A judicial pre-trial session dealing with Dr. Brian Nadler’s case continues after its February 23 provincial court session at the L’Orignal courthouse. Crown attorney Robin Flumerfelt confirmed that the ongoing pre-trial dealing with the Nadler case will resume on March 11 and March 16.
Catégorie : Autres – Others
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Reprendre le fil de Black Lives Matter
Le mouvement Black Lives Matter (BLM) est avant tout une réponse à la violence policière et une riposte à la brutalité et à l’impunité avec laquelle les forces de l’ordre abordent les populations noires et racisées tant aux États-Unis qu’au Canada ou encore en Europe. Le mouvement cherche également à faire voir l’ensemble des manifestations du racisme, des inégalités et des exclusions visant les personnes noires.
Les vies noires comptent
Une telle réponse demeure nécessaire au Canada, malgré les mythes qui veulent que tout se passe mieux ici qu’aux États-Unis.
La chercheuse et écrivaine noire canadienne Robyn Maynard rappelle dans son ouvrage NoirEs sous surveillance qu’il existe d’«immenses inégalités raciales dans le revenu, le logement, le taux de placement des enfants dans les structures de protection de la jeunesse, l’accès à des soins de santé et une éducation de qualité, et l’application de la législation antidrogue».
Notons aussi la surreprésentation des personnes noires dans le système carcéral et les effets néfastes sur la santé de toutes ces inégalités. En plus de ce racisme structurel, n’oublions pas le racisme présent dans les relations interpersonnelles, ainsi que la surreprésentation des personnes noires et autochtones parmi celles tuées par les policiers.
Robyn Maynard explique que l’humanité des personnes noires est sans cesse remise en question. Elle cite le professeur Rinaldo Walcott qui rappelle que leur humanité «reste pour l’essentiel hors de ce que l’on appelle une vie en tant que telle». C’est davantage que leur égalité en tant que citoyennes, plus que leur dignité et leur droit de vivre qui est remis en cause : c’est le fait même qu’elles soient humaines. D’où le besoin de rappeler que leurs vies comptent aussi – que leurs vies sont des vies humaines.
Dire leurs noms
Le mouvement Black Lives Matter existe depuis 2013 comme une nouvelle manifestation d’une lutte qui remonte à la période de l’esclavage pour l’émancipation des Noir·es et à l’autodéfense des communautés noires. Il a été lancé aux États-Unis à la suite de la décision d’un tribunal en Floride d’acquitter George Zimmerman du meurtre de Trayvon Martin en 2012. S’en sont suivis, en 2014, les meurtres par des policiers blancs de Michael Brown et d’Eric Garner respectivement à St-Louis et à New York. Dans le même sillage, en 2015, la campagne #SayHerName a été lancée pour attirer l’attention sur les femmes noires victimes de violences policières.
En mai 2020, de nouvelles manifestations ont suivi le meurtre de George Floyd par le policier blanc Derek Chauvin. Une réaction publique moins forte avait marqué le meurtre de Breonna Taylor lors d’une perquisition, mais les deux mouvements pour les vies noires et pour les femmes noires se sont rejoints dans les manifestations de l’été 2020.
Quelques jours après la mort de George Floyd, les manifestations au Canada ont pris davantage d’ampleur à la suite de la mort de Regis Korchinski-Paquet, le 27 mai 2020. La femme de 29 ans est tombée du balcon de son appartement torontois alors que des policiers s’y trouvaient. Quelques semaines plus tôt, le Franco-Ontarien de 26 ans, Caleb Tubila Njoko, avait lui aussi perdu la vie dans des circonstances similaires à London en Ontario.
La chercheuse Robyn Maynard a par ailleurs consacré un chapitre de son livre à six femmes noires brutalisées ou tuées par des policiers au Canada: Majiza Philip, Sharon Abbott, Jacqueline Nassiah, Audrey Smith, Stacy Bonds et Chevranna Abdi.
Définancer la police
L’absence de changement après les manifestations de 2013 joue sans doute beaucoup pour le retour en force du mouvement, qui a amené au public un le slogan: «définancer la police» [defund the police].
Ce slogan réunit un ensemble de revendications qui reviennent à une idée simple : les services de police devraient faire moins, et une grande partie de leurs budgets devrait plutôt aller à d’autres services mieux préparés à répondre aux situations des personnes vulnérables ou en danger.
Enlever toute menace ou possibilité de violence et amener des professionnel·les avec la formation adéquate et une compréhension en profondeur des communautés marginalisées permettrait de répondre aux problèmes sans en faire des questions de sécurité ou d’ordre.
Il serait aussi possible de répondre à plusieurs besoins sociaux qui sont les causes d’activités criminalisées, plutôt que de s’appuyer sur l’incarcération.
