Catégorie : Reflet-News (Russell-Embrun-Casselman)

  • Prescott-Russell mise sur l’achat local

    Prescott-Russell mise sur l’achat local

    John Candy et l’équipe de la Société de développement communautaire de Prescott-Russell (SDCPR) ont contacté Julie Brisson, présidente de la chambre de commerce de Prescott-Russell pour lui faire part du budget disponible pour favoriser l’achat local, provenant d’une enveloppe fédérale. À cette occasion, 8000$ ont été dégagés pour l’exercice. «La SDCPR a toujours été un partenaire et associé et en ce temps de pandémie, c’est une véritable priorité de faire connaitre nos commerces. Le besoin est immédiat, pas dans cinq ans» explique Julie Brisson, présidente de la chambre de commerce de Prescott-Russell. Ainsi, une campagne de communication sera mise en branle pour mettre le public au courant de la situation et des avenues possibles pour encourager les commerces locaux. 

    La campagne didactique visera les municipalités de Russell, La Nation et Casselman. Des tournages auront lieu dès le début du mois d’avril pour préparer une série de capsules vidéos à propos des commerces de Prescott-Russell et la possibilité de favoriser l’achat local pour les citoyens. Une campagne marketing promotionnelle complète sera mise sur pied et il sera possible de la voir dès le début du mois de mai. 

    «Nous devons remercier la SDCPR pour leur grand support. On est très chanceux de pouvoir bénéficier des activités d’un tel organisme dans Prescott-Russell. Les commerces de Russell, La Nation et Casselman vont pouvoir bénéficier du support de la communauté avec cet effort pour favoriser l’achat local», souligne Mme Brisson. Les commerçants participants de Prescott-Russell  seront contactés au préalable pour leur signifier comment participer à cette campagne de sensibilisation des citoyens à l’achat local de la manière la plus efficace. « L’achat local, c’est un geste de solidarité très significatif, particulièrement en ces temps de turbulences économiques et nous devons continuer à sensibiliser les gens de l’importance d’encourager nos producteurs, nos transformateurs, nos entreprises et entrepreneurs locaux et de les convaincre à acheter des produits et services d’ici dans la région de Prescott‐Russell.   « Rebâtir l’économie locale, ça commence avec vous» a commenté Éric Drouin, président de la SDCPR. 

  • L’éducation postsecondaire de langue française en Ontario: crise ou opportunité?

    L’éducation postsecondaire de langue française en Ontario: crise ou opportunité?

    Les dernières semaines de janvier 2021 auront apporté leur lot de mauvaises nouvelles au secteur de l’éducation postsecondaire de langue française en Ontario. Tout d’abord, on a appris que l’Université de l’Ontario français (UOF) n’a pas réussi à attirer plus d’une poignée d’étudiants potentiels en vue de sa première rentrée en septembre, une situation préoccupante pour un établissement qui a failli ne pas voir le jour.

    Puis il y a eu la demande de protection contre les créanciers déposée par l’Université Laurentienne (UL) ainsi que la disparition des fonds de recherche de son corps professoral. Les professeurs francophones de cet établissement bilingue, qui se retrouvent régulièrement avec des classes plus petites, ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’avenir de leurs programmes à la suite de ce qui sera sans doute un processus de restructuration douloureux.

    Constatant l’état de la situation, certains membres de la communauté franco-ontarienne à la mémoire longue ont vu dans cette crise le prétexte idéal pour repenser ces deux établissements (et plus encore) et pour revenir sur les revendications historiques de leurs concitoyens en faveur d’un réseau postsecondaire de langue française à l’échelle de la communauté et de la province.

    Quelles étaient donc ces revendications, et comment la crise actuelle pourrait-elle être un tremplin vers leur réalisation? Ces questions serviront de fil conducteur au présent mémoire.

    L’université franco-ontarienne : plus qu’une simple école

    Mais avant de nous plonger dans l’histoire de ce débat, il est essentiel de comprendre pourquoi la communauté franco-ontarienne souhaite avoir sa propre université. Il est facile de simplement percevoir une université comme un lieu où la main-d’œuvre de demain acquiert des compétences techniques et une formation afin de répondre aux besoins du marché du travail.

