Catégorie : Autres – Others

  • Designer tips for your laundry room

    Designer tips for your laundry room

    Functionality first

    Before you decide to experiment with colours and various textures, you’ll want to think of the main tasks you need to complete while in this space. The number one request designers get asked when upgrading a laundry room is counter space. Whether you add a flat surface on top or beside the machines, having a clean, large expanse to spread out and fold laundry is a must.

    Multipurpose fixtures

    The laundry room is now used for much more than washing and drying clothes, and is becoming the cleaning hub for the entire home. We’re seeing larger, raised sinks installed with shower fixtures for dog washing, full-sized showers to clean up before entering the rest of the house and, of course, storage for the mudroom.

    Space-saving appliances

    There’s an increasing demand to bring full-size capacity laundry units to compact spaces, which is exactly what the LG WashTower is designed for. The sleek single unit is shorter than conventional stacked units, allowing it to fit into nearly any laundry space. Unlike conventional stacked pairs, the control panel is perfectly positioned to be easy to reach, with both washer and dryer controls in the middle of the set.

    Have fun and personalize

    Treat your laundry room like any other room in your home. Update floors with attractive luxury vinyl, then decorate with a colourful rug, hardy plants and cheerful art. To brighten up the space, move your laundry room to a sunny area in the house for natural lighting. If that’s not an option, recessed lights on dimmers are a great solution that let you set the ambience.

    Add entertainment

    The laundry room can even appeal to your sense of sound. Wireless audio speakers fit into the palm of your hand, taking no space at all. So, bring music or audio books with you while folding the laundry or waiting for the spin cycle to finish.

    Find more information at lg.ca.

  • Il peut être facile de soutenir les entreprises locales

    Il peut être facile de soutenir les entreprises locales

    Il est important de les soutenir pour votre collectivité et votre économie locale. Si vous cherchez à aider les petites entreprises de votre communauté, veuillez prendre en considération ces méthodes simples et gratuites.

  • Easy DIYs that instantly transform any space: 3 projects you can do in a weekend

    Easy DIYs that instantly transform any space: 3 projects you can do in a weekend

    Elevate your home in just one weekend with these easy DIY projects inspired by Sharon Grech, Benjamin Moore colour and design expert.

  • Le minimalisme japonnais à la rencontre du chic scandinave : la tendance de 2021

    Le minimalisme japonnais à la rencontre du chic scandinave : la tendance de 2021

    Créez un espace à la fois simple et raffiné en adoptant cette approche de design, et suivez les conseils de Sharon Grech, spécialiste de la couleur et du design pour Benjamin Moore.

  • Une année «pas formidable» pour le sirop en Ontario

    Une année «pas formidable» pour le sirop en Ontario

    Tous les producteurs s’entendent pour dire que les quantités de sirop produites sont moindres cette année. Selon les rapports hebdomadaires de Ontario Maple Syrup, la saison 2021 aura été courte et la production de sirop a diminué dans toute la province. L’ampleur de cette diminution varie grandement selon les producteurs : de 10% à 80% moins de sirop que l’an dernier.

    Pour Fernand Séguin, président de l’Association des acériculteurs francophone de l’Ontario (AAFO) et propriétaire d’une érablière de 1 000 entailles à la chaudière à Hammond, le constat est le même: «Pour moi et plusieurs acériculteurs, on a tous un consensus que ce n’était pas une année formidable. La plupart ont fait entre 50 et 75% de leur production annuelle moyenne.»

    Chez le producteur, on note une perte comme chez la majorité des acériculteurs. «Avec 1 000 entailles, j’ai fait 500 litres. Pour moi, c’est beaucoup moins. Normalement, je fais de 700 à 900 litres», explique le président d’association.

    Chez Ivan Garland de Garland Sugar Shack à Vars, on entend le même discours : «C’était une année difficile, très différente. Comme quantité, on a fini avec à peu près 25% de moins que l’an dernier», se console-t-il sachant qu’il y en a qui ont connu de plus grandes pertes.

    L’acériculteur s’attendait, à l’inverse, à récolter 25% de plus que sa production annuelle moyenne cette année, grâce aux améliorations qu’il a faites dans son système. Il raconte ainsi que le déficit est probablement moins grand avec ses 5 000 entailles à la tubulure en raison de ses nouvelles améliorations. 

    Température inadéquate

    La saison a débuté dans les normalités, mais Fernand Séguin souligne qu’elle s’est terminée plus tôt qu’à l’habitude: «En temps normal, on va aller jusqu’à la deuxième semaine d’avril, ce qui ne s’est pas produit cette année et la température a joué beaucoup dans la production.»

    Les nuits étaient beaucoup trop froides en début de saison, tandis qu’à la fin elles ne l’étaient pas assez.

    Ivan Garland de son côté souhaitait une tempête : «J’écoutais la météo et les gens disaient “oh, il va faire 20 degrés et ensuite 22.” […] Tout le monde était heureux avec l’été, le beau temps, mais nous autres, on croisait les doigts et on espérait une petite tempête de neige.»

