Catégorie : Tribune-Express (Hawkesbury)

  • Le commissaire Bouchard publie son premier rapport annuel

    Le commissaire Bouchard publie son premier rapport annuel

    Le nouveau Commissaire aux services en français Carl Bouchard a publié son premier rapport, faisant quatre recommandations à la suite des 386 plaintes reçues entre le 1er octobre 2022 et le 30 septembre 2023. 

    Dans le rapport de 2022, le Commissariat au service en français avait reçu un total de 277 plaintes. Après la campagne de sensibilisation, le commissariat a reçu 109 plaintes de plus que l’année précédente.

    « C’est une augmentation de 40% des plaintes comparativement à l’année dernière et j’en suis très fier. J’espère que la promotion qu’on a fait a à voir avec la recrudescence, a affirmé M Bouchard lors d’une entrevue avec les Éditions André Paquette. Certainement qu’il y a un travail de sensibilisation et de conscientisation à faire auprès des francophones, d’abord pour exercer leurs droits, et s’ils ne sont pas en mesure d’obtenir les services en français, de nous appeler. » 

    Recommandations 

    Après l’entrée en vigueur du règlement 544/22, qui prescrit des mesures sur l’offre active, soit l’invitation au public par les services gouvernementaux d’utiliser l’une des deux langues officielles du Canada, l’Unité des services en français a remarqué que plusieurs comptes de médias sociaux des organismes gouvernementaux publiaient du contenu unilingue anglophone. Le commissaire a donc recommandé au ministère des Affaires francophones d’élaborer des lignes directrices à l’intention de tous les organismes gouvernementaux pour que leurs publications soient conformes au règlement. 

     Le commissaire recommande aussi d’améliorer la formation du personnel de première ligne, afin qu’ils sachent comment traiter les demandes de services en français. Dans beaucoup de cas résolus par l’Unité des services en français, des francophones n’ont pas reçu de services en français là où ils en avaient droit, parce que le personnel de première ligne n’était pas proprement informé du droit des francophones, même si les organisations avaient le personnel nécessaire pour offrir les services en français, d’après le rapport du commissaire. « Évidemment, c’est correct qu’il y ait des gens qui ne parlent qu’une seule langue, a-t-il dit. Ceci étant dit, ils ont quand même la responsabilité de s’assurer que les droits linguistiques soient respectés. » 

    Le commissaire Bouchard demande au Conseil du Trésor non seulement d’ordonner aux ministères et aux organismes gouvernementaux d’informer le personnel de première ligne de ses obligations en matière de services en français, mais de lui en faire des rappels réguliers. Il demande d’ailleurs que dans les 12 prochains mois, le Conseil du Trésor fournisse au commissaire une copie de ces exigences et une confirmation de leur mise en œuvre, et que les ministères et organismes gouvernementaux attestent de leur conformité au Conseil du Trésor annuellement.

    M. Bouchard explique qu’il a fait ces recommandations parce qu’il a remarqué un manque de planification visant la prestation de services en français au sein des ministères et des organismes gouvernementaux, puis a recommandé des mesures de performance pour s’assurer que les ministères et organismes continuent de rencontrer les besoins des Franco-Ontariens à l’avenir.

    L’Assemblée de la Francophonie de l’Ontario (AFO) s’est d’ailleurs dit heureuse des recommandations présentées dans le rapport du commissaire. « Les recommandations qu’on y retrouve feront une différence pour l’accès à des services en français si elles sont implémentées. Deux ans après l’adoption de la nouvelle Loi sur les services en français, il est important que les ministères communiquent dans les deux langues officielles par tous les moyens, y compris via les médias sociaux », a dit le président de l’AFO, Fabien Hébert. 

    Université de Sudbury 

    Cent-quinze des plaintes rapportées en 2023 portaient sur l’université de Sudbury, à la suite de l’annonce du ministère du 30 juin selon laquelle il ne financerait pas le projet de l’université visant à créer une université autonome de langue française. Bien que la décision de financement soit une décision politique qui incombe à la législature et que le bureau de l’Ombudsman n’intervient habituellement pas dans ces décisions, le Commissaire aux services en français suit de près le dossier. « Ce débat-là doit avoir lieu dans l’arène politique, a affirmé le commissaire. C’est une organisation qui est désignée en vertu de la loi sur les services en français, et qui a donc l’obligation d’offrir des services en français. » 

    Depuis Juillet, le commissaire discute avec l’université, le ministère des Collèges et Universités ainsi que le ministère des Affaires francophones, pour comprendre comment ils planifient rencontrer leur obligation en vertu de la loi sur les services en français. 

