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  • Comédie loufoque et musique à Saint-Placide

    Comédie loufoque et musique à Saint-Placide

    À la Place de l’Église ce samedi à 14 h, ce sont les deux de pique qui viendront camper à Saint-Placide avec un comédie loufoque et cirque en plein air.  C’est le duo Tamara Bousquet et Philippe Trépanier qui feront des prouesses en reproduisant les meilleurs moments de la méga production Above the sea de la famille Golden Crust présenté en Floride. Humour absurde et une dose de fous rires assurés. 

    Spectacle Luc De Larochelière et Andréa Lindsay

    Il reste encore des billets pour le spectacle très attendu de Luc De Larochelière et sa complice Andréa Lindsay le samedi 13 novembre à 20 h à l’église Saint-Placide. 

    S’il n’y avait que nous met en scène une complicité amoureuse dans un univers de chansons tendres, parfois musclés et teintés d’un humour irrésistible.  Le duo est accompagné de Marc Pérusse (guitare et basse), Jean-François De Belefeuille (claviers) et Paul Picard (batterie). 

  • La restauration doit encore s’ajuster

    La restauration doit encore s’ajuster

    Les restaurants et les bars pourront enfin ouvrir leur salle à pleine capacité en maintenant une distance de 1 mètre entre les tables et en obligeant le port du masque lors des déplacements.  Pour les bars, ils reviendront avec leurs heures d’ouverture habituelles, mais ne pourront permettre de danse, de karaoké ou de spectacle debout. 

    Les propriétaires des établissements d’Argenteuil, qui doivent jongler avec des mesures qui se renouvellent continuellement, se questionnent sur l’absence d’une certaine clientèle depuis l’imposition de la passe vaccinale. Est-ce le passeport, les pertes financières de certains travailleurs, l’augmentation du coût de la vie, dont l’épicerie, ou la peur qui font encore hésiter la clientèle à sortir?  

    Au Pub Sir John de Saint-André d’Argenteuil, on tente d’attirer la clientèle les vendredis soirs avec des soirées animées, dont une soirée jeux de société en collaboration avec Méli-Mélo du Carrefour Argenteuil. Les autres vendredis du mois, on présente des conteurs ou des musiciens acoustiques, dont le 1er Vince Vertefeuille vendredi dernier. «Souvent les musiciens viennent avec leur gang, mais le dernier avait un entourage non vacciné, se désole  Denis Pelland. On n’a pas un gouvernement très loquace avec les restaurateurs.  On a toujours des surprises».  Bien que ça ne fasse pas une grande différence pour son établissement qui n’est pas axé sur un grand volume de clientèle, il accueille favorablement les changements pour le 1er novembre, surtout pour les partys de Noël, dont à son nouveau restaurant de Long Sôh, bistrot d’Asie, sur le bord de la rivière Outaouais. 

    À Lachute, la propriétaire du restaurant La Bouillon explique qu’au lendemain de l’annonce du passeport vaccinale, elle a subi des pertes de plus de 25% pour le mois de septembre. «Au début, on mettait ça sur le compte de la rentrée scolaire, mais ça s’est poursuivi durant plus d’un mois, souligne Audrey Marleau, qui revoit tranquillement sa clientèle fidèle revenir. «Pour l’instant, c’est une autre perte pour nous. Il n’y a rien qui est proposé pour le moment pour nous renflouer, de dire celle qui apprécie énormément l’aide de Christian Thibaud, agent de coordination à la MRC d’Argenteuil, qui met de l’ordre dans tous ces programmes qui diffèrent de semaine en semaine. On est toujours dans l’attente ou dans le néant.  Tous nos projets sont sur la glace.  Pour x ou y raison, le gouvernement s’acharne sur nous et on n’ose pas trop avancé.» 

    Malgré tout, la propriétaire est encouragée par les réservations qui débutent pour le temps des fêtes, même si voilà deux ans elles commençaient plutôt en août. «On a de beaux groupes qui ont réservé, ça sonne, c’est encourageant.  Quand les gens appellent, ils n’ont pas de questions, ils ont envie de nous revoir et ils sont excités.»  

