Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Le Centre culturel Le Chenail vivra

    Le Centre culturel Le Chenail vivra

    La directrice du Centre culturel Le Chenail, Lynda Clouette-Mackay, a affirmé que l’organisme continuera de servir la population de Hawkesbury, même si celui-ci devra quitter la Maison de l’île après le 30 avril 2025, à la suite de la décision de la Ville de Hawkesbury de ne pas renouveler son bail.

    Le directeur général de la ville de Hawkesbury a envoyé une lettre au conseil d’administration du centre culturel en date du 1er mars pour lui annoncer la nouvelle. « La Ville n’est pas actuellement disposée à vous permettre de demeurer en tant que locataire à la Maison de l’île sauf pour une période d’un an », précisait la lettre.

    « S’il n’y a pas de renouvellement, on va partir », a dit Mme Clouette Mackay, mais on continue de fonctionner. »

    Le Centre culturel Le Chenail devra donc se trouver un nouvel emplacement pour continuer ses activités pour son 50e anniversaire en 2025. « C’est sûr qu’on peut aller ailleurs, a expliqué Mme Clouette-Mackay. Ça a déjà été ailleurs. »

    Même si le Centre culturel doit quitter l’île du Chenail en 2025, il gardera toujours le Chenail dans son nom et dans son identité.

    Le directeur général de la ville de Hawkesbury, Samuel Cardarelli, évoque dans sa lettre, comme motif pour le refus du renouvellement du bail, une réévaluation de l’ensemble de ses propriétés immobilières afin d’examiner la possibilité de modifier leur utilisation.

    Le maire de Hawkesbury Robert Lefebvre a maintenu le même discours que la lettre officielle de la Ville à l’endroit du Chenail.

    « Vous allez faire quoi, un bureau pour le club de pétanque? a ajouté Mme Clouette-Mackay sur un ton ironique. Qu’est-ce que vous allez faire qui aurait plus de valeur que ce que le centre culturel fait présentement? »

    La version imprimée de cet article dans l’édition du 14 mars du Carillon ne comprenait pas les commentaires du maire Robert Lefebvre. Cette version en ligne a été mise à jour pour inclure sa réponse.

  • De la neige à la bouette: le rallye de motoneige annulé

    De la neige à la bouette: le rallye de motoneige annulé

    Le rallye de motoneige du carnaval de Hawkesbury-Est, le 24 février au Centre d’action de Sainte-Anne-de-Prescott, a dû être annulé à cause de la température. Le comité organisateur de la journée antique, organisant le carnaval comme collecte de fonds pour l’événement estival, a tout de même ouvert quatre kilomètres de sentier pour permettre aux quatre-roues de circuler.

    La semaine précédant le rallye, tout paraissait bien se dérouler. La température froide était favorable et le sentier était prêt. Tout s’est écroulé le vendredi 23 février. La température chaude et ensoleillée a fait fondre la neige sur les 15 km de sentiers de motoneiges.

    Le comité a publié, vendredi, une annonce sur les réseaux sociaux pour annuler le rallye. Justin Lavigne, président de la Journée Antique, a expliqué que le sentier du rallye traversait les terres agricoles environnantes avec l’autorisation des propriétaires fonciers. Cependant, en raison de la fonte des neiges, les motoneiges auraient pu causer des dommages aux terres. Par conséquent, le comité a pris la décision d’annuler l’événement.

    Par contre, les organisateurs ont retracé un sentier de 4 km sur les 34 acres de terrain du Centre d’action pour permettre au gens d’y accéder en quatre-roues, en raquette ou à la marche.

    Néanmoins, seulement 13 personnes ont payé le billet d’accès au sentier au coût de 5 $. L’an passé, le rallye avait vendu plus de 100 billets et avait amassé près de 4 000 $ pour l’organisation de la Journée Antique.

    Le comité de la Journée Antique pouvait encore compter sur son souper spaghetti pour collecter des fonds. Soixante billets avaient étés vendus à l’avance et soixante autres ont étés vendus le jour même.

    Lavigne assure que l’annulation du rallye de motoneige n’aura pas d’effet sur l’organisation de la Journée Antique même si le comité n’a pas pu amasser autant de fonds que l’an passé.

