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  • Profite de ta relâche

    Profite de ta relâche

    Encanto La fantastique famille Madrigal, le lundi 28 février à 10 h 30 et le mercredi 2 mars à 15h, ainsi que SOS fantôme L’au-delà, le jeudi 3 mars à 19h seront présentés à la salle Cécile Wojas de l’école polyvalente Lavigne. Au même endroit, La panne, un théâtre jeunesse s’adressant aux 2 à 8 ans, sera présentée le vendredi 4 mars à 10 h et à 11h40.  Les siègent seront attribués aux premiers arrivés. 

    Les ateliers Éducazoo, l’heure du conte avec M. Guillaume et gros ragoût et le spectacle de magie affichent déjà complet.  

    L’aréna, la piscine et la bibliothèque seront ouverts selon l’horaire accessible sur le site de la ville. À la bibliothèque, un atelier bricolage du temps des sucres s’adressant aux jeunes de 5 à 12 ans aura lieu le mardi 1er mars de 10h30 à 12h. Le passeport vaccinal (13 ans ou plus) et le port du masque (6 ans et plus) sont obligatoires pour ces activités selon les normes en vigueur.  Les jeunes enfants doivent être accompagnés par une personne responsable.  

  • L’eau manque à nouveau à Saint-André d’Argenteuil

    L’eau manque à nouveau à Saint-André d’Argenteuil

    Les coupures de service devaient préalablement avoir lieu de nuit de 22h à 7h, mais un bris majeur a forcé l’arrêt complet dès 15h vendredi en après-midi. Les citoyens qui ont l’application sur leur téléphone ont reçu un avis une dizaine de minutes au préalable. «La municipalité s’est vue dans l’obligation de mettre en place ce plan de mesure d’urgence afin d’assurer une gestion efficiente de cet état de crise, et ce, après plusieurs recherches et analyses de nos employés, supportés par des experts en ingénierie et spécialistes en localisation de fuites», a expliqué le directeur général, Benoit Grimard, par voie de communiqué lundi soir. La fuite a été localisée dimanche en fin de journée, ce qui a permis le rétablissement du système le 20 février.  Un avis d’ébullition est en vigueur pour les 7 prochains jours, en attendant des résultats d’analyse. 

    Les problèmes d’eau ne datent pas d’hier à Saint-André d’Argenteuil et l’historique compte déjà plus de 3 ans à jongler avec un système datant des années 1970, qui a été trop longtemps négligé. Les problèmes semblent récurrents, mais il faut savoir qu’ils ont commencé avec le puits, se poursuivant avec les pompes pour atteindre aujourd’hui le réseau de distribution. 

    L’équipe avait trouvé et réparé deux fuites le 14 janvier dernier faisant enfin passer la consommation moyenne d’eau à un niveau plus normal, soit 650 mètres cubes. Mais depuis février, probablement dû aux froids excessifs des dernières semaines et au manque de neige protégeant les tuyaux au sol, de nouvelles fuites ont occasionné à nouveau des maux de tête au service de la voirie. La consommation d’eau potable est passée de 739 mètres cubes à 1096 mètres cubes par jour forçant l’arrêt la nuit du réseau d’aqueduc, qui doit toujours compter sur une réserve.  La dernière fuite trouvée semble être la bonne. «On aimerait bien ouvrir une bouteille de champagne!, de s’exclamer le nouveau maire Stephen Matthews, qui souligne le travail remarquable de son équipe, dont les heures sans relâche du chef de la voirie, Guillaume Vincent-Landry. Ce sont de bonnes nouvelles.  On a retrouvé un bon débit.  Je me sens rassuré, mais on a des travaux à faire cet été comme l’installation de meatures et dégager les bornes.» 

