Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Le terrain du Christ-Roi sera à nouveau en vente

    Le terrain du Christ-Roi sera à nouveau en vente

    Le conseil municipal de Hawkesbury a approuvé une recommandation de l’administration visant à relancer le processus de déclaration de surplus du terrain pour les besoins municipaux.

  • Pas de retour à l’école avant l’automne

    Pas de retour à l’école avant l’automne

    Le premier ministre Doug Ford a annoncé, mercredi, que l’enseignement en classe ne reprendrait pas avant l’automne. Il a déclaré qu’un risque accru de propagation du COVID-19, y compris des variantes plus contagieuses, était à l’origine de cette décision. 

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    Remote learning will remain for rest of school year

  • Le parc Calypso rouvre ses portes

    Le parc Calypso rouvre ses portes

    «Nous sommes excités et contents», a déclaré Sandra Nadeau, directrice principale ventes, marketing et communications pour le groupe Calypso Valcartier.  Le parc ontarien a été fermé durant toute la saison estivale 2020.  

    Selon le plan de déconfinement, les parcs aquatiques et les parcs d’attractions font partie de la deuxième phase où 70% des adultes doivent avoir reçu au moins leur première dose et 20% leur deuxième dose. Mme Nadeau ajoute que le parc a un mois pour se préparer et qu’il sera prêt lors du moment de l’ouverture.  

    L’année 2020 a été plutôt difficile pour les employés. En raison de la pandémie, le parc a dû fermer ses portes durant l’été et a prêté son stationnement au Bureau de santé de l’est de l’Ontario qui a organisé un centre de test COVID-19 à l’auto. Heureusement, la subvention salariale offerte par le gouvernement a permis d’assurer une certaine sécurité pour les employés. Le parc est justement en recrutement de personnel pour pourvoir certains postes. 

    Pour la saison 2021, la distanciation sociale devra être respectée, ainsi que le port du masque à l’intérieur. Une limite de billets journaliers sera vendue pour s’assurer du respect des consignes sanitaires.  

  • Bishop’s House se refait une beauté

    Bishop’s House se refait une beauté

    «La Bishop’s House, à St Raphael, n’est pas seulement un monument historique, c’est un endroit où nous, dans l’est de l’Ontario, pouvons en apprendre davantage sur notre histoire. Il y a un an, le gouvernement fédéral, par l’entremise de Parcs Canada, a investi dans ce site historique pour s’assurer que les générations à venir auront accès à ce morceau de notre histoire», souligne Francis Drouin, député libéral de Glengarry-Prescott-Russell.   

    L’argent servira à réaliser la conservation des trois murs de pierre exposés au nord du bâtiment, ce qui équivaut environ à 2000 pieds carrés.  Les deux hommes ont visité le site pour observer les travaux effectués et ont reconnu l’impact économique qu’un tel site patrimonial a sur la communauté. Il permet, entre autres, de générer des revenus grâce aux activités et aux visites touristiques. Ils ont aussi reconnu la fierté qu’amène la Bishop’s House chez les citoyens. Le fait que plusieurs bénévoles de la région s’impliquent dans le projet de conservation et organisent des collectes de fonds en est un bel exemple. Dans un contexte de pandémie, l’idée de mettre à l’agenda des visites de nos lieux patrimoniaux peut devenir une expérience enrichissante pour tous. 

    «Nous sommes très chanceux que le comté de Glengarry soit si fier de préserver notre histoire locale. La maison de l’évêque est un autre excellent exemple de volontaires qui se sont mobilisés pour sauver un site historique et en faire une opportunité culturelle et économique», exprime Éric Duncan, député conservateur de Stormont-Dundas-South Glengarry. 

    Cette subvention de Parcs Canada contribue à conserver ce monument historique pour les années à venir. «Beaucoup ne se rendent pas compte qu’avec une subvention à frais partagés, les organisations reçoivent des conseils professionnels ainsi que des fonds de contrepartie. Dans notre cas, cela signifiait que l’architecte de conservation Mona Lamontagne nous a conseillé sur les styles de maçonnerie patrimoniaux, puis a supervisé les matériaux et les progrès des tailleurs de pierre, explique Brenda Baxter, présidente du Glengarry Fencibles Trust. Nous conservions les murs les plus altérés du bâtiment – y compris l’exposition nord de 1808, donc une telle attention à la technique et à la précision historique était essentielle. Les supporteurs nous font confiance pour utiliser leurs fonds avec précaution.» 

