Catégorie : Autres – Others

  • Hawkesbury OPP to hold food drive

    Hawkesbury OPP to hold food drive

    December 11 will see the Hawkesbury Detachment of the Ontario Provincial Police (OPP) hold its annual Food Drive Campaign.

    The event is held every year at the Asselin Your Independent Grocer, located at 1560 Cameron Street in Hawkesbury, where the OPP and the Hawkesbury Rotary Club will be collecting donations from the public for the Food and Snow Suit Drive.

    Santa and the OPP’s mascot Rosie will be around for pictures from 9 a.m. to 5 p.m., so bundle up the kids and don’t forget your cameras. Masks and physical distancing are still required, as per health guidelines.

  • La reprise des croisières inquiète les associations écologistes

    La reprise des croisières inquiète les associations écologistes

    Les bateaux de croisière font leur retour sur les côtes du Canada depuis le 1er novembre. De la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse, en passant par l’Île-du-Prince-Édouard, les ports canadiens peuvent à nouveau accueillir ces immenses hôtels flottants, qui transportent des milliers de passagers à leur bord.

    Quelque 150 navires ont déjà prévu de venir à Halifax entre avril et novembre 2022, et 75 à Charlottetown, d’après les administrations de leurs ports respectifs.

    Tandis que l’industrie des bateaux de tourisme espère reprendre son rythme de croisière, certains chercheurs et associations s’inquiètent des conséquences environnementales. Francopresse fait le point sur la pollution de l’air et de l’eau provoquée par les paquebots, mais aussi sur les technologies vertes à même de décarboner le secteur.

    Les navires de croisière contribuent-ils fortement à la pollution atmosphérique?  

    D’après des données de 2018 de l’Organisation maritime internationale (OMI) que Francopresse a pu consulter, les navires de croisière génèrent 30 millions de tonnes de CO2 par an, soit 10% de la pollution causée par le transport maritime.

    Ils utilisent aussi un carburant de piètre qualité: du fioul lourd difficile à bruler, appelé pétrole «bunker». Il s’agit d’un résidu visqueux qui reste une fois que les autres produits pétroliers — essence, naphta ou encore diésel —, plus légers, ont été raffinés. Seul l’asphalte employé sur les routes est plus épais.

    Longtemps utilisé pour faire tourner des centrales électriques, le pétrole bunker a été progressivement cantonné au transport maritime en raison des pluies acides qu’il provoquait.

    On y trouve en effet des résidus de métal, de la cendre et surtout des teneurs en soufre très élevées. La combustion du carburant rejette ainsi beaucoup d’oxydes d’azote, d’oxydes de soufre, de monoxyde de carbone et de particules fines.

    «C’est un cocktail nocif qui contribue de manière significative à la dégradation de la qualité de l’air dans les villes portuaires», observe Véronique Bussières, responsable de la conservation bioculturelle et marine à la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP).

    Les paquebots pourraient utiliser un mazout allégé en soufre ou du carburant diésel, sans aucune trace de soufre. Mais ces deux options seraient d’un tiers à deux fois plus chères que le fioul lourd.

    Le Canada a néanmoins pris les devants ces dernières années en mettant en place des zones d’émission contrôlées. Depuis le 1er janvier 2015, les côtes canadiennes sont protégées par la mise en place de la Zone de contrôle des émissions de l’Amérique du Nord (ZCE-AN), qui contraint les navires à utiliser un carburant dont la teneur en soufre est inférieure à 0,1 %.

    À ce niveau de 0,1%, sachant qu’un paquebot consomme en moyenne 2 000 litres par heure en mer et 700 litres par heure à quai — afin de satisfaire les besoins en énergie à bord —, les associations écologistes estiment qu’un géant des mers produirait autant d’oxydes de soufre qu’un million de voitures environ.

    Par ailleurs, selon les règles de l’OMI, depuis le 1er janvier 2020, tous les vaisseaux circulant dans le monde doivent réduire leurs émissions d’oxyde de soufre de 3,5% à 0,5%.

    Quel est l’impact des bateaux de croisière sur la pollution des fonds marins?