    Les pompiers temps partiels de la municipalité, des élus et des partenaires se sont mis à pied d’œuvre pour fournir de l’eau potable et non potable aux citoyens, derrière l’hôtel de ville et à la caserne de pompiers samedi et dimanche. Le camion-citerne 623 a été rempli à 3 reprises pour fournir la population en eau non potable.  On offrait aussi 4 litres d’eau potable par adresse par jour. «Nous tenons à souligner la résilience, et surtout la patience des citoyens tout au cours de cette situation exceptionnelle.  Soyez assurés que nous avons à cœur le bien-être des résidents de la municipalité», ajoute M. Grimard, qui en a profité pour remercier la compagnie Ice River Spring, pour sa générosité. 

    Pour les propriétaires de restaurants, c’était un autre week-end qui tombait à l’eau. Au Pub Sir John – Grill locavore, la soirée du vendredi soir a eu lieu, mais la vaisselle restait à faire lundi matin, lors du rétablissement du système. La séance extraordinaire, qui a réuni les conseillers qui ont décrété l’état d’urgence à 19 h, a fait reculer le propriétaire Denis Pelland pour sa soirée du samedi. «On ne se sentait pas à l’aise de rouler avec de l’eau non potable pour le lavage des mains, la vaisselle, etc. On a appelé nos clients qui avaient réservé pour qu’ils se trouvent un plan B.  Mettons qu’on s’en serait bien passé de celle-là!, avoue M. Pelland, qui a notamment perdu sa chambre froide qui se refroidit à l’eau en janvier dernier suite aux ruptures de service successives. La communication, c’est le grand défi de cette administration.  Vendredi vers 16h, M. Matthews est passé nous voir environ 8 minutes pour nous expliquer les étapes.  Comme commerçant, j’ai apprécié!» 

    L’ancien maire de la municipalité, Marc-Olivier Labelle-Morin, a quant à lui offert aux citoyens l’accès aux douches de son entreprise Gym-Max et la Ville de Lachute a ouvert les douches de la piscine publique aux citoyens voisins. 

  • Les organismes manifestent leurs besoins

    Les organismes manifestent leurs besoins

    Le C.R.I.A unissait leur voix à celles de 4000 organismes communautaires de partout au Québec qui réclament une augmentation du financement à la mission globale à un niveau suffisant et une indexation annuelle des subventions selon la hausse des coûts de fonctionnement. Ils font front commun afin de réclamer le respect de l’autonomie des organismes, la réalisation de la justice sociale et le respect des droits.  Évelyne Bergeron et Catherine Lapointe, conseillères politiques, ont accepté les revendications au nom d’Agnès Grondin, en devoir à Québec. 

    À ces fins, les organismes demandent au gouvernement de la CAQ, qui déposera son budget en mars prochain, 460 millions de dollars récurent et un engagement concret pour mieux faire reconnaître leur autonomie. «Le résultat de plusieurs enquêtes nous révèle que les organismes communautaires qui ont un meilleur financement à la mission ont les reins plus solides, pour traverser cette crise sans précédent, souligne Martine Mantha, coordonnatrice de la Maison populaire d’Argenteuil, qui croit  qu’un changement de vision est impératif. Nous demandons au gouvernement Legault de considérer l’argent octroyé aux organismes communautaires comme un investissement profitable à tous. Chaque dollar investi dans nos organismes communautaires a des retombées directes sur la santé et le bienêtre de nos communautés. Que ce soit par la prévention, l’accompagnement, l’éducation ou nos actions de défense de droits, nous sommes là pour nos membres et collés aux besoins de nos communautés. Nous voulons des équipes de travail fortes, bien rémunérées, avec des avantages sociaux qui nous permettent d’attirer et de retenir des personnes compétentes et engagées.» 

    Le gouvernement annonçait au même moment que son budget s’attaquerait aux effets de l’inflation, qui exacerbent les injustices sociales. Les organismes s’inquiètent notamment de l’accès au logement alors qu’avec la flambée des prix des maisons, une autre crise s’invite dans la pandémie. Selon le rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logements (SCHL) de février 2022, le taux d’inoccupation en région se situe à 1,1%, ce qui a pour effet une augmentation des prix.   

