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  • Le site de vaccination d’Argenteuil fermera

    Le site de vaccination d’Argenteuil fermera

    Comme observé partout au Québec, la diminution marquée de l’achalandage des sites de vaccination et du nombre de prises de rendez-vous au cours des dernières semaines ont demandé à la Direction de la vaccination de revoir l’offre de vaccination sur le territoire afin de mieux l’adapter aux besoins actuels de la population. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides fermera aussi les portes du site de Saint-Sauveur et Rivière-Rouge.  

    Les personnes d’Argenteuil ayant déjà un rendez-vous de planifié après le 25 mars seront contactées personnellement afin d’obtenir un nouveau rendez-vous dans un site de Blainville ou Saint-Jérôme. Afin de continuer d’assurer une offre de vaccination de proximité dans différentes communautés du territoire, une planification de vaccination mobile est en cours.  

    La vaccination sans rendez-vous demeure disponible dans les sites de vaccination, et ce, pour toutes les personnes admissibles qui désirent recevoir une dose du vaccin contre la COVID-19. Les sites demeurent ouverts et accessibles. Un intervalle de huit semaines ou plus est recommandé entre la première et la 2e dose. Pour obtenir une dose de rappel, un intervalle de trois mois ou plus est nécessaire après la dernière dose.  

  • Un tournoi tant espéré in extremis

    Un tournoi tant espéré in extremis

    Parfois, on se demande si ce sont davantage les parents que les jeunes qui sont heureux du retour de l’événement.  Pour plusieurs, ce tournoi mythique représente des souvenirs de jeunesse incrustés de la vieille grange emboucanée et trop surpeuplée. 

    Les co-présidentes, Annie Larocque et Stéphanie Germain, n’ont pas connu ces vieilles années, mais elles en ont entendu assez parler pour investir leur énergie jour et nuit avec l’équipe de bénévoles du hockey mineur pour offrir ce tournoi in extrémis aux jeunes de la région. Dynamique et sympathique, Annie Larocque avait des allures de cheerleaders tellement son visage resplendissait de bonheur et de satisfaction, lundi dernier, lors de la première journée du tournoi qui se déroulera pour une première fois en moins de 7 jours.  

    Avec une énergie décuplée par les encouragements et appuis, ils ont renouvelé les permis, obtenu les permissions et autorisations des villes pour les arénas et contacté toutes les équipes qui s’étaient inscrites: «Quand on appelait, il y en a qui criait de joie au téléphone et des bénévoles qui sautaient à pieds joints. Même les commanditaires étaient contents de revenir!», souligne Annie Larocque.  

    Il ne faut pas se le cacher, ce tournoi c’est la plus grande rentrée d’argent pour le hockey mineur d’ici. Bien sûr, ils avaient un petit bas de laine, mais il se faisait de plus en plus mince. Ce tournoi prendra aussi des airs à l’ancienne alors que le permis d’alcool a été obtenu par l’association du hockey mineur, qui amassera aussi des fonds de ce côté. «On dit que les prix montent partout, mais pour nous aussi. Les arbitres, le temps de glace, tout est plus élevé!», ajoute la co-présidente. 

    Ne pensez pas que le tournoi soit moins enlevant que les dernières années. La gang a tout renouvelé: les trophées étaient commandés, une chambre de champions sera organisée pour les six équipes finaliste sur les 32 qui participeront. Une limousine est prévue pour amener les champions pour un souper au Restaurant le Top Shot. Quatre équipes de Lachute tenteront d’obtenir le titre, dont deux équipes B qui pourraient s’opposer en finale. 

    Dans les estrades, déjà lundi, on comptait une foule impressionnante. Les parents étaient souriants, surtout que les deux équipes de Lachute (BB et A) ont remporté leur 1er match. «Mon gars est à sa dernière année pour vivre cette tradition. Le papa est content, l’ancien joueur est content, peut-être plus que lui, avoue Karl Bigras, qui a vu Éliott marqué le 1er but de la partie. Un gros, gros bravo aux organisateurs!» 

    D’ailleurs, les joueurs auront des airs des années 80 cette semaine. Plutôt que le traditionnel coloriage des cheveux, un barbier est venu faire à tous une magnifique coupe Longueuil. 

