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  • Des États généraux pour reprendre en main l’avenir du postsecondaire en français

    Des États généraux pour reprendre en main l’avenir du postsecondaire en français

    Déjà fragiles en raison d’un sous-financement chronique, les établissements qui desservent les communautés francophones en situation minoritaire (CFSM) traversent une véritable tempête depuis le début de la pandémie.

    «Les derniers mois ont mis deux éléments en lumière. D’une part, les CFSM sont inquiètes pour l’avenir des établissements postsecondaires en contexte francophone minoritaire. D’autre part, ces établissements craignent de ne plus disposer de moyens d’agir suffisants pour maintenir et accroitre leurs contributions à la société canadienne», soulignent l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) et la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) du Canada dans le document préparatoire de l’évènement inaugural des États généraux sur le postsecondaire en milieu francophone minoritaire au Canada.

    Six ateliers virtuels auront donc lieu d’ici au 2 février 2022 pour faire le point sur la situation et réfléchir aux solutions à mettre en place pour assurer l’avenir des 22 collèges et universités de la francophonie canadienne.

    Quatre forums citoyens seront également organisés, et la démarche culminera les 24 et 25 mars 2022 par le Sommet des états généraux sur le postsecondaire en contexte francophone minoritaire.

    Maximiser le potentiel du réseau

    Plusieurs pistes de réflexion ont déjà été lancées lors de la table ronde du mercredi 22 septembre: création de partenariats entre les divers établissements, avec les associations franco-canadiennes et avec les communautés ; création de programmes transdisciplinaires et transétablissements; virage numérique et conscientisation des communautés, notamment.

    Impossible toutefois de passer sous silence l’enjeu du financement : «Les subventions ponctuelles, c’est bien, mais ça ne règle pas le problème. On doit consolider le réseau actuel, le développer, et les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités […] On ne peut plus dépendre des humeurs des partis politiques en place», a lancé d’entrée de jeu Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier à l’Université d’Ottawa.

    «Je pense que le réseau de l’ACUFC est un atout absolument incontournable – on se connait, on travaille ensemble en santé, de plus en plus en justice. Et il y a un potentiel énorme de travailler ensemble beaucoup plus, je pense que l’avenir est là […], mais on a besoin d’un financement stable et prévisible pour maximiser ses capacités», a-t-il ajouté par la suite.

    La présidente de la FCFA, Liane Roy, s’est fait l’écho de cette idée en soulignant l’importance de bâtir sur les associations déjà existantes, mais aussi en soulignant qu’«il y en a, de l’argent. Il faut trouver un moyen ensemble d’aller le chercher et de s’assurer que ces fonds-là deviennent permanents».

    Si l’ensemble des intervenants se sont entendus sur «l’urgence» de la situation, plusieurs ont aussi tenu à souligner la conjoncture favorable à la mise en place de nouvelles pratiques, notamment en raison de la disponibilité prochaine de 121,3 millions$ annoncés par le fédéral.

    «Il faut battre le fer quand il est chaud et aller chercher les ressources nécessaires auprès du fédéral […] initialement pour toute la dimension de collaboration, partage et cocréation pour développer la pleine capacité du réseau», a réitéré Pierre Zundel, président-directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

    Il a aussi souligné une conjoncture d’ouverture du Québec envers la francophonie canadienne, «où certains partages et certaines collaborations pourraient nous aider». Le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes a d’ailleurs eu lieu en juin dernier.

    Pour Pierre Zundel, il sera primordial de partager les meilleures pratiques et de penser à cocréer des programmes répondant aux besoins sur le terrain. «Pour développer la pleine capacité du réseau, il faudra assouplir nos structures, nos façons de faire, être plus flexibles», a-t-il averti.

    Jacques Frémont a renchéri en posant la question de savoir si le fédéral pourrait avoir une responsabilité plus directe, voire «constitutionnelle» de jouer un rôle de première ligne dans la survie des CFSM. «Ils ne se gênent pas pour la santé, pour la justice […] Ils sont responsables des langues officielles», a rappelé le recteur.

    Conscientiser les communautés

    Étudiante à la maitrise et coordonnatrice de l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne, Audrey Paquette-Verdon a pour sa part soulevé que les solutions devront provenir du terrain et qu’il faudra «écouter les étudiants et les professeurs».

    «L’une des plus grandes failles, c’est l’accueil et l’intégration des étudiants internationaux. Il faut conscientiser les communautés à l’importance de l’immigration, car, en ce moment, la rétention est rare», a-t-elle défendu.

    L’étudiante a aussi rappelé l’importance de s’assurer que les communautés soient au courant des difficultés que connaissent plusieurs établissements postsecondaires, et des impacts qu’ont ces obstacles pour la vitalité des CFSM.

