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  • Le médicament miracle contre la fibrose kystique malheureusement pas accessible à tous

    Le médicament miracle contre la fibrose kystique malheureusement pas accessible à tous

    Selon le site web de Fibrose kystique Canada, la fibrose kystique affecte environ 4300 Canadiens. Elle «touche différents organes, mais surtout l’appareil digestif et les poumons. […] [L]a persistance de la maladie et l’infection chronique dans les poumons, qui occasionnent leur destruction et une perte de la fonction pulmonaire, entrainent finalement la mort chez la majorité des personnes atteintes de fibrose kystique», peut-on lire.

    Considéré comme étant la plus grande innovation dans le traitement de la fibrose kystique, le Trikafta pourrait être efficace auprès de 90 % des personnes atteintes selon des recherches.

    300 000$ pour un approvisionnement d’un an

    Les traitements antérieurs atténuaient seulement les symptômes de la maladie, tandis que le Trikafta, à la base, modifie en fait les gènes, donnant essentiellement au patient une nouvelle vie sans le gène qui cause la maladie. On s’attend à ce que cela ajoute dix ans d’espérance de vie aux patients.

    Cependant, ce miracle n’est pas gratuit. Le médicament coute environ 300 000 $ pour un approvisionnement d’un an. Approuvé par Santé Canada pour les patients de 12 ans et plus, l’Ontario, l’Alberta et la Saskatchewan ont annoncé le 24 septembre qu’ils couvriront les frais du médicament sans préciser les critères d’admissibilité.

    L’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS), a publié une ébauche de recommandations proposant de restreindre le traitement aux patients qui ont moins de 90 % de fonction pulmonaire. Pourtant, la vie des personnes atteintes et qui dépassent ce seuil est loin d’être comme tout le monde.

    Un combat quotidien contre la maladie

    Originaire de Timmins, Melissa Beaudry, 19 ans, a reçu son diagnostic de la fibrose kystique à l’âge de cinq mois. C’était le début d’un long chemin pour elle et sa famille. «C’est pas facile. Il y a beaucoup de médicaments à prendre et beaucoup de traitements à faire», indique sa mère, Chantal Beaudry. Sa fille prenait environ 20 pilules quotidiennement.

    Il y a beaucoup de choses que son système digestif ne peut pas traiter, comme le gras, les vitamines A, D, E et K, mais les suppléments aident. Les problèmes digestifs posés par la maladie rendent également très difficile la prise de poids pour Melissa.

    Sa fille doit suivre un traitement de type ventilateur avec des médicaments deux fois par jour ainsi que de la physiothérapie pour qu’elle puisse expulser le mucus qui se loge dans ses poumons. Melissa a une équipe spéciale qui la suit pour obtenir l’aide dont elle a besoin.

    «Comparativement à nous, quand on a un rhume, on tousse pour qu’on puisse dégager le mucus, tandis que pour elle, son corps ne rejette pas le mucus. Donc, c’est ça qui cause qu’éventuellement, les poumons se remplissent et le patient a besoin d’une transplantation de poumons, sinon, ça peut causer la mort», explique Chantal Beaudry.

    Malgré sa condition, Melissa était une enfant athlétique qui a joué au hockey au niveau national dans Équipe Canada. «Elle a toujours eu un caractère fort», souligne sa mère. Melissa vit maintenant à Toronto avec sa fiancée, Gabriella, pour obtenir les traitements essentiels dont elle a besoin.

    Malade, mais non éligible

    Melissa Beaudry n’est cependant pas en mesure d’obtenir le Trikafta puisque sa capacité pulmonaire moyenne sur 18 mois est supérieure au seuil de 90 %, le niveau pour que la province paye le médicament aux patients. Cela signifie que son état devra s’aggraver pour qu’elle puisse l’obtenir.

    «Habituellement, Melissa était à 113%, mais, on a eu une urgence début septembre, lorsque la capacité pulmonaire est descendue à 48 % en 24 heures. […] Les docteurs nous ont dit que ces poumons ne reviendront jamais à 113 %», explique-t-elle. Même si un patient obtient un score de 48 % sur une courte période, la moyenne sur 18 mois ne changera pas beaucoup.