    L’ouverture officielle se déroulera ce vendredi avec les 2e matchs des Stars A et Stars BB des rondes préliminaires. Les finales auront lieu dès dimanche. C’est court, mais ô combien apprécié.  

    La 3e édition du Tournoi provincial Atome Jérémie Paradis se déroulera après les séries et les régionaux du 10 au 17 avril. 

  • Des victoires à saveur de festivité

    Des victoires à saveur de festivité

    C’est la troupe de Peter Dopelhamer qui a entamé les festivités avec une victoire de 1-0 sur les Lions 1 de Saint-Jérôme. Le #97 Jason Tria a marqué l’unique but de la partie alors qu’il restait moins de 3 minutes au cadran à la 3e période. Le gardien de but portant le #33, Xavier Blais, a mérité l’étoile du match avec ce blanchissage. 

    Les M-18 BB n’a fait qu’une bouchée des Montagnards de Saint-Agathe, qui traîne au classement général de la saison régulière, avec une victoire de 6-2. C’est Natan Desforges, 10e meilleur marqueur de la ligue (22 points), qui a remporté le joueur par excellence du match. Le #24 a inscrit deux buts et une passe. La troupe du jeune entraîneur de 21 ans William Beauchamp figure au 1er rang de la saison régulière avec 15 victoires et 4 défaites.  

    Les deux équipes Midget B disputaient leur 1er match mercredi soir à l’aréna Kevin Lowe-Pierre Pagé. 

  • Au secours de nos artistes

    Au secours de nos artistes

    Fermé à trois reprises, l’organisme regroupant la Production La Cour des Miracles et le Théâtre des petits bonheurs tient bon surtout grâce à la force du bénévolat et l’amour de ses artisans. Mais les 1200$ de frais de chauffage bimensuel n’ont pas pris congé. Impossible de couper le chauffage, l’humidité aurait tué les installations, évoque Mme Raymond-Denis. Quoique passionnée, la grande créatrice de cette famille des arts a connu ses plus rudes épreuves.  

    Le grand groove solidaire, une série de 9 spectacles, a été une bouée de sauvetage et collabore à la poursuite de ces organismes. Deux spectacles en présentiel complèteront cette série débutée en 2021. Matt Rock 2.1 et ses invités spéciaux feront vibrer les planches du Théâtre des petits bonheurs pour les 100 premiers amateurs ce samedi 19 mars. Nul autre que Martin Deschamps complètera la série le 9 avril prochain dans cet ancien cinéma au cachet unique.  

    Jean-Patrick Blain, c’est le président de l’organisme sans but lucratif Argenteuil en blues qui a créé cette série de spectacles en live et en rediffusion grâce à une subvention de 50 000 dollars du gouvernement visant à soutenir les diffuseurs et les artistes dans l’adversité. «On ne voulait pas que les jeunes perdent leur si beau théâtre», affirme le musicien. Les subventions devaient être exclusivement utilisées pour de la location de salle, de la location d’équipements sonores ou pour des salaires de spécialistes de la scène et d’artistes. «Ces fermetures ont ramené toute notre belle équipe dans un statut précaire, se désole Mme Raymond-Denis, qui n’a pas perdu la foi et se prépare déjà pour ses prochains spectacles estivaux, soit Mowgli et Grease. On essaie toujours et encore d’allumer des étincelles!» 

    Retour du Festival 

    C’est avec beaucoup de fébrilité qu’Argenteuil en blues annonce son retour les 11, 12 et 13 août prochains au parc Barron. On promet une programmation haute en couleur avec des invités prestigieux.  

    Avant de dire qu’on n’aime pas ça, il faut essayer. Le blues, ce n’est pas du jazz, prévient M. Blain, qui aimerait voir plus de résidents d’ici participer à ces moments joyeux. «Le blues, c’est la racine de toutes les musiques, du country, de la pop et du rock. C’est une musique accessible pour tout le monde!», insiste le président. Argenteuil en blues travaille pour une certaine réduction de coût d’entrée pour les citoyens d’Argenteuil, mais n’en demeure pas moins que quelques billets pour encourager les artisans de la scène sont plus que nécessaires.  D’ailleurs, l’organisme a reçu une subvention de 5000$ de la Ville de Lachute pour aider au bon fonctionnement de l’événement et qui accueille plus de 65% de ses amateurs à l’extérieur d’ici. Ce financement se multiplie par la force du bénévolat et des retombées économiques pour la région. 