    Or, je suggère que l’utilité d’une université serait bien plus importante que la délivrance de diplômes et que, comme le dit Michel Freitag, son mandat ne serait pas seulement technique, mais aussi civilisationnel.

    Une université, c’est un lieu où une communauté crée un espace qui favorise la pensée critique et la réflexion sur son propre destin, participant ainsi à sa perpétuation à travers le temps. Pour une communauté minoritaire comme celle de l’Ontario français, cela ne peut pas se faire dans un établissement bilingue, comme on a pu le constater depuis les années 1960.

    Non seulement l’évolution des établissements bilingues reflèterait-elle les forces démographiques et socioculturelles de l’Ontario, où les francophones sont de plus en plus marginalisés à mesure que la croissance de la population anglophone dépasse la leur, mais leurs administrateurs seraient généralement mal équipés, pour ne pas dire inconscients des réalités de la communauté francophone, pour pouvoir répondre à ses besoins.

    Dans un tel contexte, le français deviendrait une langue d’accommodement et non pas une langue qui permet à une communauté de rêver, de penser et de se projeter dans le monde, pour reprendre les mots de Serge Miville.

    Le développement de l’éducation postsecondaire en français
    par l’intermédiaire des institutions bilingues en Ontario

    Il faut dire que le modèle institutionnel postsecondaire bilingue qui a émergé en Ontario depuis les années 1960 est une anomalie au Canada. Alors que des universités bilingues publiques comme l’Université de Sudbury (US) et l’Université d’Ottawa (UO) ont été créées à partir des collèges classiques de l’Ontario, d’autres provinces ont suivi un parcours différent en accordant à leurs communautés francophones leurs propres établissements.

    L’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, est née de la fusion de trois collèges catholiques en 1963, tandis que le Campus Saint-Jean (CSJ) de l’Université de l’Alberta à Edmonton, qui appartenait autrefois aux Oblats, s’est vu accorder le statut d’université publique par la province en 1977.

    Bien qu’il ne soit pas lieu d’expliquer en ces pages pourquoi le clergé aurait choisi le bilinguisme en Ontario, l’historiographie démontre que la communauté franco-ontarienne aura très tôt pris conscience des limites du bilinguisme institutionnel en éducation.

    Les années 1960 et 1970 seront marquées par des luttes entre les parents et les conseils scolaires locaux pour la création d’écoles de langue française, notamment à Penetanguishene et à Sturgeon Falls.

    En 1969, le Comité Saint-Denis sur la culture franco-ontarienne reprochera aux universités bilingues de ne pas protéger leurs étudiants francophones contre la marginalisation et de ne pas leur offrir la même variété de programmes10. Cependant, il n’exigera pas la création d’une université de langue française homogène.

    Consultez le site du journal Le Voyageur

    Un réveil collectif : premières revendications pour une université de langue française

    Ces revendications seront exprimées pour la première fois lors du congrès de 1969 de l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO), lors duquel on demandera que l’UO devienne francophone.

    À Sudbury, le colloque Franco-Parole de 1973 jouera un rôle clé dans la prise de conscience du statut des francophones au sein de l’UL, un établissement où, selon Fernand Dorais, ils «ne se sentent pas chez eux».

    En 1979, l’organisme Direction-Jeunesse exigera la création d’un collège communautaire francophone à plusieurs campus et d’une université de langue française. Malgré les bouleversements sociaux, peu de changements institutionnels seront apportés.

    Les années 1980 seront marquées par une certaine agitation dans les établissements bilingues, alors qu’on reconnaitra progressivement le problème que représente le manque de programmes en français.

    En 1985, une édition spéciale de la Revue du Nouvel-Ontario sera entièrement consacrée à la question des universités de langue française. Selon le directeur de la revue, le modèle d’institution bilingue serait arrivé à une «impasse». Cette publication marquera un tournant dans la réflexion collective franco-ontarienne sur ce dossier.

