Catégorie : Autres – Others
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L’eau potable: une ressource précieuse, mais fragile en Arctique
Alors qu’Iqaluit est en état de crise depuis plus d’un mois en raison de la présence d’hydrocarbures dans son eau, les diverses collectivités de l’Arctique canadien doivent, elles aussi, composer avec certains enjeux reliés à l’accessibilité à l’eau potable, comme la modernisation de leurs infrastructures ainsi que l’émission d’avis d’ébullition.
La situation vécue par les Iqalummiuts aura néanmoins permis d’amorcer une réflexion dans les trois territoires afin de travailler à l’amélioration des systèmes d’alimentation en eau et de se préparer à l’éventualité d’un scénario similaire.
Iqaluit privée d’eau potable
Au début du mois d’octobre dernier, la municipalité d’Iqaluit a reçu des plaintes de citoyens signalant la présence d’une odeur s’apparentant à du carburant provenant de leur eau courante.
Dans un message d’intérêt public, la municipalité avait alors affirmé que la qualité de son eau répondait à toutes les normes en vigueur, mais qu’elle continuerait de surveiller la situation en procédant à des essais supplémentaires.
À la suite de prélèvements réalisés dans le système de filtration de l’eau municipale, le ministère de la Santé a confirmé, le 15 octobre, des concentrations élevées de divers contaminants aux hydrocarbures dans l’un des réservoirs, forçant ainsi la population à s’approvisionner en eau embouteillée ou encore, à consommer de l’eau bouillie puisée à même la rivière Sylvia Grinnell, qui est située approximativement à six kilomètres du centre-ville d’Iqaluit.
Néanmoins, la situation pourrait bientôt se rétablir puisque la municipalité a annoncé, le 2 novembre dernier, que l’eau de la municipalité respectait à présent les recommandations canadiennes concernant la qualité de l’eau potable.
Dans un message d’intérêt public publié le 5 novembre, le ministère de la Santé informe la population qu’il a été demandé à une tierce partie d’évaluer le rapport d’enquête sur le terrain de la ville d’Iqaluit soumis à l’administrateur en chef de la santé publique (ACSP), le 4 novembre. Les résultats ne devraient pas être connus avant le 12 novembre prochain.
Les problèmes liés à l’accessibilité à l’eau sont courants à Iqaluit. Alors que l’eau du réseau est pompée dans le lac Géraldine, il devient parfois difficile de le faire lorsque le niveau du lac est trop bas, ce qui survient, notamment en hiver.
En 2019, afin de pallier ce problème, la municipalité a pris la décision de pomper également l’eau de la rivière Apex, mais cette dernière mesure n’est pas suffisante.
«La municipalité d’Iqaluit travaille actuellement sur une solution pour notre approvisionnement en eau à long terme, avec différentes études et évaluations en cours», déclare le responsable intérimaire des communications et du service à la clientèle à la municipalité d’Iqaluit, Geoffrey Byrne.
Doit-on craindre un scénario similaire ailleurs dans l’Arctique canadien?
Du côté du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO), on affirme que la majorité des collectivités ont récemment remplacé ou modernisé leurs usines de traitement de l’eau, et que ce travail se poursuivra à mesure qu’une infrastructure atteint la fin de sa durée de vie utile.
«Depuis 2001, le GTNO travaille avec des collectivités qui n’avaient pas d’usine de traitement de l’eau conforme aux lignes directrices, ce qui a donné lieu à seize nouvelles usines et à sept améliorations. Chaque collectivité reçoit un financement annuel destiné à l’exploitation et à l’entretien des services d’aqueduc et d’égout», indique l’agent des communications au ministère des Affaires municipales et communautaires du GTNO, Jay Boast.
Alors que la communauté de Colville Lake présente un avis d’ébullition préventif permanent depuis le 6 juin 2014, en l’absence de soumission de résultats d’analyse prouvant la salubrité de son eau, il faut remonter au printemps 2015 pour trouver un avis de la sorte à Yellowknife.