    Les parents de Melissa, Chantal et Normand, sont profondément frustrés que l’état de leur fille doive s’aggraver au cours des 18 prochains mois pour qu’elle puisse espérer avoir droit au médicament miracle.

    «Quelqu’un qui a le cancer, que ça soit au stade 1 ou stade 4, il va avoir des traitements, peu importe quelle sorte de cancer. S’ils ont le stade 1, on va tout faire pour qu’ils n’arrivent pas au stade 4, souligne Chantal. Je comprends que la priorité en ce moment est pour ceux qui en ont besoin le plus. Mais, d’un autre côté, ce n’est pas juste pour les autres qui ont la fibrose sachant que c’est une maladie qui se détériore avec le temps et que ça ne va pas s’améliorer.»

    Lutter pour la cause

    Les parents de Melissa Beaudry ont toujours été des pionniers pour la défense des intérêts des Canadiens atteints de la fibrose kystique.

    Ils écrivaient des lettres et ont rencontré des politiciens pour faire avancer la cause, prônant qu’il faut faire plus. Ils ont notamment travaillé avec CF Get Loud.

    L’approbation du Trikafta par Santé Canada a été un grand moment pour la famille, car cela a signalé qu’il se rapprochait de plus en plus pour leur fille. Ils continuent de militer pour la cause afin que le Trikafta soit accessible à tous les Canadiens, y compris leur fille.

    Selon la famille, la meilleure façon d’aider à faire avancer la cause est d’éduquer les gens sur la maladie génétique et d’expliquer aux autres pourquoi le Trikafta est essentiel pour qu’ils mènent leur vie au mieux. «Les gens ont besoin d’en savoir plus», indique Normand Beaudry.

    «Nous avons dit à Melissa que nous n’arrêterons jamais jusqu’à qu’elle ait le traitement qu’elle mérite», ajoute Chantal Beaudry.

  • «Recruter des médecins, c’est un job à temps plein»

    «Recruter des médecins, c’est un job à temps plein»

    On pourrait faire davantage pour trouver des médecins, déclare la Dre Marjolaine Talbot-Lemaire, médecin de famille à Hearst. En revanche, elle mentionne que le manque d’argent constitue un défi qui ne peut pas être ignoré.

    Il existe un poste de recrutement partagé entre l’Hôpital Notre-Dame de Hearst et la Ville de Hearst. Toutefois, ce poste n’est pas limité à la recherche de médecins. La personne doit aussi recruter des travailleurs et des suppléants aux soins de santé, en plus d’accomplir des tâches administratives pour l’hôpital.

    La Dre Talbot-Lemaire est l’une des cinq médecins qui soignent les membres de la communauté de Hearst. Elle précise que recruter un médecin de famille prend plus de temps qu’on ne le pense.

    À long terme, l’équipe de l’hôpital en appelle aux étudiants en médecine qui complètent une résidence. Mais, ces derniers ne pourront pas travailler avant d’obtenir leur diplôme. À court terme, l’équipe doit rencontrer chaque candidat et demander des références valides afin de bien le connaitre.

    «Faire de la recherche à savoir comment trouver ces gens-là, c’est beaucoup, avoue-t-elle. Mais, ensuite, ce sont les déplacements aussi pour aller les rencontrer.»

    Dre Marjolaine Talbot-Lemaire dit que l’employée de l’hôpital qui s’occupe de cette tâche fait «du mieux qu’elle peut», mais qu’il n’est pas évident d’équilibrer le travail de recrutement avec les autres exigences de son poste.

    Des pourparlers sont en place actuellement au sein du comité de recrutement afin d’embaucher un professionnel de la santé, soit un médecin ou un infirmier praticien à la clinique de suppléants, qui sera à la tâche deux semaines par mois pour venir dépanner l’équipe médicale.

