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  • L’endroit maudit

    L’endroit maudit

    À l’époque, c’était le repère d’un groupe de motards qui s’appelait les Popeye’s (comme celui qui mange des épinards)! Ils étaient associés aux Hell’s Angels et les frères Dubois de l’est de Montréal, disait-on. Ce n’était pas le genre de monde qui se réunit le dimanche après la messe sur le perron de l’église pour parler de l’homélie du curé (l’homélie pour les plus jeunes c’est un peu beaucoup l’éditorial du curé). 

    À l’époque, ils étaient en guerre avec Les Devil’s Disciples, Les Outlaws et Les Satan’s Choice. Comme vous voyez, le crime organisé ne manquait pas d’imagination pour se choisir des noms de club, qui se foutait bien de la langue française. 

    Dans les années 70, Les Popeye’s étaient parmi tous ces groupes considérés comme le plus violent, les plus sadiques. C’était l’époque à mille lieues d’aujourd’hui… 

    Peu importe à quelle heure tu passais devant le Pool room, il y avait toujours une rangée de motos alignées parfaitement une à la suite de l’autre. Des gros «choppers» avec des poignées Mustang, des Harley-Davidson chromées de la tête au pied et des poupounes aussi chromées que leur «bécycle».  

    C’était l’époque du fameux tournoi annuel de pool qu’on nommait «La classique d’Argenteuil». Les meilleurs joueurs de 8 de la province et même de l’est de l’Ontario se retrouvaient à Lachute pour cette occasion. Un chaos du début à la fin. Une tombola sans ciel, ni terre, ni matin, ni soir et ni repère. Nul besoin de boussole quand tu es au milieu de la tempête. Puis les beaux jours du Lachute Pool room comme ceux des Popeye’s se sont écoulés. Le temps a fait son œuvre.  

    À la fin des années 80, il m’était interdit d’aller voir ce qui se passait au Pool room, même si la place n’était plus ce qu’elle avait déjà été. Nos parents avaient peur de cet endroit qu’il appelait le maudit pool room. 

    Fidèle adolescent contestataire qui se respecte, j’ai fini par y mettre les pieds.  

    J’ai joué au billard tout en mettant de la musique dans le jukebox. C’était, je crois, Bohemian Rhapsody de Queen. Les cadres sur les murs d’un passé déjà longtemps passé, les stools de cuire rouge au bar, la table de snooker pour les Anglais, l’horloge Molson qui était toujours à la même heure -comme si le temps s’arrêtait ici- un rack à chips, pis un rack en taule pour mettre les bouteilles vides et des cendriers partout faisaient office de décor. 

    Une légende urbaine a longtemps circulé à Lachute. Une fois de temps en temps, elle refait surface. On raconte que certain soir de pleine lune à la croisée de la rue Grâce et de la rue Argenteuil, on peut entendre des coups de douze en rafale retentir dans la nuit, comme les trois coups sur les planches au début d’une pièce de théâtre… Un silence de mort embaumerait la nuit par la suite sur l’avenue Argenteuil d’est en ouest. Le ciel serait clair et la lune pleine au bouchon illuminerait l’ancien endroit maudit détruit dans les années 2000. Quelques minutes plus tard, on pourrait entendre des Popeye’s rincer leur «chopper» et partir sur un nowhere à l’infini, même si l’avenue Argenteuil est complètement vide. 

    La 8 au coin, quitte ou double? 

     

  • 8000 arbres pour la résilience climatique

    8000 arbres pour la résilience climatique

    La journée de plantation communautaire a réuni plus d’une trentaine de planteurs, dont huit résidents du secteur, et aura déjà permis d’en mettre plus de 6 600 en terre. C’est une remarquable collaboration soutenue pour un projet issu du milieu alors que la Municipalité s’est vu céder de nombreux terrains vacants en zone inondable.  «Ce projet constitue un très bel arrimage avec notre vision pour l’avenir de la municipalité, pour bâtir la résilience de la communauté», se réjouit le maire de Saint-André-d’Argenteuil, Marc-Olivier Labelle, présent pour planter des arbres et investit à renaturaliser le secteur au nom de la résilience climatique 

    depuis 2018, Abrinord travaille avec les membres de la communauté et les acteurs du territoire pour faire un diagnostic de la baie de Carillon et créer un plan d’action pour la pérennité de ses usages et de ses écosystèmes. Issu du plan d’action concerté, le projet de conservation et de mise en valeur des milieux riverains de la baie de Carillon, mis sur pied en 2019 par Abrinord, de concert avec l’Institut des territoires et la Municipalité de Saint André-d’Argenteuil, propose un aménagement plus durable du territoire pour l’adaptation aux changements climatiques.  

