Catégorie : Autres – Others

  • Gas leak on Spence Street

    Gas leak on Spence Street

    Police and the Hawkesbury Fire Department have blocked off access for all traffic on Spence Street between the Cameron Street and Berthiaume Street intersections.

    The fire department received notice at 11:20 a.m. of a ruptured natural gas line at the Spence Street construction site for the new Prescott-Russell Residence. The line was broken during excavation work at the site.

    Emergency officials are now waiting for a repair crew from Enbridge Gas to attend at the scene and deal with the broken gas line.

    There is no indication at present of any danger but everyone within the cordoned-off section of the street should remain indoors until the situation is resolved.

  • Fuite de gaz sur Spence

    Fuite de gaz sur Spence

    La police et le service d’incendie de Hawkesbury ont bloqué l’accès à toute la circulation sur la rue Spence entre les intersections des rues Cameron et Berthiaume.

    Le service d’incendie a été avisé à 11 h 20 de la rupture d’une conduite de gaz naturel sur le chantier de construction de la nouvelle Résidence de Prescott-Russell sur la rue Spence. La conduite s’est rompue durant les travaux d’excavation sur le site.

    Les responsables des services d’urgence attendent maintenant qu’une équipe de réparation d’Enbridge Gas se rende sur les lieux afin de réparer la conduite de gaz brisée.

    Rien n’indique pour l’instant qu’il y ait un danger, mais toutes les personnes se trouvant dans la section de la rue délimitée par le cordon doivent rester à l’intérieur jusqu’à ce que la situation soit résolue.

  • Au Nouveau-Brunswick, les deux commissaires réclament un ministère des Langues officielles

    Au Nouveau-Brunswick, les deux commissaires réclament un ministère des Langues officielles

    «C’est la première action à prendre, a répété Yvette Finn. J’espère que le gouvernement mettra en place cette recommandation le plus vite possible.»

    Ce ministère centraliserait la mise en application de la loi et assumerait la responsabilité et des langues officielles au sein de toutes les composantes du gouvernement.

    «Il ne semble pas y avoir d’aide pour le premier ministre afin de s’assurer que les questions de langues officielles reçoivent l’attention qu’elles méritent, constate John McLaughlin. S’il y avait ce ministère, il y aurait quelqu’un pour gérer les problèmes avant qu’ils deviennent explosifs.»

    Recommandation de créer un comité permanent

    Les commissaires ont également préconisé la constitution d’un comité permanent des langues officielles à l’Assemblée législative. Les élus qui le composeraient suivraient les progrès relatifs à l’application de la loi, liraient les rapports du commissaire aux langues officielles et formuleraient des recommandations.

    «Nous avons besoin d’une discussion continue, constructive et respectueuse à propos de ce que c’est que d’être une province officiellement bilingue», estime John McLaughlin, en référence aux tensions provoquées par le sujet.

    Il a noté avec sa collègue qu’il existe un besoin pressant de dialogue, d’interaction, de compréhension et de confiance entre les communautés linguistiques officielles du Nouveau-Brunswick. Il pense que les députés peuvent le combler.

    «Les avantages économiques potentiels devraient à eux seuls nous inciter à adopter, célébrer et promouvoir notre engagement à l’égard [du] bilinguisme», ont fait valoir les deux commissaires.

    Plus de pouvoir pour le commissaire 

    Ils suggèrent aussi d’accroitre le pouvoir du commissaire aux langues officielles. Ils souhaitent par exemple que les responsables d’institutions avancent des solutions dans un délai de 30 jours, à la suite d’une enquête du fonctionnaire indépendant.

    Le premier ministre devrait répondre d’une façon similaire à son rapport annuel en 90 jours, selon eux.

    Les deux commissaires conseillent aussi l’assujettissement des foyers de soins à la Loi sur les langues officielles (LLO) en même temps que l’élaboration d’une stratégie pour améliorer leur capacité à fournir des services de qualité égale en français et en anglais.