    Le bâtiment en pierre a été construit en 1808 par François-Xavier Rocheleau, maitre maçon spécialisé en construction d’églises et de cathédrales, pour loger le curé de St-Raphael, Alexander Macdonell. Le révérend y a fondé le Collegeof Iona, premier collège d’Ontario, en 1817. Il deviendra évêque plus tard, d’où le nom de Bishop’s House (la maison de l’évêque). Elle se situe en face des ruines de l’église de St-Raphael, devenu lieu national historique méconnu par les Canadiens. L’église a été construite par le révérend Macdonell et a été incendiée en 1970. Les ruines sont préservées depuis.  

    Le Glengarry Fencibles Trust, organisme de charité formé de citoyens de la région de Glengarry, a fait campagne en 2004 pour leur préservation et les a acquises en 2015. Rappelons que le conseil municipal de South Glengarry avait rejeté une demande de démolition de la part du Catholic District School Board of Eastern Ontario.  

  • Quand la vie culturelle facilite l’accueil des nouveaux arrivants

    Quand la vie culturelle facilite l’accueil des nouveaux arrivants

    Pourquoi miser sur la vie culturelle pour accueillir les nouveaux arrivants? Parce que Hawkesbury dispose déjà d’atouts culturels importants selon madame Assaly: «Notre population est majoritairement francophone et bilingue par surcroit. C’est un milieu où presque tout est disponible en français». Et tout ça est lié au fait que ce sont ces mêmes atouts qui ont incité le ministère fédéral de l’Immigration et de la Citoyenneté à désigner Hawkesbury comme Communauté francophone accueillante en 2019. Rappelons qu’il s’agit d’un projet pilote de trois ans totalisant 1 ,3M$. 

    La mairesse Assaly précise cependant que la communauté francophone accueillante n’est pas strictement une responsabilité de la municipalité. C’est aussi l’affaire d’organismes bien outillés pour contribuer à l’accueil et l’intégration des nouveaux venus. 

    Trois de ces organismes ont participé au café-causerie du maire, dont le centre Moi J’apprends, un centre de formation qui permet aux adultes francophones des comtés unis de Prescott et Russell de prendre leur place dans la vie sociale, culturelle et économique de la communauté. Dyane Hardy, formatrice au centre Moi j’apprends, coordonne des cercles de conversation qui permettent aux nouveaux arrivants d’apprivoiser le français et l’anglais pour les aider à s’intégrer et à trouver de l’emploi. 

    La bibliothèque municipale de Hawkesbury, selon sa directrice générale Lyne Belisle, est le service tout désigné pour aider les nouveaux venus à s’informer sur tout ce qu’ils doivent savoir pour construire leur nouvelle vie dans la communauté.  

    Au Centre culturel Le Chenail, la directrice générale Lynda Clouette-MacKay raconte comment deux jeunes Syriennes venues d’un camp de réfugiés au Liban, il y a deux ans, et ne parlant ni le français ni l’anglais ont fait leurs premiers pas chez nous. «Je les ai d’abord accueillis comme bénévoles. Elles ont effectué diverses tâches et elles ont pu interagir avec les visiteurs en servant le café par exemple. Puis au bout de quelques mois, j’ai pu leur verser un salaire comme employées. Et maintenant, ajoute Lynda Clouette-MacKay, elles travaillent à Ottawa. Elles ont réuni leur famille respective et profitent d’une vie meilleure au Canada.» 

    À première vue, attirer et accueillir de nouveaux arrivants francophones dans une petite ville de moins de 11000 habitants semble plus facile à dire qu’à faire pour quelqu’un qui se demande pourquoi un immigrant choisirait de s’établir à Hawkesbury plutôt que dans une grande ville comme Ottawa, Toronto ou Montréal. «La plupart de nos nouveaux arrivants sont des immigrants économiques. C’est-à-dire des gens qui sont venus chez nous parce qu’ils ont déjà des contacts pour être embauchés dans des entreprises ou des services en pénurie de main-d’oeuvre qualifiée, explique-t-elle. Plusieurs choisissent Hawkesbury parce qu’ils préfèrent la qualité de vie d’un milieu moins peuplé, voire plus rural.» 

    Accroitre l’immigration francophone, ça augmente la diversité culturelle, une bonne chose pour Paula Assaly. «C’est une valeur ajoutée à la communauté francophone d’ici. Ça permet de découvrir des cultures différentes, c’est une ouverture sur le monde. En tout cas, conclut la mairesse, ça donne lieu à des échanges et à des discussions intéressantes!» 

