on pensait que ce n’était pas un problème, alors, ils n’ont rien fait. Mais ils sont en quarantaine à cause de ce mauvais choix. Selon moi, ce coronavirus est un gros problème et on doit vite l’arrêter. C’est pourquoi mon esprit face à cette situation n’est pas très bon. C’est effrayant; même s’il y a de petites chances que je meure, je peux le passer à mes grands-parents et les tuer sans le savoir. Je sais qu’on vit un temps dur sans pouvoir voir personne. Mais je pense que c’est pour une bonne cause.»

    Un exercice «thérapeutique»

    Avec le recul, Mwamba Tshibangu constate que l’exercice a été «thérapeutique» pour plusieurs.

    «Il faut se remettre dans le contexte: on était tout à fait au début de la pandémie, avec la terreur que cela semait, les informations qui passaient en boucle, on ne parlait que de la pandémie et de morts… C’était vraiment un moment difficile à vivre avec les élèves, alors le fait de les occuper tandis qu’ils se sont retrouvés enfermés, sans savoir quoi faire ou comment occuper leur temps, c’était vraiment thérapeutique […] Beaucoup l’ont dit dans leurs travaux», rapporte l’enseignant.

    Au total, les élèves ont écrit sur 54 thèmes, dont 37 ont été assignés et 17 laissés libres à leur inspiration. Ces derniers ne se retrouvent toutefois pas dans le livre puisqu’il «n’y avait pas de fil conducteur», mais l’enseignant constate qu’ils lui ont permis de mieux comprendre ses élèves et leur réalité.

    «Ils s’exprimaient sur leurs passions […] Certains ont parlé de leurs animaux domestiques, de promenades avec leurs parents, de la nature», relate-t-il.

    «Ça m’a permis de découvrir la vie intérieure des élèves. Ils n’ont pas toujours l’occasion de s’exprimer, mais en ayant ce matériel en main j’ai pu comprendre leur réalité, ce à quoi ils pensaient», ajoute le professeur.

    «Ça m’a permis de me rapprocher de certains élèves parce qu’à un certain moment ils se sont confiés – ils ont parlé de leur vécu, de problèmes qu’ils vivaient à la maison, de leurs relations avec leurs frères et sœurs […] Ils se sont exprimés à cœur ouvert et je pense que c’était une très bonne chose», conclut-il.

    Extrait du livre

    «Sophia — J’aime beaucoup apprendre, mais je n’aime pas apprendre en ligne, car c’est très bizarre et triste. Je suis contente qu’au moins on a eu la chance d’apprendre en ligne, même si c’est difficile. Je pense que c’est difficile, car on ne peut pas vraiment être ensemble. En classe, notre enseignant nous disait ou nous montrait quelque chose et on comprenait, mais en ligne, parfois tu n’entends plus ce qui arrive dans la classe. Parfois aussi, les microphones ne fonctionnent pas, ce qui est très énervant quand ça se passe.»

    «Ils ont de très bonnes idées»

    L’un des défis du projet a été au niveau de l’écriture, mais Mwamba Tshibangu estime que le projet a permis aux élèves de progresser en la matière.

    «Il y a des anglicismes qui reviennent dans le texte, car ces élèves sont plongés dans un milieu anglodominant. […] C’est un défi, mais donner des exercices comme ça contribue à élever le niveau. Certains avancent bien, d’autres ont plus de difficulté», constate l’enseignant.

    Il a tout de même vu une amélioration au fil des semaines: «Plus on avançait, plus leur niveau de réflexion était développé.»

    Pour rester le plus près possible des idées des élèves, l’enseignant a conservé les textes originaux, se contenant seulement de corriger les fautes d’orthographe et de grammaire. «Les idées que les élèves ont exprimées, ce sont les idées de gens matures. D’ailleurs, les mesures prises par le gouvernement cadrent tout à fait avec les idées qui ont été avancées par les élèves!» souligne Mwamba Tshibangu.

    Vers la mi-avril, ils s’entendaient par exemple sur le fait que les écoles ne devraient pas rouvrir pour le dernier mois de l’année scolaire en raison du nombre élevé de cas de COVID-19 – et ce, même si plusieurs aspects de l’école en présentiel leur manquaient: «Il est important de rester à la maison et hors du contact avec les autres si on veut que tout s’améliore. Ce n’est pas bon de risquer la santé des enfants et des enseignantes», écrit Brigitte. 