    Pour les cabanes plus au nord de la province, la différence de quelques degrés aura été favorable, leur accordant des nuits plus froides.

    Les cabanes à sucre avec les systèmes de tubulures ont aussi pu retirer un peu plus d’eau que celles à la chaudière, plus affectées par les variations de température.

    Eau moins sucrée

    «Il y a une chose que tout le monde a été d’accord, c’est que l’eau d’érable était moins sucrée», explique le président de l’AAFO.

    Il précise: «Normalement, la quantité de sucre se retrouve entre deux et trois Brix en moyenne […]. Mais cette année, il y avait beaucoup d’eau en bas de deux Brix.»

    Un acériculteur a même confié à Fernand Séguin qu’il avait un Brix et qu’il était chanceux d’avoir l’osmose inversée. «Un Brix, je n’avais jamais entendu ça! C’est peut-être normal au début la première coulée de la saison, mais en pleine saison, un Brix c’est vraiment exceptionnel», souligne-t-il. 

    Couleur plus foncée

    Fait intéressant, cette année si vous achetez votre sirop d’un producteur local, il sera probablement plus foncé. Bien que la couleur n’affecte pas le gout et que le sirop demeure d’une excellente qualité, tous les producteurs à qui nous avons parlé durant la saison avaient la même remarque: «J’ai eu la même chose, raconte Fernand Séguin, je n’ai pas eu beaucoup de sirop doré. La plupart sont ambrés, et certains sont classés à foncé. […] Même s’il est ambré ou foncé, il a un très bon gout, c’est juste qu’il n’est pas aussi clair que d’habitude.»

    L’une des raisons, selon le président de l’AAFO, serait l’eau d’érable qui n’était probablement pas assez sucrée. Cela requiert plus de bouillage même pour des gens avec des systèmes d’osmose. Cette situation n’affecte toutefois pas la qualité du produit.

    Moins de sirop pour un marché plus affamé

    La demande pour le sirop d’érable demeure toujours aussi forte. On s’entend même pour dire, chez les deux acériculteurs de Hammond et Vars, que la demande est plus élevée depuis deux ans.

    «La production que j’ai faite est pratiquement déjà toute vendue. Je crois que les gens, en fait, depuis deux ans, veulent plus de sirop. Les clients qui achetaient 2-3 litres en achètent maintenant 5-6 litres», précise Fernand Séguin.

    Ivan Garland remarque aussi une hausse dans les commandes: «Il y a une grosse demande, car les gens mangent à la maison ; les ventes ont monté de partout.» Effectivement, les gens cuisinent plus depuis le confinement et le début de la pandémie de COVID-19 et en veulent plus.

    Monsieur Garland résume la saison en ajoutant un point: «Ce n’est pas le fun d’avoir moins de produits à vendre quand il y a une plus grosse demande.» Ainsi, les producteurs espèrent pouvoir se rattraper l’an prochain et avoir droit à une meilleure saison.

  • Lourdes pertes pour les études autochtones en Ontario

    Lourdes pertes pour les études autochtones en Ontario

    En annonçant la fin de sa fédération avec les universités de Sudbury, Thornloe et Huntington le 1er avril dernier, l’Université Laurentienne a de facto fragilisé les programmes des universités fédérées, dont le programme d’études autochtones de l’Université de Sudbury (UdeS). 

    Dans un courriel envoyé le 16 avril, les communications de l’Université Laurentienne indiquent effectivement que six cours sur les 65 offerts par le programme d’études autochtones de l’UdeS seront transférés de manière temporaire à la Laurentienne dès le 1er mai, pour le trimestre du printemps exclusivement.

    Le principal objectif est de permettre aux quelque 140 étudiants du programme de poursuivre leurs études à distance avec l’Université Laurentienne. Pour le moment, aucune indication n’a été donnée pour la suite des choses.

    Le programme d’études autochtones de l’Université de Sudbury a été créé en 1975, au prix de nombreux efforts, par plusieurs pionniers dont le Dr Jim Dumont, la Dr Edna Manitowabi et le Dr Ed Newbery-ba.

    Un héritage fragile

    Tasha Beeds, professeure associée au programme d’études autochtones de l’Université de Sudbury, considère que la disparition de celui-ci viendrait détruire près d’un demi-siècle de travail : «L’un des deux programmes fondateurs d’études autochtones de l’ile de la Tortue [l’Amérique du Nord] est coupé par des processus unilatéraux qui démantèlent un héritage vieux de 50 ans, créé par certains de nos ainés autochtones les plus estimés, détenteurs de connaissances, universitaires et leadeurs communautaires.»

    La professeure croit qu’elle devrait recevoir la confirmation de la fin de son contrat avec l’Université de Sudbury d’ici la fin du mois.

    Profondément blessée, elle explique qu’elle avait le sentiment d’apporter quelque chose au programme d’études autochtones: «Je suis une femme autochtone de couleur, activement connectée aux communautés autochtones en tant que Midewiwin Kwe et water walker. J’ai un baccalauréat spécialisé en études autochtones et en anglais, une maitrise avec distinction en études autochtones et en études canadiennes, et je termine tout juste mon doctorat en études autochtones après un congé.»

