Catégorie : Autres – Others
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Les deux «priorités absolues» de la ministre Petitpas Taylor
Francopresse: En ce qui concerne le projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles, allez-vous intégrer en tout ou en partie les recommandations de la FCFA?
Ginette Petitpas Taylor: J’essaie de prendre un peu de recul, ça fait trois semaines que je suis la ministre des Langues officielles. J’ai eu le privilège de rencontrer la FCFA pour entendre leurs recommandations et d’autres groupes d’intervenants.
Je suis encore en période de breffage et en réflexion, pour voir à quoi va ressembler le projet de loi.
Même si vous êtes encore en réflexion, dans le sillage de l’affaire Michael Rousseau, pouvez-vous nous dire si le commissaire aux langues officielles aura davantage de pouvoir?
La raison d’être de déposer et de moderniser le projet de loi est qu’on «défacilite» la Loi pour lui donner plus de mordant.
Les recommandations dans le projet qu’avait déposé la ministre Joly [sa prédécesseure aux Langues officielles, NDLR] donnaient de nouveaux pouvoirs au commissaire, notamment pour enquêter.
Mais envisagez-vous d’instaurer un pouvoir de sanctions, par exemple?
Je dois de nouveau dire que j’étais vraiment désappointée et fâchée des commentaires de M. Rousseau. C’était absolument inacceptable. Les francophones et les Québécois étaient très frustrés, ils devraient l’être.
Pour la question des pouvoirs du commissaire, je continue à rencontrer les intervenants, je continue mes sessions de breffage et j’ai promis aux Canadiens, Canadiennes et aux Québécois que d’ici 100 jours, on va avoir le dépôt du projet de loi.
Pouvez-vous nous indiquer quand les consultations quinquennales vont débuter pour le prochain Plan d’action pour les langues officielles?
Nous n’avons pas de date exacte, mais je veux lancer les consultations dans l’année 2022 pour m’assurer qu’on va avoir une bonne période pour recevoir les commentaires des intervenants du pays. Je veux avoir la chance de bien connaitre mes intervenants pour maximiser les informations qu’ils nous partagent.
Cette question et celle du dépôt du projet de modernisation de la Loi vont être mes deux priorités absolues.
On sait que votre gouvernement a promis de doubler et rendre permanent le financement aux institutions postsecondaires francophones. Comment allez-vous gérer les provinces récalcitrantes à faire leur part sur la question, comme l’Alberta dans le cas du Campus Saint-Jean?
Le premier ministre a été clair: nous voulons être là, mais ça nous prend des partenaires au niveau de la province.
J’espère qu’on pourra développer ces partenariats-là avec la ministre de l’Ontario et la province de l’Alberta. C’est sûr que l’Université Laurentienne est un enjeu. J’ai hâte de continuer cette conversation avec la ministre Mulroney.
Comment allez-vous sensibiliser les autres ministres fédéraux dans des dossiers où les langues officielles sont impliquées, comme la question des clauses linguistiques dans les garderies?
Comme gouvernement, on doit travailler avec nos partenaires et nos homologues au niveau des provinces et territoires dans les ententes bilatérales. Des conversations doivent avoir lieu sur les clauses linguistiques, pour s’assurer que [les] communautés où la langue est minoritaire reçoivent les services nécessaires.
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Un discours du Trône en demi-teinte pour les francophones
Mary May Simon a livré le discours en anglais, en inuktitut — fait historique — et à 18% en français.
Lors de sa nomination l’été dernier, les communautés francophones avaient vivement critiqué le fait qu’elle ne parle pas français. La plupart des organismes francophones ont toutefois salué son effort de livrer une partie du discours du Trône en français.
«Initialement, nous n’étions pas contents de cette nomination. Son discours en français hier est un signal qu’elle le travaille, qu’elle prend des cours. On salue cela. Avec le temps, ça va s’améliorer», affirme Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).
