Catégorie : Autres – Others

  • La Police provinciale de l’Ontario lance la campagne « Verrouillez-la ou perdez-la »

    La Police provinciale de l’Ontario lance la campagne « Verrouillez-la ou perdez-la »

    La Police provinciale de l’Ontario (OPP) du comté de Russell encourage une fois de plus les citoyens à  » Lock It or Lose It « , une campagne visant à rappeler que laisser son véhicule non verrouillé augmente les risques de vol. Près de 40 véhicules ont été volés depuis janvier, et plus de la moitié d’entre eux au cours des trois derniers mois. 

    Dans le cadre de cette campagne, des agents vérifieront les véhicules stationnés en public pour s’assurer qu’ils sont verrouillés et qu’aucun objet de valeur n’est visible. Si les précautions de sécurité ont été négligées, un petit avis sera laissé sur place, offrant des conseils pour protéger le véhicule contre le vol. Ces conseils sont simples : toujours remonter les vitres et verrouiller les portes, garder le véhicule dans un garage fermé à clé si possible, toujours se garer dans un endroit bien éclairé, ne jamais laisser d’objets de valeur à la vue de tous et ne jamais laisser son véhicule sans surveillance lorsqu’il est en marche. 

    En suivant ces simples conseils, le risque d’être victime d’un vol de véhicule diminue considérablement. 

  • Mayor protests “toxic atmosphere” on Hawkesbury council

    Mayor protests “toxic atmosphere” on Hawkesbury council

    Joined by Councillor Lawrence Bogue, Mayor Assaly began her daily protest walk on Tuesday, November 9, “after some long hard thinking.” She said the noon-hour protest is meant to draw public attention to the “toxic atmosphere” that exists both at the municipal office and also on Hawkesbury council.

    “At this point in time, we have a divided council,” she said.

    The mayor said that council has voted 4-3 against several of her proposals for dealing with working relationships between city staff and counci. She said there is an atmosphere of “anxiety and fear” at the municipal office that affects everyone “including myself” and that council needs to address the situation.

    “I think it’s the responsibility of each councillor to ensure that employees work in a positive and a safe and healthy workplace,” she said, adding that the issue will be part of the in-camera discussion portion of the November 16 council session. “Hopefully they (council members) will be of an open mind and attempt to find some solution.”

    To read in English: https://www.editionap.ca/comte-de-prescott-county/le-carillon/la-mairesse-proteste-contre-latmosphere-toxique-au-sein-du-conseil-municipal-13ed8d736d59b016ca74caa5911385da?sourceOrganizationKey=eap

  • Accueil des immigrants: la francophonie minoritaire se cherche encore

    Accueil des immigrants: la francophonie minoritaire se cherche encore

    Le Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF) et la Chaire de recherche sur l’immigration et les communautés franco-ontariennes de l’Université d’Ottawa se sont penchés sur la question le 4 novembre, à l’occasion de leur deuxième de trois journées d’étude sur l’immigration et les communautés francophones minoritaires. La prochaine est prévue le 2 décembre.

    Soukaina Boutiyeb, présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa) et directrice générale de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), a d’emblée rappelé que «le parcours d’un ou d’une immigrante Ottawa est totalement différent d’une personne qui est dans la région de Kapuskasing, notamment dans les services».

    Au niveau des défis rencontrés par les personnes immigrantes, elle a rappelé les quatre défis mis en lumière dans le Plan stratégique communautaire en immigration francophone 2018-2023 de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, «cette ligne commune de l’intégration des immigrants et du travail qui doit être fait».

    Ces quatre défis sont la promotion des régions aux immigrants, inéquitable d’une région à une autre; le recrutement ; l’accueil, avec notamment des défis de racisme et de sexisme latents ; et l’intégration économique et socioculturelle.

    En tant que présidente de l’AFFC, Soukaina Boutiyeb a tenu à présenter un cinquième obstacle : «La question de l’écart entre le besoin et le service, surtout pour les femmes immigrantes. Les services ou les politiques publiques du gouvernement ne prennent pas en compte la lentille de genre […] et encore moins la lentille francophone en situation minoritaire.»

    Des défis d’inclusion latents

    Leyla Sall, professeur agrégé de sociologie à l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, a appuyé les propos de Mme Boutiyeb: les défis d’inclusion et de rétention existent toujours, notamment en raison des différentes configurations des régions.