    Les paquebots relâchent une grande partie de leurs eaux usées en mer. «Une minorité d’entre eux ont des systèmes de traitement à bord», regrette Véronique Bussières.

    Les organisations environnementales dénoncent à cet égard une règlementation canadienne permissive, moins sévère que celles des États américains bordant le Pacifique.

    L’Alaska, la Californie ou encore l’État de Washington se sont dotés de législations draconiennes concernant la concentration de polluants toxiques autorisée dans les eaux usées déversées dans les océans et les technologies utilisées pour filtrer ces eaux.

    «Les eaux au large de la Colombie-Britannique sont ainsi devenues la cuvette des toilettes de l’industrie des croisières» (traduction libre), peut-on lire dans un rapport publié en juillet 2020 par les organisations environnementales Stand.earth et West Coast Environmental Law.

    Selon cette étude, 31 milliards de litres d’eaux usées sont déversés chaque année par les paquebots de passage sur la côte ouest du pays, une quantité équivalente à 13 000 piscines olympiques. «On doit faire pression sur Ottawa pour que des normes plus strictes soient adoptées», insiste Véronique Bussières.

    Dans leur rapport, Stand.earth et West Coast Environmental Law recommandent de revoir à la baisse la concentration de polluants toxiques permise dans les rejets. Ils préconisent également d’interdire tous rejets dans des zones sensibles et d’instaurer une surveillance obligatoire par un tiers parti afin de faire respecter les normes environnementales.

    Dans une réponse par courriel, Transports Canada assure être en discussion avec ses homologues américains en vue d’améliorer la règlementation. L’interdiction de tout déversement dans les nouvelles aires marines protégées canadiennes depuis 2019 est un premier pas dans la bonne direction.

    Une nouvelle source de pollution inquiète toutefois Véronique Bussières: les rejets de soufre dans l’eau.

    Au cœur du problème, les épurateurs destinés à réduire la quantité de soufre dans les gaz d’échappement des navires. Ces systèmes de filtration sont lavés avec de l’eau, renvoyée ensuite dans la mer alors qu’elle est contaminée par des métaux lourds. En 2020, on évaluait à 4000 le nombre de bateaux équipés d’épurateurs dans le monde. 

    «C’est un effet pervers et inattendu des règles environnementales de l’OMI, qui encouragent les bateaux à utiliser des carburants plus propres. On a pris un problème de pollution de l’air et on l’a transformé en pollution de l’eau», analyse Véronique Bussières.

    La biologiste-géographe s’inquiète d’eaux de lavage très chaudes, 100 000 fois plus acides que l’eau de mer: «Cela contribue à l’acidification des océans et fragilise le métabolisme de nombreux organismes marins.»

    Des bateaux verts, est-ce possible?

    Plusieurs technologies sont au banc d’essais pour décarboner le secteur. «Cela va demander des investissements majeurs si on veut rapidement renouveler la flotte. Le transport maritime doit changer de paradigme, on a besoin d’actions radicales», prévient Emmanuel Guy, spécialiste en transport maritime et professeur au Département des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

    Dans une réponse par courriel, Transports Canada affirme s’être engagé à travailler avec le secteur maritime afin d’accélérer le développement technologique et la mise en place de carburants propres.

    L’électrification des bateaux est l’une des premières pistes évoquées. «Pour le moment, cela fonctionne uniquement avec de petits modèles circulant sur de courtes distances, capables de se recharger en une nuit», constate Emmanuel Guy.

    «Il faudra réaliser d’importants progrès en matière de batteries pour les grands vaisseaux, gourmands en énergie», reconnait Transports Canada dans une réponse par courriel.

    Les quais des ports canadiens ont déjà commencé à s’électrifier avec l’installation de bornes à destination des bateaux qui passent en mode électrique lorsqu’ils sont amarrés. Transports Canada rapporte avoir financé ces investissements à hauteur de 19,5 millions de dollars.