    À Montréal, le loyer moyen des logements de deux chambres est à 932 dollars, une hausse de 3,9% . Le coût moyen d’un appartement récent de deux chambres en banlieue pourrait s’élever jusqu’à 1420 dollars, selon cette même étude.  

    En 2021, seulement 13% des appartements pouvaient être considérés abordables pour les 20% de ménages locataires les moins fortunés (revenu de moins de 25 000$). «Nous demandons la réalisation de la justice sociale par des investissements importants et soutenus pour la création de logements sociaux, par un plan ambitieux de lutte à la pauvreté et par des actions concrètes de lutte aux changements climatiques», de conclure Mme Mantha, sur la rue principale à Lachute. 

  • Perquisition de cigarettes de contrebande et d’amphétamines

    Perquisition de cigarettes de contrebande et d’amphétamines

    Les policiers de la Sûreté du Québec, du poste d’Argenteuil, en collaboration avec le service des enquêtes sur la contrebande, ont effectué une perquisition en saisissant des cigarettes de contrebande et des comprimés d’amphétamine.  Ils ont interpelé un homme de 35 ans qui pourrait faire face à des accusations en vertu de la Loi concernant l’impôt sur le tabac et de possession de stupéfiants. 

    Cette opération policière est effectuée dans le cadre du programme ACCES-Cannbis, qui a pour mission de diminuer l’accessibilité du cannabis illicite sur le marché québécois, notamment chez les jeunes, et diminuer la concurrence déloyale des producteurs et trafiquants illégaux. La Sûreté du Québec rappelle que des renseignements sur la contrebande peuvent être communiqués en tout temps et de façon confidentielle à la Centrale de l’information criminelle au 1-800-659-4264.  

  • Plan de match pour les centres hospitaliers

    Plan de match pour les centres hospitaliers

    Ils ont fait le point sur l’état d’avancement des infrastructures hospitalières de la région.  Les constats que tous partageaient: une croissance démographique fulgurante unique au Québec, un vieillissement accéléré et surtout, une budgétisation historique qui a considérablement nui à la région en termes de ressources disponibles, d’infrastructures et d’équipements. «Nous avons communiqué très clairement notre inquiétude pour les centres hospitaliers de la région des Laurentides. Actuellement, le gouvernement du Québec propose que dans l’horizon des dix prochaines années, seulement la moitié de nos hôpitaux soient agrandis et modernisés. Encore plus inquiétant: lorsqu’ils le seront, ce ne sera qu’au tiers de leur mise à niveau nécessaire. Il est essentiel que le prochain budget du gouvernement du Québec présente un plan de match pour remédier à cette situation, il y a urgence d’agir maintenant», a déclaré d’entrée de jeu Marc L’Heureux, président de la Coalition Santé Laurentides et vice-président du Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides.  

    «Nous avons donné plusieurs exemples concrets de la façon dont les Laurentiens sont moins bien desservis que les Québécois en moyenne. Au moment où tous reconnaissent ce problème criant du sous-financement historique pour notre région, nous avons l’alignement des astres parfait pour changer la donne de manière durable et pour les années à venir. Nous avons senti la volonté de porter cette voix auprès du premier ministre, du ministre de la Santé et des Services sociaux, du ministre des Finances et de la Présidente du Conseil du Trésor. Nous les remercions et nous voulons croire que ces interventions porteront», a indiqué le Dr Daniel Picard, membre du comité directeur de la Coalition Santé Laurentides et président de l’Association des médecins et du personnel pour l’avancement de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme.  

    La CSL demeurera donc attentive aux annonces du prochain budget 2022- 2023, qui sera sous le thème de la santé selon les analystes politiques. Des actions de sensibilisation et de mobilisation pourront être déployées pour s’assurer que les citoyens de la région des Laurentides aient leur juste part essentielle en santé et services sociaux. 