    «Nous voyons ça comme un enjeu de dignité humaine, particulièrement pour les personnes vulnérables et dépendantes, a commenté John McLaughlin. Nous devons toutefois prendre en considération le manque de main-d’œuvre dans le domaine médical et les listes d’attente pour des places en foyers de soins.»

    Yvette Finn déplore enfin l’imprécision des exigences linguistiques pour les postes de la fonction publique. Son rapport demande une clarification avec de meilleures formations et évaluations.

    Révision rapprochée

    «C’est une chose d’être désignée officiellement bilingue en vertu d’une loi. C’en est une autre de l’être véritablement par la voie d’une action, d’une volonté et d’un engagement», remarquent les commissaires.

    Ils conseillent d’ailleurs que la prochaine révision de la LLO ait lieu dans cinq ans, au lieu de la décennie prévue par la législation actuelle.

    «Nous avons l’espoir d’évaluer les progrès effectués», déclare Yvette Finn.

    Des réactions plutôt positives

    «L’important, c’est l’action du gouvernement», remarque le président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), Alexandre Cédric Doucet.

    Ce dernier se montre en tout cas favorable aux suggestions des deux commissaires chargés de la révision de la Loi sur les langues officielles, Yvette Finn et John McLaughlin.

    «Je vais quand même garder une réserve pour analyser plus en détail les recommandations», nuance-t-il.

    M. Doucet remarque l’absence de requête pour des modifications législatives visant à assurer une proportion égale d’immigrants francophones et anglophones, par le biais d’un ministère de l’immigration provincial.

    «Je suis fortement déçu, exprime le militant. Nous allons faire un suivi pour nous assurer que le projet de loi comprenne un élément sur la question.»

    La SANB en a fait la demande en aout, avec cinq autres doléances. Parmi elles, le droit des fonctionnaires de travailler dans leur langue ainsi que le bilinguisme obligatoire pour tous les porte-paroles du gouvernement et les agents de l’Assemblée législative (comme le vérificateur général).

    «Il manque de détails», commente M. Doucet à propos de ces points.

    Le Parti libéral du Nouveau-Brunswick attend aussi de voir comment réagira le gouvernement de Blaine Higgs.

    «En faisant une première lecture du rapport, je suis heureux de voir des recommandations ambitieuses et substantielles», commente en tout cas le porte-parole de l’opposition officielle en matière de LLO, Benoît Bourque.

    Le chef du Parti vert, David Coon, soutient également le rapport de Yvette Finn et John McLaughlin.

    «Depuis plus de deux ans, j’essaie de convaincre le premier ministre de la nécessité d’un comité permanent sur les langues officielles», a d’ailleurs rappelé le député écologiste, Kevin Arseneau.

    M. Coon exhorte M. Higgs à accepter les recommandations des commissaires et à les mettre en œuvre avec des ressources suffisantes.

    «Le bilinguisme officiel est un élément précieux de notre culture et de notre histoire, et il continuera d’en être ainsi à l’avenir», a déclaré le premier ministre Higgs, par communiqué.

    Il a toutefois refusé de commenter le rapport de Mme Finn et M. McLaughlin, prétextant ne pas encore l’avoir lu, par manque de temps.

  • Francophonie ontarienne: 25 personnalités du sud de l’Ontario mises à l’honneur

    Francophonie ontarienne: 25 personnalités du sud de l’Ontario mises à l’honneur

    L’autrice Danielle Carrière-Paris présente à la fois des personnalités connues ou non du grand public, de tout âge et de professions variées.

    Tous ont un point commun. Ils sont fiers d’être Franco-Ontariens et s’engagent pour transmettre cette culture.

    «J’ai longtemps considéré ma francophonie comme un acquis. Puis je me suis rendue compte qu’elle était le fruit de combats menés dans le passé. J’ai donc voulu rendre hommage à ceux qui agissent pour transmettre le français», assure Danielle Carrière-Paris.