Selon des données rapportées par Black Lives Matter, le budget annuel de toutes les forces de police au Canada est de 15,7 milliards$, ce qui représente 42,9 millions$ par jour. Dans un contexte démocratique, un débat sur l’utilisation de telles sommes semble nécessaire.
L’idée de définancer la police rejoint l’idée plus large d’abolir la police et les systèmes carcéraux.
Pour la professeure et militante Angela Davis, c’est toute une expérience et une vision de la politique que cette idée contient : pour véritablement abolir l’esclavage, il aurait fallu créer les institutions démocratiques nécessaires à la participation des personnes noires dans l’ordre social. Il en va de même de l’abolition des prisons et de la réduction des forces policières : une série d’institutions et de programmes peuvent être créés afin de résoudre les problèmes sociaux qui mènent aux comportements qui sont criminalisés et permettre des vies libres. Le définancement et l’abolition supposent donc une tout autre allocation des ressources.
Devant la déformation
Reprendre le fil du mouvement Black Lives Matter est essentiel aujourd’hui, alors que ses modes de mobilisation et ses slogans sont retournés et tournés en dérision par les manifestations contre les mandats vaccinaux organisés autour de supposés convois de camions. La complicité des forces de l’ordre y est facile à observer, de l’inactivité initiale due à une présomption d’innocence d’un mouvement majoritairement composé de personnes blanches et vu comme inoffensif jusqu’aux embrassades entre manifestant·es et policier·ères lors de la fin du blocage de la frontière à Coutts, en Alberta – réponses qui montrent la capacité des services policiers à ne pas user de violence lors de manifestations… ainsi qu’une solidarité avec le mouvement en cours, très éloignée de l’hostilité démontrée lors des manifestations de Black Lives Matter.
Du fait des espaces occupés, le Mois de l’histoire des Noir·es a surtout été le mois d’une attention publique et médiatique accordée à ces manifestations. Il est utile de relier cette mémoire de Black Lives Matter et le présent vécu par les personnes noires à l’exaspération de bon nombre de Canadien·nes devant l’inaction des services policiers. La réponse n’est peut-être pas de demander que ces services remplissent leur mandat, mais de revoir ce que doit être leur mandat.
Jérôme Melançon est professeur agrégé en études francophones et interculturelles ainsi qu’en philosophie à l’Université de Regina. Ses recherches portent notamment sur la réconciliation, l’autochtonisation des universités et les relations entre peuples autochtones et non autochtones, sur les communautés francophones en situation minoritaire et plus largement sur les problèmes liés à la coexistence. Il est l’auteur et le directeur de nombreux travaux sur le philosophe Maurice Merleau-Ponty, dont «La politique dans l’adversité. Merleau-Ponty aux marges de la philosophie» (Metispresses, 2018).
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Inclusion économique: «le racisme systémique anti-Noirs persiste»
En ce Mois de l’histoire des Noirs, la question de l’accessibilité équitable à l’emploi pour les personnes racisées se pose toujours avec acuité au Canada.
Selon Statistique Canada, le taux d’emploi des hommes noirs de 25 à 54 ans au Canada en 2021 était de 3,3% inférieur à celui des autres hommes, qui est établi à 86,4%. Chez les femmes noires, le taux d’emploi était comparable à celui des autres femmes en 2021.
Des «estimations expérimentales» de l’Enquête sur la population active (EPA), publiées dans l’Aperçu de l’expérience des Canadiens noirs sur le marché du travail pendant la pandémie de 2021, «laissent supposer que, de janvier 2020 à janvier 2021, le taux de chômage a augmenté davantage chez les Canadiens noirs (+5,3 points de pourcentage) que chez les Canadiens n’appartenant pas à une minorité visible (+3,7 points de pourcentage) dans le contexte de la pandémie (estimations mensuelles)».
Au cours de la période de trois mois ayant pris fin en janvier 2021, selon toujours les mêmes statistiques, «le taux de chômage des Canadiens noirs (13,1%) était environ 70% plus élevé que celui des Canadiens n’appartenant pas à une minorité visible (7,7%)».
Les répercussions financières, qui sont ainsi plus importantes sur les groupes de minorités visibles, «pourraient nuire à une reprise plus inclusive» selon le point fait sur les répercussions sociales et économiques un an après la pandémie, publié par le gouvernement fédéral en mars 2021.
«Les groupes de minorités visibles continuent d’afficher des taux de chômage plus élevés ; de plus grandes difficultés financières ; une plus grande représentation dans les emplois faiblement rémunérés», indique le même rapport.
En décembre, le taux d’emploi était en hausse chez les Canadiens appartenant à des groupes de population désignés comme minorités visibles (+4,0 points de pourcentage pour atteindre 70,9%) comparativement aux chiffres de l’année précédente.