    Cet employé pourra évaluer et diagnostiquer les patients, en plus de prescrire des médicaments. Cependant, il ne pourra pas effectuer de procédures telles que des points de suture.

    Plus de travail, moins de travailleurs

    La communauté a perdu trois médecins de famille et, au minimum, il faut quatre autres médecins pour combler le vide actuel. La Dre Talbot-Lemaire explique que la profession a changé au cours des décennies et qu’il faut plus de médecins pour répondre à la demande.

    Actuellement, les médecins de famille ont une approche beaucoup plus préventive que curative, ce qui demande plus de temps avec les patients.

    «On ne peut pas voir 30 patients en une demi-journée, c’est impensable, soutient-elle. Pour moi, voir 20 patients au bureau dans une journée, c’est une grosse journée.»

    Au quotidien, le travail d’un médecin ne se limite pas à un examen de quelques minutes pour chaque patient, mentionne-t-elle. Il faut également effectuer des dépistages et des traitements en plus d’éduquer les gens au sujet de conditions médicales qui les concernent, comme le cancer, le diabète, et former les stagiaires en médecine.

    Avoir une pratique de 1200 à 1500 patients est compliqué lorsque le médecin se doit d’offrir d’autres services essentiels tels que les soins d’urgence, les accouchements, l’obstétrique, l’hospitalisation avec soins aigus, les traitements à long terme.

    Les médecins de famille passent donc moins de temps au bureau lorsqu’ils doivent travailler de longues heures ailleurs. 

    Bref, être médecin de famille, c’est souvent de la jonglerie et, comme n’importe qui d’autre, ces derniers cherchent un équilibre entre le travail et leur vie personnelle afin d’éviter l’épuisement professionnel, notamment durant la pandémie qui a ajouté un stress supplémentaire à la profession.

    «On ne se cachera pas qu’il y a beaucoup de médecins qui ont devancé leur retraite à cause de ça. Il y en a qui ont été découragés et ont lâché la médecine», déplore la Dre Talbot-Lemaire.

    La Dre confirme que la situation est critique et qu’il faut agir afin de trouver des solutions pour éviter la surcharge de travail et l’épuisement professionnel des médecins de famille.

    Trouver la bonne personne

    Le manque de médecin est un problème commun dans les régions éloignées et rurales, surtout lorsque ces professionnels n’ont pas de racines dans la communauté d’accueil et ne partagent pas le même profil linguistique.

    «C’est très difficile de convaincre les gens de venir s’établir dans une petite communauté, surtout que Hearst est clairement francophone, admet la Dre Talbot-Lemaire. Si on veut aller chercher de nouveaux jeunes gradués qui [ont] une facilité avec le français, ça restreint encore plus les candidats possibles.»

    Elle fait observer que le recrutement des médecins de famille est un effort communautaire et que la tâche ne relève pas d’une seule entité, ce qui comprend des membres de la Ville, de l’équipe de santé familiale, des médecins et des membres de l’hôpital. Les membres tentent d’arriver à des solutions à court, moyen et long terme pour aider avec la crise dans laquelle la communauté est plongée actuellement.

  • Owen Edginton est un Dynamo

    Owen Edginton est un Dynamo

    «Il adore participer avec tous ses amis à l’école, a déclaré Diane Edginton, sa mère. Même s’il ne gagne pas de prix ou autres, il est là pour encourager les autres. Il est d’un grand soutien.»   

    Ses efforts sportifs, qu’il s’agisse de compétitions personnelles ou de soutien à ses amis et collègues Dynamos de l’École secondaire catholique de Casselman (ESCC), ont valu à Owen Edington, 18 ans,un honneur particulier au début du nouveau trimestre. Il a été nommé étudiant-athlète de l’année pour le programme scolaire Special Olympics. 

    «Il est très heureux et fier», a déclaré Diane Edginton, qui sourit en parlant au nom de son fils. 

