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  • Les Franco-Canadiens en baisse démographique: «Il faut une cible de réparation»

    Les Franco-Canadiens en baisse démographique: «Il faut une cible de réparation»

    Francopresse: Avec un taux de 1,95% d’immigration francophone hors Québec en 2021, que prévoit faire la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, qui porte le dossier de l’immigration francophone depuis des années?

    Patrick Naud: On est très loin de la cible de 4,4% fixée en 2003. La moyenne de l’immigration francophone en dehors du Québec est environ de 2% environ. Ça s’explique en partie par la pandémie, mais il est certain qu’il faut une cible de réparation puisque celle de 4,4 % est désuète, vu qu’elle est basée sur le recensement des francophones hors Québec de 2001.

    Aujourd’hui, la proportion des francophones hors Québec est d’environ 3,8% selon les chiffres du recensement de Statistique Canada de 2016. C’est même fort probable que ce soit inférieur à 3,8%; on va avoir les chiffres [du recensement de 2021] concernant les communautés de langues officielles en situation minoritaire un peu plus tard [le 17 aout 2022 selon le calendrier fourni par Statistique Canada, NDLR].

    Vous évoquez une «cible de réparation». Que va faire la FCFA pour l’obtenir?

    On a commandé une étude pour avoir une meilleure idée de [ce que devrait être] la prochaine cible. Le rapport devrait être disponible dans la prochaine année, mais je n’ai pas de date précise à vous fournir. On espère que ce sera d’ici la fin du printemps ou au début de l’été. Mais il est certain que la FCFA souhaite que la cible soit supérieure à 4,4 % [d’immigration francophone hors Québec].

    Est-ce que la FCFA a des stratégies particulières auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) pour cela?

    Après la publication d’une étude du commissaire [aux langues officielles] en novembre dernier, on a rencontré le ministre [d’IRCC] Sean Fraser et on lui a demandé trois choses.

    La première est d’augmenter les niveaux d’immigration francophone. La seconde, c’est de mettre en œuvre une politique avec des mesures faites typiquement pour favoriser l’immigration francophone plutôt que d’adapter les programmes généraux du ministère, car présentement, c’est l’approche d’IRCC depuis 20 ans.

    Il s’agirait de faire en sorte que les immigrants francophones ne fassent pas partie d’un tout, mais qu’ils soient considérés avec des ressources adaptées à eux, avec une lentille francophone.

    Notre troisième demande est qu’IRCC s’assure que la communauté [franco-canadienne] ait les moyens de faire de la promotion à l’étranger pour le recrutement, l’accueil et l’établissement des immigrants et immigrantes francophones.

    On prévoit aussi de demander au ministre Fraser le prolongement de la passerelle accélérée vers la résidence permanente, qui était disponible en 2021 sur une période de six mois et qui a connu pas mal de succès. Cette passerelle permet aux résidents temporaires d’obtenir la résidence permanente. On aimerait que ce soit prolongé au moins jusqu’en 2023.

    Que voulez-vous dire quand vous demandez au ministère d’«adapter les programmes généraux»?

    [Dans les dernières années] le gouvernement a fait des ajustements à des programmes généraux en immigration, comme Entrée express, plutôt que de créer des outils ou des mécanismes spécifiques à l’immigration francophone.

    Il y a certaines pratiques en contradiction même avec les objectifs du Canada : par exemple, on a beaucoup parlé des refus de visas d’étudiants internationaux, notamment africains, parce qu’ils n’ont pas démontré qu’ils retourneront dans leur pays après leurs études.

    C’est le genre de choses qu’IRCC devrait regarder. Les étudiants internationaux qui sont déjà ici ont fait un bout de chemin en termes de connaissances et d’intégration au Canada. Il y a toutes sortes de choses à faire pour s’assurer qu’on atteigne les cibles fixées en 2003, et les nouvelles qu’on espère que le ministère fixera.

    S’assurer que l’étudiant reparte dans son pays après les études

    Il s’agit d’un critère appliqué par IRCC aux étudiants internationaux, car ils ont des visas temporaires pour étudier en sol canadien.

    Ce critère a été largement critiqué ces derniers mois alors qu’un taux record de refus d’étudiants africains, notamment francophones, a été observé fin 2021. Paulin Mulatris, vice-recteur de l’Université de l’Ontario français (UOF), a témoigné devant le Comité permanent d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada de la Chambre des communes et dénoncé une discrimination envers ces étudiants.

