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  • Garde-manger 101 – Conseils pour bien remplir les tablettes

    Garde-manger 101 – Conseils pour bien remplir les tablettes

    (EN) Vu les soirées plus fraîches et la chute des premières feuilles qui approchent, c’est le retour des feux de foyer et des repas réconfortants. Après des mois passés à l’extérieur, c’est le moment idéal pour revoir l’organisation de votre cuisine, en commençant par votre garde-manger.

    « Un garde-manger bien rempli est mon meilleur ami, affirme Andrea Buckett, spécialiste de l’alimentation et créatrice de contenu.  Régulièrement, je passe en revue des recettes, je fais des listes et je fais des provisions de produits essentiels. Cela m’aide vraiment à préparer des repas faciles durant la semaine et à économiser quelques dollars. »

    Vous ne savez pas par où commencer?  Ces conseils simples vous aideront à économiser de l’argent et à réduire votre niveau de stress dans la cuisine.

     Organisez ce que vous avez

     Commencez par énumérer ce que vous avez et par dresser une liste de ce que vous utilisez et que vous n’utilisez pas, en regroupant les éléments dans différentes catégories. Puis, éliminez ce que vous n’utilisez pas et donnez-le à votre banque alimentaire locale.

    Passez en revue des recettes et faites une liste

    Feuilletez des livres de recettes et notez les aliments de base que contiennent vos recettes préférées. Les haricots, les pâtes, les huiles, les épices, les légumes en conserve et les légumineuses sont tous des ingrédients clés qui facilitent la préparation des repas de la semaine. Vous voulez essayer quelque chose de nouveau, mais vous n’avez toujours pas sous la main l’épice qu’il vous faut? Ajoutez-la à votre liste. Achetez les aliments qui sont sur votre liste et évitez les achats impulsifs afin de rester organisé et de respecter votre budget.

    Faites le plein de valeur

     Comme les produits du garde-manger ont une longue durée de conservation, lorsqu’un produit de base essentiel que vous utilisez est en solde, ce n’est pas une mauvaise idée d’en acheter en grande quantité. L’huile d’olive, les épices et les pâtes sont de bons articles à acheter en solde. C’est aussi le moment de se tourner vers une marque comme sans nom, offrant des produits de qualité à un excellent rapport qualité-prix.  Les experts en pâtisserie adorent la poudre de cacao de marque sans nom. C’est l’un des nombreux ingrédients que vous trouverez toujours dans leur garde-manger.

    Remplissez-en le congélateur

    Les fruits et les légumes surgelés sont des aliments essentiels à conserver dans votre congélateur. Ajoutez rapidement de la couleur et des qualités nutritives à vos repas. Au déjeuner, utilisez des fruits surgelés dans vos smoothies, dans vos bols de yogourt ou dans vos muffins. Vous pouvez aussi facilement intégrer des légumes surgelés aux repas complets sur une plaque, aux sautés, aux soupes, aux pâtés ou aux plats de pâtes.  Ou encore, utilisez-les pour préparer en un tournemain un légume d’accompagnement : il suffit de les réchauffer, d’ajouter du beurre et de les assaisonner avec des épices ou des fines herbes séchées.

  • Repensez votre retraite en fonction de la pandémie

    Repensez votre retraite en fonction de la pandémie

    Les périodes d’incertitude économique suscitent souvent des questions comme celles-là », explique Rick Lowes, vice-président, Stratégie de retraite à RBC. «Pour protéger votre portefeuille contre des conséquences négatives, il est important de prendre du recul et de revoir les objectifs de votre plan financier.» 

    Vous n’avez encore pas de plan? Ne vous en faites pas. La première étape consiste à rencontrer un conseiller en qui vous avez confiance. Dites-lui ce qui compte le plus pour vous et ce que vous pensiez faire pendant vos vieux jours. Vous pourrez ainsi déterminer le montant dont vous aurez réellement besoin pendant toute la durée de votre retraite. 

    Une stratégie courante pour gérer les incertitudes consiste à utiliser des «portefeuilles à paniers», ajoute M. Lowes. «En répartissant vos placements dans trois paniers, avec des horizons de placement différents, vous obtenez une protection à court terme contre les fluctuations des marchés, des revenus à moyen terme et une croissance à long terme pour pérenniser votre patrimoine.»