Le taux d’emploi a augmenté pour la plupart des principaux groupes de minorités visibles, y compris les Canadiens asiatiques du Sud-Est (+8,3 points de pourcentage pour atteindre 68,7%), les Canadiens noirs (+4,5 points de pourcentage pour atteindre 72,1%), et les Canadiens d’origine philippine (+4,0 points de pourcentage pour atteindre 77,7%).
Le taux a peu varié au cours de l’année pour les Canadiens d’origine chinoise (66,5%) (population âgée de 15 à 69 ans; données non désaisonnalisées).
(Source : Le Mois de l’histoire des Noirs 2022… en chiffres, Statistique Canada)
Bilans d’initiatives ontariennes
En janvier dernier, l’Ontario estimait le taux de chômage à 9,3% chez les groupes de la population désignés comme des minorités visibles comparativement à 6,2% pour les autres groupes et les personnes ne s’identifiant pas comme Autochtones
Afin de favoriser l’inclusion des personnes racisées au marché de l’emploi, le gouvernement ontarien a lancé, en 2021, une série d’initiatives avec l’organisme CivicAction dont une table ronde virtuelle sur l’inclusion économique au travail réunissant plus de 100 leadeurs établis et émergents de tous les secteurs, les communautés et les expériences.
Selon Shannon Whitteker, porte-parole du ministre des Affaires civiques et du multiculturalisme de l’Ontario, Parm Gill, «le gouvernement a investi 10 millions$ sur deux ans dans des initiatives nouvelles et améliorées», pour répondre aux mesures identifiées lors de la table ronde.
Cela comprend le fait de «doubler les investissements dans le programme de subventions contre le racisme et la haine (PSRH) et l’introduction d’une nouvelle subvention pour le soutien aux entrepreneurs racisés et autochtones (SERA) qui fournira 5 millions$ en soutien aux femmes entrepreneures et aux Autochtones, aux Noirs et aux autres personnes racisées», précise-t-elle.
De l’avis de Leslie Woo, PDG de CivicAction, «la pandémie de COVID-19 a révélé les disparités existantes dans notre économie et notre société, en particulier pour les personnes autochtones, noires et racialisées».
«Notre travail avec la Direction de l’action contre le racisme du gouvernement de l’Ontario vise à combler cet écart en donnant aux propriétaires d’entreprises et aux employés les outils dont ils ont besoin pour accéder aux talents», explique-t-elle, notant au passage que «l’économie canadienne ne peut être forte que si elle est inclusive».
Selon Shannon Whitteker, le gouvernement de l’Ontario laisse entendre avec satisfaction qu’il est «fier» du travail qu’il accomplit pour «faire progresser l’équité dans la province» et qu’«un changement systémique ne peut se produire du jour au lendemain». Cependant, des experts universitaires semblent avoir un tout autre avis sur la question et demeurent néanmoins sceptiques.
C’est le cas de Mélissa Villella, professeure adjointe en administration scolaire à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) spécialisée dans les communautés minorisées. Elle estime que «de manière générale, les subventions en provenance du gouvernement provincial ou fédéral sont rarement représentatives des besoins réels des organismes à but non lucratif (OBNL)».
«Trop souvent, ce sont des bénévoles ou encore des employés travaillant au sein du secteur communautaire qui travaillent aussi bénévolement pour leur organisme et leur communauté afin de combler le manque à gagner puisque la subvention n’est pas adéquate», note Mélissa Villella.
Elle cite comme exemple «le contexte francophone minorisé de l’Ontario», où «certaines subventions servent à financer des initiatives par des organismes à but non lucratif qui desservent aussi des personnes noires et de couleur».
Ces subventions, affirme l’experte, «couvrent les salaires et les frais d’un nombre très limité d’employés, avec l’exigence, dans ces conditions, que l’OBNL utilise des bénévoles pour offrir un service essentiel à ces populations marginalisées, tel que l’apprentissage d’une langue seconde nécessaire pour pouvoir accéder à un meilleur travail».
Mélissa Villella pense que «cette dernière condition crée des racismes systémiques envers des populations historiquement marginalisées en Ontario, au Canada et ailleurs dans le monde».
Racisme systémique
Mélissa Villella tient à préciser la façon dont elle définit le racisme systémique, en tant que «chercheure blanche d’expression française née au Canada, qui étudie le leadeurship éducatif et le racisme systémique antiNoir en contextes minorisés».
Elle privilégie la définition de Carl James, un chercheur noir et canadien, professeur à l’Université York, pour qui «le racisme systémique est composé de trois niveaux de racisme interreliés et interconnectés, c’est-à-dire que le racisme individuel, le racisme institutionnel et le racisme sociétal forment ensemble le racisme systémique».
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La Loi sur les mesures d’urgence attise les débats aux Communes
En vigueur depuis le 14 février, la Loi sur les mesures d’urgence doit faire l’objet d’une motion au Parlement et au Sénat dans les sept jours, à défaut de quoi elle sera inopérante.