«Les avis d’ébullition de l’eau ne sont pas fréquents, mais quelques collectivités connaissent généralement une turbidité élevée de leur source d’eau pendant la saison du ruissèlement printanier, ce qui peut entrainer un avis d’ébullition saisonnier», précise M. Boast.
Par ailleurs, la Première Nation K’atl’odeeche et les localités de Kakisa et d’Enterprise sont desservies par l’usine de traitement des eaux de Hay River ; elles figurent toutes sur le répertoire d’avis d’ébullition de l’eau en cas de problème décelé à cette usine.
La situation est similaire à Whitehorse alors qu’on affirme qu’une ancienne infrastructure qui ne présente pas de risque pour la qualité de l’eau ou la santé sera remplacée ou modernisée au fur et à mesure que le budget sera disponible. Dans la capitale du Yukon, aucun avis d’ébullition n’a été émis depuis des décennies.
«Notre sécurité en eau est renforcée par notre accès aux puits d’eau souterraine plutôt qu’à l’eau de surface. Nous envoyons occasionnellement des notifications d’augmentation temporaire de la turbidité lors de la maintenance du système, car des sédiments peuvent être perturbés à l’intérieur des conduites de distribution d’eau, mais, dans ces circonstances, la qualité de l’eau reste conforme», explique la gestionnaire aux Services d’eau et de déchets à la Ville de Whitehorse, Karen Furlong.
Se préparer en cas d’urgence
Jay Boast affirme que le ministère des Affaires municipales et communautaires du GTNO aide et soutient les communautés pour la mise à jour et l’actualisation des plans d’urgence communautaire. Il entame actuellement le prochain cycle du processus d’évaluation des risques d’identification des dangers.
«Il est prévu qu’il y aura un examen après action et nous avons prévu d’examiner ce document pour les recommandations applicables et les leçons apprises», déclare-t-il.
En observant la situation de l’eau à Iqaluit, la municipalité de Whitehorse s’affaire à mettre à niveau son plan d’intervention en cas d’urgence relative à l’eau, afin de s’assurer qu’il soit à jour.
Il faut qu’il reflète les circonstances dans lesquelles un avis d’ébullition pourrait être déclenché, tout en poursuivant son travail d’amélioration de ses infrastructures.
«Nous concevons également un système de traitement de l’eau plus robuste qui offrira des protections supplémentaires et se conformera aux règlementations et directives actuelles plus strictes tout en nous permettant de puiser dans les eaux de surface si nécessaire», conclut Mme Furlong.
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Présidence de la Chambre des communes: un jeu de coulisses?
Le ou la président·e de la Chambre des communes a plusieurs fonctions: interpréter les règles de la Chambre avec impartialité, maintenir l’ordre et défendre les droits et les privilèges des députés, dont le droit à la liberté de parole.
La néodémocrate Carol Hugues, les libéraux Anthony Rota et Alexandra Mendès, ainsi que les conservateurs Marc Dalton, Chris d’Entremont et Joël Godin sont dans la course.
Un point d’interrogation subsiste pour Elizabeth May, ancienne cheffe du Parti vert et députée de Saanich—Gulf Islands en Colombie-Britannique. Elle devrait prendre sa décision avant le vendredi 19 novembre, a confirmé à Francopresse sa cheffe de cabinet, Debra Eindiguer, le 17 novembre.
Seuls Carol Hughes, Alexandra Mendès et Chris d’Entremont ont donné suite aux appels de Francopresse pour discuter de leur rôle à ce poste, si elles ou il l’obtiennent, notamment dans le contexte d’un gouvernement minoritaire.
Un «bon mode de communication avec tous les partis»
Carol Hughes, députée néolibérale d’Algoma—Manitoulin—Kapuskasing, est vice-présidente adjointe de la Chambre des communes depuis 2015.
Sa collègue libérale Alexandra Mendès, députée de Brossard–Saint-Lambert au Québec, occupe également ce poste depuis 2019.