    De plus, en Ontario, le système d’éducation de langue française de la maternelle à la 12e année était maintenant devenu autonome, ouvrant ainsi la voie au prolongement de ce modèle au postsecondaire. On citera également les trois universités de langue anglaise au Québec pour illustrer le fait qu’une université de langue française en Ontario n’est pas une chimère.

    En 1989, l’ACFO approchera les Jésuites pour leur demander, en vain, de céder la charte de l’US afin de créer une université de langue française. En 1991, l’ACFO organisera le colloque Franco-Parole II pour discuter de l’autonomie universitaire, qu’elle présentera comme «une stratégie de rattrapage pour pallier les taux supérieurs d’analphabétisme et de décrochage scolaire chez les francophones et pour participer pleinement à la vie culturelle, sociale, politique et économique» de la province.

    La création d’un collège universitaire français à l’Université Laurentienne sera proposée comme première étape vers la réalisation d’une université de langue française à part entière, mais cette proposition restera lettre morte.

    Des inquiétudes et des débats renouvelés : la création du RÉFO
    et les pressions à Queen’s Park visant la création de l’UOF

    À la fin des années 2000, constatant l’écart grandissant entre francophones et anglophones au sein de la population estudiantine et la disparition généralisée de la vie sociale en français sur les campus bilingues, plusieurs étudiants francophones décideront d’unir leurs forces pour fonder le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) en 2009.

    Le mandat du RÉFO sera de s’assurer que les membres de la population franco-ontarienne puissent «[étudier] en français dans le programme et la région de leur choix, dans un contexte où elles et ils gèrent les leviers de leur éducation».

    Le RÉFO verra une occasion en or lors de la publication en 2012 d’un rapport du Commissariat aux services en français de l’Ontario sur l’éducation postsecondaire. Ce rapport démontrera que la population francophone du Centre-Sud-Ouest de la province connait la plus forte croissance dans tout l’Ontario, mais qu’elle n’a pas accès à la grande majorité des programmes universitaires.

    De plus, en raison des couts, les francophones de cette région seraient beaucoup plus susceptibles de s’inscrire à des programmes de langue anglaise près de chez eux que de fréquenter un établissement de langue française ailleurs en province. Le RÉFO organisera une consultation à l’échelle de la province, soit les États généraux du postsecondaire en Ontario français en 2013, ainsi qu’un Sommet en 2014.

    Il en découlera un rapport copublié avec l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) en février 2015, demandant au gouvernement de créer une université de langue française avec des campus dans les régions francophones de la province, en commençant par Toronto où la demande était la plus pressante.

    La députée néodémocrate de Nickel Belt, France Gélinas, utilisera ce rapport comme point de départ pour le projet de loi privé intitulé Loi constituant l’Université de l’Ontario français, qu’elle déposera à Queen’s Park en mai de la même année. Bien que ce projet de loi soit mort au feuilleton, il aura contribué à exercer des pressions sur le gouvernement à partir de l’arène partisane.

    À l’automne 2016, le gouvernement ontarien mandatera l’ancienne commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, pour mener une enquête sur le besoin et la demande potentielle d’un établissement postsecondaire de langue française.

    Près d’un an plus tard, le rapport Adam recommandera la création d’une institution qui serait gérée «par et pour» la communauté franco-ontarienne. Un «carrefour» serait créé à Toronto en collaboration avec d’autres organismes communautaires, mais la création d’un «réseau universitaire de langue française par le biais d’affiliations académiques à [cette nouvelle université] qui rayonnerait dans [les autres régions] de la province» serait considérée comme une étape future.

    Les Universités de Hearst et de Sudbury ainsi que l’Université Saint-Paul seraient considérées comme des partenaires de premier plan dans ce réseau. Le gouvernement donnera son feu vert au projet en décembre 2017, annulera son financement en novembre de l’année suivante pour enfin le remettre sur les rails en aout 2019.

    Il est difficile de savoir exactement pourquoi l’UOF aura eu si peu de succès lors de son premier recrutement d’étudiants. Certes, la pandémie de la COVID-19 a créé une situation très incertaine et le gouvernement a mis du temps à approuver les quatre programmes de l’UOF, l’empêchant de commencer le recrutement avant la mi-octobre.