    Le commissaire ne compte pas présentement appliquer de mesures positives et préfère plutôt travailler en collaboration avec les organisations gouvernementales, tant et aussi longtemps que les réponses à ses questions lui sont fournies. « Pour l’instant, je trouve réponse à mes questions pour me donner une perspective sur ce qu’on est en train d’établir, a-t-il expliqué. Je n’écarte aucune possibilité en ce qu’y a trait à l’avenir. Si éventuellement, je ne trouve pas réponse à mes questions, je trouverai d’autres moyens. Je n’écarte pas la possibilité d’une enquête non plus. » 

    Pour M. Bouchard, l’éducation post-secondaire est un enjeu crucial pour la francophonie ontarienne. D’après lui, la province doit se munir d’un programme d’éducation post-secondaire fiable en français, dans lequel les jeunes peuvent se reconnaitre et qui peut mener à des opportunités d’emplois, ce qui bénéficie non-seulement aux Franco-Ontariens mais aussi à la province. « Ce que l’on veut, c’est s’assurer que l’éducation post secondaire soit bien planifiée et bien organisée et qu’elle s’appuie sur des organisations qui ont la capacité d’offrir ces services-là », a-t-il dit. 

    Même avec un si grand nombre de plaintes sur un seul même sujet, M. Bouchard veut continuer d’accorder de l’importance aux plaintes uniques. « Des fois, une seule plainte va mettre au grand jour des enjeux qui vont aider tout le monde et force une revue en profondeur de la façon dont les services sont offerts », a-t-il indiqué. 

    Baisse du poids démographique 

    Depuis 1991, le poids démographique des francophones en Ontario est à la baisse, de 4,8% à 3,4%. Même entre 2016 et 2021, la population qui parle français comme première langue a diminué considérablement, de 504 000 personnes à 484 000 personnes. M. Bouchard se dit inquiet de la baisse du poids démographique des Franco-Ontariens.  

    D’après lui, la prestation de services en français est très importante pour l’avenir du français dans la province.  

    « Les services en français sont essentiels à la capacité des francophones de reconnaître la valeur de leur francophonie, a-t-il affirmé. Si l’on n’est pas en mesure de mener sa vie avec des services en français, quel est l’intérêt de revendiquer son identité francophone en Ontario ? » 

    Il espère d’ailleurs que l’offre active fera une différence dans le quotidien des francophones, leur permettant de vivre dans la langue de leur choix. 

    Néanmoins, M. Bouchard est optimiste face au poids démographique des francophones, expliquant qu’il y a 30 000 nouveaux arrivants qui parlent le français, en majorité comme seconde langue, qui se sont joint à la diaspora franco-ontarienne depuis 2016. « Il faut quand même reconnaitre que ces gens-là ont fait le choix de venir nous rejoindre. La francophonie de l’Ontario est vibrante, elle est dynamique », a-t-il affirmé. 

  • Hawkesbury adopte son budget pour l’année 2024

    Hawkesbury adopte son budget pour l’année 2024

    Le conseil de la ville de Hawkesbury a approuvé un budget opérationnel de 24,913,711$ pour l’année 2024 lors de la réunion régulière du conseil du 11 décembre, ainsi qu’une hausse du taux d’imposition de 4,75%. 

    Le budget opérationnel de 24,913,711$ représente une hausse 673,620$ du budget de 2023. Pour équilibrer le budget, la municipalité devra puiser 240,000$ dans ses réserves. 

    15,668,000$ seront alloués aux projets capitaux. La ville a plusieurs projets en vue pour l’année 2024 incluant la construction d’un nouveau garage municipal sur la rue Spence, l’ajout d’un bassin de sédimentation au centre de traitement d’eau et la réhabilitation de la rue Cameron, à partir de la rue Landsdown à la rue Aberdeen. 

    Le coût total du garage municipal sera de plus de 15,000,000$, dont 7,500,000$ sont inclus dans le budget 2024 en prévision à la construction. La municipalité a dû prendre une dette à long terme de 7,850,000$ pour assurer le paiement. « Le garage municipal est désuet et dangeureux, » explique le maire de Hawkesbury M. Robert Lefebvre dans une entrevue avec les Éditions André Paquette. 

    L’ajout d’un bassin de sédimentation au centre de traitement des eaux, entamé en 2022, coutera à la ville un 3,500,000$ l’an prochain. 1,974,125$ en octrois fédéraux aidera au paiement du bassin, et la municipalité de Champlain qui utilise le système de traitement d’eau la ville de Hawkesbury participera 1,400,000$ au paiement. Le coût total du projet se trouve aux alentour de 6,800,000$ et devrait se terminer en fin 2024. L’ajout du bassin de sédimentation fait partie d’un plus long processus visant l’amélioration du centre de traitement d’eau sur 20 ans. 

