Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Le dépanneur Lemieux vendu, la fin d’une époque à Rockland

    Le dépanneur Lemieux vendu, la fin d’une époque à Rockland

    La propriétaire Louise Lemieux remettra alors les clés de l’entreprise familiale à ses nouveaux propriétaires. C’est après avoir quitté leur ferme qui venait de passer au feu à Embrun en 1954 que les parents de Louise Lemieux ont fait l’acquisition de la petite épicerie d’un monsieur Valade, rue Laurier à Rockland. Il n’y avait pas grand monde à l’époque dans ce qui n’était qu’un tout petit village à majorité francophone à l’est de Cumberland et d’Ottawa. «Soixante-sept ans plus tard avec ses 24000 habitants, ce n’est plus le Rockland de ma petite enfance», souligne Mme Lemieux. 

    Avec les années, l’Épicerie Lemieux allait devenir un commerce très fréquenté par les familles des environs. «Après la mort subite de mon père qui n’avait que 50 ans en 1962, c’était tellement occupé à l’époque que c’est ma mère à 47 ans qui a dû prendre l’épicerie de quartier en charge, se remémore-t-elle. Comme elle avait encore 3 enfants à élever, il a bien fallu aider!»  

    La jeune Louise n’avait que 12 ans. Tout en poursuivant ses études, celle-ci travaillait tous les jours à l’épicerie. Comme les souvenirs se bousculent! Trop nombreux pour elle à tout raconter, elles aiment bien parler d’une époque où les boissons gazeuses comme les Pure Springs, Coka Cola et Seven up ne se vendaient qu’en bouteilles. «Les gens rapportaient leurs bouteilles vides pour lesquelles on leur donnait 5 sous pour les petites et 20 sous pour les grosses. Et puis, ajoute-t-elle, c’était aussi l’époque des timbres Gold Star qu’on accumulait en vue de les échanger pour des cadeaux, un peu comme ça se fait de nos jours avec les fameuses cartes-cadeaux.»  

    C’est Louise Lemieux qui a pris le commerce en charge lorsque sa mère est décédée en 1986. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne l’a pas eu facile lorsque les magasins à grande surface comme les Canadian Tire et les Food Basicsbasic et bien d’autres sont arrivés avec à Rockland les uns après les autres. C’est ainsi qu’elle a décidé de transformer son épicerie de quartier en dépanneur. Si les bons souvenirs ont continué de nourrir sa vie, ils ont quelques fois été accompagnés de mauvais souvenirs. «Trois fois, dit-elle, j’ai subi des cambriolages de jour comme de nuit!»  

    Puis, la pandémie est arrivée l’an dernier, ce qui a été pour Louise Lemieux, la goutte de trop, celle qui l’aura convaincu de vendre. «Avant la pandémie, j’ouvrais le Dépanneur Lemieux à 9 heures du matin, alors que maintenant je n’ouvre qu’à 14 heures.»  

    C’est là qu’elle s’est dit qu’à 72 ans bien sonnés, ça suffit! C’est le temps de vendre et d’envisager une retraite bien méritée. Une décision tout de même difficile, car pour cette femme d’affaires, le dépanneur Lemieux, c’est essentiellement le centre de sa vie. Toutefois sans doute résignée à passer à un nouveau chapitre, la retraite à la veille de commencer lui sourit.  

    C’est le 31 mai que Louise Lemieux, probablement les larmes aux yeux remettra les clés de son commerce à ses nouveaux propriétaires, des Indo-Canadiens. «Je pense que je vais me sauver de là sans plus tarder!» Ce qui la fait sourire à l’idée de la retraite, c’est sa passion pour le golf et les voyages dont elle a dû se passer jusqu’à maintenant. «Et qui sait, avoue-t-elle, peut-être que je devrais écrire un livre sur l’aventure du Dépanneur Lemieux.» 

     

  • De Hawkesbury à Omsk en Russie, Bob Hartley a remporté la Coupe partout où il est passé  

    De Hawkesbury à Omsk en Russie, Bob Hartley a remporté la Coupe partout où il est passé  

    L’ancien coach des Hawks de Hawkesbury a remporté la prestigieuse coupe Gagarine de la KHL avec son équipe L’Avangard de Omsk le 28 avril dernier. L’équipe sous sa tutelle, parmi lesquels figuraient Ilya Kovalchuck et Alexei Emelin, a détrôné le CSKA Moscou pour la première fois de son histoire. On a même pu entendre le sympathique entraineur parler le russe lors des célébrations dans le vestiaire. 

