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  • Une femme pas comme les autres

    Une femme pas comme les autres

    Son parcours n’a rien d’habituel non plus. Elle est aujourd’hui PDG de Géostar, une compagnie d’analyse d’eau, d’air et de sol installée au centre-ville de Brownsburg-Chatham depuis 2001. Mais l’histoire de Susie Léger commence bien avant.  

    Susie Léger effectue un retour aux études à l’âge de trente-cinq ans, après s’être occupée de sa famille pendant sa jeunesse. Elle termine son secondaire, s’inscrit au Cégep puis à l’Université pour réaliser un rêve: elle sera géologue et fera de l’exploration en territoire vierge. À la fin du siècle dernier, on ne se bouscule pas au portillon pour étudier la géologie, encore moins quand on est une femme. «J’ai été une pionnière», dit Mme Léger en éclatant de rire.  

    Mais, diplôme en main, lorsqu’elle frappe à la porte des compagnies minières, aucune n’accepte d’engager ce petit bout de femme de moins de cinquante kilos qui prétend prélever des roches dans le Bouclier canadien. Qu’à cela ne tienne! Elle décide de fonder sa propre entreprise, Géostar, qui va effectuer des analyses d’eau. Comme en 1994, elle et son mari sont tombés amoureux de Pine Hill où ils ont acheté d’abord un chalet puis plus tard une maison, c’est là qu’elle installe son laboratoire. Cela fonctionne. Si bien que vers 2000, la maison est envahie d’une telle quantité de boîtes et de fournitures qu’un déménagement s’impose.  

    Désireuse de rester dans la région, elle trouve à Brownsburg-Chatham un splendide édifice abandonné depuis l’année du verglas (1998), l’église United Church. La bâtisse souffre de décrépitude avancée, mais Mme Léger imagine la transformation des lieux. Elle y transbahute donc son laboratoire. Les travaux de rénovation vont durer vingt ans à raison de vingt à vingt-cinq mille dollars par année en moyenne.  

    Pendant ce temps, elle développe sa clientèle; sans négliger les particuliers qui lui ont permis de démarrer l’entreprise, elle courtise également les promoteurs immobiliers et les compagnies de constructions à qui elle offre son expertise en analyse de sol. La compagnie prospère. Au point qu’en 2017, on commence à manquer d’espace dans l’église. Il se trouve qu’au même moment et de l’autre côté de la rue, la Caisse Desjardins ferme sa succursale de Brownsburg-Chatham. Mme Léger achète donc l’ancien bureau de poste pour faire la paire avec son ancienne église. Elle y déménage le laboratoire Notreau Inc. à la tête duquel elle nomme son fils, Ian Ménard, vice-président de Géostar.  

    Pour ce jeune homme, ce qui importe surtout, c’est le service à la clientèle, si modestes que soient les contrats. La compagnie propose aux inspecteurs en bâtiment d’offrir à leur clientèle des analyses d’air (traces de moisissures, d’amiante, etc.). On a donc mis sur pied un programme de formation pour ces inspecteurs Laboratoire Notreau Inc. va bien.  

    À l’affût de nouveaux défis, comme on dit, Mme Léger veut aller plus loin: développer l’analyse des sols, la granulométrie, la géotechnique et l’analyse du béton. On est de nouveau à l’étroit dans l’église. Et puis, comme les plafonds sont hauts (on construisait pour que les prières montent vers le Seigneur), le bruit est difficile à gérer. En biais avec l’église et tout à côté du nouveau laboratoire Notreau se trouve un bâtiment vide, ce qui reste de la dernière épicerie de Brownsburg-Chatham. Mme Léger y voit un lieu idéal pour le laboratoire d’analyse des sols et plus d’y loger l’administration des quatre compagnies: Géostar Inc, Laboratoire Notreau, GMT Lab et une compagnie à numéro qui fait la gestion d’immeuble. Elle achète.  