    La réhabilitation de la rue Cameron coutera pour sa part autour de 2,000,000 à la municipalité dont 1,200,000$ proviendront d’octroi provinciaux. 

    La municipalité planifie aussi quelques ajouts au Complexe Sportif Robert Hartley dont un nouveau chauffe-eau et une pompe à condensation pour la piscine municipale au coût de 130,000$ ainsi qu’une génératrice au coût de 200,000$. 

    Hausse du taux d’imposition 

    Le conseil de la ville de Hawkesbury a approuvé une hausse du taux d’imposition de 4.75% pour l’année 2024, lors de la réunion spéciale du conseil du jeudi 30 novembre. 

    L’augmentation du taux d’imposition municipal proposé lors de la réunion du 15 novembre était de 6.47% pour une réquisition totale de 12 749 404$. Le trésorier de la ville, M. Philippe Timbers, a présenté, lors de la réunion du 30 novembre, une seconde ébauche du budget avec un taux d’imposition de 5.22% pour une réquisition totale de 12 599 404$. 

    La hausse du taux d’imposition représente une augmentation de 93$ pour une résidence de valeur moyenne de 162 000$. 

    Les édifices de catégorie multi résidentielle recevront cependant une baisse du taux d’imposition. Cette catégorie avait auparavant un taux d’imposition deux fois plus élevée que les bâtiments résidentiels. Ce taux est à la baisse depuis quelques années, et baissera d’une à deux fois le taux d’imposition de maison résidentielle. La municipalité baisse le taux pour les édifices multi résidentiels par mesure préventive, en attente d’un mandat de la province. 

    Impasse 

    Après quelques minutes d’impasse, les conseillers municipaux de Hawkesbury ont réussi à trouver un terrain d’entente. Le premier intervenant, M. Yves Paquette, a plaidé en faveur de la prudence budgétaire, soulignant qu’il est préférable d’adopter une approche proactive plutôt que réactive. « On ne peut pas constamment remettre à demain ce que l’on peut faire aujourd’hui », a-t-il affirmé.

    Antonios Tsourinakis a commenté que dès la première ébauche, il a reçu plusieurs appels des résidents de Hawkesbury exprimant une inquiétude face au taux élevé de 6.47%. Il a plutôt demandé au conseil d’examiner la possibilité d’un taux de près de 4%.

    Mme. Jeanne Charlebois a surenchéri : « Il n’y a personne dans la salle cet après-midi qui n’a pas coupé chez lui pour rencontrer son budget personnel. Ici, c’est la même chose. » 

    Plusieurs votes du conseil 

    Les conseillers ont voté à plusieurs reprises sur des taux d’imposition différents avant d’arriver à un compromis. M. Tsourinakis a tout d’abord proposé un taux d’imposition de 4.25%, appuyé par Mme. Charlebois. Les conseillers Yves Campbell, Raymond Paquette et André Chamaillard ont voté contre cette proposition. La conseillère Mme Julie Séguin n’était pas à la réunion.

    M. Paquette a ensuite proposé au conseil d’adopter le taux présenté par le trésorier M. Timbers de 5.22%, appuyé par M. Chamaillard, mais M. Tsourinakis, M. Campbell et Mme. Charlebois se sont opposés à cette seconde proposition.

    Une troisième proposition pour un taux de 4.5% présentée par M. Tsourinakis, de nouveau appuyée par Mme. Charlebois, fut rejetée par les membres restants. 

    Le conseil a dû prendre une pause de 15 minutes pour discuter du taux d’imposition en coulisse. À son retour, le conseil a voté unanimement en faveur d’un taux de 4.75%. 

    Robert Lefebvre heureux du consensus 

    Malgré le taux d’inflation élevé en 2023, le maire de Hawkesbury, M. Robert Lefebvre, pense que la ville de Hawkesbury a trouvé un juste milieu. « On ne veut quand même pas réduire les services offerts à la population, a-t-il expliqué dans une entrevue accordée aux Éditions André Paquette. On veut respecter la population mais aussi continuer d’investir dans nos infrastructures. » 

    Néanmoins, la municipalité n’a pas tous les détails du financement qui lui sera accessible lors de la prochaine année. « Deux-mille-vingt-quatre c’est une nouvelle année, explique-t-il. On ne connaît pas encore tous les enjeux. » S’il le faut, la municipalité aura l’option de puiser dans ces réserves. 

