Catégorie : Autres – Others

  • The Nation municipality sets vaccination rules for its staff

    The Nation municipality sets vaccination rules for its staff

    Council approved a new mandatory vaccination policy for municipal employees during its September 27 session. The policy requires everyone working for the municipality, from administration and office staff, to field and program service crews to have full vaccination by November 22. The policy also applies to contractors and their work crews employed at municipal sites and also for any students working for The Nation as part of temporary employees. 

    The new policy is on a similar one that Ottawa city council approved for its municipal employees. The Nation administration also consulted the municipality’s legal counsel for advice on making sure the new policy met the standards for civil rights and responsibilities under the Employment Standards Act (ESA), the Occupational Health and Safety Act (OHSA), and the Human Rights Code (HRC). 

    The new policy was created in response to reports that some municipal employees were not vaccinated and this situation was creating concern among their fellow workers. 

    Exceptions to the new mandatory vaccination policy are allowed for medical reasons but a doctor’s signed affidavit is needed in such cases. Employees may also be able to get an exemption on religious grounds or for other reasons, but those exemptions will be determined on a case-by-case basis by the human resources department. 

    Anyone not vaccinated by November 22, whether for medical or approved non-medical reasons, must complete a mandatory education course on COVID-19 and vaccines. They also have to a weekly rapid antigen test, at their own expense, and provide the test results to the municipality. 

    Unvaccinated employees who refuse to take the regular anti-gen tests may ask for vacation time, time off in lieu of overtime if that is applicable, or a leave of absence without pay, or any other form of leave allowed under the ESA, if applicable. Failure to comply with the policy could result in sanctions against an employee, ranging from some type of disciplinary measure, such as suspension from work without pay to dismissal. 

  • La Police provinciale de Hawkesbury nomme sa mascotte

    La Police provinciale de Hawkesbury nomme sa mascotte

    La Police provinciale de Hawkesbury a révélé le nouveau nom de sa mascotte lors d’un événement médiatique le 7 octobre. L’agente Rosie participe depuis des années à des événements communautaires, mais ce n’est que maintenant qu’elle a reçu un nom, grâce à un concours organisé par le détachement de la Police provinciale de l’Ontario, en partenariat avec la ville de Hawkesbury. 

    Le concours a été lancé par le détachement le 22 juillet, dans le but de s’engager davantage auprès de la communauté. Les enfants de 12 ans et moins ont été invités à soumettre des noms potentiels, et plus de 100 soumissions ont été enregistrées et évaluées par le personnel de commandement avant que le gagnant ne soit choisi. Emma Larocque, une élève de troisième année à l’école catholique St-Jean-Baptiste de L’Orignal, a été informée du concours par son père et a soumis le nom de «Rosie», d’après son amie imaginaire. Elle est venue au poste pour accompagner Rosie dans la révélation de son nouveau nom, et pour être officiellement assermentée comme commandant de police d’un jour. 

    «Je soussignée, Emma Larocque, ayant été dûment nommée commandante junior du détachement de Hawkesbury de la Police provinciale de l’Ontario pour une journée, jure solennellement que je remplirai fidèlement et impartialement les fonctions de commandante junior dudit détachement de la Police provinciale de l’Ontario, tel que prescrit par la loi, et au meilleur de mes capacités, que j’appuierai et maintiendrai les lois et règlements de la province de l’Ontario, que Dieu me soit en aide», a déclaré Emma Larocque en prêtant le serment de commandant de police. 

    Avant la cérémonie, le commandant de police Larocque avait déjà communiqué avec le centre de communication de North Bay pour les informer qu’elle serait en service aujourd’hui. À la fin de la prestation de serment, le commandant Larocque et le gendarme Chris McGillis sont partis pour vaquer à leurs occupations. Ils avaient prévu une inspection des troupes, suivie d’une patrouille à pied avec Rosie dans le centre-ville de Hawkesbury. Après le déjeuner, ils devaient sortir et visiter les différents cantons avant de se rendre à l’école du commandant Larocque pour voir sa classe. Ils terminaient leur journée en revenant au détachement. 