    Si l’ensemble des intervenants ont qualifié de «force» que la plus petite taille des établissements leur permette un meilleur ancrage dans leurs communautés, et ont flatté la «débrouillardise» de plusieurs collèges et universités, ils ont également souligné que cette aptitude peut nuire à leur développement.

    «Je rêve d’un changement de culture : développer collectivement une vision et qu’on puisse passer d’une culture de survie à une culture de développement et d’émancipation. On est années d’être à la traine, il serait temps qu’on soit en contrôle et qu’on décide de la destinée de l’enseignement postsecondaire et des communautés […] Les États généraux nous permettront d’affirmer haut et fort quels sont les besoins consensuels du milieu et de tracer la voie à suivre pour l’avenir», a martelé Jacques Frémont.

    Des priorités «claires et rassembleuses»

    C’est cette marche à suivre qu’espèrent tracer l’ACUFC et la FCFA au fil des évènements qui composeront les États généraux.

    Questionnés à savoir ce qu’ils espèrent voir ressortir de cette démarche, les participants à la table ronde ont nommé l’importance d’en faire un exercice citoyen, de voir et d’entendre les membres des CFSM dans toute leur multiplicité.

    «Il nous faut une vision qui repose sur les besoins et les aspirations de la francophonie canadienne et des francophonies locales», a résumé Liane Roy.

    La présidente de la FCFA a aussi souligné l’importance d’effectuer des recherches sur l’éducation postsecondaire francophone elle-même, sur les établissements et sur ceux qui les fréquentent: «Qui vient dans nos collèges et universités? Qui ne vient pas?»

    À son sens, des données probantes permettront de mieux orienter les stratégies.

    Pierre Zundel a également mentionné qu’il faudra «converger vers des priorités claires et rassembleuses, vers des revendications pointues, et organiser la collaboration pour les mettre en œuvre», et ce, tout en prenant en compte les spécificités de chaque communauté et de chaque établissement.

    Dans les mots de Jacques Frémont: «Tout est possible!» À raison d’environ un atelier par mois, les États généraux tenteront de créer un espace pour imaginer les possibilités et les manières de les concrétiser pour assurer la vitalité du postsecondaire francophone en situation minoritaire.

    Francopresse est le partenaire médiatique officiel des États généraux sur le postsecondaire en milieu francophone minoritaire.

  • Local issues highlighted in wake of election

    Local issues highlighted in wake of election

    With the highly contentious snap election done and no change in the status quo to be seen, people are wondering: what now? The federal government hasn’t changed hands, staying a Liberal minority, and the pandemic is still going strong. The mayors of eight Eastern Ontario municipalities weighed in with what they think the most important local issues are. 

    Infrastructure was the biggest issue the mayors commented on. Mayor Paula Assaly of Hawkesbury, Mayor Robert Kirby of East Hawkesbury, Mayor Pierre Leroux of Russell Township, Mayor Normand Riopel of Champlain Township, and Mayor Daniel Lafleur of Casselman all cited infrastructure as their main concern; roads and bridges need repairs, and the money just isn’t there without help from the federal government. Prices are high right now due to the pandemic, and nothing is being done to bring them down. Add that onto the huge distribution centre project that will need water and electricity extended to the south of the 417, and infrastructure is easily the biggest immediate concern. 

    Physical infrastructure isn’t the extent of it, though. Assaly, Mayor Mario Zanth of Clarence-Rockland, and Mayor Stéphane Sarrazin of Alfred-Plantagenet all mentioned high-speed internet as a concern of theirs, especially considering it’s been in the works for a while now. Aside from being a huge quality-of-life improvement, high-speed internet would allow more people to work from home, easing up on stress and stimulating the economy. Even in Hawkesbury, which already has Bell Fibre, the service is expensive and not as widespread as it could be. 

    Assaly, Zanth, Sarrazin, and Mayor François St. Amour of La Nation all also mentioned they’d like to see more affordable housing in the region. Restarting the economy is important, and the jobs are there, but there simply aren’t enough people to fill them all. More affordable housing would draw people to the region and have them fill vacant positions. 

    Kirby was the only one to mention ending the pandemic. “I know everyone’s trying to help, but it seems we go one step ahead and then go backwards again,” he said. “I don’t want to be completely negative, but progress is slow, and we need people to cooperate if we want it to speed up. It’s not just the government, it’s not just healthcare, but everyone has to work as a team.” 

  • Règlementation des consultants en immigration : «Le Canada devrait aussi bien examiner ses pratiques»

    Règlementation des consultants en immigration : «Le Canada devrait aussi bien examiner ses pratiques»

    Ce collège deviendra à cette date l’organisme de règlementation officiel des consultants en immigration et citoyenneté, en vertu de la Loi sur le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté entrée en vigueur le 9 décembre 2020.