    Il est à noter que la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer (SUCL) prendra fin ce samedi. Aucune prolongation n’est prévue en date d’aujourd’hui alors que seulement 40% des PME ont retrouvé des niveaux de vente normaux, signale la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). 

  • Des citoyens excédés par la vitesse excessive

    Des citoyens excédés par la vitesse excessive

    «Il y a plusieurs personnes qui marchent ici avec leur chien.  Le monde n’est pas poli, souvent il ne se tasse même pas. On veut une tranquillité!», explique Armand Décoste, initiateur du projet, qui habite le secteur depuis 6 ans.   

    Le 6 octobre dernier, M. Décoste a déposé une pétition comprenant 93 signatures de résidents du secteur afin que la Ville de Brownsburg-Chatham fasse pression sur la Sûreté du Québec et le ministère du Transport du Québec (MTQ) afin de trouver des solutions.  Plus de 95% des résidents ont signé avec enthousiasme les demandes pour augmenter la sécurité dans le secteur. 

    La ville, qui a fait installer un radar pédagogique au début de la saison estivale, a ainsi obtenu des statistiques, fournies lors de la dernière séance du conseil.  Alors que l’on sait que ces systèmes incitent les automobilistes à mettre la pédale douce, plus de 85% des automobilistes dépassent les 50 km à l’heure pour une moyenne de 62 km à l’heure sur 213 000 données. «On sait que les automobilistes ont tendance à ralentir quand ils voient ce genre de radar, souligne Jean-François Brunet, directeur général de la Ville de Brownsburg-Chatham.  On espère que le ministère travaillera sur des mesures.  Nous avons demandé l’appui de notre députée Agnès Grondin.»  

     Le problème est que la route 344 appartient à la MTQ, il n’est donc pas possible pour les citoyens de mettre en place tous les types de solutions, comme notamment installer des dos d’âne, sans l’accord du ministère.  Les citoyens recommandent des modifications à la signalisation, l’implantation de mesures de signalisations supplémentaires et un changement de vitesse pour cette zone à 40 km à l’heure. Dans les modifications de signalisation, les résidents souhaitent aussi retirer les zones de dépassement situées à l’est et à l’ouest de la place Bellevue, augmenter le marquage de la chaussée et ajouter des annonces de la zone de vitesse réduite.  On désire aussi procéder à la mise en place de lignes centrales doubles jaune dans toute la zone et prolonger la zone de 50 km à l’heure jusqu’à l’angle de la montée Vachon. 

    Des citoyens ont même proposé l’achat d’un véhicule de police pour freiner les automobilistes, ce qui est contraire à la loi.  Pour le moment, on attend des bollards qui seront disposés ici et là sur les terrains des résidents excédés.  Plusieurs permettront aussi aux patrouilleurs de la sûreté du Québec de s’installer dans leur cour afin de faire pression. 

    Le secteur Greece’s Point est plus densément peuplé.  On y retrouve plusieurs maisons unifamiliales collées, dont plusieurs d’entre elles sont très près de la route.  De plus, cette route est largement empruntée par des cyclistes, des marcheurs et des joggeurs. 

  • Un centre de dépistage dans Le Florès

    Un centre de dépistage dans Le Florès

    Le Centre du Florès est l’un des seuls endroits où les personnes vivant avec une déficience intellectuelle, qui ont fréquemment des vulnérabilités face aux symptômes graves de la covid, peuvent aller pour faire une activité dans un centre de jour.   

    Plusieurs usagés provenant de ressource de type familiale commencent à peine à fréquenter ces salles.  Ils reviennent au bercail en fin de journée rejoindre des personnes trop vulnérables pour fréquenter ce type de service. «J’héberge 3 personnes dans ma ressource de type familiale qui recommencent à peine à fréquenter ces activités et qui reviennent à la fin de la journée à la maison rejoindre d’autres personnes trop vulnérables, donc qui elles ne sortent pas, explique Émilie Larocque. Ils vont faire entrer des cas potentiellement positifs dans une bâtisse dans laquelle il y a des personnes parmi les plus vulnérables de la région. C’est un peu comme s’ils faisaient un centre de dépistage public dans un CHSLD qui n’a qu’un seul étage.» 