    Les autres activités du carnaval ont eu lieu comme prévues : feu de joie, glissades, hot-dogs, mini-hockey et même une bataille de boules de neige synthétiques, faites avec une neige synthétique molle pour ne pas causer de blessures.

  • Regards croisés sur la grève d’Amoco : Une histoire ouvrière de l’Ontario français

    Regards croisés sur la grève d’Amoco : Une histoire ouvrière de l’Ontario français

    L’auteure Andréane Gagnon a présenté son livre, Regards croisés sur la grève d’Amoco : Une histoire ouvrière de l’Ontario français, le dimanche 25 février au Centre culturel le Chenail.

    Basé sur des recherches d’archives et des entrevues personnelles, le livre se concentre sur la grève des employés d’Amoco à Hawkesbury, entre mai et septembre 1980, pour obtenir l’indexation des salaires sur le coût de la vie.

    Mme Gagnon tente de démontrer dans son ouvrage comment une communauté économiquement et politiquement défavorisée s’affirme par l’entremise du syndicalisme lors de la grève, microcosme du contexte sociohistorique de l’Ontario français du début des années 1980.

    « J’ai voulu partager quelque chose qui me paraissais oublié », a dit l’auteure. Mme Gagnon a expliqué qu’elle a voulu écrire ce livre après avoir visité une exposition au sujet de la ville de Hawkesbury qui, d’après elle, glorifiait les industrialistes comme pères fondateurs de la ville de Hawkesbury, déléguant la classe ouvrière au second rang. Pour elle, ce sont les ouvriers qui ont bâti la ville.

    C’est après avoir visité cette exposition qu’elle a changé complètement d’idée pour son projet de maîtrise. L’auteure revenait d’un périple de plusieurs années en France et au Maroc où elle avait fait un stage en développement international. Elle voulait alors faire son projet de maîtrise sur la condition des femmes marocaines.

    Ce stage à l’étranger avait poussé Mme Gagnon à s’éduquer sur ces propres origines. Elle est née d’une famille ouvrière franco-ontarienne de Hawkesbury, et s’est déplacée beaucoup pendant son enfance puisque son père était militaire. Néanmoins, elle explique que sa famille n’était pas politisée et qu’elle-même n’a donc pas été politisée jusqu’à son arrivée à l’université.

    « Cette recherche-là m’a éclairée sur mes origines, » a-t-elle affirmée. Non seulement les quatre ans d’ouvrage dédiés à la recherche et l’écriture du livre offrent-ils une nouvelle position historiographique et sociologique sur une ville et une époque trop souvent oubliées dans les livres d’histoire sur l’Ontario français, mais cet ouvrage offre aussi à l’auteure une nouvelle perspective sur Hawkesbury. Elle explique mieux comprendre pourquoi Hawkesbury est devenu une ville au développement économique difficile.

    Andréanne Gagnon détient une maîtrise en sociologie de l’Université d’Ottawa et un doctorat de l’Université du Québec à Montréal. La Franco-Ontarienne de 37 ans explique d’ailleurs que le livre est une version modifiée de sa thèse de maîtrise produite il y a près de 10 ans. Quelques chapitres plus théoriques ont étés enlevés pour alléger le texte.

    Elle raconte qu’elle a tenté de publier le livre après la parution de sa thèse, mais la maison d’édition à laquelle elle avait envoyé son manuscrit avait voulu rééditer son texte presque entièrement pour le simplifier et le rendre plus accessible. Elle a alors décidé d’envoyer son manuscrit aux éditions Prise de Parole. Néanmoins, le manuscrit avait été oublié par la compagnie d’édition pour plusieurs années avant d’être retrouvé pendant la pandémie de Covid-19.

    Le livre est disponible au Centre culturel le Chenail ou peut être commandé chez n’importe quel libraire.

  • L’ESCRH met en scène la pièce Drôles de diagnostics

    L’ESCRH met en scène la pièce Drôles de diagnostics

    La troupe Coup de théâtre de l’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury (ESCRH) performera trois représentations de la pièce Drôles de diagnostics, du 29 février au 2 mars.

    La comédie intitulée Drôles de diagnostiques, mise en scène par deux enseignants de l’ESCRH, Amélie Lafrance et Christine Brassard, et jouée par 17 élèves de la 9e à la 12e année, est inspirée d’une pièce de Michel Charrette et François Chéier.