    Voici ce que pourrait contenir chacun de ces paniers. 

    Panier à court terme

    Épargne et placements à court terme, comme les certificats de placement garanti (CPG) et les fonds du marché monétaire qui arrivent à échéance dans un horizon de un an à cinq ans. Ce type d’actif procure les revenus stables et prévisibles dont vous aurez besoin pour répondre à vos besoins fondamentaux immédiats et soutenir votre rythme de vie à la retraite.

    Panier à moyen terme

    Placements générateurs de revenus qui arrivent à échéance dans un horizon de six à dix ans, par exemple des fonds communs de placement à revenu fixe ou des actions qui versent des bénéfices ou des dividendes. Vous pouvez utiliser ce panier pour compléter le panier à court terme ou pour régler des dépenses imprévues.

    Panier à long terme

     Placements à risque potentiellement élevé, comme les actions orientées vers la croissance dont l’échéance est fixée à plus de dix ans. Ce délai permettra à vos actifs de se remettre des épisodes de volatilité.

    Faites appel à un conseiller pour découvrir vos options et savoir si la stratégie des paniers vous procurera les revenus nécessaires pour profiter pleinement de votre retraite, peu importe la tenue des marchés.  

  • Le 25 septembre n’a pas perdu son importance pour les Franco-Ontariens

    Le 25 septembre n’a pas perdu son importance pour les Franco-Ontariens

    «Pour la même raison que les Canadiens et Canadiennes célèbrent la Fête du Canada, le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes offre l’occasion de célébrer qui on est comme communauté», explique Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

    «Ça fait plus de 400 ans qu’on est en Ontario, rappelle-t-il. Le 25 septembre rend donc non seulement hommage aux accomplissements de la communauté francophone en Ontario, mais c’est aussi l’occasion de poser un regard sur l’avenir». Le président de l’AFO avance qu’il reste encore beaucoup à faire pour améliorer les droits des francophones en Ontario.

    M. Jolin ajoute également qu’avant tout, le 25 septembre, c’est la fête de la francophonie et l’anniversaire du premier lever du drapeau franco-ontarien, qui a eu lieu en 1975 sur le campus de l’Université de Sudbury.

    «Il y a des francophiles qui sont derrière nous cette journée-là, il ne faut pas les oublier. Si tu parles français et que tu résides en Ontario, tu es franco-ontarien; tu fais donc partie d’une grande famille qui s’appelle la francophonie», déclare Carol Jolin.

    Une question de reconnaissance

    Trèva Cousineau, présidente du plus grand centre culturel et communautaire francophone en Ontario, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), dit voir le 25 septembre comme une occasion de reconnaître la place qu’occupent les francophones en Ontario.

    «C’est d’abord et avant tout une reconnaissance de notre place ici, dans notre province. Une reconnaissance […] que nous sommes ici de par notre contribution à l’essor de nos organismes, de nos villes, de notre province et de notre pays», affirme-t-elle.

    «Il faut reconnaître qu’il n’y a pas si longtemps, on a voulu nous effacer, nous réduire, nous angliciser. On a fait tout un bout de chemin depuis le Règlement 17 et le temps des orangistes», raconte la présidente en applaudissant la pérennité des Franco-Ontariens.

    «Nous sommes ici pour continuer, nous sommes ici pour y rester», conclut-elle avec fierté.

    Célébrations virtuelles

    Cette année, la pandémie représente évidemment un obstacle à plusieurs festivités impliquant des rassemblements. Mais pour Anik Régimbald-Cyr, directrice à l’École élémentaire catholique Saint-Joseph d’Orléans, ce n’est pas une excuse pour négliger les célébrations et les activités culturelles.

    «Il n’y a rien qui nous empêchera de célébrer! Il faudra juste le faire un peu différemment, avance-t-elle. Au lieu de faire les activités en grands groupes, ce sera fait à plus petite échelle et en ligne. Mais l’esprit y sera; on est ici et on est fiers de l’être! Rien ne nous empêchera de nous fêter», affirme la directrice avec aplomb.