Trois décrets sont entrés en vigueur : l’un pour justifier le recours à la Loi, les deux autres fournissant des détails règlementaires qui permettront aux forces de l’ordre d’user de pouvoirs temporaires pour arriver à bout de la crise.
Alors que la semaine du 21 février devait être une semaine de relâche pour les députés, les dispositions de l’article 58 (2) de la Loi précisent que si la Chambre ne siège pas, les parlementaires seront convoqués pour siéger dans les sept jours suivant la déclaration.
Sous réserve d’être validée par le Parlement, «la déclaration cesse d’avoir effet après trente jours», sauf abrogation ou prorogation, énonce la Loi.
La Loi sur les mesures d’urgence est invoquée pour la toute première fois depuis sa promulgation en 1988. Adoptée par le gouvernement de Brian Mulroney, elle a remplacé l’ancienne Loi sur les mesures de guerre.
Incertitude de l’appui du Parlement
Tout au long de la semaine, le Parti conservateur et le Bloc québécois ont déclaré d’avance qu’ils ne soutiendront pas la motion.
Luc Berthold, chef adjoint et lieutenant politique du Québec du Parti conservateur, a statué la position du caucus en conférence de presse le mercredi 16 février: «On ne l’a pas encore vue, mais ce serait étonnant qu’on change d’avis.»
Quant au chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, il reproche au premier ministre de ne pas avoir circonscrit la Loi géographiquement: «En proposant une loi dont la portée et l’effet vont bien au-delà d’une intervention circonscrite au périmètre de la crise, Ottawa nie la volonté du Québec et ne tient aucunement compte du fait que l’État québécois parvient actuellement, sans intervention du fédéral, à contrôler la situation. Pire encore, Ottawa se donne avec cette loi un laissez-passer pour empiéter dans les juridictions du Québec.»
Le Nouveau parti démocratique (NPD) est le seul parti à avoir déclaré en début de semaine que son parti soutiendra la motion. Sans l’appui de l’un des partis d’opposition, le gouvernement ne pourra plus faire appliquer la Loi qui doit être en vigueur pendant 30 jours et s’expose à un vote de confiance.
Jagmeet Singh a toutefois laissé planer le doute lors d’une conférence de presse le mercredi 16 février : «Nous sommes clairement dans une crise nationale. [Le convoi] est un groupe bien financé, donc on appuie les mesures, mais on a des inquiétudes. Donc on va utiliser les outils qu’on a pour […] s’assurer qu’on met en place les mesures d’une bonne manière. On va écouter les arguments du gouvernement [lors du débat]. On est prêts à retirer notre appui si on doit le faire.»
Il a précisé que ses craintes étaient fondées sur certaines dispositions de la Loi, qui pourraient selon lui être utilisées dans le cadre de manifestations légales, dans le cas des contremanifestants au convoi.
À la Chambre des communes, alors que l’appui du NPD aurait assuré au gouvernement minoritaire le passage de la motion, plus rien n’est certain.
Le centre-ville d’Ottawa a retrouvé son calme habituel le 21 février après l’opération d’évacuation des manifestants qui occupaient le secteur du Parlement depuis le 29 janvier.
La police d’Ottawa, avec les renforts de la GRC, de la Police provinciale de l’Ontario, de la Sûreté du Québec et de services de polices municipaux de l’Ontario ont procédé à l’évacuation des manifestants. Les autorités ont procédé à près de 200 arrestations et ont saisi près de 80 véhicules de passagers et commerciaux pendant l’opération.
En conférence de presse dimanche, les autorités ont annoncé avoir procédé au gel de 206 produits financiers, avoir saisi les adresses de 253 bitcoins partagés avec des échangeurs de monnaie virtuelle et avoir procédé au gel proactif du compte d’un processeur de paiements pour une valeur de 3,8 millions $ par une institution financière.
«L’arme ultime» quand «d’autres outils» étaient possibles
Le Sénat, qui était en pause hivernale, devait être rappelé pour débattre de la Loi le 18 février, mais les débats ont été reportés au 21 février afin d’assurer la sécurité des sénateurs alors que l’opération d’évacuation des manifestants était en cours au centre-ville d’Ottawa.
François Rocher, professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, explique que les débats risquent d’être «un peu plus corsés, car avec les sénateurs indépendants, l’exécutif contrôle moins la nature des débats. Mais nous sommes dans une crise nationale, on verrait mal comment les sénateurs pourraient ne pas entériner la Loi».
Pour le politologue, les critiques à l’égard de Justin Trudeau sont fondées.
«Ce n’est pas tant le fait d’avoir présenté la Loi sur les mesures d’urgence qui est problématique, c’est le fait que le premier ministre canadien, comme le premier ministre de l’Ontario, sont demeurés invisibles pendant la première période [du blocage].»