    Lorsqu’on lui a demandé pourquoi elle voulait participer au concours, la commandante Larocque a répondu qu’elle s’intéressait à ce que fait la police et qu’elle aimerait bien devenir policière un jour. L’agente McGillis a fait remarquer qu’elle commençait déjà un peu plus haut que la plupart des gens. 

    L’agente Rosie continuera d’occuper son ancien poste de liaison avec la communauté, en assistant à des événements dans la région et en représentant le détachement de la Police provinciale de Hawkesbury. Elle est la première mascotte locale de la province depuis le départ à la retraite de l’agent Broker et de Wally Watch Out de la police régionale de Waterloo. 

  • Coupe d’arbres pour freiner la propagation de l’agrile du frêne

    Coupe d’arbres pour freiner la propagation de l’agrile du frêne

    Le ministère des Transports souhaite informer les usagers que des travaux de coupe d’arbres auront lieu sur la rue Maple à Grenville entre le pont du Long-Sault et la rue Principale. Afin d’assurer la sécurité du public et des travailleurs, la circulation sur la rue Maple s’effectuera donc sur une voie sur deux dans chaque direction entre 9h et 19h.

    L’objet de ces travaux est de freiner la propagation de l’agrile du frêne, qui affecte une trentaine d’arbres à cet endroit qui devront tous être coupés afin d’épargner les arbres du secteur qui ne sont pas encore affectés par ce coléoptère envahissant et destructeur.

    Les frênes qui ne seront pas abattus seront surveillés étroitement durant les années à venir afin de confirmer la disparition du parasite, alors que les arbres qui seront abattus par les travailleurs cet automne seront remplacés par de nouveaux arbres qui seront plantés par la municipalité de Grenville au printemps 2022.

  • Le traditionnel s’allie au classique

    Le traditionnel s’allie au classique

    Le spectacle intitulé Chansons en noires et blanches proposait des titres de leur album sorti à l’automne 2020 et quelques magnifiques chansons d’auteurs de la chanson française, dont Les îles de l’enfance de Gilles Vigneault.  En formule intimiste, le virtuose pianiste a conquis le cœur du public, dont plusieurs arrangements reviennent au britannique Benjamin Britten. 

  • Cinquante ans plus tard, le multiculturalisme canadien a toujours ses limites

    Cinquante ans plus tard, le multiculturalisme canadien a toujours ses limites

    À vrai dire, le sujet a mille ramifications. Comment l’aborder en quelques paragraphes? Un historien et une chercheuse en éducation proposent quelques pistes.

    Un symbole du Canada

    «C’est intéressant de voir que le multiculturalisme a beaucoup d’appui auprès du grand public canadien», lance Daniel Meister, un historien de la Nouvelle-Écosse qui entend consacrer ses études postdoctorales à l’évolution de la politique du multiculturalisme adoptée il y a 50 ans par le gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau.

    «C’est reconnu comme une caractéristique très nette du Canada et de la population canadienne. Aucun parti politique d’importance n’envisage d’abandonner le multiculturalisme», remarque encore Daniel Meister.

    Ces constats ne l’empêchent pas de faire preuve de prudence. Après tout, l’évolution de la politique a somme toute été peu étudiée, dit-il.

    Denise Humphreys, chercheuse à l’Université de Brandon, au Manitoba, pose aussi des bémols au multiculturalisme canadien : «Ça peut être un succès, parfois moins.»

    Au fil de ses recherches, elle en a analysé les limites au quotidien et a constaté que le racisme est omniprésent malgré le souhait du Canada d’être un pays riche de sa diversité. Par exemple, selon leur étude menée au Manitoba, environ 84 % des répondants estiment que le racisme est un problème et cette donnée grimpe à 97% chez les personnes autochtones.

    D’ailleurs, Daniel Meister et Denise Humphreys soulignent tous deux que la politique a été proposée deux ans après le Livre blanc de 1969, qui cherchait à éliminer les traités, la Loi sur les Indiens et le statut d’Indien, et qui a provoqué un tollé chez les Autochtones.

    Un projet très blanc

    Revenons-en d’ailleurs à cette époque. En 1969, le gouvernement officialisait le bilinguisme fédéral avec la Loi sur les langues officielles, comme le voulait la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (1963-1969).

    Mais qu’en était-il du biculturalisme?