    Que faire d’autre pour rétablir la situation, pour ces étudiants?

    Deux choses: d’abord le recrutement, qui est la base. Puis, au sein même du ministère, il faut s’assurer qu’il y ait assez de personnel formé, qui a de bonnes connaissances des pays francophones, mais aussi des établissements francophones au Canada. Mais à la FCFA, nous n’avons pas la prétention de dire à IRCC quoi faire.

    Paulin Mulatris, vice-recteur de l’UOF, a dit en entrevue qu’«il manque la volonté au gouvernement» quand il s’agit de recruter davantage d’immigrants francophones. Êtes-vous d’accord?

    On n’est pas en désaccord, mais il faut aussi comprendre que le ministre Fraser est en poste seulement depuis novembre. Il faut quand même lui laisser le temps de bien connaitre son ministère, de comprendre là où le bât blesse. On a eu des contacts positifs avec lui.

    Il a dit que les solutions viendront de la communauté [francophone en situation minoritaire] elle-même, on est très heureux de l’entendre dire ça.

    Je pense qu’en général il y a une certaine volonté au gouvernement en matière d’immigration francophone, mais qu’il faut trouver les façons d’atteindre les objectifs établis. C’est là qu’il y a un écart qui doit être comblé.

    L’entrevue a été éditée et condensée pour des raisons de longueur et de cohérence.

  • Conflit russo-ukrainien: «Le Canada devrait peut-être repenser ses frontières nord»

    Conflit russo-ukrainien: «Le Canada devrait peut-être repenser ses frontières nord»

    Le Canada s’est joint à ses alliés circumpolaires jeudi dernier dans une déclaration conjointe pour se retirer de toutes les prochaines réunions du Conseil de l’Arctique.

    «Le Canada, le Royaume du Danemark, les États-Unis, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède condamnent l’invasion non provoquée de l’Ukraine par la Russie et soulignent les graves obstacles à la coopération internationale, y compris dans l’Arctique, que soulèvent les actions de la Russie.» Les pays membres du Conseil accusent aussi la Russie de violation des «principes fondamentaux de souveraineté et d’intégrité territoriale fondés sur le droit international».

    Stéphane Roussel, professeur titulaire à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP), craint une «paralysie du Conseil de l’Arctique» qui est présidé par la Russie jusqu’en 2023.

    «Les projets de recherche pour l’environnement, l’écologie et le développement économique risquent d’être gelés. Tout cela, c’est le mandat du Conseil de l’Arctique. C’est ce qui est arrivé en 2014, lors de l’annexion de la Crimée», rappelle-t-il.

    «Chose est certaine, après cette invasion, on est passé à un autre niveau»,  estime Dominique Arel, titulaire de la Chaire des études ukrainiennes à l’Université d’Ottawa.

    «Avec l’agression de l’Ukraine, on assiste à une remise en cause fondamentale des systèmes de défense pour tous les pays membres de l’OTAN. On voit la tendance très nettement après seulement quelques jours», considère le chercheur.

    Voir, le Canada repenser ses frontières au Nord et sa position dans l’Arctique s’inscrit dans le même ordre d’idée, note Dominique Arel.

    Pour Stéphane Roussel, «on devrait peut-être se remettre à y réfléchir, même si ce n’est pas urgent».

    «Les distances sont tellement grandes et il n’y a pas moyen de changer le cours des choses à court terme. À vrai dire, il n’y a pas de menaces réelles. S’il y aura menace, elle ne pourra qu’être symbolique et la Russie n’a rien à revendiquer dans ces territoires», tient-il à préciser. 

    Néanmoins, il souligne que «si la Russie décide de poser les pieds sur ce territoire, les USA comme le Canada ne pourront pas faire grand-chose» en raison de la faible couverture sécuritaire de cette région et le manque de navires canadiens pouvant opérer dans la région Arctique.

    «Peu importe l’endroit, si les Russes franchisent un territoire appartenant à un pays membre, ce sera considéré comme une déclaration de guerre contre l’OTAN», avertit Stéphane Roussel.

    Il considère d’ailleurs que le Canada lui semble «plus vulnérable à des attaques informatiques ou des attaques subversives, pour notamment encourager les mouvements complotistes».