    Owen est le premier élève franco-ontarien à recevoir le prix pour des réalisations sportives exceptionnelles, dans le cadre du programme des Jeux olympiques spéciaux de l’Ontario. Ce n’était pas une tâche facile, car il a dû faire toutes les épreuves de qualifications seul au cours de l’année écoulée, la pandémie ayant empêché les compétitions interscolaires habituelles d’avoir lieu. 

    Owen et sa famille ont étudié la liste des défis présentés sur le site Web des Jeux olympiques spéciaux pour les participants à l’athlétisme. Owen a ensuite relevé chaque défi, avec le soutien et la supervision de ses parents, Diane et Jeff, ou de ses sœurs, Arielle et Karina. 

    Le football étant le sport préféré d’Owen, les épreuves de course à pied de la liste se sont avérées faciles pour lui. 

    «C’est un coureur assez rapide, a affirmé Arielle. Il a fait le 50 mètres en moins d’une minute.» 

    Son père, Jeff, a noté que la persévérance d’Owen l’a également aidé à relever certains des défis les plus difficiles de la liste, comme la course en raquettes, avec des distances croissantes de 50 mètres, 100 mètres et 200 mètres à réaliser. 

    «Ce n’était pas facile, a déclaré Jeff, ajoutant que si Owen a un peu ralenti sur les distances les plus longues, il n’a jamais cessé d’avancer. Nous travaillions dans une neige assez profonde. Mais il finissait, quoi qu’il arrive.» 

    Lors d’une cérémonie en plein air, le vendredi 15 octobre en après-midi à l’ESCC, Owen a reçu son prix d’athlète de l’année des mains de la directrice Josée Hébert. Des photos ont ensuite été prises avec sa famille et ses collègues Dynamos. 

    Les projets d’Owen pour l’avenir, après l’obtention de son diplôme de l’ESCC, ne sont pas encore fixés. Mais sa mère pense que le théâtre ou une forme de spectacle vivant pourrait être une option. 

    «Il aime être devant les gens, a-t-elle ajouté, et il aime être sur scène.» 

  • La plénitude du vide de Daniel Gautier

    La plénitude du vide de Daniel Gautier

    Pour Mona Awad qui a partagé sa vie, Daniel Gautier a toujours été un artiste. Il a toujours eu un intérêt pour toutes les formes d’art, de la musique, au théâtre, en passant par la peinture. Un désir de s’exprimer à travers la création artistique l’a d’abord amené à toucher à tout avant de prendre la décision, à l’âge de 15 ans, de consacrer sa vie à la peinture. Un documentaire sur la vie de Paul Gauguin l’avait profondément marqué à l’âge de 12 ans. Le fait que l’artiste ait abandonné son emploi à la bourse à 35 ans pour peindre l’avait grandement impressionné, et la simplicité du style de Gauguin l’avait convaincue que n’importe qui, même lui, pouvait peindre. N’ayant reçu aucune éducation formelle en arts visuels, Daniel Gautier a plutôt suivi des formations dans les ateliers d’artistes ici et là pour parfaire son art. À 18 ans, un voyage en Europe le marque à jamais alors qu’il sillonne le continent pour voir des expositions, visiter des ateliers et s’immerger dans la vie d’artiste. À l’âge de 33 ans, il fait le grand saut et prend la décision de quitter le confort d’une vie sécuritaire pour se consacrer pleinement à son art. 

    Daniel Gautier était un artiste impliqué dans sa communauté. Alors qu’il habitait aux Îles-de-la-Madeleine, il a créé le Havre Atelier-Galerie, un lieu de rencontre, de création et de diffusion qui lui a permis de nouer des relations avec de nouvelles générations d’artistes et de leur servir de mentor pour les aider à réaliser leur plein potentiel. L’engagement culturel de Gautier était consubstantiel à son engagement écologiste. Toute sa vie, il s’est impliqué socialement, notamment à travers sa participation au mouvement Sauvons Sandy Beach à Hudson. Son implication passait aussi par l’organisation d’événements comme L’Art prend l’air, un événement d’art en nature (land art) où la nature devient le canevas des artistes, qui créent des œuvres éphémère in situ, en interaction avec le public. 