    Au port d’Halifax, une station de recharge fonctionne ainsi depuis 2013. Entre 25 et 30 navires s’y branchent chaque année. «S’il y avait une demande suffisante, on aurait la capacité d’en ajouter une autre», partage Lane Ferguson, responsable des communications au port d’Halifax.

    Si le bateau électrique peut apparaitre comme le rempart idéal contre les émissions de gaz à effet de serre, «ça n’en fait pas pour autant un moyen de transport propre», met en garde Véronique Bussières. Sa fabrication nécessite en effet des métaux rares dont l’extraction cause des dommages environnementaux.

    Par ailleurs, pour recharger les batteries, il faut produire cette électricité en amont. Et dans le monde, les sources d’énergie sont encore bien souvent le charbon et le pétrole, très polluants.

    Aux yeux d’Emmanuel Guy, la voie à privilégier à court terme est le passage au Gaz naturel liquide (GNL). «C’est un combustible fossile moins polluant, auquel l’industrie peut avoir accès rapidement», relève-t-il. Les infrastructures pour se ravitailler en GNL restent cependant à créer.

    L’universitaire évoque également d’autres solutions à l’étude comme l’hydrogène ou le méthanol, obtenus par des procédés verts, l’ammoniac liquide ou encore des voiles d’appoint.

    Véronique Bussières s’interroge quant à elle sur la pérennité à long terme de l’industrie: «D’un point de vue humain et environnemental, on ne peut pas avoir une croissance infinie de paquebots toujours plus grands.»

    Alors que quatorze pays se sont engagés pendant la COP26 sur la voie de la neutralité carbone du transport maritime d’ici 2050 — mais pas le Canada —, la SNAP prône plutôt une limitation du nombre de bateaux de croisières.

  • Des pistes pour que les communautés francophones passent de l’inclusivité à l’hospitalité

    Des pistes pour que les communautés francophones passent de l’inclusivité à l’hospitalité

    «Dans les écoles du Manitoba, cette notion d’“identité franco-manitobaine”, beaucoup d’immigrants disent ne pas s’y reconnaitre, dans les évènements, les activités […] La question, c’est comment est-ce qu’on se sent chez soi dans la différence?» questionne Nathalie Piquemal, professeure à la Faculté d’éducation de l’Université du Manitoba.

    À ses yeux, «la notion d’intégration a une connotation passive ; j’arrive dans un nouveau milieu, on m’accueille gentiment, j’apprends les normes sociales de ce nouveau milieu et je m’adapte. Pour moi, ce n’est pas un projet de société commun», critique la professeure, qui a coréalisé plusieurs recherches sur le sujet. 

    Elle suggère plutôt davantage de fluidité et d’ouverture au changement dans les communautés francophones minoritaires, comme «d’ouvrir les programmes scolaires à un regard critique pour dépasser les silos».

    À l’inclusion ou l’intégration, Nathalie Piquemal préfère la notion d’hospitalité, «dans le sens où la personne qui accueille accepte aussi que les gens qui arrivent changent l’environnement. Pour se sentir bien chez soi dans la différence, la seule façon c’est de pouvoir changer l’environnement dans lequel on arrive», défend la professeure.

    La culture, rassembleuse

    «Pour moi, quand on parle d’immigration francophone, on parle du développement d’une communauté», lance pour sa part l’artiste Yao. À ses yeux, cela passe inévitablement par l’aspect culturel.

    «Je me rappelle d’ailleurs avoir entendu une super belle phrase qui disait que la culture réussit souvent là où la politique échoue», ajoute-t-il en riant.

    «On a des éléments qui nous rassemblent autour de la table et on oublie qu’il existe un lien très fort entre langue et identité culturelle. En Ontario, on l’a vécu entre autres en culture avec le Festival franco-ontarien (FFO) qui se disait : “Pourquoi est-ce qu’on n’arrive pas à attirer les gens des communautés ethnoculturelles?”»

    «Et eux de leur répondre: “Nous ne nous reconnaissons pas comme Franco-Ontariens. Donc le Festival franco-ontarien ne nous interpelle pas nécessairement”», relate encore l’artiste.