    «Le Canada renforce son approche défense»

    Dans une réponse écrite à Francopresse, le bureau du ministre des Affaires du Nord, Dan Vandal, souligne que «par l’intermédiaire de Savoir Polaire Canada, le gouvernement du Canada continuera de faire progresser les connaissances du Canada sur l’Arctique et à renforcer le leadership canadien en science et technologie polaires» sans toutefois se prononcer sur les questions de sécurité.

    L’annonce du président russe, à la fin février, de mettre en alerte la «force de dissuasion» de son pays a relancé les discussions entre Ottawa et Washington sur la protection de la région arctique.

    Le ministère de la Défense se dit conscient que les progrès technologiques et les changements climatiques risquent de rendre la région arctique plus accessible. C’est pour cette raison que «les Forces armées canadiennes (FAC) mettent actuellement en œuvre un certain nombre d’initiatives pour améliorer leur capacité d’opérer dans le Nord et contribuer à la défense continentale» a précisé le ministère de la Défense par écrit à Francopresse.

    Ces efforts incluent, selon le ministère, «l’acquisition d’une gamme de capacités maritimes, terrestres, aériennes et spatiales avec des applications dans l’Arctique, notamment: des véhicules tout-terrain, des motoneiges et des véhicules utilitaires semi-amphibies; systèmes aériens; remplacement du CP-140 Aurora».

    Le Canada, qui est ainsi dans une phase ascendante, après l’augmentation de son budget défense en 2017, semble avoir anticipé sur bien des situations.

    Pour preuve, en s’engageant, dès lors, à augmenter ses dépenses de défense de 70% sur dix ans,  le ministère de la Défense a inscrit parmi un certain nombre de grands projets d’approvisionnement l’acquisition de six navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique pour la marine royale canadienne, dont le premier a été déjà livré.

  • Tout n’est pas rose

    Tout n’est pas rose

    Le 8 mars est une journée de célébration, de réflexion et de visibilité pour les organismes de défense des droits des femmes, m­­ais également une source de frustration pour beaucoup.

    Entre les mauvaises blagues — «j’aimerais, mesdames, vous rendre hommage en ratant tous mes parkings en parallèle» —, les entreprises qui en profitent pour essayer de nous vendre un nouveau mascara, les remarques sexistes et les attaques misogynes à peine voilées, nous sommes nombreuses à n’avoir qu’u­­­­ne envie: que cette journée en finisse pour que nous puissions retourner à nos combats, les vrais, ceux qui nous animent 365 jours par année.

    L’épuisement des militantes

    Tous les ans, nous le savons, nous serons de corvée. Nous devrons expliquer, encore et encore, que c’est bien gentil de nous offrir une rose, mais que ce geste ne nous aidera pas à faire respecter nos droits. Que c’est bien beau d’organiser un évènement célébrant la «féminité», mais que si cette féminité est réductrice et stéréotypée, cela ne fera pas progresser l’égalité des genres.

    Chaque année, nous serons sur le pont, prêtes à répondre aux demandes des médias qui se souviennent soudainement de notre existence et veulent une liste de dix noms de cheffes d’entreprise de la région pour ce matin à 9 heures. Nous serons polies, souriantes, affables. Nous partagerons le fruit de nos recherches avec diligence et bonne humeur.

    Patiemment, nous corrigerons «Journée de la femme» par «Journée internationale des droits des femmes». Nous participerons à des tables rondes, des conférences, des débats sur des thématiques qui ne sont pas les nôtres, mais qui intéressent le public. Tout cela gratuitement, bien sûr : ne sommes-nous pas des militantes investies et engagées?

    Nous ne serons pas exaspérées par Jean-Jacques, 58 ans, qui s’étonne de l’absence d’une journée des droits des hommes. Ni par Hervé qui en profite pour nous parler de sa virilité mise à mal par les avancées féministes de la dernière décennie. Ni par ce journaliste qui ne connait manifestement rien au sujet, mais qui nous donne quand même son avis.

    Nous serons patientes, drôles, indulgentes. Nous ne voudrions certainement pas être perçues comme ces vilaines harpies de féministes toujours mécontentes.

    Nous cacherons notre épuisement, notre colère et notre frustration. Nous jouerons le jeu pour grappiller quelques miettes d’attention, au détriment de notre santé mentale pour certaines.