    En raison de son importance à cet égard, le projet a su mobiliser de nombreux partenaires tel le Conseil des bassins versants des Mille-Îles (COBAMIL), Développement ornithologique Argenteuil (DOA), l’équipe Ariaction de l’Université de Montréal et Arbres Canada. 

    Les résidents du secteur de la baie de Carillon ont été fortement touchés par les inondations de 2017 et 2019. En vertu du programme d’indemnisation du Gouvernement du Québec, plusieurs d’entre eux ont fait le choix déchirant de démolir leur résidence et de quitter le secteur.  

    Des retombées pour la communauté 

    Le reboisement de ces 35 terrains aura des bénéfices écologiques, comme la rétention de l’eau et des sédiments lors de précipitations abondantes, la filtration de l’eau qui s’écoule vers la baie, la séquestration de carbone et l’atténuation des changements climatiques. De plus, elle collabore à la création d’habitats pour la faune ainsi qu’à la création des zones de fraîcheur. Par ailleurs, au-delà de ces bienfaits, la renaturalisation de la zone inondable, en tenant compte des préoccupations et besoins des résidents toujours présents, améliorera le paysage et créera des milieux de vie collectifs.  Des tables et des bancs faits à partir d’arbres coupés ailleurs sur le territoire du bassin versant ont d’ailleurs été offerts par Waste Management pour favoriser l’accès au public.  

    Parmi les autres actions réalisées dans le cadre du projet, notons la rencontre de propriétaires de boisés en milieu agricole pour la réalisation de plans d’aménagement forestiers visant la conservation de la forêt et de la diversité écologique, l’installation et le suivi, par DOA, de 25 nichoirs pour le merlebleu de l’Est et l’hirondelle bicolore. Trois corvées de nettoyage en zone inondable pour retirer les débris laissés dans les milieux naturels par les crues printanières, la caractérisation des sols de remblais utilisés lors des démolitions en 2017, un plan de valorisation des terrains municipaux, la plantation de 1 000 arbres en 2019 et l’installation de panneaux de sensibilisation complètent les actions menées jusqu’à présent.  

    Abrinord, l’organisme de bassin versant (OBV) est désigné par le gouvernement du Québec pour assurer la concertation nécessaire permettant aux acteurs du territoire de réaliser une planification des ressources en eau, des usages et des milieux qui leur sont associés. Cette planification vise à déployer des mesures concrètes pour protéger, utiliser et gérer l’eau et les milieux aquatiques de façon responsable, intégrée et durable.  

    Ce projet est financé par le Programme Affluents maritime visant la mise en œuvre d’actions issues des Plans directeurs de l’eau qui concourent à la Stratégie maritime du Gouvernement du Québec. Les arbres ont été financés par le Programme de verdissement national d’Arbres Canada. 

  • Nettoyons les berges de la rivière Outaouais

    En collaboration avec la Municipalité de Grenville-sur-la-Rouge, la MRC d’Argenteuil invite la population à une corvée de nettoyage des berges de la rivière des Outaouais qui se tiendra le vendredi 24 septembre, de 16 h à 18 h, à la plage du Camping des Chutes de la Rouge.  

    Il s’agit ici d’une belle occasion pour la communauté de poser un geste concret pour préserver la rive de la rivière des Outaouais et d’être sensibilisé aux enjeux de protection de ce joyau naturel grâce à la participation de représentants de l’organisme Garde-rivière des Outaouais qui seront sur place pour informer les participants.  

    Les personnes intéressées à participer à l’activité devront d’abord s’inscrire par la plateforme Eventbrite accessible notamment à partir de la page Facebook de la MRC ou celle de Garde-rivière des Outaouais. Pour bien se préparer à l’événement, Garde-rivière des Outaouais encourage fortement les personnes intéressées à consulter son Guide de nettoyage des berges en solo pour obtenir davantage de conseils de sécurité. Celui-ci est disponible sur son site Internet au www.ottawariverkeeper.ca  

    Cet événement s’inscrit dans une continuité des nombreuses actions qui sont posées dans le cadre du Pacte d’amitié, un engagement qui vise à entretenir et à renforcer des partenariats solides et étroits entre les trois communautés riveraines, notamment en matière de récréotourisme, de culture, de patrimoine et de protection de l’environnement. 