    Les tests de dépistages ont commencé au centre Le Florès le 4 octobre dernier. Au CISSS, on explique que l’endroit satisfaisait leurs critères puisqu’une des trois entrées est indépendante et mène à un local isolé. Par contre, le système d’aération du bâtiment est lui bien ancien et le stationnement est petit.  

    Ayant exprimé ses inquiétudes au bureau de la députée provinciale, Mme Larocque a reçu quelques précisions afin de la rassurer alors que les gestionnaires de la direction des programmes en déficience et de la réadaptation physique (DPDRP), la direction des services techniques (DST), l’équipe d’hygiène salubrité et la direction des services multidisciplinaires assurent la sécurité des usagers.  

    Un réaménagement du stationnement a été réalisé afin de permettre la séparation de la clientèle du centre de dépistage et les usagers; un agent de sécurité sera sur place en tout temps pour diriger la clientèle et l’ensemble des portes de service de réadaptation seront barrées.  On assure qu’aucun croisement entre les usagers et le personnel ainsi que de la clientèle ne sera possible entre les deux côtés. Des toilettes ont été séparées de chaque côté pour le personnel.  Les personnes croyant être infectées pourront utiliser une toilette mobile extérieure.  Du côté de la ventilation, selon les normes liées à la transmission, le virus qui cause la Covid-19 surviendrait surtout lors d’un contact direct avec une personne infectée ou par des gouttelettes respiratoires.  On assure aussi qu’une tournée de désinfection quotidienne sera réalisée. 

    Les responsables de milieu familial sont aux prises avec de grandes responsabilités face à cette maladie depuis mars 2020.  Les personnes hébergées, qui normalement participent à des activités, plateaux de travail, sorties organisées, visites dans leur famille, ont été obligées du jour au lendemain d’être confinées à leur maison d’hébergement.  C’est au printemps dernier que les séjours de moins de 24h ont été autorisés dans leur famille. Les ressources ont dû notamment travailler 24h sur 24, 7 jours sur 7 pendant 17 mois, sans prendre de congé. Aujourd’hui, chaque visiteur doit présenter un passeport vaccinal pour accéder à la maison.   

    «Je me sens impuissante face à cette situation. Je considère que c’est une décision financière prise au détriment de personnes qui sont incapables d’utiliser leur propre voix pour se défendre. Je crains terriblement que cette décision ne cause des éclosions dans les milieux de vie ri-rtf de la région», renchérit Mme Larocque, qui s’est pliée aux maintes exigences du ministère de la Santé pour protéger ses résidents. 

     

  • La FIQ met en demeure la PDG du CISSS des Laurentides

    La FIQ met en demeure la PDG du CISSS des Laurentides

    Au cours des dernières années, mais particulièrement des dernières semaines, le syndicat a fait de multiples représentations auprès du CISSS des Laurentides afin que cesse le recours au TSO. Ces interventions sont cependant restées lettre morte, malgré l’urgence de la situation. La présidente du FIQ-Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides, Julie Daignaut, déplore que le recours au TSO soit désormais un mode de gestion bien établi, illustrant une grande défaillance dans la gestion de l’établissement. «Plusieurs de nos membres sont contraintes, voire menacées, d’effectuer du TSO de manière répétitive et abusive, les forçant souvent à travailler pendant 16 heures, ce qui a pour effet de les épuiser et de les mettre à risque de dispenser des soins non sécuritaires et de qualité», dénonce la présidente.  

    Le syndicat juge qu’il s’agit d’une situation totalement inacceptable tant pour les professionnelles en soins que pour la sécurité des patients qui reçoivent les soins de santé. « Nos membres travaillent dans un climat caractérisé par une forte détresse psychologique», ajoute Julie Daignault, présidente du FIQ-SPSL.  

    Le syndicat rappelle que le TSO est une mesure de dernier recours qui ne devrait être utilisée que lors de situations urgentes et exceptionnelles. Les efforts des gestionnaires devraient être tournés vers la recherche de véritables solutions pour garantir la santé et la sécurité des professionnelles en soins. La présidente interpelle également la ministre responsable de la région, Nadine Girault, pour qu’elle fasse les représentations nécessaires afin d’éliminer le TSO une fois pour toutes. 