    Alors de nulle part survint la pandémie. On garde son sang-froid, mais on se sent quand même un peu serré dans ses souliers. Au moins, durant le premier mois, dit Ian Ménard. Mais les choses non seulement se tassent, mais l’exode des citadins vers la campagne et l’arrivée en masse des développeurs immobiliers se traduit par une hausse imprévue du chiffre d’affaires. Si bien que tout le monde travaille fort au point de devoir mettre sur la glace le projet de fonder une cinquième compagnie: Starmédic, un laboratoire médical. Un rêve? Parlant de rêves, Mme Léger confie qu’elle est aussi une artiste. Elle a longtemps peint selon la technique du sfumato employée par Léonard de Vinci et qui consiste à obtenir des contours vaporeux par l’utilisation successive de couches transparentes. Une intolérance à la peinture à l’huile l’a forcé d’abandonner. L’huile, pas la peinture. Elle fait désormais de l’aquarelle. D’ici peu, elle va d’installer un atelier dans le sous-sol de la vieille église qui sera désormais offerte en location notamment à des promoteurs de spectacles. Un dernier mot. Dans une vie antérieure, Mme Susie Léger était soudeuse. 

  • Un vaccin sans rendez-vous possible

    Un vaccin sans rendez-vous possible

    Pour connaitre l’horaire, ainsi que les heures d’ouverture des sites ciblés, visitez la section Vaccination contre la COVID-19 du site santelaurentides.gouv.qc.ca. Un intervalle de huit semaines ou plus est recommandé entre une première et une deuxième dose.  

    Pour obtenir une dose de rappel, un intervalle de trois mois ou plus est nécessaire après la dernière dose. Les personnes à mobilité réduite et nécessitant un accompagnement peuvent avoir recours à notre service de navette gratuit pour se rendre à un site de vaccination. Pour y avoir accès, il suffit d’appeler au 1 866 495- 5833.  

  • La FHA fête ses 20 ans avec une belle nouvelle

    La FHA fête ses 20 ans avec une belle nouvelle

    Cet appareil qui permet d’exécuter plus de chirurgies par les orthopédistes du bloc opératoire et permet au spécialiste d’opérer sans technicien devait être payé en mars 2024. «Nous sommes les seuls et les premiers dans la région à posséder ce typer d’appareil, souligne la présidente-directrice générale Marie-Isabelle Poupart, qui ne cachait pas sa joie. En étant une petite communauté, on se parle et on se soutient. Quand on dit les vraies choses, les donateurs sont plus enclins à donner. C’est une question de confiance.  Moi toute seule, je ne peux pas faire la différence.» Environ 400 à 600 chirurgies de mains, poignets, clavicules et chevilles sont pratiqués toutes les années avec le Mini-C ARM et attirent des clients de partout dans les Laurentides. 

    C’est ainsi que le FHA se lance dans un nouveau projet d’acquisition plus modeste, mais tout aussi primordial avec un appareil d’environ 15 000$ servant à faire des injections.  «Ce n’est pas qu’une question d’argent. Ça va changer la vie à beaucoup de monde», ajoute Mme Poupart, qui explique que les usagers doivent se déplacer vers Saint-Jérôme pour obtenir ce type de service. On désire aussi rénover des chambres en soin palliatif à l’hôpital et au CHSLD. 

    C’est depuis janvier 2002 que la FHA veille à remplir sa mission, soit de contribuer activement au développement et à l’amélioration des services pour la santé de la communauté du territoire d’Argenteuil. Plein de projets et activités verront le jour pour cette année spéciale dont le dévoilement d’un personnage jeunesse à l’effigie de la FHA, une nouvelle image de marque, un site web bonifié et le retour d’un souper gastronomique. 