  • Les Daoust et le lait: «bein quin!»

    Les Daoust et le lait: «bein quin!»

    Les publicités sont efficaces, énergiques et drôles à souhait. Le lait, une source d’énergie, tout comme cet agriculteur de 39 ans qui a repris les guides de la ferme F. D. Daoust avec sa mère et son frère Martin, après le décès prématuré du paternel.  Cette ferme laitière avait 60 kilos de quotas voilà un peu moins de 30 ans et se retrouve aujourd’hui comme l’une des plus florissantes au Québec avec ses 285 kilos de quotas. 

    Malgré tout, un discours de taquinerie tourne autour de Guillaume Daoust, l’homme d’une famille reconstituée avec 5 enfants entre 7 et 10 ans. «Il y a un running gag comme quoi je ne travaille jamais.  On le sait bien Daoust ne travaille pas, c’est un fonctionnaire!», ricane celui qui avoue prendre des week-ends et des semaines de vacances fréquemment, ce qui est contraire aux normes de ces travailleurs essentiels. 

    C’est que le gang du Chemin de la Rivière-Rouge a eu du flair et de l’audace au cours de leur parcours (et une bonne marge de crédit!).  Ils ont été les premiers en 2010 à s’équiper de robots à stabulation entravée avec le robot Léo qui facilite leur travail.  De plus, lors de la crise de 2015, les frères Daoust ont décidé de foncer plutôt que de se replier. «On a agrandi, on a doublé notre cheptel et ça a fonctionné.  C’était un coup de dé!», soutient celui qui produit plus de 7000 litres de lait par jour faisant d’eux une famille parfaite pour les producteurs de lait du Québec, qui réalise encore un grand coup avec des publicités qui plaisent. 

    D’ailleurs, un tournage avait déjà eu lieu sur les terres de Saint-André d’Argenteuil.  Les vaches Daoust avaient été utilisées dans le concept des vaches qui parlent, voilà 3 ans.  C’est à peu près la même équipe dirigée par l’agence de pub lg2 et le réalisateur de Plan B, Jean-François Asselin, qui sont débarqués pour deux jours de tournage le 6 juillet dernier. «Je suis un gars avec beaucoup d’entregent, qui parle à tout le monde!», indique celui qui se livre comme un livre ouvert.  Il a aussi noué des liens avec le porte-parole Duverney-Tardif, «un gars super sympathique», qui vient d’acquérir une ferme sur la Rive-Sud avec des amis.  Dans la foulée d’un retour à la terre, en plus de vouloir faire du vin et des alcools forts bien en vogue ces temps-ci, le médecin-footballeur désirerait aussi entreprendre l’élevage de bœuf de boucherie et la production de volailles à petite échelle. L’homme aux mille passions a cherché conseils auprès du principal intéressé.  «Laurent vient de la campagne, mais n’a jamais eu de ferme, explique Guillaume Daoust.  Il a été approché par plusieurs compagnies, mais il a accepté de devenir le porte-parole du lait pour ses valeurs, pour soutenir les agriculteurs du secteur primaire.  Les gens ont besoin de nous pour manger!»  Généreux, le joueur de ligne offensive des Chiefs de Kansas City a accepté de prendre quelques photos et a évoqué la possibilité de rappeler la famille du lait pour des renseignements et de l’aide dans son projet. 

    Le «pas top top comédien» pourra peut-être faire mentir la pub alors qu’il semble bien plaire aux publicistes.  En compagnie de sa douce moitié, Geneviève, il a aussi tourné des publicités pour le Super Aquaclub, le Centre d’interprétation de la courge et La belle histoire (l’ancien pub de Champlain Charest).  Diplômé en Production animale du Centre de formation agricole de Mirabel, le vaillant producteur a le bonheur dans le cœur et se laisse porter par des projets en dégageant sa belle énergie.  On n’a pas fini d’y voir la face! 