    Le terme water walker a été attribué en premier lieu à Jospehine Mandamin, ainée anichinabée, défenseure des droits relatifs à l’eau, commissaire en chef des eaux de la Nation anichinabée. Elle a apporté une contribution importante aux peuples autochtones, au Canada et au monde en tant que «grand-mère marcheuse d’eau».

    [VIDÉO YOUTUBE : https://youtu.be/berOh2DFYl0]

    Ses marches autour des Grands Lacs ont suscité une prise de conscience quant au besoin urgent de lutter contre la pollution de l’eau et sur la question de l’eau contaminée sur les réserves autochtones du Canada. Tasha Beeds a participé à ces marches.

    L’absence de perspectives autochtones décriée

    Dans son courriel annonçant le transfert de six cours d’études autochtones, l’Université Laurentienne s’engage, après le trimestre du printemps, à faire en sorte «qu’environ 140 étudiants déjà inscrits au programme d’études autochtones à l’Université de Sudbury aient accès à des cours enracinés dans les perspectives autochtones déjà offerts par la Faculté des arts de la Laurentienne dans diverses disciplines».

    Dans une lettre publiée dans Anishinabek News, Mary Ann Corbiere, qui enseigne à l’Université de Sudbury depuis plus de 30 ans, dénonce le manque de cohérence et la perte d’authenticité de la culture autochtone dans le transfert des cours vers l’Université Laurentienne.

    «Les cours de l’Université Laurentienne désignés comme “cours à contenu autochtone” sont vraisemblablement ce que [le recteur de l’Université Laurentienne, Robert Haché] pense être “enracinés” dans les perspectives autochtones. Ces cours font partie des exigences pour obtenir un baccalauréat ès arts; les étudiants doivent compléter au moins six crédits ayant cette désignation. Un cours obtient cette désignation s’il contient simplement 50 % de “contenu autochtone”», souligne-t-elle.

    Mary Ann Corbiere déplore que, dans ce contexte, les professeurs n’aient pas besoin de se spécialiser en études autochtones pour que le cours soit désigné. Il s’agit d’une grande perte selon elle.

    «Aux yeux des communautés autochtones, ce sont les professeurs autochtones qui fournissent le plus de renseignements sur nos histoires, nos cultures, etc.», assure-t-elle.

    Selon elle, l’expérience partagée pendant les cours par les professeurs autochtones permet une transmission plus forte des traditions, de la culture, des langues et de l’histoire.

    Des étudiants songent à continuer ailleurs

    En tant que chercheuse, Mary Ann Corbiere a réalisé un travail titanesque pour créer un dictionnaire de la langue Nishnaabemwin. Pendant des années, elle est allée à la rencontre d’ainés qui l’ont aidée à documenter et consigner le vocabulaire dans un ouvrage.

    La professeure craint désormais que les cours autochtones ne présentent qu’un point de vue «superficiel» des communautés autochtones.

    Une affirmation qui résonne chez l’étudiante Page Chartrand. Pour elle, qui était jusqu’à présent étudiante en 2e année en études autochtones à l’UdeS, le programme axé sur les «perspectives autochtones» que propose la Laurentienne risque de «diluer» le contenu autochtone enseigné.

    La Laurentienne lui propose deux cours à partir du 1er mai. «Ce n’est pas le même enseignement, assure la jeune fille. Il y a un “contenu autochtone”, mais j’ai peur, car si ces cours sont enseignés par des personnes qui n’ont pas d’expérience dans la façon d’enseigner, ça peut être traumatisant pour nous, précise l’étudiante anishinaabe kwe. En plus, la Laurentienne a décidé du remplacement de ces cours sans consulter qui que ce soit. Nous sommes choqués.»

    Page et son meilleur ami Connor Lafortune, de la Première Nation Dokis et inscrit dans le même programme, évaluent la possibilité de migrer vers l’Université Nipissing à North Bay, qui offre un programme d’études autochtones qui leur convient mieux.

    Les deux amis se rejoignent sur le fait que ce programme [à l’UdeS] n’était pas qu’un programme: pour eux, c’est une famille, «une vie. Nous sommes en deuil, pour nous, pour nos professeurs», explique Page Chartrand.

    L’étudiante raconte que certains professeurs ont changé sa vie. Elle craint désormais que la manière de transmettre les savoirs diffère à la Laurentienne si les professeurs ne sont pas issus de la culture autochtone.

    Des appels à l’action virtuels

    À la suite de toutes les annonces, qui ont choqué professeurs et étudiants du programme d’études autochtones de l’Université de Sudbury, des professeurs et des personnes issues du monde l’éducation ont lancé un appel virtuel à l’action sur Zoom pour toutes les personnes autochtones œuvrant dans l’éducation autochtone.

    Ce rassemblement virtuel avait un seul but : penser ensemble à ce qu’il était possible de faire pour «reprendre le contrôle sur notre éducation», comme l’ont mentionné plusieurs participants.

