Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Champlain ne s’opposera pas à l’appel au tribunal du promoteur

    Champlain ne s’opposera pas à l’appel au tribunal du promoteur

    Park View Homes a décidé de faire appel du refus du conseil municipal de Champlain de modifier le plan officiel local et le règlement de zonage pour son projet de développement de Vankleek Hill, une décision que le canton ne contestera pas.

    Lors de la réunion du conseil municipal du 25 avril, le canton de Champlain a décidé de ne pas contester l’appel concernant le projet de développement situé à l’extrémité est du village de Vankleek Hill, près de l’intersection de la route de comté 10 et des chemins Newton et Hibbard, mais il a déclaré qu’il pouvait demander le statut de participant à l’audience du Tribunal ontarien de l’aménagement du territoire (TOAT).

    « La municipalité a décidé qu’il était préférable de ne pas défendre l’affaire », a déclaré le maire de Champlain, Normand Riopel. Il a ajouté que même s’il y avait de bonnes raisons de refuser de modifier le projet de plan de lotissement et de zonage, le projet était conforme aux politiques d’utilisation des terres du comté et de la province.

    L’urbaniste-conseil de Champlain, Marc Rivet, a présenté un rapport au conseil lors de la réunion ordinaire, expliquant que si le conseil choisissait d’être représenté lors de l’audience du TOAT, il ne serait pas en mesure de représenter lui-même le canton, puisqu’il a déjà appuyé la modification. Champlain devra donc embaucher un autre planificateur professionnel de l’utilisation des terres et un avocat pour représenter la municipalité lors de l’audience.

    1. Rivet a ajouté qu’il ne pensait pas qu’un planificateur expert qualifié accepterait de prendre en charge cette audience étant donné que le plan officiel et l’amendement de zonage sont soutenus par deux experts en planification (Zander Plan et J.L. Richards & Associates), qu’ils répondent aux exigences politiques applicables et qu’ils fournissent des logements dans une zone de peuplement urbain.

    Champlain aurait également besoin de témoins experts tels qu’un ingénieur civil, un ingénieur des transports et un ingénieur acousticien si les questions de transport, de compatibilité et de bruit étaient abordées. Le coût total de la représentation pour une audience d’une journée est estimé à 20 000 dollars.

    « Compte tenu de l’expérience passée, on s’attend à ce que le TOAT rende une décision verbale pour approuver les deux règlements », a déclaré M. Rivet.

    Le fait de ne pas être représenté au TOAT signifie également qu’aucun coût supplémentaire ne sera encouru par la municipalité. Une personne qui souhaite participer à l’instance peut déposer une déclaration écrite de participant qui expose sa position sur l’appel et les questions de l’instance, ainsi qu’une explication des raisons à l’appui de sa position, sous forme écrite uniquement.

    Les conseillers Paul Émile Duval et Paul Burroughs ont voté contre la décision du conseil de ne pas se faire représenter à l’audience du TOAT.

    « J’ai représenté ma communauté, a déclaré Paul Émile Duval lors de la réunion du conseil. Les gens autour du projet n’en veulent pas. Je vais devoir voter de la manière qui me semble la meilleure pour notre communauté. »

    Tous les autres conseillers ont voté en faveur de la non-représentation du canton à l’audience du TOAT.

    Park View Homes a indiqué qu’elle n’était pas disposée à entamer une médiation ou à proposer un plan alternatif à ce stade, selon le rapport de M. Rivet.

    Historique du projet

    Le 6 février, le canton de Champlain a reçu une demande de Park View Homes visant à modifier la désignation du terrain de résidentiel à faible densité à résidentiel à moyenne densité, afin de permettre la construction de 79 maisons en rangée et de 16 appartements à loyer modique. La demande a été jugée complète le 27 février.

    La demande de modification du plan officiel local et du règlement de zonage était étayée par un rapport de justification de l’aménagement préparé par un urbaniste professionnel agréé, ainsi que par une étude de la circulation, un rapport sur la desserte et une analyse des voies ferrées préparés par Lascelles Engineering.

    Le site faisant l’objet de la demande a fait l’objet d’un projet d’approbation daté du 26 juillet 2022, pour permettre la construction de 20 maisons individuelles, de 10 maisons jumelées et d’une unité multirésidentielle de 16 appartements. Le terrain a été acheté par Park View Homes en septembre 2023.

    Lors de la réunion publique du 28 mars, les résidents de Champlain ont exprimé des préoccupations concernant la densité plus élevée du projet, la circulation, l’état des routes, l’impact sur les services municipaux et la compatibilité avec la voie ferrée située à proximité. Le conseil a refusé une modification du plan officiel local et une modification du règlement de zonage au cours de la réunion ordinaire suivante pour les raisons invoquées par les résidents.