     

  • La branche culturelle bourgeonne de nouveau

    La branche culturelle bourgeonne de nouveau

    Créée en 2007 à l’initiative de Maurice Rochon, la Société culturelle du pavillon des jardins est devenue en 2014 La Branche culturelle, avec pour mission d’agir comme médiateur de culture à Brownsburg-Chatham en présentant des spectacles, des expositions et surtout, en rapprochant citoyens et créateurs lors d’activités participatives.   

    On partait de loin.  En 2010, l’administration municipale de l’époque voulait fermer la bibliothèque au motif que celle de Lachute pourrait fort bien desservir les citoyens de Brownsburg. Des bénévoles, membres de la Société culturelle pour la plupart, s’étaient opposés à cette volonté. Une étude commandée auprès de Réseau-Biblio leur ayant donné raison, la ville se ravisa. Mais il fallut du temps pour que le conseil municipal reconnaisse la culture comme composante essentielle de la qualité de vie dans un environnement résidentiel.   

    C’est à force d’événements et de manifestations que les bénévoles de La Branche culturelle, sous la gouverne énergique de sa présidente, Cynthia-Lisa Dubé, s’est imposée comme élément indispensable du tissu social.   

    La Branche culturelle vise surtout les jeunes pour les initier à l’univers de la création : concours de décorations de citrouilles, fabrication d’épouvantails, visite dans les écoles avec des expos-valises, installation de croque-livres où les jeunes lecteurs peuvent emprunter un ouvrage à condition d’en déposer un autre à sa place contribuent à les inciter à la lecture sans qu’ils aient à débourser un sou.  

    Pour les plus vieux, on parle d’environ soixante-dix expositions d’œuvres d’art au restaurant le Faim-Fino qui ont permis à des artistes locaux de se faire connaître. La Branche culturelle a également commandité quatre œuvres peintes exécutées sur de vieilles portes et que la municipalité a installées sur son territoire. Elle a aussi parrainé la création d’une œuvre de l’artiste récupérateur Michel Gauthier célébrant le passé de la ville et exposée dans le Parc des vétérans.   

    Il y a deux ans, juste avant la pandémie, l’organisme a mis sur pied un projet théâtral, Les Marionnettes de La Branche. Guidés par un animateur, les élèves des deux écoles de Brownsburg-Chatham auxquelles s’est jointe la Laurentian Elementary School ont imaginé une histoire et ont dessiné décors et personnages, qui ont par la suite été réalisés en marionnettes par un groupe de parents. Le résultat a été un spectacle d’environ une demi-heure présenté une dizaine de fois devant environ deux cents élèves. La Branche espère pouvoir faire circuler ce spectacle dans d’autres écoles d’Argenteuil.  

    Durant la pandémie, La Branche a créé un concours d’écriture qui a généré un petit livre. Aussi un casse-tête virtuel où les participants devaient illustrer une pièce. Mais les réalisations principales de la Branche culturelle demeurent son cinéclub et son Café-canopée.   

    Ce dernier événement tient à la fois de l’atelier de création et du spectacle. Présenté un dimanche par mois, le Café canopée (ainsi nommé parce qu’il avait lieu au jubé de l’église Saint-Louis-de-France) propose un volet musical (chanté ou instrumental) durant lequel les enfants se livrent à du bricolage pendant que leurs parents peignent, dessinent, découpent, impriment, taillent, façonnent, fabriquent ou sculptent des objets selon un thème donné. Les matériaux sont fournis de même que café, craquelins et biscuits maison en échange d’un don volontaire.  Covid 19 a forcé la suspension temporaire de cette activité qui reviendra sous peu, mais sans la collation, pandémie oblige.   

    C’est toutefois le cinéclub (mis à part les spectacles de Barbu de ville et de Luc Boily) qui a été l’évènement de La Branche culturelle le plus populaire. Présenté désormais une fois par mois à l’Espace Saint-Gilles (qui endosse le rôle de diffuseur de spectacles à Brownsburg-Chatham), le cinéclub offre des films négligés ou carrément boudés par les majors :  films d’auteur, documentaires, en langue étrangère avec sous-titres ou qui connaissent une diffusion confidentielle.   

    Enfin, le dimanche 26 septembre prochain, La Branche culturelle repart en grand à l’Espace Saint-Gilles pour célébrer Les journées de la culture. L’organisme fondateur de ces journées, Culture pour tous, tient d’ailleurs La Branche culturelle en haute estime pour la vigueur de sa participation.   