    Les premières influences de Daniel Gautier ont été les impressionnistes et les surréalistes. Le peintre fut attiré par les qualités oniriques du surréalisme à l’adolescence et l’éclectisme du surréalisme marque ses premières œuvres. Le travail des peintres canadiens des maritimes était une autre source d’inspiration importante pour Gautier, qui est demeuré fasciné par leur façon de peindre la mer. Au fil du temps, la mer est devenue le thème central de son œuvre. L’eau a toujours été omniprésente dans la vie de l’artiste, qui a grandi dans le Vieux-Longueuil sur le bord du Saint-Laurent et vécu aux Îles-de-la-Madeleine au bord de la mer avant de s’installer à Hudson au bord du lac des Deux-Montagnes. Sa pratique artistique était donc intimement liée à un rapport très concret qu’il a développé avec l’eau tout au long de sa vie, à travers la pratique d’activités aquatiques comme le kayak ou les randonnées quotidiennes au bord de l’eau qui rythmaient ses journées.  

    Pour Mona Awad, la mer a toujours été présente dans l’œuvre de son amoureux, même à ses débuts surréalistes, sauf qu’elle était souvent en arrière-plan ou en retrait par rapport au sujet principal du tableau. Dans sa jeunesse, Gautier était porté par une volonté de tout mettre dans ses tableaux, mais avec la maturité son style s’est épuré et l’artiste a été amené à se concentrer sur les détails de ses représentations. Cette attention portée aux détails est évidente dans sa façon de peindre la mer. Pour Gautier, la mer et le ciel sont des vides pleins, c’est-à-dire que l’absence d’objets concrets permet de mieux apprécier les formes, les couleurs et la lumière, et ainsi saisir les répétitions et les variations de la nature à leur état brut. Selon Mona Awad, Daniel pouvait passer des heures entières à se concentrer sur un détail pour arriver à le reproduire. Daniel Gautier a donc développé son style en pratiquant son art, motivé par la fierté qui accompagne le perfectionnement de sa technique et le sentiment de satisfaction qui accompagne la réalisation d’une œuvre.  

    Les œuvres de Daniel Gautier seront exposées au Centre Culturel Le Chenail à Hawkesbury jusqu’au 28 novembre prochain et l’entrée est gratuite et ouverte à tous. Pourquoi devrait-on visiter l’exposition selon Mona Awad? D’abord parce que les photos ne sauraient rendre justice aux œuvres, mais surtout « Pour les couleurs, pour la lumière, pour l’effet calmant des œuvres et pour le sentiment d’être transporté ailleurs. »

  • Le restaurant Kyan Cuisine en nomination pour deux prix

    Le restaurant Kyan Cuisine en nomination pour deux prix

    Kyan Cuisine a ouvert à Embrun en 2019, lorsque Vanessa Viau, Samuel Doucet et Aude Martel ont décidé de proposer un menu à base de plantes à la communauté. Les trois ont rempli leurs bols Bouddha avec des micro-verts cultivés par Doucet et Martel, ainsi que d’autres ingrédients frais, locaux et biologiques, et ont commencé à les vendre dans les épiceries de la région. Ils sont passés à un modèle d’affaires en ligne lorsque la COVID-19 est arrivée, et le succès rencontré n’a fait que les propulser plus haut.   

    «Nous avons eu des hauts et des bas, surtout depuis la COVID, mais nous développons notre marché en ligne et nos magasins vendent davantage», a déclaré Mme Viau.   

    En deux ans seulement, Kyan Cuisine est devenue un élément important de la communauté et une étoile montante dans le monde des affaires, en partie grâce à ses clients dévoués.   

    «Nous sommes très reconnaissants de les avoir. Ils nous soutiennent depuis le début et ils nous ont soutenus à travers la COVID, a déclaré Mme Viau. Les gens tombent amoureux de nos produits et ils nous contactent pour nous le dire.»   