Du côté de l’Atlantique, le ton est plus dur: «On veut la réconciliation, on veut qu’une représentante des Premières Nations soit gouverneure générale. Mais on pourrait penser qu’il y a surement beaucoup de membres des Premières Nations au pays, et surtout au Québec, qui auraient pu occuper ce poste et parler le français», suggère Roger Ouellette, professeur à l’École des hautes études publiques (HEP) à l’Université de Moncton, qui souligne que le discours a été livré «péniblement» dans cette langue.
Alexandre Cédric Doucet, président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) qui est actuellement devant les tribunaux au sujet de l’unilinguisme anglophone de leur lieutenante-gouverneure, Brenda Murphy, assure qu’il y a «des comparaisons à faire» entre les deux représentantes de la reine.
Encore des points d’interrogation pour les langues officielles
Pour Roger Ouellette, si le discours du Trône ne va pas en profondeur, car ce n’est pas sa nature, les lettres de mandat [des ministres fédéraux] seront plus explicites.
Alexandre Cédric Doucet souligne pourtant un manque de détails: «Vu que le projet de loi [visant à moderniser la Loi sur les langues officielles] risque de jouer un grand rôle au nom de l’unité nationale, nous sommes un peu déçus.»
Le fait que le projet ne fasse pas partie des priorités avant Noël constitue une déception pour la SANB. «Pour être cohérents avec leurs promesses électorales, il aurait été bon que les libéraux précisent la date de dépôt, vu que c’est une demande des communautés francophones depuis six ans, et précisent si le projet sera déposé dans son état actuel ou non», indique Alexandre Cédric Doucet.
La SANB demande notamment que ce soit uniquement le Conseil du Trésor qui surveille le respect de la partie 7 de la Loi. Actuellement, le rôle est partagé entre le Conseil du Trésor et Patrimoine canadien dans le projet de loi.
En Ontario, l’AFO aussi aurait aimé savoir si le projet sera redéposé tel quel ou non. Pour Carol Jolin, «il manque encore des éléments extrêmement importants sans lesquels la Loi aura des trous et ne sera pas plus respectée qu’elle ne l’est présentement».
Ces «trous» seraient comblés par les quatre amendements réclamés par la FCFA à la fin octobre, selon le président de l’AFO.
Lynn Brouillette, présidente-directrice générale de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), assure pour sa part être «enchantée» de voir que le gouvernement juge «crucial» l’appui aux communautés francophones en situation minoritaire.
«Ça vient renforcer le discours sur l’asymétrie des langues, en rappelant que le français est la langue qui doit être protégée et promue au pays», indique-t-elle.
Extrait du discours du Trône:
Les deux langues officielles font partie de notre identité.
Il est crucial d’appuyer les communautés de langue officielle en situation minoritaire et de protéger et promouvoir le français non seulement à l’extérieur du Québec, mais également au Québec.
Le gouvernement déposera sa proposition de Loi visant l’égalité réelle du français et de l’anglais et le renforcement de la Loi sur les langues officielles.
Et l’éducation?
Malgré l’intention du gouvernement de redéposer un projet de modernisation, la PDG de l’ACUFC considère qu’«il aurait à gagner à prendre en considération les modifications, notamment sur la question des mesures positives. On veut s’assurer que cette partie appuie le réseau postsecondaire. Présentement, la façon dont c’est écrit [dans le projet de loi], c’est comme si le postsecondaire était exclu des mesures positives».
L’ACUFC salue également la mise en place d’un «tout premier système d’apprentissage et de garde d’enfants pancanadien» dans le discours.
«Pour nous, c’est d’autant plus intéressant vu que la garde d’enfants est le début du continuum d’éducation qui mène jusqu’au postsecondaire», assure Lynn Brouillette.
L’éducation en général et en français est pourtant la grande absente du discours du Trône, estime de son côté Lily Crist, présidente de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB).
«Je comprends que les sujets de société abordés soient très importants, évidemment, mais des institutions francophones manquent de moyens et d’indépendance adéquats et vivotent».
Il aurait été bon d’avoir une vision ou un plan à ce sujet, appuie-t-elle, en soulignant les cas de l’Université Laurentienne et du Campus Saint-Jean.