    Il aura un pouvoir de surveillance et de sanction envers les consultants en immigration peu scrupuleux, qui se font passer pour des consultants ou qui escroquent leurs clients.

    Ce changement intervient puisque l’actuel Conseil de réglementation des consultants en immigration du Canada (CRCIC) connait des «défis administratifs et juridiques qui peuvent empêcher le CRCIC de fournir des services de conformité professionnelle et de règlementation efficaces et en temps opportun», selon son directeur des affaires publiques et des communications, Christopher May.

    Pas d’influence sur les fraudes hors pays

    «Grâce à l’adoption de la nouvelle loi, l’organisme aura le pouvoir d’identifier les consultants en immigration non autorisés et de les poursuivre. Cette loi donnera aussi des pouvoirs accrus en matière d’enquête, d’obtention de preuves et de remboursement d’honoraires inappropriés», poursuit Christopher May.

    Il sera rassurant pour les clients de savoir que les plaintes déposées auprès du Collège feront l’objet d’une enquête rigoureuse et efficace, souligne encore le directeur des communications du CRCIC.

    Mais selon Luisa Veronis, professeure agrégée de géographie à l’Université d’Ottawa et spécialiste en immigration canadienne, l’une des limites est que «ce collège va se concentrer sur des consultants qui sont au Canada. Or, la majorité des fraudes à l’immigration de ce type de consultants se déroule à l’extérieur du Canada, dans les pays d’origine des immigrants. Donc ce collège n’aura aucune influence là-dessus».

    Christopher May le souligne également: «La fraude se produit dans tous les pays. Le collège pourra déposer une injonction auprès d’un tribunal canadien, mais il est difficile de faire respecter la loi de la même façon à l’étranger. Pour que la loi soit appliquée, la personne doit venir au Canada.»

    Venir au Canada, c’est justement le plus dur, confirme Luisa Veronis. «Ces consultants existent, car faire une demande d’immigration au Canada est très complexe. D’après ce que j’ai compris, la majorité de ces consultants aident des personnes qui ont un statut temporaire au Canada», assure-t-elle.

    Les processus d’immigration complexes, un terreau fertile pour la fraude 

    Selon la professeure ottavienne, «ce n’est pas n’importe qui peut venir au pays. Le Canada veut contrôler qui s’en vient».

    Elle remarque que le gouvernement complique la donne pour ceux qui souhaitent s’installer de manière permanente, vu qu’il octroie plus de permis temporaires que de résidences permanentes.

    Les chiffres compilés par Statistique Canada le confirment : en 2019, 807 534 personnes ont reçu un visa temporaire, en comptant les permis d’études pour les étrangers et les permis via le Programme des travailleurs étrangers temporaires et le Programme de mobilité internationale. C’est sans compter les visiteurs, une autre catégorie de résidents temporaires.

    À titre comparatif, en 2019 toujours, 341 180 résidents permanents ont été admis au Canada.

    Luisa Veronis soutient que, selon les secteurs de travail, depuis Stephen Harper, le Canada a multiplié les différents permis temporaires pour essayer de combler des lacunes d’emploi «qu’on n’arrive pas à remplir, comme les travailleurs agricoles saisonniers au Québec, les travailleurs temporaires dans les abattoirs en Alberta… À peu près tous les travaux que les Canadiens ne veulent pas faire. Et il y a de nombreux autres besoins».

    «On exploite littéralement ces personnes, car beaucoup de leurs permis temporaires ne mènent pas à la résidence permanente. Elles ont donc peu de droits, pas d’accès à des soutiens, à l’apprentissage de la langue… Et leurs droits de la personne, notamment comme travailleurs, ne sont pas soutenus», énumère la spécialiste en géographie sociale.

    Certaines exceptions mènent plus facilement à la résidence permanente, notamment pour les étudiants internationaux et les travailleurs qualifiés. Une hiérarchie des métiers s’établit alors entre les immigrants.

    «De nombreuses personnes ayant un permis temporaire passent beaucoup d’années au Canada. Je prends l’exemple des travailleurs agricoles, qui viennent ici huit mois par année pendant vingt ans pour soutenir leurs familles à l’étranger. Ces personnes sont désespérées pour venir ici de manière permanente», illustre Luisa Veronis.

    «Alors oui, il faut arrêter les fraudes. Soutirer de l’argent aux immigrants ne devrait pas avoir lieu, la question ne se pose même pas. Mais le Canada devrait aussi bien examiner ses pratiques. Ils ont causé cette situation en premier lieu», analyse la professeure.

    Tirer profit du lien d’interdépendance

    L’une des voies d’immigration privilégiée par les consultants est de postuler pour un permis d’études, qui peut donner accès à la résidence permanente.

