Catégorie : Tribune-Express (Hawkesbury)

  • « C’est mon heure. »  Julie Séguin veut être députée conservatrice dans la nouvelle circonscription fédérale de Prescott-Russell

    « C’est mon heure. » Julie Séguin veut être députée conservatrice dans la nouvelle circonscription fédérale de Prescott-Russell

    Julie Séguin, conseillère de la ville de Hawkesbury et ancienne adjointe de circonscription de l’ancien député conservateur Pierre Lemieux, se présente à l’investiture conservatrice pour l’élection de 2025, affrontant son ancien patron dans la nouvelle circonscription de Prescott-Russell-Cumberland.

    Ayant grandi, vécu et travaillé à Hawkesbury la majeure partie de sa vie, Mme Sequin, âgée de 43 ans, affirme qu’elle connaît bien les défis auxquels les gens font face dans les communautés majoritairement francophones de Prescott-Russell.

    En tant qu’adjointe de circonscription de M. Lemieux entre 2009 et 2015, Mme Sequin a déclaré que son rôle principal consistait à aider les résidents à résoudre leurs problèmes avec le gouvernement fédéral, qu’ils soient petits ou grands.

    « Cela m’a fait comprendre l’importance d’aider les gens, a-t-elle dit. Cela m’a permis de voir une autre facette de la politique. Les personnes qui travaillent dans les bureaux des comtés font de petits miracles tous les jours. »

    Ce travail lui a également permis de rencontrer les résidents de Prescott-Russell et de se familiariser avec les questions importantes pour les différentes communautés, connaissances qu’elle a continué d’approfondir en tant que conseillère de la ville de Hawkesbury.

    « Je connais les enjeux, je connais les gens et je traverse le comté matin et soir », a-t-elle ajouté.

    En 2015, Mme Séguin a perdu son emploi au bureau de circonscription lorsque Pierre Lemieux a perdu le poste de député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell au profit de Francis Drouin.

    Après avoir occupé divers emplois administratifs, Mme Séguin est revenue à la politique en 2019, en tant qu’adjointe exécutive et chef de cabinet du député conservateur Tako van Popta de la Colombie-Britannique.

    Depuis, elle travaille sur la Colline du Parlement, où son désir de s’impliquer dans la politique n’a cessé de croître.

    « Je pense que ma passion pour la politique a triplé depuis que je travaille pour Tako, a-t-elle expliqué. C’est un grand leader. Il m’a appris qu’un leader forme d’autres leaders. »

    En 2022, elle se présente pour la première fois au conseil municipal de Hawkesbury. Elle a remporté l’élection avec le deuxième plus grand nombre de voix, derrière l’ancienne mairesse Jeanne Charlebois. En plus d’être conseillère municipale, elle travaille actuellement à l’obtention d’un diplôme en administration. Elle explique que, bien qu’elle connaisse l’essentiel de ce qu’on lui enseigne grâce à son expérience professionnelle, elle souhaite compléter ses études dans ce domaine en tant que mission personnelle.

    Une nouvelle génération de conservateurs

    « Je suis très attachée au programme conservateur, a-t-elle déclaré. Je ne pense pas être la seule à vouloir du changement. »

    Mme Séguin explique qu’elle fait partie d’une nouvelle génération de politiciens conservateurs âgés d’une quarantaine d’années et désireux de ramener le bon sens, le dernier slogan du parti conservateur.

    « Le coût de la vie a augmenté, les loyers aussi, a-t-elle indiqué. Nous devons rétablir l’équilibre financier pour les gens. Nous devons rétablir l’équilibre dans le secteur de l’immobilier, dans le secteur de la location. Les gens appellent à l’aide. Les gens ont de la misère. »

    Selon Mme Séguin, lorsque le dernier gouvernement conservateur était au pouvoir, les gens n’étaient pas taxés comme ils le sont aujourd’hui. Elle souhaite que le gouvernement s’attaque en particulier à la taxe carbone.

    « Les gens sont tellement taxés, non seulement sur leurs impôts mais aussi sur le coût de la vie », a-t-elle affirmé.

    D’après Mme Séguin, le gouvernement fédéral devrait, en premier lieu, offrir un soulagement pour les fermiers en ce qui a trait à la taxation, pour faire baisser les prix à la consommation.

    Elle accorde également une grande importance à la langue française et estime que le gouvernement fédéral devrait injecter des fonds dans la culture franco-ontarienne et soutenir des projets visant à soutenir la population francophone, comme le projet Accueillir la communauté francophone.

    Pour elle, les communautés francophones du Canada doivent oublier les divisions territoriales qui les séparent et s’unir. Elle dit ne pas voir la distinction entre Québécois et Franco-Ontariens, puisque nous partageons une histoire et une culture communes.

    « Un gouvernement fédéral a intérêt à unir les communautés francophones à travers le Canada », a-t-elle fait remarquer.

    Mme Seguin a ajouté que si elle arrive à Ottawa, son travail consistera à servir le public, tout comme lorsqu’elle travaillait dans les bureaux de M. Lemieux.

    « Il est facile d’oublier cette réalité lorsqu’on arrive à Ottawa », a-t-elle déclaré.