    Il fait observer que la francophonie néobrunswickoise et celle de la Colombie-Britannique ont «deux configurations extrêmes» : au Nouveau-Brunswick, 31,8% de la population a le français comme langue maternelle, mais les immigrants ne représentent que 2,0% des francophones.

    C’est le contraire en Colombie-Britannique, qui compte 1,4% de francophones de langue maternelle. Les francophones nés à l’étranger y comptent toutefois pour 28%.

    Selon le professeur Sall, le cœur de l’intégration reste le marché du travail, «ultra dominé par l’anglophonie, donc ça pose des problèmes d’intégration. […] Le nerf de la guerre, c’est l’emploi. L’intégration pour moi est essentiellement économique, car sans elle, les autres dimensions de l’intégration comptent pour zéro».

    À ces défis d’inclusion qui perdurent s’ajoute le racisme dans le marché du travail. Le professeur néobrunswickois cite le cas d’enseignants immigrants qui se sont fait demander en Acadie: «Comment allez-vous transmettre la culture acadienne à nos élèves?»

    Les compressions réduisent l’immigration

    Côté franco-albertain, Valérie Lapointe-Gagnon, professeure agrégée en histoire et droits linguistiques à la Faculté Saint-Jean, a rappelé que même s’il y a une reconnaissance de la francophonie en Alberta, «l’État ne donne pas les outils».

    L’approche inclusive des immigrants est d’autant plus importante, indique-t-elle, car le Campus Saint-Jean offre le programme de diplôme de formation en éducation, un diplôme qualifiant sur deux ans.

    «Ce diplôme est extrêmement fréquenté par les nouveaux arrivants, sachant que 30% de la population du Campus Saint-Jean provient de l’immigration», explique-t-elle.

    Or, le campus est affecté depuis des années par des compressions massives qui réduisent son offre de cours.

    «Le gouvernement a ainsi dit à l’administration du campus qu’on ne pouvait pas financer davantage et qu’il fallait donc réduire les admissions. Ça vient porter un coup dur à cette mission d’intégration que peut remplir le Campus Saint-Jean», indique Valérie Lapointe-Gagnon.

    «On est financés pour parler de ce qui nous divise»

    François Charbonneau, codirecteur de l’axe Francophonies minoritaires, histoire et politiques des langues et professeur adjoint à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, a davantage remis en question la francophonie accueillante: «Quand vous parlez de communauté, j’ai envie de vous demander ce que ça veut dire. Il y a des mots qu’on tient pour acquis en francophonie, on parle de “vitalité”, etc. Et souvent, on n’a pas les réponses à ces questions».

    À la question des différences régionales dans l’inclusion et l’accueil des immigrants, lui s’est plutôt interrogé: «Pourquoi on n’insiste pas davantage sur les ressemblances de l’expérience d’immigration [et sur] celle du défi du Canada français dans l’accueil des immigrants?»

    «On parle constamment en francophonie canadienne de ce qui nous divise, on ne fait que ça. Et on est financés pour parler de ce qui nous divise!» s’est emporté François Charbonneau.

    Ce rêve d’unité a déjà existé à travers la Commission Laurendeau-Dunton, a rappelé Valérie Lapointe-Gagnon.

    «[C’était] pour matérialiser l’idée de deux communautés d’accueil, dont une francophone plurielle, qui ne mènerait pas à l’assimilation, mais bien à l’intégration pour réconcilier la langue avec l’identité et la langue et la culture.»

    Mais le tout a dérivé et «a privé la communauté francophone de sa capacité d’accueil [en menant] certaines branches dans un repli identitaire et à des tensions qui ressortent aujourd’hui]», a-t-elle déploré.

    En réponse à François Charbonneau, Leyla Sall a recadré: «Tu tires à boulets rouges sur le fédéral, mais les francophonies minoritaires canadiennes sont devenues des communautés d’accueil d’immigrants par la Loi sur les langues officielles [amendée en] 1988, qui dit que le gouvernement fédéral doit prendre des mesures positives pour accélérer la vitalité de ces communautés-là, et par la Loi sur l’immigration […]. Le fédéral ne fait pas que nous diviser».