    Leur succès leur a valu d’être nommés pour deux prix. Le Gala des PMEs 2021 rend hommage aux entrepreneurs francophones et bilingues de l’Ontario, qui ont contribué de manière significative à l’économie. Kyan Cuisine est en nomination pour le prix «Entreprise préférée de l’année». Le Prix du commerce francophone récompense les entreprises francophones qui ont contribué de manière significative à l’augmentation du commerce entre l’Ontario et le Québec.   

    «C’est un sentiment formidable. Nous ne nous attendions pas à être nommés pour les deux, donc nous sommes très, très heureux, a déclaré Mme Viau. Nous avons travaillé très dur pour en arriver là, et cela en est la preuve.»   

    Une entreprise ne peut être mise en candidature pour le Prix du commerce francophone que si elle est présente au Québec et Kyan Cuisine vient tout juste d’étendre ses activités au-delà de la frontière. L’entreprise espère étendre ses activités à d’autres magasins dans les régions de Gatineau et d’Ottawa prochainement, mais pour l’instant, elle n’a qu’un seul emplacement au Québec.   

    «Il était important pour nous de nous étendre au Québec et nous venons de passer la frontière à Gatineau, a déclaré Mme Viau. Nous nous sentons très chanceux d’être déjà en nomination.» 

  • La fin du Club de natation compétitive Orca de Hawkesbury

    La fin du Club de natation compétitive Orca de Hawkesbury

    Deux causes principales expliquent cette situation. Première cause? Un manque de relève provoqué par une pénurie d’entraineurs professionnels de nage de compétition. La deuxième et non pas la moindre, a quelque chose à voir avec la pandémie de la Covid-19 qui sévit maintenant depuis 19 mois. 

    La pénurie d’entraineurs vient du fait que bon nombre de ceux qui œuvraient au Club Orca étaient des élèves de niveau secondaire, qui ont quitté Hawkesbury pour aller poursuivre leurs études dans les collèges et les universités des grandes villes. En plus, ce club de natation de compétition arrive difficilement à recruter des entraineurs certifiés par le programme d’entraineurs du Canada. Parce que c’est loin d’être évident de recruter, dans une petite communauté comme la nôtre, des entraineurs prêts pour aller chercher leur certification.   

    L’autre cause? Les horaires de l’accès à la seule piscine de Hawkesbury conforme aux normes de compétition sont presqu’impossible à gérer. Les normes sanitaires imposées en raison de la Covid oblige le service municipal des loisirs à fermer la piscine du Centre Sportif Robert Hartley, tantôt pendant plusieurs mois, tantôt pour plusieurs semaines depuis mars 2020. La piscine a rouvert en novembre l’an dernier, mais cela n’a duré que trois semaines puis on a dû la refermer. On l’a bien rouverte en juillet mais c’était seulement de 8 heures à 16 heures, un horaire qui ne fonctionne pas pour les adolescents qui sont en classe à ces heures-là. Résultats? Plusieurs jeunes nageurs décrochent, ils perdent le goût de la nage compétitive. Quant à ceux qui sont allés continuer de s’entrainer ailleurs, peu de chance qu’ils reviennent au Club Orca.   

    Si la fin des activités du Club attriste et déçoit les jeunes nageurs et leurs entraineurs, il en va de même pour les parents, dont François Bélisle, d’autant plus qu’il est le président sortant de cet organisme sans but lucratif. «Très déçu en effet, surtout que mon fils Noah a nagé pour le club pendant cinq ans. En décembre, a-t-il raconté, mon fils en a fait le deuil devant la quasi-impossibilité de nager et de s’entrainer. Le dernier confinement aura été son coup de grâce.»   

    Et puis il y a Lisa Trahan, une enseignante d’école publique, ancienne nageuse professionnelle dans l’élite du championnat canadien, qui a été entraineuse-chef du Club Orca pendant une quinzaine d’années. Sa fille est nageuse compétitive. «La nage c’est presqu’un mode de vie, a-t-elle dit, soit celui d’apprendre au minimum à se sentir à l’aise dans l’eau. C’est important ici étant donné la présence importante de la rivière des Outaouais. Un bon nageur risque moins de se noyer. On vit à côté d’une grande rivière. C’est pas comme une piscine où on touche le fond.»   