    Toutefois, un rapport présenté au conseil par le consultant Rivet au cours de la réunion indique que le développement proposé est conforme aux politiques d’aménagement du territoire du comté et de la province, car il offre une gamme appropriée d’options et de densités de logement. Le rapport indique que les conduites d’eau et les égouts sanitaires existants ont une capacité suffisante pour le développement proposé et qu’ils pourraient utiliser l’infrastructure routière existante. Cependant, la section de la rue Hibbard où le projet est proposé est actuellement une route en gravier.

    Aucun problème majeur n’a été signalé en ce qui concerne l’utilisation du terrain, car il n’y a pas d’éléments importants du patrimoine naturel ou culturel dans la région, pas de masses d’eau, pas de gisements minéraux ou de ressources archéologiques connus, et pas de risques connus.

    Selon le rapport, l’aménagement proposé contribuerait également à la bonne santé financière du comté grâce aux recettes de l’impôt foncier. Le rapport indique également que le développement proposé n’empêche pas une expansion efficace de la zone de peuplement de Vankleek Hill.

  • Les CUPR revisitent le projet Brigil

    Les CUPR revisitent le projet Brigil

    Un mois après avoir obtenu le soutien du conseil municipal de la municipalité supérieure, une motion visant à annuler l’approbation par les CUPR de l’énorme projet de développement de Brigil de La Nation a été aprouvée lors de la réunion du conseil des CUPR du 25 avril.

    La proposition pour abroger la décision du conseil de soutenir le projet Brigil à Limoges proposée par Mario Zanth, maire de Clarence-Rockland, et appuyée par Normand Riopel, maire de Champlain, a été approuvée à l’unanimité par le conseil des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) lors de la réunion ordinaire du jeudi 25 avril.

    « On retourne à la case départ » a dit Francis Brière, maire de la Nation.

    Bien que la proposition ait initialement été retirée de l’ordre du jour, le directeur général des Comtés unis de Prescott-Russel Stéphane Parisien, a proposé au conseil de mettre l’item à l’ordre du jour simplement pour mettre au clair les causes du retrait de la proposition.

    « On veut travailler avec la municipalité de la Nation pour la réalisation du projet, » a affirmé M. Parisien lors de la réunion, « mais il faut que ce soit fait de la bonne façon. »

    Le conseil des CUPR a décidé de considérer la proposition, et tous les maires siégeant au conseil ont votés en faveur de l’abrogation de la résolution du 27 mars.

    Dans une décision rendue par le conseil des CUPR le 27 mars, le conseil s’était engagé à ne pas interjeter appel auprès du Tribunal ontarien de l’aménagement du territoire si la modification de zonage du terrain était adoptée par la municipalité de la Nation.

    « Nous n’avons jamais eu l’intention d’emprunter de raccourci » a affirmé M. Brière. « On ne voulait que montrer au développeur notre intention d’aller de l’avant avec le projet ». M. Brière a ajouté que la nouvelle résolution pourrait retarder le projet de plusieurs années parce que des changements devront être fait au plan officiel des Comtés unis. Par exemple, le zonage du terrain devra être changé de commercial à résidentiel – haute densité.

    M. Brière a dit toujours vouloir aller de l’avant avec le projet.

    M. Zanth, qui avait appuyé la résolution présentée par Francis Brière, maire de La Nation lors de la réunion du 27 mars, a déclaré que toutes les informations n’avaient pas été mises à la disposition du conseil avant le vote du mois dernier.

    « Nous avons fait une erreur et nous essayons maintenant de la corriger », a-t-il déclaré.

    M. Riopel avait aussi voté en faveur de la résolution, mais seulement après avoir questionné M. Brière sur la viabilité du projet et avoir exprimer son opposition en ce qui a trait à la résolution du conseil empêchant le département d’urbanisme de faire une plainte au Tribunal ontarien de l’aménagement du territoire.

    M. Riopel a expliqué avoir voté en faveur de la résolution parce qu’il y ne s’opposait au projet Brigil, mais plutôt aux entraves posées devant le département d’urbanisme et de foresterie.

    M. Zanth a expliqué que le conseil n’avait pas toute l’information nécessaire pour faire un vote éclairci lors de la réunion du 27 mars.

    Le conseil avait aussi voté à l’unanimité en faveur de la proposition du 27 mars.

    Opposition

    Le département d’urbanisme et de foresterie des CUPR avait exprimé son opposition au projet dans une lettre datée du 27 octobre 2023 signée par Dominique Lefebvre, gérante en urbanisme aux CUPR, et adressée à Guylain Laflèche, directeur de l’aménagement du territoire de La Nation, disant que le changement de zonage demandé par La Nation n’est pas conforme au plan officiel des CUPR.

    La lettre mentionne aussi un manque d’analyse quant à l’effet du projet sur les propriétés voisines, ainsi que sur les infrastructures municipales et routières.

    Louis Prévost, directeur du département d’urbanisme et de foresterie des CUPR, avait affirmé en mars que le projet Brigil n’était « même pas proche d’être conforme » au plan officiel.

    Détails du projet Brigil

    Le projet Brigil présente une toute nouvelle communauté urbaine, près de la sortie 79 de l’autoroute 417, à environ un kilomètre du village de Limoges dans La Nation.