    « Je me présente à l’investiture pour les mêmes raisons que celles qui m’ont amenée à devenir conseillère municipale, a-t-elle déclaré. Je pense que c’est mon heure. »

  • Le CSEPR célèbre ses champions de l’inclusion

    Le CSEPR célèbre ses champions de l’inclusion

    Lors d’un cinq à sept le mercredi 31 janvier, le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russel (CSEPR) a reconnu 10 entreprises pour leur engagement envers la diversité, l’équité et l’inclusion dans leurs pratiques d’embauche.

    Chaque année, le CSEPR présente ses Champions de la diversité et de l’inclusion, un prix remis aux entreprises pour leur volonté de soutenir l’intégration des travailleurs issus de milieux sous-représentés sur le marché du travail, particulièrement les personnes issues de l’immigration et les personnes vivant avec un handicap.

    « On a besoin de champions comme vous pour répandre le mot, a dit Caroline Arcand, directrice exécutive du CSEPR, s’adressant aux nouveaux champions de l’inclusion lors d’un cinq à sept visant à célébrer leurs accomplissements. Merci de nous aider à répandre le mouvement. »

    Les 10 récipiendaires du titre de Champions de l’inclusion pour l’année 2024 sont A&W Rockland, Calypso, Contak Solution de recrutement, Foodland Vankleek Hill, Groupe Convex Prescott-Russell, l’Hôpital Général de Hawkesbury, L’Orignal Packing, Daniel’s No Frills, Structures Héritage et Tulmar Safety Systems.

    L’annonce du nom des champions était accompagnée de vidéos sur les enjeux et les bienfaits d’engager des personnes issues de l’immigration ou des personnes vivant avec des handicaps. Les employeurs ont discuté des bienfaits économiques pour leurs compagnies, d’ouverture d’esprit et des leçons apprises lors de l’embauche de gens issus de milieux sous représentés.

    Nouveau logo

    Le même soir, le CSEPR a aussi dévoilé, lors de son cinq à sept, un nouveau logo pour promouvoir le mouvement des Champions de la diversité et de l’inclusion. Le logo est formé par les lettres « EDI » multicolores, représentant l’équité, la diversité et l’inclusion.

    L’équité représente la prise en compte des différences individuelles, culturelles et religieuses des employés, la diversité représente l’acceptation des gens issus de milieux sous-représentés sur les lieux de travail. Finalement, l’inclusion démontre l’importance de non seulement accepter les gens de différents milieux sur les lieux de travail mais leur donner la chance de prendre une part dans le but commun d’une entreprise.

    « Si la diversité est une invitation à la fête, l’inclusion est une invitation à danser », a dit Véronique Dupont, agente de développement économique communautaire au CSEPR.

    Des collants avec le nouveau logo ont été donnés aux nouveaux champions de l’inclusion pour mettre sur les portes de leur établissement et promouvoir le mouvement.

  • UCPR Updates $50K Community Fund Policy

    UCPR Updates $50K Community Fund Policy

    The United Counties of Prescott and Russell (UCPR) created a new community investment fund policy to support the development of projects encouraging and supporting community and cultural well-being initiatives in the region.

    Each lower-tier municipality will receive a maximum of $50,000 to distributed to two eligible projects each year. Projects eligible for the fund must support community, cultural and wellness activities such as special events, city beautification and tourism activities, or contribute to the health and well-being of UCPR residents. For example, sporting events, interior and exterior recreational facilities could be eligible for the fund.

    Applicants must be a registered charity or an incorporated non-profit organization, and lower-tier municipalities within the UCPR can also apply. For-profit organizations, private citizens, political or religious organizations or unincorporated organizations are not eligible.

    “It’s a program for mayors to bring community projects to municipalities that are beneficial to all residents,” said Pierre Leroux, warden of the UCPR.

    The UCPR council will have the authority to approve or reject eligible applications based on the immediate benefits the project brings to the region, its benefits beyond the funding term and the uniqueness of the project. Successful applicants will have to advertise that the UCPR is a source of funding.

    The $50,000 community fund was first approved in 2023 without a clear policy. The policy was finalized and approved during the January 24 meeting of the UCPR council.

  • Champlain approves 2024 budget with Five Per Cent Tax Increase

    Champlain approves 2024 budget with Five Per Cent Tax Increase

    In a split decision, Champlain municipal council approved a municipal tax hike of 5.5 per cent for the year of 2024, for a levy of $8,154,060.

    During the special council meeting of Wednesday, January 25, Councillors Sarah Bigelow, Ginette Clément, Michel Lalonde and Paul Émile Duval voted in favor of the tax increase. Councillors Paul Burroughs, Gerry Miner and André Roy voted against it, wanting a lower tax increase for Champlain residents. Councilor Peter Barton was absent during the meeting.

    This year, the municipal council decided to spend its funds cautiously, according to Champlain Mayor Normand Riopel.

    Riopel said he was in favor of the tax increase, foreseeing the for future needs and investments of the municipality.

    “The extra 1% is demanded right now so we aren’t forced to increase our taxes by 7 or 8 per cent next year,” he said. “It’s certain that we won’t stop growing and improving the quality of our infrastructure.”