«Ça fait deux [législatures] que suis vice-présidente adjointe. Ces années ont construit mon expérience pour gérer la Chambre. Je me crois équitable, car je suis très consciente qu’il faut assurer que tous les partis puissent s’exprimer, notamment les plus petits», plaide Carol Hughes.
Cette dernière précise l’importance «d’avoir une bonne réputation et un bon mode de communication avec les différents partis».
Ses années syndicales au Congrès du travail du Canada l’ont également forgée, selon elle, à «trouver des solutions et rassembler les gens».
Si elle soutient que «les femmes devraient prendre ce poste à la Chambre, car cela fait plus de 40 ans que ça ne s’est pas produit [depuis Jeanne Sauvé, NDLR]», Carol Hughes nuance : «Je ne crois pas que je devrais avoir le poste parce que je suis une femme, mais parce que je suis qualifiée.»
«Cesser de s’arrêter à la question du genre»
Même son de cloche du côté d’Alexandra Mendès : «Je ne suis pas en lice parce que je m’oppose à qui que ce soit. Je suis en lice parce que je pense que j’apporte quelque chose de différent», assure-t-elle.
Ce «quelque chose» est «le fait d’être une femme, d’être Québécoise, avec un bilinguisme qui est très spécifique au Québec et qui me permet de saisir certaines nuances que d’autres ne saisissent pas. Je suis aussi […] d’origine immigrante».
Ce dernier aspect fait partie de son parcours de vie, «notamment dans le communautaire», qui rentre donc forcément en compte dans son expérience, défend Mme Mendès.
Malgré deux étiquettes politiques opposées, si elle ou Mme Hughes accède à ce poste, ce sera la première fois qu’une femme est élue par ses pairs député·e·s. Jeanne Sauvé, présidente de la Chambre des communes de 1980 à 1984, avait été choisie par Pierre Eliott Trudeau.
«Ça enverrait un message fort, notamment de cesser de s’arrêter à la question du genre, dépasser cela et voir davantage la question des compétences. Mais peut-être la façon de briser cet élément-là.»
Sa priorité si elle accède au poste? Le principe de la dignité. «On a beaucoup laissé tomber les normes les plus élémentaires du respect et de la dignité des uns et des autres dans les débats à la Chambre. Je suis désolée, mais on est là pour faire des lois. Des insultes sont jetées à la va-vite sur le plancher de la Chambre. Je trouve qu’on n’intervient pas avec la régularité que cela mérite», avance Alexandra Mendès.
Des jeux de coulisses discrets
Du côté conservateur, le Néoécossais Chris d’Entremont mise sur les évènements qui ont selon lui été peu ou mal traités à la Chambre des communes.
«Compte tenu de divers récents reportages sur les environnements de travail toxiques, à la fois au sein de l’administration de la Chambre et des bureaux de députés, je ne veux certainement pas rester muet sur le sujet. Pour moi, il est clair que notre institution se retrouve en difficulté et nous devons agir immédiatement», écrit-il dans sa lettre d’annonce de candidature du 16 novembre que Francopresse a pu consulter.
Il assure qu’il peut changer les choses et améliorer «l’environnement de travail au centre de notre système démocratique», écrit-il encore. Chris d’Entremont veut notamment sanctionner des évènements visant d’autres députés, comme Raj Saini, visé pour des accusations d’inconduites sexuelles.
«Nous avons demandé davantage d’informations [à ce sujet] et ne les avons jamais reçues», indique M. d’Entremont en entrevue avec Francopresse. Il indique que cela a été le cas sous la présidence d’Anthony Rota et de Geoff Regan, son prédécesseur à la présidence de la Chambre.
Le député de Nova-Ouest explique également avoir «assisté à plusieurs reprises à des situations où l’opposition n’était pas vraiment écoutée par le gouvernement ou le président de la Chambre. On a besoin de trouver une façon de faire plus indépendante et non-partisane».