    On peut devenir membre de La Branche culturelle et s’informer de ses activités en visitant le https://www.brancheculturelle.com/   

  • Une embellie dans le ciel de Cushing

    Une embellie dans le ciel de Cushing

    Nathalie Bélanger, qui rêvait de ce moment depuis plus d’un an, ouvrait enfin les portes de son espace avec grand bonheur, samedi dernier, sous un ciel de quasi pleine lune. Dans une atmosphère intimiste, au sein de cette église bâtie en 1830 et sous sa majestueuse structure de bois, la scène, juchée d’un piano à queue, d’un caisson rempli de vieux vinyles, de deux micros d’autrefois, d’un ancien tourne-disque et d’un bouquet de fleurs sauvages d’automne laisse entrevoir le caractère rétro du spectacle offert par les deux complices. «Il n’y a rien comme revenir chez soi et jouer devant des gens que l’on connait et qu’on aime.  Merci d’avoir bravé la tempête dans le monde qu’on connaît», d’exprimer la face masculine du groupe, d’entrée de jeu. 

    Lui, Michel Olivier Gasse, avec ses favoris, sa casquette et ses jeans revêtus façon années 50, «un homme moderne», précisera-t-il tout de même; elle, Chantal Archambeault, coiffée d’une toque et vêtue d’un chemisier blanc original, nous mène dans l’univers de Ceci est une espèce aimée, leur dernier microsillon sorti en 2019, avec des chansons à texte intemporelles.  Rafraîchissantes, vraies et senties, les histoires personnelles à l’humour désinvolte mêlées à leur matériel font rêver tout en posant un regard léger sur notre monde. Ils avaient d’ailleurs été en nomination pour leur script lors du dernier gala de l’ADISQ, aux côtés d’un certain Michel Rivard.  

    «Chantal est l’élan créateur du groupe, elle est démangée par la création, soutient son contrebassiste et partenaire de vie, qui a notamment travaillé beaucoup auprès de Vincent Vallières, son ami. Moi je fais un peu le ménage et je peaufine.» 

    Ce 2e disque est né un peu après leur petite Olive, qui, comme la majorité des bébés, gobe le sommeil des parents.  C’est dans un désir de guérir l’insomnie, en lisant le dictionnaire Larousse 1958, que les tables de conjugaisons frappent la chanteuse et jeune mère de plein fouet: avoir, être aimer, finir.  «Le 1er verbe qu’on nous apprend à l’école, c’est avoir, souligne Chantal Archambeault entre deux pièces.  Je vous laisse avec ça!» 

    Le duo, fiers résidents d’Argenteuil, a succombé à la beauté d’une vieille maison du village de Carillon voilà six ans et véhicule les beautés «d’Être», avant d’avoir.  Ils auront participé à un concert-bénéfice pour le musée régional de Carillon et n’hésitent pas à défendre la question de la survie de nos forêts en fin de spectacle. 

    En première partie, une place à la relève de la MRC a impressionné autant le duo que le public en salle.  Ces jeunes talents d’ici ont fait une mise en bouche touchante avec quelques interprétations. Éve Arthur a fait résonner l’enceinte pour la première fois de sa douce voix et du piano en interprétant Corbeau de Cœur de Pirate et quelques pièces.  Le duo de l’aube a terminé leur apparition avec une version a cappella de Can’t help falling in love de Elvis Presley, ajoutant au caractère vintage de cette soirée. 

    Saratoga prépare leur rentrée officielle après pandémie avec un spectacle au Grand théâtre de Québec (18 novembre) et à L’Olympia à Montréal (19 novembre). Gasse précise que le spectacle sera un peu plus habillé avec une harpiste, un pianiste, une clarinettiste et des danseurs contemporains. 

    Prochaines activités 

    Le vernissage «Hors cadre» de Gabrièle Fontana aura lieu au même endroit ce samedi de 14h à 18h et plusieurs activités sont prévues dans le cadre des journées de la culture ce dimanche.  Le prochain événement musical réunira le duo Beaudry-Prud’Homme avec Chansons en noires et blanches le samedi 2 octobre.  La programmation complète se retrouve sur le site Internet: espaceculturelsaintgilles.com. 