    «Dans un contexte minoritaire, il est très facile de se perdre dans notre environnement. C’est la raison pour laquelle il est important de s’arrêter et de reconnaître notre parcours; celui que nos ancêtres ont tracé et que plusieurs défrichent encore pour nous amener là où nous sommes : forts et fiers», conclut Mme Régimbald-Cyr.

  • Une dizaine de productions de l’extérieur du Québec à surveiller

    Une dizaine de productions de l’extérieur du Québec à surveiller

    Une dizaine de maisons de production de la «francophonie hors-Québec», de Moncton à Winnipeg, sont nommées en vue de cette 35e remise des prix Gémeaux. L’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) note cette année un nombre record de huit membres finalistes. S’ajoutent à la liste le Groupe Média TFO, le Studio de la francophonie canadienne (Centre-Ouest) de l’Office national du film et Orbite Média.

    La tendance est-elle à la hausse? «On pourrait certainement voir une augmentation de ces reconnaissances, selon la directrice de l’APFC, Carol Ann Pilon. Chaque année, il y a des gagnants [issus de la francophonie minoritaire]», un ou deux, dans les catégories de composante numérique, d’habillage graphique ou d’interprétation.

  • Les petits radiodiffuseurs locaux face à la tempête

    Les petits radiodiffuseurs locaux face à la tempête

    Selon ce rapport (en anglais seulement), du côté de la télé, cela signifierait la perte de plus de 40 % des stations locales. Pour la radio, ce serait 27 % des stations locales privées qui quitteraient les ondes. Cinquante stations de radio parmi celles qui sont à risque pourraient disparaitre d’ici quatre à six mois.

    Si ce scénario devait se concrétiser, il entrainerait, selon l’étude, 2 000 pertes d’emplois, soit près du quart des effectifs que ces stations comptaient en 2019. L’industrie avait alors déjà perdu près de 40 % de ses employés comparativement à 2016.

    Les services privés de radio et de télévision au Canada «sont en crise», clame l’ACR. «C’est sûr que le chiffre peut faire peur», convient le porte-parole de l’association, Robert Ranger, qui est aussi chef de la direction chez RNC Media, un regroupement de radios et de télés au Québec.

    «Il y a énormément de radios dans les plus petits marchés qui sont en situation très précaire, et la crise de la COVID-19 a fait disparaitre les revenus locaux. Souvent, les revenus locaux sont le profit de ces entreprises-là», explique-t-il. Parmi les stations de radio les plus fragiles figurent celles qui diffusent sur la bande AM dans des petites localités.

    Selon Robert Ranger, les difficultés dans l’industrie ne datent pas d’hier. «La principale source de revenus des radiodiffuseurs privés, c’est la publicité. Depuis plusieurs années, la tarte ne grossit pas, mais il y a plusieurs nouveaux joueurs, dont les géants du Web qui viennent piger dans la tarte publicitaire. Au fil des dernières années, on a dû faire des compressions de dépenses au niveau de l’administration. On a aussi fait énormément d’investissements technologiques.»

    Les niveaux de publicités étaient déjà en baisse avant la COVID-19, et ce de façon significative depuis l’année 2013.

    Du côté des radios communautaires

    Le pronostic est-il aussi grave pour les radios communautaires francophones du pays?

    «C’est sûr que la COVID-19 a eu un impact absolument dévastateur au niveau du revenu publicitaire. On a eu des pertes énormes. On est toujours sur un fil tendu», souligne le président de l’Alliance des radios communautaires du Canada (ARC du Canada), Alex Schmitt.

    Mais il n’y a pas péril en la demeure pour autant, assure-t-il. «On est une trentaine de radios communautaires au Canada. On n’a pas de radios qui vont fermer à cause de la COVID-19. Par contre, on a dû laisser partir de nombreux employés. On s’est ajustés.»

    Les défis d’une radio communautaire : l’exemple de Radio-Cité

    L’ajustement a été plus compliqué pour certains que pour d’autres. À Edmonton, en Alberta, la radio communautaire Radio-Cité célèbrera ses deux années d’existence cet automne. Elle venait tout juste d’enfin régler de multiples problèmes techniques de fréquences, d’antennes et autres défis lorsque la pandémie a frappé.