    A one per cent tax increase amounts to nearly 75 000$ to the municipality. That money will be going to the municipal reserves.

    The total revenues for the municipality amount to $14,913,195, with a surplus of 75,000$.

    The municipality is investing $1,350,000 for the purchase of two pumpers for the fire department, as the shelf life of the current pumpers is nearing expiration, funded by new debt.

    The biggest investment the municipality expects to make in 2024 is for the recoating of the L’Orignal water tower, estimated to cost $1,850,000. More than 70 per cent, $1,342,000, of the project’s cost is to be paid through federal and provincial grants will be funding. The remaining $508,000 will be funded through new debt.

    Champlain is also investing $352,200 for paving work on Gilles, Lucien, Maurice and Valois streets in the Alolah subdivision. Another $247,000 will be spent on the pulverization, paving and overlay of parts of Pattee Road. Both the Alolah subdivision and Pattee Road renovation projects are to be funded by provincial grants.

    Some projects which began in the past year were carried into the 2024 budget. The municipality purchased a new $390,000 snow plow in 2023 to be received in 2024. More than $200,000 of the costs will be funded by municipal reserves and the remaining $178,000 will be paid for by the United Counties of Prescott and Russell (UCPR).

    The municipality is taking on $1,933,395 in new debt for the King Street project which began in 2022 and is set to be finished in 2024. The UCPR is provided an additional $277,573 for the project.

    Champlain took on another $839,552 of new debt for the second phase of the Vankleek Hill arena renovations which were completed last fall.

  • HGH reçoit 50 000 $ de financement malgré une erreur administrative des CUPR

    HGH reçoit 50 000 $ de financement malgré une erreur administrative des CUPR

    Le conseil des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) a approuvé un financement de 200 000 $, sur une période de quatre ans, pour la Fondation de L’Hôpital Général de Hawkesbury (HGH).

    Le conseil avait déjà approuvé le financement de l’HGH dans une réunion précédente, mais la demande de financement a dû être discutée à nouveau lors de la réunion ordinaire du conseil du mercredi 24 janvier, à cause d’une erreur administrative.

    « Nous sommes ravis, a dit Erin Tabakman, directrice de la Fondation HGH. C’est un soutien important. » Le financement servira à alimenter la campagne On est si bien chez soi de la Fondation HGH, visant à l’achat d’une nouvelle machine de mammographie ainsi qu’à l’agrandissement du service d’ophtalmologie et d’urologie. Les résidents de Hawkesbury doivent présentement se déplacer pour obtenir ces services.

    Discussion sur le financement de l’HGH

    D’après le maire de Clarence-Rockland, Mario Zanth, près de 50 % des patients à l’urgence de l’HGH proviennent du Québec, mais la grande majorité des patients hébergés sont des Ontariens.

    « Je n’aime pas nécessairement les demandes de financement étendues sur plusieurs années parce que nous ne savons pas à quoi va ressembler notre budget dans les prochaines années », a déclaré M. Zanth. Le maire de Clarence-Rockland a fait valoir que l’hôpital devrait faire des demandes de financement aux Municipalités régionales de comtés au Québec. Il a ensuite ajouté que le financement offert par les CUPR à la fondation de l’hôpital devrait être conditionnelle à l’obtention de financement des MRC.

    Robert Lefebvre, maire de Hawkesbury, a répondu en disant que l’argent demandé par la Fondation HGH serait utilisé pour financer l’obtention d’équipements de mammographie et non pour des services d’urgences.

    Le maire de La Nation, Francis Brière, a ensuite dit qu’il n’était pas certain que le financement de l’hôpital fasse partie du mandat des CUPR. « Je pense qu’en faisant ça, on ôte la responsabilité de la province et on met de la pression sur les payeurs de taxes », a-t-il ajouté.

    Erreur administrative de 50 000 $

    Le directeur général des Comtés unis Stéphane Parisien a rectifié le tir en expliquant au conseil que l’administration des CUPR a commis une erreur. Lors de la rencontre du 27 septembre 2023, le conseil avait déjà approuvé le financement de 200 000 $ réparti sur une période de quatre ans, mais la résolution était mal écrite dans les procès-verbaux de la rencontre et le financement a dû être rediscuté.

    « Je suis en faveur d’honorer notre entente précédente », a dit la mairesse de Casselman Geneviève Lajoie. Finalement, le conseil a voté à l’unanimité pour financer la fondation de l’hôpital pour 50 000 $ par année jusqu’en 2027.

  • Tir-au-poignet interminable entre la Ville et Le Chenail

    Tir-au-poignet interminable entre la Ville et Le Chenail

    Depuis 2015, la ville de Hawkesbury s’est attardée à rendre le mandat du Centre culturel Le Chenail plus difficile d’atteinte.

    En 2014, le centre culturel avait signé un bail de 10 ans, valide jusqu’à la fin avril 2024, avec le mandat d’offrir des évènements culturels tout en assurant la rénovation de la Maison de l’île. En 2015, un an après l’entrée en vigueur du bail, la mairesse de l’époque Jeanne Charlebois envoie un avis d’éviction.