  • Reconnaitre la détresse psychologique chez les anciens combattants

    Reconnaitre la détresse psychologique chez les anciens combattants

    Les plus récentes données d’Anciens Combattants Canada (ACC) concernant les demandes de services liés à la santé mentale indiquent qu’en 2016, 21 902 vétérans ont reçu des prestations d’invalidité en raison d’un problème psychiatrique diagnostiqué. Ce nombre a bondi à 37 987 en décembre 2020.

    Selon une étude réalisée en 2019 par ACC, les hommes vétérans présentent un taux de risque de décès par suicide de 1,4 fois supérieur à celui des hommes canadiens en général. Pour les femmes vétérans, ce taux est de 1,8 fois supérieur aux femmes canadiennes en général.

    Depuis quelques années, le ministère a développé des ressources pour tenter de mettre un frein à cette tendance.

    «Le ministère de la Défense nationale et Anciens Combattants Canada a également lancé une stratégie conjointe de prévention du suicide, le 5 octobre 2017, avec des plans d’action propres à chacun des ministères pour réduire le nombre de suicides de militaires et de vétérans dans la mesure du possible», indique Marc Lescoutre, porte-parole du ministère des Anciens Combattants.

    ACC recensait, en date du 31 mars 2020, une population totale de 629 300 vétérans vivants, soit 32 100 anciens combattants ayant servi en temps de guerre et 597 200 vétérans des Forces armées canadiennes (FAC). De ce nombre, environ 19 % qui ont reçu des services par l’entremise d’ACC.

    Une offre de services qui s’ajuste à la demande

    En réponse à une demande croissante, ACC a mis au point un continuum de services et de mesures de soutien en santé mentale. «Ces efforts comprennent l’établissement d’un réseau de cliniques et de points de service satellites pour traumatismes liés au stress opérationnel partout au pays et d’un réseau de plus de 12 000 fournisseurs de services de santé mentale indépendants inscrits auprès du ministère pour offrir des traitements», déclare Marc Lescoutre.

    Le porte-parole attribue également l’augmentation de services au fait que le public soit davantage sensibilisé aux besoins des vétérans canadiens, ainsi qu’à une diminution de la stigmatisation associée à la maladie mentale.

    «Cette évolution positive s’est traduite par une hausse, au fil des ans, du nombre de demandes de prestations d’invalidité liées à la santé mentale auprès d’Anciens Combattants Canada en vue d’une indemnisation financière et de l’accès aux services de soins en santé mentale financés par ACC», affirme-t-il.

    Le programme Soutien social aux blessures de stress opérationnel (SSBSO) mis en place par le ministère offre du soutien confidentiel par des pairs qui ont généralement vécu une expérience directe de stress relié à la fonction militaire.

    Les blessures de stress opérationnelles peuvent comprendre le syndrome de stress posttraumatique, les troubles liés à la consommation de substances, les troubles anxieux ainsi que les troubles de l’humeur.

    Déstigmatiser pour mieux traiter

    Dave Blackburn est un vétéran des Forces armées canadiennes. Aujourd’hui professeur agrégé et chercheur en santé mentale des militaires et des vétérans à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), il explique que l’appellation «blessure de stress opérationnel» représente un terme administratif qui a été développé au milieu des années 2000, puis davantage utilisé à partir des années 2006-2007.

    «Le but, c’était de déstigmatiser psychopathologies, troubles de santé mentale et tous les termes qui ne sonnent pas bien avec l’environnement militaire qui sont en lien avec le psychologique ou la santé mentale. L’intention était de trouver un terme qui passait mieux chez les membres des Forces canadiennes ; un terme qui avait moins une connotation péjorative; un terme qui était plus facile d’accès», précise-t-il.

    «Plusieurs caractéristiques individuelles entrent en ligne de compte dans le développement d’une blessure : notre capacité personnelle de résilience, les expériences de vie qu’on a, les mécanismes d’adaptation qu’on a, notre bagage génétique — car il y en a qui ont une plus grande fragilité à développer un trouble de stress posttraumatique —, les mécanismes cognitifs aussi», poursuit Dave Blackburn.

    Il croit que le programme d’appui par les pairs représente un bon service de première ligne de soutien avant de se diriger vers des services plus robustes de consultation.