Une cible pour l’immigration
Sur l’immigration, les communautés francophones veulent une cible claire à atteindre.
La PDG de l’ACUFC a été «agréablement surprise» de l’intention du gouvernement de réduire les temps d’attente pour immigrer. Mais «la question d’atteindre la cible est importante pour nous, précise Lynn Brouillette. Notre réseau d’établissements postsecondaires est un allié du fédéral parce que nous accueillons des étudiants qui arrivent de pays francophones et qui souvent veulent rester au Canada».
Une étude menée par l’ACUFC démontre que «la plupart des participants à l’enquête des étudiants internationaux francophones (91%) ont l’intention de chercher un emploi au Canada après avoir terminé leur programme d’études» et que «(92%) habitent toujours au pays après avoir terminé leur programme d’études».
Côté ontarien, Carol Jolin rappelle que la cible en immigration francophone de la province, fixée à 5% depuis 2012, n’a pas été atteinte avant cette année, et que la cible fédérale de 4,4% ne l’a jamais été.
«Il faut que gouvernement fédéral mette en branle ces cibles pour les dépasser et être capable de rattraper le temps perdu, car notre poids démographique ne cesse de descendre. C’est un consensus de tous les partis, il ne manque que la décision de la ministre Ginette Petitpas Taylor sur ce point», explique-t-il.
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Discours du Trône: de la continuité dans les priorités du gouvernement
«La priorité absolue demeure le contrôle de la pandémie. Pour cela, la vaccination est le meilleur outil», souligne d’emblée Mary May Simon dans le discours du Trône, qui présente les priorités du prochain gouvernement.
Au niveau de la relance économique, le gouvernement prévoit de prolonger certaines mesures d’aide et d’ajouter des mesures pour les secteurs encore touchés par la pandémie.
Sur le plan économique, le gouvernement s’adresse surtout aux familles en réitérant son engagement d’offrir un système national de garderies à 10$ ainsi qu’en établissant des priorités pour lutter contre la hausse du cout de la vie.
Il établit à cet effet deux priorités, soit l’accès au logement abordable en collaboration avec les municipalités et l’accès à la première propriété en créant un «programme de location avec option d’achat».
L’opposition insatisfaite
«Les étudiants des collèges ou des universités renoncent de plus en plus à l’idée de s’acheter une maison. Les travailleurs ont de la difficulté à faire le plein d’essence […] Tous les mois, à travers le pays, les files s’allongent devant les banques alimentaires. Les réalités que vivent les familles canadiennes ont l’air d’être largement ignorées des libéraux», a fustigé Erin O’Toole, chef du Parti conservateur.
«Rien dans le discours du Trône ne règle l’inflation, le cout de la vie, la crise d’unité nationale. Il n’y a aucun plan pour faire en sorte que les gens travaillent», a-t-il insisté en présentant son parti comme la voix des Canadiens en matière d’économie.
Même son de cloche du côté du chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh: «On dirait que le gouvernement s’essouffle. Il ne répond pas à l’urgence et aux problèmes que les gens traversent en ce moment.»
Une Loi sur les langues officielles modernisée
Le discours, intitulé Bâtir une économie résiliente: un avenir plus propre et plus sain pour nos enfants, a été présenté en anglais, en français et en inuktitut, une première dans l’histoire du pays.
Alors que le français a occupé peu de place dans l’annonce des priorités du gouvernement, la gouverneure générale a lu plus du deux tiers des quatre pages de sa présentation d’ouverture en français.
Tout comme dans le discours du Trône de 2020, le gouvernement s’engage à moderniser la Loi sur les langues officielles.
«Le gouvernement redéposera sa proposition de Loi visant l’égalité réelle du français et de l’anglais et le renforcement de la Loi sur les langues officielles», a assuré la gouverneure générale.
Le discours souligne également l’importance d’appuyer les communautés de langues officielles en situation minoritaire ainsi que de protéger et de promouvoir le français au Québec comme à l’extérieur de la province.