    Puis il y aurait la question des programmes : Études des cultures numériques, Études de l’économie et l’innovation sociale, Études des environnements urbains et Études de la pluralité humaine.

    Comme le gouvernement aurait exigé que l’UOF évite la duplication des programmes existants dans d’autres institutions, celle-ci a dû faire preuve de créativité. Mais la plupart des étudiants auraient peut-être estimé qu’il serait trop risqué de s’inscrire à des programmes portant des noms que les futurs employeurs ne reconnaissent pas, dans une institution toute neuve et sans réputation et, de surcroit, en pleine pandémie.

    Les ennuis de l’UOF, les malheurs de la Laurentienne
    et la surprise de Sudbury : sur une nouvelle voie

    Voilà qui nous amène à la situation d’aujourd’hui. Au moment où nous écrivons ces lignes, l’US vient de surprendre toute la communauté en annonçant son intention de devenir un établissement francophone à part entière, géré «par, pour et avec» la communauté francophone et de rapatrier les programmes actuellement offerts en français à l’UL.

    Des négociations fructueuses entre ces deux établissements pourraient ouvrir la porte à un réseau pan ontarien d’établissements francophones qui offriraient une vaste gamme de programmes grâce aux affinités existantes et aux nouvelles technologies ; cela permettrait aux étudiants d’utiliser les installations existantes dans chaque région tout en s’inscrivant à des cours sur tous les campus.

    L’US pourrait offrir une partie importante des programmes « standards», y compris certains diplômes très convoités dans les domaines de la gestion, de l’éducation et de la santé dans le sud de la province, et bénéficier d’une inscription plus importante en provenance d’une nouvelle population en croissance rapide.

    Je proposerais que l’Université de Hearst participe également à ce réseau ; bien que sa population étudiante soit peu nombreuse, cet établissement possède depuis longtemps une expertise en formation à distance, ce qui profiterait à l’ensemble du réseau.

    Cette proposition repose sur un certain nombre d’hypothèses : premièrement, que ces établissements croiront que le jeu en vaut la chandelle et, deuxièmement, que le gouvernement provincial approuvera cet arrangement.

    Dans le cas de l’UOF, le financement est assuré par le gouvernement fédéral jusqu’en 2023, de sorte que Queen’s Park serait peut-être prêt à prendre plus de risques. Cependant, du point de vue du gouvernement, la résolution de la restructuration de l’UL est une tout autre histoire et il faudra le convaincre que le transfert de ces programmes à l’US est une option viable.

    Cette solution potentielle omet également une région importante dans cette affaire : l’est de l’Ontario. Comme nous l’aura démontré l’histoire, Ottawa a été de loin la plus récalcitrante à la création d’un nouvel établissement francophone. Le positionnement du géant qu’est l’UO sur cet échiquier en évolution rapide sera crucial pour la suite de l’histoire : elle pourrait entraver plutôt que soutenir la création de ce nouveau réseau. Qu’elle décide de devenir une alliée ou une adversaire demeure, pour l’instant, une question en suspens.

    NDLR : Question de transparence ; Pierre Bélanger est le président de l’Institut des politiques du Nord (IPN). Il est signataire d’une lettre avec l’éditorialiste du Voyageur, Réjean Grenier, demandant au recteur de l’Université Laurentienne, Robert Haché, de donner aux francophones le contrôle des programmes en français. M. Bélanger est également impliqué à titre personnel dans la Coalition nord-ontarienne pour une université francophone. Cependant, les employés de l’IPN ont lancé l’idée d’une série de textes sur l’éducation universitaire francophone sans l’intervention de M. Bélanger et ce dernier n’a pas été impliqué dans le processus.

  • Le premier ministre remet l’Ontario en état d’urgence

    Le premier ministre remet l’Ontario en état d’urgence

    «Les choses sont extrêmement sérieuses maintenant et je suis extrêmement préoccupé», a déclaré le premier ministre Ford, lors d’une conférence de presse virtuelle mercredi après-midi.