    Le Centre culturel a combattu l’avis d’éviction et remport

    é sa cause à la Cour supérieure de justice de l’Ontario en 2016. L’année suivante, Lynda Clouette-Mackay, directrice générale du centre culturel, affirme avoir reçu de la municipalité une facture courante de près de 5 000 $ par année en représailles.

    Avis d’éviction

    René Berthiaume était maire de Hawkesbury lors de la signature du bail en 2014. Cette même année, des élections municipales ont eu lieu en Ontario, et Jeanne Charlebois est devenue la nouvelle mairesse de Hawkesbury. Mme Charlebois avait des plans différents de son prédécesseur pour la Maison de l’île, occupée par le Centre Culturel. Elle souhaitait la transformer en un bureau d’information touristique.

    Dans une lettre datée du 17 juin 2015, Mme Charlebois écrit à la présidente du Centre culturel Le Chenail de l’époque, Paula Assaly, expliquant que la Ville souhaite reprendre possession du rez-de-chaussée de la Maison de l’île. Après des discussions ultérieures, la Ville fait marche arrière sur cette décision. Dans une nouvelle lettre adressée à la présidence du centre culturel, la Ville indique désirer utiliser uniquement un coin du rez-de-chaussée. Selon Mme Clouette-Mackay, le centre culturel aurait initialement accepté cette entente, mais lors d’une réunion informelle à la Maison de l’île quelques jours plus tard, l’accord s’est effondré.

    Dans une lettre des avocats de Vice & Hunter LLP datée du premier avril 2015, le Chenail a reçu un avis de violation du contrat de bail qu’il doit remédier avant le 29 avril. La Ville avait accusé le Chenail de ne pas leur avoir permis d’occuper l’espace au premier étage dans un délai de six mois après l’avis comme stipulé dans le bail.

    La Cour supérieure de justice de l’Ontario avait conclu que la Ville avait omis d’agir de bonne fois depuis l’avis du 15 juin 2015 et de fournir au Chenail un avis d’infraction spécifiant exactement la violation alléguée. Le centre culturel a donc pu continuer d’occuper la Maison de l’île.

    Le centre culturel avait d’ailleurs reçu en avril 2015, quelques jours avant l’avis de violation du contrat de bail, 200 000 $ en subventions du gouvernement provincial pour rénover les pierres extérieures, les planchers, les salles de bains ainsi que s’équiper d’une salle de service.

    Ces subventions n’ont pas pu être utilisées jusqu’à ce que la cour supérieure rende son jugement le 10 novembre 2016. Si le centre culturel avait été obligé de sortir de la Maison de l’île, l’édifice n’aurait pas été rénové et les subventions seraient allées à un autre organisme, ailleurs dans la province de l’Ontario.

    D’après Lynda Clouette-Mackay, Le Chenail a même failli perdre ses subventions. Alors que le centre culturel et la Ville débattaient en cour, d’autres organismes culturels dans toute la province attendaient des subventions gouvernementales pour faire des travaux de construction ou de rénovation.

    Facture de gaz

    En 2015, la Ville de Hawkesbury a fait construire une toilette publique à côté de la Maison de l’île. Le design du bâtiment, fait par le Centre culturel et approuvé par la municipalité, est une réplique miniature d’une forge qui se situait sur l’île du Chenail au XIXe siècle. La construction de la forge s’est terminée en décembre 2015.

    Le système de chauffage électrique de la Maison de l’île ne pouvait pas subvenir aux besoins des deux bâtiments. La Ville a donc décidé de remplacer le système de chauffage électrique par un système de chauffage au gaz.

    À ce moment-là, le centre culturel payait 20 % de tous les frais d’électricité et de chauffage de l’île, incluant les lumières dans le Parc de la confédération.

    En février 2017, le Centre culturel Le Chenail a reçu une lettre de la Ville demandant de payer la facture de gaz. « Considérant que depuis octobre 2015 la maison est chauffée au gaz propane et que le centre culturel occupe entièrement l’espace loué, nous sommes d’avis que ces frais doivent être payés par votre organisme. »

    La directrice du centre culturel, Mme Clouette-Mackay, croit que la facture de gaz a été imposée au Chenail en représailles à la victoire en cour supérieure du centre culturel. « C’est de la revanche. Ce n’est même pas fondé », a dit Mme Clouette-Mackay. Il est écrit sur le bail que le Centre culturel Le Chenail doit assumer les couts pour l’électricité et le chauffage pour les proportions occupée de l’espace loué, soit 20 % de l’île. Cependant, le chauffage ne sert qu’à la toilette et au centre culturel.

    « Ils ont changé la fournaise parce qu’ils voulaient avoir les toilettes. Ce n’est pas de ma faute ça! », a affirmé Mme Clouette-Mackay. Elle affirme avoir consulté l’avocat Ronald Caza qui lui aurait dit qu’elle n’est pas dans l’obligation de payer le total de la facture de gaz, tel que demandé par la Ville.

    Le centre culturel a donc continué de payer 20 % de l’électricité et 20 % du gaz. La facture imposée par la Ville étaient de 26 000 $ en octobre 2023.