    Bob Hartley s’avère être un modèle pour les gens de la région, et on le reconnait surtout comme un gagnant.  À travers les années, il a remporté le championnat des séries dans chaque ligue où il a «coaché», de la ligue Jr A à Hawkesbury, en passant par la ligue américaine avec les Aces de Cornwall jusqu’au Colorado dans la LNH.  Lors de son passage en Suisse à Zurich, ses équipiers avaient également raflé les grands honneurs. Seule la Coupe Memorial lui a échappé l’année où les Titans de Laval avaient tout de même gagné la Coupe du Président de la LHJMQ.  

    Il est la preuve vivante qu’il faut croire en ses rêves.  Quelle sera la prochaine étape logique pour Hartley?  Un retour dans la ligue nationale? Un retour par la grande porte, celle du Centre Bell? Peut-être y rejoindra-t-il son ancien protégé Dominique Ducharme, son ancien joueur à Hawkesbury! 

    Rappelons aussi que Hartley a remporté le fameux trophée Jack-Adams pendant la saison 2014-15 de la LNH remis au meilleur entraineur du circuit.  

    Par ailleurs, Robert Hartley (Bob au grand cœur),  avait inscrit le nom de feu Jérémy Paradis à l’époque où il entrainait les Flames de Calgary sur l’alignement lors d’un match de la ligue nationale en signe de respect aux familles Paradis et Ladouceur de la région de Lachute.   

      

  • Un couple de Rockland partage leur passion: courses d’endurance et vie professionnelle

    Un couple de Rockland partage leur passion: courses d’endurance et vie professionnelle

    Originaire de Timmins au nord de l’Ontario, c’est dans les rocheuses à Calgary que Nicholas Fournier a atteint un premier sommet dans sa jeune carrière de sportif de haut niveau. Sa passion pour les parcours accidentés le motive et le pousse à se dépasser. En 2001, à l’âge de 24 ans, il remporte une course du Championnat du monde 24 heures de vélo de montagne en Alberta! C’est également à cet endroit qu’il y a débuté sa carrière liée à ses études durant quelques années. 

    En 2009, le couple choisit de s’installer à Rockland dans l’Est ontarien afin d’y ouvrir une clinique de denturologie. «Plusieurs cliniques sont situées à Ottawa, nous préférions un endroit plus près de la nature afin d’y exercer notre profession tout en poursuivant notre entrainement à proximité», se souviennent-ils. La course à pied s’est tranquillement ajoutée au vélo, et ensuite ce fut la nage : «le plus difficile, c’est l’adaptation à la nage; au début, je me pratiquais à même le bain, la tête sous l’eau afin d’améliorer mes capacités.» C’est ainsi que les deux sportifs ont débuté les courses d’endurance. Plusieurs épreuves de triathlon sont offertes pour les adeptes de ce sport et si la situation sanitaire le permet, leur prochaine compétition se déroulera à Lac-Mégantic au Québec au mois de juillet. 

    La clinique de denturologie investit dans le sport et la santé 

    Au fil des ans et des compétitions, le couple s’est impliqué dans la communauté en contribuant financièrement lors d’évènements sportifs locaux comme celui du coureur des bois dans le parc naturel Lavigne de Bourget. Pour eux, c’est important d’inciter les gens à pratiquer le sport. Par ailleurs, notons également une participation à titre de commanditaires au niveau de l’entretien des sentiers de vélo de montagne à la forêt Larose de Prescott et Russell.  

    M. Fournier et Mme Orichefsky sont les heureux parents de trois jeunes enfants:  Myka 14 ans, Phoenyx 11 ans et Triddys 9 ans. Ceux-ci aiment tout autant le sport et c’est ensemble que la famille sillonne les routes du Québec et de l’Ontario afin de participer aux diverses compétitions.  