    «Souvent, les hommes et les femmes qui sont dans les SSBSO ont vécu vraiment une situation pas facile. Ils sont passés au travers, ils ont stabilisé leur situation, ils ont obtenu de l’aide. Ce sont de bons ambassadeurs pour amener quelqu’un qui ne serait pas trop sûr», constate l’ancien combattant.

    Selon lui, les tabous liés à la santé mentale chez les vétérans sont moins présents depuis une vingtaine d’années. «Il y a une explication générationnelle. Les plus jeunes sont beaucoup plus ouverts aux questions de santé mentale que les plus vieux», avance le chercheur.

    Dave Blackburn affirme néanmoins que la méconnaissance des services reliés à la psychothérapie, les impacts possibles sur un déploiement et les craintes reliées à la confidentialité des services de santé demeurent, encore aujourd’hui, des obstacles à la consultation. 

    Une application mobile d’apprentissage et d’autogestion de la santé mentale, Connexion TSO, a été développée par le ministère afin d’aider les vétérans et leur famille à comprendre la nature des blessures de stress opérationnel et de leur fournir de l’aide par l’intermédiaire de cliniques. Elle propose entre autres des renseignements sur le stress posttraumatique, la dépression, la gestion de la colère et les problèmes de sommeil.

    «En ce qui concerne l’augmentation des mesures de soutien en matière de santé mentale, Anciens Combattants examine régulièrement les traitements et les services nouveaux et émergents, et continuera à surveiller les progrès dans le domaine de la santé mentale et d’adapter et d’améliorer ses services en conséquence», déclare le porte-parole Marc Lescoutre.

    Des organismes impliqués pour la cause

    Depuis 2018, le Fonds pour le bien-être des vétérans et de leur famille a versé plus de 25 millions$ pour aider plus de 60 organismes canadiens à améliorer la vie des vétérans ainsi que celle de leur famille.

    Debbie Holmes est responsable administrative de la filiale 110 de la Légion royale canadienne, à Trenton. Il s’agit d’un organisme qui soutient psychologiquement les proches des vétérans par l’organisation d’un groupe de soutien bimensuel destiné aux vétéranes et aux épouses d’anciens combattants.

    «Les femmes qui participent à ce groupe sont généralement plus âgées et s’occupent d’un mari vétéran vieillissant, et essaient également de prendre soin d’elles-mêmes. Elles ont vécu la plus grande partie de leur vie avec leur mari à l’extérieur, et maintenant, elles sont à la retraite et vivent ensemble tout le temps» relate Debbie Holmes.

    «Ces femmes sont les héros méconnus de l’armée. Nous n’apprécions pas souvent leurs sacrifices et nous sommes très heureux de leur offrir ce programme de soutien», conclut-elle.

  • Affaire du PDG d’Air Canada, «le perpétuel recommencement»

    Affaire du PDG d’Air Canada, «le perpétuel recommencement»

    En date du 8 novembre, le Commissariat aux langues officielles (CLO) avait reçu plus de 2000 plaintes à propos du transporteur aérien. Après un tollé médiatique, un rappel à l’ordre par les principaux organismes francophones et le gouvernement fédéral, suivi d’excuses du président et chef de la direction, la plaie reste encore vive pour les communautés francophones canadiennes.

    Ainsi, la promesse des libéraux de redéposer le projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles est plus que jamais d’actualité, confirme Liane Roy, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) du Canada.

    «Pour nous, ça montre qu’il faut un signal fort du gouvernement fédéral sur la protection du français au pays. Et ça presse!» assure-t-elle.

    Un nombre historique de plaintes depuis 1986 pour une seule affaire

    «Historiquement, c’est en 1986 que nous avons reçu le plus grand nombre de plaintes, lorsque 1 784 plaintes avaient été [envoyées] par des employés contre le Service canadien du renseignement de sécurité, en lien avec un document envoyé en anglais seulement à ses bureaux basés au Québec», précise par courriel Sonia Lamontagne, conseillère principale en communication du CLO.

    Rendre la loi «plus dure»

    Pour Geneviève Tellier, professeure titulaire à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, «cet épisode met le doigt sur le problème de fond d’Air Canada: le leadeurship vis-à-vis de la francophonie. Quand le leadeurship est absent, on contourne les règles, il n’y a pas de réprimandes et c’est un laisser-faire qui amène à ce type de situation inacceptable».