    Lisa Trahan aimerait sûrement qu’on arrive avec le temps à raviver le Club Orca. «On voudrait bien reprendre un jour, mais c’est très difficile d’aller chercher des entraineurs qualifiés et compétents. Ça prend beaucoup de connaissances pour entrainer une équipe de natation. C’est pas comme la natation de la Croix Rouge qui n’a rien à voir avec la nage compétitive.»  

  • Duel de titans entre les Hawks et les Lumber Kings

    Duel de titans entre les Hawks et les Lumber Kings

    Les Hawks n’ont pas tardé à imposer leur rythme de jeu aux Lumber Kings en première période. Le mouvement efficace de la rondelle et les passes précises ont permis aux troupes de Rick Dorval d’obtenir plusieurs chances de marquer tôt dans le match. Ces efforts ont porté fruit lorsque Mark Cooper a inscrit le premier but de la rencontre, avec 13:05 à écouler en première période, sur des passes de Landon Brownlee et de James Johnston. Les Hawks semblaient être en plein contrôle du match lorsque Michael Andrews a doublé l’avance des siens, avec 5:30 à écouler en première période, aidé par Ryan Murphy et Bradley Horner. 

    Toutefois, les Lumber Kings n’avaient pas dit leur dernier mot. Après un début de deuxième vingt difficile pour Pembroke, le tir de pénalité accordé à Rylee Hlusiak, avec 12:12 à écouler en deuxième période, s’est avéré être le moment charnière de la rencontre. Le gardien des Lumber Kings, Reece Proulx, est demeuré de marbre devant les nombreuses feintes de l’attaquant des Hawks, qui a été incapable de tripler l’avance des siens. Cet arrêt semble avoir donné un deuxième souffle aux visiteurs qui sont revenus au jeu avec une intensité renouvelée, ce qui leur a permis de générer plusieurs occasions de marquer. Donoso s’est d’abord montré solide face à un tir de Jacob Zwirecki, après un revirement des siens en zone défensive, puis en frustrant Brady Egan de la mitaine à 6:14 de la fin deuxième vingt. Mais c’est finalement Gabe Malek qui a réussi à inscrire le premier but de Pembroke, avec 4:46 à écouler en deuxième période, sur des passes de Conor Ronayne et de Max Martin. À peine deux minutes plus tard, Reece Glover-Kirkby a finalement créé l’égalité sur un retour de lancer en frappant la rondelle au vol, aidé par Nathan Duck et Zac Correia. 

    L’intensité est montée d’un cran en troisième période. Les Hawks sont revenus à la charge dès les premières secondes du troisième vingt en redoublant la pression exercée sur leurs adversaires. La pénalité imposée à Zwirecki pour bâton élevé a permis à Hawkesbury de s’installer durablement dans la zone adverse et d’obtenir plusieurs chances de marquer, mais Proulx a conservé son sang-froid et aidé les Lumber Kings à résister à l’assaut des Hawks. La meilleure chance des Hawks est survenue à 4:50 de la fin de la troisième période, lorsque le défenseur Mark Cooper a bloqué un dégagement des Lumber Kings à la ligne bleue et s’est retrouvé devant une cage béante. Malheureusement, la densité de la circulation devant le filet l’a empêché de convertir cette chance en or pour prendre les devants. Le gardien des Lumber Kings s’est particulièrement démarqué en troisième période, repoussant les 14 tirs des Hawks. La tension était palpable et les échauffourées aux arrêts de jeu ne cessaient de se multiplier en troisième période, culminant avec la pénalité quadruple pour rudesse décernée en fin de rencontre à Kirkby et Stockfish du côté des Lumber Kings et à Andrews et Hlusiak du côté des Hawks. L’intensité s’est maintenue tout au long de la prolongation, alors que les deux équipes ont été incapables de marquer le but décisif. L’issue du match s’est donc finalement décidée en tirs de barrage, lorsque William Gendron des Hawks a mis un terme au statu quo en attirant le gardien des Lumber Kings de son côté droit avant de le battre du revers, pour assurer leur sixième victoire aux Hawks cette saison. 