    La clinique de denturologie Fournier a pignon sur rue à Rockland, et M. Fournier est aussi partenaire dans deux autres cliniques à Casselman et Orléans. Impliqué localement, Nicholas partage régulièrement ses connaissances professionnelles sur son blogue personnel qu’il diffuse aussi dans les journaux locaux afin de bien informer la population au niveau de la santé buccale. «Nous désirons informer les gens et offrir un service personnalisé. Notre communauté locale doit s’entraider et c’est pourquoi nous travaillons de concert avec les hebdos régionaux. C’est la meilleure façon de rejoindre la population et d’offrir de l’éducation au niveau de la santé dentaire.» 

     

  • NOUVELLE DG au Centre Novas-CALACS

    NOUVELLE DG au Centre Novas-CALACS

    Mme Lanthier a occupé plusieurs postes au Centre Novas depuis ses débuts au sein du conseil d’administration où elle a siégé pendant quatre ans à titre d’administratrice et de présidente. Elle est impliquée dans le domaine de la violence faite aux femmes (VFF) depuis 2012, notamment en ce qui concerne les agressions à caractère sexuel. Elle a complété une maîtrise en service social ainsi que des nombreuses formations spécialisées dans le domaine de VFF. Elle a été membre du collectif de recherche FemAnVi (Féministe Anti-Violence) de l’Université d’Ottawa et a travaillé sur des recherches féministes. Depuis 2017, elle travaille au sein du Centre Novas où elle a occupé plusieurs postes. Elle y occupe présentement le poste d’intervenante auprès des victimes/survivantes d’agression sexuelle. Elle apporte une riche expérience notamment en ce qui a trait au trouble du stress post-traumatique. Mme Lanthier fera une transition de son poste vers le poste de direction générale de façon graduelle qu’elle occupera à temps complet dès le 25 mai prochain.

  • Les Ambassadeurs de la diversité pour l’inclusion

    Les Ambassadeurs de la diversité pour l’inclusion

     Il y en aurait une vingtaine dans Prescott-Russell, dont bon nombre autour de Hawkesbury. Pourquoi est-ce si important l’immigration francophone? «C’est qu’il en va de la pérennité des communautés francophones de l’Ontario, même ici dans Prescott-Russell où nous sommes majoritaires», répond Brigitte Duguay-Langlais, une coordonnatrice du RSIFEO. Ce réseau oeuvre avec divers partenaires pour atteindre plusieurs objectifs, soit accroitre le nombre d’immigrants d’expression française dans les communautés francophones, améliorer les structures d’accueil et d’établissement pour les nouveaux arrivants, assurer leur intégration économique ainsi que leur intégration sociale et culturelle.  

    L’immigration francophone dans Prescott-Russell serait cruciale, ne serait-ce que pour maintenir notre poids démographique de majorité francophone. «Car les habitudes linguistiques des grands centres nous rattrapent. Certaines municipalités à majorité francophone s’anglicisent de plus en plus», remarque Brigitte Duguay-Langlais. La population francophone de la région est vieillissante et les immigrants provenant de pays où l’on parle français peuvent contribuer au développement de notre économie en plus d’assurer la croissance d’une main d’oeuvre qualifiée et productive.  

    Pascal Billard est l’un de ces ambassadeurs de la diversité. Immigrant lui-même puisqu’il est d’origine française, il s’est engagé avec son entreprise Sol-Air consultant dans le projet de Hawkesbury, communauté francophone accueillante. Il s’agit d’un programme de la municipalité financé pendant 3 ans par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, pour améliorer l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants.  

    Des projets tels que la création déjà en cours d’un jardin communautaire qui accueille huit résidents et quatre immigrants francophones durant la première année. Pascal Billard indique qu’il a déjà reçu des réservations pour les deux ou trois prochaines années. Autre projet? Une étude terminée en mars, mais pas encore rendue publique évalue l’impact de la pénurie de logements abordables pour les nouveaux arrivants. Sans dévoiler les détails, Pascal Billard évoque une recommandation qui suggère de créer une société sans but lucratif pour inciter les promoteurs immobiliers à construire des logements à prix modiques. Il note également l’existence de plusieurs bâtiments à Hawkesbury où l’on pourrait y aménager des logements abordables.  