Pour le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, la «Loi sur les Langues officielles du Canada devrait s’attarder à protéger le français à l’extérieur du Québec, puisque le français à l’intérieur du Québec pourrait et devrait n’être protégé que par l’intervention de l’Assemblée nationale qui, à la fois, a une meilleure volonté, une meilleure vision et une meilleure légitimité en la matière».
Le chef conservateur a quant à lui rappelé que le dossier des langues officielles était «une priorité, mais les libéraux ne font rien depuis six ans».
Le projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles, déposé quelques jours avant la fin des travaux parlementaires en juin dernier, est mort au feuilleton au moment du déclenchement des élections en aout.
À la sortie d’une rencontre du Cabinet, mardi, la ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, a réitéré qu’elle travaillait «d’arrachepied» pour redéposer le projet de loi C-32 «d’ici 100 jours».
Environnement
La question de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques occupe une place importante dans le discours du Trône.
Le gouvernement veut miser sur une augmentation du prix de la pollution en investissant «dans les transports en commun et [en rendant] obligatoire la vente de véhicules zéro émission».
La création d’une Agence canadienne de l’eau est également prévue pour protéger les océans et «aider les agriculteurs».
L’accent est aussi mis sur l’importance de «plafonner et réduire les émissions des secteurs pétrolier et gazier, et aller plus vite vers une électricité complètement carboneutre.»
Pour le chef du Bloc québécois, «il ne faut pas que plafonner les émissions du secteur pétrolier, mais bien plafonner la production, parce qu’ultimement, il n’y aura pas de réduction des émissions si on augmente la production». Il souhaite au nouveau ministre de l’Environnement, Steven Guilbault, de ne pas tomber dans ce piège.
Le chef néodémocrate, Jagmeet Sing, a de son côté déploré le fait que le discours du Trône ne réponde pas à la crise climatique «avec des premiers pas faciles à faire».
Des «actions concrètes» pour la réconciliation
Le discours du Trône accorde une place continue à la réconciliation.
La gouverneure générale a d’ailleurs réclamé des gestes concrets envers la réconciliation dans son message d’ouverture: «Nous devons transformer la culpabilité qui nous accable en actions concrètes», a-t-elle indiqué.
Ces actions se présentent, entre autres, par des engagements vers l’élimination des «avis à long terme sur la qualité de l’eau potable», par la consultation des communautés autochtones dans les projets de relance économique et par la création d’un «monument national à la mémoire des survivants [des pensionnats autochtones] et en nommant un interlocuteur spécial chargé de faire avancer la justice concernant les pensionnats autochtones».
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Les multiples vies du Bluenose, la célèbre goélette sur les pièces de 10 cents
Pour la Nouvelle-Écosse, c’était une douce revanche, car l’année précédente une goélette américaine avait remporté le trophée de cette course à deux.
Il était un petit navire…
Le Bluenose a été construit au chantier naval Smith & Rhuland à Lunenburg, à l’ouest d’Halifax, au cout de 35 000$ en dollars de l’époque – environ 515 000$ aujourd’hui.
Il a été conçu par l’architecte naval haligonien William James Roué (1879-1970), un autodidacte dont c’était le premier projet de goélette de pêche. Pour un premier essai, c’était plutôt réussi!
Le navire était entièrement fait de chêne, de pin, de bouleau et d’épinette de la Nouvelle-Écosse, à l’exception des mâts qui provenaient de grands pins de l’Oregon.
Après son lancement à la fin mars 1921, le Bluenose a entrepris sa première saison de pêche sur les Grands Bancs, au large de l’ile de Terre-Neuve et du Cap-Breton. Même si plusieurs navires de ce type étaient toujours utilisés pour la pêche à l’époque, «c’était presque la fin de l’ère des goélettes sur les Grands Bancs», souligne Emily Sollows, chargée de communication et assistante des opérations à Bluenose II et au comité Bluenose 100.
C’était une pêche rude et périlleuse : «On ne pêchait pas du pont du navire, explique Emily Sollows. On envoyait les pêcheurs sur de petites embarcations, des dories. C’était assez dangereux ; les pêcheurs devaient débarquer du navire sur ces petits bateaux, aller chercher le poisson et le ramener à bord.»
