Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Le Café mortel: la mort vue par le Mexique

    Le Café mortel: la mort vue par le Mexique

    Le Centre culturel le Chenail a accueilli, dimanche dernier, Gabriel Garcia du Centre pour l’immigration en région, pour partager un brin de la culture mexicaine et discuter d’un concept qui nous relie inévitablement tous, la mort.

    Partout à travers le monde, chaque année, des groupes se forment pour discuter de la mort. De Vienne à Chicago, les groupes de discussions sans ordre du jour ont comme but de sensibiliser les gens à la mort dans le but d’améliorer leur qualité de vie, autour d’un café et d’une part de gâteau.

    À Hawkesbury, c’est Gabriel Garcia qui a présenté la mort telle que perçue dans la culture mexicaine, en commençant par les plus anciennes croyances aztèques jusqu’aux changements survenus à ces croyances après l’arrivée des Chrétiens européens.

    Avant la conversation, M. Garcia a fait appel à tous ceux voulant se joindre, dans le monde vivant et dans le monde immatériel, si l’on ose y croire, à l’aide d’une conque. Puis il a entonné un chant en Nahuatl, la langue que parlaient ses ancêtres aztèques, avant de purifier les participants à l’aide d’un encens fait de résine de copal, de tabac et de sauge, pour s’aligner avec la nature.

    Au centre de tous les participants se trouvait une table avec des objets variés représentant l’air, le feu, l’eau et la terre, tel un autel dédié aux morts. Quand tout fut prêt, la conversation a pu commencer.

    Gabriel Garcia utilise une conque pour faire appel à tous ceux présents, dans notre dimension ou dans le monde des morts, pour participer à la conversation. (Photo: Antoine Messier)

    La vie et la mort

    Pour Gabriel Garcia, la vie et la mort sont une dualité comme l’homme et la femme, le jour et la nuit, l’eau et le feu. Ce sont deux concepts indissociables. Il n’y a pas de vie sans mort et il n’y a pas de mort sans vie.

    Pourtant, la tradition aztèque croit aussi en une vie après la mort, une suite au parcours de l’esprit. « Dans nos traditions, on est plus que simplement un corps, a expliqué M. Garcia. Quand on meurt, c’est le corps matériel qui meurt. Après la mort, il y a un retour à la vie, tel un cycle complémentaire et continu. »

    Alors que M. Garcia expliquait les conceptions aztèques de la vie et la mort, les participants attentifs notaient les différences culturelles mais aussi les ressemblances de leur propre culture. Dans la vision occidentale, la mort marque une fin, le paradis, un but ultime.

    Les Aztèques aussi avaient un but ultime à la vie d’après M. Garcia. Ils voulaient devenir des êtres de lumière, chose qui pouvait être accomplie par la guerre et par la défaite de son pire ennemi, soi-même.

    Après ces conversations spirituelles, les esprits divaguent vers des conversations plus banales comme les places de stationnement dans les cimetières des municipalités environnantes, comme pour prendre une pause de l’apprentissage en cours, mais reviennent rapidement aux choses sérieuses.

    Les traditions changeantes

    Les mentalités ont bien changé au Mexique depuis 500 ans. Cette perspective autrefois prédominante s’est lentement substituée à la pensée chrétienne ou s’y est amalgamée pour créer un mélange des deux croyances hétérogènes dans tout le pays. Les croyances aztèques se perdent, particulièrement dans les grandes villes, où la vision cosmopolitaine de la vie prédominant en occident s’est déjà enracinée, influencée par les médias, l’immigration et le tourisme international.

    Depuis l’arrivée des Européens en Amérique, les représentations des Dieux aztèques se sont assimilées aux icônes du christianisme, à cause d’un processus qu’on appelle le syncrétisme religieux. Lors de la fête des morts en début novembre, on utilise des symboles chrétiens et on pose la croix sur les autels dédiés aux morts.

    Mais le Mexique garde pourtant une part de tradition qui date de bien avant l’arrivée des Espagnols. Une tradition différente pour tous, qui change à chaque ville et chaque village, peut-être même pour chaque individu. C’est la tradition d’une langue perdue, d’un empire déchu. Cette tradition est racontée par Gabriel Garcia et par d’autres Mexicains, dans un effort de la préserver, de la partager et de l’enseigner, pour que ses idées puissent servir quand il s’agit de penser à la mort.