    Vu qu’il faut prouver un minimum de fonds, les questions d’argent entre étudiants immigrants et consultants peuvent rapidement tourner en fraude, avertit Luisa Veronis.

    Une autre brèche se trouve dans le désespoir de ces immigrants, qui cherchent par tous les moyens à venir au Canada de façon permanente. Les consultants fraudeurs en profitent.

    Dans ses recherches, Luisa Veronis observe que souvent, dans une même communauté, les réseaux sociaux et ethniques jouent un rôle très important dans l’immigration : «Les gens vont là où ils connaissent quelqu’un, où il y a une communauté ; où conseils, informations et aide financière circulent», complète-t-elle.

    Dans certains cas, une personne de la communauté peut toutefois utiliser sa position de consultant en retour d’argent, créant «un lien d’interdépendance entre les deux. Ce lien peut être positif, mais il peut très rapidement devenir négatif», précise la professeure.

    Malgré cela, Luisa Veronis s’étonne encore de la décision de créer ce nouveau Collège en immigration et citoyenneté : «Il semble que ce ne sont que quelques cas qui ont fait que le gouvernement a eu besoin de montrer qu’il est en contrôle.»

    Un rapport du Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration (CIMM) paru en 2017 fait état d’un total de 217 enquêtes ouvertes par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) entre 2011 et 2016. Sur cette même période, 29 condamnations ont été prononcées, avec des pics annuels de seulement six condamnations en 2015 et en 2016.

  • L’autoroute de la francophonie musicale canadienne: les femmes à l’honneur

    L’autoroute de la francophonie musicale canadienne: les femmes à l’honneur

    Édith Butler, toujours énergique, toujours dévouée! 

    La grande dame de la chanson acadienne est de retour avec son 20e album. Le tour du grand bois nous ramène une Édith Butler en pleine forme et en pleine voix.

    L’opus, réalisé par Lisa Leblanc, est le reflet de la rencontre entre deux générations d’autrices-compositrices-interprètes acadiennes de grand talent. Lisa Leblanc a su amener l’univers d’Édith Butler à un autre niveau en présentant un album d’une énergie contagieuse.

    Dès la première pièce, on a droit à un classique de 1995, La 20, qui séduit avec sa couleur country. Un gage d’un album solide où les orchestrations et les chœurs sont puissants et très accrocheurs.

    Sur ce nouvel album, Édith Butler reprend plusieurs classiques comme La complainte de Marie Madeleine (1984) et Marie Caissie (1979), qui sont remis à la sauce du jour. Cela en fait, à mon avis, des succès radio garantis.

    L’artiste acadienne reprend même la pièce Jerrycan de la Fransaskoise Anique Granger. Pour l’occasion, le morceau est livré sur un rythme plus rock’n’roll que la version originale.

    Édith Butler et Lisa Leblanc proposent aussi quelques titres originaux dans Le tour du grand bois, dont certains en duo comme Dans l’bois. 

    Choisir la Colombie-Britannique

    Depuis plus de 27 ans, j’ai le plaisir d’animer l’émission de radio Can-Rock, diffusée sur les ondes des stations de l’Alliance des radios communautaires du Canada (ARC du Canada). Cela m’a permis de découvrir des artistes francophones d’un bout à l’autre du pays.

    Je nous transporte donc en Colombie-Britannique, à la rencontre de Véronique Trudel. Originaire de l’Abitibi, elle s’est installée dans la francophonie de Nelson par amour, mais aussi par envie de découvrir de grands espaces et d’aller à la rencontre de gens merveilleux.

    L’autrice-compositrice-interprète propose des textes remplis de sensibilité et de vérité, inspirés de ses expériences, qu’elle présente sur des musiques folks agrémentées d’une touche de blues, comme on peut l’entendre sur sa chanson Mon enfant arc-en-ciel.

    Au fil des ans, Véronique Trudel a acquis beaucoup d’expérience de scène un peu partout au pays en présentant des spectacles solos, s’accompagnant au piano et au ukulélé.

    En 2020, elle a présenté un EP comprenant six chansons originales, Après l’hiver. Elle ne se dit pas encore prête à présenter un album complet, mais souhaite continuer à présenter des spectacles et poursuivre ses rencontres avec les différentes communautés francophones de sa province d’adoption et d’un peu partout au pays.

    Un brin de nostalgie

    Dans chacune de mes chroniques, j’irai fouiller dans les souvenirs de la musique francophone d’ici pour nous rappeler les bons coups musicaux francophones des dernières décennies.

    Je suis allé prendre des nouvelles de Marie-Josée Ouimet, originaire d’Edmonton, qui se spécialise dans le blues, le jazz et la pop.