La domination du Bluenose
Il existait depuis longtemps une compétition de grands voiliers : la Coupe de l’America (America’s Cup), qui se déroulait dans le havre de New York.
En Nouvelle-Écosse et en Nouvelle-Angleterre, on s’en moquait un peu, car il s’agissait de navires tellement fragiles et instables qu’on devait annuler la course si les vents étaient un peu trop forts.
Des Néoécossais ont alors décidé, en 1920, de créer l’International Fishermen’s Race afin d’opposer les meilleurs navires de Lunenburg et de Gloucester, au Massachusetts. Les goélettes participantes devaient avoir connu une saison de pêche au préalable.
Des courses éliminatoires avaient d’abord lieu aux deux endroits afin de désigner les navires qui allaient s’affronter. Le parcours était d’entre 35 à 40 milles marins (65 à 75 kilomètres).
C’est un navire américain, l’Esperanto, qui rafle le trophée la première année. Mais cette victoire sera de courte durée puisque le Bluenose allait remporter la course de 1921 et n’allait perdre aucune des autres éditions de cette compétition, soit en 1922, 1923, 1931 et 1938.
L’édition de 1922 sera controversée alors que, contestant sa défaite face au Columbia à la deuxième course, le capitaine Angus Walters, qui était passé du mauvais côté d’une bouée, a refusé de mener la troisième et décisive course.
Bluenose, l’ambassadeur
Dans les années 1930, la renommée du Bluenose dépasse largement les frontières de la Nouvelle-Écosse.
En 1933, le navire devient un ambassadeur et entreprend une tournée de l’Est canadien, remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu’au Grands Lacs et se rend jusqu’à Chicago pour représenter le Canada à l’Exposition universelle. Le navire en profite pour participer à la course Mackinac, dont le prix était un fromage de 135 kilogrammes.
Deux ans plus tard, en 1935, le Bluenose représente à nouveau le Canada, cette fois-ci en Angleterre à l’occasion du 25e anniversaire du couronnement de George V.
Après la dernière International Fishermen’s Race de 1938, le Bluenose est un vieux navire mal entretenu. Alors qu’il doit être mis à l’encan en 1939, le capitaine Walters, qui vient de se retirer de la pêche, l’achète pour la somme de 7 000 $ – qui provient de sa victoire de l’année précédente.
Mais l’entretien de la goélette est trop onéreux et il finit par la vendre en 1942 à la West Indian Trading Company. Le Bluenose entreprend une nouvelle carrière comme navire de transport dans les Caraïbes ; il n’a plus de voiles ni de mâts, mais est muni de moteurs.
Son nouveau rôle pouvait parfois occasionner autant de dangers que la pêche en haute mer. Alors qu’il était près des côtes de Cuba, chargé de dynamite et de carburant pour avion, le Bluenose a frisé la catastrophe.
Un sous-marin allemand a repéré la goélette. Une seule torpille l’aurait fait voler en éclat. Mais, miracle : «Le sous-marin s’est approché du navire», raconte Monica Graham, autrice du livre Bluenose.
«Le capitaine a demandé: “Êtes-vous le Bluenose?” On lui dit oui. Et il répond: “Si ce n’était que j’aime le Bluenose, je vous aurais abattu. Mais ne revenez plus.”»
La célèbre goélette n’a pas survécu longtemps à cette rencontre ; quelques années plus tard, le 28 janvier 1946, avec une cargaison de bananes, le Bluenose frappe un récif près de l’Île-à-Vache, dans le sud-ouest d’Haïti, et sombre.
La naissance du Bluenose II
C’était la fin du Bluenose, mais pas celle de la légende. Au début des années 1960, le même chantier naval de Lunenberg qui avait bâti l’orignal construit une réplique: le Bluenose II.
Il a été financé par la brasserie Oland d’Halifax comme outil promotionnel pour l’une de leurs bières, la Schooner, mais aussi comme attraction touristique.