    Mwamba Tshibangu prévoit que ce projet lui permettra désormais de faire plus confiance à ses élèves : «Quand il y a des décisions à prendre, il faut écouter les élèves parce qu’ils ont un point de vue à émettre. Ce sont eux-mêmes qui vivent leur réalité, donc ça doit compter. C’est ce qui est ressorti du livre, qu’ils ont de très bonnes idées.»

    L’enseignant ajoute s’attendre à ce que les décideurs lisent le livre «parce qu’ils doivent comprendre dans quel état se sont retrouvés les élèves à certains moments. Avant qu’on fasse des enquêtes à plus grande échelle, ça c’est vraiment un échantillon de ce qu’on a vécu! Quelque chose d’authentique qui pourrait intéresser beaucoup de secteurs, que ce soit l’éducation, la santé ou même les services sociaux».

    «Quelles étaient leurs réalités, leurs appréhensions, leurs préoccupations, leur anxiété? Je crois que ça vaut vraiment la peine que tous ces gens lisent le livre pour comprendre», conclut Mwamba Tshibangu.

    Extraits du livre

    «Nadia — Dans ce travail, je vais vous expliquer pourquoi, en tant que jeune, il est important de protéger notre environnement. Premièrement, il est important de protéger notre environnement parce que, si on ne protège pas notre planète, on ne vivra pas dans un lieu malpropre où il y a beaucoup de pollution. On ne peut pas bien vivre dans un lieu pollué, car cela rend les gens malades. Deuxièmement, si l’environnement n’est pas protégé, les animaux, les arbres et les plantes vont mourir. Nous, les humains, on a besoin de la nature pour bien vivre. Mais s’il n’y a pas d’arbres, on sera mort. En conclusion, nous devons protéger la planète, car on y vit.»

    «Brody — Moi, je pense que le racisme est vraiment terrible parce qu’on n’a pas le choix de la couleur de notre peau quand on naît. Aussi, je pense que tout le monde doit être traité de la même façon, peu importe la couleur de sa peau. Je pense que c’est bon que les protestations arrivent parce qu’assez, c’est assez. On a une chance pour réparer ce problème de racisme, alors il faut le faire. Je pense aussi qu’il doit y avoir plus de protestations après la COVID-19. Mais on ne peut pas attendre quand la COVID-19 finira. Il faut commencer maintenant parce qu’aujourd’hui ou demain, la vie d’une personne est à risque. Aussi, selon mon opinion, il faut qu’on enlève les dirigeants racistes comme Donald Trump et les remplacer par de bons dirigeants comme Obama, parce que les dirigeants des pays ne peuvent pas être racistes. Les dirigeants des pays doivent être gentils, intelligents et réunir le monde ensemble contre le racisme. Si tu es noir, blanc, bleu, jaune, vert, n’importe quelle couleur, on est tous des humains et on doit tous être traités de la même façon. Le soutien de tout le monde est important. On est tous là-dedans ensemble.»

  • Clinique de vaccination mobile cette fin de semaine à Hawkesbury

    Clinique de vaccination mobile cette fin de semaine à Hawkesbury

    Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) a annoncé jeudi que des cliniques mobiles GO-VAXX seront installées à Cornwall et à Hawkesbury au cours de la fin de semaine du 15 janvier. Les cliniques seront à Cornwall le samedi 15 janvier, de 13 h à 19 h, au Complexe civique, et à Hawkesbury le dimanche 16 janvier, de 11 h à 17 h, au Complexe sportif Robert Hartley.

  • Mobile vaccination clinic this weekend in Hawkesbury

    Mobile vaccination clinic this weekend in Hawkesbury

    The Eastern Ontario Health D(EOHU) announced Thursday that GO-VAXX Mobile Clinics are going to set up in Cornwall and Hawkesbury over the January 15 weekend. The clinics will be in Cornwall on Saturday, January 15, 1 to 7 p.m. at the Civic Complex, and in Hawkesbury on Sunday, January 16, 11 a.m. to 5 p.m., at the Robert Hartley Sportsplex.