    Pascal Billard souscrit à une mission fondamentale pour les ambassadeurs de la diversité. La mission d’abattre les mythes et les préjugés véhiculés par les gens qui sont réfractaires à l’immigration, qu’elle soit francophone ou non. Parmi quelques-uns de ces préjugés, notons les deux suivants notés par le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’est de l’Ontario : «ils viennent voler nos jobs et en plus le taux de chômage est élevé dans la région… ». En réalité rétorque le RSIFEO, les nouveaux arrivants francophones apportent d’autres expertises qui aident nos entreprises à combler leur manque de main d’oeuvre qualifiée. Ils deviennent eux aussi des contribuables comme tout le monde. Une diminution de la population francophone dans plusieurs petites communautés rurales des comtés unis et de l’Est ontarien a des répercussions majeures. Ainsi, une réduction du bassin de la main d’oeuvre rend ces localités moins attrayantes pour les employeurs et les investisseurs.  

    Au cours des 10 prochaines années, la croissance de la main d’oeuvre reposera entièrement sur l’immigration, selon Immigration, réfugiés et Citoyenneté Canada. Voici un autre préjugé véhiculé par certains sceptiques face aux immigrants: « ils vont nous imposer leurs lois et des comportements qui ne sont pas de chez nous…» En réalité, observe le RSIFEO, ces nouveaux Canadiens ont très souvent surmonté bien des obstacles en quittant leur terre natale. Ils veulent plutôt contribuer à la société canadienne et apprendre les us et coutumes de leur terre d’accueil. Ils veulent avant toute chose simplement s’intégrer, ce qui passe par l’accessibilité au travail et à l’école tout en enrichissant notre communauté. 

  • L’amour, la forêt, l’action, la vie

    L’amour, la forêt, l’action, la vie

    «Ce fauteuil-là, c’est pour parler et celui-là, c’est pour écouter», prévient-elle d’entrée de jeu dans son modeste cabinet rue principale où elle fait encore de la pratique privée.  Il faut dire que cette psychiatre généraliste diplômée de l’Université de Montréal avoue qu’elle s’est fourvoyée dans son choix de carrière.  Après plus de 35 années dans le milieu de la psychiatrie, ces médecins qui posent des diagnostics et qui prescrivent des médicaments, c’est dans son rôle d’écoute comme une psychologue qu’elle se sent à son plein potentiel, autant avec les adultes que les enfants.  Non qu’elle regrette, rien dans son regard ne laisse présumer d’amertume, «mais gérer de la médication, ce n’est pas ce qui est le plus palpitant…»  

    Elle aurait pu être bohémienne, elle qui n’a pas eu de port d’attache durant son enfance ayant passé par Québec, Montréal, Hull et Coaticook, mais c’est à Lachute qu’elle a décidé d’y bâtir son nid et déposer ses pénates auprès de son homme médecin, rencontré à 28 ans, Gregor Mitchell, qui tomba amoureux d’elle grâce à son canot.  «Je voulais tellement être en couple à nouveau», se rappelle celle qui était mère d’une petite fille de 3 ans.  Ils se sont rencontrés dans un hôpital de Val d’Or. Anglophone de Westmount, il a tout de même fait sa spécialité à Sherbrooke pour apprendre le français et… il lui convenait parfaitement.  

    Après un bref essai dans les montagnes de Sainte-Agathe, le couple de professionnels de la santé a décidé de s’éloigner des touristes laurentiens pour se retrouver ici, un peu plus à l’ouest du Québec, là où un modeste hôpital cherchait un médecin pour son urgence. Louise Gendron s’est jointe à ce moment auprès d’un certain Bertin Legault, directeur dans ces nouveaux établissements qu’on a nommés les CLSC pour y pratiquer la psychiatrie surtout avec les enfants. «Dans ce temps-là, c’était plus libéral.  Il y avait beaucoup de place à la créativité, aux initiatives et nous étions très ouverts sur la communauté.»  

    Bon an, mal an, on ne peut pas dire que Mme Gendron n’a pas usé de sa créativité, elle qui a créé la Fondation Espoir Jeunesse Argenteuil en 2003 avec Rolland Richer, directeur de L’Oasis et d’autres personnes du milieu. Avec des amis et Renée Paule Guertin, une infirmière qui devait réaliser un projet universitaire, est né la course relais d’Argenteuil, principal moteur de levée de fond pour cette fondation en 2011. Elle et son acolyte Manon Lavigne, co-directrices, investissent temps et énergie pour amasser des fonds pour venir en aide aux enfants défavorisés de notre communauté.  C’est un peu notre docteur Julien argenteuilloise (d’ailleurs, elle collabore souvent avec le Centre de pédiatrie sociale de ce dernier). 