Si les candidat·e·s interrogé·es assurent ne pas «faire de lobby» auprès de leurs collègues pour appuyer leur candidature, Pierre Martel, professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, avance: «Généralement, on s’attend à ce qu’il n’y ait pas vraiment de cabale de la part d’un candidat. Mais il peut y avoir des jeux de coulisses, surtout dans un Parlement minoritaire. À ce moment, la présidence de la Chambre ne revient pas nécessairement au parti gouvernemental, mais peut bien revenir à l’opposition. Dans un gouvernement minoritaire, c’est plus volatile.»
Il précise: «Dans le cas d’un gouvernement majoritaire, les tentatives en coulisses peuvent faire élire un député du parti. Le whip du parti va peut-être avoir un rôle plus important pour booster la candidature d’un·e député·e gouvernemental·e.»
Mais ces jeux en sous-main restent «difficiles à mesurer, car beaucoup de ces tractations se déroulent en secret», rappelle le professeur Martel.
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Le cinéma francophone a du mal à tisser sa toile hors Québec
Vendredi soir, la fin de semaine s’annonce. Qui n’a pas connu cette soudaine envie de grand écran? L’expérience collective de la séance, le frisson de la salle obscure, cet endroit où le film trouve sa réelle dimension esthétique et physique, ce lieu de vie et d’enthousiasmes.
Des émotions qu’un cinéphile francophone aura bien du mal à vivre dans sa langue maternelle à Toronto ou Saskatoon. Il lui sera presque impossible de se rendre au cinéma à l’improviste. Il risque de rester à la maison devant une plateforme de lecture en continu, cherchant désespérément un contenu en français.
«Voir un film en français dans une salle hors Québec reste une gageüre», observe Denis McCready, producteur exécutif au Studio de la francophonie canadienne de l’Office national du film du Canada (ONF).
«Plus on va vers l’Ouest, plus c’est difficile de voir du cinéma de langue française. Il faut vraiment chercher», renchérit David Baeta, producteur exécutif à la maison de production Moi & Dave et président de l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC).
Mélanie Clériot, directrice générale du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA), appuie le constat : «En général, on trouve seulement des traductions de superproductions américaines, et parfois quelques grosses productions du Québec ou de la France.»
Des distributeurs frileux
L’état des lieux est double: les films québécois voyagent peu dans le reste de la francophonie canadienne et les longs-métrages francophones produits à l’étranger encore moins. Quant aux œuvres réalisées en milieu minoritaire, elles demeurent rares.
«Il y a un potentiel incroyable, mais l’industrie, encore jeune et peu financée, en est à ses balbutiements», observe David Baeta.
La frilosité des distributeurs explique en partie cette offre cinématographique si limitée. «À leurs yeux, la faible densité de population des francophones en milieu minoritaire ne justifie pas une diffusion à large échelle de titres en français», déplore Denis McCready. Car distribuer un film est un engagement financier important, rappelle le producteur: «Les distributeurs veulent un minimum de retour sur investissement, et ils estiment le risque trop important en situation minoritaire.»
L’absence de réseau de distribution francophone à l’extérieur de la Belle Province ne joue pas non plus en faveur d’un cinéma vivant. «L’industrie n’est pas sensibilisée à nos enjeux, à nos difficultés d’accès à la culture dans notre langue maternelle», souligne David Baeta.
Convaincre du «potentiel» des films en français
Le manque de salles indépendantes dédiées, totalement ou en partie, aux œuvres francophones constitue un autre pan du problème. «Dès qu’on sort du Québec, elles se comptent sur les doigts d’une main», regrette Denis McCready.
Cineplex, la plus grande chaine canadienne de salles de cinéma, qui maille l’ensemble du territoire, programme principalement de grosses productions américaines. Contactée, elle n’a pas répondu aux demandes d’entrevues de Francopresse.
«Il faut réussir à convaincre les propriétaires de salles du potentiel “grand public” d’un long-métrage en français. Ce n’est pas impossible, mais c’est un défi. Ça nécessite de s’y prendre très longtemps à l’avance», commente Denis McCready.
Pourtant, les professionnels du secteur assurent que l’appétit de cinéma en français existe chez les francophones en milieu minoritaire.