  • Enfin la haute vitesse!

    Enfin la haute vitesse!

    C’est pour cela qu’en 2020 il a décidé de retirer le dossier au ministère de l’Économie pour lui-même le prendre en main et d’en confier la supervision à son adjoint parlementaire le député d’Orford, Gilles Bélanger, ingénieur de formation. Le 27 septembre dernier, Gilles Bélanger était de passage dans Argenteuil pour constater l’état des lieux. À cette occasion il a rencontré la députée Agnès Grondin, les patrons de Fibre Argenteuil de même que les responsables de la MRC. Il est reparti satisfait; l’échéancier est respecté à quelques détails près si bien que tous les citoyens d’Argenteuil auront accès à la haute vitesse (HV) en septembre 2022, comme prévu.  

    Enfin! Enfin, parce que ça urge. Les abonnés urbains de Vidéotron, Rodgers et autres Cogeco de ce monde pensent que la HV va de soi. C’est sans arrière-pensée qu’ils s’écrasent le soir avec un bol de croustilles devant Netflix après une journée de télétravail. Mais quand on habite en zone rurale, la réalité est bien différente.  

    Certains résidents des zones non câblées doivent se déplacer vers la ville la plus proche pour envoyer ou recevoir des documents lourds; des entreprises (surtout des PME) perdent des avantages compétitifs s’ils ne peuvent communiquer rapidement avec leurs fournisseurs ou d’éventuels employeurs; la lenteur des opérations rend le télétravail pénible sinon impossible et décourage la main-d’œuvre qui dans d’autres conditions pourrait s’installer en région; sur certains territoires, c’est même la sécurité publique qui est en jeu lorsqu’il s’agit de communiquer rapidement avec les services essentiels de santé, de police ou d’incendie. Et on ne parle ni de l’enseignement virtuel, de la médecine à distance ou des loisirs qui de plus en plus passent par la toile. Bref, c’est une question de qualité de vie.  

    La députée Agnès Grondin appartient à cette cohorte de parlementaires qui a réclamé sans relâche la haute vitesse dans les zones que les câblos-distributeurs négligeaient parce qu’ils ne les jugeaient pas rentables. C’est pourquoi en 2019 le gouvernement de la CAQ a choisi de consacrer plus d’un milliard de dollars sur 7 ans à l’implantation de la HV partout au Québec. Curieusement, le projet a bénéficié d’un improbable allié: Covid 19.  

    En effet, la pandémie ayant forcé le confinement, plusieurs entreprises ont dû recourir au télétravail. Certaines écoles ont fait de même pour dispenser leurs cours ainsi que des établissements de santé. Or, lorsque dans une même maison se trouvent deux élèves qui passent leurs examens en virtuel et des parents qui doivent télétravailler, la HV se révèle indispensable. On s’est donc attelé à accélérer la cadence. Ce ne fut pas simple.  

    Au Québec, il n’y a pas que des chicanes de clochers. On assiste aussi à des chicanes de poteaux qui appartiennent tantôt à Bell tantôt à Hydro-Québec. Il fallut donc asseoir tout ce beau monde afin de discuter. Et surtout, d’agir. En juillet dernier, la MRC d’Argenteuil recevait une tranche de 12,6 millions pour compléter le câblage en fibre optique. Surprise : voici que le gouvernement fédéral décide de contribuer pour moitié à la facture.  

    Pour Argenteuil, la situation est particulière. La MRC a choisi de se doter d’un Organisme sans but lucratif (OSBL) pour réaliser le câblage de son territoire. C’est dire qu’à terme, ce sont les Argenteuillois qui seront propriétaires de cette indispensable infrastructure dont les profits seront réinvestis dans des projets locaux. Lorsqu’elle sera complétée, cela représentera un puissant levier économique pour attirer entreprises et travailleurs dans la région. Pour l’heure, comme ont pu le constater Gilles Bélanger et sa collègue Agnès Grondin, les travaux vont bon train.  