    Outre le travail, durant toutes ces années, le couple s’est fabriqué des souvenirs familiaux et ont sillonné le monde: Italie, Espagne, Allemagne, Autriche, l’Ouest américain, le Québec, etc.  Rien avec de grandes chambres de luxe, mais des expéditions à vélo, dans de petites auberges à découvrir souvent avec un sac à dos.  C’est de cette façon qu’elle retrouve son côté nomade et aventurière et que les deux se sont appréciés. «On apprend en vivant les choses, en expérimentant», de dire celle qui a transmis plusieurs de ses passions à sa progéniture. 

    À 40 ans, les cloches sonnent pour Louise Gendron, qui aspire à rester jeune et en santé longtemps.  Elle se lance le défi d’un 1er marathon.  «Je n’y croyais pas vraiment, je ne pensais jamais être capable de faire un marathon.  Ce n’était pas encore la folie furieuse des femmes qui font du jogging, évoque-t-elle. Les défis de vitesse, ce n’était pas mon fort.  Moi, c’est l’endurance. J’ai une humeur assez stable, mais quand j’ai terminé mon 1er marathon à Chicago, j’ai pleuré.  J’étais une fontaine d’émotions.  J’étais tellement contente de l’avoir fait.» 

    Elle qui ne fait rien à moitié fait aussi partie de la trentaine de femmes à avoir réalisé le défi coureur des bois OR du Marathon Canadien de ski de fond, qui consiste à parcourir 160 km sur deux jours avec un sac à dos de 5 kilos et en couchant à la belle étoile durant une nuit. Les fondeurs sont accueillis au campement par une équipe de cadet de l’armée qui leur fournit deux ballots de paille, de l’eau bouillante et des toilettes sèches. «C’est un camping de luxe!, clame-t-elle. On a chacun notre feu et ce sont les jeunes qui l’alimentent toute la nuit!»  Après la quarantaine, Louise Gendron ne l’a pas fait qu’une fois, mais bien 5 fois, entraînant aussi certains de ses enfants dans son sillon. 

    Cette dernière année de pandémie pour Louise Gendron en a été une de spectatrice.  Elle a perdu sa mère au début du printemps 2020 la laissant un peu loin de tous ses exploits.  «Pour une première fois, j’ai mis les rames dans le canot et je me suis laissé aller, décrit-elle de sa douce voix.  Il n’y a pas de raccourci dans ces histoires-là, on n’a pas le choix.» 

    Tranquillement, elle reprend pied.  Elle voit sa fille qui, malgré un accident de cheval qui aurait pu être fatal, se réaliser dans la massothérapie et profite de ses cinq petits-enfants alors qu’elle a reçu un vaccin en janvier dernier. 

    Si vous rêvez de la croiser, embarquez sur une rivière de la région ou parcourez les sentiers de ski de fond des Laurentides parce qu’elle est déterminée à prendre sa retraite cet été et de profiter de la vie comme lorsqu’elle était enfant et qu’elle parlait déjà aux arbres. 

     

  • Vitrine électronique pour les PME franco-ontariennes

    Vitrine électronique pour les PME franco-ontariennes

    «La plateforme Quartier d’affaires est double, c’est-à-dire qu’elle a un volet de services aux entreprises et un volet de service au grand public, affirme Richard Kempler, directeur général de la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA). Le but est d’aider les gens d’affaires francophones à faire progresser leurs intérêts socioéconomiques.»  

    Cette organisation a été fondée par le Club canadien de Toronto et lancée officiellement en janvier, grâce à une subvention de 250000 dollars du ministère ontarien des Affaires francophones. Elle compte 22 membres dont la plupart représentent près de quatre-mille petites et moyennes entreprises en Ontario. Sont membres de la FGA dans les comtés unis, la Chambre de commerce de Prescott-Russell, la Chambre de commerce de Hawkesbury et celle de RocklandClarence, qui à leur tour représentent leurs membres respectifs.  