    La Commission avait consacré tout un volume de son rapport sur l’apport des groupes ethniques «autres», soit ni britanniques, ni français, ni autochtones – ceux-ci étant exclus du mandat de la Commission.

    Elle avait recommandé de faciliter l’accès aux cours de langues autres et d’offrir plus de choix de cours universitaires sur les régions du globe hors des sphères d’influence françaises et anglaises.

    Elle avait aussi voulu inciter les médias privés et publics à faire de la place aux autres langues.

    Et voilà qu’à l’automne 1971, dans le but de reconnaitre l’apport «subséquent» des cultures autres que britannique et française dans la «fondation du Canada», le gouvernement adopte la politique du multiculturalisme.

    En audience de la Commission, «plusieurs groupes, notamment les Ukrainiens, veulent être reconnus comme un peuple fondateur puisqu’il s’est investi dans le développement des Prairies», rappelle Daniel Meister.

    Pour cet historien de la relève, même si la politique surprend à l’époque en dépassant le biculturalisme, elle demeure à l’origine très blanche, «conçue pour les Canadiens de descendance européenne», surtout de l’Europe de l’Ouest.

    «Les gens d’ascendance africaine, asiatique ou les Autochtones étaient exclus de ce projet», relève le chercheur.

    Virage vers l’inclusion

    En fait, le racisme n’aurait pas vraiment fait partie des préoccupations menant à la politique du multiculturalisme. Le projet en tiendra compte plus tard.

    Dans les années 1970, le gouvernement vise la reconnaissance de la diversité – les programmes appuient alors beaucoup la tenue de festivals. Dans les années 1980, il s’oriente vers l’élimination des barrières et la recherche d’équité ; dans les années 1990, vers l’inclusion.

    D’ailleurs, en 1996, l’origine culturelle et ethnique apparait dans les recensements. Et vers 2010, le multiculturalisme favorise de plus en plus le partage de valeurs canadiennes pour éviter la ségrégation et les extrémismes.

    Le contenant a aussi changé: les libéraux de Pierre Elliot Trudeau ont présenté la politique en 1971, et les conservateurs de Brian Mulroney en ont fait une loi en 1988.

    Entre les deux, en 1982, le multiculturalisme est inscrit dans la Charte des droits et libertés, «ce qui en fait, à ce que je sache, le seul document du genre au monde», indique Daniel Meister.

    L’historien résume la trajectoire de la mise en œuvre de la politique en quelques mots: «Le financement a fluctué et a bougé de portefeuille en portefeuille» depuis 1971.

    Aujourd’hui, sous le giron de Patrimoine canadien, le multiculturalisme fédéral prévoit des investissements communautaires, des enveloppes aux médias pour les initiatives et les titres ethnoculturels, et une aide financière ciblée pour l’accès au patrimoine culturel à l’intention des musées.

    À cela s’ajoute la sensibilisation du public par les mois de l’histoire – des Noirs, autochtone, islamique, etc. –, dix différents mois du patrimoine culturel, et bien d’autres moments de commémoration.

    Lutter contre le racisme

    La mise en œuvre de la politique a eu un effet de sensibilisation important, mais n’a pas éliminé le racisme. Les enjeux sociaux actuels comme «Black Lives Matter» et «Chaque enfant compte» rappellent que les carrés de la courtepointe ne sont pas tous égaux.

    Denise Humphreys croit bon de souligner que «les personnes racialisées nous ont dit que c’est épuisant de gérer le racisme au quotidien», lors des entrevues menées dans le cadre d’études sur le racisme. «Par défaut, il faut adopter les façons de faire blanches.»

    Daniel Meister ramène la discussion sur la politique. «Ça nous laisse à ces questions: est-ce que le multiculturalisme est le meilleur véhicule pour l’antiracisme? Ce n’est pas conçu dans cet objectif, mais ça doit être accompagné de mesures de la part du gouvernement et de citoyens pour répondre aux iniquités qui existent depuis longtemps.»

    En ce sens, les chercheurs, tous deux issus de familles colonisatrices, cherchent à faire une différence dans leur milieu.