    Fibre Argenteuil compte jusqu’à présent plus de 800 abonnés et 1150 personnes ont déjà manifesté leur intention de s’inscrire. Pour la petite histoire, mentionnons que lorsque les techniciens se sont présentés dans les foyers pour effectuer les branchements, ils ont été reçus comme des sauveurs par des citoyens reconnaissants qui leur ont dit avec un soupir de soulagement: «Enfin! On vous attendait depuis longtemps». 

     

  • Je ne serai jamais sur cette photo

    Je ne serai jamais sur cette photo

    À cette époque, j’étais encore un partisan du Canadien et j’avais toujours une collection assez impressionnante de cartes de hockey. J’avais les cartes recrues de Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Raymond Bourque, Patrick Roy, Mark Messier, Mike Bossy, Denis Potvin, Cam Neely. J’avais même une carte de Dave Tiger Williams, qui avait été trouvée dans les poubelles par mon père qui, à l’époque, travaillait encore comme vidangeur.  

    Donc, juillet ‘87. J’attendais avec impatience l’arrivée du deuxième jeu de baseball, produit par Nintendo, c’est-à-dire RBI BASEBALL, le premier à être un jeu officiel des ligues majeures, le premier jeu à fournir les vraies équipes, avec les vrais noms de joueurs par-dessus le marché, et avec plein de vraies statistiques. Wow! Nous pouvions jouer avec les équipes qui avaient participé aux séries de l’année précédente, dont les invincibles Mets de New York. Je capotais littéralement. Je m’imaginais pouvoir décider du destin des invincibles Mets. Je pourrais être dans la peau des Dwight Gooden, Jesse Orosco, Gary Carter, Keith Hernandez, Howard Johnson, Lenny Dykstra, Mookie Wilson, Darryl Strawberry.  

    Le club vidéo Langevin sur la rue Hamford recevait ses nouveautés le vendredi. Mon cousin et moi avions développé une tactique pour se garrocher sur le jeu dans le club vidéo, aussitôt le jeu arrivé sur les tablettes. Peu importe, mais il fallait que l’un de nous deux mette la main sur la pinouche de plastique, comme quoi le jeu devenait notre possession, et ce, au péril de notre vie de p’tits gars de 13 ans et demi! À l’époque, pas de réservation. En tous cas, pas chez Langevin! Chaque jeu, chaque cassette VHS avait sa pinouche bien accrochée. Après, on mettait le jeu ou le film dans une poche de jute. Plus tard dans ma vie, j’ai rencontré d’autres sortes de pinouches, mais ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui!  

    Ce vendredi-là, le jour J, je mets la main sur le jeu. Mon cousin et moi dansons littéralement dans le club vidéo! La seule autre fois que j’ai dansé de la sorte, c’était lors d’un bal de finissants trop bien arrosé, qui n’était pas le mien. Il est 10h du matin et, en quelques minutes, j’allais devenir les Mets de New York.  

    Dans la même journée, le prestigieux Canadien de Montréal était chez nous, dans ma p’tite ville, dans mon parc de balle, au mythique parc Richelieu. C’était dans le temps que le Canadien faisait sa tournée de balle-molle. Dans le temps que les joueurs restaient à Montréal l’été!  

    Bref, à Lachute cet après-midi-là, ils seraient tous là : les Richer, Lemieux, Roy, Kordic, Nilan (mon préféré), Momesso, Gainey, Robinson, Chelios, Carbonneau, McPhee, Corson et le nouveau coach, le gros Pat Burns!  

    Au début du Nintendo, les cartes pour sauvegarder les parties n’existaient pas. RIEN-NIET-NADA! Tu commençais une saison de baseball, tu la faisais la même journée, d’une traite, pas le choix! Donc, j’avais bien entamé ma saison de RBI BASEBALL, quand je reçois l’appel de l’un de mes oncles. En fait, le seul oncle que je connais qui aime la balle et le hockey comme moi. Nous portons le même amour pour la game. Il a 43 ans et moi 30 ans de moins, mais on parle le même langage. Quand on parle de sport ensemble, on n’a pas d’âge! Mon oncle respecte mes connaissances du sport, il se reconnaît en moi! Moi, j’aime bien me moquer de lui, surtout qu’il se définit comme le fan numéro un des Lions de la Colombie-Britannique! Un club de la ligue canadienne de football! Je ne comprends toujours pas cet amour pour le orange! Il m’offre d’aller manger une patate au vinaigre et d’aller voir le Canadien au parc Richelieu. Je lui dis que je joue avec mon nouveau jeu et qu’il me rappelle quand il va partir. Lui, mon frère, qui n’a rien à foutre du Canadien et du sport, accepte l’offre de mon oncle. Moi, je suis en mode indécision. Quand arrive le temps d’y aller, mon cousin me dit : -Hey Pat, on va gagner la série mondiale… tu ne peux pas me lâcher! Anyway, ils vont revenir l’année prochaine!  