    D’ailleurs, lors du festival, Argenteuil en blues s’engage envers les restaurants à trouver des musiciens qui sont positionnés sur chacune des terrasses tout en défrayant leur cachet. «Nous ne sommes pas là pour nous en mettre dans les poches.  On est là pour la région, pour faire découvrir des artistes et pour faire vivre une expérience, souligne M. Blain, qui rappelle que tout le monde dans l’organisme y est bénévole. 

    En parlant de bénévolat, il affirme aussi que l’implication sociale s’effrite. Argenteuil en blues est à la recherche de jeunes pour renouveler l’équipe. « On est une belle gang, mais on ne veut pas se brûler!» 

    Il est possible de se procurer des billets pour les derniers spectacles du Grand groove solidaire sur le nouveau site Argenteuilenblues.com créé par Myck Yell. 

  • Pour les amoureux du piano  

    Pour les amoureux du piano  

    Le duo Fortin-Poirier, deux artistes qui regorgent de projets originaux, ouvriront le bal le samedi 26 mars avec le récital « Nuit blanche». Amélie Fortin et Marie-Christine Poirier vous feront découvrir l’art du piano à quatre mains. Cet événement qui mettra en lumière leur talent sera composé d’un répertoire éclatant, de projections en direct du ballet des quatre mains et de jeux d’éclairage créatifs. Elles sont reconnues pour leur approche dynamique et leur complicité, elles qui évoluent sur les scènes d’ici et d’ailleurs depuis 2008. 

    Les pièces de leurs albums Mémoires (2017) et Vingt doigts et un piano (2013) sont diffusées régulièrement sur les ondes d’Espace Musique et d’Ici Radio-Canada. Elles ont obtenu au fil de leur parcours plusieurs prix, bourses et distinctions.   

    Antoine Laporte offrira le 2e récital le vendredi 13 mai. «Sur les traces de Gabriel Pierné» est un récital-conférence qui mettra en lumière la vie et l’œuvre de Gabriel Pierné, un organiste, pianiste, compositeur et chef d’orchestre français reconnu dans le milieu classique à la fin du 19e siècle. 

  • Ça mord sur la rivière des Outaouais

    Ça mord sur la rivière des Outaouais

    Yves Girard et son épouse Linda Gagné en sont à leur deuxième année au Centre de pêche. À ce jour, ils n’ont encore rien pris, mais cela leur importe peu. Ils apprécient de pouvoir jouer dehors quand la température est relativement clémente. Et puis, il y a le silence, la rivière toute blanche, la nature. Le bonheur, en somme.   

    Propriété depuis deux ans de Martin Lamothe et Francis Meloche, le Centre existe depuis 16 ans. Martin le fréquentait depuis longtemps lorsqu’il apprit que le propriétaire voulait s’en défaire; il se dit que ce serait une bonne affaire pour lui dont les activités étaient limitées à cause d’un traumatisme crânien. Incapable d’assumer les travaux physiques qu’entraîne ce genre d’entreprise (fabrication, entretien et installation des cabanes, etc.), il fit part de son projet à son neveu Francis, un solide gaillard qui, enthousiasmé, décida de s’associer dans «ce jeu» comme le dit Martin.  

    Les deux nouveaux entrepreneurs concluent un partenariat avec le camping de Brownsburg-Chatham:  ce dernier accepte de louer un droit de passage et d’assurer l’entretien de la descente qui mène à la rivière. En outre, la municipalité met à la disposition du Centre de pêche un terrain pour entreposer les cabanes hors saison.  