    De plus, afin de souligner ses 20 ans de façon toute spéciale, la FHA a approché onze personnalités de la région qui agiront à titre d’ambassadrice afin de faire rayonner la FHA dans la communauté tout au long de l’année. Des personnes de tous les horizons composent l’équipe, soit Stéphane Bouchard, chef de programme du Soutien à domicile au CMSSS d’Argenteuil; Stéphanie Campeau, agente de gestion du personnel au CISSS des Laurentides; Mélissa Chevarie, agente administrative (revenus et perception) au CMSSS d’Argenteuil; Maude Giordanengo, conseillère en soins infirmiers (prévention et contrôle des infections) au CMSSS d’Argenteuil; Évelyne Lepage, infirmière clinicienne assistante au supérieur immédiat à la Résidence Lachute; Dr Marie-Christine Lepage, chef des services médicaux à la communauté au CMSSS d’Argenteuil; Mélissa Pieropan, chef de secteur en Hygiène et salubrité – buanderie et lingerie au CMSSS d’Argenteuil; Chantale Roch, gestionnaire responsable en CHSLD au CMSSS d’Argenteuil; Gil Ayers, président chez Ayers Limited; Mylène Deschamps, rédactrice en chef pour L’Argenteuil et Maryse Denault, propriétaire de Les Thés d’Argenteuil et du Bistro aux Lubies – Maison gourmande. 

    La Fondation de l’Hôpital d’Argenteuil se consacre entièrement à l’élaboration de moyens et à la réalisation d’activités afin de recueillir des dons pour soutenir le Centre multiservice de santé et de services sociaux (CMSSS) d’Argenteuil dans ses projets et sa croissance. Elle innove constamment dans le but de mieux subvenir aux besoins de la communauté, en termes de santé et de services. Elle a pour but d’améliorer les soins offerts localement par l’Hôpital, le CLSC et les 2 CHSLD et d’en développer de nouveaux. La FHA remercie de tout cœur tous ses donateurs. 

  • La SQ en bref

    La SQ en bref

    Vers 20h00, ils ont entendu un bruit de moteur révolutionner à haute vélocité et le véhicule a passé devant eux très rapidement. Le véhicule suspect a rattrapé rapidement des véhicules devant lui. Les policiers qui tentaient de le rejoindre ont constaté qu’ils effectuaient plusieurs dépassements dangereux et illégaux en empruntant la voie inverse sur l’autoroute 50, en direction Est. Les policiers ont été en mesure d’intercepter le véhicule au KM 265.  

    Après les vérifications d’usage, les policiers ont procédé à l’arrestation du conducteur. L’homme de 24 ans, de Saint-Jérôme, a été arrêté puis conduit au poste de la SQ. Il a été libéré sur citation à comparaître. Il doit revenir devant la justice, au Palais de justice de Saint-Jérôme. Il devrait faire face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies et de conduite dangereuse. Son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours alors que le véhicule a été saisi pour une période de 30 jours. 

    À noter que son taux d’alcoolémie s’élevait à plus de deux fois la limite permise. De plus, plusieurs véhicules ont ralenti à côté des policiers pour les féliciter en klaxonnant à titre d’applaudissement. Cette conduite dangereuse aurait duré plusieurs minutes. 

    Possession de cannabis

    Peu après 21h15 le 19 janvier dernier, les policiers de la Sûreté du Québec, du poste de la MRC d’Argenteuil ont remarqué la présence d’un véhicule suspect avec deux personnes à bord, dans le stationnement des écoles secondaires de l’Avenue Argenteuil, à Lachute.  

    Lors des vérifications d’usage, les policiers ont constaté la présence de cannabis et ont procédé à l’arrestation des deux personnes. Pendant l’intervention, ils ont saisi plus de 340 grammes de résine de cannabis, 125 grammes de cannabis séché, 5 grammes de cannabis transformé (Wax) et 200 grammes de cannabis sous forme comestible. 

    Le passager du véhicule, un homme de 28 ans, de Brownsburg-Chatham a été conduit au poste de la SQ et est demeuré détenu pour comparution. Il devrait faire face à des accusations en vertu de la loi sur le cannabis. Le conducteur du véhicule, un homme de 39 ans, de Lachute, a été arrêté puis libéré sur sommation. Il pourrait faire face à des accusations en matière de cannabis. 