    «Dans ma vie, je trouve vraiment important de contester les propos racistes quand je les entends», laisse savoir Denise Humphreys. Elle conclut en suggérant, avec candeur: «Une des meilleures choses que les gens puissent faire, c’est de gâcher les soupers de l’Action de grâce et d’appliquer ça à leur famille!»

    Le multiculturalisme canadien en chiffres

    Ascendances ethnoculturelles

    250 origines ethniques sont déclarées dans le recensement de 2016. Les plus courantes: canadienne, anglaise, écossaise, française ou irlandaise, puis allemande, chinoise, italienne, des Premières Nations, indienne, ukrainienne, hollandaise ou polonaise.

    • 6,2% de la population déclare une ascendance autochtone.
    • 21,9% de la population est née à l’étranger – 48,1% de ce nombre est originaire d’Asie.
    • 22,3% de la population fait partie de minorités visibles.

    Langues

    • 58,1% de la population a l’anglais comme langue maternelle.
    • 21,4% de la population a le français comme langue maternelle.
    • 22,3% de la population (7,7 millions de personnes) a comme langue maternelle une langue «immigrante», surtout le mandarin, le cantonais, le pendjabi, l’espagnol, le tagalog et l’arabe.
    • Les langues autochtones parlées par le plus grand nombre sont le cri, l’inuktitut, l’ojibwé, l’oji-cri, le déné et l’innu.

    Source: Le multiculturalisme canadien. Étude générale, selon le recensement de 2016.

    Dates clés en matière de multiculturalisme

    1947    Adoption de la Loi sur la citoyenneté canadienne ; les Canadiens ne sont plus considérés comme des sujets britanniques.

    1948    Adhésion du Canada à la Déclaration universelle des droits de l’homme

    1960    Adoption de la Déclaration canadienne des droits

    1971    Adoption de la politique canadienne du multiculturalisme

    1982    Entrée en vigueur de la Charte canadienne des droits et libertés, qui reconnait le patrimoine multiculturel du Canada.

    1988    Adoption de la Loi sur le multiculturalisme canadien

    Au Canada, on souligne…

    • En janvier, le Mois du patrimoine tamoul
    • En février, le Mois de l’histoire des Noirs
    • En mars, le Mois du patrimoine irlandais
    • En avril, le Mois du patrimoine sikh
    • En mai, le Mois du patrimoine asiatique et le Mois du patrimoine juif canadien
    • Le 5 mai, la Journée du patrimoine néerlandais
    • En juin, le Mois national de l’histoire autochtone, le Mois du patrimoine italien, philippin et portugais
    • Le 27 juin, la Journée canadienne du multiculturalisme
    • En septembre, la Semaine du patrimoine mennonite au Canada
    • En octobre, le Mois du patrimoine allemand, le Mois canadien de l’histoire islamique, le Mois du patrimoine latino-américain
  • En Saskatchewan, Shawn Jobin se rapproche de ses rêves

    En Saskatchewan, Shawn Jobin se rapproche de ses rêves

    «Pour moi, le concept de la distance est aussi physique qu’émotionnel, il n’y a pas de lien entre la pandémie et le thème de l’album!», précise d’emblée l’auteur-compositeur.

    Cet «adon», selon l’artiste, tombe tout de même à point nommé, à une époque où les distances, en tous genres, ont pris un tout nouveau sens. Le lancement officiel de l’album s’est d’ailleurs fait en ligne, mais le rapeur promet une tournée promotionnelle dans la province «aux cieux vivants» qui l’a vu grandir, tant humainement que musicalement.

    Tracer son chemin

    «Avec mon premier album Éléphant, j’ai eu la chance de parcourir non seulement des distances en termes de kilomètres, mais j’ai surtout fait énormément de chemin au niveau personnel», explique Shawn Jobin.

    Les routes des Prairies, sinueuses et silencieuses, dénotent des détours qu’il faut parfois parcourir pour arriver à destination. Le chanteur remarque qu’en Saskatchewan, «on est tellement habitué à parcourir de grandes distances, que ça forge un caractère et une perspective différente».

    Ce cheminement, à la fois pratique et métaphorique, ponctué d’apprentissages et de rencontres, est certainement artistique. Depuis son départ de la ville des ponts pour celle de Québec en mai dernier, le rapeur et réalisateur semble être arrivé à sa destination. Il dispose aujourd’hui d’un studio en ville, où il peut se consacrer entièrement à son art et accueillir divers collaborateurs.