  • Coude à coude: Lauzon conserve son siège

    Coude à coude: Lauzon conserve son siège

    «Je suis très heureux d’être à nouveau au gouvernement et d’être du bon côté de la Chambre des communes», a signifié Stéphane Lauzon, au lendemain de cette victoire. Il obtient 37,8% avec 18511 voix contre 17261 voix à Yves Destroismaisons dans ce 3e face à face en moins de six ans.  La 3e candidate, Marie Louis-Seize, du Parti conservateur, n’obtient que 13% du suffrage avec 6375 votes.   

    «Mon assiette est déjà pleine, on est en feu et on veut en faire profiter toute la population, a déclaré M. Lauzon, qui a remercié son équipe de bénévoles, plus d’une cinquantaine.  Je suis déjà sur le terrain et en communication avec des organismes pour des projets en incubateur!»   

    Énergique et soulagé, il désire poursuivre son travail de terrain en mettant en avant-plan un tournant vert dans sa circonscription.  Comme annoncé en campagne, il réitère son soutien à la MRC d’Argenteuil dans la réalisation d’une étude permettant le retour d’un train de passagers entre Gatineau et Montréal pour une relance économique dans sa circonscription de plus de 5400 km2. De Buckingham à Morin-Heights et jusqu’à Mirabel, M. Lauzon a mené sa campagne dans deux bureaux de comté, l’un à Buckingham et l’autre à Lachute pour disputer cette chaude lutte.  Sa maison de Plaisance a aussi servi de lieu de travail, à mi-chemin. M. Lauzon met aussi en avant plan le développement de l’entreprise verte Évolugen de Thurso ainsi que la relance et la mise à niveau de l’usine Orica, qui est aussi au cœur des préoccupations du libéral.  

    Cette élection au coût de 600 millions de dollars aura été une réplique presque intacte du mandat offert à Justin Trudeau en 2019 avec possiblement un député d’avance pour les Libéraux, tandis que le Bloc québécois pourrait en obtenir deux de plus après le dépouillement des dernières boîtes de scrutin.  Cette fragmentation du vote des Canadiens évoque la nécessité d’un bon gouvernement de coalition préconisant les ententes. La balance du pouvoir est divisée entre le Nouveau parti démocratique et le Bloc québécois ayant obtenu 25 et 34 sièges respectivement. 

    Le taux de participation dans la région de 58,07% est presque identique au 59% du Canada, l’un des plus bas enregistrés au pays (58,8% en 2008). 

  • E.T. téléphone maison

    E.T. téléphone maison

    Je n’ai de mémoire presque jamais fait d’activités en famille, jamais été à Terre des Hommes, jamais été au resto, jamais été à la cabane à sucre et, évidemment, jamais fait de voyage. De mémoire d’un barbu de 47 ans, laisse-moi te raconter la seule fois que moi, Balloune, ma mère Mado et mon père Dédé avons fait une activité ensemble. La seule et unique fois! Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais directement en enfer! Nous avons fait une activité ensemble grâce à Steven Spielberg.   

     J’avais 9 ans et mon frère Balloune 5 ans. Nous étions des petits singes à batteries inépuisables! Le carré du p’tit Canada n’avait pas de secret pour nous. L’été nous allions ramasser des fraises chez le bonhomme Jetté et faire assez d’argent pour aller s’acheter une patate frite vinaigre au Carré du Poulet su’a Maine. Il n’y avait rien de meilleur qu’une graisseuse avec un p’tit Coke en vitre. Mon 1982 sent la graisse « pétaque » frite. Mon 1982 a les yeux ronds de mon p’tit frère, des yeux comme des billes devant la devanture du Carré du Poulet! Mon 1982 goûte les fraises fraîchement cueillies de la famille Jetté à Mirabel! Mon 1982 goûte aussi les becs sucrés donnés à une fille entre un rang de fraise et une toilette chimique. Romantique de même. Je ne me souviens même pas de son nom, mais je me souviens de ses lèvres. Mon 1982 a le son d’Ozzy Osbourne dans les speakers de l’autobus vers le chemin du retour.  

      Mon 1982 c’est aussi mon meilleur ennemi Stoney*, qui habitait sur la rue Mickaël juste à côté du HLM sur le coin de la rue. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’au primaire tout le monde avait un meilleur ennemi. Je ne pourrais pas vous expliquer ce phénomène, mais je vous garantis que le mien c’était le pire sur lequel on pouvait tomber!   