  • Une Halte 50 festive  

    Une Halte 50 festive  

    Les manifestants rassemblés autour des restaurants et sur le viaduc brandissaient des pancartes aux slogans colorés, certains haineux envers le premier ministre du Canada. Malgré tout, le rassemblement était pacifique, les sympathisants étaient souriants et le tout était surveillé par des patrouilleurs de la Sûreté du Québec. La circulation sur l’autoroute 50 directions ouest était denses et ralenties jusqu’à tard dans la journée. Plusieurs membres du groupe Farfadaa, qu’on reconnait avec leur manteau, un groupe contre l’imposition des mesures sanitaires, étaient sur place pour aider à diriger les gens dans le stationnement qui était rempli. 

    En plus d’avoir été encouragé tout au long de leur parcours par des groupes des quatre coins du pays, le mouvement des camionneurs semble avoir attiré la sympathie de plusieurs citoyens, plus que les 8% de non-vaccinés du Québec, puisqu’on a compté des milliers de personnes rassemblés dans les rues d’Ottawa. Le mouvement semble devenir une manifestation contre les restrictions sanitaires en général.  

    Sur les réseaux sociaux, plusieurs manifestants qui ont pris part à l’événement soulignent leur désaccord avec les mesures élargies du passeport vaccinal et l’obligation vaccinale, dont plusieurs qui sont adéquatement vaccinés. «Un moment historique, vax et non vax unis ensemble, pas de division, c’était beau à voir», écrit Jackie Perth. D’autres parlent de retrouver leurs droits et libertés, d’où le nom Convoi de la liberté.   

    Pour les opposants et le gouvernement, la liberté passe par la vaccination. Chez les 5 ans et plus, 85,6% de la population des Laurentides a obtenu leur 1re dose et chez les 12 ans et plus le pourcentage s’élève à 92,4. C’est 90,1% des 12 ans et plus qui ont obtenu leurs 2 doses dans les Laurentides. Chez les 50 ans et plus, la population la plus à risque, 97% ont obtenu deux doses et 60,7% ont obtenu leur troisième dose. 

    En date du 2 février 2022, le nombre d’hospitalisations en cours dans les Laurentides est de 195, une diminution de deux et une augmentations de 88 aux hospitalisations cumulatives pour les 7 derniers jours. Le premier ministre Justin Trudeau, qui était confiné lors du week-end du 29 janvier, s’est adressé à la nation lors d’une conférence de presse le 26 janvier : «la petite minorité marginale de personnes qui sont en route vers Ottawa, qui ont des opinions inacceptables qu’elles expriment, ne représente pas les opinions des Canadiens. (Les Canadiens) qui ont été là les uns pour les autres, qui savent que suivre la science et s’engager pour se protéger mutuellement est la meilleure façon de continuer à assurer nos libertés, nos droits, nos valeurs en tant que pays.» 

    Tout de même, mardi, le gouvernement Legault a fait volte-face avec son projet de loi visant une taxe santé aux non-vaccinés disant craindre pour le climat social. Cependant, il ouvre la possibilité à élargir à plus d’endroits l’obligation du passeport et pour une durée plus longue. Aucun passeport vaccinal n’est demandé dans les commerces jugés essentiels de l’Ontario, seul le Québec poursuit dans cette direction. 

  • Les anges-gardiens félicités

    Les anges-gardiens félicités

    «La 5e vague s’avère sans contredit celle qui a eu le plus d’impacts sur nos équipes qui ont été grandement sollicitées. Depuis décembre dernier, nous avons accueilli environ 700 personnes atteintes de la COVID-19 dans nos unités d’hospitalisation, sans compter tous les soins et services qui ont été déployés avec envergure que ce soit le traçage du virus, les services de dépistage, de laboratoire, et de vaccination, a déclaré Mme Landry avec une grande reconnaissance pour ses équipes qui ont répondu à l’appel. C’est un tour de force qui a été réalisé! Le personnel s’est mobilisé, entraidé et a répondu à ce grand flot de besoins. Il ne faut pas minimiser le travail acharné, la fatigue, la persévérance et les sacrifices qui ont été vécus par tous ces travailleurs et travailleuses. Les gestionnaires se sont, quant à eux, rendus disponibles 7 jours sur 7 et ont mis la main à la tâche pour la prestation de services. Cette nouvelle vague fait appel à de nouveaux efforts auprès de personnes qui travaillent en situation pandémique depuis bientôt deux ans. Je tiens à saluer leur courage et leur dévouement exemplaires.»  