    «Quand le confinement est arrivé, j’ai mis à pied quatre personnes – en espérant que ce soit temporaire», raconte la directrice générale, Carole Saint-Cyr. Elle doit assurer elle-même deux heures d’animation par jour en semaine afin de pallier le manque de main-d’œuvre. La plage horaire entre 9 h et midi est surtout constituée de musique. Il n’y a pas d’animateur.

    La subvention salariale mise sur pied par le gouvernement fédéral, qui finance 75 % du salaire des employés, a contribué à éviter le pire. Mais malgré la reprise économique, les revenus provenant de la publicité ne sont pas revenus au niveau prépandémique.

    Alex Schmitt, qui est également président de la radio communautaire de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick (CHQC), précise que pour plusieurs des radios de l’ARC du Canada, la publicité n’est pas la principale source de revenus. Certaines ont pu se rabattre sur ces autres rentrées d’argent, comme les bingos ou les «chasses à l’As» par exemple. Mais ce n’est pas suffisant.

    «Les radios communautaires ne sont pas sorties de l’auberge. Elles ne sont pas naïves. Il suffirait que l’aide du gouvernement arrête ou qu’il n’y ait plus de projets et on coulerait toutes, c’est évident.»

    Le président de l’ARC du Canada demeure néanmoins optimiste : «Les revenus publicitaires remontent, dit-il. Ils ne sont pas là où ils étaient [au pire de la pandémie]. Absolument pas.» Plusieurs entreprises leur indiquent qu’ils pensent pouvoir acheter davantage de publicité d’ici quelques mois.

    On demande l’aide du gouvernement fédéral

    Les radiodiffuseurs privés souhaiteraient qu’Ottawa en fasse davantage. «Le gouvernement fédéral a mis de côté une somme de 30 millions $, mais c’est pour l’ensemble des médias canadiens», indique Robert Ranger de l’ACR. «Le Québec, lui, a pris la décision de mettre 3 millions par mois depuis avril. Il y a un débalancement entre l’aide fédérale et provinciale.»

    Pendant le confinement, Patrimoine canadien a adopté un budget d’urgence de 25 millions $ pour venir en aide aux radios indépendantes qui font de la nouvelle et aux radios communautaires. Cette somme faisait partie du grand fonds de 500 millions $ pour la culture. «Nous, on demande de quadrupler cette aide-là, donc de monter à 100 millions $», réclame Robert Ranger.

    D’autant plus que l’an dernier, le gouvernement fédéral a réquisitionné des fréquences pour la bande 600 mégahertz afin de les vendre aux compagnies de mobilité 5G. La vente de ces fréquences radio, qui se propagent sur de longues distances et traversent plus facilement les édifices, a rapporté 3,47 milliards $ au gouvernement. Ce qui n’a pas plu aux radios privées.

    «Nous, on a dû changer nos émetteurs, changer nos équipements, sans compensation du gouvernement», dit encore Robert Ranger. D’autres enchères du gouvernement sont à venir et auront un impact sur les radiodiffuseurs privés.

    L’Association canadienne des radiodiffuseurs demande aussi à Ottawa que tous les joueurs de l’industrie paient des droits. «Tous ceux qui viennent piger dans la tarte publicitaire et qui partagent du contenu, surtout du contenu d’information, on aimerait ça qu’ils contribuent aussi au système», souligne le porte-parole de l’ACR.

    «On reste optimistes que le gouvernement et le législateur vont rééquilibrer le système canadien. Ce n’est pas normal que Spotify puisse faire jouer de la musique et mettre de la publicité sans contribuer au système de radiodiffusion. Ça n’a aucun sens.»

    La crise de la COVID-19 a cependant eu des aspects positifs, souligne Alex Schmitt. Selon lui, quand les gens font face à une épreuve, ils se tournent davantage vers les médias locaux. «Ça a mis en valeur encore plus que l’information locale, que ce soit radio, télévision ou papier, est extrêmement importante, surtout dans un cas de crise, que ce soit celle qu’on a eue, ou le verglas, ou une tempête. Et il est important que le gouvernement, que les provinces et les entreprises se rendent compte de ça.»