    «Cependant, ce n’est pas obligatoire que la PME ou le commerce soit franco-ontarien, ajoute Richard Kempler,. Il suffit que l’entreprise ait son siège social en Ontario et qu’elle puisse servir sa clientèle en français ou dans les 2 langues officielles.» La Plateforme numérique Quartier d’affaires s’avère particulièrement utile pour les petits commerces et entreprises qui n’ont pas les moyens financiers d’investir en publicité et en marketing. Car avec ses partenaires, la FGA consacre des budgets importants au marketing et à la promotion de la plateforme, tant dans les médias sociaux que dans les médias traditionnels. Et cela a comme effet d’entrainement d’accroitre la visibilité des entreprises qui espèrent étendre leur champ d’action, même à l’extérieur de la province.  

    La pandémie de la COVID 19 augmente l’importance de la visibilité commerciale sur internet. «Les commerces qui sont en lignes disposent d’un avantage sur leurs concurrents pendant la crise sanitaire et on peut envisager qu’il en sera de même par la suite, explique Kempler, qui rappelle que «Quartier d’affaires est un outil de marketing gratuit pour les commerces et les PME qui veulent accroitre leur visibilité et celle de leurs produits». Le directeur général de la Fédération des gens d’affaires francophones estime que le commerce en ligne, c’est déjà l’avenir.  Il affirme que les petites entreprises qui résistent encore à s’engager dans le virage numérique risquent au mieux de péricliter, au pire de disparaitre.  

    Pour s’inscrire gratuitement, il faut le faire sur www.quartierdaffaires.ca 

  • Action Champlain continue de se battre

    Action Champlain continue de se battre

    Le groupe de citoyens locaux continue de s’opposer au projet de Colacem Canada Ltd. de construire une cimenterie sur la propriété de l’entreprise le long de la route de comté 17, près de L’Orignal. Le groupe a perdu son appel auprès du Tribunal d’appel en matière d’aménagement local (TAAL) concernant les modifications de zonage et du plan officiel qui permettraient au projet d’aller de l’avant. Il travaille maintenant à l’élaboration d’un plan pour faire appel de cette décision à la suite d’une réunion communautaire virtuelle tenue le 18 avril.

    « Nous avons récolté 56 000 $ en une heure », a déclaré le groupe dans un communiqué de presse envoyé par courriel. « Le message est clair. »

    Action Champlain a demandé à son conseiller juridique de faire des recherches pour savoir si le groupe peut ou non lancer un appel légal de la décision du TAAL. Le groupe a reçu un rapport le 21 avril indiquant qu’il a des raisons de le faire. La question est maintenant de savoir si la Cour divisionnaire acceptera la demande.

    Pendant ce temps, le travail se poursuit pour recueillir 110 000 $ pour couvrir les frais juridiques potentiels si un appel va de l’avant. Action Champlain a déclaré qu’elle demandera au canton de Champlain un soutien financier équivalent à son budget d’appel.

    Le groupe a promis de rembourser tous les dons si l’appel n’est pas entendu.

  • Le Pub Sir John Abbott ou l’esprit de communauté

    Le Pub Sir John Abbott ou l’esprit de communauté

    Tout a débuté par un évènement à la fin de l’été 2018: l’ancienne Marina de Saint-André-d’Argenteuil s’est alors transformée en restaurant éphémère pendant huit jours, durant lesquels fut servi un menu composé uniquement de produits locaux. Peu après, la Marina a changé de propriétaire et le nouvel acquéreur n’a pas tardé à proposer à Denis Pelland, initiateur de l’évènement, de pérenniser la formule, qui avait connu un grand succès.  «J’ai hésité, se rappelle M. Pelland. J’ai longtemps géré des restaurants et je m’étais toujours dit que je n’en aurais pas un à moi. Donc j’ai accepté, mais en mettant certaines conditions.» Parmi celles-ci, il y avait celui d’ouvrir quelques soirs par semaine seulement et surtout, de gérer ce projet en coopérative, un modèle qui permet de diviser le risque, la charge et les retombées aux nombres de membres.  

    Aujourd’hui, cette coopérative compte quatre membres : Elise Giraldeau dit Duval, Evelyne Perreault et April Kelley, en plus de Denis Pelland. 