    L’histoire commence lorsqu’une petite clinique médicale de région doit obtenir une grosse subvention pour être transformée en super-clinique, mais les choses ne se passent pas comme prévu.

    Les représentations auront lieu le 29 février, le 1er et le 2 mars à 19h, dans le gymnase de l’école. Les billets se vendront au coût de 10 $. Les fonds seront utilisés pour aider les joueurs de l’équipe d’improvisation de l’ESCRH à participer au tournoi franco-ontarien l’AFOLIE, qui se déroulera du 1er au 4 mai à l’École secondaire catholique Franco-Cité à Sturgeon Falls.

    Tous les membres de l’équipe d’improvisation font partie de la troupe de théâtre.

  • Déclin dans les services en Français

    Déclin dans les services en Français

    La pénurie de main-d’œuvre a eu un effet néfaste sur les services en français offerts dans les entreprises privées dans la région, d’après la directrice générale du Centre de service à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR) Caroline Arcand. Pour elle, la solution est claire : plus d’immigration, plus d’opportunités économiques.

    De plus en plus, les résidents des Comtés unis de Prescott et Russell remarquent un déclin dans les services qu’on peut obtenir en français dans les entreprises privées. Pour certain, il est devenu difficile de se faire servir dans sa langue, là où on aurait obtenu des services en français il y a quelques années, même dans l’une des seules régions à majorité francophone de l’Ontario.

    « C’est un phénomène qu’on ne vivait pas en tant que consommateur auparavant », a affirmé Caroline Arcand.

    Pour Mme Arcand, la cause primaire du déclin des services en français est la pénurie de main-d’œuvre qui touche le Canada entier depuis 2021. « Quand on n’a pas l’embarras du choix et qu’on ne peut pas se permettre d’être sélectif, à défaut de ne pas avoir de travailleurs du tout, on va faire un compromis sur certaines choses », a-t-elle dit.

    Elle souligne qu’en période de plein emploi, les employeurs se retrouvent parfois dans l’obligation de faire des choix délicats quant aux compétences à privilégier. Dans cette optique, certains optent pour la souplesse sur le critère linguistique. Cependant, avec la rareté de la main-d’œuvre, de nombreuses entreprises se voient contraintes de faire des compromis sur ce point, même si elles préféreraient embaucher des individus bilingues.

    Il est toutefois difficile d’établir des statistiques précises quant au déclin du français au sein des entreprises privées. Sur les 1723 postes répertoriés sur le site web du CSEPR entre le 1er avril 2023 et le 31 janvier 2024, 70 % étaient en français et les 30 % restants étaient en anglais.

    Cependant, il est complexe de catégoriser les emplois en fonction de leur langue principale, car la plupart des postes ne sont pas exclusivement ouverts à des candidats sur la base de la langue, selon Mme Arcand. Les offres d’emploi rédigées en français peuvent requérir le bilinguisme, voire être attribuées à des anglophones unilingues, en fonction des secteurs d’activité.

    Que font les employeurs?

    Certains employeurs s’assurent encore que tous leurs employés connaissent le français pour offrir le meilleur service possible.

    « J’ai engagé quelques nouveaux employés, a expliqué la gérante d’Intersport à Hawkesbury, Bianca Charlebois, et c’est toujours une priorité qu’ils soient bilingues. » Mme Charlebois dit connaitre sa clientèle et savoir que les francophones préfèrent être servis en français.

    Elle ajoute qu’elle n’a pas eu de difficulté à trouver des employés bilingues dans la région. Cependant, le magasin n’emploie qu’une vingtaine de personnes, et une grande partie des employés d’Intersport y travaillent depuis plusieurs années.

    « Pour certains magasins à grand surface, ça pourrait être plus difficile », a-t-elle fait remarquer.

    Pas de règlements pour les services en français

    Aucune loi ne régule les services en français dans les entreprises privées en Ontario.

    Les francophones ont le droit d’accéder à tous les services du gouvernement provincial en français, y compris les services financés par la province.

    Mais même dans ces institutions légalement mandatées, la disponibilité des services en français est en déclin, selon Mme Arcand. D’après elle, certains secteurs ne peuvent pas faire de compromis dans les qualifications des employés, donnant l’exemple du secteur médical, au détriment de la langue française.