  • Valérie Grenier remporte l’or en Slovénie

    Valérie Grenier remporte l’or en Slovénie

    La Franco-Ontarienne Valérie Grenier a remporté la médaille d’or en Slalom Géant à Kranjska Gora samedi dernier en Slovénie, signant sa seconde victoire en Coupe du monde en carrière au même endroit que sa première médaille d’or l’an dernier. 

    « Je suis extrêmement contente et fière de ce que j’ai accompli » a dit Grenier dans une entrevue accordée aux Éditions André-Paquette. Elle ne dit pas savoir exactement ce qu’il y a de particulier à Kranjska Gora qui lui a permis de gagner deux ans d’affilé, mais explique que ses victoires pourraient avoir trait à la nature de la piste aux virages rythmés et aux longs corridors lui permettant de prendre de la vitesse. 

    La skieuse de Saint-Isidore a terminé 0,37s devant la seconde position Lara Gut-Behrami et 0,51s devant la troisième position Federica Brignone. Elle signe donc son troisième podium en Coupe du monde en carrière. 

    Elle a d’ailleurs terminé dans le top 10 dans toutes les courses de Slalom Géant de la Coupe du monde de la saison 2023-2024. Grenier a manqué le podium de justesse lors d’une compétition de Coupe du monde le 28 décembre dernier à Lienz en Autriche, terminant 0,63s derrière la première place Mikaela Shiffrin et seulement 0,18s derrière Sara Hector en troisième position. La médaille d’argent avait été remporté par Federica Brignone. 

    L’athlète de 27 ans est présentement en quatrième position au classement mondial de slalom géant féminin pour la saison 2023-2024. Pourtant, elle ne veut pas se prononce sur ses objectifs de la saison. « J’essaye de ne pas penser au classement » affirme-t-elle, expliquant que regarder le classement mondial lui pose un stress inutile, « mais j’ose penser que je peux faire d’autres podiums ». 

  • AiR commencera la production en 2024

    AiR commencera la production en 2024

    La production de spiritueux à la distillerie Artists in Residence devrait commencer en avril d’après le propriétaire Pierre Mantha. 

    Lorsque la construction du premier bâtiment de la distillerie sera terminée, il ne restera plus qu’à installer l’équipement spécialisé et commencer la production. D’après le propriétaire Pierre Mantha, l’équipement devrait être installé en mars pour que la production commence en avril, et que les premiers produits AiR soient disponibles à la LCBO en mai. 

    Au total, la distillerie produira près de 30 alcools différents incluant huit gins, huit vodkas, deux rhums, huit liqueurs et deux crèmes. Seulement quatre de ces alcools pourront être vendus à la LCBO initialement. La distillerie devra remplir des quotas de vente pour pouvoir en ajouter d’autres. 

    La vision de Pierre Mantha 

    M. Mantha est un visionnaire. La production n’est pas encore commencée, mais il a déjà dans sa ligne de mire les prochaines étapes; un magasin, des salons de dégustation, un restaurant et un entrepôt. Mais, pour les premiers deux ans, il compte s’en tenir à la production pendant que les prochaines phases du projet de distillerie se réalisent.

    Après le début de la production de spiritueux cette année, M. Mantha espère commencer la construction d’une seconde bâtisse, aussi réservée à la production. Par la suite, de nouveaux bâtiments seront construits, pour créer une sorte de complexe de restauration incluant un magasin d’alcools AiR, des salons de dégustation et un restaurant. 

    « Le restaurant, je fais ça pour faire vivre une expérience », a dit M. Mantha. Il explique vouloir offrir une expérience culinaire de qualité à un prix moyen. 

    Après le restaurant, M. Mantha veut aussi ajouter la machinerie pour mettre ses produits dans des contenants, puis finalement créer encore un nouvel espace pour entreposer les produits. 

    Hawkesbury, puis le monde 

    L’idée pour la première distillerie Artist in Residence à Gatineau a vu jour en 2016. Depuis, la distillerie fabrique autour de 50 produits différents dont une vingtaine se trouvant à la SAQ. Les autres sont vendus exclusivement à la distillerie de Gatineau. 

    Déjà, M. Mantha voulait étendre le projet. Il a expliqué avoir eu le choix entre les villes de Hawkesbury et Arnprior, mais avoir choisi Hawkesbury pour son côté francophone. Maintenant, il veut faire connaitre la ville. « Je pense qu’on est en train de mettre une étampe ici », a-t-il affirmé. 