    Il ajoute que cela a mené durant quelques années à l’instauration du «piquenique africain» dans le cadre du FFO, ce qui n’a pas forcément fonctionné pour attirer les membres des communautés ethnoculturelles.

    «Je pense qu’il devrait y avoir beaucoup plus de concertation entre les institutions et les secteurs divers pour trouver des stratégies qui englobent les diverses facettes du processus d’immigration – le côté humain du processus, qui est non seulement le avant, le pendant, mais aussi le après», suggère Yao, qui souligne aussi l’importance de pouvoir concilier de multiples identités avec celle de «francophone».

    Celui qui a voyagé dans la plupart des communautés francophones au pays estime tout de même que la vitalité y est bien présente. Ce qu’il déplore, c’est que les nombreuses initiatives mises en place soient de courte durée, créant «une inaptitude à se projeter dans le futur».

    L’artiste souhaiterait voir des projets structurants sur la longévité, «sur dix ans, sur quinze ans […] Mettre en place les fondations de quelque chose de beaucoup plus solide, qui va venir jouer sur le processus d’intégration des francophones des communautés ethnoculturelles».

    «Favoriser une gouvernance plus cohérente et plus porteuse»

    Pour Christophe Traisnel, professeur de science politique à l’Université de Moncton, «la question, c’est d’embarquer les nouveaux arrivants dans ce processus du faire communauté».

    «Ça passe notamment par leur meilleure [visibilité], en particulier au niveau des instances de représentation politique. Il y a trop peu — et là je parle surtout pour l’Acadie — de minorités visibles ou de personnes issues de la diversité qui sont élus municipaux», déplore-t-il en soulignant l’élection cette année du tout premier maire noir d’Acadie, Kassim Doumbia à Shippagan.

    Le professeur observe également que du côté des communautés francophones minoritaires, «nos gouvernances communautaires sont bien loin d’être gouvernantes, en fait».

    Il regrette que les priorités politiques mises de l’avant soient plus souvent celles de l’État que celles des communautés elles-mêmes. «On en voit les limites: le récent rapport du Commissariat aux langues officielles sur la non-atteinte de la cible [de 4,4 % d’immigration francophones hors Québec, NDLR] montre qu’on est encore une fois face à une gouvernance gouvernante qui décide au nom et à la place de la gouvernance communautaire. Il y a un réel problème à mon sens».

    Mariève Forest, présidente de la firme de consultation Sociopol, estime à ce sujet «qu’il y a quand même des éléments à notre portée qui pourraient être mis en place pour favoriser une gouvernance plus cohérente et plus porteuse des communautés francophones», comme le fait de travailler davantage en collaboration et moins en silos.

    «Il y aurait certainement une gouvernance plus concertée au niveau fédéral qui amènerait une économie des énergies et plus de cohérence au niveau communautaire, parce que pour l’instant on voit une multiplication des organismes, des énergies, etc. Ça peut créer des conflits et éventuellement même un désengagement», constate l’experte.

    Enfin, Mariève Forest note que les communautés francophones minoritaires éprouvent encore des difficultés à «planifier des activités qui permettent une harmonisation des cultures – c’est-à-dire où il y a une expression de la diversité, mais qui ne va pas juste pour un groupe».

    À titre d’exemple, elle cite l’organisation de festivals à thématique «ethnoculturelle» et d’autres de «traditions locales», qui peinent à s’entremêler. 

    «C’est un enjeu qui déborde largement la manière dont c’est financé, mais parfois il y a quand même des dynamiques où la manière dont les ministères vont financer ces activités-là […] ça empêche finalement le maillage d’une personne résidente permanente et une personne citoyenne canadienne, par exemple.»

    «Ça existe encore, et ça ne devrait pas exister à mon avis si on veut parler d’une réelle vitalité qui est inclusive de toutes les populations francophones», conclut Mariève Forest.

    Luisa Veronis, professeure agrégée à l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche sur l’immigration et les communautés franco-ontariennes, qui coorganisait les trois journées d’étude, indique que les ateliers seront disponibles pour réécoute en baladodiffusion sur le site du Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF).