  • Carl Bouchard nommé officiellement commissaire aux services en français

    Carl Bouchard nommé officiellement commissaire aux services en français

    L’ombudsman de l’Ontario Paul Dubé a nommé officiellement Carl Bouchard commissaire aux services en français de l’Ontario, après une recherche de candidats approfondie à l’échelle nationale. M. Bouchard tenait le poste de commissaire par intérim depuis mars 2023. 

    « Carl possède non seulement une connaissance approfondie de la Loi sur les services en français et fait preuve d’un grand dévouement à la communauté franco-ontarienne, mais il a également démontré avec talent comment l’application de l’approche de l’ombudsman au traitement des cas peut apporter des améliorations mesurables et durables aux services en français », a déclaré l’ombudsman Dubé. 

    Même s’il tenait le poste par intérim jusqu’au 4 décembre dernier, M. Bouchard considère qu’il n’y a pas de changement dans les fonctions qu’il exerce depuis sa nomination officielle. « Ce poste est crucial en Ontario, a-t-il affirmé. Je suis évidemment très fier de pouvoir occuper ces fonctions. »

    M. Bouchard a grandi à Alma au Saguenay Lac-Saint-Jean, mais est déménagé en Ontario pour faire ses études post-secondaires en journalisme à l’université d’Ottawa, il y a plus de 20 ans. Il se considère maintenant franco-ontarien, ayant choisi de rester dans la province malgré les opportunités d’emplois présentées par le Québec. « La francophonie canadienne, elle est plurielle et diversifiée dans ses réalités, a-t-il expliqué dans une entrevue accordée aux Éditions André Paquette. Je pense qu’on a tout intérêt à connecter les francophones de partout au Canada. »

    Sensibilisation 

    Il dit avoir eu l’occasion de rencontrer la diaspora franco-ontarienne lors de ses emplois précédents. Il affirme que les francophones en milieu minoritaire doivent être au courant de leurs droits linguistiques. « Les droits linguistiques, ce n’est pas nécessairement concret dans l’esprit des gens, a-t-il dit. Rentrer quelque part et savoir qu’on a droit d’avoir un service (en français), à moins que ce soit vraiment évident, que ce soit bien affiché, que ce soit offert activement, les gens vont avoir le réflexe d’aller vers l’anglais. » 

    Le commissaire s’est donc donné comme but de faire connaitre les services offerts aux franco-ontariens pour s’assurer que ceux-ci utilisent ses services, assurant la protection des droits linguistiques de la population. 

    Pour ce, au cours des neufs derniers mois, il est allé à la rencontre de plus de 60 organisations, en discutant avec des hauts fonctionnaires, en participant à des événements et en donnant des allocutions. « Il y a un travail de sensibilisation et de conscientisation à faire auprès des francophones, a-t-il reconnu. Quand on va dans un bureau, quand on va à Service Ontario, on essaie de parler le français, pis si ça ne marche pas, appelez-nous. Nous on va pouvoir faire la lumière sur si oui ou non vous avez des droits dans ce contexte-là. Dans la majeure partie des cas, la réponse est oui. »

    M. Bouchard explique qu’un plus grand nombre de plainte lui permet d’avoir une meilleure vue d’ensemble des enjeux qui touchent les francophones au quotidien, pour faire des recommandations plus pointues et plus pertinentes. Un plus grand nombre de plaintes peut aussi aider le commissaire dans les enquêtes qu’il mène.

    De sa propre initiative, il a également lancé une enquête sur le manque de français dans les publicités extérieures de la province. Il  a travaillé avec l’Unité des services en français pour s’assurer que le gouvernement donne suite à ses recommandations et celles des anciens commissaires. 

    Le rôle de commissaire 

    Le poste de commissaire aux services en français a été établi en 2007 et a été transféré au bureau de l’ombudsman en mai 2019. Son rôle est d’examiner les plaintes au sujet des services en français des agences gouvernementales et des institutions de la législature, incluant les conseils, les commissions, les corporations, dont la majorité des membres ou des administrateurs sont nommés par la lieutenante-gouverneure en conseil, ainsi que les agences désignées dans le Règlement de l’Ontario 398/93, pour ensuite poser ses recommandations dans son rapport annuel. Il a aussi le pouvoir de mener des enquêtes dans le but d’améliorer la prestation des services en français. Le Commissaire, faisant parti du bureau de l’ombudsman, est totalement indépendant du gouvernement, des partis politiques, des plaignant(e)s individuels(les) et des groupes d’intérêt. 

    Malgré tout, le commissaire travaille en collaboration avec les ministères pour s’assurer des droits linguistiques des francophones, particulièrement avec le ministère des Affaires francophones.