    Le déclin de l’immigration francophone

    Une autre cause proposée par Mme Arcand est l’étalement urbain de la ville d’Ottawa. Pour Mme Arcand, le déclin des services en français dans la région marque un déclin de la proportion de la population francophone en général.

    Selon les données du recensement du gouvernement du Canada, 66,8 % des gens de la région de Prescott-Russell avaient le français comme langue maternelle en 2021. Ce chiffre a chuté à 63,8 % en 2016 et encore à 59,2 % en 2021. Ce déclin s’explique par deux facteurs. En premier lieu, les municipalités à l’ouest des Comtés unis sont devenues des dortoirs pour la ville d’Ottawa.

    Dans le canton de Russell et à Casselman, les mêmes données démographiques ont augmenté respectivement de 3,2 % et de 4,5 %.

    D’un autre côté, plusieurs jeunes f à l’âge adulte pour se rendre vers les centres, ce qui représente un véritable exode des jeunes d’après Mme Arcand. Plus de 60 % des jeunes qui finissent l’école secondaire quittent la région pour aller étudier dans les grands centres. Malheureusement, il est difficile de comptabiliser le nombre des jeunes professionnels qui reviennent dans la région après leurs études. Couplé avec une population vieillissante et des familles toujours plus petites, la population franco-ontarienne ne se regénère pas.

    « On peut voir qu’on est vraiment à la croisée des chemins », a souligné Ghyslain Hotte, trésorier et ancien président de l’Association canadienne-française de l’Ontario de Prescott-Russell (ACFO-PR). D’après lui, les francophones seront en position minoritaire dans la région d’ici quelques années si la tendance se maintient.

    Des solutions durables s’imposent

    Pour Mme Arcand, attirer des immigrants francophones est nécessaire à la protection et au maintien la langue française en Ontario.

    « Pour protéger le fait français dans Prescott-Russell et s’assurer d’une offre de service bilingue, ça va passer par l’immigration francophone, a déclaré Mme Arcand. C’est un incontournable. »

    « On s’est battu pour qu’une des communautés de Prescott-Russell soit reconnue comme communauté francophone accueillante, parce qu’on reconnaissait l’importance d’accroitre l’immigration francophone », a d’ailleurs affirmé Mme Arcand. Par ailleurs, Mme Arcand espère voir des initiatives pour inciter les jeunes francophones à revenir travailler dans la région après leurs études post-secondaires.

    Hotte a d’autres idées sur ce que les franco-ontariens doivent faire pour conserver leur langue et leur culture.

    « Il faut d’abord montrer aux employeurs que c’est bénéfique pour eux d’offrir des services bilingue », a-t-il observé. Il croit que certains employeurs ne connaissent tout simplement pas la réalité de francophones en Ontario. Il explique d’ailleurs qu’il serait économiquement avantageux pour eux de servir les clients en français pour s’assurer du retour de la clientèle.

    Néanmoins, si les clients ne reçoivent pas de services en français, M. Hotte incite les gens à l’exiger. « Si on ne le fait pas, c’est de notre faute, a-t-il confirmé. Être franco-ontarien, c’est un combat de tous les jours. »

  • Hawkesbury adopte un nouveau système pour traiter les contraventions

    Hawkesbury adopte un nouveau système pour traiter les contraventions

    La ville de Hawkesbury a adopté un arrêté municipal pour mettre en œuvre une sanction administrative pécuniaire (SAP), combinée à une politique autorisant l’utilisation de caméras automatisées de contrôle de la vitesse, dans le but d’atteindre un coût net nul pour le traitement des contraventions.

    Le conseil a approuvé, lors de la même réunion, des résolutions pour la création des postes d’agent de contrôle et d’agent de révision, l’établissement d’un cadre pour la sélection et la nomination de ces agents, une politique de règlementation de la surveillance vidéo dans la ville, et une politique régissant la circulation et le stationnement.

    Lors de la rencontre, seule la conseillère Julie Séguin a exprimé une crainte que le nouveau système cause un déficit à la ville de Hawkesbury. Samuel Cardarelli, le directeur général, a expliqué que le système utilisé présentement pour traiter les contraventions crée un déficit pour la municipalité et que le système SAP sert en partie à régler ce déficit.