    Liane Roy renchérit: «Il faut amender le projet de loi C-32. Il faut que le commissaire aux langues officielles puisse émettre des ordonnances, imposer des sanctions — voire des sanctions pécuniaires — en cas de manquement. Si on n’a pas ce pouvoir, ce type de situation va continuer à se produire.»

    Récemment, la présidente de la FCFA a comparu à l’Assemblée nationale du Québec lors des audiences sur le projet de loi 96, Loi sur la langue officielle et commune du Québec. «Là, on a dit que c’était urgent, que le Canada a besoin immédiatement d’un message fort pour le statut du français. Avec des affaires comme celle d’Air Canada, on assiste à la fragilisation de la langue partout au pays, même au Québec», précise-t-elle.

    La présidente de la FCFA déplore que cette affaire soit l’illustration de «tout ce qui ne fonctionne pas avec l’actuel projet de loi C-32. Dans ce cas précis, on s’attend à ce que [Michael Rousseau] apprenne des rapports. En 2016, il y a eu un rapport spécial du Commissariat aux langues officielles sur Air Canada, car ils étaient fatigués de recevoir des plaintes. Mais rien n’a changé et Air Canada récidive», pointe-t-elle.

    Le 9 novembre, la vice-première ministre, Christya Freeland a demandé au conseil d’administration du transporteur que l’amélioration de la connaissance du français de Michael Rousseau devienne un indicateur de rendement. Le conseil d’administration Air Canada s’y est engagé dans une déclaration.

    La société aérienne va également «revoir et renforcer» ses obligations en matière de langues officielles, a assuré Michael Rousseau.

    Selon Geneviève Tellier, «plusieurs vont dire que quand il y a une loi qui n’a pas de dents, c’est ça que ça donne. Il faut changer la Loi sur les langues officielles et la rendre plus dure à l’égard des contrevenants». 

    Amendement du projet de loi C-32, le rendez-vous de la ministre Petitpas Taylor 

    La nouvelle ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, a d’abord réagi par un gazouillis le 3 novembre, jour où l’affaire a éclaté. Puis, après plusieurs jours de silence, elle s’est exprimée le 9 novembre dans une entrevue accordée à Radio-Canada.

    «On peut lui donner le bénéfice du doute, car ça fait deux semaines qu’elle est nommée», suggère Geneviève Tellier.

    Elle nuance toutefois: «Mélanie Joly aurait certainement réagi dans l’heure. Lui succéder n’est pas chose facile, car elle maitrisait les dossiers francophones.»

    Selon la politologue, c’est la deuxième fois récemment que le gouvernement libéral faillit à la tâche en ce qui a trait à montrer l’exemple pour protéger la francophonie. Elle rappelle la nomination de gouverneure générale, Mary May Simon, qui ne parle pas français. «Dans ce contexte, ça devient plus difficile pour le gouvernement de faire la morale à Air Canada», souligne-t-elle.

    Elle indique également ne pas avoir senti une «très grande ouverture» du gouvernement pour mettre en place des sanctions dans la prochaine Loi sur les langues officielles.

    «Est-ce que cet épisode va faire changer d’avis le gouvernement? Je n’en suis pas convaincue. Ce sont peut-être les partis d’opposition qui vont faire des pressions, puisqu’ils se sont engagés à ce niveau».

    Et si la ministre ratait ce tournant important pour les francophones? Geneviève Tellier mise sur le «capital de sympathie dont le gouvernement bénéficie au sein des communautés francophones hors Québec», notamment en faisant «des gains dans une majorité de régions francophones», en allusion aux députés puis aux ministres francophones en situation minoritaire nommés au Cabinet Trudeau.

    «Si Mme Petitpas Taylor n’est pas à la hauteur des demandes des communautés francophones, ça risque de poser problème au gouvernement libéral, car les autres partis reconnaissent l’enjeu de la francophonie. Oui, c’est symbolique de nommer une Acadienne au poste de ministre des Langues officielles, mais c’est pour la forme. Ça prend le fond aussi», observe Geneviève Tellier.

    La professeure tempère sur le fait qu’il est «rassurant d’avoir une ministre qui a pleinement son portefeuille pour les langues officielles – qui, avant, était sous l’égide de Patrimoine canadien. Maintenant qu’on a une ministre qui se consacre à temps plein, j’ose espérer qu’il y ait des résultats».