    Jamais contentes

    Bien sûr que non, nous ne sommes pas contentes. Nous ne nous satisferons jamais d’une journée de strass et de paillettes, de coupons de réduction et de plateaux télé. Ce que nous voulons, c’est que nos combats soient reconnus, que nos voix soient entendues tout au long de l’année.

    Nous voulons des actions et des résultats. Nous voulons tenir nos gouvernements responsables de leurs promesses trahies. Nous voulons de la diversité et de la visibilité pour toutes. Combien de médias feront l’effort ce mardi de passer en entrevue une travailleuse du sexe, une personne transgenre, une femme voilée, racisée ou handicapée pour écouter ce qu’elle a à dire sur l’égalité des genres et les moyens de l’atteindre?

    Selon le dernier rapport du Forum économique mondial, le temps nécessaire pour combler les inégalités de genre dans le monde est passé de 99 à 135 ans à cause des crises sanitaire, sociale, économique, environnementale et politique que nous vivons. Au Canada, en moyenne, tous les six jours, une femme est tuée par son partenaire intime. Parmi les femmes à la tête d’une famille monoparentale, 30% sont contraintes d’élever leurs enfants dans la pauvreté.

    Nos combats sont réels. Les injustices et les discriminations que nous vivons sont réelles. Nous n’avons pas envie de sourire pour vous en convaincre. Nous sommes fatiguées. Alors, ne nous en voulez pas si nous éteignons nos téléphones, ce mardi. Nous reviendrons quand vous aurez vraiment envie de nous écouter.

    Julie Gillet est directrice du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick. Ses chroniques dans Francopresse reflètent son opinion personnelle et non celle de son employeur.

  • Ginette Petitpas Taylor, «fière» de son projet de loi C-13 malgré des critiques

    Ginette Petitpas Taylor, «fière» de son projet de loi C-13 malgré des critiques

    Ginette Petitpas Taylor est la première ministre des Langues officielles acadienne. Celle qui a succédé à Mélanie Joly en octobre dernier a chaleureusement salué le travail «colossal» de sa collègue, promue au ministère des Affaires étrangères.

    Elle assure avoir passé une «grosse semaine, très émotionnelle», mais présente une fierté visible pour le travail qu’elle a effectué d’arrachepied avec son équipe. «Je me sens choyée de les avoir», affirme-t-elle en souriant.

    Dans les heures qui ont suivi le dépôt du projet de loi, plusieurs organismes ont souligné l’absence de référence aux clauses linguistiques dans les transferts de fonds entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires. 

    La ministre a répondu à l’absence de clauses linguistiques en mettant l’accent sur l’importance des mesures positives. C’était en effet l’une des attentes majeures des francophones dans ce projet de loi. Mais, sur les clauses linguistiques, la seule réponse de la ministre est : le Conseil du Trésor surveillera les décisions.

    C’est quoi, les mesures positives?

    Les mesures positives, établies par les institutions fédérales, servent à promouvoir et appuyer l’apprentissage du français et de l’anglais au Canada et doivent notamment «appuyer des secteurs essentiels à l’épanouissement des minorités francophones et anglophones et pour protéger et promouvoir la présence d’institutions fortes qui desservent ces minorités».

    Les organismes francophones reprochaient le manque de clarté de ces mesures au gouvernement fédéral. La Fédération des communautés francophone et acadienne (FCFA) du Canada s’est montrée satisfaite du «travail fait pour préciser et détailler» ces mesures dans le nouveau projet de loi.

    Bilinguisme à la Cour suprême: un «danger» subsiste pour les francophones

    En 2016, Justin Trudeau s’était engagé à ne nommer que des juges bilingues. Dans la Loi sur les langues officielles actuellement en vigueur, la Cour suprême est le seul tribunal qui n’est pas soumis à l’obligation d’avoir des juges qui comprennent les causes en français ou en anglais, sans interprète.

    Le projet de loi C-13 porté par Ginette Petitpas Taylor modifie cet article de la loi, en exigeant que l’article 16 de la Loi actuelle s’applique à la Cour suprême du Canada. Autrement dit, la nouvelle Loi exigera le bilinguisme des juges.