Le gouvernement fédéral ne serait vraisemblablement pas intervenu si le blocage s’était limité à la ville d’Ottawa, analyse-t-il. «Mais ce qui a été problématique, c’était les appels du pied de Washington pour permettre le transport des marchandises entre les deux pays.»
«Le milieu des affaires s’est mobilisé, il y a eu des usines fermées… Donc le gouvernement s’est senti obligé d’aller plus loin. Justin Trudeau aurait pu inciter la coordination des forces policières des municipalités, de la GRC et de l’Ontario comme ça s’est passé avec cette dernière au pont Ambassador [point de passage important entre le Canada et les États-Unis]. Ça a pris quinze jours avant qu’il pense que c’était peut-être bonne idée que tout le monde se parle», indique François Rocher.
Pour lui, Justin Trudeau avait d’autres outils à sa disposition, «mais M. Trudeau a jugé que son inaction lui coutait cher politiquement et il a voulu marquer un grand coup. Sa portée symbolique est très importante. Il a sorti l’artillerie lourde», note le politologue en référence à la Loi sur les mesures d’urgence.
Un argument repris par Luc Berthold, chef adjoint et lieutenant politique du Québec au Parti conservateur : «Justin Trudeau a préféré utiliser l’arme ultime pour tenter de mettre fin à [la situation], alors qu’il y avait beaucoup d’outils à la disposition et du gouvernement et des forces de l’ordre pour venir à bout de ces manifestations, comme on l’a vu survenir déjà dans les autres parties du pays où il y avait effectivement des [blocages] comme ceux-là.»
François Rocher ajoute que le premier ministre aurait aussi pu demander une injonction à la Cour de l’Ontario. «Contrevenir à une telle injonction produit à peu près les mêmes effets que ce qui est prévu à l’article 19 (e) de la Loi sur les mesures d’urgence. Il peut y avoir des procédures de mise en accusation, par exemple, et on peut faire l’objet d’emprisonnement et d’amendes», assure-t-il.
Le moment de fin des débats au Parlement est incertain. Pour l’instant, Justin Trudeau est «fragilisé» de toutes parts, «notamment au sein du Parti libéral. Peut-être que ça va accélérer la réflexion au sein du parti pour savoir si c’est lui le mieux placé pour aller défendre les couleurs libérales», souligne François Rocher.
L’équilibre a également vacillé du côté des forces policières quand le chef de la police d’Ottawa Peter Sloley a démissionné de son poste mardi, après avoir été critiqué sur sa gestion de la crise.
Dans la foulée, Diane Deans et Carol Anne Meehan, respectivement présidente et conseillère de la Commission de services policiers d’Ottawa, ont été remerciées mercredi.
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Les éditeurs franco-canadiens ont su tirer profit de la pandémie
«Il faut prendre ce résultat avec un grain de sel», avertit le président du Regroupement des éditeurs franco-canadiens (REFC), Stéphane Cormier, également codirecteur général et directeur de la commercialisation aux Éditions Prise de parole de Sudbury.
C’est lui-même qui a écrit à certaines maisons d’édition membres du REFC pour voir si une tendance se dégagerait au niveau des ventes. Huit lui ont répondu.
«Ce n’est peut-être pas une étude scientifique à proprement parler, lance-t-il en riant, mais ça me permet de dire que dans l’ensemble, les maisons d’édition qui ont répondu ont quand même connu une légère augmentation des ventes globalement en période de pandémie.»
Cette hausse n’est pas aussi élevée que celle relevée par Gaspard, le système d’information de la Société de gestion de la Banque de titres de langue française (BTLF), mais Stéphane Cormier note que l’année 2021-2022 s’annonce très bonne en comparaison à 2020-2021 : «Je trouve ça réjouissant», s’enthousiasme-t-il.
Le REFC a d’ailleurs accueilli trois nouvelles maisons d’édition depuis le début de la pandémie : les éditions du Pacifique Nord-Ouest en Colombie-Britannique, Vidacom Publications au Manitoba et les Éditions Terre d’accueil dans l’Est ontarien, dédiées aux auteurs issus de l’immigration.
«Ça démontre un souhait et un intérêt pour que des maisons d’édition s’installent dans des régions périphériques parce qu’il y a des francophones et des gens qui ont des choses à dire, à raconter, et des gens qui ont envie de les publier», conclut Stéphane Cormier.
Le présentiel, entre espoir et incertitude
Du côté du Manitoba, la directrice générale des Éditions du Blé, Vanessa Gaillard, observe pour sa part une hausse des ventes d’environ 7 % entre 2019 et 2021.
Le nombre de publications y est demeuré stable dans les deux dernières années, variant entre six et huit.
La nouvelle directrice, qui est entrée en poste en novembre 2021, espère tout de même que l’année 2022 sera la bonne pour la reprise des évènements en personne, malgré que le Salon du livre de l’Outaouais (SLO) ait annoncé en janvier un format virtuel pour une deuxième année consécutive.