«Baignés dans un environnement anglophone, ils se sont habitués à consommer des longs-métrages en anglais, mais le désir de regarder des contenus culturels dans leur langue maternelle est ancré en eux, insiste David Baeta. La manière de raconter des histoires est propre à chaque langue, véhicule une sensibilité particulière qu’ils recherchent.»
Le public francophone au rendez-vous
L’explosion du nombre de visiteurs sur le site de l’ONF, qui offre gratuitement 4000 titres en français, le confirme. Durant la pandémie, jamais autant de films et de documentaires n’ont été visionnés. Rien qu’en mars 2020, la plateforme est passée de 7000 à 25 000 visionnements par jour.
Mélanie Clériot du FICFA témoigne aussi d’un public fidèle de festivaliers, alors que l’évènement en est à sa 35e édition. L’an dernier, malgré la COVID-19, plus de 10 000 personnes des quatre coins du pays ont assisté à des projections exclusivement en ligne.
Mais au-delà des écrans d’ordinateur, comment les cinéphiles, petits et grands, peuvent-ils réussir à assouvir leur passion? Denis McCready et David Baeta évoquent la télévision, les chaines comme Radio-Canada ou Unis TV, qui diffusent de nombreux contenus cinématographiques en français.
«Les télédiffuseurs remplissent un rôle particulièrement important en matière de production jeunesse», ajoute Denis McCready. Le producteur cite notamment TFO, la chaine éducative et culturelle de langue française en Ontario.
L’ONF a également développé un portail éducatif, Campus, riche de 5 200 documentaires, films d’animation et courts-métrages en français. Du matériel pédagogique est également disponible pour les enseignants désireux d’utiliser ces œuvres dans leurs cours. «On a un million de jeunes spectateurs à travers le Canada», se félicite Denis McCready.
Des œuvres de qualité dans les festivals
En réalité, les amateurs de grands écrans sont bien souvent contraints d’attendre les festivals. «C’est la principale porte d’entrée pour voir des titres en français, ils jouent un rôle crucial», reconnait Denis McCready.
Le cinéaste mentionne notamment la centaine de projections organisées chaque année par l’ONF dans les salles communautaires et les bibliothèques du pays, à l’occasion des Rendez-vous de la Francophonie (RVF).
Des occasions «trop rares», selon David Baeta, qui permettent néanmoins d’avoir accès à des œuvres de qualité : «Ce n’est pas la même dynamique qu’aller au cinéma, mais c’est la meilleure manière de découvrir un large choix de contenus très divers.»
Les festivals braquent en effet les projecteurs sur des productions méconnues. «Ils donnent une vie commerciale à des films produits et distribués localement qu’on ne voit pas d’habitude», affirme Mélanie Clériot.
Cette année, le FICFA propose 90 œuvres issues de la francophonie, dont une trentaine de longs-métrages. Une Tournée scolaire est également au programme : pendant quinze jours, quatre œuvres jeunesse sont projetées à plus de 14 000 élèves francophones du Nouveau-Brunswick et de Nouvelle-Écosse. Une occasion unique, selon la directrice, de donner le gout du cinéma en français aux jeunes générations.
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Une victoire suivie d’une défaite pour les Hawks
Dès les premières minutes du match, les deux équipes ont démontré une grande intensité. Le rythme de jeu était rapide, les interruptions étaient peu nombreuses et les deux équipes ont réussi à obtenir de bonnes chances de marquer. Ce sont les Hawks qui ont finalement brisé la glace après sept minutes de jeu en première période, quand Jeremy Tremblay s’est emparé de son propre rebond pour déjouer Ben West, le gardien des Grads, aidé par Michael Andrews et Antoine Dorion. Le but des Hawks semble avoir donné de l’énergie aux troupes de Rick Dorval, qui ont dominé le reste de l’engagement. Même en avantage numérique, les Grads n’ont pas été en mesure de générer de bonnes occasions de marquer, en partie parce que Mark Cooper et Josh Spratt ont été très efficaces pour tuer la pénalité. Dorion a réussi à doubler l’avance des siens à une minute de la fin de l’engagement, profitant du beau jeu de passes préparé par Tremblay et Andrews.