Le Bluenose II devient, encore plus que son prédécesseur, l’ambassadeur par excellence de la Nouvelle-Écosse, visitant de multiples ports et accueillant des milliers d’apprentis marins. En 2012, on le démantèle complètement pour rebâtir un nouveau Bluenose II avec certains matériaux de la première réplique.
Après toutes ces années, sa popularité ne se dément pas, tout comme la légende du premier Bluenose. «On s’est beaucoup demandés cette année – célèbrerait-on le centenaire du Bluenose si le Bluenose II n’avait pas été construit? Probablement pas», souligne Emily Sollows.
À l’occasion du centenaire, la Monnaie royale canadienne et Postes Canada ont à nouveau immortalisé la goélette.
En 1937, la pièce canadienne de 10 cents arborait pour la première fois la goélette, mais sans l’identifier. Curieusement, ce n’est qu’en 2002 que la Monnaie royale confirmera qu’il s’agissait bel et bien du Bluenose.
Postes Canada a pour sa part émis deux nouveaux timbres: l’un présentant le Bluenose en expédition de pêche et l’autre lors de sa première course, en 1921. La goélette a fait une première apparition sur un timbre canadien en 1929, puis en 1982, 1988 et 1998.
Cent ans plus tard, pourquoi cette histoire fascine-t-elle encore? «C’est une histoire formidable. L’Homme contre les éléments», soutient Alan Creaser, président de l’organisme Bluenose 100.
Il ajoute: «C’est une histoire du Canada contre les États-Unis ; c’est une histoire de pêcheurs qui avaient la vie dure, mais qui ont vécu la gloire en menant des courses avec ces goélettes. Cette histoire du Bluenose rejoint les Canadiens jusqu’à ce jour. Et d’avoir le Bluenose II comme ambassadeur, cela garde la légende vivante.»
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Record pour la guignolée de Lachute
«C’est un gros record, du jamais vu!», s’exclame la directrice générale Louise Desrochers qui rappelle les 16 000$ recueillis voilà deux ans. Le beau temps était là pour nous et les bénévoles étaient au rendez-vous. On sentait tout le monde de bonne humeur! Ça fait du bien ce genre de rassemblement autour d’une belle cause!»
Mme Desroches contactera les supermarchés environnants pour compléter les paniers de Noël avec des denrées non périssables manquantes qui seront distribuées à environ 500 familles. Elle rappelle que deux nouvelles dates ont été ajoutées pour ceux qui n’auraient pas encore fait leur demande de panier. Rappelons que les quantités offertes dans chaque panier sont déterminées par le nombre de bouches à nourrir. Des cartes cadeaux trouées, qui ne permettent ni l’achat d’alcool, de cigarettes ou de billets de loto dans les marchands de la région, seront encore offertes pour les denrées périssables. Pour obtenir un panier au coût de 5 dollars, les personnes doivent prendre un rendez-vous au 450 562-5151 pour déterminer leur accessibilité.
L’équipe du centre d’entraide remercie sincèrement toute la population pour sa générosité ainsi que Gaétan Lebel, propriétaire de Les aliments Lebel, pour leur avoir offert généreusement des locaux chauffés pour entreposer les denrées non périssables. Les familles pourront obtenir leur panier les 13, 14 et 15 décembre prochains à ces locaux.
Rappelons que le centre d’entraide d’Argenteuil nourrit les personnes dans le besoin d’Argenteuil durant 11 mois par année. Pour le temps des fêtes, chaque municipalité doit organiser sa guignolée. À Saint-André d’Argenteuil, la guignolée aura lieu ce samedi tandis que à Gore et Brownsburg-Chatham, elle aura lieu le samedi 4 décembre.
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Les Panthères se défoulent contre les Glens
Les deux équipes ont mis un certain temps à se réchauffer vendredi et l’intensité du jeu était plutôt durant les deux premières périodes. Les Panthères ont eu plus d’occasions de marquer que leurs adversaires, ils contrôlaient bien le jeu avec un mouvement efficace de la rondelle, mais les Hawks ont fait du bon travail en territoire défensif pour protéger la zone payante et forcer les Panthères à décocher leurs tirs de la périphérie.