    Puis, les plans sont déjà en marche pour l’ouverture d’une troisième distillerie à Harborcreek en Pennsylvanie. M. Mantha a confié que la distillerie de Harborcreek est en fait une copie de celle de Hawkesbury mais avec quelques ajustements pour l’optimiser. La production devrait commencer dans environ deux ans. 

    Mais le rêve de Pierre Mantha est encore plus grand. Il affirme vouloir 50 distilleries à travers le monde, dont trois au Canada et cinq aux États-Unis. 

  • Le maire Laviolette revient sur «une très bonne année»

    Le maire Laviolette revient sur «une très bonne année»

    Le maire du canton d’Alfred-Plantagenet est très satisfait de la dernière année et espère une aussi bonne année, sinon meilleure, pour la municipalité en 2024. 

    «Officiellement, je dirais que ce fut une bonne année», a déclaré le maire Yves Laviolette lors d’un entretien téléphonique le 19 décembre. 

    Le premier fait marquant qui vient à l’esprit du maire au sujet de l’année écoulée est l’achat réussi de 28 acres dans la région de Wendover, première étape vers la création du propre parc de développement commercial et industriel du village. 

    «Nous installerons les canalisations d’eau et d’égout l’année prochaine, a-t-il déclaré. J’ai toujours dit qu’il y avait trois avantages réels en matière d’infrastructure (développement) pour l’avenir d’Alfred-Plantagenet: la rivière des Outaouais, l’autoroute 17 et Wendover.» 

    Le maire a noté que Wendover voit de plus en plus de personnes d’autres régions de l’Ontario s’y installer. Les principales raisons, a-t-il fait remarquer, sont la forte base de population francophone et les coûts de logement moins élevés pour les nouveaux résidents qui font la navette entre leur domicile et leur lieu de travail dans la région d’Ottawa. 

    Le fait d’avoir son propre parc de développement commercial/industriel, a fait remarquer le maire Laviolette, est la prochaine étape pour encourager la croissance dans le village. 

    «Nous espérons ainsi garder plus d’argent dans notre canton», a-t-il déclaré, ajoutant que la municipalité a déjà reçu des avis d’intérêt de la part d’investisseurs potentiels lorsque le parc commercial/industriel sera prêt à être occupé. 

    Le maire Laviolette est également satisfait de la poursuite des travaux d’amélioration des routes autour de la municipalité. C’était l’une de ses promesses électorales et il prévoit d’améliorer graduellement autant de routes dans chaque village chaque année que les plans budgétaires annuels le permettent. 

    L’achat de l’ancienne salle des Chevaliers de Colomb à Alfred est une autre initiative qui plaît au maire. Lorsque le club philanthropique local a décidé de vendre sa salle de réunion de la rue Principale, l’administration communale a contacté les Chevaliers de Colomb. Les deux parties sont parvenues à un accord sur un prix d’achat de 150 000 $, payé sur une période de trois ans. 

    Le bâtiment deviendra la nouvelle salle communautaire d’Alfred. Le maire Laviolette a fait remarquer que d’autres villages du canton ont une salle communautaire, mais qu’Alfred n’en a pas. Le personnel de la municipalité présentera au conseil des plans pour les rénovations extérieures et intérieures du stationnement et des locaux afin que le bâtiment réponde à tous les besoins des familles et des groupes qui l’utilisent pour des fonctions privées et pour des programmes et des activités communautaires. 

    En prévision de l’année prochaine, le maire Laviolette souhaite étudier la faisabilité d’un changement de nom pour le canton. L’objectif est d’avoir un nom qui représente toute la région et pas seulement les villages d’Alfred et de Plantagenet. 

    «Moi-même, je pense à Deux Rivières», pour souligner les liens entre l’histoire naturelle du canton et la rivière des Outaouais et la rivière Nation Sud. 

    «En ce moment, je cherche à savoir combien il en coûterait pour changer le nom du canton», a-t-il dit, ajoutant qu’en plus de la dépense pour changer le logo du canton partout, il y a aussi le coût à considérer pour les résidents et les propriétaires d’entreprises avec leurs adresses postales. 