L’intensité a diminué d’un cran en deuxième période et les chances de marquer se faisaient de plus en plus rares. Les Grads ont encore une fois été incapables de profiter d’une occasion en supériorité numérique et James Johnston réussi à creuser l’écart à trois buts en faveur des Hawks en déjouant Ben West d’un tir du revers, aidé par Curtiss Sturgeon et Landon Brownlee. Les Grads ont obtenu leur meilleure chance de la période lorsque Blake Butler a décoché un tir sur réception sur une passe de Ryan Burke, mais celui-ci a été incapable de trouver le fond du filet. Danyk Drouin croyait bien avoir marqué le premier but des Grads lorsqu’il s’est jeté sur un retour de lancer à la dernière seconde de la deuxième période, mais malheureusement pour les visiteurs, la sirène avait déjà signalé la fin de l’engagement.
Drouin s’est repris en troisième période lorsqu’il a redirigé la passe de Devyn Orpana derrière le gardien des Hawks sur une descente à deux contre un. Les visiteurs se sont faits menaçant en fin de match, obtenant plusieurs chances de marquer durant les dernières minutes du match, mais Felix Sauvé a réussi à saisir le disque pour rejoindre Jakson Kirk qui a inscrit le quatrième but des Hawks dans un filet désert.
Défaite des Hawks contre les Wolves en tirs de barrage
Le lendemain, les Hawks rendaient visite aux Wolves de Renfrew. Le match entre les deux équipes a été chaudement disputé du début à la fin. Josh Spratt, Jeremy Quesnel et Jakson Kirk ont inscrit les buts pour Hawkesbury alors qu’Elvis Slack, Tyson Tomasini et Jakob Kalin ont inscrit les buts des Wolves. Le temps réglementaire n’a pas suffi pour déterminer de vainqueur et le match s’est finalement décidé en tir de barrages et ce sont les Wolves qui ont finalement eu le meilleur des Hawks. Les Hawks sont toujours au deuxième rang du classement de la division Yzerman dans la Ligue centrale de hockey junior A (CCHL), six points derrière les Junior Senators et quatre points devant les Grads de Navan.
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Attention à l’arnaque des cartes-cadeaux pendant les Fêtes
La Police provinciale de l’Ontario (PPO) met en garde les résidents contre les dangers des escroqueries liées aux cartes-cadeaux, et elle exhorte les entreprises qui vendent des cartes-cadeaux à aider à prévenir la fraude. Le Centre antifraude du Canada (CAFC) signale une augmentation des plaintes concernant les escroqueries liées aux cartes-cadeaux à l’approche des Fêtes.
L’escroc met la main sur votre numéro de téléphone et se fait passer pour une personne d’autorité, qu’il s’agisse d’un agent de police, d’un fournisseur de services de télécommunications ou même d’un employé de l’Agence du revenu du Canada (ARC). Il vous dit que vous devez une grosse somme d’argent et que vous devez la payer en cartes-cadeaux. Une fois que l’information sur les cartes-cadeaux est transmise au téléphone, ils raccrochent et disparaissent.
Le pire, c’est qu’il est impossible de récupérer l’argent après l’avoir envoyé. Les cartes-cadeaux seront épuisées avant que quelqu’un ne s’en rende compte, et le numéro de téléphone utilisé pour appeler est généralement faux.
On demande aux gens de se méfier de toute personne demandant un paiement par carte-cadeau. Demandez-vous pourquoi une entreprise demande des cartes-cadeaux par téléphone, surtout si elle dispose déjà de vos informations de paiement dans son dossier. Si vous pensez vraiment devoir de l’argent à la personne qui vous appelle, raccrochez et appelez vous-même l’entreprise. Les employés du commerce de détail devraient interroger toute personne qui achète une grande quantité de cartes-cadeaux et l’aider à se protéger contre la fraude.