    Le CISSS Des Laurentides a dû mettre en place le délestage de certains services afin de répondre aux besoins les plus critiques en cette période de crise. Cependant, ils ont maintenu de nombreux services, dont certains qui ne peuvent se permettre de délai de traitement, comme les chirurgies urgentes ou encore les traitements auprès des personnes atteintes de cancer. Le maintien de ces services, en ce contexte difficile, est aussi une réalisation dont la directrice générale est fière. «Les experts indiquent que le pic de cette 5e vague pandémique est possiblement atteint ou sur le point de l’être. Néanmoins, les prochaines semaines continueront d’être exigeantes pour le personnel et les médecins. Je souhaite de tout cœur que la communauté laurentienne partage ma reconnaissance et mon appréciation envers nos équipes si dévouées. Je rappelle que le meilleur soutien que nous pouvons leur offrir demeure de suivre les mesures sanitaires visant à réduire la propagation du virus», avance-t-elle alors que l’effritement face aux mesures sanitaires se fait de plus en plus sentir par la population. 

  • Une fondeuse d’ici à Beijing

    Une fondeuse d’ici à Beijing

    Déterminée, après un parcours rempli d’embûches, dont une fracture du pied, une fracture cervicale et une mononucléose que Bouffard-Nesbitt a appris vendredi dernier qu’elle s’envolerait auprès de 4 femmes et 5 hommes pour représenter la délégation canadienne en ski de fond. «C’est une fille extrêmement talentueuse et déterminée plus que jamais!», souligne sa mère Sylvie Bouffard, qui a accepté de nous parler du parcours de sa fille qui devait faire les 13 heures de trajet hier. 

    Originaire de Morin Heights, là où des sentiers athlétiques de ski de fond entretenus par son père font la renommée de la région, l’athlète qui s’entraîne dans les Rocheuses depuis 7 ans dans l’Ouest canadien à Canmore réalise son rêve de participer enfin à ses premiers jeux. «Elle a été élevée là-dedans! À 2 ans, elle était dans un sac à dos sur les pistes et faisait déjà du ski alpin. À 5 ans elle commençait le ski de fond.  Nous croyons que les enfants doivent faire plusieurs sports. Elle a fait du snow, du camping d’hiver. Nous sommes des gens de plein air!», explique Mme Bouffard, qui est aussi instructrice de ski de fond et ski alpin. 

    Pour le moment, personne ne sait à quelles courses prendra part la fondeuse qui a complété son secondaire à la LRHS à Lachute.  Sur les cinq représentantes féminines, quatre athlètes différentes peuvent participer à chacune des six disciplines. Questionnée à savoir sur quel parcours nous aurions le plus de chance de voir leur fille évoluer, Mme Bouffard n’a pas tranché et confie cette tâche aux entraîneurs: «Olivia est une bonne skieuse de distance et fait d’excellents sprints. Elle excelle autant en skate qu’en classique!» 

    Lors de ses 10 dernières journées, Bouffard-Nesbitt a participé au camp d’entraînement en haute altitude à Silver Star en Colombie-Britannique. C’est là qu’elle a appris sa qualification. Tous les athlètes ont reçu une formation sur la façon de se comporter avec les réseaux sociaux là-bas. Le gouvernement chinois n’entend pas à rire. Les athlètes devaient effacer toutes les applications de leur téléphone cellulaire et s’ouvrir une nouvelle adresse électronique. Puisque seul le peuple chinois peut assister aux compétitions, Mme Bouffard souhaite avoir des nouvelles le plus rapidement, en souhaitant que ce ne soit pas trop ardu. 