    Si la Loi ne change pas et que seul le pouvoir de recommandations du commissaire aux langues officielles demeure, Geneviève Tellier assure qu’il vaudra la peine de continuer à se plaindre auprès du CLO pour la valeur symbolique du geste. Même si elle concède : «C’est le perpétuel recommencement, le bâton du pèlerin. Il faut refaire la plainte en sachant que ça ne changera pas grand-chose.»

    «On enseigne à nos étudiants le principe de Pareto: 80% des choses se règlent rapidement et les 20% restants prennent 80% de notre temps et de nos efforts. Les derniers aspects des problèmes sont souvent les plus difficiles, il faut peut-être passer à d’autres façons pour les régler», conclut-elle.

  • La crise des opioïdes perdure, la volonté de la vaincre aussi

    La crise des opioïdes perdure, la volonté de la vaincre aussi

    Selon les plus récentes données, le gouvernement du Canada a recensé «1 772 décès apparemment liés à une intoxication aux opioïdes […] entre janvier et mars 2021 (approximativement 20 par jour)».

    Il s’agit d’une augmentation 65% par rapport à janvier à mars 2020 (1 073 décès).

    En Colombie-Britannique, le taux de personnes en surdoses d’opioïdes a atteint de sombres records l’été dernier, alors que la province vit sa cinquième année d’état d’urgence de santé publique dans la gestion de cette crise.

    Le financement provincial pour les trousses de naloxone utilisées par la police a pris fin en avril 2020. Depuis, certains services achètent leurs propres trousses, une situation dénoncée notamment par l’opposition.

    La naloxone

    Comme le précisent les services de santé de la Colombie-Britannique, la naloxone est un médicament qui inverse rapidement les effets d’une surdose d’opioïdes tels que l’héroïne, la méthadone, le fentanyl et la morphine. En Colombie-Britannique, elle est disponible sans ordonnance et administrée par injection dans un muscle.

    Louise Chaynes est directrice générale de La Boussole, un centre communautaire francophone qui offre, entre autres services, une prévention aux surdoses à Vancouver. Malgré la fin du financement provincial des trousses de naloxone remises aux services policiers, elle indique que son organisme n’a pas senti de différence, car leurs missions sont différentes.

    «La police effectue un travail de proximité avec les résidents touchés par les surdoses. […] Il n’y a pas de relation directe entre notre organisme et la police pour faire face à cette crise des opioïdes», pointe-t-elle.

    «Un grand soutien de la communauté»

    Sur le terrain, la prévention et la prévoyance perdurent.

    En outre, mi-octobre, la ministre provinciale de la Santé mentale et des Dépendances, Sheila Malcolmson, a annoncé un investissement de 132 M$ sur trois ans pour renforcer le système de santé publique et répondre à la crise des opioïdes ainsi qu’à la crise de santé mentale qui en découle.

    «Ce qu’il faut bien comprendre, indique Louise Chaynes, c’est qu’en Colombie-Britannique, il y a un grand manque de soutien [du gouvernement] au niveau de la santé mentale, qui est très liée avec la crise des surdoses.»

    D’après la directrice de La Boussole, la Colombie-Britannique est la province qui enregistre le taux le plus fort d’itinérance au pays. En 2020, le Grand Vancouver comptait au moins 3000 itinérants sur une population d’environ 2,463 millions selon le recensement de 2016.

    «Au niveau de la santé mentale, une grosse partie de ces personnes [itinérantes] sont concernées», explique Louise Chaynes. Elle voit «la crise de la COVID-19 d’un côté, qui demande plus l’attention des pouvoirs publics, et la crise des opioïdes de l’autre, qui est moins prise en compte, car cela touche une population qui est beaucoup plus marginalisée».

    Au sein de La Boussole, toute l’équipe est formée pour administrer la naloxone. L’organisme, situé dans le quartier de Downtown Eastside, est l’un des plus pauvres de Vancouver et il est touché de plein fouet par cette crise des surdoses, «notamment parce que la Ville a appliqué une politique décriminalisation de la possession simple de drogues incluant les opioïdes», illustre Louise Chaynes.

    «Il y a eu des décisions où les personnes pouvaient consommer de manière plus ouverte, ce qui permettait de les protéger en cas de surdose. Toute personne dans la rue, dans ce quartier, pourrait intervenir en cas de surdose», ajoute la directrice.