    « Comme le gouvernement et le ministère partagent des intérêts et des mandats similaires avec le bureau du commissaire, nous sommes disposés à apporter notre soutien au commissaire et de continuer de travailler avec son équipe afin de promouvoir les droits de la communauté francophone et francophile de la province et leur assurer l’accès à des services gouvernementaux de qualité en français », a commenté le bureau du la ministre Caroline Mulroney. 

  • Futur incertain pour le Chenail

    Futur incertain pour le Chenail

    À l’aube de son 50ème anniversaire, le Centre Culturel le Chenail et la municipalité de Hawkesbury n’ont toujours pas négocié un renouvellement de bail. 

    « On est à cinq mois de la fin du bail et n’a pas encore présenté un bail, » affirme Lynda Clouette-Mackay, directrice générale du centre culturel. D’après la DG, le centre culturel aurait fait une proposition il y a de ça un an et demi, mais n’ont toujours pas eu de nouvelles. Ils ont demandé de nouveaux de négocier le bail l’été passé, mais auraient reçu une réponse négative du personnel administratif de la municipalité. 

    « On est quand même dans un délai dangereux, explique Mme. Clouette-Mackay. Ce n’est pas quelque chose qui se fait en trois semaines ». Même si la ville négocie dans les prochaines semaines, le centre culturel est déjà dans l’eau chaude. Sans le renouvellement du bail, le centre culturel ne peut pas œuvrer à la programmation 2024-2025 ou signer de contrat d’artistes. D’après Mme. Mackay, préparer la programmation annuelle du centre culturel se fait habituellement au courant de l’année, et prend environ un an.  

    Le membres du conseil d’administration du centre culturel expliquent d’ailleurs que la direction du centre culturel et son conseil d’administration ne connaissent même pas les intentions de la ville à son sujet. « On souhaite de tout cœur que les conseillers et la mairie comprennent que Hawkesbury c’est un ensemble, c’est le sport et la culture, c’est ce qui fait que son cœur bat. » affirme Kristine Demers, membre du CA. 

    Le centre culturel a fait la demande d’un bail de 15 ans, ce qui lui permettrait de faire des demandes de subventions à plus long terme et d’obtenir des fonds qui lui permettrait d’offrir des activités culturelles au résidents d’Hawkesbury et des environs. D’ailleurs, pour obtenir des subventions des paliers provinciaux et fédéraux du gouvernement, le centre culturel doit obtenir un bail d’au moins dix ans.  

    Le Chenail a présentement une entente avec la ville de Hawkesbury. Il ne paie pas de loyer à la ville, mais paie 20% des frais d’énergie pour la bâtisse du Chenail et tout l’île qui l’entoure. « Le centre culturel ne coûte rien à la municipalité, explique Mme. Clouette-Mackay. On va chercher nos propres fonds, on est une entité indépendante à but non-lucratif. » 

    Le centre culturel a d’ailleurs comme mandat de rénover la bâtisse qu’il occupe, sans aide monétaire de la municipalité. Le conseil d’administration du centre culturel a investi près de 400,000$ dans la bâtisse au cours de 10 dernières années. « On a restauré la maison, sans que ça coûte un sou, a dit Gérard Malo, vice-président du CA. C’est la première fois que je vois une ville qui investit zéro dans le développement culturel. » 

    Des membres de l’administration de la ville et du centre culturel doivent se rencontrer ce vendredi 15 décembre. La raison de cette rencontre n’a pas été précisée. 

    S’il n’y a pas de négociation au cours de prochains mois, le futur du centre culturel qui allait célébrer son 50ème anniversaire est incertain.

  • Fraude au déneigement dans les environs de Hawkesbury Est et de Vankleek Hill

    Fraude au déneigement dans les environs de Hawkesbury Est et de Vankleek Hill

    La Police provinciale de l’Ontario (PPO) de Hawkesbury met en garde les résidents contre une escroquerie active dans la région impliquant un individu prétendant offrir des services de déneigement.

    Selon la PPO, plusieurs victimes des régions de Hawkesbury Est et de Vankleek Hill ont été escroquées et ont reçu des « frais de dépôt » allant de 200 $ à 400 $.

    La police demande instamment aux gens de ne pas donner leurs renseignements personnels ou financiers au téléphone.

    Toute personne ayant des renseignements sur cette enquête est priée de communiquer avec la Police provinciale de Hawkesbury au 1-888-310-1122. Si vous souhaitez garder l’anonymat, vous pouvez appeler Échec au crime au 1-800-222-8477 (TIPS), où vous pourriez être admissible à une récompense en argent pouvant aller jusqu’à 2 000 $.

    L’enquête se poursuit et les agents travaillent sur toutes les pistes qu’ils peuvent avoir.