    Certains ont partagé leurs expériences pour rappeler que ce qu’ils appellent la «Western education» n’est pas forcément celle qui leur est la plus bénéfique, puisqu’elle a des relents d’«institutions d’éducation coloniale».

    Tasha Beeds a cité les paroles de Jim Dumont, l’un des piliers fondateurs du programme d’études autochtones de l’Université de Sudbury, pour appeler à l’action:

    «À moins que nous ne créions nos propres établissements d’enseignement, nos propres collèges, nos propres universités, nos propres programmes de maitrise et de doctorat basés sur nos propres enseignements, nos propres traditions et notre façon de penser, notre vision ne peut pas être pleinement réalisée.»

    Ces paroles ont trouvé leur écho lors de l’appel à l’action, alors que la création d’une université par et pour les Autochtones a été l’un des objets de la discussion. L’Université de Sudbury et des membres des Premières Nations sont actuellement en contact pour mettre sur pied un tel projet, dans un avenir rapproché.

  • Sir John, parmi les brasseries québécoises les plus en vues

    Sir John, parmi les brasseries québécoises les plus en vues

    Ils sont en lice, tout comme les quatre autres entreprises d’Argenteuil présentée précédemment pour remporter le Concours OSEntreprendre, dont le gala virtuel se tiendra le jeudi 29 avril.  

    Il y a le patriarche Serge Dupras, un jeune routier dans le monde de l’entrepreneuriat qui a fabriqué et usiné la nouvelle machine à canner; il y a Joël Dupras, le fils de Serge, l’ancien «skater» graphiste qui ne pourra jamais renier son père: il y a Jean-François Nolin, le seul gars d’ailleurs  qui s’occupe des chiffres et des subventions (à cause de lui, tout balance) et il y a Maxime Hébert, celui qui maitrise Instagram comme personne, l’artiste, le réalisateur, qui a d’ailleurs remporté un Gémeau pour sa réalisation d’un spécial du magicien Luc Langevin.  

    Ils sont à eux quatre la version comté d’Argenteuil des quatre mousquetaires formant une équipe de feu.  «On a chacun nos forces, souligne Maxime Hébert, d’entrée de jeu. Tout le monde ici a envie de venir travailler, tout le monde parle de la place comme la leur. L’ambiance fait notre force.» Mentionnons la contribution du brasseur en chef, Maxime Burns, qui revient d’un voyage de ressourcement dans l’ouest canadien. 

    Cette belle aventure a commencé le 4 juillet 2019, le jour même de la fête des Américains, tel le premier habitant de Lachute Sir John Johnson, qui est venu s’établir ici autour de 1813 d’où le nom de la brasserie.  Visant à mettre en lumière des entreprises qui se sont démarquées par leur qualité, leur développement et leur impact positif sur la communauté, les entrepreneurs ont de quoi être fiers, malgré les embuches reliées à la pandémie les forçant à fermer leur salle à manger.   

    Ils sont reconnus en moins de deux ans par leur pair pour la qualité de leurs produits et l’engouement des amateurs de bière de partout au Québec n’est pas négligeable puisque leurs produits s’envolent souvent en moins de 24 heures les jeudis après-midi. Difficile de trancher à savoir quelle bière sur leur trentaine de produits différents est leur préférée.  Comme Guy A Lepage à tout le monde en parle, c’est une question qui tue!!!  Maxime, super généreux, confie : «la juste ciel !» Mais semble-t-il que les bières aux fruits, les smoothies, font aussi fureur, surtout qu’elles sont moins longues à produire. 

    De leur succès et, surement, du temps laissé par le vide en salle, a déjà permis aux quatuors de nouveaux agrandissements de plus de  3000 pieds carrés environ.: «Nous pourrons brasser cinq fois plus qu’auparavant! Cet agrandissement est plus que la bienvenue étant même nécessaire, on prévoit manquer de place encore dans pas très longtemps!, avance Joël Dupras.  Chaque brassé est vendue jusqu’à la dernière goutte!» 

    Les lancements, qui ont souvent lieu les jeudis, amènent des amateurs de partout soulignant le génie du groupe, qui ont collaboré entre autres avec Boréale deux fois, Brewskey, Bas Canada, Messorem, Kanhawake et Wood brothers  des brasseries dont la réputation n’est plus à faire. Aux dires des entrepreneurs et du brasseur, la collaboration entre eux est instantanée.   «Mais on garde nos recettes secrètes !», d’insister Maxime Burns, le brasseur. Ils ont maitrisé avec brio les réseaux sociaux, le nerf de la guerre dans ce domaine. Leur image corporative et leur facture marketing sont professionnelles, démontrant leur côté créatif et leur savoir-faire.  