    Antonio Tsourinakis a aussi fait valoir ses craintes pour la protection de la vie privée des citoyens au sujet de la règlementation de surveillance vidéo. M. Cardarelli a répondu que la politique de règlementation de surveillance vidéo est requise pour l’installation de caméras de surveillance en Ontario. Néanmoins, Hawkesbury ne pourra pas poser des caméras n’importe où, mais devra plutôt suivre des règlements établis par le ministère des Transports.

    Le conseil a ensuite voté à l’unanimité pour poursuivre avec l’implémentation du programme.

    Le système SAP

    Le système SAP, une alternative à la méthode actuelle d’émission et de perception des contraventions, transfère les litiges relatifs aux règlements municipaux de la salle d’audience à la municipalité par l’intermédiaire des agents de révision et des enquêteurs qui sont en mesure de modifier, d’annuler ou de confirmer les pénalités.

    Une fois que tout aura été finalisé, les résidents de Hawkesbury devront s’adresser directement à la municipalité pour le paiement des amendes ou les demandes de révision. Les audiences de révision se tiendront avec un agent d’audience nommé par la municipalité.  Les appels ultérieurs seront entendus par un enquêteur indépendant.

    L’objectif du nouveau système est de réduire les coûts nets de la collecte des amendes et des frais de justice tout en maximisant les recettes.

    Le conseil espère que la grande majorité des cas seront résolus en interne.

    Un système pour reverser les revenus à la municipalité

    Depuis 1999, les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) sont responsables de la collecte des amendes dans toute la région. Les revenus des amendes sont ensuite répartis entre les CUPR et les municipalités de niveau inférieur, quel que soit l’endroit où l’infraction a été commise.

    Les municipalités de niveau inférieur ne reçoivent qu’une fraction des revenus générés par les amendes. Pour une contravention de 100 $, la municipalité reçoit généralement entre 2 $ et 5 $.

    Au début des années 2000, Hawkesbury recevait en moyenne 100 000 $ à 125 000 $ par an des CUPR pour les contraventions émises par les agents de police de Hawkesbury. Cependant, avec le changement des politiques, le montant reçu a diminué jusqu’à 20 000 $ en 2023. En 2024, les CUPR ont décidé de ne plus redistribuer les revenus aux municipalités.

    Un système SAP permet non seulement de rediriger ces recettes vers la municipalité, mais aussi de réduire le temps moyen de résolution des infractions de 51 %. En outre, moins de 15 % des sanctions ont fait l’objet d’une demande de révision et moins de 1 % ont donné lieu à un examen par un enquêteur.

    Hawkesbury prévoit de réécrire ou de modifier une douzaine de règlements d’ici avril, et de nommer un agent de révision. La ville devra également former des agents de réglementation afin que le système puisse être mis en œuvre d’ici le mois de mai.

    Des caméras de contrôle de la vitesse en place dès 2025

    La mise en place des radars est prévue pour le début de l’année 2025.

    L’administration doit d’abord publier un rapport décrivant la nécessité des caméras et obtenir des devis de Local Authority Services, un organisme sans but lucratif qui développe des solutions techniques pour l’Association des municipalités de l’Ontario (AMO), pour l’achat ou la location de caméras. L’administration présentera ensuite les options au conseil en septembre.

  • Un nouveau guide concis et dynamique pour Hawkesbury

    Un nouveau guide concis et dynamique pour Hawkesbury

    La ville de Hawkesbury a lancé son nouveau guide du citoyen dans le but qu’il devienne un outil sollicité par les citoyens dans toutes les occasions.

    « Nous sommes très fiers de vous présenter un outil tant attendu par les citoyens ainsi que par les employés de la ville », a dit le maire de Hawkesbury Robert Lefebvre lors de la présentation du guide du citoyen, le 8 février, au Complexe sportif Robert Hartley. M. Lefebvre a expliqué que la ville a publié le guide dans un effort de transparence, voulant faciliter l’accès à l’information déjà disponible en ligne.

    La gestionnaire des communications de la ville, Stéphanie Simard, a expliqué que la ville a voulu concevoir un outil attrayant et dynamique répondant aux questions les plus souvent posées par les citoyens. La ville voulait que le guide facilite la compréhension des processus et des politiques municipales pour la population.