    Au début des années 2000, l’autrice-compositrice-interprète franco-albertaine a fait paraitre trois albums, majoritairement en français, qui présentaient des textes originaux, mais aussi des reprises comme Ceux qui n’ont rien de Patricia Kaas.

    Ses deux premiers albums, Mon clair de lune (2000) et Parce que… (2003), ont été mis en nomination au Western Canadian Music Awards dans la catégorie «Meilleur album francophone de l’année».

    Malheureusement, il existe peu de traces numériques des chansons de Marie-Josée Ouimet. En fouillant quelque peu sur le Web, on peut se faire plaisir en réécoutant des extraits de son troisième album, L’heure bleue…, paru en 2010.

    Même si elle n’a pas présenté de matériel original depuis une dizaine d’années, Marie-Josée Ouimet poursuit sa carrière dans l’univers de la musique en collaborant avec le Centre de développement musical (CDM) à Edmonton ainsi qu’avec de diverses chorales de la région, tout en poursuivant des études au doctorat en chant choral.

  • Qui sont les élus issus des communautés francophones?

    Qui sont les élus issus des communautés francophones?

    Parmi les 338 députés élus, 16 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec, deux de plus qu’en 2019. Parmi eux : quatorze libéraux, un conservateur et un néodémocrate, incluant plusieurs nouveaux en politique fédérale.

    Dans l’Ouest

    Le nombre de députés francophones dans l’Ouest passe d’un à deux. Le ministre sortant des Affaires du Nord, Dan Vandal, conserve la circonscription de Saint-Boniface—Saint-Vital pour un troisième mandat sous la bannière libérale.

    En Alberta, le Franco-Albertain Randy Boissonnault est en voie de reprendre la circonscription d’Edmonton-Centre. Au moment d’écrire ces lignes, il devance le député conservateur sortant, James Cumming, par 136 votes – celui-là même qui l’avait défait en 2019.

    Il ne reste qu’un bureau de vote à dépouiller. Si son élection est confirmée, il sera l’un des deux seuls libéraux élus dans la province et sera ainsi probablement pressenti pour un poste au cabinet.

    De son côté, la conservatrice franco-manitobaine Réjeanne Caron, qui en était à sa deuxième tentative en politique fédérale, n’a pas réussi à déloger le député sortant du NPD, Daniel Blaikie.

    En Ontario

    Le nombre d’élus franco-ontariens passe de sept à huit. La ministre sortante de la Prospérité de la classe moyenne, Mona Fortier, conserve le château fort libéral qu’est Ottawa-Vanier.

    Élue une première fois lors d’une élection partielle en 2017, elle en est à sa troisième victoire électorale. Reste à voir si elle conservera son poste au cabinet.

    Sa voisine de circonscription, la libérale Marie-France Lalonde, a aussi été facilement réélue pour un second mandat dans Orléans. En mars 2021, Mme Lalonde a été promue au poste de secrétaire parlementaire de la ministre du Développement économique et des Langues officielles.

    Du côté de Glengarry—Prescott—Russell, le libéral Francis Drouin obtient la confiance des électeurs une troisième fois à l’issue d’une course serrée.

    Une nouvelle venue sur scène politique est la libérale Arielle Kayabaga dans London-Ouest. D’origine burundaise, Mme Kayabaga est arrivée comme réfugiée au Canada durant son enfance. Son élection est à souligner comme une belle avancée pour la représentativité des personnes d’origine immigrante issues des communautés francophones.

    Plus au nord, Anthony Rota du Parti libéral obtient un sixième mandat dans la circonscription de Nipissing-Timiskaming. Président de la Chambre des communes depuis 2019, il a relevé le défi de gérer les sessions parlementaires virtuelles durant la pandémie.

    Une autre nouvelle élue est la libérale Viviane Lapointe, qui l’emporte face à la néodémocrate Nadia Verrelli à Sudbury. Elle succèdera ainsi au député sortant, Paul Lefebvre, qui ne s’est pas représenté.

    Alors qu’une course serrée était anticipée, le député libéral sortant de Nickel Belt, Marc Serré, est réélu pour un troisième mandat par plus de 3 000 voix.

    Chez les néodémocrates, Carol Hughes est facilement réélue dans la circonscription d’Algoma—Manitoulin—Kapuskasing. Députée depuis 2008, elle sera encore la seule francophone hors Québec au sein de son caucus. Reste à voir si elle présentera à nouveau sa candidature à la vice-présidence de la Chambre des communes.

    En Atlantique

    Au Nouveau-Brunswick, le ministre sortant des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, obtient un huitième mandat consécutif dans Beauséjour. M. LeBlanc peut très certainement s’attendre à nouveau à un appel de Justin Trudeau dans les prochaines semaines, lorsqu’il formera son cabinet.