  • En mémoire des enfants

    En mémoire des enfants

    La ville de Hawkesbury mettra les drapeaux de tous ses édifices municipaux en berne pendant 215 heures pour honorer la vie et la mémoire de 215 enfants autochtones dont les corps ont été découverts dans une fosse commune sur le site d’un ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique.

    Hawkesbury et de nombreuses autres communautés de la région de l’Est de l’Ontario sont situées sur les terres traditionnelles des Premières nations algonquines. La ville de Hawkesbury offre «ses sincères condoléances» à tous les membres des Premières nations dont le cœur et l’esprit sont touchés par cette tragédie, et «à tous les survivants des pensionnats, à leurs familles et à leurs communautés.»

  • Le gouvernement prévoit un délai plus court entre les deux doses du vaccin

    Le gouvernement prévoit un délai plus court entre les deux doses du vaccin

    Le premier ministre Doug Ford a annoncé vendredi matin que l’augmentation de l’offre de vaccins permettrait à la province d’accélérer le déploiement des secondes doses dans la province. L’intervalle entre la première et la deuxième dose pourrait être ramené à quatre semaines, alors qu’il est actuellement de 16 semaines au maximum, a-t-il précisé. 

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    Government plans faster second dose rollout

  • Une boule d’énergie au profit de toute la communauté

    Une boule d’énergie au profit de toute la communauté

    Une chose est claire, c’est que le germe de l’engagement, si cher à Laure Gaudreault, pionnière de la défense des droits des institutrices, a poussé chez Mme Lemay-Fournier, enseignante au préscolaire. Fière bâtisseuse des premières classes de maternelle maison (4 ans), elle était de ces enseignantes qui ont fait l’école dans les salons de mères au foyer avec leur petite valise et leur matériel, qui ont eu jusqu’à 45 élèves par jour (un groupe le matin et un l’après-midi) et qui ont porté des projets novateurs à bout de bras. 

    Après la naissance de son fils, elle obtient un poste temps plein à l’école Saint-Martin-Dansereau de son village, poste qu’elle occupera durant 32 printemps.  «Je rêvais de vivre la maternelle temps plein!, se remémore celle qui s’est dit aux anges d’enseigner aux enfants durant une journée entière. Elle y laissera sa marque autant par son engagement comme représentante syndicale que par son amour inébranlable des enfants.  Généreuse en entrevue, on la présente comme «une soie pour ses cocos.» 

    Aimée et appréciée par ses collègues de travail, cette dame active, professionnelle et impliquée fait toujours partie des membres actifs de l’Association des retraités de l’enseignement du Québec (AREQ) à titre de vice-présidente de conseil sectoriel, une association qui regroupe près de 60 000 membres, dont 1300 pour les Laurentides et une cinquantaine pour Argenteuil.  En font partie, des membres en éducation reliés au syndicat de la CSQ, qui y contribue à 0,3% de leur revenu. «Pour moi, l’AREQ c’est une association importante qui a pour but de défendre le mieux-être des personnes ainées, donc j’y siège avec fierté», souligne Mme Lemay-Fournier. 

    L’AREQ cherche à rejoindre de nouveaux membres plus jeunes. «C’est important de faire du bénévolat, peu importe avec qui on le fait, ajoute-t-elle.  Je ne resterai pas à rien faire, même si j’ai le gout de transmettre certaines responsabilités aux autres.»  Denise Plouffe a été longtemps son bras droit «pour protéger les intérêts du secteur ouest de la commission scolaire.» Elle est aujourd’hui soulagée de voir l’implication d’une jeune nouvelle retraitée, Danièle Daoust, enseignante en maternelle de l’École Saint-Julien, à titre de responsable substitute.  Remplacée le 12 mai par son prédécesseur de 83 ans à la fondation, elle s’inquiète de l’effritement de l’engagement de ses pairs et souhaite réanimer le désir des retraités aux bienfaits de donner son temps. 