    Elle précise également qu’un rapport synthèse «avec des recommandations destinées principalement aux décideurs politiques (qui pourraient être pertinentes également pour les praticiens et/ou leadeurs communautaires)» ainsi qu’un livre dirigé paraitront pour faire suite aux journées d’étude.

  • Un projet de loi pour empêcher un «deuxième cas Laurentienne»

    Un projet de loi pour empêcher un «deuxième cas Laurentienne»

    En moins de sept mois, l’ancien député Paul Lefebvre et la sénatrice Lucie Moncion ont déposé à deux reprises un projet de loi pour empêcher les établissements postsecondaires du pays de se prévaloir de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) et de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

    Une manœuvre effectuée dans un premier temps par Paul Lefebvre — le projet de loi C-288 — en réaction aux coupes effectuées à la Laurentienne le 12 avril 2021. Son projet est cependant mort au feuilleton avec les élections fédérales.

    Le projet de loi S-215, déposé au Sénat par Lucie Moncion dès les premiers jours de reprise des travaux parlementaires, vient achever ce travail, explique-t-elle. Il démontre également le caractère urgent de prévenir d’autre cas comme la Laurentienne, «notamment dans les communautés de langues officielles en milieu minoritaire», précise-t-elle.

    La sénatrice estime que tous les établissements d’enseignement postsecondaire au pays «sont en train de regarder comment la situation à la Laurentienne va se résoudre. On veut éviter que ça devienne un exemple».

    Aux gouvernements provinciaux et fédéral d’assumer le financement

    La LACC et la Loi sur la faillite et l’insolvabilité ont permis la restructuration de la Laurentienne au printemps dernier, entrainant par le fait même l’élimination de nombreux programmes et forçant des étudiants du Nord de l’Ontario à l’exode.

    «Ce n’était pas attendu qu’un établissement d’éducation postsecondaire puisse utiliser la LACC ou la Loi sur l’insolvabilité puisqu’ils sont financés par nos gouvernements», rappelle la sénatrice indépendante franco-ontarienne Lucie Moncion.

    Son projet de loi vise donc à établir «la responsabilité du gouvernement fédéral dans la recherche de solutions. Ce dernier doit consulter des acteurs clés dans les communautés, les établissements postsecondaires et les gouvernements provinciaux», revendique Lucie Moncion.

    «Depuis plusieurs années, il y a un sous-financement chronique de la part des provinces et le financement du gouvernement fédéral stagne depuis les années 2000. Les universités et collèges sont au bord du gouffre», analyse-t-elle.

    Elle assure que la pandémie a exacerbé une situation déjà précaire pour les établissements postsecondaires.

    «Le gouvernement provincial ne l’avait pas anticipé»

    Paul Lefebvre, ancien député libéral de Sudbury, a commencé à travailler sur ce projet de loi en avril dernier. Il rejoint Lucie Moncion: «Les sociétés comme les universités, les collèges ou les hôpitaux ne devraient pas se prévaloir de cette loi [la LACC].»

    «J’ai vu l’effet que ça a sur les gens. Les banques pensaient que ce genre de restructuration [n’arriverait jamais] vu que l’université est une entité gouvernementale, créée par une loi gouvernementale. Personne ne pensait que l’université pouvait se prévaloir d’une restructuration. On était tous sous le choc lorsque c’est arrivé à la Laurentienne», reprend Paul Lefebvre.

    Pour lui, tout l’aspect économique de la question a «peu été analysé. Les banques avaient l’impression que le gouvernement surveillait les universités sur la question de leur rendement, fiscal et financier».

    Lucie Moncion souligne qu’en plus d’avoir échoué à anticiper la situation, le gouvernement provincial n’est pas venu en aide à la Laurentienne: «Tant que l’université est sous la protection de la LACC, ils attendent de voir les résultats», commente-t-elle. 

    La sénatrice rappelle que dans les années 90, le gouvernement de l’Ontario était pourtant intervenu auprès des conseils scolaires francophones: le gouvernement provincial avait mis le Conseil francophone de planification scolaire d’Ottawa-Carleton sous tutelle et avait réglé les problèmes en collaboration avec les conseils scolaires.