    Plusieurs images sur leurs canettes sont des œuvres d’artiste du comté d’Argenteuil, dont la peintre Jessica Peter et Jacques Charbonneau de Pointe au chêne, entre autres. «La terre c’est notre BRO.  Fais attention à ta peau», leur marque de commerce a séduit. Ils font aussi remarquer que depuis l’ouverture à cause de la sacrosainte pandémie, ils n’ont été ouverts pour consommation sur place que quatre mois au total… Ce qui est désolant, mais fascinant, alors que leur capacité d’adaptation a été la clé de la solution. Ils sont aussi très actifs au niveau de la marchandise à vendre qui représente la brasserie.  La dernière trouvaille, un skateboard de bois à l’effigie de la brasserie. 

    À la base, les gars, des amis de l’adolescence, sont des fanatiques de bières. Ils ont d’ailleurs fait plusieurs «road trip» dans l’État du Vermont aux États-Unis, leurs principales source d’inspiration avant d’ouvrir leur commerce à Lachute. Ils ont visité plusieurs microbrasseries de plusieurs petits bleds perdus avant de se lancer. Comme le soulignent en coeur Joël et Maxime, pour travailler dans ce domaine, il faut être nécessairement passionné. «Si vous faites ce métier seulement pour l’argent, vous ne ferez pas long feu!», assurant que le nombre d’heures de travail ne doit pas être compté et que les normes du Québec en matières de salubrité dépasse l’entendement.  D’une certaine façon, ils ont trouvé là une vocation parce que autant Maxime, Joël que Jean-François occupent aussi un autre emploi.  

    Si Sir John lui-même traversait le temps pour venir prendre tranquillement une bière sur la terrasse à la brasserie qui porte son nom, aucun doute, tout comme les lachutois, il en serait fier!  

     

  • Les 45 ans et plus ont accès à AstraZeneca

    Les 45 ans et plus ont accès à AstraZeneca

    Pour le site de vaccination de Lachute, 3 032 plages de rendez-vous et sans rendez-vous étaient disponibles, mais uniquement 2 761 ont été prises.  Selon Julie Lemieux-Côté, relations médias du CISSS des Laurentides, la population qui se rend dans nos sites de vaccination partage que de bons commentaires concernant l’organisation, la logistique et le déroulement de leur visite. 

    À ce jour 38 000 doses de vaccin du AstraZeneca en collaboration avec Covishield marque Pharmaceutique ont été administrées dans la région des Laurentides depuis le début de la campagne de vaccination.  Hier, un 1er décès d’une québécoise de 54 ans a été constaté des suites d’une trombose. 

    Le nombre de cas confirmé dans Argenteuil est diminué à 17 rendant les efforts collectifs tangibles.  La population demande de plus en plus des allégements afin de retrouver un style de vie plus normal, surtout que la vaccination va bon train au Québec.  

    Depuis le début de la pandémie, nous avons eu 817 cas confirmés. Vous pouvez consulter le site santelaurentides.gouv,qc,ca pour plus de renseignements. 

     

    Barrage au pont du Long-Sault 

    En ce qui a trait aux barrages frontaliers entre l’Ontario et le Québec, plus précisément au pont du long Sault, Marc Tessier, agent d’information de la Sureté du Québec, indique qu’il y a environ 10% des gens qui se sont fait refuser l’accès.  Aucun bilan officiel ne sera donné. M. Tessier indique toutefois que les mesures prises par les deux palliers de gouvernement pour limiter la propagation du virus d’une province à l’autre semble bien acceptée et respectée par les citoyens et il en retire un bilan positif. 

    En plus des barrages, des vérifications et contrôles sporadiques sont toujours effectués dans la région par la SQ, dont dans des résidences privées.  

    Rappelons qu’en Ontario, l’ordre de rester à la maison demeure jusqu’au 24 mai en raison du nombre de cas élevés. Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario a enregistré une baisse du nombre de cas au cours du weekend, mais le nombre d’hospitalisations et d’unités de soins intensifs est resté relativement stable passant de 29 à 34. Des 357 cas actifs dans la région de l’est ontarien, 155 se trouvaient dans les communautés de Prescott-Russell, dont 62 à Clarence-Rockland, 22 à Alfred-Plantagenet, 19 à Russell, 15 à Casselman, 13 à Hawkesbury, 13 à La Nation, 11 à Champlain et 0 à Hawkesbury Est. 

     

  • Un Plan d’action fédéral LGBTQ2 qui s’élabore dans l’ombre

    Un Plan d’action fédéral LGBTQ2 qui s’élabore dans l’ombre

    Le tout a débuté le 28 novembre 2017, lorsque le premier ministre, Justin Trudeau, a présenté des excuses officielles devant la Chambre des communes aux Canadiens LGBTQ2.

    Le budget 2017 avait d’ailleurs réservé 3,6 millions$ sur trois ans pour créer le Secrétariat LGBTQ2, suivi de 1,2 million$ dans le budget 2019 pour l’année financière 2020-2021.

    Ces informations proviennent de Patrimoine canadien, qui depuis le 20 novembre 2019 chapeaute le Secrétariat LGBTQ2, anciennement sous l’égide du Bureau du Conseil privé.