    Les bienfaits 

    «C’est souvent en situation de crise que l’on voit émerger de grands changements et de belles solutions, souligne-t-elle.  La pandémie n’a pas eu que du négatif dans nos vies.  Elle nous a permis d’évoluer. Veut, veut pas, il a fallu nous mettre à jour dans le monde virtuel.»  Décidée et rassembleuse, à titre de présidente, et épaulée par son équipe, elle a aidé ses membres par le biais de formation virtuelle à jouer avec les nouvelles plateformes pour rester en contact les uns avec les autres.  L’équipe n’a pas hésité à appeler chacun des membres pour les inciter à participer aux formations qui pouvaient rassembler non moins de 20 personnes à la fois.  «Ça a fait un boum extraordinaire!  On n’avait pas le choix de progresser là-dedans», indique celle qui n’avait elle-même pas touché à ces types de plateformes avant la pandémie. C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés 69 à l’assemblée annuelle virtuelle en mars dernier. « Un record! », se réjouit-elle.   

    L’AREQ permet depuis plusieurs années de rassembler les membres autour d’une bonne table afin aussi de recueillir des dons pour venir en aide à la communauté.  En plus de leur permettre de rester actifs ensemble, elle offre aussi plusieurs services aux membres ainsi que certains rabais.  Cette année, 550$ ont été offerts à la banque alimentaire de Lachute et 400$ à la Fondation pédiatrique de Lachute par les membres d’Argenteuil.  Avec les rassemblements défendus, elle avoue avoir eu plus de difficultés à recueillir des dons depuis un an, mais elle demeure positive face à l’avenir.   

    Marcelle Lemay, fièrement vaccinée, désire profiter de ses petits-enfants et, déménagée à Hawkesbury depuis quelques années, souhaite le retour à la vie normale le plus rapidement. 

  • Un toit pour les patinoires de Grenville et Grenville-sur-la-Rouge

    Un toit pour les patinoires de Grenville et Grenville-sur-la-Rouge

    Située dans le parc Normand-Woodbury du Village de Grenville, la patinoire actuelle sera munie d’une structure, d’un revêtement du toit ainsi que d’un système d’éclairage au DEL grâce à des investissements égaux des deux paliers de gouvernement de 270 095,50 $. 

    «Les membres du conseil municipal et moi-même sommes très enthousiastes devant la réalisation de ce projet qui permettra une l’utilisation de la patinoire à l’année, de déclarer Pierre Thauvette, maire de la Municipalité de Grenville. Pendant l’hiver, il y aura bien entendu la pratique du hockey et du patin libre, très populaires à Grenville depuis plus de 50 ans. Les organismes pourront organiser des activités telles que le Festival du Flocon, la Fête de la St-Jean-Baptiste, le Festival d’été, les parties de hockey-balle, ainsi que le camp de jour, sans craindre les intempéries. Nous sommes convaincus que beaucoup d’autres évènements verront le jour grâce à cette infrastructure.» 

    Le gouvernement du Canada investit 155 971,50 $ par le biais du volet Infrastructures communautaires, culturelles et récréatives du programme d’infrastructure Investir dans le Canada tandis que le gouvernement du Québec investit 155 971,50 $ grâce à son Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives dans le projet du toit à Grenville-sur-la-Rouge. Le projet de la Municipalité de Grenville-sur-la-Rouge consiste à créer un espace protégé disponible à l’année, indépendamment de la météo. L’ajout d’un toit sur un espace bétonné contribuera à fournir à la population locale un lieu de rassemblement polyvalent et sécuritaire où diverses activités communautaires pourront être tenues tout au long de l’année. 

    De son côté, la députée d’Argenteuil Agnès Grondin souligne la qualité des projets qui ont été déposés par les différents demandeurs de la circonscription d’Argenteuil et surtout aux amateurs de patin de son territoire qui pourront profiter de glaces de belle qualité tout au long de l’hiver: «Ces organisations ont à cœur d’offrir à leurs communautés des possibilités de bouger grâce à des infrastructures accessibles et sécuritaires. Les variations de température et les intempéries de la saison froide mettent à l’épreuve les patinoires extérieures et confrontent les municipalités dans l’entretien de celles-ci.» 

     

  • Foule à la traversée de Pointe-Fortune et Carillon

    Foule à la traversée de Pointe-Fortune et Carillon

    L’achalandage du traversier entre Carillon et Pointe-Fortune a augmenté à un niveau sans précédent depuis l’imposition du couvre-feu au Québec et depuis l’instauration à Pâques du confinement que le gouvernement ontarien a prolongé jusqu’au 2 juin.  