    Je ne veux pas lâcher le jeu. Je suis DOC Gooden et j’affronte Rogers Clemens. 

    -Je vais rester chez nous, mon oncle. Je joue une grosse game.  

    -Tant pis pour toé… ton jeu va être encore là demain!  

    Mon oncle et mon frère partent vers le parc, et moi je continue ma quête du Saint-Graal. J’ai remporté la série mondiale avec les Mets de NY versus les Red Sox de Boston. Grâce à un grand slam de Darryl Strawberry en 9e manche! Moi et mon cousin étions hystériques dans le salon… We are the champions!, vibre dans nos cœurs. Il frappait, je lançais!  

    Mon frère est revenu du parc avec des autographes de Chelios, McPhee, Roy, Richer, une photo polaroid avec Chris Nilan, une casquette tirée au sort et un beau programme de la soirée. En prime, le Rocket Maurice Richard était sur place pour donner des poignées de main. Maurice Richard, le Babe Ruth du hockey, était un invité surprise! C’est à ce moment précis que j’ai compris toute la portée d’un mauvais choix. Mon premier mauvais choix de vie. Un vrai, un inexplicable! Tout ça pour un jeu que j’ai acheté quelques années plus tard, un certain mardi, dans un Marché aux Puces pour 5$.  

    Aux fins de l’histoire, cette année-là, en 1987, ce fut la dernière fois que le Canadien s’est présenté à Lachute. La dernière fois que le CH a foulé le légendaire parc Richelieu! Je n’ai jamais eu la chance de voir le Rocket. Ça aurait été ma seule chance de le voir vivant. En fait, la seule fois que je l’ai vu, ça aura été dans son cercueil lors de ses funérailles nationales! Un vrai rendez-vous manqué.  

  • Olivier et son petit bonhomme de chemin

    Olivier et son petit bonhomme de chemin

    Quand Olivier est arrivé sur la côte de sable, il était presque encore dans le papier. Stéphane et Dominique ont gagné à la loterie de la vie. Olivier est un cadeau du ciel. Stéphane et Dominique ont essayé de fabriquer un enfant ensemble, mais la vie a décidé autrement. La machine à bébé ne voulait pas coopérer.  

    Parfois la vie fait bien les choses. L’univers est immense et parfois les étoiles s’alignent parfaitement. Je connais Stéphane depuis toujours. Depuis que j’ai conscience Stéphane existe. Nous nous sommes perdus de vue pendant trop d’années. Environ 20 ans. La vie va trop vite des fois et parfois elle nous rattrape. Il est comme j’aime l’appeler mon cousin préféré. Mon meilleur ami d’enfance. Mon partenaire de mauvais coup, mais surtout mon partenaire de Nintendo. Oui, c’est à cause de lui que je n’ai jamais rencontré Maurice Richard! Je vous raconterai, un jour.  

    Ce samedi, je suis chez mon chum Simon sur la Fraser à Lachute. La vita e bella! On oublie la covid, le MeToo, le 2020-2021 l’instant d’une bonne bouffe et d’un bon vin. On décroche, on «déplogue», on se donne le droit d’avoir du bonheur. On parle de son projet entamé de tête de Drakkar «gossée» en bois pour accrocher au-dessus de l’entrée de son garage. Il aime les Vikings, il est passionné d’histoire. On parle de Barbu de ville. Je vois de la fierté dans ses yeux. Il est content pour moi. C’est ça l’amitié. On ne se casse pas du sucre sur le dos, on n’est pas jaloux l’un de l’autre. Nous avons toujours eu cette saine amitié. Je suis aussi fière de lui que de moi. Aujourd’hui, on pourrait appeler ça de la «Bromance»!  