    Pour sa part, le Centre assure la sécurité des usagers. Alors que les règles de l’État interdisent aux automobiles l’accès à la rivière si la glace fait moins de six à huit pouces, le Centre exige une épaisseur de douze pouces, car les pêcheurs y viennent souvent avec des véhicules lourds, camionnettes ou VUS. C’est un spécialiste, le responsable du pont de glace et du traversier Le Passeur en aval du barrage de l’Hydro, qui vient déterminer l’état de la glace à chaque début de saison. La pandémie a ajouté une nouvelle dimension à la notion de sécurité. On a distancé les cabanes pour éviter les voisinages trop rapprochés et, après chaque location, on désinfecte complètement cabanes et accessoires de pêche.   

    Il en coûte 8 dollars pour avoir accès au site (c’est gratuit si vous êtes à pied). Si vous possédez tout votre équipement, vous ne défrayez que les coûts d’accès. Si vous vous présentez les mains vides, vous pouvez tout louer, de la cabane aux appâts en passant par les lignes. On propose trois formats de cabanes: petites, moyennes et grandes. Les prix varient de 75 à 120 dollars par jour selon le forfait choisi qui comprend appâts, ligne et écumoire (pour empêcher que la glace se reforme et que le trou se referme).   

    Alexandre Trottier de Saint-Placide et sa famille sont des clients réguliers et possèdent leur propre cabane; Alexandre visite le site une quinzaine de fois chaque hiver. Il pêche plus pour le plaisir que pour se nourrir. Il s’estime chanceux lorsqu’il attrape une demi-douzaine de perchaudes ou bien de temps à autre un beau doré qui constitue sinon un repas complet du moins une entrée délectable. Il y a aussi des brochets qu’il remet à l’eau parce que, s’il en apprécie leur combativité, leur chair pleine d’arêtes le laisse plutôt indifférent. Francis Meloche souligne qu’il y a aussi dans ces eaux de la lotte, du maskinongé et de l’esturgeon.  On doit remettre à l’eau ces deux dernières espèces, mais on n’en a pas attrapé cette année.   

    C’est Loanne, la mère d’Alexandre Trottier qui a initié sa famille à la pêche blanche, la seule qu’elle pratique d’ailleurs. Elle adore cette activité familiale, mais déplore ne pas pouvoir utiliser d’appâts vivants. «Si on pêchait quatre cents pieds plus loin, on aurait droit aux beaux ménés vivants, là, ça mordrait.»  Quatre cents pieds plus loin, c’est l’Ontario où la législation sur les appâts diffère de la nôtre. La loi québécoise est claire: «Depuis le 1er avril 2017, l’utilisation ou la possession de poissons-appâts vivants, quelle que soit l’espèce, est interdite partout au Québec, y compris durant la pêche hivernale.»  

    Un des pêcheurs, Brandon, trouve que la loi n’a aucun sens. Il n’est pas le seul. Martin et Francis pensent comme lui, mais à défaut de logique, ils obéissent avec philosophie: «si le méné est mort, c’est au pêcheur d’être vivant!», c’est dire que c’est à lui d’agiter sa ligne pour faire bouger l’appât et attirer les poissons.   

  • Tortue Berlue touche l’imaginaire des enfants

    Tortue Berlue touche l’imaginaire des enfants

    «Debout, les microbes, et montrez-moi vos gros muscles», demande la mécanicienne Routière, interprétée par Julie Cantin-Béliveau, qui a fait participer le public tout au long des 45 minutes du conte. Armée de son gazou et habillée de sa salopette bleue de travail, Routière doit convaincre Tortue Berlue de chanter devant le public. Mais la vieille tortue de 210 ans est timide. S’en suivent plusieurs problèmes de mécaniques, qui font exprimer les émotions de cette tortue-marionnette roulante.   

    Les enfants plongeront en réel au centre de la carapace de cette tortue géante.  Ils n’hésitent pas à participer en cœur, chantant, dansant sur place et tapant des mains à l’unisson pour encourager la tortue roulante. Les émotions des petits, comme la peur de se tromper et le courage, sont traitées de façon ludique et intelligente. Ils découvriront aussi Bou, une mini-tortue, qui a peur du noir et tente de trouver des façons d’y remédier afin que le bedon se desserre. 