    Plus-value

    La Ville de Hawkesbury et le Centre culturel Le Chenail sont présentement en renégociation du contrat de bail. Présentement, la Ville a renouvelé le bail jusqu’au 31 avril 2025. Néanmoins, le centre culturel espère obtenir un contrat de bail d’une durée de 10 à 15 ans pour pouvoir obtenir de nouvelles subventions.

    D’après Mme Clouette-Mackay, le directeur général de la ville de Hawkesbury aurait demandé au centre culturel de présenter une plus-value à la municipalité pour justifier les frais de gaz payés par la Ville. En août 2023, elle a donc remis un rapport de quatre pages à la Ville pour justifier sa plus-value. « Depuis les 10 dernières années, on a mis plus de 300 000 $ dans la maison, a justifié Mme Clouette-Mackay. J’ai déjà payé mon chauffage pour une bonne année, pour les 10 prochaines années. »

    Le centre culturel ne demande pas de fonds à la Ville de Hawkesbury pour ses frais d’opérations, mais occupe la Maison de l’île pour une somme nulle.

    Le centre culturel a d’ailleurs investi des sommes importantes dans la propriété appartenant à la municipalité. D’après Mme Clouette-Mackay, le centre culturel a fait plusieurs rénovations nécessaires à la Maison de l’île, et serait en mesure d’obtenir des subventions pour entamer des nouveaux projets de construction, notamment la rénovation du toit du bâtiment, pourvu que le centre culturel puisse obtenir un bail d’au moins 10 ans. « Il n’y avait pas eu d’entretien de cette maison là depuis 25 ans avant qu’on arrive, a confié Mme Clouette-Mackay. Les toilettes n’avaient pas de fenêtres parce qu’elles étaient barricadées. »

    Néanmoins, Mme Clouette-Mackay espère trouver une entente avec la Ville sous peu pour assurer la pérennité du centre culturel. « Je veux juste en avoir fini avec ça et qu’on s’entende », a-t-elle affirmée. Elle veut obtenir un bail d’au moins 10 ans pour pouvoir obtenir de nouvelles subventions et investir dans la Maison de l’île que le centre culturel occupe depuis maintenant 10 ans.

  • The Grand Vélo comes to Alfred-Plantagenet

    The Grand Vélo comes to Alfred-Plantagenet

    Alfred-Plantagenet Township will see a temporary boom in its population when riders with the Grand Vélo Québec tour group arrive in August. 

    “This is very good news,” said Councillor Jean-Pierre Cadieux, during the January 16 session of township council. 

    Vélo Québec has chosen Alfred-Plantagenet as the launch site for its 30th annual Grand Tour, which will focus on Québec’s Outaouais region and the Ottawa River area of Prescott-Russell in Ontario. During the week of August 2 to 8, the Village of Plantagenet will be the departure and arrival point for more than 1500 long-distance recreational cyclists touring through the two regions. 

    “The Grand Tour 2024 will foster a number of local partnerships,” stated Manon Besner, township parks and recreation department director, in her report to council. She noted that the company is making arrangements with le Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) and other agencies for support of the event. 

    “The Grand Tour leaves its mark,” stated the Vélo Québec brief on the event, “with significant economic and promotional spinoffs in the regions visited.” 

    The company noted that participant surveys of previous Grand Tours indicate more than of half of the cyclists taking part plan to return in future to the areas they visited, either for another cycling holiday or to enjoy other attractions. Almost 75 per cent of participants stated they would recommend their Grand Tour destinations to others for visits.  

    Vélo Québec will use École secondaire catholique de Plantagenet as the staging site for participants in this season’s Grand Tour. The company’s advance crew will be at the site a day ahead to set up support facilities and also work with municipal staff and local service contractors on setting up designated parking areas and other facilities for the cyclists. 

    The 30th edition of the Grand Tour includes a three-day tour group that will depart from the school August 2 for an excursion through Prescott-Russell and Gatineau and return August 5. A second, larger group of cyclists will take part in the seven-day Grand Tour that leaves Plantagenet August 2 and heads towards Papineauville in Québec, returning to Plantagenet by August 8. 

    Vélo Québec will contract with local groups for on-site parking valet service for the vehicles of participants in the Grand Tour and also caretaker service of the staging area. Local businesses and other groups are also encouraged to set up kiosks at the staging site to provide sales of supplies or services to tour participants. 

    Council approved a request from Vélo Québec for in-kind support of the event. The municipality will provide 10 garbage bins, 10 recycling bins, about two dozen barricades for the parking areas for vehicles of tour participants, traffic cones to mark passageways, picnic tables and other outdoors furniture for use at the staging site. The township will also help Vélo Québec with promotion of the event.

  • Incendie et crise du logement : Une famille de sept personnes dans un motorisé

    Incendie et crise du logement : Une famille de sept personnes dans un motorisé

    Mariel Major-Lareau Guérin et sa famille ont peine à se trouver un lieu de résidence permanente à la suite de l’incendie des appartements sur la route de comté 17, qui a détruit leur maison et une grande partie de leurs biens.