    Le projet comprend dix immeubles d’appartements de quatre étages, soixante-douze maisons en rangée superposées, un immeuble de 10 étages, un immeuble de 12 étages, un immeuble de 18 étages, et deux immeubles de plus de 20 étages, avec les quatre premiers étages de plusieurs tours réservés à l’espace commercial. En tout, cette proposition vise l’ajout de 2 000 unités d’habitation. Le projet inclura aussi un parc public, une place urbaine, et un bassin de rétention.

    Aucun représentant de Brigil n’a parlé à la rencontre pour discuter du projet.

  • Une réévaluation de la vocation de la Maison de l’Île

    Une réévaluation de la vocation de la Maison de l’Île

    Le Centre culturel le Chenail n’aura pas de réponse concernant le renouvellement de son bail pour la Maison de l’Île avant décembre 2024, d’après un rapport présenté au conseil de la ville de Hawkesbury lors de la rencontre du 8 avril.

    Le rapport a été préparé par Jennifer Ashfield, chargée de projet pour la ville de Hawkesbury. Le rapport établit une ligne de temps pour la préparation du plan de gestion des actifs de la ville de Hawkesbury et pour la préparation d’un rapport sur le résultat d’analyses de sondage et de consultations ciblées.

    Ligne de temps

    Le Règlement de l’Ontario 588/17 stipule que les municipalités doivent produire une série de produits livrables de gestion d’actifs entre 2019 et 2025, visant au final la création du plan de gestion des actifs.

    La première étape de l’étude des bâtiments est le plan de gestion des actifs. Le plan de gestion des actifs vise à déterminer « l’affectation optimale des ressources pour l’entretien, l’exploitation, la réparation et le remplacement de ces biens tout au long de leur cycle de vie » pour une gestion efficace de l’infrastructure municipale, selon le rapport de Mme. Ashfield.

    Pour créer le plan de gestion des actifs, la ville doit tout d’abord faire l’évaluation de l’état de ses bâtiments pour fournir des informations détaillées sur l’intégralité structurelle, la fonctionnalité et les exigences d’entretien de chaque bâtiment.

    Les responsables de la ville ont indiqué qu’une tierce partie effectuait les évaluations des bâtiments.

    En ce qui a trait à la Maison de l’Île, l’évaluation de l’état du bâtiment est cédulée, selon le rapport, le 17 avril 2024. La direction de la Maison de l’Île n’avait pas eu lieu de cette évaluation physique du bâtiment en date du 10 avril.

    Toutes les propriétés de la ville incluant le complexe sportif Robert Hartley et l’hôtel de ville doivent aussi être évalués pour enfin finaliser le plan de gestion des actifs en juin et le présenter au conseil en août.

    Sondage et consultation

    La Ville de Hawkesbury procédera aussi à un sondage pour déterminer la vocation de ses bâtiments en juin et juillet, pour procéder à l’analyse des résultats en août. La Ville procédera ensuite à des consultations ciblées concernant la vocation des bâtiments de la ville en septembre, puis procédera à l’analyse du résultat des consultations ciblées en septembre et octobre. Enfin, l’administration présentera les résultats de l’analyse du sondage et des consultations ciblées en décembre.

    Mme Ashfield a initiallement répondu ne pas pouvoir se prononcer sur le sondage et les consultations ciblées car ils n’étaient toujours pas élaborés. Elle a plus tard précisé que « le sondage et les consultations ciblées auront lieu avec le public et les parties prenantes de la communauté. L’administration est en train de formuler les questions de l’enquête. Étant donné que les questions ne sont pas finalisées, nous ne sommes pas prêts à les partager ».

    « L’analyse des résultats de ces études, ainsi que les recommandations qui en découleront, sont prévu à être présenté au Conseil en décembre 2024, a-t-elle déclarée. Comme vous le savez, les décisions d’un Conseil municipal surviennent après, et non avant, la présentation des recommandations de l’administration.

    Néanmoins, les résultats qui seront présentés au conseil ne sont que des recommandations, et le conseil sera ultimement responsable de la décision finale concernant le Centre culturel Le Chenail et la Maison de l’île.

    Pendant ce temps, le Centre culturel ne sait pas s’il restera à la Maison de l’Île l’an prochain. Toutes les décisions au sujet de la Maison de l’Île depuis la fin 2023 ont été prises à huis-clos. Le conseil d’administration a donc fortement critiqué ce qu’il qualifie de manque de transparence lors de la conférence de presse du 5 avril pour le lancement de son programme artistique 2024-2025. « Nous sommes une organisation d’intérêt public. Quand nos élus municipaux discutent de notre futur, ça doit se faire en public », avait affirmé Gérard Malo, membre du conseil d’administration du Chenail.

    D’après la ligne de temps établie par Mme Ashfield, le centre culturel n’aura pas de réponse définitive avant décembre.