Après deux périodes sans but, les deux équipes ont finalement débloqué en troisième période. Les Hawks ont été les premiers à se réveiller en marquant deux buts consécutifs en début de troisième période. C’est Kyle Filion qui a ouvert la marque pour Winchester, aidé par Noel Klassen et Garrett Craig. Moins de 30 secondes plus tard, Logan Bohm en a rajouté en inscrivant le deuxième but des siens sur des passes de Reese Donnelly et de Ryan Spencer.
Le deuxième but des Hawks semble avoir réveillé les Panthères. Dès le retour au jeu après le but des Hawks, le trio de Robert Beaudoin, Riley MacDonald et Isaac Leduc a été particulièrement efficace en échec avant, obtenant de bonnes chances de marquer consécutives. Les Panthères ont finalement brisé la glace en avantage numérique quand Juno Grégoire a saisi le rebond de Connor MacDonald pour déjouer le gardien des Hawks.
Cependant les Hawks ont repris leur avance de deux buts quelques minutes plus tard lorsque Colby Schroeder a inscrit le troisième but des siens durant une descente à deux contre sur une passe parfaite de Filion. Mais les Panthères n’avaient pas dit leur dernier mot et Grégoire a réduit l’écart à un but en déviant le tir de la pointe de Connor MacDonald.
Les Panthères ont eu une dernière chance de créer l’égalité en fin de match quand Filion a écopé d’une punition pour rudesse avec moins d’une minute à jouer au match. Malheureusement pour les Panthères, le gardien du temps a laissé quelques secondes précieuses s’écouler durant leur dernier temps d’arrêt et ils ont été incapables de créer l’égalité pour envoyer le match en prolongation.
Domination contre les Glens
Après cette défaite crève-cœur, les Panthères se sont défoulées contre les Glens d’Alexandria le lendemain. L’équipe d’Embrun a complètement dominé la rencontre pour finalement l’emporter par la marque de 7-1. Les Glens se sont faits plus menaçants en troisième période, mais ils ont été incapables de réduire l’écart et les Panthères se sont sauvés avec la victoire.
Juno Grégoire s’est particulièrement démarqué durant la rencontre, récoltant deux buts et deux passes dans la victoire. Eric Skyba a pour sa part inscrit ses 15e et 16e buts de la saison. Maxime Patenaude a inscrit un but et une passe, Yannick Blanchard et Liam Murdoch ont récolté un but chacun, Connor MacDonald a obtenu quatre passes, Ryan Primeau deux passes et Robert Beaudoin et Riley MacDonald ont eu une passe chacun.
Les Panthères occupent toujours le deuxième rang de la division Martin de la EOJHL, huit points derrière les Golden Knights d’Ottawa-Ouest et deux points devant les Hawks de Winchester.
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Stéphane Sarrazin Honoured at Warden’s Banquet
This annual event, which had to be called off last year due to the pandemic, brought together many guests that came to recognize and celebrate Mr. Sarrazin’s significant achievements and contributions during his year as Warden. Distinguished guests included Mr. Francis Drouin, Member of Parliament for Glengarry-Prescott-Russell, Ms. Amanda Simard, Member of Provincial Parliament for Glengarry-Prescott-Russell, members of the UCPR Council, other elected officials from the Eastern Ontario region, and various community and business leaders from Prescott and Russell.
During the evening, a powerful tribute was paid to Mr. Guy Desjardins, former Mayor of the City of Clarence-Rockland, who passed away last July while still in office. The unusual year of the previous Warden, Mr. Pierre Leroux, has also been acknowledged since no events could be held during his mandate.
For the seventh consecutive year, the outstanding contributions of an individual from UCPR were recognized with the JP St. Pierre Award. This year, the award was conferred upon Mrs. Cindy Anthony in recognition of her involvement with the Kin Club of Russell’s Catch the Ace Lottery which raised $2.2 million for the community. Mrs. Jocelyn St. Pierre, widow of former Mayor St. Pierre, who passed away prematurely in 2014, was present to bestow this prestigious municipal award.