     Mon histoire de haine avec Stoney a commencé à l’école Saint-Alexandre de la première journée du primaire à la dernière journée de la 3e année. Jusqu’à l’événement, jusqu’à ce qu’on se donne des tapes su’a yeule! Par la suite, nous avions comme on dit dans le métier un «gentleman agreement». Je dois dire qu’il était le petit garçon «hot» de ma classe et peut-être même de l’école au complet. Toujours habillé à la mode, toujours avec les autres «hot» à casser du sucre sur le dos des perdus comme moi. Moi j’étais toute sauf «hot».   

     Je n’étais pas à la mode. Ça n’a jamais été à la mode de toute façon d’être pauvre. J’aurais dû dire aux autres que mes parents pratiquaient la simplicité volontaire. Je résume nos chicanes: lui était confiant, fort, sportif et avait une haine intérieure surprenante. Il était toujours en train d’achaler les plus faibles. Moi j’étais la victime parfaite, je suis né victime.   

    Le jour J… dernière journée d’école de la troisième dans la classe de Mme Legault. Au dernier cours, il m’invite au rack à bicycle. Je tremble dans mes culottes de pauvre, de p’tit gars frêle, de p’tit gars qui mange déjà assez de claques sa yeule chez eux. Je suis battu d’avance. Je me débats déjà chez nous chaque jour que le Bon Dieu amène…  

    À la fin des cours, je me retrouve entouré de monde qui venait assister à un combat et pour mon plus grand malheur, j’étais l’un des deux batailleurs. Il souriait de bonheur et avait un goût de sang dans la bouche, c’est certain. J’ai fermé les yeux et j’ai lancé mon poing en uppercut pareil comme Gaëtan Hart, celui qu’on surnommait Le Steak! Mon poing a atterri direct sur son menton. Comme dans le film Raging Bull, j’étais devenu Jack La Motta. J’ai vu dans mes yeux Stoney tomber sur le cul. J’ai vu dans ses yeux la peur et la honte.  Moi je n’étais pas euphorique, ni content, ni heureux. J’étais juste soulagé. J’avais vaincu ma peur, vaincu mon meilleur ennemi. J’avais gagné ma paix!  

    Le lendemain, au début des vacances, j’ai retiré tout l’argent que j’avais accumulé durant mon année scolaire à la caisse Desjardins de la rue Principale. Je voulais célébrer la fin des classes et l’arrivée au cinéma de Lachute du nouveau film de Steven Spielberg, E.T.! J’ai retiré toutes mes économies pour avoir assez de sous pour 4 billets pour la grande vue, 4 popcorn pleins de beurre et 4 liqueurs!   

     J’ai demandé à mon père Dédé de ne pas être soûl pour aller au cinéma. C’est pour ça que nous avons été à la représentation de midi. Il fallait aussi apporter du cannage pour les pauvres. C’est quand même ironique des pauvres qui apportent du manger pour les pauvres. J’ai fait des X sur les cannes de conserve pour voir s’il y a une de ces cannes qui reviendrait à la maison. Il est midi moins le quart, Dédé n’a pas bu une goutte de boisson, Mado a roulé assez de cigarettes pour tenir tout le film, Balloune boude un peu, il voudrait aller pêcher et moi je suis en mode 7e art. J’ai un rendez-vous avec un extra-terrestre!   

    J’adorais le vieux cinéma de Lachute qui avait des airs de ces théâtres des années 50. Le VHS a tué notre salle de cinéma. Le vulgaire VHS a tué une institution. J’ai les yeux gros comme des trente sous devant l’immense écran, mon frère a la face pleine de popcorn et moi je me demande ce que j’aime le plus à ce moment précis… La face pleine de popcorn de mon petit frère reste encore aujourd’hui l’une des plus belles images qui ne m’est jamais eu donné d’observer! Mado fume comme une cheminée et Dédé a les mêmes trente sous que moi dans les yeux. J’aurais tellement voulu que ce moment soit éternel. E.T. est un film magique, qui a réuni les 4 membres de ma famille l’espace d’un doux souvenir.   

    Encore aujourd’hui, seulement par les beaux soirs étoilés, je crois apercevoir E.T. dans un panier à bicycle traversant le ciel avec la pleine lune en arrière-plan. Pis c’est mon frère Balloune, la face pleine de popcorn, qui te promène dans l’infini de mes souvenirs!  