    Ce nouveau tome vient clore une triologie entamée en 2019 par 25 coups de cœur d’une passionnée consacré aux francophones de l’est-ontarien, et suivi l’année dernière de 25 étoiles du nord de l’Ontario.

    Comme les précédents, c’est en collaboration avec le Réseau du patrimoine franco-ontarien et par l’entremise d’une édition spéciale du magazine Le Chainon que ce recueil est publié ce 30 novembre.

    Inspirer la relève

    Quand elle a publié son premier ouvrage en 2019, Danielle Carrière-Paris ne pensait pas qu’il y aurait une suite. Les lecteurs ont bien reçu son travail. Leur intérêt l’a menée à écrire un deuxième puis un troisième tome.

    «Les francophones sont très attachés à leur langue. Tout comme moi, ils veulent s’assurer qu’il y ait une relève», témoigne l’autrice.

    Elle a donc poursuivi ses écrits avec beaucoup de plaisir. «Il est très important pour moi de documenter les grandes étapes de nos vies, c’est comme ça que l’on fait connaitre des gens inspirants», indique-t-elle.

    Son œuvre vise ainsi à transmettre le patrimoine francophone aux générations futures. «Il est difficile de maintenir sa langue quand on est une minorité. C’est un combat continuel qu’il faut mener et c’est en rendant hommage à ceux qui se battent qu’on poursuit alors leurs actions», croit encore l’autrice.

    Choisir 25 personnalités franco-ontariennes

    Comme pour le tome précédent, le RPFO a lancé un appel à la communauté sur les réseaux sociaux et a mis en place un comité afin de choisir les 25 heureux élus.

    «Ces 25 personnalités inspirantes ne représentent qu’un échantillon des francophones du sud de l’Ontario qui se mobilisent pour promouvoir la francophonie. On a fait en sorte d’équilibrer les profils, en mélangeant les sexes, les âges, les domaines», précise Danielle Carrière-Paris.

    On découvre ainsi dans cet ouvrage des personnalités telles que Dorine Tcheumeleu, une jeune enseignante, fondatrice et directrice générale du programme Épelle-Moi Canada.

    Dans un autre registre, on retrouve François et Pierre Lamoureux, deux frères musiciens-compositeurs-interprètes, cinéastes, producteurs et entrepreneurs de renommée internationale dans la production audiovisuelle.

    Ces personnalités variées forment ensemble une belle image de la francophonie du sud de l’Ontario.

    Leur générosité, leur résilience et leur esprit frondeur les rassemblent selon les propos de l’autrice. Tous constituent ensemble un modèle pour les générations futures.

    Les 25 personnalités à découvrir

    Anne Toth

    Bernard Aimé Poulin

    Chantal Hébert

    Christopher Karas

    Claudette Paquin

    Damien Robitaille

    Danièle Caloz

    Dorine Tcheumeleu

    Élaine Legault

    Fayza Abdallaoui

    Fété Ngira-Batware Kimpiobi

    Gabriel Osson

    Gérard Lévesque

    Gilles Marchildon

    Guy Mignault

    Jean-Rock Boutin

    Karine Morin

    Marc-Yvain Giroux

    Mariette Carrier-Fraser

    Nathalie Nadon

    Paul Chauvin

    Paul Rouleau

    Pierre et François Lamoureux

    Suzanne Bélanger-Fontaine

  • La loi 21 et l’Islamophobie

    La loi 21 et l’Islamophobie

    On peut se demander si une telle loi pourrait être adoptée ailleurs au Canada. Mais n’allons pas trop rapidement. La loi québécoise codifie et encourage des pratiques déjà bien répandues. La discrimination contre les personnes musulmanes au Canada a augmenté considérablement en réaction aux attentats de septembre 2001, mais elle leur préexistait.