    Le matin du 5 janvier dernier, Mariel vivait dans un appartement avec son copain Anthony Nadeau et leurs deux enfants. Cet appartement, elle l’avait déniché il y a quatre ans. À quelques pas de chez elle, dans le même bloc, vivait la mère de Mariel, Marie-Andrée Guérin, avec son fils de 10 ans et son copain.

    À la suite de l’incendie qui a rendu inhabitable l’ancien motel transformé en bloc appartement, la famille doit se trouver un nouveau chez-soi, mais dans une crise du logement et avec des fonds limités, il s’agit d’une tâche difficile.

    Quelques Items sauvés

    Malgré l’incendie, les sinistrés ont réussi à sauver quelques items mais à un certain moment, les premiers répondants leur ont dit qu’ils ne pouvaient plus entrer dans le bâtiment en feu. En sortant de son appartement, Mariel a emporté des couvertures, des bottes et des vêtements d’hiver, tout pour s’assurer du bien-être de ses enfants, oubliant du fait même son propre portefeuille.

    L’appartement de Mariel et Anthony se trouvait du côté opposé de l’incendie, et jusqu’à présent, les flammes ne l’avaient pas encore atteint. Anthony a expliqué qu’en observant la fumée descendre du toit de son appartement, il a placé des ventilateurs près des portes et des fenêtres pour faciliter la sortie de la fumée et permettre une meilleure ventilation. Pendant qu’il faisait des allers-retours, cette stratégie lui a permis de récupérer rapidement des tiroirs de vêtements, tous les manteaux, ainsi que plusieurs autres articles.

    « En 10 minutes, j’ai dû faire un déménagement d’une heure », a-t-il dit.

    L’appartement dans lequel ils vivaient n’a pas été entièrement démoli par le feu et certains items appartenant à la famille pourraient encore être en bon état. Pourtant, les autorités n’ont pas permis à la famille d’aller récupérer les biens qui n’ont pas été sauvés au moment de l’incendie, même ceux qui se trouvent à l’extérieur de l’appartement ou dans le cabanon.

    Après l’incendie

    Après avoir fait leurs déclarations auprès de la Police provinciale de l’Ontario (PPO), la famille s’est dirigée vers L’Orignal où la Croix-Rouge avait installé un refuge temporaire pour recevoir des soins, de la nourriture et de l’aide communautaire.

    L’organisme leur a payé une chambre d’hôtel au Quality Inn à Hawkesbury pour trois jours et les services de logement des Comtés-unis de Prescott et Russell (CUPR) ont offert une journée supplémentaire. Mais après, il fallait se trouver un endroit où se protéger du froid.

    Heureusement, la mère d’Anthony a une maison dans les environs d’Alfred avec un motorisé quatre-saisons stationné à l’arrière. C’est là que résident présentement Mariel, Anthony, Marie-Andrée et son conjoint, et les trois enfants. En outre, le motorisé est également le refuge de leurs trois chiens.

    Le motorisé est bien chauffé, la famille n’a pas froid la nuit. Ils peuvent aussi utiliser la cuisine et le salon de la maison.

    Néanmoins, la famille est aussi éloignée de Hawkesbury, où certains d’entre eux travaillent. Marie-Andrée livre les journaux pour Le Régional. Elle est aussi serveuse à la Légion. Par contre, elle n’a pas d’auto présentement. Elle devait faire du covoiturage ou prendre le taxi pour se rendre de son appartement jusqu’en ville. Maintenant, le coût d’un aller-retour en taxi jusqu’à son emploi serait presque égal à sa paye.

    « On est poigné un par-dessus l’autre », a dit Anthony.

    Ils ont dû ranger les biens qu’ils ont pu sauver à plusieurs endroits différents; dans la grange, le garage, la maison, le motorisé, le salon. Bien qu’ils aient reçu de l’aide de la communauté pour leur fournir de l’ameublement, ils n’ont nulle part où le mettre. Ils ont déjà tout l’ameublement nécessaire sauf les électroménagers.

    « Ce n’est pas de l’argent qu’on a besoin. C’est d’une place pour vivre », a déclaré Anthony.

    Recherche d’appartement

    La famille est à la recherche de deux appartements différents, un pour Mariel, Anthony et leurs deux fils, l’autre pour Marie-Andrée, son fils et son conjoint. Plusieurs embûches se posent sur leur chemin.

    En premier lieu, plusieurs propriétaires ne veulent pas d’animaux dans les appartements et la famille n’est certainement pas prête à perdre ses chiens. Par ailleurs, même si les propriétaires n’ont pas le droit de discriminer contre les familles avec des enfants, certains refusent quand même de louer aux jeunes familles. Puis, d’autres logements ne sont tout simplement pas abordables.

    Les services de logement des CUPR ont proposé aux victimes de l’incendie d’aider dans le paiement d’un premier et dernier mois pour la signature d’un bail. Par contre, les Comtés unis ne peuvent pas offrir de logement aux victimes parce qu’il n’y a pas de logement disponible présentement. « Quoiqu’on ne puisse pas offrir de logement parce qu’on n’en a pas à offrir, on est là pour aiguiller les gens vers tous les services nécessaires », a expliqué la directrice des services sociaux de Prescott-Russell.