    *Afin de le protéger (!), le surnom de mon meilleur ennemi a été modifié  

  • 1er festival du vélo de montagne à Montebello

    1er festival du vélo de montagne à Montebello

    Ce party s’adressant à toute la famille permettra de rencontrer la jeune équipe dynamique et découvrir les projets en développement de ce réseau de plus de 20 kilomètres de sentier.  Au menu: l’inauguration d’un musée du vélo de montagne sis dans un bâtiment adjacent au Château Montebello. «On cherche des reliques en rapport au vélo de montagne.  On veut allumer les gens, avoir des photos et créer un mur, souhaite Sylvain Bourgeois, porte-parole officiel et ancien compétiteur sur ces sentiers.  On a déjà trouvé de vieilles affiches, un dossard de compétition des années 80 et on a suspendu au plafond mon vélo specialize 1999!» 

    Pour agrémenter la journée, le parc Chamberland, situé en arrière de la gare transformée en chocolaterie (Chocomotive), deviendra le point de rencontre avec un mini-village d’exposants reliés au monde du cyclisme. On promet des prestations musicales avec 3 groupes en soirée ainsi que des humoristes vous permettant de siroter des bières de microbrasserie en bonne compagnie.  À cela, s’ajoutera de la bouffe de rue. «On veut que ce soit festif!», ajoute M. Bourgeois, heureux de la première année du site, qui a accueilli des adeptes du Québec et de l’Ontario. 

    Les sentiers 

    Un secteur familial est accessible autour du Château Montebello permettant aux moins aguerris de tenter un premier essai.  Pour les passionnés, plusieurs kilomètres peuvent mener à un magnifique point de vue en forêt sur la rivière des Outaouais. De beaux emplacements pour faire un pique-nique sont aussi accessibles. 

    Il sera aussi offert de faire une visite guidée du réseau par les traibuilders. Du soutien technique pour vos bécanes et une station de lavage gratuite sera aussi accessible. 

    Les billets au montant de 20$ pour les adeptes de 10 ans et plus sont disponibles sous la rubrique activités du site de Montebello Vélo de montagne.  Le passeport vaccinal sera requis pour accéder au site, mais non aux sentiers de vélo.  Notez qu’un service de location de vélo de montagne est disponible. Tous les fonds amassés serviront à l’entretien et au développement des sentiers. 

  • Quoi de mieux que les couleurs de l’automne pour fêter l’érable

    Quoi de mieux que les couleurs de l’automne pour fêter l’érable

    Pour sa 7e édition de Mirabel fête l’érable du Québec, l’événement mettra en valeur les acériculteurs de la région et leurs délices à l’érable.  Ces derniers ayant vécu deux printemps difficiles en salle, venir les encourager est un signe de reconnaissance pour leur travail.  Il sera possible d’y faire de belles découvertes gustatives le samedi, de 10h30 à 17 h, et le dimanche, de 10h30 à 16 h 30. 

    De plus, l’École-o-Champ animera un jeu-questionnaire interactif virtuel, se jouant en équipe à la manière d’un jeu télévisé. Il portera évidemment sur la production acéricole et offrira des jeux d’habilité pour toute la famille, qui pourra aussi visiter la ferme Triple G.  

    Sylvain Rondeau, forgeron-conteur, animera à sa façon un musée de l’érable tandis que l’Escouade culinaire offrira des conférences culinaires, dont une sur le batch cooking, la solution pour organiser tous les repas de la semaine, à thématique d’érable.  Le tout ne serait complet sans une vraie mini cabane à sucre de La Mirablière, une zone d’exposants sous le grand chapiteau et une dégustation de sirops offerte par nul autre que la Commanderie de l’érable.  

    Pique-nique champêtre, signé Charles-Antoine Crête 

    Après le populaire succès du concept «Pique-nique champêtre clé en main» lancé il y a quelques années, le grand chef Charles-Antoine Crête du restaurant Montréal Plaza offrira de nouveau les fameux paniers gourmands lors de l’événement Mirabel fête l’érable du Québec. Ce concept regroupe l’ensemble des éléments pour vivre une expérience gustative unique dans un environnement enchanteur reliant la magie d’un pique-nique champêtre, au bon goût.  Le repas pique-nique pour deux adultes est disponible au coût de 80$, sur réservation préalable sur le site lepointdevente.com.   

    Pour l’accès à l’événement, le coût pour tous les visiteurs est de 8$ pour les 17 ans et plus, 3$ pour les 7 à 16 ans et gratuit pour les 6 ans et moins.