    Ainsi dès 2004, Denise Helley, professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), expliquait dans un article les différentes sortes de discrimination qui les visent, y compris les crimes haineux dont on a depuis vu d’autres exemples à Québec en 2017 ou à London à l’été 2021. La discrimination contre les personnes qui s’affichent comme musulmanes est un fait indéniable.

    L’islamophobie est un mot qui renvoie à cette discrimination et plus largement à l’hostilité envers les musulmans. Il fait référence au racisme, aux préjugés et aux stéréotypes plutôt qu’à une seule opposition religieuse. L’Islamophobie est donc un mélange de racisme et de discrimination religieuse.

    Le Québec ne fait donc pas exception dans son traitement des personnes musulmanes, sauf dans la continuation de ce traitement par la loi.

    Un contournement de la Charte canadienne des droits et libertés

    Malgré cette ressemblance dans le traitement, on voit mal une telle loi être mise en place ailleurs au Canada. La nouveauté de cette forme de loi se trouve dans l’approche des droits de la personne qu’elle suppose.

    D’abord, elle suppose une opposition à la Charte canadienne des droits et libertés, où les droits individuels l’emportent sur la capacité des gouvernements à légiférer. N’oublions pas aussi que le fait même d’adopter cette loi et de la défendre contre les critiques venant de l’extérieur du Québec permet de renforcer l’idée d’une distinction et d’une souveraineté à protéger.

    La loi 21 s’appuie aussi sur la tentative de la part du gouvernement précédent, formé par la Coalition Avenir Québec (CAQ) de mettre en place une «Charte des valeurs», une opération politique où les «valeurs québécoises» étaient placées au-dessus de la Charte des droits de la personne propre au gouvernement québécois. Et tout comme la Charte de la langue française (loi 101), qui est elle aussi vue comme plus importante que les droits individuels, les droits collectifs de la majorité l’emportent sur ceux des groupes linguistiques ou religieux minoritaires.

    C’est ainsi que la «Charte des valeurs» et la loi 21 présentent certaines valeurs comme étant celles de la culture commune, et devant être enseignées aux Québécois·es d’autres cultures. On suppose donc que les personnes racisées ou de religions non chrétiennes ont à apprendre notamment l’égalité entre hommes et femmes.

    On voit ainsi mal une telle loi être mise en place ailleurs au Canada, où il est plus difficile de faire accepter un contournement de la Charte canadienne des droits et libertés.

    Le contrôle des femmes musulmanes et le colonialisme

    On trouve en France des politiques semblables. Depuis 1905, la séparation entre l’Église et l’État fait loi. Selon la définition du gouvernement français, «la laïcité implique la séparation de l’État et des organisations religieuses». Cependant, depuis plus de 110 ans, le principe de laïcité soulève des problèmes, entre autres autour du port du voile.

    La chercheuse Hourya Bentouhami a pu parler d’un dégout pour les manifestations de l’Islam qui se manifeste en une obsession pour le voile. Parce que l’Islam est censé être incompatible avec les valeurs de la majorité française, les musulmans et surtout les musulmanes voilées se voient interdire l’apparition en public. En France, comme pour certains au Québec, selon Bentouhami «on considère qu’être voilée c’est non seulement être soumise, mais être prosélyte et incapable de représenter l’universel ou d’être neutre». Peu importe les conséquences des politiques; on ne veut simplement pas voir les femmes musulmanes, ni comprendre leurs raisons de se voiler.

    La loi 21, dans son application autant que dans son esprit, s’attaque directement aux femmes musulmanes. Il n’y a rien de neuf dans cette stratégie.

    En 1956, le psychiatre et philosophe d’origine martiniquaise Frantz Fanon, expliquait la situation en Algérie, sa terre d’adoption. La France, explique-t-il, utilisait l’idée des «valeurs occidentales» dans une opération idéologique et militaire pour maintenir sa domination en Algérie.

    C’est dans ce contexte que le féminisme fut mis au profit de la guerre coloniale de la France. La propagande portait sur la libération des femmes de leur voile, comme ce sera plus tard le cas quand on refusera le droit aux filles de porter le voile à l’école en France.