    Offert dans le cadre de la semaine de relâche par la Ville de Lachute, cette expérience immersive et surprenante a touché le cœur de tous les petits microbes réunis qui s’imprégnait du merveilleux monde du théâtre. Pour plusieurs d’entre eux, c’était une première occasion de prendre contact avec la magie du personnage réel.  Ils ont été plusieurs à jaser et se prendre en photo avec la comédienne et l’immense marionnette roulante en fin de spectacle.  La magie de théâtre s’est déployée à Lachute!  

    Semaine de relâche 

    Le conseil de Ville a tenu à féliciter son équipe des loisirs pour les activités organisées au cours de la semaine de relâche.  Plus de 184 entrées ont été enregistrées lors de la projection de films, 137 entrées aux ateliers jeunesse, 264 à l’aréna, 238 aux bains libres ainsi que 949 à la bibliothèque municipale. Environ 250 personnes se sont rassemblées lors de la soirée disco-patin aux flambeaux débutant les festivités.  Le projet-pilote de camp de jour de la relâche a facilité la conciliation travail-famille pour 30 jeunes, qui ont profité des installations récréatives de la polyvalente Lavigne. 

  • Respecter la capacité de payer des citoyens

    Respecter la capacité de payer des citoyens

    «M. Bigras c’est un grand rêveur. C’est correct ses promesses électorales, mais qu’il les réalise sur 4 ans. Un budget comme celui-là n’aurait jamais passé avec moi, affirme Denis Richer, un ancien conseiller qui a siégé presque 28 ans à la ville. Tous les directeurs généraux veulent le meilleur. M. Gravel a toujours poussé pour avoir davantage, mais nous on le challengeait, on lui demandait de refaire ses devoirs et d’aller revoir ses directeurs pour couper à certains endroits. On ne voulait pas d’augmentation de plus que 2% par année.» 

    Plusieurs citoyens se sont déplacés et ont rempli la salle du conseil pour exprimer leur mécontentement sur les hausses de taxes du dernier budget adopté en décembre dernier. Trop nombreux, certains n’ont pu avoir accès à la salle. La moyenne d’augmentation au résidentiel émis par le conseil est de 7,9% et de 8,9% pour les bâtiments commerciaux et les logements de 6 appartements et plus.  

    Le maire Bernard Bigras-Denis a rappelé aux citoyens que ces pourcentages d’augmentation sont une moyenne et qu’en recevant leur compte de taxes les citoyens pourraient autant recevoir 1% que 16% d’augmentation. «Ça a joué un peu partout, a souligné Bernard Bigras-Denis, en s’adressant avec aplomb aux citoyens lors de la première période de questions et en nommant plusieurs municipalités du Québec qui ont eu d’aussi grandes augmentations. Ça va selon la nouvelle évaluation du rôle foncier qui a été déposé pour 2022, 2023 et 2024. Je vais être très honnête avec vous, en analysant le nouveau rôle foncier, ça monte un peu n’importe où.  Les terrains ont pris énormément de valeur, les bâtiments en ont pris moins et les condos en ont perdu. Donc moindrement que les terrains ont une certaine superficie, ils auront pris plus de valeur, dont le mien. Moi j’ai pris 30% de valeur parce que j’ai un terrain plus grand que ceux de mon secteur.»  

    L’évaluation du nouveau rôle foncier, qui est réalisé sur une même base et à une même date, est mandatée par la MRC d’Argenteuil. Rappelons que l’ensemble des résidences du Québec ont pris de la valeur avec la flambée des prix dus, entre autres, à la rareté. «Nous, on n’a pas de contrôle sur le rôle.  Par contre, vous pouvez le contester et ça nous fera plaisir de vous partager les formulaires pour pouvoir le faire», a indiqué le magistrat, mentionnant que certains citoyens et certaines entreprises avaient déjà entrepris des démarches. Le maire insiste sur l’importance d’investir et de fournir des services aux citoyens, surtout dans un contexte où la ville prend de l’ampleur. «On n’a pas fait ça de gaité de cœur, assure M. Bigras-Denis, qui dit s’être retrouvé avec plusieurs patates chaudes. Ce que vous pouvez être sûr, c’est que nous nous assurerons que les services soient bien rendus.  Vous faites un effort, on fait un effort.  Et l’année prochaine, considérant qu’on n’est pas avec un nouveau rôle, on n’aura pas les augmentations qu’on a eues cette année. On va tout faire pour réduire au maximum le compte de taxes au niveau de l’augmentation. Vous n’aurez pas une augmentation comme vous avez cette année, ça, je peux vous le garantir. Je vous le promets.»  