    Le Pub Sir John Abbott a ouvert ses portes en mai 2019 et propose depuis une formule similaire à celle de l’évènement éphémère, où la majorité des produits proviennent d’un rayon de moins de 100 km. Dans un milieu tel que la restauration, où la majorité des achats de produits se fait via de grands distributeurs – états-uniens pour la plupart – et où les capitaux dépensés partent à l’étranger, la démarche du Pub Sir John Abbott s’inscrit dans une tout autre lignée, celle de nouveaux restaurants qui valorisent en premier lieu les produits du terroir. Mais, nuance importante, la démarche de la coopérative ne se limite pas à encourager les produits locaux, mais bien d’agir pour qu’un changement économique durable advienne : «je me bats contre le terme «encourager». Je n’encourage pas, au contraire, j’investis dans ma propre communauté! Lorsque les capitaux partent à l’étranger, ils ne reviennent pas et dans une région comme Argenteuil, qui n’est pas très riche et dont 85% du territoire est agricole, si on ne mise pas sur cette force, l’argent va simplement passer dans Argenteuil sans s’y arrêter. Si on veut développer une richesse dans une communauté, il faut que l’argent puisse y rester», explique M. Pelland, avant d’ajouter : «Mon rêve ultime serait de développer une monnaie locale, pour que l’ensemble des commerçants, des entreprises et de la communauté puisse se développer!» 

    C’est d’ailleurs cette circulation économique locale qu’ils ont approfondie avec le volet osentreprendre, dont les lauréats régionaux du défi osentreprendre seront annoncés ce soir. La coopérative crée des associations avec certains producteurs, où le Pub achète leurs produits et assure leur transformation, permettant ainsi une forme de commensalisme profitable à tous. 

    Les membres de la coopérative du Pub Sir John Abbott mettent sur pied plusieurs nouveaux projets qui verront le jour cet été. Parmi ceux-ci, l’ouverture d’un nouveau restaurant à Brownsburg-Chatham, le Long’Sôh, qui verra le jour en juillet et offrira un menu inspiré de la cuisine asiatique : sushi, tartares, tapas et BBQ coréen. Au camping municipal de Brownsburg-Chatham, ils gèreront également le casse-croute et le dépanneur de la plage municipale. «Cela s’appellera Le Poste de traite. On est supposés ouvrir le dépanneur fin avril et le casse-croute peu après! » précise Elise Giraldeau dit Duval.  

    Alors que la majorité des restaurateurs sont épuisés par la charge mentale qui découle de l’actuelle pandémie, comment cette coopérative peut-elle trouver l’énergie et les ressources nécessaires pour développer de nouveaux projets ? «C’est la force la coopérative, c’est qu’on peut se séparer le projet et chacun prendre un aspect», explique M. Pelland, qui nous promet d’autres projets prometteurs d’ici cet été!  

    D’ici là, le restaurant est ouvert en formule pour emporter du jeudi au samedi de 11h à 20h, et le marché en ligne maudemarket, inspiré de Maude Abbott, célèbre femme médecin née à Saint-André-d’Argenteuil et cousine de Sir John Abbott, offre la livraison de repas à monter soi-même à la maison. 

    Non loin du Pub Sir John Abbott, toujours dans la petite municipalité de Saint-André-d’Argenteuil, se trouve la Station 210, une boutique-café localisée dans une ancienne caserne de pompier, qui offre une multitude de produits pour la maison, la santé, les loisirs et, dans la lignée de la coopérative, plusieurs produits du terroir. Du Pub Sir John Abbott à la Station 210, ces initiatives sont à (re)découvrir pour quiconque souhaite contribuer à faire circuler localement les richesses de notre magnifique région! 

     

  • PREMIÈRE AVANT-MIDI DE GRÈVE POUR LES ENSEIGNANTS

    PREMIÈRE AVANT-MIDI DE GRÈVE POUR LES ENSEIGNANTS

    Les enseignants du secteur public affiliés à la FSE ont débrayé mercredi matin le 14 avril afin d’accélérer les négociations en cours avec le gouvernement du Québec. La convention collective est échue depuis maintenant plus d’un an. Les membres de la FSE ont récemment voté jusqu’à cinq journées de grève et la prochaine est prévue pour le mardi 27 avril en fin d’après-midi. Les enseignants demandent entre autres de meilleurs services pour leurs élèves ainsi qu’une rémunération ajustée en reconnaissance de la tâche à accomplir.