  • Épelle-Moi Canada de retour

    Épelle-Moi Canada de retour

    Lors de l’édition 2019-2020 d’Épelle-Moi Canada, seulement 9 régions sur les 17 participantes ont pu compléter la tenue de leurs concours. Huit autres régions ont annulé leurs compétitions locales d’épellation pour des raisons sanitaires et n’ont pas pu les tenir depuis plus d’un an maintenant. Le mot d’ordre d’Épelle-Moi Canada a été d’attendre que ce soit permis de tenir l’événement selon la formule standard, avec tous les participants présents. Ceci avait été décidé afin de permettre à la compétition de se terminer de la même manière qu’elle a commencé, donnant des chances similaires à tous les participants. 

    Épelle-Moi Canada vient d’annoncer, le 1er avril dernier, que la compétition se déroulera finalement en mode virtuel amélioré. L’événement se tiendra le 24 et 25 avril 2021. Le comité d’organisation a choisi de ne pas opter pour les plateformes telles que Teams ou Meet, mais plutôt pour un environnement virtuel accessible par internet et se présentant sous la forme d’un campus cybernétique. Les participants ainsi que les spectateurs se choisiront un personnage à leur effigie, un peu comme dans un jeu vidéo. Ensuite, la compétition aura lieu dans le lieu virtuel illustré comme un campus universitaire et nommé Campus virtuel ÉMC. Tous les participants auront le loisir de se promener sur les lieux et aller dans les différents bâtiments du lieu, participer à des sports, aller virtuellement à la plage du Campus virtuel EMC. 

    La compétition, est comme d’habitude ouverte au enfants âgés entre 6 et 14 ans. Les huit régions ayant encore à tenir leur compétition le feront donc dans le Campus virtuel ÉMC. Plus de 300 élèves participeront à ces finales régionales entre 9h30 et 12h30, les 24 et 25 avril 2021. Les gagnants iront ensuite se présenter aux finales nationales, se tenant le 29 mai 2021, toujours sur ce même campus virtuel. Pour s’inscrire au concours ou s’informer, le public est invité à consulter le www.epellemoicanada.ca . 

  • Casselman: Les façades vides 

    Casselman: Les façades vides 

    Le maire Daniel Lafleur a soulevé la question lors d’une récente réunion du comité consultatif sur le développement économique et le tourisme des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR). Le maire a proposé que le CUPR fasse un blitz publicitaire pour inviter les propriétaires d’entreprises potentielles à louer des locaux commerciaux vacants dans la municipalité. 

    Carole Lavigne, directrice du développement économique de l’UCPR, a souligné que l’UCPR a effectué un sondage sur le développement économique en 2017 qui a donné lieu au rapport Opportunités Prescott-Russell Opportunities (OPRO). Le rapport notait alors que les bâtiments commerciaux vacants constituaient un problème potentiel futur pour les municipalités de l’UCPR. 

    Le département de Lavigne, en utilisant le rapport OPRO comme guide, a élaboré une liste de solutions possibles au problème. L’une d’entre elles consiste à ce que les municipalités élaborent leur propre plan d’amélioration de la communauté (PAC), qui répond aux besoins économiques, récréatifs et autres de la communauté. L’UCPR met de côté chaque année de l’argent de son budget pour un fonds qui s’élèvera à 240 000 $. Ce fonds sera ensuite partagé entre les municipalités de l’UCPR qui ont leur propre CIP. 

    Une autre suggestion de M. Lavigne est que la municipalité envisage un programme Win This Space pour encourager les nouvelles entreprises à louer des locaux vacants à Casselman. Le programme implique un tirage au sort pour un loyer gratuit pendant un an au participant gagnant. 

    Le comité de développement économique du CUPR a fait remarquer que chaque municipalité membre doit trouver sa propre solution au problème des locaux commerciaux vacants dans sa communauté et ensuite, si nécessaire, demander l’aide du CUPR. Le maire Lafleur a demandé au service de développement économique de l’UCPR une copie de son rapport OPRO. 