    L’impact de la loi 21

    C’est ce lien entre l’Islamophobie et la laïcité à la française héritée de son empire colonial et utilisé fréquemment comme référence qui se répète avec la loi 21. Nous devons bien entendu reconnaitre des différences entre les manifestations françaises et canadiennes de l’Islamophobie.

    Toutefois, le vocabulaire, les attitudes négatives envers les comportements et symboles religieux, ainsi que l’instrumentalisation et l’isolement des femmes suivent les mêmes motifs. Et, le gouvernement par ses propres politiques, appuie et encourage la discrimination, en montrant les personnes musulmanes – et surtout les femmes – comme étrangères à la société.

    Elles sont ainsi sommées de se convertir à l’idéal des valeurs de ce qui est pourtant aussi leur société, et à laisser de côté leurs convictions et leurs liens familiaux. Sans que rien ne soit fait pour enrayer l’Islamophobie.

    Nous pouvons ainsi nous tourner vers ce que les organisations musulmanes du Canada demandent et recommandent et commencer par écouter ce que les personnes musulmanes expriment déjà.

  • Les droits linguistiques décortiqués par des experts

    Les droits linguistiques décortiqués par des experts

    Trois experts du droit linguistique ont échangé leurs points de vue lors de la deuxième conférence de la série Regards croisés sur le débat linguistique au Québec : au-delà du projet de loi 96 qui portait sur les droits linguistiques des minorités organisée par le centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

    Parmi les conférenciers: Benoît Pelletier, professeur de droit à l’Université d’Ottawa, ex-politicien et spécialiste en droit constitutionnel; Lorraine O’Donnell, historienne, professeure à l’Université Concordia et experte des communautés anglophones du Québec; Patrick Taillon, professeur de droit à l’Université Laval, spécialiste en démocratie, constitution et renouvèlement du fédéralisme.

    D’entrée de jeu, Benoît Pelletier a émis des doutes sur le principe d’interprétation «large et libérale» adopté par la Cour suprême du Canada depuis l’arrêt Beaulac en 1999. Selon lui, cette méthode d’interprétation n’a pas été favorable au Québec quand celui-ci s’est présenté devant la Cour suprême dans des causes reliées à la loi 101.

    «Chaque fois, en bout de piste, [cette interprétation] a donné tort au Québec sur des enjeux touchant essentiellement la Charte de la langue française. Ainsi, la Cour suprême n’a fait qu’invalider ou diluer des dispositions de cette charte depuis qu’elle a été adoptée.»

    Benoît Pelletier estime aussi que le fait d’associer en tout temps les droits linguistiques à la recherche de l’égalité entre le français et l’anglais «est une erreur» lorsqu’il s’agit de protéger la langue de la majorité au Québec.

    «Un droit linguistique quelconque peut n’avoir pour but que de favoriser l’une des deux langues officielles, et ce, même si celle-ci n’est pas réellement menacée. Et pourquoi une mesure législative ne pourrait-elle pas viser une langue officielle menacée comme c’est le cas pour le projet de loi 96?»

    Le projet de loi 96 présenté en mai dernier à l’Assemblée nationale du Québec vise à moderniser la Loi 101 afin de renforcer le fait français au Québec, notamment en inscrivant dans la Constitution canadienne que le français est la seule langue officielle et la langue commune du Québec. Il mentionne aussi l’intention du gouvernement québécois de «jouer un rôle de premier plan au sein de la francophonie» (canadienne).

    L’importance de l’article 23 est-elle dangereuse?

    De son côté, Patrick Taillon de l’UQAM avance que ce même désavantage envers le Québec s’applique quand vient le temps d’interpréter l’article 23 de la Charte des droits et libertés, soit le droit à l’instruction dans la langue de la minorité et, suite à l’arrêt Mahé, droit de gestion des établissements scolaires par la minorité.