In the tradition of the Banquet, the Warden’s Award is presented to a municipal employee in recognition of his or her hard work, outstanding contribution, and professionalism towards the community of Prescott and Russell and his or her colleagues. This year, Warden Sarrazin presented this high recognition to Ms. Mary Ann C. Tisdall, Executive Assistant at the UCPR.
The funds raised at the Warden’s Banquet and the Warden’s Golf Tournament held earlier in August will be given to non-profit organizations in the region. The outgoing Warden will present the donations to the organizations of his choice at the swearing-in ceremony for the next Warden, which will be held in L’Orignal on Wednesday, December 15, 2021.
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La Fête de Noël au parc Chesser
«Je pense que la communauté a besoin d’un peu de lumière, d’un peu d’éclat», a déclaré Renée Chamberland, en expliquant pourquoi elle et plusieurs autres personnes ont passé un samedi matin à installer des décorations de Noël au parc Chesser.
Lors de la fête de Noël du 20 novembre, un groupe de sept personnes, dont Renée Chamberland et les autres organisatrices de l’événement, Geneviève Brouillard et Nathalie Bercier-Gauthier, ont passé environ trois heures à installer et à décorer un petit arbre de Noël sous le gazebo, à suspendre des lumières de Noël tout autour ainsi que des couronnes, et à mettre en place quelques dioramas.
Mme Chamberland a fait remarquer que l’année dernière, une décoration de Noël similaire, à plus petite échelle, avait été installée au parc Chesser dans le cadre d’un effort local visant à égayer les esprits pendant la pandémie.
«Nous avons remarqué que les gens semblaient l’apprécier, a-t-elle déclaré. J’ai certainement apprécié ce jour-là de voir les gens sourire».
Cette saison, Mme Chamberland, Mme Brouillard et Mme Bercier-Gathier ont commencé tôt à faire des plans pour inviter les résidents de la communauté à prendre part à une fête de décoration de Noël au parc Chesser. Ils ont contacté plusieurs entreprises locales qui ont apporté leur aide en fournissant certains matériaux pour fabriquer les dioramas et l’arbre de Noël.
Le dimanche 28 novembre, à 17 h, il y aura un allumage officiel de l’arbre de Noël au parc Chesser. Plusieurs autres villages du canton d’Alfred-Plantagenet organiseront leurs propres cérémonies d’illumination de l’arbre de Noël ce jour-là ou au début du mois de décembre.
Mme Chamberland espère participer à la décoration du parc Chesser pour Noël chaque année, si elle le peut.
«Je pense que c’est mon but dans la vie, a-t-elle déclaré, aider à faire sourire les gens, et contribuer à leur procurer un moment de joie».
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EOHU briefing: COVID vaccine for children
The Eastern Ontario Health Unit (EOHU) held a COVID-19 press briefing November 22, the first one since they were suspended in October. Chief Medical Officer of the EOHU, Dr Paul Roumelioutis, gave a general update on COVID case numbers, vaccination numbers, and the pediatric vaccine rolling out this week.
COVID-19 case numbers across the region are trending upwards again, but not nearly as much as they did in an outbreak. There were 627 new cases today, but hospital and ICU admissions are the same as yesterday, meaning that none of the cases have progressed to a serious enough state to warrant hospitalization. Numbers going up again but not nearly as much as in outbreak, and Cornwall continues to be the biggest pain point in the province, although their numbers are still much better than October.
The province has reached 92% of first doses given and 89% of second doses given. Roumelioutis said during the briefing that only 2,400 more seconds doses are needed to reach 90% across the province, and that around 5,300 third doses have been given so far. Third doses will continue to move down the age groups, just as the first two vaccine doses were done.
Finally, the age 5-11 vaccines are ready to start distribution as soon as Thursday of this week. Once they start, they will be available at all the normal vaccine clinics and pharmacies, and the EOHU will also be giving them in school-based clinics for around three weeks. Roumelioutis is hopeful that if the current pace keeps up, more restrictions can be lifted, and some sense of normalcy can return by spring 2022.