    C’est également la date à laquelle est entrée en poste la ministre de la Diversité, de l’Inclusion et de la Jeunesse, Bardish Chagger. Sa lettre de mandat de 2019 stipule qu’elle devra notamment «poursuivre le travail du Secrétariat LGBTQ2 pour promouvoir l’égalité des personnes LGBTQ2» et «consulter les représentants de la société civile des communautés LGBTQ2 afin de jeter les bases d’un plan d’action LGBTQ2 qui orienterait le travail du gouvernement fédéral sur les questions importantes pour les Canadiens LGBTQ2».

    Ainsi, la ministre Chagger a lancé le 27 novembre 2020 un sondage national LGBTQ2 comme première étape vers la mise sur pied d’un Plan d’action fédéral LGBTQ2. Le sondage cible des domaines tels que l’emploi, les soins de santé, le logement, l’itinérance et la sécurité pour fournir une base de travail au gouvernement concernant les réalités et expériences quotidiennes des personnes LGBTQ2. L’exercice a pris fin le 28 février 2021 et le Secrétariat LGBTQ2 estime que plus de 22 000 répondants y ont participé.

    Dans sa lettre de mandat supplémentaire datant du 15 janvier 2021, le premier ministre demande à la ministre Chagger d’«achever rapidement l’élaboration d’un plan d’action LGBTQ2 qui orientera le travail du gouvernement fédéral sur les priorités des Canadiens LGBTQ2».

    Un sondage sans consultation des organismes

    Malgré des demandes répétées, le Secrétariat LGBTQ2 n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de Francopresse.

    Le bureau de la ministre Chagger nous a pour sa part renvoyés à Patrimoine canadien, où la demande d’entrevue de Francopresse a été déclinée. Patrimoine canadien a cependant répondu à quelques questions par courriel.

    Du côté des organismes et experts consultés par Francopresse, on explique être très enthousiaste par rapport à ce tout premier plan d’action pancanadien pour les communautés LGBTQ2. Chez certains, cet espoir est toutefois teinté de la déception de ne pas avoir été consultés dans l’élaboration du sondage lancé le 27 novembre.

    «On l’a appris la journée d’avant. On était surpris – pas nécessairement qu’il y aurait un questionnaire, mais surpris qu’on l’apprenait aussi tard et qu’on n’avait pas eu la chance de participer au développement du questionnaire, à la priorisation des questions. C’est du feedback qu’on a donné directement au Secrétariat, qu’on aurait vraiment apprécié [d’être consultés] et qu’on était déçus de ne pas avoir eu la chance de participer plus tôt», explique Emmett Lamarche, directeur général du Réseau Enchanté.

    Cet organisme est «un réseau national qui relie et soutient plus de 120 centres de fierté et organisations de services 2SLGBTQ au Canada», dont certains organismes francophones ou bilingues comme le Comité FrancoQueer de l’Ouest (CFQO), le GRIS Acadie, FrancoQueer en Ontario, Fierté Clare Pride en Nouvelle-Écosse et de nombreux organismes québécois.

    Emmett Lamarche indique qu’à sa connaissance, aucun des organismes avec lesquels collabore le Réseau Enchanté n’a été consulté dans l’élaboration du sondage.

    Même son de cloche du côté du Comité FrancoQueer de l’Ouest: «Moi, je n’étais pas au courant jusqu’à ce qu’on reçoive votre demande d’entrevue», indique Alodie Larochelle, qui est à la direction des membres jeunesse au conseil d’administration (CA) de l’organisme.

    Elle nuance toutefois en indiquant que les membres du CA sont bénévoles et que l’organisme a eu une période sans employé: «[On a probablement] eu des millions de courriels à ce sujet [qui auraient] été vérifiés par quelqu’un, mais pas par moi personnellement.»

    Au Conseil québécois LGBT (CQ-LGBT), la directrice générale, Ariane Marchand-Labelle, indique que plusieurs organismes canadiens auraient été informés du processus avant la publication du sondage, mais qu’elle-même ne l’avait pas vu avant le 27 novembre 2020.

    «Rien par rapport à nous sans nous»

    Emmett Lamarche, du Réseau Enchanté, s’inquiète du fait que le sondage n’ait été accessible que via le Web. «On sait que, dans les populations de personnes en situation d’itinérance, il y a davantage de personnes qui s’identifient comme de la diversité sexuelle et de genre. Leur voix est aussi importante que la voix de n’importe qui d’autre, comment est-ce qu’on peut s’assurer qu’eux aussi aient accès à ce sondage? Il n’y avait pas nécessairement de réponse pour moi.»

    Il indique que si le Réseau Enchanté l’avait su d’avance, «on aurait pu parler avec nos membres qui font du travail de première ligne […] et préparer un plan d’action pour s’assurer que ces personnes aient accès au sondage».

    À l’avenir, l’une des principales attentes du directeur général du Réseau Enchanté sera «de voir une collaboration intrinsèque entre le gouvernement fédéral et les organismes nationaux 2SLGBTQ+ porte-paroles […] Je veux vraiment qu’on fasse partie, dès le début, des initiatives faites par le gouvernement fédéral par rapport à nos communautés. Rien par rapport à nous sans nous!»