  • Opération policière sur les sentiers

    Opération policière sur les sentiers

    Cette présence policière accrue vise à sensibiliser les conducteurs de VHR à l’importance d’adopter des comportements responsables et sécuritaires. Des interventions seront réalisées dans les sentiers ainsi qu’aux croisements des chemins publics auprès des conducteurs de VHR qui ont des comportements qui compromettent leur sécurité et celle des autres usagers. Par le financement des Opérations IMPACT, le gouvernement souhaite favoriser un environnement plus sécuritaire pour les adeptes de véhicules hors route, mais aussi pour tous les usagers qui empruntent les chemins publics croisant des sentiers. Une attention particulière sera portée à la capacité de conduire affaiblie par l’alcool, la drogue ou une combinaison des deux, le non-respect de la limite de vitesse et le non-respect des panneaux d’arrêt obligatoire aux croisements des sentiers et des chemins publics.  

    Pour sa part, la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec invite les adeptes de la motoneige à adopter des pratiques sécuritaires et respectueuses de l’environnement et de la quiétude des populations riveraines des sentiers.  

  • LETTRE OUVERTE     Le temps presse pour le communautaire

    LETTRE OUVERTE     Le temps presse pour le communautaire

    Des exemples comme ceux-là, il y en a des centaines un peu partout au Québec. La pandémie, la rareté de la main-d’œuvre et l’inflation ont exacerbé les enjeux. Trop souvent, et malgré son engagement, c’est maintenant la personne aidante qui crie à l’aide. Nous devons cesser de nous fier sur le dévouement des travailleurs et travailleuses du milieu communautaire. Au-delà de leur contribution historique, ces personnes font une différence concrète depuis deux ans aux côtés, voire dans l’ombre, du personnel de la santé pour tenter de limiter les effets à court, moyen et long terme de la crise sanitaire et sociale, particulièrement auprès des personnes et des groupes sociaux les plus marginalisés et les plus vulnérables. Ces effets sont multiples et complexes : hausse de l’isolement social, crise de santé mentale, augmentation de la violence conjugale et domestique, délestage en santé et services sociaux, hausse du décrochage et de l’échec scolaire, pertes d’emploi, augmentation de la précarité dans les secteurs les moins bien rémunérés, etc. Devant ces enjeux sociaux croissants, le réseau communautaire ne fait non seulement partie, mais est trop souvent l’unique solution. Nous devons collectivement lui donner les moyens de réussir. Témoins au quotidien du travail qu’accomplit ce réseau, les Centraide du Québec croient qu’un soutien financier accru, substantiel et prévisible des organismes communautaires est nécessaire. Et c’est urgent. Les intervenant.es communautaires déploient beaucoup d’énergie et prennent tout le temps nécessaire pour établir et maintenir des liens de confiance avec les personnes qu’ils rejoignent afin d’arriver à bien les accompagner. Pour conserver leur expertise et leur capacité d’aller au-devant des besoins, ils doivent être en mesure de consolider et de renforcer leurs équipes. Plus que jamais dans les années récentes. Ce sont des vies humaines qui sont en jeu, et c’est grave. 

    • Les Centraides du Québec 

  • Avec le fatbike, Montebello vit aussi l’hiver

    Avec le fatbike, Montebello vit aussi l’hiver

    Un 1er Festival du fatbike aura lieu le samedi 26 février de 9h à 20h pour faire découvrir ce loisir avec du soutien technique gratuit, des ateliers d’entretien de vélo et des guides de sentier. «Nos sentiers sont sur la coche!,  s’exclame Sylvain Bourgeois, porte-parole de l’organisme, qui profite d’un sympathique bâtiment qui sert de pavillon d’accueil sur les terrains du Fairmont Le Château Montebello. On a la section familiale qui permet de pédaler sans s’essouffler et sans avoir mal aux cuisses, l’intermédiaire, dans laquelle on a besoin d’un minimum de cardio et de jambes et la Fat Papineau, un 10 kilomètres d’évasion à faire rêver qui offre des points de vue spectaculaires pour les intermédiaires et experts.» 