    Toutefois, cette modification ne suffirait pas selon Michel Doucet, professeur émérite en droit à l’Université de Moncton. Il serait «préférable» de modifier aussi la Loi sur la Cour suprême du Canada pour que le bilinguisme soit une exigence dans la nomination d’un ou d’une juge à la Cour suprême.

    Ce dernier précise: «Ce n’est pas une obligation, mais il [subsiste] un danger. Si on modifie juste l’article 16 [de la Loi sur les langues officielles], ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de juge unilingue [anglophone]. En d’autres termes, les francophones pourraient se retrouver avec un banc de juges incomplet, car certains ne seraient pas en mesure d’entendre la cause en français.»

    Réponse à la loi 101 au Québec: pas d’ingérence de la part du fédéral, assure la ministre

    Le projet de loi C-13, en plus de modifier la Loi sur les langues officielles, crée aussi une nouvelle loi dédiée aux entreprises privées de compétence fédérale.

    La ministre a eu à faire face à une autre critique, virulente, de la part du Bloc québécois cette fois, se disait déçu du projet de loi [C-13] déposé par la ministre.

    «Alors qu’il s’agit d’une requête du gouvernement du Québec bénéficiant d’un appui unanime de l’Assemblée nationale et que, même à Ottawa, le principe en avait été accepté, ce gouvernement refuse toujours que la Charte de la langue française s’applique aux entreprises sous juridiction fédérale au Québec», a précisé Mario Beaulieu, député bloquiste porte-parole en matière de langues officielles.

    De son côté, Joël Godin, porte-parole de l’opposition officielle en matière de langues officielles, s’interroge sur les avantages d’une loi distincte.

    La ministre a répondu: «On a créé de nouveaux droits pour les Québécois et les francophones […] pour qu’ils puissent travailler et se faire servir dans leur langue. Ce sont les mêmes obligations pour les entreprises en question, mais c’est tout simplement un autre véhicule législatif.»

    C’est par décret que cette nouvelle loi sera activée, d’abord au Québec, puis dans le reste du pays deux ans plus tard. Interrogée sur ce délai, Ginette Petitpas Taylor a justifié : «C’est une question de mise en œuvre. Et on n’a pas encore déterminé la définition d’une communauté à forte présence francophone. Dès que l’on reçoit la sanction royale du projet de loi, je vais commencer ces consultations.»

    L’immigration francophone: «c’est sérieux, notre affaire»

    La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada «aurait aimé voir un objectif plus précis de rétablissement et d’augmentation du poids démographique de la communauté francophone en situation minoritaire».

     «Je cite souvent un chiffre pour que les gens comprennent que c’est sérieux notre affaire», assure la ministre. «En 1971, les francophones [à l’extérieur du Québec] représentaient 6% de la population. D’ici 2036, la projection est de 3%. On a beaucoup de travail, alors la collaboration avec le ministère de l’Immigration va être une clé.»

    La mise en œuvre de la loi n’est pas partagée 

    «Il semble y avoir une confusion autour de la mise en œuvre», observe Ginette Petitpas Taylor. Elle explique que «seul le Conseil du Trésor va agir comme agence centrale en mettant en œuvre la Loi sur les langues officielles, en la coordonnant [dans l’appareil fédéral] et en l’évaluant. On lui donne plus de pouvoir. Et Patrimoine canadien est un bailleur de fonds.»

  • Township council votes on mobile canteen

    Township council votes on mobile canteen

    During its regular meeting March 7, Russell Township council voted on the installation of a mobile canteen near the Joe Bélisle baseball diamond in Embrun. Canteen owner Chris Pearson requested in January that he be allowed to install his canteen in the park, and the motion was approved with no discussion 

     Pearson will operate his canteen from April to October and pay a rental fee of $1250 per month, leading to a potential revenue of $8750 per year to the municipality. Council will revisit this decision in November to decide whether Pearson’s lease will be renewed. 

    The canteen is 20 feet long and eight feet wide, and Pearson will bring four picnic tables and some garbage receptacles with him. The municipality already maintains a portable toilet in the vicinity. There is a canteen building in the park, but it hasn’t been fit for food preparation for many years and has instead been used as storage by the parks and recreation department. Pearson will use the building for storage as well, and water and electricity will be brought to the truck from the building’s hookups via trenches dug along the ground.  