    «On l’a eu à l’arraché»

    Le titulaire de la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Martin Blais, rappelle d’ailleurs que l’élaboration d’un plan d’action LGBTQ «ce n’est pas une initiative du gouvernement: c’est une demande des groupes [LGBTQ] répétée».

    «Ce sont des groupes qui demandent, revendiquent, font des pressions ; des groupes communautaires qui portent des causes à bout de bras et qui finissent par se faire entendre. Donc je salue certainement l’initiative, mais je salue surtout le travail des groupes qui l’ont rendue possible et qui ont forcé, en quelque sorte, le gouvernement à entendre et à être sensible. […] On l’a eu à l’arraché», rappelle Martin Blais.

    Également sexologue et sociologue, il ajoute espérer «que le rapport ne finira pas sur une tablette, que des actions claires vont en découler et que ça va venir avec un renforcement des capacités communautaires».

    Le 11 février dernier, le gouvernement fédéral a d’ailleurs annoncé un financement d’environ 15 millions$ pour 76 projets communautaires LGBTQ à travers le Canada, via le Fonds de développement des capacités communautaires LGBTQ2.

    «Est-ce que ça suffit en fonction des besoins qu’il faut couvrir? En général, la réponse c’est non, ça ne suffit pas. Mais ça reste plus d’argent pour les organismes, et ça leur permet de souffler un peu dans un contexte difficile», évalue Martin Blais.

    C’est également l’avis d’Emmett Lamarche, qui identifie «qu’un des plus gros problèmes [dans les organismes de première ligne], c’est qu’ils n’ont pas accès à du core funding [financement de base]».

    Les organismes communautaires LGBTQ bénéficient plutôt de financement par projet, ce qui signifie que «l’avenir de l’organisme est très incertain», d’après le directeur du Réseau Enchanté.

    Il estime que l’argent annoncé le 11 février «est une première étape pour essayer de combler ce besoin», mais ajoute que les organismes sont inquiets de ce qui se passera lorsque ce financement sera échu : «Une fois que ce pot d’argent sera vide, à la fin mars 2022, que va-t-il se passer pour nos communautés? Est-ce qu’il y a un plan?» questionne Emmett Lamarche.

    «Si nos organismes de première ligne avaient accès à du financement stable, ils pourraient vraiment se concentrer à servir les membres de leur communauté», conclut-il.

    Peu de détails sur les «tables rondes virtuelles»

    Dans la foulée du sondage, le Secrétariat LGBTQ2 invite depuis peu les «organisations LGBTQ2 de la société civile» à soumettre leurs observations écrites au moyen d’un formulaire de soumission en ligne, suivant une liste de questions.

    Les organismes auront jusqu’au 31 mai 2021 pour «partager leurs points de vue sur les politiques et programmes qui pourraient être améliorés, ainsi que de suggérer de nouvelles mesures qui pourraient être prises dans le cadre du Plan d’action».

    Le Secrétariat LGBTQ2 indique aussi que des tables rondes virtuelles auprès de diverses communautés LGBTQ2 doivent avoir lieu au printemps 2021, soit d’ici le dimanche 20 juin. Aucun des intervenants contactés n’a cependant obtenu davantage de détails sur ces tables rondes.

    Du côté de Patrimoine canadien, on nous répond par courriel que «le processus d’engagement communautaire est en cours et se poursuivra au printemps par le biais de diverses activités d’engagement telles que des soumissions écrites et une série de tables rondes virtuelles avec diverses communautés LGBTQ2, y compris les communautés bispirituelles, noires, racisées, non binaires, trans et les personnes handicapées au printemps 2021. Les tables rondes porteront sur les priorités identifiées dans le sondage», indique l’agente de communications Amélie Mathieu.

    «Fondée sur une approche intersectionnelle et inclusive, la participation aux tables rondes sera par invitation seulement afin de favoriser des discussions approfondies sur des enjeux particuliers», ajoute-t-elle dans un courriel subséquent.

    À savoir si le déclenchement d’élections fédérales pourrait affecter le développement du Plan d’action LGBTQ2, l’agente de communications indique que «conformément à la lettre de mandat supplémentaire de la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse, le Secrétariat LGBTQ2 accélère le travail d’élaboration du Plan d’action fédéral LGBTQ2 au cours des prochains mois. Le ministère n’est pas en mesure de spéculer sur les répercussions d’une éventuelle élection sur l’échéancier».

  • Être Noir.e sur un campus universitaire, une épidémie dans la pandémie

    Être Noir.e sur un campus universitaire, une épidémie dans la pandémie

    Le 24 février 2021, CBC Fifth Estate diffuse Black on Campus, un documentaire d’enquête mettant en lumière la dure réalité des étudiant.e.s, des membres du corps professoral et des employé.e.s noir.e.s sur les campus universitaires.

    Les yeux fixés à l’écran, le cœur serré, j’ai eu mal pour les interviewé.e.s et je suis restée perplexe devant l’inaction et l’indifférence des universités.