    «Dans le cas de la Laurentienne, c’est comme si le gouvernement provincial ne l’avait pas anticipé, comme s’il n’était pas au courant des problèmes», regrette encore Lucie Moncion.

    La politicienne s’appuie sur un autre exemple bien connu: le Campus Saint-Jean (CSJ). «L’Université de l’Alberta est très au courant des problèmes financiers du campus, mais n’intervient pas. Il y a une précarité continue. C’est la même chose au Nouveau-Brunswick. Où sont les gouvernements? Où est l’argent du gouvernement fédéral qui doit être utilisé pour le campus, pour les communautés de langues officielles en situation minoritaire? Qu’est-ce qu’on fait avec cet argent?»

    C’est pour cette raison que la sénatrice tient à voir si, en modifiant les deux lois, il sera possible de «responsabiliser les gouvernements provinciaux et fédéral» pour protéger l’éducation dans les communautés en situation minoritaire.

    Quant à Paul Lefebvre, il se dit «confiant» sur les chances d’adoption du projet de loi. «Il faudrait que ça se fasse rapidement, maintenant», presse-t-il.

  • Il est temps d’agir sur l’accaparement des terres agricoles

    Il est temps d’agir sur l’accaparement des terres agricoles

    On a tendance à penser que seul le continent africain est aux prises avec cette forme d’exploitation à outrance. Il est vrai que l’Afrique est particulièrement touchée par ce phénomène puisque le continent dispose de 60% des terres arables non exploitées dans le monde.

    Cependant, le Canada connait également un accaparement de terres agricoles par des investisseurs étrangers. Le Parlement canadien a d’ailleurs commissionné un rapport de recherche sur le sujet en 2014.

    Ces achats de terres agricoles par des investisseurs étrangers ou nationaux se concentrent principalement dans les régions situées dans le nord de plusieurs provinces, là où se sont justement établies des communautés francophones à partir de la fin du 19e siècle, lors de la colonisation vers l’Ouest. Notons qu’il s’agit donc d’un enjeu qui concerne les communautés francophones en situation minoritaire.

    De quel phénomène parle-t-on?

    La crise financière de 2008 a montré la volatilité des placements boursiers et spéculatifs. Les investisseurs privés, individuels ou organisationnels, se sont donc tournés vers des «produits» plus stables.

    On pense tout de suite à l’or et à l’art, mais la terre a toujours été historiquement une valeur refuge, même si on l’avait un peu oubliée ces dernières décennies.

    On assiste donc, partout dans le monde, depuis une dizaine d’années, à de nombreuses transactions (achats, baux et concessions de surfaces agricoles de 200 hectares et plus) concernant des millions d’hectares de terres agricoles par des investisseurs, des fonds souverains, etc.

    C’est à un point tel que l’on peut sérieusement se poser la question de savoir s’il ne s’agit pas d’une nouvelle forme de colonialisme. Après tout, le colonialisme dans les Amériques (et ailleurs) a, avant toute chose, été une affaire d’accaparement des terres.

    D’autres causes existent derrière ce phénomène. On peut citer l’augmentation de la population et l’enrichissement de certains pays ne disposant pas beaucoup de terres arables.

    La Chine, par exemple, n’a que 7% des terres arables de la planète, mais compte près de 20 % de la population. Un pays comme l’Arabie Saoudite, qui est quasiment entièrement désertique, ne compte que 1,6 % de terres arables sur son territoire.

    Quelle est la situation au Canada?

    Commençons par souligner que des investisseurs canadiens sont embarqués dans cette mouvance d’achat de terres arables à l’étranger. Selon le rapport de recherche précité, entre 2000 et 2014, le Canada aurait opéré 44 transactions pour acquérir 2 millions d’hectares en Afrique et en Amérique du Sud.

    Ici au Canada, année après année, les chiffres sont implacables: la part des terres agricoles, propriété de producteurs d’ici, diminue.

    Autre élément à considérer : l’envol des prix des terres. En 2020 seulement, le prix des terres a augmenté de 5,4%, suivant une augmentation de 5,2% l’année précédente.