    The total cost for these trenches has been estimated at $3500, which the administration recommends be covered by the parks and recreation department’s operational budget. The hookups could be used in the future, and the rent that Pearson will pay to park his canteen would cover the cost in three months. Pearson rents a grey water tank from a local company that empties it weekly, so the township doesn’t need to worry about the wastewater disposal. 

    The council has previously discussed two bylaws that the canteen would be in violation of. The first states that two canteens can’t operate within 46 meters of each other, and there is already another canteen in the Palais des Sports in Embrun. However, this canteen is only open for two weeks in April and four in October, closing for the entire summer. Township staff discussed the situation with the current owner, who has no objection to Pearson opening his canteen in the area since they have such a short overlap in operation. 

    The second bylaw states that nobody shall sell anything within a park or recreation area without a permit. Such a permit was granted along with the decision to allow Pearson to park his canteen in the park. Pearson will provide an insurance certificate of $5 million with the municipality added as an additional insured. 

  • Hawkesbury high-tech business acquires two companies

    Hawkesbury high-tech business acquires two companies

    DART Aerospace has long had its largest manufacturing, engineering, and servicing plant on Aberdeen Street in Hawkesbury, but now it’s expanding across the border with its latest acquisition. DART has acquired Paravion Technology Inc, an aircraft equipment manufacturer based in Fort Collins, Colorado, along with Century Helicopters Inc, Paravion’s service centre arm. 

    “DART Aerospace is pleased to announce that it has acquired Colorado-based aircraft equipment manufacturer Paravion Technology Inc., and their MRO service arm Century Helicopters Inc,” DART said in a LinkedIn post. 

    Paravion Technology launched in 1985 and today offers various accessories and original-equipment-manufactured equipment for airplanes and helicopters. Century Helicopters offers expertise in intelligence, surveillance, and reconnaissance (ISR). Century will continue serving its existing customers and ISR contracts under DART’s new management, and Paravion will expand into nine new locations worldwide. 

    “Paravion’s diverse quality product offering, when paired with DART’s powerful global marketing strength, open incredible opportunities to boost Paravion’s products and expand DART’s leadership as a one-stop mission equipment supplier,” said Alain Madore, DART’s president and CEO. 

    “This is an exciting time for Paravion and our customers,” said Larry Hansen, president and CEO of Paravion/Century. “This blending of capabilities and products will provide increased support and opportunity to our current customers and, through DART’s extensive network, bring quality Paravion products to a larger share of the market.” 

    Terms of the transaction have not been disclosed. 

  • Flasher in Russell

    Flasher in Russell

    On Sunday, March 6, a passerby engaged in conversation with an unknown male shortly after 1:00 p.m. on the New York Central Recreational Trail near Forced Road. After a short talk, the passerby noticed the male had his genitals exposed. The male left the premises without further incident.

    Ontario Provincial Police (OPP) officers are seeking assistance from the public in identifying the flasher, who is described as a slim Caucasian man approximately 172 cms (5’8″) tall, between 25 and 35 years of age, with dark, well-groomed hair and a short, dark beard. He was well-spoken with no discernable accent and was last seen wearing a black jogging suit with a logo on the chest and two stripes on each arm

    Anyone with any information should contact the Russell County OPP at 613-443-4499 or OPP Communication Centre at 1-888-310-1122.

  • Un couple de Hawkesbury gagne au loto 6/49

    Un couple de Hawkesbury gagne au loto 6/49

    André et Christiane Joly de Hawkesbury ont gagné un prix de 1 000 000 $ à la loto 6/49. Ce prix, ainsi que les 2 $ qu’ils ont gagnés lors de leur deuxième sélection, porte le total de leurs gains à 1 000 002$. Le couple s’est procuré le billet gagnant chez Asselin’s Your Independent Grocer, rue Cameron à Hawkesbury, et c’est quelques jours plus tard qu’ils ont consulté l’application OLG et découvert qu’ils avaient gagné le tirage du 26 janvier.

    « Nous l’avons tout de suite dit à notre fille », a déclaré André en attendant de réclamer leur prix à Toronto.

    Le couple a l’intention de rénover sa maison et de partir en vacances en famille avec ses gains.