    Pour l’instant, les options sont minces et la famille vit dans un motorisé.

  • Un adolescent prodige du piano remplit Le Chenail

    Un adolescent prodige du piano remplit Le Chenail

    Tristan Das Eiras, un élève de l’École secondaire publique Le Sommet, a présenté son premier répertoire complet dans une salle pleine du Centre culturel Le Chenail.

    Après quinze minutes d’anticipation, le jeune homme est enfin entré. On avait attendu que tous soient assis, qu’on serve les cafés, qu’on fasse les discours inauguraux, que le bruit cesse totalement dans la pièce. Environ 60 personnes, assises dans la salle bondée du centre culturel, ont finalement découvert à qui elles avaient affaire. Devant leurs yeux se tenait un jeune homme de 15 ans tout à fait ordinaire. À première vue, personne n’aurait pu deviner qu’en dessous de cette apparence de jeune homme ordinaire se dissimulait un talent exceptionnel.

    Ce jeune homme est Tristan Das Eiras. Le pianiste de 15 ans, élève de 10e année à l’École secondaire publique Le Sommet, donnait son premier répertoire complet à vie dimanche dernier, dans le cadre de son projet de programme d’éducation intermédiaire du baccalauréat international. Ce n’était certainement pas son dernier.

    De face, il a l’apparence d’un jeune homme normal, mais lorsqu’il touche son piano, il entre dans une sorte de transe, sa concentration ne s’ébranle plus malgré les bruits ambiants et les lumières des caméras environnantes.

    Dimanche, il a entamé le concert de l’après-midi avec Seis piezas Sobre Cantos Populares Españolas, avant de présenter Danzas Españolas Op.37 et les Bocetos du compositeur espagnol Enrique Granados. Puis il a choqué l’audience avec Asturias de la suite Espagnole op. 47 d’Isaac Albéniz.

    Mais la pièce maîtresse du concert était une de ses compositions intitulée Sonate pour flûte et piano op. 8. Il était accompagné de Maïté Poulin de Courval à la flûte, une élève de 12e année à l’École secondaire public Le Sommet.
    Le silence s’est installé à nouveau, signe que la composition du jeune homme était peut-être achevée. Lorsque le pianiste s’est enfin levé, émergeant de cette transe musicale qui le captivait depuis une heure, tous les spectateurs l’ont suivi, lui offrant une ovation debout ainsi qu’à sa compagne musicienne.

    Certaines personnes avaient déjà qualifié le pianiste et compositeur de prodige avant le début du concert, et la réaction enthousiaste de la foule semblait confirmer cette opinion.

    Maïté Poulin de Courval, élève de 12e année à l’École secondaire publique Le Sommet interprète une composition de Tristan Das Eiras à la flûte.
    Maïté Poulin de Courval, élève de 12e année à l’École secondaire publique Le Sommet interprète une composition de Tristan Das Eiras à la flûte. (Antoine Messier, EAP)

     

    De Hawkesbury à Carnegie Hall

    C’était d’ailleurs la première fois que Tristan a pu jouer une suite complète de sa propre composition. « J’ai bien aimé finalement être capable de jouer plus que deux ou trois pièces a expliqué Tristan. J’ai aimé l’interprétation de Maïté », a-t-il dit, offrant des louanges à son amie et partenaire de spectacle.

    Tristan a commencé à jouer le piano à l’âge de huit ans, lorsque son grand-père lui a enseigné une pièce folklorique. Depuis, sa passion pour le piano l’a entrainé jusqu’à Carnegie Hall à New York, où il a pu performer en février 2023 après avoir remporté la seconde position dans la compétition Crescendo à Ottawa.

    Tristan veut se concentrer dans le futur sur la composition et la direction d’orchestre. Pour l’instant, il doit étudier et pratiquer des compositions plus compliquées, comme les études de Chopin ou Brahms, pour passer les auditions de conservatoires européens. Il envisage de poursuivre ses études à Leipzig, Paris ou Madrid.

    « Je suis vraiment contente d’avoir travaillé avec Tristan qui est un super pianiste, a affirmé Maïté. Habituellement, on joue les compositions de gens qui sont morts, donc on a un peu plus de liberté. Là, il fallait que je lui demande ce qu’il voulait et travailler la communication. »

    Maïté joue de la flûte depuis cinq ans. Elle est aussi pianiste et violoniste. La jeune musicienne se dirige vers des études universitaires en musique l’année prochaine. Elle est présentement dans le processus d’auditionner pour les programmes de performances musicales.

  • Besoin de financement pour la Maison Interlude

    Besoin de financement pour la Maison Interlude

    La Maison Interlude House (MIH) n’a pas vu de changement à son financement de la part du ministère des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires (MSESSC) depuis 2014, entrainant des problèmes qui pourraient avoir de graves répercussions pour l’organisme à but non-lucratif à long terme.

    La Maison Interlude reçoit environ 1,8$ millions en financement du MSESSC à chaque année pour couvrir les frais opérationnels incluant les salaires des 25 employés de l’organisme, l’entretien de la maison d’hébergement, la nourriture pour les femmes hébergées, ainsi que tous les autres frais associés aux services externes offerts à plus de 500 femmes chaque année.