    Soit, la situation n’a rien de comparable avec celle que connait l’Afrique. Les transactions effectuées par des investisseurs étrangers quant aux terres arables canadiennes demeurent quelque peu anecdotiques, mais la pression se fait assez forte pour que le Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts s’en soit inquiété.

    Un rapport de 2018 contient plusieurs recommandations auxquelles le gouvernement devrait prêter attention et sur lesquelles il devrait agir avant que la situation ne devienne incontrôlable.

    Le rapport mentionne très clairement les préoccupations exprimées par les agriculteurs devant l’acquisition de terres par des investisseurs non seulement étrangers, mais ne provenant même pas du secteur agricole.

    Tant qu’il s’agit de fonds d’investissement canadiens, des grands fonds de retraite bien connus par exemple, les dégâts sont limités. Mais quand il s’agit de fonds d’investissement étrangers, cela met directement à risque, à terme, notre souveraineté alimentaire, élément fondamental d’une société viable et stable. Une menace pour notre économie en tant que 5e exportateur agricole au monde.

    Prévoir plutôt que guérir

    La plupart provinces ont adopté des règlements limitant la propriété étrangère des terres agricoles, à l’exception de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

    Rappelons que l’agriculture est un champ de compétence partagé : si les provinces ont la gestion en matière de propriété des terres, le fédéral a un droit de regard sur un investissement étranger d’ampleur et l’évaluera en fonction de l’intérêt national au regard de la Loi sur Investissement Canada.

    Notons aussi que la propriété étrangère va au-delà les terres. L’industrie de l’agroalimentaire a aussi vu de nombreuses prises de contrôle étrangères au cours des dernières années.

    Par exemple, l’entreprise suisse Glencore contrôle un des plus grands manutentionnaires de grains dans les Prairies sous le nom de Viterra; la brésilienne JBS possède des élevages et des usines de transformation de bœuf en Alberta, etc.

    Bien entendu, il faut souligner que ces propos ne visent absolument pas l’installation d’agriculteurs étrangers dans nos communautés rurales. Bien au contraire, il faut leur faire de la place, nous avons besoin d’eux notamment pour reprendre des fermes familiales sans héritier··e. Ils font entièrement partie de la solution, car leur nouveau projet de vie permet justement d’éviter que des fonds spéculatifs achètent ces terres.

    Si pour l’instant l’ampleur du problème demeure limitée au pays, il convient cependant de rester attentif et d’en faire clairement un enjeu de sécurité nationale. Il n’est pas encore trop tard pour le Canada.

    Seules la propriété et l’exploitation de terres agricoles par des entités canadiennes sont à même de nous assurer que nous ayons de quoi nourrir la population canadienne dans les prochaines décennies. Autrement dit, de ne pas dépendre d’importations agricoles étrangères et donc d’assurer notre souveraineté alimentaire, sans laquelle la sécurité de la nation est impossible à garantir.

    Aurélie Lacassagne est politologue de formation et professeure invitée à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales (ÉSAPI) de l’Université d’Ottawa.

  • Les Vikings écrasent les Jr Canadians 5-0

    Les Vikings écrasent les Jr Canadians 5-0

    Les Vikings ont bien entamé le match, jeudi, en imposant leur rythme de jeu aux Jr Canadians dès les premières minutes de la rencontre. Les troupes de Casselman ont exercé beaucoup de pression sur les visiteurs et leurs efforts ont finalement porté fruit quand Brendon Watson a finalement brisé la glace vers la fin du premier engagement, aidé par Alex Simard et Nicolas Chartrand. Connor Baillie a été phénoménal devant le filet des Jr Canadians pour garder son équipe dans le match. 

    L’intensité semblait avoir diminuée en deuxième période, mais les Vikings étaient toujours en plein contrôle du match et Chartrand est parvenu à doubler l’avance des siens, aidé par Simard. L’équipe d’Ottawa semblait s’être réveillée à mi-chemin en deuxième période et il s’en est fallu de peu pour que le tir de Connor Fraser, entre les jambières de Zachari Racine, frappe la cible. Cependant, le but de Mathieu Talbot à la fin de l’engagement a ralenti les ardeurs des visiteurs et donné une avance de trois buts à Casselman après deux périodes. Nicholas Lankester et Frédérick Gagnier ont récolté des passes sur le jeu. 