    Le fait que cet article ne soit pas assujetti à la clause dérogatoire de la Constitution et parait être interprété par la Cour suprême comme un droit plus important que les autres «me semble être très dangereux», selon lui.

    Il a fait valoir qu’au Québec, la communauté anglophone «joue le tout pour le tout» avec l’article 23, l’ayant évoqué à plusieurs reprises, réussissant par exemple à sauvegarder ses commissions scolaires et surtout dans la tentative actuelle visant à soustraire ses écoles à la Loi sur la laïcité de l’État (Loi 21) et du port de signes religieux.

    Patrick Taillon est d’avis que le principe de «là où le nombre le justifie» inscrit dans l’article 23, et qui en limite la portée, trace la ligne entre ce qu’il est raisonnable d’exiger d’une province et pas d’une autre. «La limite « là où le nombre le justifie » n’a de sens qu’à l’extérieur du Québec puisque le nombre [au Québec] le justifie pas mal toujours.»

    Combiné à la plus grande importance de cet article, cela donne, dit-il, «le signal avant-coureur d’un élargissement de la portée de l’article 23 et d’une réduction de la marge de manœuvre du Québec pour imposer en éducation des normes communes et une plus grande autonomie évidemment de gestion de la communauté anglophone».

    Communauté anglophone du Québec

    Quant à elle, Lorraine O’Donnell a voulu démontrer comment la communauté anglophone a été négativement touchée par la loi 101 adoptée en 1977, et même avant. C’est le cas de l’exode des anglophones, qui avait commencé avant 1977, mais accentué par la loi 101. «La population de langue maternelle a chuté de 29% entre 1971 et 2006, soit 70 000 personnes de moins. Et l’émigration linguistique se poursuit.»

    En raison de l’application de la règle des ayants droit, de l’exode et de la baisse de natalité, les inscriptions à l’école anglophone ont diminué de 61% entre 1971 et 2020. «Le bilinguisme chez les anglophones, par contre, a atteint 69% en 2016.»

    Lorraine O’Donnell aimerait que certains éléments du discours envers les Anglo-Québécois changent. «Une pensée persistante chez les politiciens québécois veut que les anglophones soient la minorité la mieux traitée au monde. À mon avis, les expériences qu’elle a vécues depuis l’adoption de la loi 101 démontrent le contraire.»

    Patrick Taillon souligne que le portrait présenté par Lorraine O’Donnell est exact, mais seulement si on s’en tient à la communauté historique «sans y intégrer le transfert linguistique des allophones. «Alors, il y a comme une espèce de solitude entre une majorité francophone historique, qui vit ses insécurités linguistiques et identitaires, une minorité anglophone historique qui, elle, vit à peu près les mêmes difficultés, surtout à l’extérieur de Montréal. Quand on regarde la situation des anglophones en Estrie, en Gaspésie – ils vivent des difficultés, une espèce de sentiment de déclin qui est tout à fait légitime.»

  • Un DG intérimaire

    Un DG intérimaire

    Richard Godin sera directeur administratif (DGA) par intérim du canton de Russell à compter du 5 janvier. 

    Le conseil municipal a annoncé cette nomination le 20 décembre, en raison de la retraite imminente de Jean Leduc, l’actuel directeur général. 

    Le conseil est confiant que Richard Godin et les chefs de services continueront de diriger l’administration municipale avec succès pendant que le conseil choisit un directeur administratif permanent, déclare le maire Pierre Leroux. 

    Entre-temps, le canton est toujours à la recherche d’un DGA permanent pour combler le poste. Les personnes intéressées doivent communiquer avec Perry-Martel International, la société d’experts-conseils responsable du processus d’embauche. 

  • Période de questions houleuse à Casselman

    Période de questions houleuse à Casselman

    L’échange entre la citoyenne Suzanne Charrette et le maire Daniel Lafleur fut particulièrement corsé. Madame Charrette cherche à comprendre pourquoi le maire avait démissionné de ses fonctions pour être réélu quelques jours plus tard. 