    «Je veux d’abord demander aux gens quel nom ils veulent», a-t-il dit, ajoutant qu’il y aura un sondage municipal pour déterminer si les résidents sont en faveur d’un changement de nom. 

    Le maire Laviolette avait une dernière chose à dire. 

    «Joyeux Noël et une saison heureuse.» 

  • Vigile pour les victimes de Polytechnique

    Vigile pour les victimes de Polytechnique

    La Coalition de Prescott-Russell pour éliminer la violence contre les femmes a tenu une vigile, le 6 décembre dernier, pour commémorer les victimes de la fusillade de Polytechnique ainsi que les femmes victimes de violence dans la région de Prescott-Russell. Cet événement a été organisé en l’honneur de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. 

    Une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le monument commémoratif des victimes de Polytechnique, près de l’hôtel de ville de Hawkesbury, pour honorer la mémoire des victimes de violence faite aux femmes. Chacune des personnes présentes avait la responsabilité d’allumer un lampion en mémoire des 14 victimes de Polytechnique, ainsi que des 11 femmes et des trois enfants victimes de violence dans la région de Prescott-Russell. Ensuite, la coalition a invité tous les participants à observer une minute de silence en hommage aux victimes. 

    Le 6 décembre 1989, un homme armé du nom de Marc Lépine est entré à l’école Polytechnique de Montréal, où il a tragiquement tué 14 femmes. Il a exprimé sa haine du féminisme. Ces 14 femmes poursuivaient leurs études pour devenir ingénieures, croyant en un monde où les femmes avaient des opportunités égales à celles des hommes. 

    La Coalition de Prescott-Russell pour éliminer la violence faite aux femmes est un regroupement d’organismes régionaux qui partagent l’objectif d’éliminer la violence faite aux femmes dans la communauté. 

  • La Maison Interlude fracasse les buts de sa campagne de financement

    La Maison Interlude fracasse les buts de sa campagne de financement

    La Maison Interlude (MIH) a annoncé avoir recueilli 87 000 $ lors de sa campagne de financement organisée lors de sa soirée-bénéfice du 6 décembre, dépassant ainsi son objectif initial de plus de 37 000 $.  

    La campagne de financement annuel de l’an dernier, une vente de poinsettias, avait généré un profit de 42 000$ pour l’organisme. Cette année, MIH a changé d’approche en organisant un souper bénéfice. « C’était notre 40e anniversaire, a expliqué Marie-Pierre D’Anjou, responsable des communications de MIH. On voulait marquer le coup avec un événement. » 

    L’événement, au prix de 120$ le billet, s’est tenu au Pavillon Bonnie Glen à Alexandria et a réuni 130 invités. La Maison Interlude a aussi fait tirer un voyage, à un prix plus bas, pour pouvoir rejoindre la population ne pouvant pas se permettre un souper à ce prix. Ce fut un succès fracassant pour l’organisme qui s’était donné comme objectif d’amasser 50 000$ cette année. 

    « C’est incroyable de recevoir un tel message de soutien de la part des gens de notre région! Pour notre organisme, amassé 87 500 $, c’est du jamais vu a déclaré Muriel Lalonde, directrice générale de MIH. Voir notre travail reconnu de cette manière nous va droit au cœur. Je crois aussi que les efforts de sensibilisation que nous faisons contre la violence faite aux femmes portent également leurs fruits. Bien que nous célébrions cette année nos 40 ans d’existence, la population connaît de mieux en mieux notre organisme et sa mission. » 

    L’argent amassé servira à offrir un service direct aux femmes victimes de violence. Ce qui n’est pas utilisé sera mis dans un fonds visant à la construction d’une maison de deuxième étape, servant la réinsertion des femmes en société et offrant des services d’encadrement. 

    MIH offre une maison d’hébergement aux femmes victimes de violence dans la région de Prescott-Russel ainsi que des services d’approche via ses dix bureaux dans la région. Chaque année, MIH soutient plus de 500 femmes à travers ses services d’approche dans Prescott-Russell et SDG. 

    Tout au long de l’année, il est possible de faire un don à Maison Interlude House en vous rendant sur leur site web www.minterludeh.ca ou en acheminant un chèque par la poste au C.P. 158, Hawkesbury, ON, K6A 2R8. 