    Historique

    Le 1er mars 2024, la direction du Centre culturel Le Chenail a reçu une lettre de la Ville de Hawkesbury, signée par le directeur général de la Ville Samuel Cardarelli, affirmant que la Ville n’est pas présentement disposée à permettre au centre culturel de demeurer dans la Maison de l’Île en tant que locataire, sauf pour une période d’un an. M. Cardarelli informe la direction du centre culturel que « la ville compte procéder à une évaluation de toutes ses propriétés immobilières » et « déterminer si la ville désire maintenir la vocation présente de ses propriétés immobilières. »

    Puis, lors de la réunion du conseil du 8 avril 2024, Jennifer Ashfield, chargée de projet à la ville de Hawkesbury, a présenté un rapport au conseil faisant une mise à jour sur l’étude des bâtiments pour produire, cet été, un plan de gestion des actifs et déterminer la vocation des propriétés de la ville d’ici la fin de l’année.

  • Vanadis : l’Art et l’Alzheimer

    Vanadis : l’Art et l’Alzheimer

    Le collectif Vanadis redonne une partie des recette générées par la vente de ses ouvres à la Société Alzheimer. Formé de Kristine Demers, Simon Bachand et Olga Cassetta, les œuvres de Vanadis sont quelque peu hétéroclites, mais se recoupent par les histoires individuelles de leurs créateurs.

    Kristine Demers s’est libérée un vendredi après-midi pour discuter de ses œuvres mais surtout de son histoire et l’histoire de sa famille. Assise sur un des fauteuils du Centre culturel Le Chenail, entourée de ses œuvres et de celles de son collectif, elle a raconté l’histoire touchante de son père, de ses collaborateurs et de biens d’autres personnes au Canada et dans le monde, celle de la maladie d’Alzheimer.

    Le collectif a été formé initialement de Kristine Demers, Olga Cassetta et leur amie Geneviève Bolduc en 2023. Mme Demers a été atteinte d’un cancer du sein en 2018. « Je travaillais entre 60 et 70 heures par semaine à l’aube de mes 50 ans », a-t-elle affirmé. Elle a expliqué que le cancer lui a fait prendre conscience qu’il fallait ralentir. Après une mastectomie et d’autres opérations pour enlever la tumeur, Mme Demers a commencé la peinture. La mère d’Olga Cassetta avait aussi été diagnostiquée avec un cancer du sein. Les trois femmes avaient alors décidé d’amasser des fonds pour cette cause. En tout elles avaient réussi à amasser près de 2 000 $.

    En 2024, la cause de leur exposition a changé. Cette fois, c’est l’Alzheimer. D’ailleurs, un membre quitte le groupe et un nouveau membre, Simon Bachand, s’y ajoute. Les trois artistes-peintres n’ont pas nécessairement le même style de peinture, mais tous trois ont été touchés de prêt par cette maladie. Pour Olga Cassetta, sa mère avait été diagnostiquée presque en même temps avec l’Alzheimer et le cancer du sein. Simon Bachand, lui, a perdu sa mère à cette maladie. Et pour Kristine Demers, c’est son père qui est touché.

    Les débuts de la maladie

    En 2020, Mme Demers a perdu sa mère à cause d’un cancer. Alors qu’elle est encore à l’hôpital, elle explique à ses enfants que leur père oublie beaucoup de choses. La famille Demers ne connait toujours pas l’étendue du problème.

    « Il a perdu son phare », dit Mme Demers. Elle explique que son père était un homme bien autonome tout au long de sa vie, mais que dans les dernières années, c’est sa mère qui prenait soin de son horaire, lui rappelait de prendre ses médicaments, d’aller à ses rendez-vous ou à la natation. Encore après 80 ans, il prenait soin de sa santé et allait faire des longueurs de piscine. Mais après le décès de sa femme, M. Demers n’était plus en mesure de se nourrir.

    C’est alors que Kristine commence à se douter du problème. Elle lui rend plus souvent visite, prépare ses repas et l’aide avec les tâches ménagères. En 2021, les médecins lui confirment le problème. Son père est atteint d’Alzheimer.

    C’est à ce moment que Kristine et son frère vont chercher de l’aide à l’extérieur. Kristine Demers avait promis à son père qu’il vivrait dans sa maison jusqu’à la fin de ses jours, coute que coute. Chaque jour, des professionnels de la santé lui rendent visite le matin puis en après-midi pour l’aider avec la nourriture, les tâches ménagères, et s’assurer de son bien-être. Kristine et son frère se partagent aussi les tâches et s’assurent qu’il y ait quelqu’un avec leur père à tout moment.

    Un matin de décembre 2023, Kristine reçoit un appel d’un préposé venu prendre soin de son père; il a fait une chute et a des contusions au visage. Il doit aller à l’hôpital.

    À l’hôpital, les médecins lui annoncent le pire. Il ne peut plus rester chez lui. On doit lui trouver une place en résidence. « J’avais l’impression d’avoir abandonné et trahi mon père », a expliqué Kristine, retenant des larmes. Pendant un mois et demi, son père doit néanmoins rester à l’hôpital car on ne trouve pas de place ouverte en résidence. Pendant tout ce temps, Kristine dit avoir eu des soins exceptionnels des services de santé à tous les niveaux.