    • Optimisme prudent dans l’industrie musicale franco-canadienne

     Viser les étoiles

    Ce nouvel album, que l’artiste qualifie de tournant dans sa carrière musicale, a été entièrement conçu, écrit et composé en Saskatchewan, fruit d’un travail longuement muri.

    «La progression par rapport à mon dernier album Éléphant, c’est que je prends beaucoup plus de place et j’ai davantage confiance de mettre mes idées en musique», confie Shawn Jobin.

    Le rapeur et compositeur signe en effet les textes ainsi que la musique et la réalisation, en comptant sur de fidèles acolytes, dont Mario Lepage, leadeur du groupe Ponteix, à la coréalisation.

    Riche en collaborations, émotions et explorations, Distance vient faire le pont entre les identités musicale et culturelle de Shawn Jobin, profondément ancrées en Saskatchewan, et son nouveau pied-à-terre québécois.

    Image et réalité du rap

    La culture du rap a récemment essuyé un coup dur avec l’annulation du festival de musique rap et hip-hop LVL UP à Laval par les forces policières, en raison d’une augmentation significative du nombre de fusillades sur le territoire lavallois.

    Même s’il reconnait l’ampleur et la gravité du fléau de la violence, Shawn Jobin déplore toutefois que le rap soit une fois de plus associé au monde des gangs de rue et de la culture des armes à feu, une mentalité qu’il qualifie de «rétrograde».

    «Le nerf de la guerre, ce n’est pas le rap, c’est juste un genre musical, une forme d’entertainment. Ce n’est pas parce que tu consommes ou que tu produis cette musique que tu es enclin à être violent ou à faire des choses illégales», renchérit le rapeur.

    L’artiste québéco-fransaskois ajoute que la décision d’annuler le festival est un véritable retour en arrière, alors que la culture du rap a beaucoup progressé et que la programmation de cette année mettait justement en vedette certains artistes de la diversité nouvellement arrivés sur la scène québécoise.

    Certes, dans son plus récent vidéoclip, Down, des armes «à air comprimé» apparaissent, mais «ce ne sont pas de vraies armes», précise le chanteur. «Le concept est de montrer deux gars qui partent dans le bois pour s’isoler et se changer les idées. Je fais du rap, mais ça ne fait pas de moi quelqu’un de violent.»

    Pour suivre toute l’actualité de Shawn Jobin, rendez-vous sur les profils Facebook et Instagram de l’artiste.

  • Un si joli chandail orange

    Un si joli chandail orange

    Il faut dire qu’il aurait été difficile de passer à côté. Depuis plusieurs semaines, les annonces commerciales pleuvaient de toutes parts.

    Et que voici un beigne aux vermicelles oranges, et que voilà un teeshirt «Every Child Matters», et vous reprendrez bien un badge avec ça, ou un masque – c’est à la mode, les masques!

    Oui, bien sûr, tout appui est bon à prendre. Puis il ne faudrait pas sous-estimer le pouvoir de persuasion des grandes enseignes, et leur rôle dans la construction des savoirs collectifs.

    Mais tout de même : par quel tour de force est-il devenu acceptable de vendre un vêtement fabriqué par un enfant au Bangladesh pour commémorer la mort d’un autre enfant ici? Que des entreprises qui se sont construites sur le colonialisme et dans la violence jugent convenable de redorer leur image en lâchant quelques dollars à des organismes de bienfaisance (toujours en le criant haut et fort, il ne faudrait pas rater une occasion de se faire bien voir)?

    Je ne suis pas Autochtone, je ne suis pas Canadienne non plus. Peut-être ne suis-je pas légitime pour m’exprimer sur ces questions. Peut-être n’est-ce pas ma place.

    Mais en tant que femme immigrée consciente des privilèges que ma blancheur, mes habiletés langagières et mon statut socioéconomique me confèrent, il me semble nécessaire d’utiliser ma voix pour défendre les droits et les intérêts des communautés autochtones.

    Et bien loin de moi l’idée de prétendre être l’alliée parfaite – mon chemin est pavé d’erreurs, de gestes maladroits et de mots mal choisis.