    Mme Simard a aussi voulu créer un guide plus facile à comprendre que l’ancien. Pour ce faire, les sections anglaises et françaises ont étés séparées et les informations sont concises et condensées.

    Le guide sera disponible à l’hôtel de ville, au Complexe sportif Robert Hartley, à la bibliothèque de Hawkesbury et sera distribué lors d’évènements publics.

    Hawkesbury souhaite recueillir les commentaires des citoyens sur le guide afin d’améliorer la prochaine version qui devrait être publiée en 2025. Des feuilles de papier contenant des codes QR redirigeant vers une page Web pour fournir des retours seront incluses avec les guides.

  • Le café du maire : Les nouveaux arrivants sont confrontés à de nombreux défis

    Le café du maire : Les nouveaux arrivants sont confrontés à de nombreux défis

    Le premier café du maire de 2024 s’est concentré sur des discussions difficiles concernant les défis auxquels les nouveaux arrivants sont confrontés lorsqu’ils cherchent à s’établir dans la région. De plus, l’évènement a mis en lumière avenir préoccupant pour la population francophone à l’extérieur du Québec.

    Une vingtaine de personnes de la communauté franco-ontarienne, dont plusieurs étaient de nouveaux arrivants, sont venues écouter le président de la Clinique juridique populaire Prescott-Russell, Pierre-Étienne Daignault, discuter de certains des besoins les plus pressants des communautés françaises de l’Ontario.

    « Le Canada français est en déclin depuis 25 ans, a dit M. Daignault, évoquant un avenir sombre pour les Français hors Québec. En Ontario, nous n’avons plus que trois pour cent de Franco-Ontariens. Nous nous dirigeons vers deux et bientôt un pour cent. »

    M. Daignault estime également que le français est menacé dans la région. En 2001, 66,8 % des gens de la région de Prescott-Russell avaient le français comme langue maternelle. Ce chiffre a chuté à 63,8 % en 2016 et à 59,2 % en 2021. « En tant que communauté, nous devons nous réveiller, a-t-il déclaré. Si on ne fait pas quelque chose, si on n’invite pas les nouveaux arrivants à venir ici, à vivre en français, les chiffres vont continuer à baisser. »

    Pour lui, le français est particulièrement menacé dans la municipalité la plus proche d’Ottawa pour le moment, puisque beaucoup de gens qui travaillent à Ottawa vont s’y installer. « Hawkesbury est devenu un village de Gaulois, comme dans Astérix et Obélix, avec Hearst à l’extrême nord », a-t-il ajouté.

    Pourtant, M. Daignault voit une solution au déclin démographique de l’Ontario français : L’immigration francophone. « Le projet d’accueil de la communauté francophone fonctionne, a-t-il affirmé. De plus en plus, nous nous sommes réveillés en tant que communauté et nous avons accueilli tous ces gens. »

    Néanmoins, cette solution a ses limites, souvent imposées par le gouvernement de l’Ontario. M. Daignault a souligné que les taux d’immigration francophone des gouvernements provincial et fédéral sont des indicateurs du seuil de tolérance de ces deux niveaux de gouvernement à l’égard des francophones. Les objectifs d’immigration francophone visent à stopper ou du moins à ralentir le déclin de la population francophone hors Québec, mais jamais à l’augmenter, selon M. Daignault. « En Ontario français, nous avons besoin de beaucoup plus de francophones, a-t-il spécifié. Les nouveaux arrivants, c’est vous la solution. »

    L’immigration n’est pas la poule aux œufs d’or

    Mais résoudre le déclin démographique de la communauté franco-ontarienne par l’immigration comporte ses propres difficultés. Le logement, l’emploi et l’accès aux grandes villes les plus proches, Ottawa et Montréal, font de Hawkesbury une destination difficile pour les immigrants.

    Comme beaucoup d’autres villes du pays, la ville est confrontée à une pénurie de logements. Avec peu de terrain pour s’étendre vers l’extérieur – elle est encerclée par le canton de Champlain sur trois côtés et par la rivière au nord – le maire Lefebvre a déclaré que la seule véritable option était de construire en hauteur, une proposition qui se heurte à une forte opposition de la part des résidents.

    Trouver un emploi dans la région peut également s’avérer difficile pour les nouveaux arrivants.