    Les difficultés reliées à l’entraînement pour d’autres sports de compétition en raison des salles de sport, des patinoires et des gymnases fermés par le gouvernement ont causé plusieurs maux de tête aux entraîneurs, athlètes et à leurs parents. Mais la pandémie aura permis un engouement pour des sports de plein air moins connus. Mais gageons que les performances de Bouffard-Nesbitt pourront stimuler la jeunesse d’Argenteuil à retourner dehors et chausser des skis de fond. 

  • Des lecteurs de dioxyde de carbone dans nos écoles

    Des lecteurs de dioxyde de carbone dans nos écoles

    Faisant partie des questionnements, surtout dans les écoles les plus vétustes, l’installation de lecteurs de dioxyde de carbone (CO2) récemment annoncé par le ministère de l’Éducation (MEQ) était attendue pour assurer un suivi rigoureux de la qualité de l’air. L’installation a débuté voilà deux semaines par l’équipe ouvrière des services de ressources matérielles dans toutes les classes des écoles primaires d’Argenteuil avec les 144 premiers appareils reçus du gouvernement caquiste. Il en reste 91 à recevoir et qui seront installés à la polyvalente Lavigne et au Centre de formation professionnelle performance Plus. 

    «On est chanceux, malgré l’âge de notre parc immobilier, nous avions eu de très bons résultats préliminaires, souligne Nadyne Brochu, conseillère en communication pour le Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord (CSSRDN). Aucune de nos classes n’a été classé priorité 1 ou 2, seulement des priorités 3 et 4 .»   

    Une ventilation adéquate constitue une mesure de gestion efficace des contaminants de l’air intérieur, incluant les aérosols qui peuvent contenir des virus. Selon la politique en vigueur, les enseignants sont tenus d’ouvrir les fenêtres deux fois par jour lors de la récréation du matin des enfants et sur l’heure du dîner. Les temps glaciaux n’aident pas, mais on demande de faire preuve de discernement. On invite aussi les enseignants à laisser la porte entre ouverte le plus fréquemment pour optimiser la qualité de l’air.  

    Les appareils, qui ressemblent à un petit thermomètre, évalueront la concentration de CO2 et mesureront la température et l’humidité relative. Lorsque cela s’avèrera nécessaire, les données recueillies permettront d’apporter rapidement des correctifs. Elles permettront aussi d’obtenir un portrait en temps réel de ces paramètres de confort.  

    Le Ministère vise une concentration quotidienne moyenne de CO2 inférieure à 1 000 parties par million (ppm). Cette cible sera utilisée pour orienter les travaux d’amélioration de la qualité de l’air dans les écoles au courant des années à venir. Une concentration moyenne quotidienne de CO2 inférieure à 1 500 ppm est un indicateur d’une ventilation adéquate. Le Service des ressources matérielles du CSSRDN utilisera les moyennes quotidiennes calculées et ces données aideront à planifier et prioriser les différents travaux d’amélioration à apporter aux écoles, si nécessaire.  

    La CSSRDN avait procédé jusqu’en mars 2021 à une première analyse de ses classes. Aucune de celle-ci n’avait dépassé le 2000 ppm.  Dans Argenteuil, plusieurs classes ont obtenu des résultats en dessous du 1000 ppm, ce qui était encourageant. Seulement quinze classes des 12 écoles de la région se situaient entre 1000 et 1999 ppm, dont cinq à l’école primaire de Saint-André d’Argenteuil.   

    Avec ces installations, les directions d’établissement pourront alors prendre des mesures pour assurer le maintien d’une bonne qualité de l’air dans les classes de leur école. Le CO2 représente un indicateur de la qualité de la ventilation et un indicateur de confort. Produit naturellement par la respiration humaine, rappelons que la présence dans les locaux scolaires de CO2 n’occasionne pas d’effets sur la santé, mais le personnel dans les écoles pourra s’assurer que les concentrations de CO2 dans les locaux ne dépassent pas 1 500 ppm en se servant de l’affichage des données sur les lecteurs. 