  • Une Loi sur les services en français sans zones désignées en Ontario

    Une Loi sur les services en français sans zones désignées en Ontario

    En visioconférence, Carol Jolin, président de l’AFO, et Me François Larocque, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en droits et enjeux linguistiques, ont présenté une proposition de loi qu’ils décrivent comme étant «digne du XXIe siècle».

    Une première ébauche du libellé avait d’ailleurs fait objet de consultations en octobre dernier.

    Quatre «grandes priorités»

    Lors de la conférence, Me Larocque, qui était à la barre du comité de rédaction, a identifié les priorités du projet : assurer l’accès aux services en français partout en Ontario, enchâsser l’offre active dans la loi, mettre en place des mécanismes de reddition de compte et rétablir l’indépendance du Commissariat aux services en français (CSF).

    Le 15 novembre 2018, connu comme le «jeudi noir» en Ontario, le gouvernement Ford avait annoncé l’abolition du Commissariat aux services en français. En mai de l’année suivante, le CSF passait sous la gouverne du Bureau de l’Ombudsman.

    Contrairement à la loi en vigueur, le libellé fait fi des 26 zones désignées, proposant plutôt que la loi s’applique à l’ensemble du territoire ontarien.

    À l’heure actuelle, les services en français ne sont garantis que dans les régions où les francophones représentent au moins 10 % de la population, ou encore dans une ville qui compte au moins 5000 francophones.

    Il existe présentement 26 régions identifiées par le gouvernement ontarien. Toutefois, plusieurs municipalités comme Thunder Bay, Barrie, Peterborough et Kitchener et ne sont pas incluses.  Selon le ministère des Affaires francophones, 20 % des francophones de l’Ontario ne vivent pas dans une zone désignée.

    «Le problème, c’est que les services en français sont inégaux à travers la province, explique M. Jolin. Avec la nouvelle loi, on veut garantir l’accès aux services en français partout en Ontario.»

    L’offre active de services en français est aussi primordiale pour le président de l’AFO. «De la manière que ça fonctionne en ce moment, si on ne le demande pas des services en français, on ne les a pas. Mais on sait que les francophones sont mal à l’aise de demander de se faire servir en français. Si on veut que les Ontariens reçoivent réellement ces services, il faut qu’ils soient visibles et offerts activement.»

    Bâtir sur le travail de la francophonie canadienne

    François Larocque avoue s’être inspiré d’autres légalisations dans la proposition de modernisation de la loi ontarienne.

    «La définition de l’offre active est tirée de la Loi sur l’appui à l’épanouissement de la francophonie manitobaine, note-t-il. La proposition qui prévoit la révision périodique de la loi aux dix ans est inspirée de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.»

    «En ce qui a trait aux recours du commissaire, on s’est inspiré grandement de la Loi sur les langues officielles du Canada», poursuit-il. « Les commissaires aux langues officielles de l’Île-du-Prince-Édouard ou des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ont tous le pouvoir d’ester [intenter une action] en justice. On souhaite donc que le commissaire de l’Ontario ait une compétence semblable.»

     Qui déposera le projet de loi?

    La conférence a su réunir plusieurs acteurs importants de la francophonie ontarienne, notamment la Commissaire aux services en français Kelly Burke, l’Ombudsman de l’Ontario Paul Dubé, la sénatrice franco-ontarienne Josée Forest-Niesing et l’ancienne ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur. Toutefois, pour que le projet devienne loi, il devra être soumis à l’examen de l’Assemblée législative par un député, un ministre ou un comité permanent.

    C’est dans ce but que, lors des prochaines semaines, l’AFO rencontrera divers députés et ministres, dont la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, afin de faire valoir le libellé.

    «On va faire un blitz de lobbying avec le document, explique Carol Jolin. Ensuite, il ne restera qu’au gouvernement de donner suite à sa promesse électorale et d’aller de l’avant avec la modernisation de la Loi avant la prochaine élection.»

    Le président de l’AFO dit avoir confiance que la ministre Mulroney présentera le projet à l’Assemblée législative.

    «Depuis le début de la pandémie, on se parle régulièrement, à chaque deux ou trois semaines. Elle nous a toujours dit que c’est dans son mandat de s’assurer que la loi soit modernisée. On s’attend donc à ce que Mme Mulroney et son équipe soient les premiers à prendre en main le projet et à le présenter en chambre.»