    Ce désespoir vient faire basculer mon optimisme. Qualifions donc la situation d’épidémique! Elle existe depuis longtemps et malheureusement, elle se poursuivra toujours lorsque la pandémie de COVID-19 sera terminée.

    Le documentaire montre le cas d’un étudiant noir qui se fait agresser sur le campus de l’Université de Windsor. Il tente de rapporter l’incident au bureau de l’administration, puis contrairement à toute logique en cas d’agression, l’administration de l’université appelle la police et l’étudiant — la victime de l’agression — se fait arrêter.

    Cette expérience, expliquée dans le documentaire, expose clairement une situation : quand tu es Noir, même si tu es la victime, tu risques d’être traité comme l’agresseur.

    Proposition d’immersion

    Je vous invite à vivre une expérience avec moi. Disons qu’il y a quelques semaines, un professeur de l’établissement que vous fréquentez a été suspendu pour avoir utilisé le mot en N.

    Vous pensez pouvoir y échapper, mais vous voyez passer une lettre de solidarité envers ce professeur. Dans la liste des signatures, vous retrouvez le nom de certains des professeurs qui vous enseignent.

    Prenez un moment pour réfléchir.

    Sentez-vous, en tant qu’étudiant.e noir.e, que vous avez la liberté de vous exprimer, de dénoncer ces actions? Craignez-vous d’être pénalisé.e, d’échouer ces cours ou de ne pas recevoir votre diplôme?

    Je vous donne un autre exemple.

    Vous arrivez un jour sur le campus de votre université et vous apercevez une bannière rabaissant le slogan Black Lives Matter. Vous portez plainte auprès de l’administration et vous vous faites dire que l’évènement n’est pas jugé «grave» et que personne ne subira de conséquences sous prétexte que cette action «n’a pas atteint le seuil d’une violation du code des étudiants».

    Vous sentez-vous à l’aise? Vous sentez-vous en sécurité?

    Joli portrait de nos institutions postsecondaire, pas vrai? Et j’ai à peine gratté la surface! Ouvrez l’œil et des exemples comme ceux-ci se multiplieront.

    Université d’Ottawa, 2011

    Conversation cordiale entre Paige et une employée de l’administration de l’université.

    Employée : Tu viens d’où?

    Paige : London, Ontario.

    Employée : (Insatisfaite) Mais tu es Haïtienne?

    Paige : (silence)

    Employée : Tu parles tellement bien anglais et français! Jamais je ne t’aurais prise pour une Haïtienne. Mais ne t’inquiète pas, c’est un compliment.

    UN COMPLIMENT? Vraiment? À vous d’en juger.

    Être étudiant.e noir.e sur un campus universitaire au Canada est synonyme de vivre toutes sortes d’expériences désagréables. Comme de retrouver ses pairs en blackface lors d’évènements sportifs (2011) et sociaux (2014).

    C’est de se retrouver avec un.e professeur.e qui ne croit pas à l’équité en matière de personnes marginalisées, et qui le dit très ouvertement, comme c’est arrivé au Nouveau-Brunswick.

    C’est se faire arrêter par des agent.es de sécurité, comme à l’Université d’Ottawa en 2019, par la police comme à l’Université Simon Fraser en 2020, et être questionné sous prétexte que tu n’as pas à circuler sur campus, alors que tu es étudiant.e ou invité.e spécial.e à une conférence universitaire, comme à l’Université de la Colombie-Britannique en 2019.

    Revendications étudiantes

    Au cours des dernières années, les étudiant.e.s noir.e.s ont créé des groupes et des mouvements de mobilisation pour demander des changements concrets aux administrations universitaires.

    Par exemple, en septembre dernier, le mouvement #ScholarStrike in Canada réclamait entre autres le retrait de la police sur le campus et une meilleure représentation des Noir.e.s et des personnes autochtones dans toutes les composantes des universités.

    De nombreuses excuses, condamnations et déclarations de promesses ont fusé de part et d’autre. Certaines universités ont créé des rencontres publiques dans le but d’écouter les étudiant.e.s. Et pourtant, il me semble que peu de choses ont changé.

    Certes, les étudiant.e.s ont pu participer à de tels forums où ils et elles ont été entendu.e.s. Mais qu’en est-il d’avoir été vraiment écouté.e.s?

    Reconnaitre ses torts et passer à l’action

    Quelques questions ici pour les membres des facultés des établissements postsecondaires :

    Quelles actions avez-vous entreprises pour combattre le racisme anti-Noir sur votre campus?

    Lorsqu’il y a eu des demandes pour lutter contre le racisme anti-Noir, vous êtes-vous positionné.e avec la majorité blanche ou étiez-vous solidaire avec la communauté?

    Si vous vous êtes rallié.e à la majorité blanche, pourquoi n’avez-vous pas choisi de considérer le point de vue de la communauté noire alors que les actions en question affectent directement ses membres?

    À la suite de cette introspection, qu’allez-vous faire pour contribuer au changement qui se fait urgent et nécessaire pour atténuer cette épidémie?

    «Tous ensemble», n’est-ce pas?