    Le MEQ a consulté les instances de santé publique. Cette démarche est faite en collaboration avec des experts indépendants en ventilation et en qualité de l’air intérieur et vise à maintenir des milieux scolaires bien ventilés à long terme. 

  • Acheter local… même des livres?

    Acheter local… même des livres?

    Naguère réservés aux seuls éditeurs professionnels, l’édition est désormais à la portée de tous pourvu qu’on possède les bons outils. Le statut d’écrivain ou d’auteur est donc accessible à quiconque a l’envie d’écrire. C’est ainsi qu’en Argenteuil, il n’y a pas de librairie, mais la région compte au moins deux éditeurs et plusieurs auteurs auto-édités.  

    Parmi ces aventurier (car publier demeure une aventure), on compte Les célèbres anonymes, une maison de Brownsburg-Chatham qui lance ces jours-ci son neuvième ouvrage, Philippe veut capturer des baleines avec son appareil photo. Avec Cynthia Lisa Dubé au texte et Marie-Hélène St-Michel aux images, ce petit livre raconte l’histoire d’un jeune garçon qui réalise un rêve, photographier des baleines dans le bas du fleuve. En chemin il se rend compte que c’est plus difficile que prévu. C’est pourquoi il se renseigne auprès du Centre de recherche et d’études sur les mammifères marins.  

    Car, en plus de divertir, le livre informe les jeunes lecteurs de cinq à neuf ans sur les cétacés qui fréquentent le fleuve Saint-Laurent. Chose rarissime dans le monde de l’édition, une somme de deux dollars sera remise au Centre pour chaque exemplaire vendu.  

    Les Célèbres anonymes existent depuis 2017. C’est, à toutes fins utiles, une entreprise familiale puisque les animateurs/propriétaires/auteurs de la maison, Mario Chabot et Cynthia-Lisa Dubé forment un couple dans la vie; qui plus est, certains personnages de leurs ouvrages s’inspirent fortement de leurs deux enfants, Jules et Victor, qui sont les avatars d’Arthur et Philippe, héros d’albums passés et futurs.  

    Spécialisés en littérature-jeunesse, Les Célèbres anonymes ont fait une incursion dans le monde adulte avec un recueil de textes courts, des microfictions signés par les deux auteurs mais publiés dans un livre réversible: côté face on trouve Atomes, fragments et parcelles de Cynthia, côté pile et à l’envers, Le Futur est déjà passé de Mario. La maison a aussi publié une biographie de Maude Abbott destinée aux jeunes de dix à quatorze ans.  

    Les célèbres anonymes n’entendent pas accueillir d’auteurs de l’extérieur. «La gestion au quotidien ne nous emballe pas. Alors il n’est pas question de la faire pour d’autres. De plus, s’ouvrir à d’autres signifie s’imposer la lecture d’un grand nombre de manuscrit chaque année. Ce qui nous intéresse c’est la création». Il faut dire que le couple a fort à faire pour gagner sa vie. Cynthia est transcriptrice juridique et Mario travaille comme routier. Cynthia fait en outre du bénévolat à l’Association des Auteurs des Laurentides (AAL) et assume depuis sa création la présidence de La Branche culturelle, organisme voué à la diffusion de la culture à Brownsburg-Chatham.  

    Le gros défi pour un petit éditeur ou pour des auteurs autopubliés, c’est la distribution. Le Québec compte environ 200 librairies indépendantes situées sur territoire sans bon sens. Il n’y a pas que les librairies qui vendent des livres: pharmacies, certains dépanneurs, grandes surfaces, boutiques de jouets (pour les livres jeunesse), etc.  