Si vous pensez être la cible d’une fraude ou si vous avez déjà envoyé des fonds, ne soyez pas gêné, vous n’êtes pas seul. Si vous voulez signaler une fraude, ou si vous avez besoin de plus d’informations, contactez le Centre antifraude du Canada au 1-888-495-8501, ou visitez le http://www.antifraudcentre-centreantifraude.ca/index-eng.htm.
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Council receives library design for Embrun Recreational Complex
During their regular meeting on November 15, Russell Township Council received a report from the library board regarding the new branch in the Embrun Recreational Complex. The report compared four possible layouts for the new branch, including the investment required, and informed council of the best option. Council currently has $2,373,604 in reserve for capital investments, which was applied to all the options for consideration.
The first option was a 10,000 square foot branch with a capital investment of $6,367,700, with the reserve bringing it down to $4,013,776. The furniture for the new branch would cost an additional $150,000, and the library board estimated a total of $134,580 in annual operational expenses, including salary. Potential annual revenue was estimated at $69,000 from room rental, used book sales, and a store.
The second option was a 7,500 square foot branch with a capital investment of $5,190,300, minus reserves $2,817,076, and a furniture cost of $125,000. Operational expenses were estimated at $96,480, and potential annual revenue at $66,000.
The third option was a 5,000 square foot branch with a capital investment of $4,012,900, minus reserves $1,629,676, and a furniture cost of $115,000. Operational expenses were estimated at $93,380, and potential annual revenue at $62,000.
The last option was to close the branch in Russell and move it to a 15,000 square foot space in the Recreational Complex. The capital investment was estimated at $7,644,300, minus reserves $5,301,076, although this was noted to possibly increase due to the potential cost of retrofitting the Russell library branch building for the next occupant. The furniture cost would only by $150,000 because some of the current shelving could be reused. The operational expenses were estimated at $116,780, and the annual revenue at $72,000.
The last option was unpopular, as the current branch in Russell is serving the community well and is often used by residents. Therefore, the library board recommended the second option of a 7,500 square foot branch in the Embrun Recreation Complex. As this was just a report received, no vote was made.
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Le canton de Russell a besoin d’aide pour le gazebo du parc Jonathan Pitre
Le conseil municipal du canton de Russell a présenté une demande au Fonds d’accélération de l’apprentissage et de l’engagement (LEAF) de Commonwell. Si elle est choisie, le canton recevra une subvention par le biais de ce fonds qui lui permettra d’ajouter un gazebo au parc Jonathan Pitre.
Les habitants se souviendront de Jonathan Pitre, 17 ans, et de son travail en tant qu’ambassadeur de DEBRA Canada, une organisation caritative canadienne qui sensibilise le public à l’épidermolyse bulleuse (EB). Jonathan Pitre était souvent surnommé l’enfant papillon, car l’EB rend la peau aussi fragile et sensible que l’aile d’un papillon. Le conseil du canton de Russell a décidé de donner son nom au nouveau projet de parc afin de symboliser la détermination et la réussite de Jonathan et de tous ceux qui doivent relever des défis physiques ou mentaux.
L’aménagement actuel du parc est assez vaste, avec plusieurs éléments d’exercice et des terrains de sport, mais le conseil souhaite l’agrandir encore davantage en ajoutant un gazebo.
«Un gazebo serait un endroit idéal pour se reposer après avoir fait de l’exercice ou pour se mettre à l’ombre tout en profitant du parc, a spécifié la demande de subvention. Pour soutenir notre demande de subvention, nous avons besoin que la communauté partage des histoires et des commentaires positifs sur le projet du parc Jonathan Pitre sur la page web de subvention de Commonwell!»
Les habitants peuvent augmenter les chances de la municipalité de recevoir la subvention en soumettant des commentaires sur le parc et son impact sur la communauté, ou des histoires sur Jonathan lui-même à l’adresse https://thecommonwell.ca/locations/parc-jonathan-pitre-park.