    De son père, Kristine garde beaucoup de souvenirs heureux. Elle parle d’un homme extrêmement intelligent et cultivé, s’intéressant autant aux lettres qu’à la mécanique, d’un homme qui continuait à faire de l’activité physique dans son vieil âge. Même atteint de l’Alzheimer, son père l’impressionne.

    Alors qu’il ne se souvient plus de son âge, qu’il n’a pas toujours conscience d’où il est, son père peut encore parfaitement se rappeler de son projet de maîtrise universitaire en littérature, écrit il y a plus de 50 ans.

    Les autres artistes disent avoir vécus une expérience similaire à celle de Krisinte. Simon explique avoir senti une connexion plus profonde avec sa mère alors qu’elle avait l’alzheimer. « La connexion venait de l’âme, a-t-il dit. On avait accès à une pureté, tout le paraître n’avait plus d’importance. »

    Les sociétés d’Alzheimer

    Les trois artistes ne se sont pas donné de but financier précis pour la collecte de fonds. Chacun des artistes veut redonner aux sociétés d’Alzheimer locales qui ont étés impliquées auprès de leurs familles.

    Mme. Demers affirme avoir reçu une aide inestimable de la Société d’Alzheimer. « C’est une maladie qui emprisonne tout le monde autour, c’est un vortex », a-t-elle dit. À l’aide de rencontres mensuelles avec la famille des patients, les regroupements et les services à domicile, la Société d’Alzheimer a aidé la famille Demers en la guidant vers les bons services et les bonnes ressources.

    Kristine veut aussi sensibiliser les gens au sujet de la maladie d’Alzheimer et les aider à « démystifier et apprivoiser le monstre ».

    Olga a ajouté qu’elle reçoit en ce moment même des services de la Société d’Alzheimer, incluant groupe de soutien et formation, et veut redonner pour cette raison. « C’est déroutant de voir un être chère dépérir », a-t-elle dit.

    De son côté, Simon explique avoir travaillé pendant 17 auprès de gens avec des problèmes de santé mentale et reconnaitre l’importance de redonner à la communauté. Il dit aussi apprécier l’opportunité de créer des liens et connecter les gens.

    Les œuvres du collectif Vanadis seront au Centre culturel Le Chenail jusqu’au 28 avril.

  • Le comité de la Soirée Reconnaissance Hawkesbury accroche ses patins

    Le comité de la Soirée Reconnaissance Hawkesbury accroche ses patins

    Le comité de la Soirée Reconnaissance Hawkesbury, qui avait pour mandat de reconnaître le bénévolat et les œuvres charitables des personnes, des commerces et des industries de Hawkesbury, annonce qu’il n’organisera plus de soirée après une décennie.

    La soirée avait comme but de reconnaître autant les actions et les gestes positifs des gens au sein de la communauté de Hawkesbury que les dons monétaires et autres œuvres charitables. D’après Gilles Roch Greffe, le président du comité d’organisation, les soirées étaient modelées sur la soirée des oscars, avec un tapis rouge à l’entrée où étaient photographiés les récipiendaires et les dignitaires invités.

    Le Soirée Reconnaissance Hawkesbury a connu huit éditions différentes entre 2013 et 2023, la dernière ayant été tenue en septembre 2023. « Ça fait dix ans qu’on travaille à offrir une soirée d’envergure », a affirmé M. Greffe.

    M. Greffe explique que certains membres du comité ont décidé, à la suite de la dernière soirée, de cesser leurs activités. Les membres se sont alors réunis et ont décidé à l’unanimité de fermer le comité.

    Cependant, le comité aimerait que la soirée de reconnaissance se poursuive. « On voudrait que quelqu’un prenne la relève », a expliqué M. Greffe. « Il y a encore plein de monde à reconnaitre à Hawkesbury. »

    Pour ce faire, M. Greffe veut trouver sept ou huit nouveaux membres qui remplaceraient l’ancien comité pour solliciter les commerces à commanditer l’événement et participer à la programmation de la soirée.

    Il explique que les anciens membres du comité sont disposés à coacher les membres d’un futur comité et leur offrir des ressources pour la création d’un prochain gala. Il dit avoir fait l’annonce pour qu’un nouveau comité soit en mesure de mettre sur pied un gala en automne 2024, mais qu’un nouveau comité pourrait tout autant décider d’organiser une soirée au printemps prochain.

    Toute personne qui souhaite se joindre au comité peut communiquer avec M. Greffe par courriel au gillesgreffe57@gmail.com ou par téléphone au 613-636-0818.

  • Le Chenail lance son programme 2024

    Le Chenail lance son programme 2024

    Le centre culturel le Chenail a fait l’annonce de sa 49e saison de programmation incluant théâtre, musiques, films et expositions.