  • Un service pour orienter l’immigration francophone

    Un service pour orienter l’immigration francophone

    Le point d’accueil francophone (PAF) a été lancé officiellement, le 26 mars dernier, toujours dans le cadre du mois de la Francophonie. Il s’agit d’une initiative dans la lancée d’un investissement fédéral de 13 millions de dollars sur cinq ans, du ministère de l’Immigration, pour soutenir l’immigration francophone dans l’est de l’Ontario. Lors du lancement, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco E. L. Mendicino a mentionné que 6,1 millions de dollars seront investis spécifiquement dans le Point d’Accueil francophone et le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’est de l’Ontario. 

    L’organisme prévoit aider des personnes immigrantes à inscrire leur enfant à l’école, s’ouvrir un compte en banque, avoir sa carte d’assurance-maladie ou encore, décrocher un emploi dans la région. Il s’agit d’une ressource regroupant dix organismes s’affairant à l’orientation des nouveaux arrivants. «Ce n’est pas simplement d’arriver dans les communautés d’accueil qui est important, mais de s’y sentir accueilli. En tant que Franco-Ontarienne, je peux comprendre cette réalité», a commenté Mona Fortier, ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances. 

    Les services du PAF recouvriront tout l’est de l’Ontario, le Comté de Prescott-Russell et Hawkesbury y feront donc figure important en tant qu’un des chefs-lieux francophones dans la province. «Je remercie le gouvernement fédéral, qui a toujours été là pour soutenir notre communauté. Vous avez identifié un défi qui se présente à nous dans Prescott-Russell. En tant que Franco-Ontariens nous savons comment nous serrer les coudes et faire face à ce défi pour le relever avec succès» a soutenu pour sa part Amanda Simard, députée de Glengarry-Prescott-Russell. 

    Le maire de la Ville d’Ottawa, Jim Watson a détaillé de quel défi il s’agit. D’ici 2035, les démographes estiment qu’il y aura une baisse de plusieurs centaines de milliers de francophones en Ontario. C’est pour pallier à ce déficit que le PAF a été mis sur pied, afin d’encourager et faciliter l’immigration francophone. «Un point que nous avons tous en commun est notre amour de notre belle langue française, celle que nos prédécesseurs nous ont léguée et le besoin de la transmettre. Nous devons inciter les personnes immigrantes francophones à s’installer dans nos communautés» a souligné M. Watson. 

    Il est estimé qu’Ottawa, Hawkesbury, et l’est de l’Ontario en général accusent actuellement un déficit d’environ 20 000 immigrants francophones. Le rôle que vient jouer le PAF dans l’est de l’Ontario est aussi de favoriser non pas seulement l’accueil d’immigrants, mais aussi leur rétention dans la région. Le PAF orientera donc les immigrants francophones sur son territoire vers des ressources en éducation et en formation professionnelle. Des services d’aide à l’entrepreneuriat seront donc également importants dans les priorités multiples de ce nouvel organisme destiné à aider les résidents permanents francophones à s’établir dans la région. 

     

  • Cases soar over long weekend as ‘shutdown’ begins

    Cases soar over long weekend as ‘shutdown’ begins

    The restrictions, which took effect from 12:01 a.m. on Saturday, were be as strict as those between Christmas and early February, but included bans on all indoor and outdoor dining, as well as the use of facilities at gyms and other indoor and outdoor sporting venues. Schools remained open. 

    Indoor organized public events and social gatherings were banned, and capacity for outdoor organized public events or social gatherings were limited to a five-person maximum, except for gatherings with members of the same household or gatherings of members of one household and one other person who lives alone. 

    Weddings, funerals, and religious services, rites or ceremonies were limited to 15 percent of capacity for indoor rooms. The restrictions did not include social gatherings associated with those services such as receptions, which are not permitted indoors and are limited to five people outdoors. 

    From Friday to Sunday, the EOHU reported 116 new cases, including 48 in Prescott-Russell. The new transmissions pushed the region’s active case count to 442, the highest since January. 