  • En bref | Briefs

    En bref | Briefs

    Personnel paramédical

    Six ambulanciers paramédicaux des services ambulanciers de Prescott-Russell vont maintenant aider dans les centres d’évaluation de COVID-19 du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO). Le BSEO et les services ambulanciers ont conclu une entente de trois mois sur le transfert des tâches. – Gregg Chamberlain

    Township office reopens

    Russell Township municipal office is open to the public again on a limited basis. Immediate walk-in service for fee and tax payments, dropping off forms, picking up garbage tags, recycling bins, and new resident packages are possible without appointment. All other services require pre-scheduled appointments. Some municipal services remain available online at www.russell.ca, and by phone to 613-443-3066 or email to info@russell.ca.

    Prescott-Russell trail deal

    The United Counties of Prescott-Russell (UCPR) and VIA Rail may soon have a new agreement that will maintain the Prescott-Russell Recreation Trail. UCPR council during the in-camera portion of its September 9 committee of the whole session reviewed a proposal for a two-year extension of the agreement with VIA regarding the former VIA Rail railway route that serves now as the PR Trail. VIA Rail would pay the UCPR $40,000 a year during the two-year agreement extension for trail maintenance. UCPR council will again review for the proposal for approval during its September 23 regular session. – Gregg Chamberlain

    Agression

    Le weekend de la fête du Travail à Casselman, la police a dû faire face à des problèmes le 6 septembre sur la rue Calypso entre Limoges et Casselman. Mario Parent, 28 ans, de Casselman, est accusé de voies de fait, de méfaits d’une valeur inférieure à 5 00 $, de manquement à une probation et de deux cas de non-respect des conditions d’une ordonnance de libération. Il a été placé en détention pour une audience de mise en liberté sous caution et son affaire sera entendue lors d’une prochaine session de la cour provinciale à L’Orignal. – Gregg Chamberlain

    Accusé de vol

    Jason Denis Edward Nixon, 40 ans, de Casselman, est accusé de vol d’une valeur inférieure à 5000 dollars et de méfaits d’une valeur inférieure à 5000 dollars. Ces accusations font suite à une plainte déposée le 1er septembre concernant un vol dans un véhicule garé sur la rue Principale à Casselman. Son procès est prévu le 18 novembre à la cour de L’Orignal. – Gregg Chamberlain

  • La nouvelle entente sur l’eau, «une bonne affaire» selon La Nation

    La nouvelle entente sur l’eau, «une bonne affaire» selon La Nation

    «Pour la croissance future, c’est un accord fantastique, a déclaré Benjamin Bercier, lors d’un entretien téléphonique. Il rend possible le doublement de la population résidentielle actuelle.»

    Le conseil de La Nation a ratifié, lors de sa séance du 24 aout, l’accord conclu entre la Municipalité et la Cité de Clarence-Rockland pour un plan commun d’approvisionnement en eau potable du village de Limoges. L’accord est le résultat d’un examen triennal de la faisabilité du plan.

    La proposition prévoit la construction d’une conduite d’eau principale de 10 kilomètres allant du réservoir du village de Cheney, qui fait partie de la Cité de Clarence-Rockland, à la station de traitement d’eau de Limoges, dont le côté est fait partie de la Municipalité de La Nation. Les deux municipalités se partageront les couts des travaux d’amélioration nécessaires pour que le projet fonctionne.

    Les dispositions de l’entente de l’accord comprennent une garantie que La Nation achètera un minimum de 350 mètres cubes d’eau au profit de Limoges.

    L’étape suivante du projet est une évaluation environnementale du tracé proposé, suivie de la construction de la connexion par pipeline entre Cheney et Limoges. La date d’achèvement du projet est prévue à la fin de 2021 ou au début de 2022.

    Une fois que le nouvel approvisionnement en eau sera assuré, M. Bercier prévoit que Limoges deviendra plus attrayant pour de nouveaux investisseurs, y compris pour des développements potentiels comme une plus grande épicerie de détail ou d’autres entreprises nécessaires à la communauté.

    «Il s’agit d’un investissement à long terme qui aidera certainement le village à se développer», a-t-il déclaré.