    Des combats actuels

    Aujourd’hui, l’accès à l’eau potable est toujours un problème dans de nombreuses communautés des Premières Nations.

    Les droits ancestraux de ces communautés sont régulièrement bafoués, qu’il s’agisse par exemple des récents conflits entre pêcheurs et pêcheuses mi’kmaq et non-autochtones en Nouvelle-Écosse ou du projet de gazoduc Coastal GasLink en Colombie-Britannique.

    De manière générale, les Autochtones doivent faire face à des défis plus importants en matière de santé et d’éducation, ont plus de chance de se retrouver en prison, sont plus susceptibles d’être au chômage et meurent plus jeunes que les non-Autochtones.

    Des faits qui s’expliquent en partie par le traumatisme lié au système des pensionnats autochtones, dont les effets se font sentir sur plusieurs générations.

    Rappelons-nous que lorsqu’ils et elles ont réintégré leurs communautés à la fin de leur «scolarité», les dizaines de milliers de survivant·es des pensionnats ne parlaient même plus la langue de leur famille.

    Ils et elles se sont retrouvés privé·es de tout repère, sans les connaissances ou les outils nécessaires pour s’adapter, et confronté·es à des obstacles psychologiques de taille.

    Mais les défis auxquels font face les communautés autochtones tirent leurs origines dans des causes plus profondes encore. La mort de Joyce Echaquan, décédée à l’hôpital en septembre 2020 après avoir été insultée par des membres du personnel soignant, démontre si besoin en est le poids du racisme systémique au sein de nos institutions publiques.

    Les Autochtones sont surreprésenté·es parmi les victimes de violence policière : au cours des 20 dernières années, 16 % de tous les homicides commis par la police impliquaient des victimes autochtones.

    Et les discriminations croisées vécues par les femmes autochtones les fragilisent tout particulièrement : en 2020, 23 % des victimes de féminicides étaient des femmes autochtones, alors que ces dernières ne représentent qu’environ 2 % de la population canadienne.

    Jouer son rôle d’allié·e

    Le racisme systémique, les injustices et les discriminations dont sont victimes les Premières Nations, les Inuit et les Métis à travers le Canada ne guériront pas en un jour. Porter un chandail orange est un premier pas nécessaire, un hommage et un symbole fort vers la réconciliation.

    Mais être un·e bon·ne allié·e requiert un engagement constant. Cela implique des conversations parfois inconfortables avec ses proches, des interventions parfois malaisantes sur la place publique et des remises en question parfois difficiles.

    Et cela, 365 jours par an.

    Julie Gillet est directrice du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick. Ses chroniques dans Francopresse reflètent son opinion personnelle et non celle de son employeur.

  • Ontario: une pénurie, mais pas d’emploi pour les nouveaux enseignants immigrants?

    Ontario: une pénurie, mais pas d’emploi pour les nouveaux enseignants immigrants?

    La pénurie d’enseignants francophones est bien réelle, mais comme le confirment aussi bien le Conseil scolaire catholique Nouvelon (CSC Nouvelon) et le Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario (CSPGNO), elle n’est pas à Sudbury.

    «Ce n’est pas à Jeanne-Sauvé au centre-ville de Sudbury que j’ai une pénurie d’enseignants. C’est à Blind River qu’on a eu de la difficulté à recruter, c’est à Manitouwadge…», explique le directeur de l’éducation du CSPGNO, Marc Gauthier.

    Pour ces communautés dites éloignées, ils doivent parfois changer leurs plans à la dernière minute parce que la personne embauchée s’est finalement trouvé un autre emploi qu’elle préfère.

    Comme bien d’autres employeurs, l’accès à des postes permanents est géré par les conventions collectives. L’ancienneté est l’un des principaux facteurs à respecter lorsqu’un poste d’enseignant devient disponible.

    «Les gens qui veulent travailler à Sudbury vont aller faire quatre ans, cinq ans, six ans à l’extérieur et là, à cause de l’ancienneté, quand des postes ouvrent à Sudbury, ils vont les obtenir», explique M. Gauthier.