    « Le rayonnement du centre culturel depuis les dernières années a voyagé beaucoup », a affirmé Lynda Clouette-Mackay, directrice générale et artistique du centre culturel. Elle a travaillé avec des gens de partout dans le monde pour la réalisation du programme 2024-2025.

    Mme Clouette-Mackay a dévoilé un programme tout neuf lors de la conférence de presse du 5 avril. Une cinquantaine de copies du programme 2024-2025 du centre culturel avaient étés imprimées seulement, Mme Clouette-Mackay prévoyant des modifications futures avec l’ajout de quelques événements qui n’avaient toujours pas encore étés confirmés, ou même des modifications aux photos et aux textes.

    Néanmoins, le programme présenté aux gens de Hawkesbury et des environs n’avait rien d’une simple ébauche, incluant des spectacles de musique, du théâtre, des projections de films et des expositions avec des artistes venant de tous les coins du pays et du monde.

    Mme Clouette-Mackay explique que les évènements organisés sont ses coups de cœurs personnels et qu’il serait donc impossible de choisir son favori. « Venez vibrer avec nous », a-t-elle conclu.

    Musique

    La programmation du centre culturel commençait le jour même de la conférence de presse, avec le premier spectacle de la série piano bar avec Jean-Marc Turpin. M. Turpin performera tous les premiers vendredis de la saison artistique 2024-2025 sauf pour juillet et août.

    Une autre série de spectacles, la série Jazz Jam, sous la direction de Dider Chasteau, se tiendra les dimanches 23 juin, 27 octobre et 16 février.

    Plusieurs autres spectacles seront offerts au courant de l’année. Le 27 avril à 19 h 30, l’artiste haïtienne Ferline Regis livrera un spectacle inspiré des musiques d’Afrique, d’Haïti et du Canada français. Puis, le dimanche 19 mai à 14 h, l’artiste franco-manitobaine Flora Luna vous offrira son premier EP L’autre bord du mur, avec Tristan Guay en première partie.

    Mme Clouette-Mackay a ensuite fait l’annonce du retour de l’Orchestre de Chambre de Hawkesbury qui performera le Requiem de Fauré le vendredi 26 mai à 19h30 à l’église Saint-Pierre Apôtre. L’orchestre sera dirigé par Marc Trautman et assisté par le chœur de chambre Champlain dirigé par Rosemary Harden et 24 musiciens. Les deux solistes sont Jean-François Lapointe comme bariton et Sophie Naubert comme soprano. Les billets seront vendus au cout de 35 $.

    « La musique connecte les gens », a dit Rosemary Harden. « Quand on fait de la musique avec d’autres personnes, il y a une certaine résonnance qui se crée. »

    Le centre culturel gâtera les amateurs de musique live en novembre avec la présentation de trois concerts différents commençant le 2 novembre avec le concert du Jeff Smallwood trio, avec Kim Deschamps à la guitare et Blair Mackay aux percussions. Jeff Smallwood a accompagné Céline Dion lors de la tournée mondiale Courage. Il accompagne présentement Rock Voisine pour la tournée Hélène.

    Le 16 novembre à 19 h 30, le trio Oxaï-Chasteau performera un concert d’afro-jazz avec Didier Chasteau au piano, son fils Benjamin à la basse et la contrebasse et Oxaï Roura aux percussions. Puis, le 17 novembre, Serhiy Salov offrira un concert de piano classique.

    Le 25 janvier 2025, le centre culturel tiendra sa soirée Whiskey Jazz annuelle sous la direction musicale du Steve Berndt Ensemble. Le coût d’entrée incluant la dégustation de whiskey sera de 65 $.

    Expositions

    La conférence de presse a été tenue alors que le collectif Vanadis, formé de Kristine Demers, Olga Cassetta et Simon Bachand, exposait ses œuvres. Chacun des artiste a un parent qui a été affligé par la maladie d’Alzheimer, et une partie des recettes générées par la vente des œuvres ira à la société Alzheimer. Les œuvres du collectif seront exposées jusqu’au 28 avril.

    Ensuite, les élèves de la 9e à la 12e année de l’École secondaire publique Le Sommet exposeront leurs dessins, peintures et sculptures du 1er au 21 mai. Du 23 mai au 23 juin, l’artiste de L’Orignal Johanne Richer exposera ses œuvres sur le thème de la dance.

    Du 7 au 29 septembre, le photographe Bill Nash, photographe de Hudson au Québec, exposera ses négatifs numérisés pour l’exposition Softly Creeping Visions. Du 5 au 27 octobre, Nathalie Frenière, artiste peintre d’Alfred, présentera l’exposition Un voyage à travers les multiples couleurs du ciel.

    Linda Scott Harris, artiste peintre de Vankleek Hill, exposera ses peintures axées sur la nature du 2 au 24 novembre. Du 11 au 24 janvier 2025, l’artiste textile France Poliquin de Vankleek Hill exposera ses œuvres, puis du 15 février au 30 mars 2025, Susan Jephcott exposera ses peintures.