    Pour leur part, les libéraux Ginette Petitpas Taylor dans Moncton—Riverview—Dieppe, René Arseneault dans Madawaska-Restigouche et Serge Cormier dans Acadie—Bathurst ont tous trois étés facilement réélus pour un troisième mandat.

    Du côté de la Nouvelle-Écosse, deux Acadiens ont été élus. Le libéral Darrell Samson, député depuis 2015 et secrétaire parlementaire depuis 2019, est réélu dans la circonscription de Sackville—Preston—Chezzetcook.

    Dans Nova-Ouest, le conservateur Chris d’Entremont obtient un second mandat en politique fédérale. Cet ancien ministre provincial est le porte-parole sortant de l’opposition officielle en matière de langues officielles et sera encore une fois le seul francophone hors Québec élu sous la bannière conservatrice cette année.

    Une représentation francophone légèrement renforcée

    Les francophones hors Québec conservent une bonne représentation au sein du caucus libéral. Parmi la douzaine de ces élus issus de la francophonie canadienne, plusieurs pourraient bien être appelés à demeurer ou à se joindre au cabinet, ou encore obtenir un poste de secrétaire parlementaire.

    La réélection de Mélanie Joly au Québec est aussi une bonne nouvelle pour les communautés francophones. Parmi ses responsabilités ministérielles, il est souhaitable qu’elle conserve le dossier des langues officielles pour mener à terme le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Les libéraux se sont engagés à procéder dans les 100 premiers jours de leur mandat.

    Une ombre au tableau est le fait que les partis d’opposition n’ont pas réussi à augmenter leur députation francophone. À titre d’exemple, l’avocat francophone Joël Yakov Étienne représentait un espoir pour les conservateurs dans York-Centre.

    Chez les néodémocrates, on ne peut donc pas s’attendre à voir le vide laissé depuis le départ des députés Yvon Godin et François Choquette être comblé en matière de langues officielles.

    Malgré d’importants doutes sur la pertinence de ces élections, les résultats du 20 septembre sont ainsi somme toute positifs pour la représentation des francophones au sein du parti qui formera le gouvernement.

  • Élections fédérales : une copie conforme ou presque

    Élections fédérales : une copie conforme ou presque

    Les cinq chefs des principaux ont été réélus sans trop de difficultés, à l’exception d’Annamie Paul du Parti vert, qui s’est classée quatrième dans la circonscription de Toronto-Centre qu’elle tentait de représenter pour la troisième fois. La députée libérale sortante, Marci Ien, l’a remporté devant le néodémocrate Brian Chang et le conservateur Ryan Lester.

    • Papineau (Québec) — Justin Trudeau
    • Durham (Ontario) — Erin O’Toole
    • Burnaby-Sud (Colombie-Britannique) — Jagmeet Singh
    • Beloeil-Chambly (Québec) — Yves-François Blanchet

    Atlantique

    Les conservateurs ont réussi une légère percée en Atlantique, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, entre autres. L’Île-du-Prince-Édouard demeure aux mains des libéraux alors que les néodémocrates ont perdu leur seul siège à Terre-Neuve-et-Labrador. En raison du vote postal, les enjeux demeurent incertains dans Fredericton où Jenica Atwin, qui avait remporté la circonscription sous la bannière des verts, tente de se faire élire pour les libéraux.

    • Saint-Jean-Est (T.-N.-L.) — Victoire de la libérale Joanne Thompson sur la néodémocrate sortante Mary Shortall.
    • Cumberland-Colchester (N.-É) — Victoire du conservateur Stephen Ellis sur la libérale sortante Lenore Zann.
    • Sackville-Preston-Chezzetcook (N.-É.) — Réélection du libéral Darrell Samson.
    • Halifax-Ouest (N.-É.) — Réélection du Parti libéral avec l’élection de Lena Metlege Diab qui succède à Geoff Regan.
    • Acadie-Bathurst — N.-B. — Réélection du libéral Serge Cormier pour un 3e mandat.
    • Beauséjour — N.-B. — Réélection du libéral Dominic LeBlanc pour un 8e mandat consécutif.
    • Madawaska-Restigouche — N.B. — Réélection du libéral René Arseneault pour un 3e mandat.
    • Moncton-Riverview-Dieppe — N.-B. — Réélection de la libérale Ginette Petitpas Taylor pour un 3e mandat.
    • Miramichi-Grand Lake — N.-B. — Réélection du Parti libéral avec Lisa Harris qui succède Pat Finnigan.