    « Les nouveaux arrivants savent qu’à leur arrivée, ils n’auront pas d’emploi directement dans leur domaine, a déclaré Pascal Bahil Rubaghara, responsable de l’établissement au Conseil économique et social d’Ottawa-Carleton, au cours de la discussion. Mais le peu de travail qu’ils peuvent trouver, ils doivent le trouver en attendant. »

    Certains immigrants ne peuvent pas du tout trouver un emploi dans leur domaine sans refaire une partie ou la totalité de leur formation pour répondre aux exigences strictes des ordres professionnels.

    Les participants au café du maire ont suggéré que la Ville offre des bourses aux nouveaux arrivants à condition que le bénéficiaire s’installe et travaille dans la région de Hawkesbury pendant un nombre d’années prédéterminé, dans le cadre du projet d’accueil de la communauté francophone.

    Les nouveaux arrivants au café du maire ont également exprimé leur intérêt pour les transports en commun, citant le coût élevé de l’achat d’un véhicule comme un obstacle à leur arrivée au pays.

    Pour Philip Couboura, nouveau résident de Hawkesbury, la Ville doit investir dans une navette qui ferait l’aller-retour entre Hawkesbury et les deux grandes villes qui nous entourent, Montréal et Ottawa, afin que la communauté devienne un dortoir pour ces métropoles, contribuant ainsi à la croissance économique de la région.

    M. Lefebvre rappelle que le service de navette P-R Transpo, qui transportait les résidents de la région vers Ottawa, a été supprimé en 2022, car il ne s’est jamais avéré rentable.

    Un résident de longue date de Hawkesbury et ancien candidat au conseil municipal a déclaré qu’un tel service n’a pas nécessairement besoin d’être rentable s’il profite à la communauté.

    « Les transports en commun sont un service public et sont loin d’être rentables », a-t-il fait remarquer.

  • Une bourse importante pour la Banque alimentaire

    Une bourse importante pour la Banque alimentaire

    Le conseil municipal de Champlain a recommandé de donner 10 000 $ à la Banque alimentaire et friperie de L’Orignal, lors de la séance du 16 janvier, un financement très important pour l’organisme qui a vu ses dépenses monter en flèche dans les dernières années.

    « C’est un soulagement », a affirmé Nathalie Pilon, présidente du conseil d’administration de la banque alimentaire.

    À cause d’un changement de propriétaire, le coût du loyer de la banque alimentaire a plus que doublé depuis 2020. L’organisme a but non-lucratif payait 1 000 $ par mois pour occuper la propriété. Il doit maintenant payer 2 500 $.

    La banque alimentaire reçoit la majeure partie de son financement par la vente de vêtements de la friperie. Mme Pilon explique que la friperie a dû augmenter les prix des vêtements vendus pour continuer à subvenir aux besoins de la population locale. Bien que la friperie ait comme but d’offrir des vêtements à bas prix aux personnes dans le besoin, la friperie reçoit certains vêtements de marque vendus plus chers.

    Même avec l’augmentation du prix des vêtements, la banque alimentaire a opéré avec un déficit en 2023 d’après Mme Pilon, mais l’organisme a pu puiser dans ses réserves pour combler le manque de financement.

    La banque alimentaire s’est aussi vue forcée de couper dans les dépenses. Il y a trois ans, l’organisme avait quelques employés à temps partiel pour servir les gens dans la friperie ou préparer les dons de nourriture. Maintenant, tout le travail est fait par des volontaires.

    La banque alimentaire ne reçoit pas non plus de financement du gouvernement fédéral ou provincial. Elle reçoit une certaine aide de l’agence Feed Ontario avec des dons en nourriture et en services.

    La banque alimentaire a tout de même réussi à se créer des possibilités de financement. Par exemple, en septembre 2023, la banque alimentaire a reçu 5 000 $ grâce à un concert bénéfice de Manon Séguin. Un autre 5 000 $ avait été donné à la paroisse St-Jean Baptiste grâce au même concert.

    Néanmoins, le don de Champlain n’a pas été officialisé par la municipalité. Le montant offert à la Banque alimentaire est sujet à un changement si le conseil décide autrement lors de la réunion spéciale du conseil du 25 janvier.

  • Un adolescent prodige du piano remplit Le Chenail

    Un adolescent prodige du piano remplit Le Chenail

    Tristan Das Eiras, un élève de l’École secondaire publique Le Sommet, a présenté son premier répertoire complet dans une salle pleine du Centre culturel Le Chenail.