  • Une artiste voit la vie à travers l’œil de son appareil photo

    Une artiste voit la vie à travers l’œil de son appareil photo

    Chacun a sa propre vision du monde qui l’entoure. Mais Chantal Major voit le monde de deux manières différentes : à travers ses propres yeux et à travers l’œil de son appareil photo.  

    «Un coup de cœur», c’est ainsi que Chantal Major explique ce qui l’incite à prendre une photo, lorsque quelque chose qu’elle voit la frappe en plein cœur et qu’elle veut capturer cette image de façon permanente à travers l’objectif de son appareil photo. 

    L’artiste de Lefaivre explore le monde à travers l’œil d’un appareil photo depuis qu’elle a 11 ans et qu’elle a «emprunté», comme elle le dit en souriant, le vieil appareil photo de sa sœur Pierrette. À l’aide d’une pellicule qu’elle s’est achetée avec son propre argent, Chantal a pris ses premières photos, notamment une sélection de photos de la famille, de son chien, des voisins et de scènes de la région. 

    «C’est ainsi que tout a commencé», a-t-elle déclaré lors d’un entretien à la bibliothèque publique d’Alfred. 

    Mme Major est la deuxième artiste locale à voir ses œuvres exposées dans le cadre du projet Art aux bibliothèques du comité de la bibliothèque d’Alfred-Plantagenet. Son exposition comprend plus d’une douzaine de vues instantanées de lieux et de personnes de la région. 

    Ce n’est pas la première fois qu’elle expose ses œuvres photographiques. Elle a déjà présenté Au fil des saisons au Centre culturel Le Chenail, à Hawkesbury, il y a quelque temps. Cependant, sa participation au projet Art aux bibliothèques marque une étape supplémentaire dans les cinq années écoulées depuis qu’elle a pris la décision de poursuivre son rêve de devenir photographe professionnelle. 

    Il s’agit d’une véritable prouesse puisque, toute jeune, elle utilisait un Kodak Instamatic X15 équipé d’un flash pour prendre ses photos. Elle se souvient que son premier vrai appareil photo de type professionnel était un Pentax, qu’elle s’est offert en 1986 après avoir obtenu son diplôme de photographie professionnelle auprès de Roméo Sauver, un photographe professionnel de Cornouailles. Il proposait un programme par correspondance pour des personnes comme Chantal, des photographes amateurs qui passaient leurs journées à prendre des photos pour le simple plaisir de prendre des photos. M. Sauver a aidé ses étudiants à faire passer leur passion au niveau supérieur. 

    Un simple coup d’œil à l’exposition de Chantal révèle une chose sur l’artiste-photographe de Lefaivre. Le sujet de prédilection de l’œil de son appareil photo est la campagne, qu’elle soit pastorale ou forestière. 

    «J’aime la nature, a-t-elle dit. Toute la nature. Chaque saison a sa beauté.» 

    Elle emporte son appareil photo presque partout où elle va et, au cours de ses promenades dans la région, elle voit souvent quelque chose qui la touche au cœur et l’incite à capturer l’image dans son appareil photo. 

    Elle a une ambition. Un jour, Chantal aimerait capturer l’image d’une aurore boréale. 

    «Parce que j’aime l’astronomie», a-t-elle ajouté en souriant. 

    Pour obtenir une bonne photo de l’aurore boréale, elle sait qu’il faudra obéir à la principale leçon qu’elle a apprise au cours des années qui se sont écoulées depuis qu’elle a commencé à regarder le monde à travers l’œil d’un appareil photo : «La patience, a-t-elle précisé. Avoir de la patience et ne pas se contenter de prendre des photos pour essayer d’impressionner les gens.» 

  • La Société de développement communautaire de Prescott-Russell change de nom

    La Société de développement communautaire de Prescott-Russell change de nom

    La Société de développement communautaire de Prescott-Russell a dévoilé son nouveau logo et son changement de nom, le jeudi 30 novembre au Vankleek Hill Vineyard.  

    L’organisme, qui a comme but d’aider les entreprises locales avec des opportunités de financement et du coaching, devient officiellement La Société de développement de Prescott et Russell. « Ce nom a été choisi avec soin pour refléter notre identité actuelle, notre engagement à innover et notre détermination à offrir des solutions de pointe à nos clients, partenaires et collectivités », a affirmé M. John Candie, directeur général de la société. 