  • Vankleek Hill curling club needs new players

    Vankleek Hill curling club needs new players

    The Vankleek Hill Curling Club (VHCC) couldn’t celebrate its centennial last year, the executive and members are excited to get back into regular play for the upcoming season. Draws are scheduled every weekday starting November, and the club is eyeing a potential delayed celebration in 2022.  

    “The club has been around 101 years – it’s a staple in the community,” said VHCC President Don McNaughton. 

    A membership costs $260 per season. Junior memberships are $85 for the first two family members and $75 each for the rest. There are also social memberships for both couples and single people. Teams are switched up every month, and members can play as often as they wish. 

    Mixed Men and Women’s play occurs Monday, Wednesday, and Friday mornings, with regular Mixed play in the evenings. Women’s League is Thursday mornings, and Men’s League is Thursday evenings. The club is also looking to recruit more youth members. 

    Proof of vaccination is required to join, and only one member can sweep the rock at a time. Other than that, play will return to normal. Sign up for the first draw ends October 20, with play beginning November 1, but sign up will continue for subsequent draws; forms are available at the club and on their website. 

  • Karen Morand performs in Vankleek Hill

    Karen Morand performs in Vankleek Hill

    Singer-songwriter Karen Morand was in Vankleek Hill over the weekend of October 15-17 for two live shows, performing a selection of her own original songs along with covers of other artists. Accompanied by Vankleek Hill’s own Ken Duff, she performed at the Vankleek Hill Creating Centre and the Vankleek Hill Vineyard.

    Morand had great things to say about both venues. The Vankleek Hill Creating Centre promotes creativity in all forms of art, something she greatly supports, and the co-working space and studio facilities are very useful to up-and-coming artists. The Vankleek Hill Vineyard is a family-run business that grows Frontenac and Frontenac Gris grapes on 55 hectares of land. They produce yearly vintages of Riesling, Rosé, Sauvignon Blanc, and others, and they also experiment with fruit wine, tea, and food. It was a picturesque location for a concert, and the owners were very accommodating.

    Morand grew up in a musical family, where church choir and piano lessons meant that music was a part of her life from a very young age. It was only when she began incorporating music into her lessons in the classroom, and from there writing her own music, that she realized she could create and perform music professionally.

    “The song writing took things in a bolder direction,” said Morand. “That’s when I started performing, and when I found my acoustic trio that performs in the Windsor area.”

    Vankleek Hill is the latest stop on her tour, which started a couple months ago in her hometown of Windsor. She came to Vankleek Hill because she’d been referred to Porchfest some years ago, and since then Vankleek has been on her radar to revisit. Returning to places she’s performed at before is a key step in forming connections with people and a fanbase, and she says that the people she’s meeting are the coolest thing about the tour.

    “It’s audience members, of course, but I also met a lady this morning cause I got lost on my walk,” she said. “It’s all built on relationships, and then building on those relationships.”

    Morand describes her music as ‘soulful roots’, and she says inspiration mostly comes from living life. Her original song ‘Ghost Hotel’ came from a conversation she overheard about someone staying at an Airbnb, which are colloquially referred to as ‘ghost hotels’. The meaning of her songs isn’t always clear until after she’s done, but if there’s any overall theme, Morand says it would be hope.

    “I want people to have hope,” she said. “That’s the biggest theme.”

    Although she doesn’t have any dates set in the calendar, Morand said she’d like to come back in the summer, when she has a break from teaching. She has a degree in special education from the University of Toronto, and she gives music lessons as well. If there’s anything she wants her students and any aspiring musicians to know, it’s that perseverance is key.

    “Don’t give up,” she said. “There’s a lot of roadblocks, and that’s discouraging, but you can’t give up.”