    Du côté du CSC Nouvelon, la directrice du Service des ressources humaines, Josée Ruddy, dit que ça peut prendre aussi peu qu’un an pour trouver un poste à Sudbury. Pour eux aussi, ce sont les écoles à Hornepayne, à Wawa ou à Dubreuilville qui ont constamment besoin de renouveler leur personnel.

    «Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas employer les gens, c’est vraiment que les emplois disponibles se trouvent aux alentours. C’est ce portrait-là que l’on aimerait défaire auprès de cette clientèle», confirme Moïse Zahoui du CFA.

    S’expatrier de la sorte permet parfois de gravir les échelons encore plus rapidement. Marc Gauthier offre le récit d’un enseignant issu de l’immigration qui a pu devenir directeur d’école en peu d’années, ce qui était son objectif à long terme.

    Cet exode, Baba Fofana en est témoin. Deux amis finissants ont quitté la région pour trouver des postes permanents, l’un au Manitoba et l’autre à Toronto.

    Un déménagement présente aussi d’autres défis. «On a parfois l’impression que dans les petites municipalités, c’est comme des bastions imprenables, en quelque sorte. Ce sont des endroits où tout le monde se connait, etc.», observe-t-il.

    Chemin numéro deux

    Ce déracinement supplémentaire n’est pas possible pour tous. Dans son cas, sa conjointe est toujours étudiante au Collège Boréal. De plus, il aime Sudbury et veut y rester avec sa famille. «Je peux l’avouer, les gens sont très bien accueillis.»

    La liste de suppléance est une deuxième porte d’entrée dans les conseils scolaires. D’ailleurs, Baba Fofana s’y est inscrit et espère travailler en même temps qu’il complète à distance sa maitrise en éducation à l’Université d’Ottawa.

    «Il y a quand même beaucoup d’opportunités à Sudbury pour des affectations à court terme ou long terme au courant de l’année, ce qui permet d’aller chercher une certaine expérience», dit Josée Ruddy. La pandémie a d’ailleurs créé encore plus de besoins de ce côté.

    Marc Gauthier confirme que la suppléance est un chemin possible vers la permanence, mais il est souvent plus long.

    Avoir l’information au bon moment

    Cette situation démontre une fois de plus la difficulté de transmettre les bonnes informations au bon moment aux immigrants. Les nouveaux arrivants mentionnent souvent qu’ils arrivent au Canada avec une fausse idée de la situation de la langue française hors Québec, par exemple. Entre autres parce qu’on ne leur a pas expliqué correctement avant leur arrivée.

    Moïse Zahoui confirme que le CFA collabore avec l’organisme responsable des services prédépart. L’objectif est justement de mieux renseigner les immigrants sur différents aspects de la vie au Canada et de répondre à leurs questions avant leur arrivée dans la région, afin qu’ils puissent prendre plus rapidement des décisions mieux informées.

    Il rappelle aussi que tous les nouveaux arrivants francophones sont invités à les contacter dès leur arrivée. Leurs besoins seront évalués et ils seront dirigés vers les services appropriés.

    Le contact de la Communauté francophone accueillante à Sudbury : 705-670-2166.

    Rencontre à Sudbury le 8 octobre entre futurs enseignants immigrants et employeurs

    Le projet Communauté francophone accueillante de Sudbury (CFA) et la Société économique de l’Ontario (SÉO) organisent une présentation le 8 octobre sur le sujet. La rencontre entre les deux conseils scolaires francophones de Sudbury et les immigrants intéressés à travailler en enseignement vise à démystifier certaines idées reçues.

    L’activité est en quelque sorte une réponse à une question lancée par un étudiant de la Laurentienne, lors de Franco-Parole III en juin. Baba Fofana ne comprenait pas pourquoi aucun immigrant étudiant en enseignement à la Laurentienne n’était parvenu à se trouver un emploi à Sudbury.

    Pour M. Fofana, que l’on parle de pénurie d’enseignants francophones au pays et qu’il semble impossible de se faire engager à Sudbury est étrange. «À Sudbury, c’est un défi pour les immigrants francophones qui sont issus de la minorité noire de se faire embaucher là où ils pensaient trouver la meilleure terre d’accueil et d’intégration», déplore-t-il.