    Montebello Vélo de montagne a travaillé d’arrache-pied avec ses nombreux bénévoles depuis un an pour remettre les pistes, vieilles des années 80, en place. Au début de l’hiver, ils ont acquis deux motoneiges et deux appareils qui nivèlent les pistes pour faire des sentiers sécuritaires. «On a des gens qui viennent d’aussi loin que Québec et qui profitent de cette boucle épique de 10 kilomètres. Les trippeux de vélo font wow!, vante M. Bourgeois, qui invite aussi les visiteurs à profiter des autres attraits touristiques, comme la chocolaterie,  la microbrasserie et la fromagerie. Et pourquoi pas se louer une chambre?  Le parc Oméga, situé à quelques pas, est aussi accessible en saison froide et permet de découvrir de nombreuses espèces d’animaux sauvages du Canada.   

    Il est aussi possible de louer votre monture sur place, une vingtaine de fatbike de toutes les tailles vous attendent. Les billets au montant de 14,50$ pour les adultes et de 8,75$ pour les enfants de 10 à 17 ans (gratuit pour les 9 ans et moins) sont disponibles sous la rubrique activités du site Montebello Vélo de montagne. Les sentiers sont ouverts généralement 7 jours sur 7, mais afin de les préserver, certaines fermetures sporadiques peuvent avoir lieu. 

     

  • La pénurie de main d’œuvre affecte beaucoup de monde

    La pénurie de main d’œuvre affecte beaucoup de monde

    Ce scénario est évidemment fictif, mais ce n’est pas pour autant de la pure fiction.  Il se reproduit souvent, presque chaque jour, sur le territoire de la plupart des anciennes Commissions scolaires devenues Centres de service. La raison? Une combinaison perverse de pénurie de main d’œuvre et de Covid.    

    Cette situation ne touche pas que les écoliers et le transport scolaire. La plupart des entreprises de la province sont frappées. Selon un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), 81% des PME manquent de bras, ce qui fait dire à quelque 12% d’entre elles qu’elles devront peut-être fermer leurs portes d’ici un an.    

    Dans Argenteuil, la situation n’est pas différente. Des consultations non scientifiques auprès de quelques entreprises ont confirmé la tendance: chez ARD portes et fenêtres, par exemple, l’absence de travailleurs se fait lourdement sentir. Même chose chez Armoires Trudeau où il manque 2 ou 3 employés, si bien que la gérante, Marie-Josée Trudeau, doit effectuer des tâches qui ne relèvent pas d’elle. Il n’y a que chez Orientech qu’on n’a pas subi le double choc manque de travailleurs – Covid.  Le porte-parole Charles-Alain Carrière explique que sa société emploie des travailleurs très spécialisés, donc bien payés, et qu’elle a su fidéliser son personnel.  La conséquence principale pour toutes les entreprises: elles refusent des contrats.  

    En ce qui concerne le transport des écoliers, ce sont les familles qui subissent les conséquences. Le Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord (CSSRDN) dont le budget de transport scolaire atteint 16,5$ millions, a prévenu cette semaine certains parents qu’ils devraient reconduire eux-mêmes leurs enfants à l’école car certains circuits seraient suspendus à cause du manque de chauffeurs. Sophie Brochu, porte-parole du CSSRDN, assure qu’on met tout en œuvre pour trouver une solution au problème: redéfinition des circuits, recherche de stagiaires qualifiés pour remplacer les chauffeurs malades, répartition des élèves dans d’autres véhicules, etc. 

     va de soi que les contrats avec les transporteurs comportent des clauses en vertu de quoi les circuits suspendus ne sont pas rémunérés. En revanche, pour la durée de la pandémie et compte tenu de la pénurie de main d’œuvre, le CSSRDN offre aux parents d’envoyer gratuitement leurs enfants au service de garde.  