    Dr. Roumeliotis said he had called for a stay-at-home order to accompany the lockdown. “I think that lockdowns alone aren’t as effective as adding either a curfew or a stay-at-home order,” he said. “We’re seeing a lot of these cases from social gatherings. Toronto was locked down for this period of time and not much changed. We’ve raised our concerns and we’ll see what happens.” 

    Outbreaks 

    Two outbreaks continued at the Hawkesbury and District General Hospital, with 28 patients and 6 staff testing positive. Staff outbreaks were also reported at Heritage Lodge in Vankleek Hill and Le Genesis Retirement Home in Limoges.  

    Cases reported in schools included: three students and one staff member at Mother Teresa Elementary School in Russell, four students at St. Thomas Aquinas Catholic High School in Russell, two staff members at École élémentaire publique Nouvel Horizon in Hawkesbury, two students each at at École élémentaire publique L’Académie de la Seigneurie in Casselman, École élémentaire catholique Sacré-Coeur in Clarence-Rockland, Russell High School, and École secondaire catholique de Casselman, and one student each at École élémentaire publique Le Sommet in Hawkesbury, École élémentaire catholique de Casselman – Pav. St-Paul/Ste-Euphémie, École élémentaire catholique Saint-Joseph in Russell, École intermédiaire catholique – Pavillon Hawkesbury, École secondaire catholique régionale de Hawkesbury,  and Vankleek Hill Collegiate Institute,  

    The region 

    Of the 442 active cases in the EOHU on Monday, 169 were in Prescott-Russell communities, including, 43 in Russell, 32 in Hawkesbury, 26 in Clarence-Rockland, 18 in East Hawkesbury, 14 in Casselman, 12 in Alfred-Plantagenet, 12 in Champlain, and 12 in The Nation. 

  • Médecin accusé de meurtre à Hawkesbury

    Médecin accusé de meurtre à Hawkesbury

    Le médecin québécois de 35 ans a été accusé de meurtre au premier degré à la suite du décès d’Albert Poidinger à l’Hôpital général de Hawkesbury et du district au palais de justice de L’Orignal.  L’ordre, qui règlemente l’exercice de la médecine en Ontario, a déclaré qu’il travaillait avec la police et qu’il avait suspendu le permis du Dr Nadler dès qu’ils ont pris connaissance des allégations.  

    Poidinger, un résident de Pointe-Claire, au Québec, a été déclaré mort le 25 mars. Dans une déclaration publiée la semaine dernière, sa famille a décrit Poidinger comme un « mari dévoué depuis 65 ans, un père, un grand-père, un beau-père et au-delà.»  

    Le Dr Nadler a été engagé à Hawkesbury en février 2020.  Il revenait de l’école de médecine de l’Université du Nevada, à Reno, aux États-Unis dans laquelle il avait travaillé en gériatrie. 

    Nadler, qui vit à Dollard-Des-Ormeaux au Québec, a été placé en détention provisoire et est réapparu brièvement au tribunal hier. Il est défendu par Alan Brass et maintient son innocence.  L’accusation n’a pas été prouvée au tribunal. Son affaire reviendra devant le tribunal de L’Orignal le 20 avril.  

    L’enquête est menée par l’Unité des crimes majeurs du détachement de Hawkesbury de la PPO, sous la direction de l’unité des enquêtes criminelles.  Plusieurs éléments de sa comparution ont été frappés d’un interdit de publication. 

    L’hôpital général de Hawkesbury s’est vu rassurant envers la communauté et affirme que tous les patients sont en sécurité.  De plus, des services d’aide psychologiques ont été offerts aux membres du personnel. 

  • Plan stratégique accompli pour Valoris

    Plan stratégique accompli pour Valoris

    «Notre équipe a été déterminante dans sa réalisation. Durant la dernière année, les 375 employés de Valoris ont continué à travailler malgré les défis personnels et collectifs. Ils ont maintenu le cap pendant un an et ça a été très impressionnant», souligne Hélène Fournier, directrice générale de Valoris à Hawkesbury. La dirigeante de l’organisme salue tout le travail accompli depuis le début de son plan stratégique en 2018.  