    Les membres de son équipe ne sont pas forcément les premiers répondants comme les policiers, les pompiers ou les ambulanciers, mais cette année, La Boussole a dû intervenir deux fois pour appuyer des personnes en surdose.

    Les intervenants de l’organisme sont constamment à l’affut lorsqu’ils croisent une personne étendue dans la rue pour vérifier si elle est inconsciente ou endormie. Ils doivent aussi vérifier si la personne respire toujours et si elle est capable de répondre aux questions.

    «On fait ces checkups fréquemment. Les résidents du quartier vérifient très souvent aussi, il y a un grand soutien de la communauté», assure Louise Chaynes.

    Les organismes comme le sien s’occupent surtout de «tout ce qui est visible». Malheureusement, rappelle-t-elle, la majorité des surdoses se déroulent dans des endroits clos, où les personnes sont isolées.

    D’autres initiatives au pays

    En Ontario, un programme a récemment fait ses preuves, comme le rapporte une étude de l’International Journal of Drug Policy publiée en aout dernier. Le Programme d’opioïdes contrôlés (POC), géré par le Ottawa Inner City Health (OICH), est le premier au Canada à offrir un approvisionnement sécuritaire d’hydromorphone et une chambre privée en centre communautaire.

    L’étude s’étant penchée sur le POC conclut que «les personnes atteintes de troubles de consommation d’opioïdes sévère engagées dans un traitement à l’hydromorphone injectable et ayant accès à un logement ont montré un taux de rétention élevé dans les programmes de soins et des améliorations substantielles dans les résultats de santé et de bienêtre social centrés sur le patient.» (traduction libre)

    Fin septembre, le gouvernement ontarien a annoncé la création de 30 nouveaux lits de traitement au Pine River Institute à Toronto pour les jeunes de 13 à 19 ans qui souffrent de troubles de consommation de drogues. Le programme accueille également des jeunes dépendants d’opioïdes.

    «Le programme dure entre 14 et 16 mois, c’est variable selon les cas. Nous avons actuellement 43 jeunes alors avec l’élargissement, ça nous fera 65 lits au total», explique Vaughan Dowie, directeur général de l’institut.

    D’autres initiatives tentent, çà et là, de lutter contre les surdoses au pays ; comme à Moncton, où un centre de consommation de drogues supervisé verra bientôt le jour. En Colombie-Britannique, un premier centre de prévention des surdoses par inhalation [un autre mode de consommation que l’injection] ouvre ce mois-ci à Victoria.

    Malgré ce type d’initiatives, Louise Chaynes insiste: «Le gouvernement a encore beaucoup d’efforts à faire sur cette crise humanitaire et sanitaire.»

    Sites de consommation supervisés au pays, par provinces et territoires : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/dependance-aux-drogues/obtenir-aide-consommation-problematique-substances.html

  • Balayage complet à la ville centre de la MRC d’Argenteuil

    Balayage complet à la ville centre de la MRC d’Argenteuil

    Sans passer par un siège de conseiller, le nouveau maire a remporté son pari avec une équipe forte en obtenant plus de 955 voix (62,01%) sur son rival, le maire sortant, Carl Péloquin, qui effectuait son 2e mandat. Le message des électeurs a été clair. Ils ont opté pour le renouveau, mais ont aussi réélu l’ancien conseiller Hugo Lajoie, avec plus de 74,31% de voix, candidat qui s’est joint à l’équipe de Vision Lachute, tout comme Guylaine Cyr Desforges, qui a obtenu son laissez-passer par acclamation. 

    Gaétan Larose a ravi le siège de Alain Lanoue avec 48,58% des voix tandis que Christian David a montré la porte au routier Denis Richer avec 58,33% des voix. Les luttes ont été serrées pour les femmes d’Équipe Vision Lachute.  Aline Gravel a obtenu son siège à l’arraché avec 5 voix d’avance sur la candidate indépendante Mélanie Lajoie. L’ancien maire Daniel Mayer a recueilli 23,44%. Virginie Filiatrault a obtenu 51,96% du vote face à au conseiller sortant Serge Lachance. 

    Sur les 11 307 électeurs inscrits, seulement 3975 personnes se sont prévalues de leur droit de vote. 