    Du 29 juin au 1er septembre, le centre culturel tiendra aussi l’exposition du patrimoine relatant l’histoire de Hawkesbury depuis le 19e siècle. La Légion Royale de Hawkesbury ajoutera à l’exposition du patrimoine sa propre exposition pour commémorer le 80e anniversaire du jour J.

    Théâtre et films

    Le 17 avril à 19 h, le centre culturel projettera gratuitement le film Blackberry pour la Journée du cinéma canadien. D’autres films seront présentés au coût de 10 $ avec la série café cinéma entre juin 2024 et février 2025.

    Par ailleurs, le centre culturel tiendra le Festival des petits bonheurs du 10 au 12 mai. Dès le vendredi 10 mai, le marionnettiste et comédien Frank Sylvestre met en scène L’incroyable secret de barbe noire. Le samedi 11 mai, Nathalie Lafrenière offre un atelier de peinture à compter de 10 h 30. Le même jour à compter de 15 h, le centre culturel accueillera la pièce de théâtre du style comédie physique Département des retours. Le dimanche 12 mai, le théâtre des deux mains mettra en scène la comédie musicale Le chant botté.

    Puis, le 15 octobre, le centre culturel présentera une mise en lecture de la pièce Hawkesbury Blues, autour de la vie quotidienne à Hawkesbury et la grève d’Amoco, écrite par Jean Marc Dalpé et Brigitte Haentjens et présentée pour la première fois en 1981.

    Une version finale du programme 2024-2025 sera publiée dans les prochaines semaines. Elle sera disponible au Centre culturel le Chenail.

  • Les CUPR accordent un contrat de 511 835 $ pour la réfection de la route 17

    Les CUPR accordent un contrat de 511 835 $ pour la réfection de la route 17

    Le conseil des Comtés unis de Prescott et Russell a accordé le contrat de recyclage de pavage à froid (RPF) du segment de la route de comté 17 à Hawkesbury et Champlain à la compagnie Roto-Mill, pour 511 835 $, lors de la réunion du conseil du 27 mars.

    Le segment de la route de comté 17 à réparer s’étend de la route 34 jusqu’à un point, environ 400 mètres à l’est de la rue Tupper.

    Le recyclage de pavage à froid fait partie d’un plus grand projet de réfection de la route de comté 17 qui inclut une seconde couche d’asphalte, des travaux électroniques sur les feux de circulation, des réparations aux bordures de bétons à l’intersection de la rue Tupper et des plateformes à l’intersection de la rue Tupper pour la rendre plus accessibles aux piétons.

    Le coût total était originalement estimé à 1 347 000 $, budgétant moins de 400 000 $ pour le recyclage de pavage à froid. Le contrat de RPF dépasse le coût estimé de plus de 100 000 $.

    Conformément aux politiques des CUPR, lorsque l’offre retenue dépasse les allocations budgétaires approuvées de 10 % ou de 100 000 $ selon le montant le plus bas, un rapport doit être soumis pour instruction ou approbation au conseil.

    Le conseil a aussi approuvé que les travaux se fassent le jour pour obtenir une réduction moyennant 69 500 $. Le budget devra être ajouté en conséquence lors de la révision du budget en juin.

    Une autre soumission a été reçue de Miller Paving Limited au prix de 608 450 $.

    La durée des travaux de recyclage de pavage à froid est estimée à environ six jours ouvrables. Des discussions devront être entamées avec la Ville de Hawkesbury pour rediriger le trafic vers l’avenue Spence afin de réduire les embouteillages. Le directeur des travaux publics des Comtés unis de Prescott et Russell, Jérémie Bouchard, indique que la date précise pour le recyclage du pavage à froid ainsi que les dates pour les autres travaux ne sont toujours pas déterminées, mais que tous les travaux seront complétés en 2024.

  • Les CUPR débloquent 300 000 $ pour la Maison Interlude

    Les CUPR débloquent 300 000 $ pour la Maison Interlude

    Le conseil des Comtés unis de Prescott et Russell a approuvé la demande de la Maison Interlude House (MIH) et Centretown Affordable Housing Development Corporation (CAHDCO) pour débloquer 300 000 $ du Fonds de secours pour les services sociaux, afin de permettre à MIH de compléter une évaluation de classe B pour son projet de Maison de deuxième étape et satisfaire les besoins de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) en matière de demande de financement.

    Les fonds de secours pour les services sociaux sont octroyés par le gouvernement ontarien et tenus par les Comtés unis de Prescott et Russell, jouant le rôle d’intermédiaire. Le déblocage des fonds n’aura pas d’effet sur le budget opérationnel des CUPR.

    « On ne peut pas continuer le projet sans accéder à ces fonds-là », a affirmé Mathieu Mault, président-directeur général de Activar Inc., qui offre présentement des conseils techniques visant la réalisation du projet.

    Projet MIH

    S’il se réalise, le projet de Maison de deuxième étape, lancé en 2020, offrira des logements abordables aux femmes qui sortent de relations abusives ainsi qu’un bureau d’appui et de l’encadrement.