L’annulation de nombreux évènements ou leur tenue en virtuel depuis le début de la pandémie a certainement été l’un des plus grands défis des maisons d’édition.
«Festivals, salons du livre, lancements et causeries où, en général, on fait quand même une certaine part de nos ventes […] en virtuel, c’est plus difficile de vendre des livres», lance Stéphane Cormier.
Vanessa Gaillard prévoit tout de même que «si le présentiel ne peut, à nouveau, pas se faire, on va essayer d’avoir plus de nouvelles virtuelles à propos des livres, des auteurs, d’avoir des vidéos».
La native de France aimerait faire découvrir davantage la francophonie hors Québec : «Peut-être qu’un jour tous les Canadiens sauront qu’on parle français en dehors du Québec! On n’est pas beaucoup, mais on est là», lance-t-elle en riant.
«Les gens sont revenus aux livres»
Pour Stéphane Cormier, la légère augmentation des ventes témoigne tout de même que la perte de revenus liée à l’annulation de deux ans d’évènements a été contrebalancée par des ventes supplémentaires en librairie ou en ligne.
«Sachant que c’était difficile d’aller voir un spectacle de théâtre, d’aller au cinéma ou d’aller voir un show de danse, une des activités culturelles disponibles c’était la lecture», lance le codirecteur de Prise de parole en guise d’explication possible.
C’est également l’hypothèse de Serge Patrice Thibodeau, poète et directeur général des Éditions Perce-Neige à Moncton : «Les gens sont revenus aux livres. Ils se sont tannés des écrans […] et je pense qu’ils ont repris l’habitude d’acheter des livres et de lire, et ça ne devrait pas s’atténuer dans les années à venir. En gros, je suis très confiant en l’avenir… C’est juste qu’on est un peu impatients – c’est comme attendre le printemps!»
Si l’écriture est une activité solitaire, Stéphane Cormier note que l’isolement a pesé sur plusieurs auteurs et autrices après plusieurs mois de pandémie: «À partir du moment où le livre est publié, tu peux voir l’impact que ça a sur les lecteurs et lectrices. Quand pendant deux ans tu n’as pas cette opportunité-là, ça peut être difficile.»
Ce qui manque le plus à Serge Patrice Thibodeau, ce sont les lancements-spectacles traditionnellement organisés par les Éditions Perce-Neige: «Ça fait deux ans qu’on n’a rien pu faire et ça, c’est triste […] On a quand même des idées pour retrouver notre public et en développer d’autres», assure-t-il.
La maison d’édition a fait le choix à la fin 2020 de ne plus s’investir dans les salons du livre virtuels parce que «ça nous demandait autant de temps [que les salons du livre en présentiel] et ça n’avait absolument aucun impact – du moins pour nous», indique le directeur.
La petite équipe n’a pas chômé pour autant : «Ça nous a permis de prendre ce temps-là et de le mettre ailleurs, pour d’autres projets», ajoute-t-il.
Il nomme entre autres un projet de développement des voix émergentes au Nouveau-Brunswick «qui connait un immense succès, ça dépasse même nos attentes».
Livres audios et balados
Depuis quelques années, les Éditions Perce-Neige offrent des livres numériques en français «même si la demande n’est pas là […] C’est tellement un beau produit, quelque chose de fascinant qu’on ne peut pas s’empêcher d’en faire!» lance Serge Patrice Thibodeau.
La maison d’édition planche aussi sur deux séries balados qui seront lancées au mois de mars, mois de la francophonie et de la poésie.
Rien n’égale les librairies
Stéphane Cormier souligne l’importance «que les gens puissent entrer dans une salle puis voir un paquet de livres en français. C’est sûr qu’on peut commander des livres sur Internet facilement aujourd’hui, mais sur plusieurs sites marchands, ce qu’on voit beaucoup c’est une offre en anglais. Beaucoup de Franco-Canadiens sont parfaitement bilingues […] donc l’offre qui nous est présentée, c’est souvent celle-là qu’on retient».
Il estime qu’avoir des points de vente où retrouver facilement de nombreux livres en français — comme la future librairie de la Place des Arts du Grand Sudbury — peut avoir un grand impact sur les habitudes de lecture en français et, ultimement, sur la pérennité des maisons d’édition franco-canadiennes.
«Entouré de livres, c’est là que tu fais des découvertes. Pour moi, c’est primordial qu’il y ait un retour d’une librairie à Sudbury – pour vendre des livres de Prise de parole et d’éditeurs franco-canadiens, oui, mais aussi des livres européens, québécois. Le simple fait de se mettre à lire, ça bénéficie à tout le monde», estime Stéphane Cormier.
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Kids 12 and over can now get 3rd dose
As the pandemic enters its third straight year, all possible measures are being taken to reduce numbers and ensure people stay healthy.