    «Nous avons fixé des cibles particulières de performance clinique afin d’avoir un impact direct sur la qualité de vie des gens», explique Mme Fournier.  Plusieurs outils de rétroaction, tels que des sondages et des questionnaires sont utilisés afin de s’assurer de l’efficacité des opérations et de l’appréciation du public ayant eu recours aux services de Valoris. Les activités de Valoris se sont déroulées sur plusieurs fronts. Entre autres, l’approche de pratiques parentales positives peut compter sur 137 professionnels accrédités en milieu de garderie à Prescott-Russell.  

    Le programme C’est ta communauté (CTC) est un système de protection des communautés. Ce dernier s’affaire au développement de la jeunesse par la formation de comités de jeunes et de parents. On leur donne des possibilités de s’engager dans la communauté et de lui redonner. C’est ta communauté vise à réduire les problèmes de délinquance, de drogue et de violence chez les jeunes. Le CTC offre également des bourses de 750$ pour reconnaitre et favoriser le bénévolat des jeunes dans la communauté. 

    La Fondation Valoris s’occupe aussi d’aider les banques alimentaires locales. Elle a ramassé 30 000$ qu’elle a redonné à la communauté via les Lutins de Noël. «La fondation offre également des bourses d’études et des bourses spécifiques au travail social. Vous devinerez qu’on s’assure d’avoir une relève pour Valoris», mentionne la directrice générale de l’organisme. 

    Valoris dessert des besoins particuliers qu’ont les familles et individus des différentes communautés de Prescott-Russell, particulièrement les plus vulnérables. L’organisme ne fonctionne pas de manière distante avec sa communauté. En effet, les membres du public sont invités à présenter un projet lorsqu’ils identifient des besoins. Plusieurs projets en matière d’inclusion et de protection des femmes et de populations vulnérables ont été initiés. Ce faisant, la directrice signifie que l’organisme et sa fondation misent sur une communication bidirectionnelle avec sa communauté. 

    Mme Fournier félicite Valoris du travail accompli durant les trois dernières années, grâce à son équipe, les paliers gouvernementaux et des dons provenant d’organismes tels que la Fondation Trilium de l’Ontario.  

    Malgré cela, plusieurs défis demeurent dans la communauté. «Dans Prescott-Russell, un des besoins récurrents est le logement. Plusieurs de nos municipalités ont encore parfois des logis avec des problèmes de construction ou d’insalubrité. C’est un facteur très important qui affecte le développement des enfants. Si l’on veut que nos communautés fleurissent, il faut que les enfants puissent avoir accès à des ressources de qualité», mentionne Mme Fournier. 

    Le plan stratégique de Valoris a été complété le 31 mars dernier. L’organisme entame donc une autre période triennale avec des objectifs améliorés. «Nous avons l’espoir de continuer d’être un partenaire important de Prescott-Russell. Les besoins dans une communauté sont toujours changeants. Valoris s’est donc adapté aux nouveaux besoins pendant la pandémie pour accomplir sa mission de service essentiel. Quoiqu’il arrive, nos 375 employés ont fait face à la situation, mettant de l’équipement de protection personnel lorsque nécessaire et a réussi à aller rejoindre les membres de la communauté dans le besoin», conclue Mme Fournier.  

    Valoris est un organisme important pour Prescott-Russell, surtout en cette période marquée par la COVID-19 où la détresse psychologique et émotionnelle a été grandement affectée comme en témoignent plusieurs intervenants sociaux. À travers leurs interactions durant la dernière année marquée par la pandémie, le confinement et l’isolement général de la population qui en a découlé, ils ont été mis à rudes épreuves. Les citoyens de Prescott-Russell dans le besoin d’un ou l’autre service de la fondation Valoris sont invités à composer le 1 800 675-6168 ou à visiter le www.valorispr.ca . 

  • Vaccinations open for those aged 60 and over

    Vaccinations open for those aged 60 and over

    The bookings, previously available only to those aged 70 and over, would open to those born in 1961 or earlier. Bookings could be made at www.ontario.ca/bookvaccine or by calling the Vaccine Information Line at 1-888-999-6488.