    Le projet inclura 36 unités résidentielles, dont 16 unités abordables, et 20 autres unités au prix du marché. Vingt unités seront des studios, et 16 seront des unités familiales.

    La Maison de deuxième étape aura un coût total de 12 251 568 $. MIH a déjà commis 300 000 $ au projet.

    Historique du projet

    À la suite d’une étude des besoins locaux faite en 2021, la municipalité de Russell a fait le don d’un terrain à l’organisme pour permettre le développement du projet. Après le don du terrain, des études de sol, de zonage et les plans du site ont étés dessinés.

    En 2022 et 2023, MIH a fait des demandes de financement à la SCHL, mais celles-ci ont été rejetées. « Il n’y a pas de projet qui ont été financés par la SCHL pour des maisons de deuxième étape et des refuges pour femmes victimes de violence à l’est de Toronto, a expliqué M. Mault. C’est comme si tout l’est de l’Ontario et tout le secteur francophone ont été oubliés. »

    MIH, fondé en 1983, opère un refuge pour les femmes victimes de violence à Hawkesbury. Il y a également des bureaux et une friperie à Alexandria.

    L’organisme à but non-lucratif offre aussi des services de lignes de crises, plan de sécurité, transition, counseling, accompagnement dans les demandes légales et soutien dans la recherche de logement dans les comtés de Prescott-Russell et South-Dundas-Glengarry.

  • Manger des crêpes pour transformer des rêves en réalité

    Manger des crêpes pour transformer des rêves en réalité

    Le Cercle des fermières de Sainte-Anne-de-Prescott organise une vente de crêpes bénéfice pour la Fondation Rêves d’enfants, le samedi 6 avril, entre 9 h et 14 h, au Centre d’Action.

    La présidente du Cercle des fermières, Shana Lavigne, explique que l’organisme tente d’obtenir des commandites pour que les ingrédients utilisés dans la préparation des crêpes soient entièrement payés. De cette façon, tous les profits de la vente des crêpes iraient directement à la Fondation Rêves d’enfants.

    Le Cercle des fermières propose également un spectacle de clown à 10 h 30 et un chansonnier à 12 h 30. Une maquilleuse sera également présente sur place pour maquiller les enfants. Les crêpes seront vendues au prix de 2 $ chacune.

    Le Cercle des fermières organise l’événement pour la deuxième année consécutive. L’an passé, l’organisme avait amassé plus de 6 000 $.

  • Hawkesbury Est veut allouer les fonds culturels des CUPR à son nouveau centre communautaire

    Hawkesbury Est veut allouer les fonds culturels des CUPR à son nouveau centre communautaire

    Hawkesbury Est souhaite utiliser la totalité des 50 000 $ alloués à la municipalité par le Fonds régional d’investissement communautaire des CUPR pour le nouveau centre communautaire de Saint-Eugène, et ce, malgré la demande des organisateurs de la Journée Antique pour une partie des fonds.

    Marie-Claude Sabourin, directrice générale du Centre culturel les Trois-Petits Points, s’est présenté au conseil de Hawkesbury Est du 11 mars pour demander 10 000 $ pour la Journée Antique, une partie du 50 000 $ que la municipalité va recevoir du fonds culturel des CUPR.

    Elle a fait valoir que les prix des cachets d’artiste, de la technique et de la location d’équipement ont augmenté considérablement depuis 2021. La Journée Antique ne couvre plus entièrement ses dépenses avec la vente des billets à l’entrée.

    Le maire de Hawkesbury Est, Robert Kirby, a répondu que le conseil municipal appuie déjà financièrement la Journée Antique. En 2020, la municipalité a fait l’achat de 30 acres du terrain voisin du Centre d’Action à Sainte-Anne-de-Prescott utilisé pour faire la Journée Antique, au coût de 285 000 $. Hawkesbury Est a d’ailleurs financé 12 000 $ des travaux de drainage du terrain en 2023.

    Puis, la municipalité a donné 8 500 $ de son fonds discrétionnaire à la Journée Antique entre 2020 et 2023. En tout, la municipalité déboursera 25 000 $ pour la Journée Antique sur les prochaines quatre années d’après le rapport de Hawkesbury Est.

    M. Kirby a ajouté qu’il veut terminer le paiement du centre communautaire le plus rapidement possible pour ne pas imposer une pression trop forte sur le budget municipal et sur les électeurs.

    Bien que la conseillère Stéphanie Sabourin ait proposé au conseil d’aller de l’avant avec une résolution pour combler la demande de la Journée Antique, le conseil a décidé de mettre tous l’argent reçu du fonds culturel vers le paiement du centre communautaire.

    Le centre communautaire de Saint-Eugène coutera environ 1,5$ million d’après le directeur général de Hawkesbury Est Luc Lalonde. Près de la moitié des frais du centre communautaire ont déjà été financés à l’aide de dons et de subventions. La municipalité de Hawkesbury Est a aussi alloué les 50 000 $ du fonds culturel des Comtés unis au paiement de son centre communautaire en 2023.