  • East Hawkesbury residents petition against Mayer Landfill expansion

    East Hawkesbury residents petition against Mayer Landfill expansion

    Long-time resident of East Hawkesbury Joe Kelley has collected over 50 signatures on a petition opposing a proposed expansion of the Mayer Landfill.   

    Kelley presented the petition to the East Hawkesbury council during the special meeting on Monday, November 27. “The council are concerned about it too,” said Maor Robert Kirby upon receiving the petition. However, the East Hawkesbury council did not vote on any concrete action during the meeting. 

    “I’ve been living where I live for over 55 years, and it’s only in the past two years that it’s started to smell,” explained Kelley. 

    Kelley said he knocked on doors to collect signatures from residents of East Hawkesbury and Champlain living close to the landfill. According to Kelley, all except one person signed his petition immediately, most of them expressing concerns about the smell. 

    Mayer Landfill expansion plan 

    Mayer Sanitation Ltd. are seeking to expand their landfill by 650 000 cubic metres. According to a draft Terms of Reference (ToR) prepared as part of the Mayer Waste Disposal Site Environmental Assessment, at the current rate of use and with the current space, the landfill could operate for another six to seven years. The expansion would give the landfill site another 20 years of life. 

    Yannick Mayer, manager of Mayer Sanitation, said the process to expand the landfill may take three to five years and had to begin now. 

    Mayer said the landfill has not been taking in larger amounts of waste in the past years. In fact, the landfill site began sorting and transferring out recyclable materials in 2016, reducing the amount of waste being diverted to the landfill. Mayer Sanitation is also planning to install a liner under the landfill expansion to avoid groundwater contamination. 

    While the draft Terms of Reference states the expansion will help the company respond to a growing market demand and “take advantage of economic opportunities”, Mayer said he does not expect the landfill will receive more waste from municipalities outside the United Counties of Prescott-Russell (UCPR), but said he is willing to take on more waste from within the UCPR, if necessary.  

    “We’re not planning to import trash from the city of Toronto like other landfills in the region do,” said Mayer. 

    Mayer does not believe his landfill has been at fault for the smell in the surrounding area. He said East Hawkesbury residents are likely smelling the Mironor compost facility located nearly three kilometres from Chute-à-Blondeau across the Ottawa river in Brownsburg. The compost facility, which manages food waste from Laval’s 383,417 residents, has received $5 million in financing for the expansion of its facilities, allowing it to process nearly 30 000 tons of organic matter every year. The first phase of the expansion was completed in 2023. 

    Seeking alternatives 

    Kelley believes the region should look into building a waste-to-energy plant, also known as an incineration plant, to process solid waste and transform it into energy through combustion. Radiant heat produced by burning waste serves in boiling water, creating steam to make power energy turbines. 

    While these waste disposal facilities have systems in place to filter parts of the CO2 and other gas emissions produced by waste combustion, they do not eliminate all greenhouse gases and other toxic emissions from the smokestack. 

    The cost to build one such plant is in the hundreds of millions of dollars. One incineration plant built in the Durham region near Toronto, cost nearly $300 million to build, a figure far outside the budget of a municipality of the size of East Hawkesbury. The Durham plant processes 140,000 tonnes of garbage each year and can power around 10,000 homes. 

    Incineration is also being looked at by the city of Ottawa as the city’s landfill is quickly running out of space. 

    Next Steps 

    The draft ToR can be read at https://mayerexpansionea.com/project-reportscanwill and comments can be sent through email at MayerEA@ghd.com until December 8th. The ToR will be sent to the Ministry of the Environment, Conservation and Parks of Ontario alongside comments from nearby communities for approval before any further step can be taken in the expansion of the Landfill. 

    The expansion may also require approval under the Ontario Environmental Protection Act, the Ontario Water Resources Act and the Canadian Impact Assessment Act. 

  • Les Hawks écrasent les Raiders 9-4; perdent en prolongation face aux Canadiens de Carleton Place

    Les Hawks écrasent les Raiders 9-4; perdent en prolongation face aux Canadiens de Carleton Place

    Les Hawks ont écrasé les Raiders de Nepean 9-4 le mardi 28 novembre au complexe Robert Hartley.  

    Riley Bloom et Brayden Besner ont marqués les deux premiers buts pour Hawkesbury en première période. Les hawks ont marqués trois autres fois en deuxième période, avec des buts d’Alexis Minville, Rémi Gagné et un second de Brayden Besner. Les Raiders ont su se garder dans le match avec deux buts de Carson McGurn. 