    Après quinze minutes d’anticipation, le jeune homme est enfin entré. On avait attendu que tous soient assis, qu’on serve les cafés, qu’on fasse les discours inauguraux, que le bruit cesse totalement dans la pièce. Environ 60 personnes, assises dans la salle bondée du centre culturel, ont finalement découvert à qui elles avaient affaire. Devant leurs yeux se tenait un jeune homme de 15 ans tout à fait ordinaire. À première vue, personne n’aurait pu deviner qu’en dessous de cette apparence de jeune homme ordinaire se dissimulait un talent exceptionnel.

    Ce jeune homme est Tristan Das Eiras. Le pianiste de 15 ans, élève de 10e année à l’École secondaire publique Le Sommet, donnait son premier répertoire complet à vie dimanche dernier, dans le cadre de son projet de programme d’éducation intermédiaire du baccalauréat international. Ce n’était certainement pas son dernier.

    De face, il a l’apparence d’un jeune homme normal, mais lorsqu’il touche son piano, il entre dans une sorte de transe, sa concentration ne s’ébranle plus malgré les bruits ambiants et les lumières des caméras environnantes.

    Dimanche, il a entamé le concert de l’après-midi avec Seis piezas Sobre Cantos Populares Españolas, avant de présenter Danzas Españolas Op.37 et les Bocetos du compositeur espagnol Enrique Granados. Puis il a choqué l’audience avec Asturias de la suite Espagnole op. 47 d’Isaac Albéniz.

    Mais la pièce maîtresse du concert était une de ses compositions intitulée Sonate pour flûte et piano op. 8. Il était accompagné de Maïté Poulin de Courval à la flûte, une élève de 12e année à l’École secondaire public Le Sommet.
    Le silence s’est installé à nouveau, signe que la composition du jeune homme était peut-être achevée. Lorsque le pianiste s’est enfin levé, émergeant de cette transe musicale qui le captivait depuis une heure, tous les spectateurs l’ont suivi, lui offrant une ovation debout ainsi qu’à sa compagne musicienne.

    Certaines personnes avaient déjà qualifié le pianiste et compositeur de prodige avant le début du concert, et la réaction enthousiaste de la foule semblait confirmer cette opinion.

    Maïté Poulin de Courval, élève de 12e année à l’École secondaire publique Le Sommet interprète une composition de Tristan Das Eiras à la flûte.
    Maïté Poulin de Courval, élève de 12e année à l’École secondaire publique Le Sommet interprète une composition de Tristan Das Eiras à la flûte. (Antoine Messier, EAP)

     

    De Hawkesbury à Carnegie Hall

    C’était d’ailleurs la première fois que Tristan a pu jouer une suite complète de sa propre composition. « J’ai bien aimé finalement être capable de jouer plus que deux ou trois pièces a expliqué Tristan. J’ai aimé l’interprétation de Maïté », a-t-il dit, offrant des louanges à son amie et partenaire de spectacle.

    Tristan a commencé à jouer le piano à l’âge de huit ans, lorsque son grand-père lui a enseigné une pièce folklorique. Depuis, sa passion pour le piano l’a entrainé jusqu’à Carnegie Hall à New York, où il a pu performer en février 2023 après avoir remporté la seconde position dans la compétition Crescendo à Ottawa.

    Tristan veut se concentrer dans le futur sur la composition et la direction d’orchestre. Pour l’instant, il doit étudier et pratiquer des compositions plus compliquées, comme les études de Chopin ou Brahms, pour passer les auditions de conservatoires européens. Il envisage de poursuivre ses études à Leipzig, Paris ou Madrid.

    « Je suis vraiment contente d’avoir travaillé avec Tristan qui est un super pianiste, a affirmé Maïté. Habituellement, on joue les compositions de gens qui sont morts, donc on a un peu plus de liberté. Là, il fallait que je lui demande ce qu’il voulait et travailler la communication. »

    Maïté joue de la flûte depuis cinq ans. Elle est aussi pianiste et violoniste. La jeune musicienne se dirige vers des études universitaires en musique l’année prochaine. Elle est présentement dans le processus d’auditionner pour les programmes de performances musicales.