  • Les Vikings tiennent bon face aux Glens

    Les Vikings tiennent bon face aux Glens

    Les Vikings ont bien entamé la rencontre, dirigeant plusieurs tirs solides contre le gardien des Glens, Jeff Holden, tôt dans le match. C’est Xavier Borgia qui a brisé la glace pour l’équipe locale lorsque Jacob Dyer lui a refilé une passe parfaite, à travers le demi-cercle du gardien des Glens, que celui-ci a redirigée dans le filet adverse. Vincent Boyle a ensuite doublé l’avance des Vikings, quelques minutes plus tard, sur des passes de Malcolm Brassard et de Samuel Barrière. Toutefois, les Glens ont riposté quand Nicholas Bell a inscrit le premier but des visiteurs à cinq minutes de la fin de la première période, aidé par Oliver Wray. Mais le gardien des Glens n’était pas au bout de ses peines, et Borgia a inscrit son deuxième but du match sur un tir précis que Holden n’a pas su maîtriser. 

    S’en était terminé pour le gardien partant des Glens, qui fut remplacé par Matthew Catton au début du deuxième vingt. Ce changement a eu pour effet de fouetter les troupes d’Alexandria, qui sont revenues au jeu avec une intensité renouvelée en deuxième période. Kadin Gazal a obtenu la meilleure chance de marquer des siens lorsqu’il s’est retrouvé en échappée contre Zachari Racine, mais le gardien des Vikings lui a fermé la porte. Quelques minutes plus tard, un tir faible de Dante Parent a donné la frousse aux partisans des Vikings, alors qu’il est passé directement entre les jambières de Racine. Il s’en est fallu de peu pour que son tir rate la cage béante des Glens de quelques centimètres. Malgré leur malchance, les Glens n’ont jamais démissionné, obtenant quelques bonnes chances de marquer en avantage numérique durant la deuxième moitié de la deuxième période, sans pour autant être en mesure de profiter de ces occasions. 

    La cohésion que les Vikings ont démontrée en première période semblait s’effriter peu à peu en troisième période. Alors que les joueurs de Casselman cherchaient à réaliser le jeu parfait, les Glens jouaient du hockey simple, mais efficace, dirigeant la rondelle devant le filet et travaillant fort pour saisir les retours de lancers. Le bon travail des Glens a fini par rapporter quand Ethan Bradley a saisi le retour de Nicolas Ouellette pour réduire l’écart à un seul but. Braden Legue a ensuite créé l’égalité pour la première fois du match, encore une fois sur un retour de lancer. Le but égalisateur semble avoir réveillé l’équipe locale, qui a redoublé d’intensité en fin de match. Le trio de Mathieu Talbot, Nicolas Chartrand et Frédérick Gagnier a été particulièrement efficace, menaçant Matthew Catton à plusieurs reprises, mais le gardien des Glens n’a pas bronché. 

    Les Vikings ont soutenu leur intensité en prologation et Frédérick Gagnier a finalement donné la victoire à son équipe en redirigeant le tir de Barrière derrière Catton. Les Vikings connaissent un début de saison remarquable, n’ayant subi qu’une seule défaite contre les Panthers d’Embrun, qu’ils reverront dimanche prochain dans le cadre de leur prochain match. 

  • Embrun Optimist Club virtual food drive

    Embrun Optimist Club virtual food drive

    The Embrun Optimist Club is once again organizing a virtual food drive for underprivileged families in the area. Last year’s fundraiser helped close to 90 families in partnership with the Good Neighbours Food Bank by providing Christmas baskets filled with food, as well as gift cards for the children. A grand total of $12,000 was raised last year. 

    For over 35 years, the Embrun Optimist Club has been collecting non-perishable food items, donations and gifts for the neediest families and children in our community to make their holiday season a little more enjoyable. 

    People in the community should know that again this year, due to the sanitary measures associated with the pandemic, there will be no door-to-door collection. As was the case last year, people are asked to donate by electronic transfer to embrun.optimiste@gmail.com (password: optimist). Cheque or cash donations will also be accepted; please seal them in a well-identified envelope and deliver to 62 Bourdeau Crescent in Embrun. 

    The drive ends on November 30 to give the Food Bank time to prepare the baskets. Please make sure to donate before then.