    Les Raiders ont entamé la troisième période en force avec un but de John Lumsden après seulement une minute de jeu, mais les Hawks ont ensuite marqué trois buts consécutifs, dont deux d’Alexis Fournier et un troisième de Brayden Besner pour mettre la marque hors de portée des visiteurs. Les Raiders ont ramené le score à 8-4 avec un but de Curtiss Sturgeon. Brayden Besner a ensuite porter la marque finale à 9-4 avec son quatrième but de la soirée avec quelques secondes à faire au match. 

    Les Hawks s’inclinent en prolongation 

    Les Hawks ont été défait 4-3 en prolongation face aux Canadiens de Carleton Place le vendredi 2 décembre. Brayden Besner a marqué le premier but en première période, mais l’attaquant Ryder Dagenais des Canadiens a égalisé la marque avant la fin de la période. 

    Hawkesbury a ensuite marqué deux buts consécutifs de Rémi Gélinas et Alex Fournier en seconde période. Les Canadiens ont à nouveau égalisé la marque à 3-3 en troisième période avec des buts de William Bouwer et Will Soloway. 

    Carleton Place a finalement remporté le match en prolongation grâce au but de Bill Gourgon. 

    « On est l’équipe la plus jeune de la ligue », a affirmé le DG des Hawks Marc Berniqué, « on fait plein de petites erreurs mais j’espère que ça va nous aider à long terme. » 

    Les Hawks sont présentement en troisième position dans la division Yzerman, quatre points derrière les Grads en première place. Les Hawks devaient jouer contre les Grads dimanche dernier, mais le match a été annulé à cause de la température. Une nouvelle date pour le match n’a toujours pas été décidée. 

  • Cougars defeat Metcalfe 6-2, Lose 8-4 to Gatineau

    Cougars defeat Metcalfe 6-2, Lose 8-4 to Gatineau

    The Vankleek Hill Cougars took two points off the Metcalfe Jets on Friday, December 1, in a 6-2 victory.  

    Ryan Allan scored the first goal for Metcalfe in the first period, but the Cougars quickly came back with two back-to-back goals by Alexander Perry and Zachary Sullivan to end the first period 2-1. 

    Cougars continued to dominate in the second with another two goals from Garret Cunning and Mathieu Bélanger. The Jets pulled on back with a goal from Nick Aubrey, but the Cougars didn’t let up and Bruno Laframboise scored the team’s fifth goal before the end of the period. The visiting team topped off the score with a sixth goal thanks to Andy Lightle-Blais in the third period to end the game 6-2. 

    The story of the night, however, was one of indiscipline, with both teams having four players kicked out of the game with fighting majors. The Jets had a fifth player ejected from the game for contact to the head. 

    Defeated by Gatineau 

    The Cougars faced the first place Gatineau-Hull Volant in Vankleek Hill on Saturday night, December 2. Gatineau’s Mathis Villeneuve scored the first goal for the away side, but the Cougars ended the first period in strength, with more goals from Lightle-Blais and Laframboise. 

    The Cougars started the second period with their third goal from Malcolm Seguin. Gatineau then scored 3 goals from Clément Gravelle, Alexis Gauthier and Samuel Emery in the second period, making it 4-3. 

    The visitors started the third period with another goal from Emery, before Lightle-Blais pulled one back for the Cougars, making it 5-4. Gatineau then scored three back-to-back goals from Julien Arruda, Gauthier and Emery to finish off the hat-trick. 

    Cougars are still in second place in the NCJHL, six points behind Gatineau in the standings. 

  • Vankleek Hill’s new seniors residence officially open

    Vankleek Hill’s new seniors residence officially open

    For Gary Barton and other members of Vankleek Hill’s seniors affordable housing association, November 24 was a day of celebration with the official opening of the new addition to the Vankleek Senior Citizens Manor.

    “It’s good to see,” said Barton, former mayor of Champlain Township and now president of the seniors housing group.

    Special guest for the ribbon-cutting ceremony on the new addition to the manor was Rob Flack, provincial associate minister of housing. He also presented a gift for the occasion with confirmation of about $1.5 million in provincial support funding for the $10 million project.

    “Welcome to your new home,” Flack said, during the opening ceremony, crediting the seniors housing association with “a magnificent job” of planning and lobbying work for the project.

    The three-storey addition to the Vankleek Senior Citizens Manor includes 30 new housing units, eight of them designed to be accessible for tenants who have mobility problems. Ten of the 30 units are also designated as affordable housing for seniors whose financial situations make it difficult for them to find reasonably-priced accommodations.

    Barton estimated the provincial funding will cover about 20 per cent of the project cost. The rest is covered through funds confirmed by the United Counties of Prescott-Russell and also a Canada Mortgage and Housing Corporation support loan.