    Du côté d’une des entreprises de transport employées par le CSSRDN, Autobus Campeau, le directeur général Jonathan Lauzon explique que le problème est complexe. : « D’abord, dit-il, la pénurie de main d’œuvre existait bien avant la Covid, mais la pandémie l’a aggravé. Comme nos chauffeurs sont très souvent des semi-retraités ou des femmes qui veulent travailler un nombre d’heures limité, au début de la pandémie, nous avons dû renoncer à nos employés les plus âgés et à ceux et celles qui craignaient la contagion.» Il ajoute qu’avec la vaccination, les choses se sont améliorées, mais Omicron a fait exploser les cas depuis le début de 2022. Sur les 152 contrats (circuits) qui lient la compagnie au CSSRDN, 5 ou 6 circuits étaient actuellement interrompus le jour de notre entretien. «La situation change tout le temps, ajoute M. Lauzon. Soit le chauffeur tombe malade, soit il entre en contact avec quelqu’un qui est atteint auquel cas, il doit rester chez lui.»    

    Mais une compagnie comme Autobus Campeau doit compter des chauffeurs de réserve qui peuvent remplacer les malades au pied levé, non?  Justement, non.  Sans réserve, c’est comme rouler sans pneu de secours. Un clou mal placé et c’est la fin du voyage.    

    On propose même une formation de conduite d’autobus avec le Centre de transport routier de Saint-Jérôme (CFTR), une mesure qui ne résout rien à court terme. Mais les examens préliminaires à l’inscription (test de conduite, examen médical, de la vue, etc.), la formation proprement dite et enfin les examens de passage s’étendent sur un minimum de deux mois. Et rien ne garantit que les diplômés vont s’engager dans le transport scolaire. « Souvent, dit M. Lauzon, les étudiants se trouvent un autre travail avant la fin de leur cours.»   

    Alors, la question qui tue : est-ce le salaire qui n’est pas alléchant?  Un chauffeur d’autobus peut gagner jusqu’à 22,30$/h; 15$/h s’il conduit une berline. Le gouvernement offre une prime de 2000 dollars à tous les chauffeurs qui travaillent 97% des 183 jours que dure l’année scolaire. 

    Le problème est donc entier et sans doute va-t-il falloir vivre avec pendant encore un certain temps. La FCEI demande au gouvernement d’intervenir financièrement, mais aussi de « faciliter l’arrimage entre les chercheurs d’emploi et les employeurs ». Elle demande aussi de faciliter l’embauche de travailleurs immigrants en réduisant les barrières à l’entrée (accès et délais de traitement). 

  • Le financement de la région doit refléter sa croissance

    Le financement de la région doit refléter sa croissance

    «Les préfets connaissent bien la réalité et les priorités de nos territoires. À l’aube de cette année électorale, nous souhaitons en profiter pour mettre de l’avant nos besoins essentiels. Nous allons travailler avec tous nos partenaires, dont les députés de la région, pour assurer une augmentation des investissements nécessaires pour répondre aux besoins induits par la croissance exponentielle de notre population», a déclaré Scott Pearce, président du CPÉRL.  

     À l’occasion de cette première rencontre de l’année, les discussions ont porté sur la mise en place des éléments pour une nouvelle campagne de la Coalition Santé Laurentides; sur les actions à déployer pour augmenter le financement du transport routier pour la région et sur la confirmation des 663 unités d’habitation réservées dans le cadre du programme Accès-Logis. 

    Les préfets ont pu notamment mettre de l’avant leur analyse du sous-financement inadéquat de plusieurs indicateurs régionaux en santé et services sociaux, en éducation, en transport, en culture et en tourisme. Ils sont heureux de l’accueil et de l’intérêt reçus à leur présentation par les députés de la région et se réjouissent que le député de Groulx, Éric Girard et la députée de Bertrand, Nadine Girault, respectivement ministre des Finances et ministre responsable de la région des Laurentides, se soient engagés à y donner suite et poursuivre la discussion lors de leur prochaine rencontre avec les préfets.