  • Les Panthères irréprochables

    Les Panthères irréprochables

    Les Panthères ont pris les devants en milieu de première période contre les Junior Canadians vendredi lorsque Charlie Bélanger a inscrit son 10e but de la saison, aidé par Ryan Primeau et Riley MacDonald. Mais les visiteurs ont répondu avec deux buts sans réplique au milieu du deuxième vingt pour prendre les devants pour la première fois du match. 

    Cependant, les Panthères ont explosé offensivement en fin de match, inscrivant 5 buts sans riposte pour finalement écraser les visiteurs par la marque de 6-2. Juno Grégoire a inscrit ses 19e et 20e buts de la saison, alors que Liam Murdoch, Riley MacDonald et Yanick Blanchard ont inscrit un but chacun pour donner la victoire au Panthères. Marshall Drevniok, Riley Carrisse, John Mahoney, Liam Murdoch, Charlie Bélanger et Maxime Patenaude ont obtenu des mentions d’aide pour Embrun dans la victoire. 

    Zachary Bowen a été excellent devant le filet pour les Panthères, repoussant 38 des 40 tirs des visiteurs pour donner la victoire à son équipe. 

    Panthers 3 Rebels 1

    Les Panthères rendaient visite aux Rebels à Char-Lan le lendemain. Les visiteurs ont pris les devants dès les premières minutes du match quand Ryley Fleig a inscrit le premier but de la rencontre, aidé par Juno Grégoire et Ryan Primeau.  

    Juno Grégoire a ensuite doublé l’avance des siens au milieu du deuxième vingt lorsqu’il a inscrit son 21e but de la saison. Riley Carisse et Cameron Grant ont obtenu des mentions d’aide sur le jeu. Ryley Fleig a de nouveau creusé l’avance des siens en troisième période en inscrivant son deuxième but du match sur des passes de Carisse et de Grégoire. 

    Mince consolation pour Char-Lan, Nolan MacMillan est parvenu à inscrire le seul but des Rebels à une seconde de la fin du match pour voler le jeu blanc du gardien des Panthères, Aidan Foley. 

    Les Panthères d’Embrun occupent présentement le deuxième rang de la division Martin dans l’EOJHL. Leur séquence victorieuse leur a permis de se rapprocher à 2 points des Golden Knights d’Ottawa-Ouest et du premier rang au classement général de la ligue et de prendre une avance de 11 points par rapport aux Vikings de Casselman. 

  • Alfred-Plantagenet opens public trails

    Alfred-Plantagenet opens public trails

    The municipality acquired the forest behind its water tower in 2021, and now it’s open to the public as the municipality’s first multi-use outdoor trail space. Over three kilometres of trails criss-cross the area for various summer and winter activities, including hiking, biking, snowshoeing, skiing. 

    “It is now possible to ski and hike in the forest near Larocque Park,” said Manon Besner, Chair of the Larocque Woods Advisory Committee. “For a few months now, an advisory committee has been working on the development of the Larocque Woods. It is with gratitude to the members of this committee, Mr. Dominic Côté, the people who participated in the fall clean-up and the employees of the Parks and Recreation Department of the municipality of Alfred & Plantagenet that it is now possible to enjoy these trails safely as a family. So bundle up and come enjoy the great outdoors at Larocque Woods. Come and play outside this winter.” 

    To celebrate, the Larocque Woods Advisory Committee, the Alfred 150 Committee, and the Alfred Optimist Club hosted a Family Day outing on February 21. They led a walk through the woods with hot chocolate and coffee, and the skate shack was open for people to warm up in. In addition, several prize draws were held throughout the day featuring prizes donated by the Optimist Club. 

    “The acquisition of the college forest, now better known as the Larocque Woods, by the municipality is a very important investment to enhance the identity of the residents of the township and their sense of belonging to it,” said Ken St-Denis, parks and recreation director. “It is with passion and pride that the Parks and Recreation Department, in partnership with the community, plans to develop this prime site over the next five years.” 

    Larocque Woods is a sprawling, picturesque vista perfect for recreational outings, and visitors have already begun enjoying the new trails. Gail McCourt took Loki, her Italian mastiff-cross, out for a romp along the paths of the new Boisés Larocque Trail in Alfred on Saturday around noon. 

    « I love it in here, » said McCourt. « I love the woods. This is a nice little trail. » 

    The trail map is available on the township’s website. The township reminds all visitors that all public health measures must be observed while visiting.