    Pourtant, les anciens conseillers disent avoir laissé une ville en bonne santé financière. «Quand on a quitté, il y avait plus de  1,7 million en revenu juste avec la taxe de bienvenue des nouvelles maisons», souligne M. Richer. Un surplus non affecté de 3,2 millions a aussi été confirmé par le maire. «Votre surplus, vous dites que c’est aux citoyens, répond le maire à l’ancien conseiller Alain Lanoue lors de la période de questions. Je suis 100% d’accord. Il faut réinvestir 100% des surplus. Il ne faut pas dire qu’on gère en générant des surplus, ni diminuer les taxes ou ne rien faire, mais il faut les réinvestir.»  

    Quant à la capacité de payer des citoyens, M. Bigras-Denis souligne que des mesures ont été annoncées par le gouvernement du Québec pour aider les aînés qui font face à de trop grandes augmentations de taxes municipales et les invitent à s’informer. La subvention aux aînés de 65 ans et plus dont le revenu est inférieur à 53 300 dollars vise à compenser en partie l’augmentation des taxes suite à une trop grande hausse de la valeur. 

    Pour Karine Charron, propriétaire d’un jumelé de la rue Laurier et résidente de Lachute depuis 13 ans qui se déplaçait pour la première fois au conseil de ville alors que son compte de taxes a gonflé de 216 dollars, s’en était trop. «On a une augmentation de taxes et une diminution dans les services des ordures. Après deux ans de pandémie et toutes les hausses sur tout, ça va vraiment être une année difficile», affirme Mme Charron, mère monoparentale de deux jeunes filles.  

    Investissements

    Lors de la séance, les conseillers ont adopté à l’unanimité toutes les motions, dont l’achat de quatre véhicules neufs pour les Travaux publics au coût de 926 100 dollars ainsi que 200 000 dollars pour des aménagements transitoires et à la sécurisation des traverses de piétons de la rue Principale. Des montants ont aussi été attribués en lien avec la conservation des vitraux et la restauration d’une fenêtre dans le dossier mitigé de restauration de l’église unie pour la nouvelle bibliothèque. 

    Les conseillers ont aussi adopté un règlement amendant le règlement de zonage numéro 2013-739 permettant la construction d’immeubles à logements sur le terrain de l’ancien Patrick Morin en les limitant à 3 étages et 4 logements par bâtiments à la demande de citoyens. 

  • La TVC d’Argenteuil: aux couleurs de la région

    La TVC d’Argenteuil: aux couleurs de la région

    Les médias imprimés, radios, télévisions et médias numériques recevront des sommes records grâce à une bonification provenant du Plan de relance économique du milieu culturel ainsi qu’à une aide financière spéciale accordée aux organismes communautaires affectés par la crise sanitaire.  

    Les médias communautaires ont été particulièrement touchés par la pandémie. Dans ce contexte, le gouvernement du Québec reconnaît leur apport essentiel pour la société québécoise et leur accorde un montant supplémentaire pour maintenir et développer leur mission respective. Ces sommes contribuent ainsi à accroître l’offre d’information locale et régionale en appuyant ces médias communautaires dans la poursuite de leur mission.  

    Les nouveaux investissements visent notamment à maintenir, à accroître et à adapter les activités et les services de ces médias. «La TVC d’Argenteuil est un outil d’information de première ligne pour les communautés d’Argenteuil. Je suis ravie que mes concitoyens puissent compter sur ce média de grande qualité pour accéder à une information régionale qui reflète leur identité. Je remercie d’ailleurs les artisans de la TVC d’Argenteuil pour leur excellent travail. Je salue le gouvernement qui, par ce soutien financier, reconnaît le rôle essentiel des médias communautaires partout au Québec» de souligner Mme Grondin. 