    Ontario

    L’Ontario enregistre peu de changements comparativement à 2019. Les cartes du Nord et de l’Est de la province demeurent identiques à 2019. Les libéraux, qui dominent la région de Toronto, ont perdu la ministre Maryam Monsef aux mains des conservateurs dans Peterborough. C’est dans une course chaude que la libérale Viviane Lapointe, dans Sudbury, a permis aux libéraux de conserver la circonscription qui était représentée par Paul Lefebvre depuis 2015.

    • Ottawa-Vanier — Ont. — Réélection de la ministre sortante de la Prospérité de la classe moyenne, Mona Fortier. Vanier est représentée en continu par les libéraux depuis 1935.
    • Orléans — Ont. — Réélection de la libérale Marie-France Lalonde pour un 2e mandat.
    • Glengarry-Prescott-Russell – Ontario – Réélection du libéral Francis Drouin pour un 3e mandat.
    • Sudbury — Ont. — Réélection pour le Parti libéral avec Viviane Lapointe, qui l’a remporté à l’arraché devant la néodémocrate Nadia Verrelli. Viviane Lapointe succède à Paul Lefebvre, qui représentait la circonscription depuis 2015.
    • Nickel Belt — Ont. — Réélection du libéral Marc Serré pour un 3e mandat.
    • Nipissing—Timiskaming – Ont. — Réélection du libéral Anthony Rota pour un 6e mandat.
    • Algoma-Manitoulin-Kapuskasing — Ont. — Réélection de la néodémocrate Carol Hughes, qui représente la circonscription depuis 2008.
    • London-Ouest — Ont. — Réélection du Parti libéral avec Arielle Kayabaga, qui fut la première femme noire à être élue au conseil municipal de London.

    Ouest et Territoires

    Alors que la carte demeure inchangée au Manitoba, en Saskatchewan et dans les Territoires, les néodémocrates ont fait deux gains en Alberta et les libéraux pourraient faire de même ; le libéral Randy Boissonnault et le conservateur James Cummings se retrouvent nez à nez dans Edmonton-Centre. Toujours en attente de résultats, la Colombie-Britannique enregistre peu de changements.

    • Saint-Boniface – Saint-Vital – Man. — Réélection de Dan Vandal, ministre sortant des Affaires du Nord. Ce Franco-Manitobain représente depuis 2015 la circonscription qui compte la plus forte proportion de francophones de l’Ouest.
    • Elmwood—Transcona – Man. Réélection du néodémocrate Daniel Blaikie pour un 3e mandat.
    • Churchill—Keewatinook Aski – Man. — Réélection de la néodémocrate Niki Ashton, qui représente la circonscription depuis 2008. Mme Ashton, qui est bilingue, a brigué à deux reprises la chefferie du NPD.
    • Edmonton Strathcona — Alb. — Réélection de la néodémocrate Heather McPherson pour un deuxième mandat. Le quartier francophone d’Edmonton est situé dans cette circonscription.
    • Saanich—Gulf Islands – C.-B. — Réélection d’Elizabeth May, qui représente le Parti vert dans cette circonscription depuis 2011.
    • Yukon — Réélection libérale au Yukon, qui est représentée par l’ancien médecin-hygiéniste en chef du territoire, Brendan Hanley, qui succède à Larry Bagnell.
    • Territoires du Nord-Ouest — Réélection du libéral Michael McLeod, qui représente les T. N.-O. depuis 2015.
    • Nunavut — Réélection des néodémocrates avec Lori Idlout, qui succède à Mumilaaq Qaqqaq, élue pour la première fois en 2019.
  • Destroismaisons déçu, mais fier de sa campagne

    Destroismaisons déçu, mais fier de sa campagne

    Au cours de son porte à porte, M. Destroismaisons s’est surtout fait demander par la population l’importance d’une élection en pleine pandémie. «Le grand gagnant de cette élection, c’est le cynisme.  Après 610 millions en dépense pour les citoyens, on se retrouve à la même place», de philosopher le candidat qui tentait sa chance pour une 3e fois face au libéral Stéphane Lauzon. M. Destroismaisons assistera tout de même au dépouillement du vote spécial et par la poste aujourd’hui, à Buckingham.  On parlerait d’environ 2000 bulletins. 

    «Ce sont des sentiments en montagnes russes.  Nous étions porté par une possible victoire», d’ajouter celui qui retournera au travail ce jeudi au Boulevard, un organisme en santé mentale de Saint-André Avelin. 

     

  • Plus d’argent pour le programme de paramédicaux communautaires

    Plus d’argent pour le programme de paramédicaux communautaires

    «Nous avons eu la confirmation de l’arrivée du financement, a déclaré Marc-André Périard, directeur du département des services d’urgence des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR). Ils (les fonctionnaires provinciaux) sont juste en train de décider du montant.» 