    « Il était DG illégalement, on le sait tous, ça ne prend pas la tête à Papineau », a-t-elle lancé pour exprimer sa frustration. 

    Le maire Lafleur tente d’abord de calmer les ardeurs et d’expliquer pourquoi il avait assumé les fonctions de directeur général de façon intérimaire en collaboration avec le greffier de la municipalité, Sébastien Dio . « C’était pour combler avec notre greffier un poste manquant. On a eu un avis de notre avocat. Notre avocat nous a donné une recommandation… il nous a même donné une lettre complète disant que l’on n’était pas en erreur. À partir de là, on a suivi les procédures. Il y a eu une erreur d’administration qui a été faite et j’ai pris le blâme.» 

    Par la suite, l’échange s’est centré autour de la démission de l’ancienne directrice générale, Linda Desjardins-Bergeron, et celle d’autres employés municipaux. Le maire Lafleur a refusé de répondre à ces questions. Il fait valoir que ce sont des dossiers confidentiels qui sont discutés à huis clos. 

    Madame Charrette a ensuite accusée les membres du conseil d’ingérence dans plusieurs dossiers. Elle pointe notamment du doigt le maire Lafleur ainsi que le conseiller Mario Laplante, affirmant avoir des lettres de témoins en sa possession pour corroborer ses allégations. 

    Le maire Lafleur nie en bloc les accusations de Suzanne Charrette.

    De son côté, le conseiller Laplante assume une partie du blâme, tout en écorchant au passage la lourdeur de l’appareil municipal. « Madame Charrette, le commissaire à l’intégrité a passé à travers de ça. Oui, à certaines occasions, j’ai poussé la note. J’ai compris le message. Quand le travail ne se fait pas assez vite… je viens du domaine du privé, faut que ça roule à cent milles à l’heure si on veut avancer. À l’occasion, je trouve personnellement que ça ne va pas assez vite quand ça vient au municipal. Mais j’ai compris le message, le commissaire à l’intégrité a fait sa job. J’ai fait ce que je devais faire. J’ai fait les excuses que je devais faire. Je ne le referai pas une deuxième fois. Le message a été passé et c’est clair pour moi. » 

    Plus de transparence 

    D’autres citoyens ont exprimé le souhait que la municipalité fasse preuve d’une plus grande transparence dans ses façons de faire, comme l’a souligné Mathieu Surprenant. « On est en 2021, bientôt en 2022. Comment est-ce qu’on peut expliquer que les rencontres ne sont pas diffusées sur le web ? Je pense que ça démontrerait un peu de transparence du conseil pour les citoyens de Casselman. » 

    Le greffier Sébastien Dion soutient que la situation actuelle est temporaire et que les assemblées seront diffusées en ligne dès que le conseil disposera d’une salle permanente. « Le conseil et moi-même, on a identifié que la situation actuelle, c’est un plan à court terme. L’idéal, évidemment, ça va être d’avoir une salle permanente. Une fois qu’on a une salle permanente, il va y avoir de la place pour les citoyens, ça va être une salle de conférence en même temps, tout va être fait de façon permanente. On arrive là et tout est prêt : il y a un système de son, des caméras. Ça c’est le but ultime. Présentement on a amélioré nos façons de faire, les audios des réunions sont disponibles en ligne depuis quelques mois. » 

    Rétablir la confiance 

    Fabien Provost se demande quant à lui comment les élus comptent regagner la confiance des citoyens. « Comment comptez-vous travailler sur la revitalisation de l’image de Casselman après cette parade médiatique qu’on a vécue. Je suis quelqu’un qui a Casselman à cœur et ça n’a pas été très agréable au cours des dernières semaines. » 