    «Dès le début de la saison, les contrôles policiers à la frontière entre le Québec et l’Ontario incitent les automobilistes à prendre le traversier plutôt que de passer par l’Ontario pour se déplacer entre la Montérégie, Argenteuil, l’Outaouais et les Laurentides par exemple», affirme Pierre-Luc Lavallée, directeur de la compagnie du traversier Le Passeur. Les contrôles de la police provinciale de l’Ontario se trouvent là où l’autoroute 40 au Québec devient l’autoroute 417 en Ontario. Et c’est à cet endroit que les policiers de la PPO demandent aux automobilistes immatriculés au Québec de justifier leurs déplacements via l’Ontario. 

    Comme l’indique l’agent Ken Gray du détachement de la PPO à Hawkesbury: « Les Québécois n’ont pas le droit de passer par l’Ontario pour se rendre à leur chalet dans une autre région du Québec. Ils peuvent emprunter les routes ontariennes uniquement s’ils se rendent à leur résidence principale». Cette règle s’applique de la même façon pour les Québécois qui veulent emprunter le Pont du Long-Sault entre Grenville et Hawkesbury pour passer par l’Ontario afin de se rendre dans une autre région du Québec. 

    L’agent Ken Gray de la PPO ajoute qu’il en restera ainsi au minimum jusqu’à l’expiration du présent confinement ontarien le 2 juin.  

    C’est ainsi que la clientèle du traversier entre Carillon et Pointe-Fortune a augmenté de 10 pour cent durant la semaine et de plus de 15 pour cent les weekends. «Par exemple le vendredi et le dimanche, ajoute monsieur Lavallée, les automobilistes doivent souvent attendre au moins une heure et parfois 2 ou 3 embarquements avant de pouvoir traverser. Et ce, même en l’absence des camions poids lourd que l’on n’accepte pas après 14 heures le vendredi, jusqu’au lundi matin.»  

    Autres conséquences de la pandémie, les mesures sanitaires à bord interdisent aux automobilistes de sortir de leurs voitures durant les 10 minutes que dure la traversée. Le Anik, qui est normalement en service de 8 heures à 22 heures, continuera de fermer à 21 heures, jusqu’à la fin du couvre-feu.  

    Cet évènement s’ajoute aux problématiques vécues par les dernières inondations. «Le moins que l’on puisse dire c’est que nous ne l’avons pas eu facile durant les inondations de 2017 et 2019, affirme Pierre-Luc Lavallée.» C’est son père Normand Lavallée qui en est le propriétaire depuis 1996. La crue des eaux printanière exceptionnellement haute a fortement perturbé les opérations du traversier. «En 2019 raconte Pierre-Luc Lavallée, nous avons dû retarder le service de navettes. Presque complètement submergées, nos installations portuaires des deux rives ont subi des dégâts importants qu’il a bien fallu réparer, voire reconstruire. Si bien que nous n’avons pas pu rétablir le service avant le début de juin.» Il précise que normalement, le Anik commence sa saison de navigation entre la mi-mars et la mi-avril, tout dépend de la quantité des glaces, pour cesser à la mi-décembre. 

    Puis l’an dernier sont arrivés les premiers confinements obligés par la pandémie de la Covid-19. Résultat? L’importante clientèle récréotouristique du traversier a beaucoup diminué puisque les déplacements interrégions étaient fortement déconseillés par les autorités politiques et par la Santé publique.  

    Ce n’est pas d’hier que l’on peut emprunter une navette entre Pointe-Fortune et Carillon. Tout a commencé en 1833 lorsque Jacob Schagel, hôtelier de Carillon a introduit un chaland muni de longues rames pour servir de traversier. Et l’histoire de cette navette aura connu de nombreux chapitres au fil du temps. En 1879, on a transformé le chaland à rames en navire à vapeur. En 1945, Edgar Lalonde et son beau-frère René Desormaux achètent la traverse, mais en 1948 ils doivent remplacer les navires pour des raisons de sécurité par «Le Passeur» qui pouvait faire la traversée en moins de dix minutes.  

    En 1993, on remplace le Passeur par le Anik, un traversier qui reliait Thurso en Outaouais et Clarence dans l’Est ontarien. L’équipe du traversier l’a rénové et modernisé pour le rendre plus efficace et plus rapide. «Maintenant, on peut embarquer les autos en ligne droite sur le pont du navire ce qui réduit les manœuvres des automobilistes au minimum pour ainsi augmenter la capacité jusqu’à 120 véhicules à l’heure», insiste Pierre-Luc Lavallée.