  • Réouverture des centres communautaires sous conditions

    Réouverture des centres communautaires sous conditions

    «Il incombe à la Municipalité, en tant que propriétaire des centres, de veiller à ce que les ordres de santé publique et les capacités maximales soient respectés à tout moment», a déclaré Carol Ann Scott, directrice des loisirs, dans un récent rapport au conseil de La Nation.

    La troisième étape du programme de relance économique du gouvernement provincial pour l’Ontario permet désormais de réunir jusqu’à 50 personnes pour des évènements spéciaux ou d’autres activités. Parallèlement, le plan de relance permet également aux centres et salles communautaires de rouvrir au public, mais sous des conditions strictes pour éviter le risque de contagion COVID-19.

    Le rapport de M. Scott au conseil municipal a noté que l’éloignement social exigé par les directives provinciales actuelles en matière de protection contre les pandémies réduit la capacité réelle autorisée maintenant pour certaines petites salles communautaires de la municipalité. Son rapport énumère les nouvelles limites du nombre de personnes autorisées à l’intérieur des salles et centres locaux à tout moment.

    Scott a également noté que le port du masque est obligatoire pour toute personne se trouvant dans un centre ou une salle communautaire, même pour une réunion ou une fonction privée. Toute personne qui loue une salle communautaire pour un évènement privé doit signer une décharge de responsabilité COVID-19 avec la municipalité qui montre qu’elle comprend ses responsabilités pour s’assurer que toute personne assistant à son évènement respecte les règles de sécurité de santé publique concernant le masquage, la distanciation sociale et d’autres précautions.

    Les détails des nouveaux protocoles pour les centres communautaires et autres installations de loisirs de La Nation seront disponibles auprès du bureau municipal.

  • La pandémie frappe de plein fouet Presse Café

    La pandémie frappe de plein fouet Presse Café

    Le café, situé à l’étage supérieur du bâtiment du YMCA de Clarence-Rockland, fait partie du complexe récréatif et culturel communautaire depuis l’ouverture de l’établissement il y a environ 10 ans. Depuis le début de la pandémie ce printemps, le complexe et le café ont été fermés et la situation a obligé les propriétaires à demander de l’aide à la Cité de Clarence-Rockland pour survivre à une crise financière surprise.

    «Leur activité est quelque peu différente, car elle se déroule à l’intérieur d’un bâtiment municipal», a fait valoir Helen Collier, directrice générale de Clarence-Rockland, alors qu’elle expliquait la situation aux membres du conseil lors de la séance du comité plénier du 9 septembre.

    De nombreuses petites et moyennes entreprises ont pu obtenir une aide financière pour la location et le paiement des loyers des bâtiments grâce au programme de subvention du gouvernement fédéral en cas de pandémie. Mais Presse Café n’est pas admissible à l’aide de ce programme, car il est situé dans le complexe récréatif et culturel et la Cité en est le propriétaire.

    Les propriétaires de Presse Café ont demandé à la ville de renoncer au loyer de leurs locaux à l’intérieur du centre pour les mois d’avril à aout 2020 et de réduire le loyer de septembre 2020 à aout 2021 à 25%.

    Le conseiller du quartier 2, Mario Zanth, s’est dit préoccupé par le fait qu’accorder à Presse Café une «subvention au loyer» pour un an pourrait créer un précédent pour la ville.

    «Si nous le faisons (subvention d’entreprise) pour une personne, alors nous devrions le faire pour tous, et nous n’avons évidemment pas les fonds nécessaires pour cela, a opiné le conseiller Zanth. Je suis d’accord avec les autres mois (sans frais) parce que le bâtiment a été fermé, et leur entreprise est dans notre bâtiment.».

    Mme Collier a suggéré que la ville pourrait autoriser une réduction du loyer du Presse Café pour la période de septembre à décembre 2020, puis réexaminer la situation en janvier 2021. Le conseiller du quartier 4, Don Bouchard, a également suggéré de limiter la réduction de loyer à 50%.

    Le reste du conseil est d’accord avec ces deux suggestions. La recommandation sera soumise à un examen final et à l’approbation du conseil municipal de Clarence-Rockland lors de sa session régulière du 21 septembre.