    La vie ne tient qu’à un fil et j’en suis de plus en plus conscient. J’imagine que c’est ça qu’on appelle vieillir! Et au bout de ce fil, ça prend de bons amis pour nous tendre la main. Personne ne peut jouer au funambule seul toute une vie.  

    Cette semaine, mon cousin Stef s’est abonné à mon Patreon.  J’étais très touché! Nous nous sommes parlé par courriel. Ce samedi, j’en ai profité pour l’inviter chez Simon. Il est venu nous rejoindre au volant de sa belle Mustang 2003. Stef a toujours aimé les machines, même qu’à l’âge de 4 ans, il conduisait le tracteur de l’ancien chum de sa mère Denise.  

    On a parlé comme de vieilles pies, des heures et des heures jusqu’à 3h au petit matin. On a réinventé le monde à notre façon. On a redonné un sens au monde, je crois, un petit verre de vin à la fois. On était libre comme si on était en 2019.  

    C’est au cours de cette conversation que j’ai appris que Steph avait adopté un petit garçon, lui qui a maintenant 48 ans. Le petit Olivier. J’ai toujours admiré mon cousin, un gars travaillant depuis toujours. Moi, à l’époque, le cordon du cœur me traînait dans la marde. Il est officiellement aujourd’hui le papa d’Olivier!  

    Des fois, je me conte de belles menteries en disant que je trouve que la vie est belle. La plupart du temps, je pense tout à fait le contraire. En vérité, la plupart du temps, je la déteste. Mais ce samedi, je la trouvais belle pour de vrai quand Steph me parlait de son petit singe à batterie.  

    Steph est livreur de pizza à Lachute depuis longtemps. Il est connu dans le coin comme Barabasse dans la passion. Pas besoin d’avoir un bac, une maîtrise, un PHD pour être une bonne personne. À l’école de la vie, mon cousin a réussi.  

    Même si en grandissant Olivier joue avec un ballon sur son nez, qu’il prend des risques, qu’il jongle avec la patience de ses parents, il y aura toujours les mains de Dominique et Stéphane pour en prendre soin.  Ils seront toujours au bout du fil. Et comme la terre n’arrête jamais de tourner sur le fil de la vie entre le noir, le blanc et le gris, Olivier fera son petit bonhomme de chemin.  

     

  • Du curling? Pourquoi pas!

    Du curling? Pourquoi pas!

    Le curling s’avère une excellente activité pour la saison hivernale. Diverses activités et ligues sont disponibles tant pour les jeunes de 8 à 16 ans ainsi que pour les adultes. Pour des renseignements et horaire des pratiques gratuites: Curling Lachute 450 562-5811.

  • Les tableaux de Kirouac mis en vente

    Les tableaux de Kirouac mis en vente

    Chez la famille Lecor, le talent pour la peinture se transmet du grand-père depuis la Bretagne jusqu’au Québec autant à la petite-fille Louise et qu’à ses deux frères Paul «Tex » et Jean-Claude.   «Ma soeur et moi trouvons dommage de conserver entassées toutes ses toiles et nos murs sont déjà bien garnis.  Ainsi, ses créations en trouvant preneurs permettront que son talent reste bien vivant», de souligner son fils Christian Kirouac. 

    La peinture est l’élément qui a permis à Louise de s’épanouir et de s’accomplir pleinement. Après avoir fait de la photo, elle peint des portraits et des scènes d’intérieur.   

    Quand l’inspiration se fait complice, l’âme d’un village se retrouve sur une toile de Louise. Ses œuvres représentent la femme et l’artiste-peintre dans toutes ses qualités et ses valeurs.  

    L’artiste originaire de Wentworth a participé à plusieurs symposiums au Québec.  Elle a exposé dans plusieurs galeries au Québec et également partout au Canada.  Son travail a été cité dans plusieurs livres portant sur l’art figuratif.  Plusieurs de ses tableaux se retrouvent parmi des collections privées, mais aussi dans des entreprises d’envergure au Québec et au Canada.