    Ce 1,8 million de dollar n’a vu aucun changement depuis 2014 malgré l’indice des prix à la consommation (IPC) à la hausse, incluant le prix des aliments, du logement, des dépenses courantes, des vêtements, des transports, des soins de santé, des produits de soins personnels, des loisirs, des formations, des boissons alcoolisées, des produits du tabac et du cannabis récréatif, particulièrement pendant la pandémie. En 2022, l’IPC a atteint son sommet depuis 1982 avec une hausse annuelle de 6,8%.

    Augmentations salariales

    « Les employés veulent rester à la Maison Interlude. Mais quand il s’agit de mettre du pain sur la table pour ta famille, c’est là où le bât blesse », a affirmé Muriel Lalonde, directrice générale de MIH. La Maison Interlude veut s’assurer, et revendique même, que les femmes aient des conditions de travail et des salaires équitables mais ne peut payer ses employés compétitivement à l’interne, à cause du manque de financement.

    « Pour travailler dans un organisme à but non-lucratif, faut que tu aies une passion pour ce que tu fais parce que les salaires ne sont pas comme dans une entreprise privée », a ajouté Mme. Lalonde. Maintenant, la MIH ne compétitionne même plus avec certains autres organismes qui ont pu offrir des augmentations salariales récemment.

    D’après Mme. Lalonde, 12 employées de terrain, travaillant directement avec les femmes, ont quitté la Maison Interlude dans la dernière année seulement. Le recrutement est d’ailleurs devenu de plus en plus difficile. MIH a un poste affiché à Cornwall depuis novembre, qui n’a pas été comblé à cause d’un manque de candidats qualifiés. Les intervenantes de la MIH sont d’ailleurs des employées à risque, qui doivent parfois croiser les agresseurs de leurs clientes.

    Subventions temporaires

    La Maison Interlude offre des services d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violence qui doivent sortir de leur demeure, sans endroit où aller, ainsi que des services externes d’intervention mobilisée dans la communauté pour les femmes qui n’ont pas besoin des services d’hébergement.

    Bien que la MIH n’a pas vu de hausse dans son financement du gouvernement provincial, les demandes de services sont à la hausse dans les dernières années. D’après Mme. Lalonde, la MIH devra peut-être mettre des femmes sur des listes d’attente pour les services externes de la MIH, puisque l’organisme s’approche gravement de la sursaturation.

    Avant la pandémie de Covid-19, Marie-Pierre D’Anjou, responsable des communications et du développement communautaire de la MIH, estime que l’organisme offrait des services externes à environ 500 femmes par année. Ce chiffre a augmenté de plus de 20%. Entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2023, le nombre de femmes ayant reçu des services de la MIH était de 630.

    Pourtant, la MIH ne peut pas engager de nouvelles employées pour combler les besoins frappant de l’organisme, parce que le MSESSC n’augmente pas son financement, et les autres opportunités de financement offertes sont temporaires. « C’est très rare qu’on peut attitrer des salaires aux subventions. Si oui, c’est pour une période limitée dans le temps, a expliqué Marie-Pierre D’Anjou. Après ça, ces fonds-là disparaissent. »

    Des programmes de courte durée

    Avec les subventions qui ne durent que quelques années, les programmes lancés par la Maison Interludes ont dû être rapidement fermés. C’est l’exemple du programme Femme sans toit, qui offrait de l’hébergement et de l’encadrement à des femmes avec des problèmes de toxicomanie ou des femmes atteintes de problèmes de santé mentale. Ces femmes ne pouvaient pas être hébergées avec les autres femmes du service d’hébergement de la MIH. Un endroit séparé au sous-sol de la maison d’hébergement leur était réservé.

    Les femmes qui étaient hébergées étaient des femmes qui n’avaient pas d’opportunités d’hébergement dans aucun autre organisme de la région de Prescott-Russell. Malheureusement, le programme n’a duré qu’un an, à cause de la courte durée des subventions, et depuis la fin du programme en avril dernier, les femmes ne pouvaient plus recevoir de service d’hébergement.

    Néanmoins, la Maison Interlude a mis en place un service de clavardage pour répondre aux questions et une ligne de crise pour les femmes. Entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2023, la MIH a répondu à 1 098 appels de crise dans Prescott-Russell. Ce service jugé nécessaire par Mme. Lalonde sera conservé malgré le manque de financement, mais pour certaines employées, cela signifie plus de travail pour le même salaire.

    Mme. Lalonde pense qu’un 500 000 $ additionnel par année pour l’organisme répondrait à tous ses problèmes, mais pour l’instant, le volet sensibilisation et éducation de la MIH en écope. Les intervenantes ont déjà un horaire saturé et ne peuvent aller faire des présentations pour éduquer la population sur la violence faite aux femmes et les services qui leur sont offerts. Mais si la tendance continue, tous les services de la MIH en écoperont. « Si nos financements n’augmentent pas, on ne sera plus capable d’offrir de services aux femmes qui vivent de la violence en ce moment, a affirmé Mme. Lalonde, et de l’autre côté, on n’aura plus personne pour travailler. »