    Le coordonnateur du CFA au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, Moïse Zahoui, confirme qu’il a déjà entendu ce commentaire lors d’activités organisées par son équipe.

    La rencontre d’octobre a été organisée justement pour répondre à ces commentaires.

    «Il y a des points qu’on aimerait vraiment éclaircir pour les aider à mieux connaitre ces employeurs et, par ricochet, leur permettre de faire des choix judicieux dans la recherche d’emploi.»

    «Je me dis quand on vient pour se faire former dans un domaine [à l’endroit] où on pense exercer ce métier, je pense que l’idéal serait d’avoir du travail là où on est venu se former, là où on a résidé pendant une longue période. À la fin [si] on n’est pas capable de rendre ce que l’on a reçu en retour et aller monnayer ça ailleurs, je trouve que c’est un gâchis», argumente Baba Fofana.

    Josée Ruddy sera de la rencontre du 8 octobre. Elle expliquera entre autres les défis imposés par la taille du territoire du CSC Nouvelon et leur processus d’embauche qui commence habituellement en février.

  • Un candidat surprise à Lachute

    Bernard Denis-Bigras, qui brigue la mairie avec son équipe avait annoncé tous ses candidats, dont Guylaine Cyr-Desforges, élue par acclamation au district 5.  Les conseillers sortants, Serge Lachance et Denis Richer feront face aux candidats d’Équipe Vision Lachute (EVL), Virginie Filiatrault et Christian David. 

    Le district 4 défendu par Alain Lanoue se présente face à la candidate Manon Villeneuve (indépendante) et le chevalier de Colomb, Gaétan Larose (ÉVL). Denis Laberge, ancien propriétaire du dépanneur T-O tente sa chance dans le district 6 face au conseiller sortant Hugo Lajoie (EVL). 

    Gore

    Le maire de Gore, Scott Pearce, relance une campagne avec Équipe Scott Team avec les conseillers Daniel Leduc (district 1), Sakina Khan (district 2), Shirley Roy (district 4), Anik Korosec (district 5) ainsi que les deux conseillers élus par acclamation Alain Giroux (district 3) et Anselmo Marandola (district 6). 

    Stéphane Moisan livrera bataille au district 1 et Josée Prud’homme au district 2. Au district 5, ce sera une lutte à trois avec Daniel Charbonneau et Christian Fauconnier. 

    Saint-André d’Argenteuil

    Le maire de Saint-André d’Argenteuil, Marc-Olivier Labelle, qui sollicite un 2e mandat, fera face à Stephen Matthews.  Le conseiller sortant Michael Steimer ainsi que les nouveaux venus Patrick Côté et Jessica Larivière ont été élus sans opposition. Le siège 3 est convoité par Jacques Decoeur et Denis Pelland.  Le conseiller sortant du district 5, Marc Bertrand, fait face à Audrey Paquette Poulin. 

    Grenville

    Certains des conseillers de la municipalité du village de Grenville ont également été élus par acclamation. C’est le cas de Louis André Desjardins, de Peter Dopelhamer, de Roger Lalonde et de Jocelyne Louis-Seize. Les citoyens devront toutefois attendre le résultat des élections pour savoir si Pierre Thauvette sera réélu à la mairie de la municipalité ou si son opposant Walter Berniquez parviendra à lui succéder. Par ailleurs, les électeurs seront aussi appelés à élire deux conseillers : Lyne Anne Kennedy convoite le siège de conseiller #1, présentement détenu par André Lemay, alors que Jessica Généreux-Carrière espère remplacer le conseiller #2 actuel André Woodbury. 

    Grenville-sur-la-Rouge

    En l’absence de candidats opposants, l’ensemble des candidats aux élections du conseil municipal de ont été élus par acclamation le premier octobre 2021. Le maire Thomas Arnold est donc réélu pour un deuxième mandat consécutif à la tête de la municipalité. Les conseillers Manon Jutras, Natalia Czarnecka et Denis Fillion ont également été réélus pour un deuxième mandat, eux qui sont entrés en fonction au même moment que le maire en 2017. Les conseillers Carl Woodbury, Patrice Deslongchamps et Isabelle Brisson feront leur entrée au conseil municipal cette année, ayant été élus pour la première fois aux élections de 2021 par acclamation.