    Talbot en a rajouté au début du troisième vingt en servant une tasse de café à deux défenseurs d’Ottawa avant de déjouer Baillie en désavantage numérique. Quelques minutes plus tard, Alex Simard a complété la marque en inscrivant son deuxième but de la saison sur des passes d’Alexandre Charlebois et de Frédérick Gagnier pour donner la victoire à Casselman. Zachari Racine a récolté son deuxième jeu blanc de la saison après avoir repoussé les 26 tirs des visiteurs. 

    Défaite contre les Hawks

    Le lendemain, les Vikings rendaient visite aux Hawks à Winchester. Les Vikings ont complètement dominé la rencontre au chapitre des tirs au but, dirigeant 54 lancers contre le gardien des Hawks, Justin Lee, mais celui-ci a été parfait devant la cage des siens pour récolter son premier jeu blanc de la saison. Après trois périodes et une prolongation sans but, c’est finalement Ric Shin qui a donné la victoire aux Hawks en déjouant William Vaillancourt en tirs de barrage. 

    Les Vikings occupent présentement le quatrième rang de la division Martin dans la EOJHL, un point derrière les Hawks de Winchester et six points devant les Jr Canadians d’Ottawa. 

  • Un incendie dans la nuit de lundi au centre-ville de Hawkesbury

    Un incendie dans la nuit de lundi au centre-ville de Hawkesbury

    Les services d’incendies de L’Orignal, de Vankleek Hill, de Saint-Eugène, de Grenville, de Grenville-sur-la-Rouge, de Lachute, de Brownsburg et d’Alexandria ont été appelés en renfort pour combattre l’incendie, qui n’était toujours pas maîtrisé au moment de mettre sous presse. D’autres détails suivront.

  • Council quartet speaks out about Mayor Assaly’s comments

    Council quartet speaks out about Mayor Assaly’s comments

    “We’re here to set the record straight,” said Councillor Robert Lefebvre, during a Monday morning press conference.

  • Le conseil refuse de soutenir la manifestation du maire

    Le conseil refuse de soutenir la manifestation du maire

    Le conseil a voté à 4 contre 3 une résolution refusant tout soutien à la mairesse Assaly pour ses actions et ses déclarations faites dans le cadre de sa marche de protestation quotidienne à l’heure du midi le mois dernier au sujet de ce qu’elle a décrit comme «l’atmosphère toxique» au bureau municipal pour le personnel et elle-même.

    «Attendu que le ou vers le 9 novembre 2021, la mairesse a manifesté devant l’hôtel de ville, indique la résolution, tout en faisant des commentaires relatifs à ce qu’elle juge être un climat de travail «toxique» dans la ville de Hawkesbury et en attribuant, du moins en partie, ce climat de travail  » toxique  » à un ou plusieurs employés de la ville de Hawkesbury, et attendu que le conseil de la ville de Hawkesbury n’adopte pas ou n’appuie pas les actions ou les commentaires faits par la mairesse Assaly lors de ses événements, surtout en ce qui concerne les employés de la ville de Hawkesbury, par conséquent, le conseil de la ville de Hawkesbury adopte ce qui suit : les actions de la mairesse, ses commentaires et sa manifestation ne sont pas représentatifs de l’opinion du conseil de la ville de Hawkesbury. Ils ne sont pas faits avec l’autorité du conseil. Le conseil s’excuse auprès de tous les employés de la ville pour les actions de la mairesse et demande que cette résolution soit partagée avec tous les employés de la ville.»

    Les conseillers Raymond Campbell, André Chamaillard, Robert Lefebvre et Yves Paquette ont voté pour la résolution. Le maire Assaly et le conseiller Lawrence Bogue ont voté contre. Le conseiller Antonios Tsourounakis s’est abstenu de voter