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Prescott-Russell Trail to be transferred to community
VIA Rail and the Prescott-Russell Recreational Trail Corporation (PRRTC) announced November 9 that ownership of the land that the PR Trail sits on will be transferred to the community. The corporation will own every part of the trail, from the infrastructure to the rail bed to the land itself, ensuring that the trail will remain a part of the Prescott-Russell region’s recreational future.
“This agreement will turn a piece of railway heritage into a thriving green space for locals and for outdoor enthusiasts from everywhere,” stated Dominique Lemay, VIA Rail chief operating officer. “The recreational trail brings invaluable environmental and social benefits to the many communities along it. With the agreement VIA Rail reconfirms its commitment to community sustainability in Canada.”
The recreational trail has been around since 2006, when the defunct railway route was turned into a pathway for hikers and cyclists during the spring, summer and autumn seasons, and for snowmobilers during the winter. The trail stretches across the Prescott-Russell region through East Hawkesbury, Champlain, and Alfred-Plantagenet townships, The Nation Municipality, and the City of Clarence-Rockland.
The United Counties of Prescott-Russell (UCPR) had a long-standing lease agreement with VIA Rail for use of the former rail bed as a recreational trail. The UCPR has been negotiating with VIA Rail for several years for ownership transfer of the rail bed and its right-of-way.
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Raconter les histoires qui doivent être racontées
Les deux femmes, l’une âgée de 13 ans et l’autre de 51 ans, font partie d’une nouvelle addition au programme Storytime de la Bibliothèque publique de Clarence-Rockland. Elles ont fait leurs débuts dans le programme le 30 septembre dans le cadre d’une session spéciale du programme pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, afin de partager avec les enfants et les jeunes des histoires et des connaissances sur les peuples autochtones du Canada.
«Le Créateur nous a donné deux oreilles et une bouche, a dit Mme Vien, pour que nous sachions que c’est plus important et que nous comprenions. C’est un début lorsque nous partageons tous.»
L’événement du 30 septembre à la bibliothèque a été le résultat de trois mois de planification par le personnel de la bibliothèque, avec notamment des expositions de livres consacrés à la culture, à l’histoire et aux histoires des Premières Nations. Catherine Rouse, directrice générale de la bibliothèque, a fait remarquer que l’événement du 30 septembre n’était que le début des plans de la bibliothèque pour utiliser son rôle de service communautaire afin d’aider les résidents de Clarence-Rockland et les visiteurs de la région à être mieux éduqués et conscients du rôle que les peuples autochtones du Canada ont joué dans l’histoire de la région de Prescott-Russell et de la nation en général.
«Je crois qu’une bibliothèque fait partie du processus d’éducation, a déclaré Mme Rouse, et il est de notre devoir de contribuer à l’éducation des gens. Il ne s’agit pas seulement d’un événement d’un jour.»
Outre les activités et les expositions prévues en novembre pendant la Semaine nationale des traités, le programme Storytime de la bibliothèque proposera régulièrement des histoires sur et à propos des Premières nations du Canada, allant des légendes traditionnelles aux histoires plus modernes adaptées aux jeunes auditeurs.
Abigail Collins et Louise Vien ont toutes deux exprimé leur satisfaction et leur fierté d’avoir participé au lancement de ce nouvel ajout au programme d’heure du conte. Pour Abigail Collins, c’était la première fois en dehors de la salle de classe que la jeune fille de 13 ans de Hammond exerçait en public son don pour raconter des histoires.
«Je suis juste une enfant ordinaire, a déclaré Mme Collins, ajoutant que raconter des histoires aux petits enfants est différent de ce qu’elle fait avec ses camarades. Je change un peu ma voix, je rends l’histoire amusante, je fais des bruits et autres pendant que je parle, pour qu’ils ne s’ennuient pas».
«Je suis toujours en train de raconter une histoire », a déclaré Mme Vien, avec un sourire, ajoutant que le secret d’une bonne narration est « d’utiliser beaucoup d’expressions».