“I encourage all youths between the ages of 12 and 17 to get their booster dose as soon as they’re eligible,” said Dr. Paul Roumeliotis, EOHU chief medical officer of health. “The booster dose not only reduces your odds of getting infected by the Omicron variant, but also protects you from severe sickness if you do get infected. In addition, modelling projects that the higher the number of people vaccinated with the third dose, the better we will be able to move forward with removing pandemic restrictions successfully.”
Individuals must be at least 12 years old at the time of their appointment, and 168 days must have passed since their second dose. Appointments can be made through the provincial booking system at www.Ontario.ca/bookvaccine or by calling the Provincial Vaccine Contact Centre at 1 833 943-3900. The booster can also be received through any participating pharmacy that administers the Pfizer vaccine, or through healthcare providers. Individuals who need assistance or special accommodations can call the EOHU at 1 800 267-7120.
The EOHU is asking that people not try to make appointments if they do not yet qualify, or if it hasn’t been at least 168 days since their second dose.
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Snowmobile ride to support autism research
The inaugural Snowmobile Ride for Autism takes place over the February 26 weekend from the main starting point at the Place 1967 Restaurant in Plantagenet. The rally is part of the Rides for Autuism series of events launched by ASD Prescott-Russell United with last year’s ATV Ride for Autism event.
“With growing interest in our Summer Flotilla and Fall off-road rides, we were asked if we could do something during the winter,” stated Nicole Taylor, one of the co-organizers. “Adding the snowmobile ride was the easy and popular choice.”
The inaugural snowmobile event was supposed to take place over the February 20 weekend but the mild weather that characterized the first half of February resulted in a great deal of snow melt, leaving some trails in uncertain condition. Recent forecasts for heavy snowfall prompted organizers to reschedule the event to the last weekend of February in anticipation of better trail conditions.
The recent heavy snowfall prior to the February 20 weekend has created optimism among organizers for the success of their event as work begins on trail grooming in anticipation of this weekend’s influx of riders.
Details on the ride, including final date and start time is the website, www.RidesforAutism.ca, which will also have information on other events taking place during the ride, such as a scavenger hunt for landmarks and “bonus items” hidden along the trails for riders to find. Start time for the event is 9 a.m. from the Place 1967 Restaurant and the end-of-ride awards ceremony will take place at 3 p.m. at that same location.
Participants in the event are encouraged to raise donations for Autism Ontario for support of its East Region programs for children and youth with autism. Participants are also encouraged to post photos on social media of their riding group and adventures on the trails to help promote public aweareness of autism.
“As we’re organizing these events,” stated Paul Taylor Sr., co-organizer, “we find great support in the business community, which is sponsoring great prizes to be won and valuable (support) services.”
He noted that Maximum Powersports and Sylmar Auto Ville are two key sponsors for the Ride for Autism series.
Riders who wish to take part in this weekend’s event can contact the Taylors at 613-371-4440 for information or go the Snowmobile Ride for Autism Facebook page.
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La cimenterie Colacem un enjeu électoral dans Glengarry-Prescott-Russell
En 2020 le premier ministre Doug Ford a annulé le projet d’une carrière à Milton parce que les gens et les représentants politiques locaux n’en voulaient pas.
Dans une lettre au premier ministre de l’Ontario datée du 23 novembre dernier, le conseil du Canton de Champlain lui demandait de révoquer ne serait-ce que temporairement l’approbation du projet de cimenterie Colacem près du village de L’Orignal. Temporairement du moins jusqu’à ce que des experts indépendants puissent compléter une nouvelle étude portant sur les effets cumulatifs que cette cimenterie pourrait avoir sur la qualité de l’air. Il faut bien rappeler que depuis plusieurs années ce projet fait l’objet de l’opposition d’une bonne partie des résidents du canton.
Voici ce qui a motivé le conseil de Champlain à écrire cette lettre au premier ministre. En juillet 2020 Doug Ford avait déclaré ce qui suit au sujet de la carrière de Campbellville à Milton dans la grande région de Toronto…«Je ne suis pas en faveur de la carrière de Campbellville. Je crois qu’il faut gouverner pour le peuple. Et quand le peuple ne veut pas quelque chose, on ne le fait pas. C’est simple. Je sais que le maire n’en veut pas, personne n’en veut. Je n’en veux pas. Nous allons nous assurer que cela n’arrive pas d’une manière ou d’une autre».