    Le programme régional d’ambulances du département des services d’urgence des Comtés unis de Prescott et Russell est l’un des nombreux programmes choisis pour recevoir un soutien provincial pour un programme paramédical communautaire, par le biais du Fonds de secours de haute intensité (FSHI) du ministère de la Santé. L’objectif du FSHI est d’utiliser les ambulanciers paramédicaux locaux pour fournir des services médicaux à domicile aux résidents qui se remettent d’une chirurgie majeure ou qui suivent d’autres traitements pour une maladie ou d’autres conditions médicales, afin de réduire la durée de leur séjour initial à l’hôpital et de réduire également la nécessité de revenir à l’hôpital pour de simples besoins de suivi médical, comme la surveillance des tests sanguins ou le renouvellement des antibiotiques. 

    Les CUPR dispose d’un programme d’ambulanciers paramédicaux communautaires depuis cinq ans. À ses débuts, les ambulanciers paramédicaux locaux évaluaient sur place les besoins médicaux à domicile d’une personne et l’orientaient vers des hôpitaux ou des cliniques communautaires ou d’autres services de soins à domicile. Aujourd’hui, le programme fournit une gamme limitée d’aide médicale à domicile, allant des vaccinations pour les personnes âgées et les personnes confinées à la maison à la fourniture d’évaluations détaillées pour aider les médecins à traiter les patients. 

    Les CUPR  ont reçu 175 000$ en soutien financier du FSHI pour son programme d’ambulanciers paramédicaux communautaires jusqu’en mars 2021. Le financement prolongé soutient le programme jusqu’en mars 2022. Le ministère pourrait également être admissible à d’autres fonds du FSHI s’il y a un excédent à la fin de l’exercice financier du gouvernement provincial en mars prochain. 

     Entre-temps, Mme Périard attend une réponse du ministère des Soins de longue durée au sujet de la demande des CUPR de faire partie de la phase 2 du financement du programme de soutien indépendant des ambulanciers paramédicaux communautaires du ministère. Cinq municipalités ontariennes ont été choisies pour la phase 1 du programme en 2020. La phase 2 permettra d’ajouter 33 autres services ambulanciers municipaux et régionaux à la liste de soutien financier. 

    «C’est l’un des programmes pour lesquels nous nous sommes mobilisés», a déclaré M. Périard, ajoutant que les CUPR ont envoyé une délégation à la récente conférence de l’Association des municipalités de l’Ontario pour faire pression sur les représentants du ministère concernant cette demande. 

    «Ils (le ministère) nous ont dit de faire preuve d’un «optimisme prudent» », a déclaré M. Périard, ajoutant qu’il n’y a pas encore d’indication quant à la date à laquelle le ministère annoncera les 33 candidats retenus pour le financement de la phase 2. 

    «Ce que nous espérons, c’est d’avoir suffisamment de fonds pour avoir trois travailleurs paramédicaux à temps plein, disponibles sept jours sur sept», a déclaré M. Périard au sujet de la façon dont le financement pourrait profiter au programme d’ambulanciers paramédicaux communautaires. 

    En cas de succès, les CUPR auraient assuré le financement de son programme jusqu’en avril 2024. M. Périard a fait remarquer que les CUPR ont eu la chance de recevoir jusqu’à présent le soutien du gouvernement supérieur et du secteur des affaires pour un programme qui a prouvé sa valeur l’année dernière, pendant la pandémie, pour les résidents confinés à domicile ayant divers besoins médicaux. 

    «Je pense que les ambulanciers paramédicaux communautaires joueront un rôle plus important à l’avenir», a-t-il déclaré. 

  • Alfred celebrates its first sesquicentennial 

    Alfred celebrates its first sesquicentennial 

    “All I can say is we couldn’t ask for a better turnout,” said Mayor Stéphane Sarrazin of the Township of Alfred-Plantagenet. 

    Mayor Sarrazin had a good view of the crowds lining up along the village’s main street from the Station Road intersection east to the junction with County Road 15. Residents and visitors gathered before the noon hour to secure themselves a good vantage point along the three-kilometre stretch to watch all of the dozens of entries in the parade that was the weekend highlight of the village’s sesquicentennial celebration. 

    “People were happy to get out and see each other,” Mayor Sarrazin said, adding that the 150th anniversary of the village and the founding of the Parish of St-Victor proved a long-needed tonic for the “cabin fever” affliction for many after more than a year of self-imposed confinement at home because of the pandemic. 

    The mayor gave full credit to the behind-the-scenes work of the Alfred 150 Committee with organizing all of the events during the past four-day celebration, including live music and various activities at Larocque Park, and other highlights. 

    “That beautiful turnout was our reward,” he said. 

    The celebration is not over yet. Go to https://www.alfred150.com/ for information on more upcoming events.