     

  • Des luttes, des espoirs et des revendications

    Des luttes, des espoirs et des revendications

    «L’avenir est féministe», slogan 2022, peut sembler prétentieux, mais qu’à cela ne tienne, si la première manifestation pour les droits des femmes a eu lieu à New York en 1908, on ne peut pas prétendre que les batailles sont gagnées d’avance. Tout peut basculer si rapidement, comme on le voit dans plusieurs pays du monde dont les droits des femmes sont opprimés dans un coup de vent.  C’est en 1975, année de naissance de votre humble rédactrice, que les Nations Unies reconnaissent la Journée internationale de la femme. Ce ne sera que voilà trois ans qu’on inclura le terme si précieux que sont les droits.

    Dans mon souvenir d’écolière, je fais partie de celles qui ne voyaient pas de grandes différences d’accès entre les garçons et les filles.  Je suis de celles qui ont toujours voté, qui ont joué dans les sports avec les garçons et qui ont pu s’asseoir sur les bancs d’université avec le courage de ses efforts et de son potentiel. Pourtant, en 1992, avec un diplôme d’études secondaires en poche, les mots féministe ou militante étaient loin d’être à la mode. Il fallait y aller avec parcimonie et explications. «Je ne suis pas féministe, mais pour l’égalité des sexes». Je m’entends encore. Le droit de vote n’a été obtenu au Canada qu’en 1920 et au Québec 20 ans plus tard. C’est à l’université seulement que j’ai appris et compris les luttes de plusieurs grandes femmes qui m’ont précédée, dont celles de Thérèse Casgrain. 

    L’égalité des sexes a fait couler beaucoup d’encre. Puis, on a levé le voile sur les salaires. Des salaires de dirigeants plus élevés pour un homme que pour une femme, soit, c’est déjà frustrant. Mais de voir que les métiers traditionnellement masculins ont la cote sur le plan salarial, c’est un autre constat… plus consternant! Comparons seulement les salaires et les avantages sociaux d’un policier (employé de l’état) à une infirmière (employée de l’état) et vous verrez la pointe de l’iceberg. Un policier, et maintenant les policières (Dieu merci!), peut prendre une retraite après 25 ans de service alors qu’une infirmière peut espérer un poste après plus de 15 ans de service… En 2021, le salaire des hommes aurait augmenté de 2,7% et celui des femmes de 1,5%. Ils gagneraient en moyenne 30,16$ contre 27,39$ l’heure. Bien que le gouvernement du Québec ait instauré une loi sur l’équité salariale en 2007, on est loin de la coupe aux lèvres. Le Canada a emboité le pas seulement en 2020.  Mais qu’est-ce qui fait défaut? Notre force physique?

    C’est donc dire que la situation des femmes est encore compliquée et précaire. La crise sanitaire, qui aura rendu davantage vulnérable une partie de la population qui l’était déjà, aura été encore plus dévastatrice pour les femmes. N’est-ce pas davantage de femmes qui ont été les premières au combat alors qu’elles pratiquent en majorité des corps de profession sociale, humaine. Les préposées aux bénéficiaires, les infirmières, les éducatrices, les enseignantes, les psychologues, les médecins, bien sûr, mais aussi les caissières à l’épicerie, les femmes de ménage, les serveuses et, surtout, les mères, dont plus particulièrement les mères monoparentales.  Celles qui devant la menace devaient tout de même aller travailler au salaire minimum, sans service de garde ni école et sans, si elles écoutaient les consignes, l’aide de parents et d’amis. Comme si cela s’avérait possible. On a même poussé l’audace jusqu’à demander qu’elles fassent l’épicerie sans leur enfant.  C’est dans ces extrêmes confrontations que souvent les dérives prennent naissance. Je salue votre courage.

    Elles ont été 26 à se faire tuer au Québec en 2021, dont la vaste majorité dans un contexte conjugal. Tant que nous entretiendront les stéréotypes, tant que nous laisserons ces luttes de côté, les conditions de la femme demeurent fragiles.

    En cette Journée internationale du droit des femmes 2022, je suis peinée d’écrire ces deux ressources, qui sont, ma foi, encore nécessaire: www.sosviolenceconjugale.ca ou 1 800 363-9010. Nous devons poursuivre les combats et poursuivre les efforts fait autant par les hommes que les femmes de cette planète pour une société juste et égalitaire.