Dans sa lettre du 2 décembre dernier au canton de Champlain, Doug Ford s’est contenté de répondre qu’il avait demandé à son ministre de l’environnement Dave Pacini de s’en occuper. Dans une lettre au conseil de Champlain le 6 janvier ce dernier a simplement rappelé que le Tribunal d’appel de l’aménagement local avait déjà statué que la cimenterie une fois construite et en opération ne devrait pas avoir d’effets négatifs sur l’environnement. Une réponse qui aura eu l’effet d’une douche froide. «C’est clairement 2 poids, 2 mesures déclare André Roy, un conseiller du quartier de L’Orignal dans le canton de Champlain. Le premier ministre quand c’est près de chez lui évidemment ça le touche beaucoup plus. Mais quand c’est dans l’Est ontarien où en fait la députée a changé de parti, ce n’est pas une priorité pour lui». D’autant plus qu’à L’Orignal estime le conseil du Canton de Champlain, ce n’est pas d’une simple carrière dont il s’agit, mais bien d’une cimenterie qui propose de fabriquer 1,160,000 tonnes métriques de poudre de ciment par année.
«Monsieur Ford fait constamment des déclarations, mais ses bottines peuvent très rarement suivre ses babines, réagit la députée libérale de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard. L’été dernier, nous avons monté un dossier solide pour demander au ministre de l’Environnement et au gouvernement de rouvrir le dossier de l’approbation du projet Colacem. Le gouvernement Ford nous a refusé de même réévaluer le dossier, mais je continuerai à pousser pour que ça se réalise. – C’est un dossier avec des répercussions trop importantes pour notre région, pour notre santé, pour notre qualité de vie ».
Et à peu de choses près, c’est aussi ce que le candidat progressiste-conservateur de la circonscription Stéphane Sarrazin affirme qu’il entend faire… «Je n’en ferai pas une promesse électorale parce que je déteste les gens qui promettent des choses qu’ils ne peuvent pas livrer. Mais je peux dire que je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir que je sois élu ou non, pour essayer de représenter les gens de Champlain qui n’en veulent pas. Je ne connais personne qui dit la vouloir cette cimenterie de Colacem ».
Par ailleurs, tant André Roy qu’Amanda Simard et Stéphane Sarrazin reconnaissent que ce qui contribue à brouiller les cartes dans ce dossier, c’est le fait que le conseil des comtés-unis de Prescott et Russell s’était déjà prononcé en faveur du projet de cimenterie de Colacem. Le Nouveau parti démocratique n’a pas encore choisi de candidat ou de candidate en prévision des élections.
Par ailleurs le conseiller André Roy, la députée libérale Amanda Simard et le conservateur Stéphane Sarrazin s’attendent à ce que cette affaire devienne un enjeu important, voire majeur durant la campagne dans Glengarry-Prescott-Russell pour les élections provinciales du 2 juin.
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Riverest nommé meilleur nouveau restaurant
Les 2022 Ottawa Awards, les plus grands prix du choix des gens à Ottawa, ont décerné au Riverest Marina and Restaurant de L’Orignal le titre de meilleur nouveau restaurant. Le restaurant a été mis en nomination au début de janvier et on a annoncé les gagnants le 3 février dans le magazine Faces, la principale publication mensuelle d’Ottawa.
Le restaurant Riverest a ouvert ses portes le 23 juin 2021 et, malgré une première année difficile marquée par les fermetures en raison de la pandémie de la COVID-19 COVID-19, le vote en ligne a placé l’établissement en tête de la catégorie du meilleur nouveau restaurant en un mois seulement. En seulement trois semaines, la popularité du restaurant l’a placé au-dessus de toutes les autres nominations aux yeux de la population. André Chabot, copropriétaire du restaurant, a déclaré que le soutien de leurs clients signifie encore plus pour eux que le prix.
« C’est Riverest qui doit remercier et féliciter la communauté », a déclaré André Chabot, qui possède l’établissement avec sa partenaire Alexandra Quester. » Nous ne savons pas qui nous a nominés, mais nous savons que pour gagner, il faut que vos clients et votre communauté votent. »
Le restaurant a heureusement eu plus de chance de recruter de nouveaux employés au cours des derniers mois. Mme Chabot attribue ce succès à l’emplacement du restaurant au bord de la rivière et à son excellente cuisine, qui attire plus que jamais l’attention.
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La Police provinciale de l’Ontario recherche un homme disparu à Hawkesbury
Sébastien Villeneuve, qui peut aussi être surnommé « Midget », a été vu pour la dernière fois le 10 janvier lorsqu’il a quitté la maison d’un ami sur la rue Nelson à Hawkesbury. Il est décrit comme un homme blanc, mesurant environ 160cm (5’3 ») et pesant 54kg (120lbs), avec des cheveux bruns et des yeux bruns. Ses cheveux sont plus longs la photo date de 2015, et on pense qu’il est toujours dans la région de Hawkesbury.
Toute personne en contact avec Sébastien Villeneuve ou ayant des informations concernant ses allées et venues est priée d’appeler la Police provinciale de Hawkesbury au 1-888-310-1122. Si vous souhaitez garder l’anonymat, vous pouvez appeler Échec au crime au 1-800-222-8477 (TIPS), où vous pourriez être admissible à une récompense en argent pouvant atteindre 2 000$.