    « L’ancien logo ne représente plus notre vision, nos valeurs ni la réalité dans laquelle on vit », a déclaré le président du conseil d’administration Luc FIlion. Le nouveau logo, conçu par l’entreprise de Casselman KB Média, fusionne une ampoule, des rubans et une feuille d’érable verte, bleu et orange, pour signifier l’alliance entre tradition et innovation. 

    Les changements à l’image de marque de la Société de développement de Prescott et Russell fait partie du plan stratégique de la société pour les quatre prochaines années. 

    L’ancien logo utilisé par la SDCPR datait d’il y a plus de 25 ans. 

  • Hawkesbury Est alloue 50 000 $ à la construction d’un centre communautaire

    Hawkesbury Est alloue 50 000 $ à la construction d’un centre communautaire

    Le conseil municipal de Hawkesbury Est a décidé d’allouer la totalité des 50 000 $ reçus du Fonds culturel des Comtés-Unis de Prescott et Russell (CUPR) à la construction du nouveau centre communautaire de Saint-Eugène. 

    La première phase du projet, qui comprend les fondations, la structure, l’aménagement extérieur ainsi que certains travaux de plomberie, d’électricité et de chauffage, devrait être terminée vers la fin de l’année. Les fondations ont été posées à l’automne 2022 et la construction a débuté en janvier 2023. 

    Le coût de la première phase s’élève à 900 000 $, dont 483 750 $ proviennent d’une subvention de l’Agence fédérale de développement pour le Sud de l’Ontario. Un autre montant de 26 000 $ provient de dons et de collectes de fonds. La municipalité a également puisé 41 500 $ dans ses réserves. Hawkesbury Est a dû assumer les 300 000 $ restants sous forme de dette à long terme. 

    La deuxième partie du projet comprend l’achèvement de l’aménagement intérieur, la finition de la plomberie et de l’électricité. Son coût est estimé à près de 550 000 $. La municipalité espère commencer les travaux de la phase 2 du projet en 2024. Cependant, Hawkesbury Est n’a pas encore reçu de financement pour la phase 2 du projet. Jusqu’à ce que le nouveau centre communautaire soit terminé, le centre communautaire actuel de Saint-Eugène demeure en usage. 

    Le nouveau centre communautaire comprendra une salle de réunion pouvant accueillir 125 personnes ainsi qu’une cuisine et des salles de bains. 

  • Pas de fonds pour la Journée Antique

    Pas de fonds pour la Journée Antique

    Jean-François Santerre et Richard Sauvé, vice-président et trésorier de la Journée Antique de Saint-Anne de Prescott, ont vu leur demande refusée pour une partie du financement culturel des CUPR offert aux municipalités, lors de la réunion spéciale du conseil municipal du 27 novembre à Hawkesbury Est.  

    Dans le cadre du budget 2023, les CUPR ont mis de côté 50 000 $ qui seront remis à chaque municipalité pour qu’elle les consacre à des activités communautaires et culturelles au sein de leur municipalité respective.  

    Hawkesbury Est a désigné la totalité de son allocation pour la construction d’un nouveau centre communautaire à St-Eugène, ne laissant aucun fonds pour d’autres projets.  

    « Une petite part du gâteau, ça nous ferait du bien », a déclaré M. Santerre au conseil. « On pourrait en faire beaucoup. » 

    Les fonds auraient servi à couvrir les frais de représentation des deux groupes qui performeront en 2024, Les Rats d’Swompe et Les Bilinguish Boys, ainsi qu’un groupe local qui assurera la première partie du spectacle. La Journée Antique a déjà reçu un financement de 4 500 $ du Conseil des arts de l’Ontario, et il manque 11 500 $ pour couvrir le total de 16 000 $ en frais de représentation. Les coûts de location des tentes, des techniciens du son et des groupes de musique n’ont pas été épargnés par les taux d’inflation élevés de ces dernières années. 

    Le président du comité de la Journée Antique, Justin Lavigne, pense que l’organisation pourra encore couvrir les coûts de l’événement. 

    « J’espère que nous n’aurons pas à augmenter les prix à la porte », a déclaré M. Santerre. 

    « Depuis que je suis ici, j’ai toujours soutenu l’événement, a déclaré M. Kirby à la délégation de la Journée de l’antiquité. Malheureusement, je ne peux pas me ranger à votre avis. » 

    La Journée Antique ne bénéficie d’aucun financement municipal.