    « Moi j’ai pris un blâme pour la municipalité et l’administration à titre de maire, a répondu le maire Lafleur. Ce blâme-là, je vais le porter, je n’ai aucun problème avec ça. Mais ça fait 46 ans que je suis dans la région et j’ai toujours eu Casselman à cœur. Avec tout ce que j’ai fait pour la municipalité, que ce soit à titre de bénévole ou autre,  je vais continuer à faire ce que je fais à l’heure actuelle. C’est pas des choses qui ont été faites méchamment, il y a eu une erreur d’administration et j’ai assumé l’erreur au complet. » 

  • Début du nettoyage d’une décharge illégale

    Début du nettoyage d’une décharge illégale

    Luc Lalonde, administrateur en chef du canton de Hawkesbury-Est, a présenté au conseil, lors de son assemblée du 13 décembre, un rapport sur les résultats de la première tentative d’enlèvement des débris d’un terrain situé au 5675, chemin de comté 14, près de la limite de St-Eugène. 

    Le site devait être l’emplacement d’une opération de recyclage proposée si le promoteur du projet avait suivi le processus habituel pour obtenir l’approbation du canton et du ministère de l’Environnement (ME) pour ses plans. Au lieu de cela, le promoteur a commencé à collecter et à stocker une variété de conteneurs en plastique usagés, de barils de stockage en métal, de vieux pneus, de débris de construction de bois et de béton, ainsi que d’autres matériaux destinés au recyclage, sans avoir obtenu les permis environnementaux requis par la province. 

    Le ministère de l’Environnement a émis une ordonnance de cessation et d’interdiction de tout nouveau stockage pendant qu’il menait une enquête sur la situation, notamment pour déterminer si les matériaux stockés présentaient un danger. Le canton a également saisi la propriété en raison d’arriérés d’impôts dus par le partenaire du promoteur dans le projet, qui vivait à Toronto. 

    Après avoir attendu ces deux dernières années que le promoteur se conforme à un ordre de nettoyage du site émanant du ministère de l’Environnement, le canton a maintenant lancé ses propres efforts pour trier et enlever les débris de la propriété. Le ministère a approuvé un «plan de nettoyage rapide» élaboré par le canton et la société PraxEco Netowork incorporée, qui travaille à l’aménagement d’une partie de la propriété en serre commerciale. 

    Le plan consiste à trier les débris en cinq catégories : bois, métal, ciment et plastique, tous destinés au recyclage. La cinquième catégorie serait constituée de tous les matériaux restants destinés à une décharge agréée. 

    La première journée de nettoyage a eu lieu le 24 novembre. Depuis, les mauvaises conditions météorologiques ont empêché le tri des débris. 

    Dans son rapport, M. Lalonde a noté qu’environ 10 à 15% des déchets accumulés sur la propriété pourraient se retrouver dans une décharge. Mais d’autres recherches sont nécessaires pour rendre plus efficace le tri de tous les matériaux sur le site. 

    M. Lalonde a indiqué au conseil qu’il existe peut-être des machines qui permettent un tri plus rapide et plus facile. Il poursuivra ses recherches pendant les mois d’hiver et présentera un rapport actualisé et des recommandations au conseil au cours de l’une de ses assemblées au printemps 2022.  

  • Van Kleek seniors manor receives funding

    Van Kleek seniors manor receives funding

    The Manor addition will be built at 71 Derby Avenue in Champlain and has been waiting for funding since the site plan was presented to Champlain Township back in September. It will have 30 units when construction is finished, as well as several amenities for resident use. According to Manor board chair Gary Barton, 141 applicants were on the waiting list by November 2020, and that number has likely grown significantly in the year since. 

    The Manor is a concerted effort by council to accommodate seniors living in the region. One-third of the former Champlain Day Care property was sold to the Manor Corporation for one dollar, and the township will demolish the old building when construction is due to start. The Vankleek Hill Farmers’ Market has been using the building for its weekly markets, and the group will be given a month’s notice before demolition. 

    The Manor Corporation stated that the facility should be completed by April 2023, with occupants moving in the same month.