    Almost all of the units in the new addition are claimed and Barton noted that the seniors association has a waiting list of more than 100 people in Champlain Township and surrounding communities hoping to claim one of the remaining vacancies.

    Flack’s announcement in Vankleek Hill followed up on an earlier visit that day by him and MPP Stéphane Sarrazin to the Village of St-Albert in The Nation Municipality. Flack confirmed $1.5 million in provincial funding support for the new 26-unit La Résidence Lajoie. Six of those units are designated as affordable housing.

    Normand Riopel, mayor of Champlain Township and current warden for the United Counties of Prescott-Russell, thanked both Flack and Sarrazin for the funding aid for the two seniors housing projects.

    “The Prescott and Russell region is affected by the housing crisis that is currently hitting the entire province,” Riopel stated. “The two affordable housing projects inaugurated this morning represent an important step forward in this fight. We are extremely grateful for the involvement of all the partners in these projects, and we are committed to continuing our efforts in increasing access to affordable housing for all.”

    During a later scrum session with local media, Flack affirmed that other seniors housing associations, like those responsible for Centre d’accueil Roger Séguin in Clarence Creek and for Maxville Manor in Maxville, should be able to find support for their applications for renovation and expansion projects for their senior housing facilities.

    “I would think that they’d have a pretty good chance,” he said.

    MPP Sarrazin also affirmed that the provincial long-term care ministry is aware of funding needs for other seniors housing projects within the Glengarry-Prescott-Russell riding.

    “They (ministry staff) are looking at them all right now,” Sarrazin said. “The ministry is looking at what we can do with these projects.”

  • Le nouveau budget du canton nécessite des choix difficiles

    Le nouveau budget du canton nécessite des choix difficiles

    Le conseil du canton d’Alfred-Plantagenet devra peut-être prendre des décisions difficiles afin d’obtenir un budget équilibré pour la municipalité l’an prochain, sans que cela ne se traduise par une forte augmentation des taxes. 

    Le conseil a examiné le rapport sur le budget préliminaire lors de la réunion du comité plénier du 21 novembre. Le directeur des finances Alexandre Charlebois a déclaré que le budget préliminaire, s’il était approuvé sans modification, entraînerait une augmentation de 6,4 % du montant des impôts fonciers perçus l’année prochaine, afin d’assurer l’équilibre budgétaire. 

     La première version du budget 2024 comprend environ 13,5 millions de dollars pour les coûts de fonctionnement quotidiens et un budget d’investissement d’environ 3 millions de dollars, avec une liste de 20 projets prévus pour l’année prochaine. Cette liste comprend la construction d’une nouvelle caserne de pompiers pour le village d’Alfred. 

    À l’heure actuelle, compte tenu des revenus prévus et des dépenses d’exploitation et d’immobilisations anticipées, le budget préliminaire pour 2024 comprend un déficit potentiel de 533 346 $. Les règlements provinciaux interdisent aux municipalités d’avoir des budgets déficitaires, de sorte que l’équilibre du plan budgétaire préliminaire actuel nécessiterait une augmentation des taxes de 6,4 %. 

    Le directeur Alexandre Charlebois a recommandé au conseil d’envisager une augmentation de 3,5 % des taxes, afin d’essayer d’égaler la dernière estimation du coût de la vie par le gouvernement fédéral. Cela signifierait l’ajout de 316 859 $ à la portion du budget relative à l’impôt municipal de 2024. Le conseil et le personnel du canton devraient alors trouver 216 487 $ d’économies ou de réductions de programmes pour parvenir à un budget équilibré l’année prochaine. 

    Pour le propriétaire moyen d’Alfred-Plantagenet, dont la maison et le terrain sont évalués à 200 000 $, une augmentation de 3,5 % signifierait 49 $ de plus sur la partie municipale de la facture d’impôt foncier. Les personnes possédant des propriétés résidentielles d’une valeur supérieure ou inférieure verront leur facture d’impôt foncier augmenter plus ou moins. 

    Le canton est responsable de la perception de tous les impôts fonciers, y compris ceux des districts scolaires, des Comtés unis de Prescott et Russell, du gouvernement provincial et d’autres organismes comme la Conservation de la Nation Sud. Le canton transmet ces fonds de paiement d’impôts à leurs agences respectives. 

    Les membres du conseil ont convenu qu’une augmentation de 3,5 % des taxes était acceptable. Toutefois, le conseil a demandé à l’administration de trouver autant de moyens que possible pour réduire le déficit potentiel dans le projet de budget 2024 et d’abaisser encore davantage l’augmentation du taux d’imposition. 

    L’administration présentera le deuxième projet de budget au conseil pour examen, lors d’une session extraordinaire de deux jours, les 11 et 12 décembre.