    Les éditeurs agréés (c’est-à-dire qui ont accès aux subventions de l’État) font tous affaires avec des distributeurs qui sillonnent la province et font la promotion des livres auprès des libraires en échange de 20% du prix du livre. Ces machines bien rodées font la fine bouche devant les petites maisons d’éditions qui publient peu chaque année. C’est dire que Mario et Cynthia doivent fonctionner autrement. Autrement, cela signifie payer de sa personne. C’est ainsi que Mario fait le tour des quelques librairies dans les Laurentides et dans sa ville natale (St-Hyacinthe): le couple fréquente aussi les marchés publics, les foires de Noël et les séances de vente organisées par l’AAL. C’est beaucoup de travail. Parfois éreintant. Mais de l’écriture jusqu’à la vente en passant par le graphisme et l’impression, la petite entreprise jouit d’une indépendance à laquelle elle n’entend pas renoncer. La grosse dépense, c’est le forfait pour les illustrations de chaque album. Chez Les célèbres anonymes, en dépit de la pandémie, on voit l’avenir avec optimisme. L’objectif : éditer un ou deux livres par année. Le prochain, prévu pour la fin du printemps s’intitule La jument qui aimait trop les livres. Comme si c’était possible d’aimer trop les livres.  

  • Les motoneigistes pris en otage

    Les motoneigistes pris en otage

    Le président du Club de motoneige Argenteuil inc., Sylvain Cloutier, en place depuis 13 ans, reçoit des tonnes d’appels et de plaintes par courriel de motoneigistes mécontents qui ne peuvent emprunter les sentiers d’Argenteuil qui sont fermés depuis le début de la saison.   «Nous avons des ententes signées avec les producteurs pour emprunter leurs sentiers, mais en ce moment, ils ne veulent pas qu’on passe, explique M. Cloutier, qui ne veut pas pointer du doigt des agriculteurs en particulier.  C’est un couteau à deux tranchants, on veut les respecter pour pouvoir passer l’an prochain, mais on veut aussi satisfaire nos membres.»  

    Il en coûte 375$ par motoneige pour sillonner les sentiers du Québec.  Seules les pistes d’Argenteuil et certaines de Saint-Lin-des-Laurentides sont complètement fermées ainsi que quelques sections de Mirabel. Les producteurs agricoles en auraient contre le gouvernement qui leur imposerait des réglementations trop élevées quant aux politiques surtout liées à l’environnement sur la gestion de leur terre. Dans une lettre adressée à Réal Camiré trouvée sur le site Facebook du club, un groupe d’agriculteurs demande des allégements aux règlements sur les exploitations agricoles, article 50.3al.1 et sur la Loi sur la qualité de l’environnement (articles visant les milieux humides et hydriques).   

    «La saison sera finie et le conflit ne sera pas réglé.  Moi je suis payé au kilométrage, se désole M. Cloutier qui a acquis une surfaceuse pour l’entretien des pistes au coût de 90 000$ l’an dernier. Mon compteur est à zéro! Pourquoi ils nous prennent nous en otage?» Afin de diminuer la grogne, M. Cloutier aimerait ouvrir au moins la section entre Brownsburg-Chatham (Halte 50) et Wentworth (Hibou blanc).  Il constate aussi que davantage de motoneigistes empruntent la rivière des Outaouais pour se rendre dans les sentiers du secteur de Montebello qui, eux, sont ouverts. 

    Rappelons que plusieurs sentiers au Québec empruntent de nombreux lots, terres et terrains privés.  Sans la générosité des propriétaires, le réseau ne pourrait exister.  Mais en signant des ententes, c’est aussi la Fédération qui est se rend responsable de l’entretien des pistes et des accidents. 

    L’industrie de la motoneige est de plus en plus populaire, surtout en ce moment avec les activités qui ont été diminuées par les mesures sanitaires. Le nombre de membres au Québec est passé de 90 000 à 125 000.  Dans Argenteuil, ce serait plus de 500 membres qui ne peuvent profiter de l’hiver sur leur territoire et souhaitent une entente le plus rapidement.