Catégorie : Autres – Others

  • Le pays des libertés, qu’ils disaient

    Le pays des libertés, qu’ils disaient

    Est-ce la bande-annonce d’une nouvelle saison de la série La Servante écarlate? Ou le nouveau roman dystopique qui fait parler de lui pour la rentrée littéraire?

    Non, pas du tout. C’est la triste réalité qui frappe les Texan·es* depuis la semaine dernière, l’État restreignant toujours plus leur droit à disposer librement de leur corps.

    Le 1er septembre, la nouvelle loi SB8, qui interdit les avortements après six semaines de grossesse, est entrée en vigueur au Texas.

    Rappelons qu’à six semaines de grossesse, la plupart des femmes ignorent être enceintes. Et que cette loi ne prévoit pas d’exception en cas de viol ou d’inceste, mais seulement en cas d’urgence médicale. Cela vous choque? Attendez de voir la suite.

    Des dénonciations à 10 000$

    Surnommé le «Texas Heartbeat act», ou loi du battement de cœur, car elle interdit les avortements à partir du moment où les battements de cœur du fœtus sont perceptibles, cette loi s’inscrit dans un mouvement général de recul des droits des femmes et des minorités de genre à travers tous les États-Unis, porté par ses membres les plus conservateurs.

    Avant le Texas, de nombreux autres États ont déjà tenté d’adopter des lois aussi restrictives, mais toutes ont été bloquées par la Cour suprême. Cette fois, la plus haute instance juridique du pays a décidé de laisser la loi en place tant que la bataille judiciaire se poursuit.

    Si cette loi a pu passer, c’est à cause de son dispositif inédit : ici, ce n’est pas l’État qui est chargé de faire respecter la mesure, mais n’importe quel·le citoyen·ne qui est encouragé·e à dénoncer toute personne en ayant aidé une autre à avorter au-delà de la 6e semaine de grossesse, avec une récompense de 10 000$ à la clé. 

    Résumons à l’aide de quelques exemples simples: aujourd’hui, au Texas, une femme peut être trainée devant les tribunaux par son ex-partenaire violent pour avoir avorté.

    Un voisin méfiant peut entreprendre une action en justice contre une infirmière du quartier qui travaille dans une clinique d’avortement.

    Un mari qui paye les frais médicaux liés à l’interruption de grossesse de son épouse peut être poursuivi par un collègue malveillant.

    Un jeune qui s’ennuie peut décider d’arrondir ses fins de mois en déposant des plaintes contre des organismes de défense des droits des femmes.

    Le pays des libertés, qu’ils disaient. Le pays des droits bafoués, oui.

    La riposte 

    La nouvelle loi texane a suscité presque immédiatement une levée de boucliers dans les journaux américains et internationaux.

    De nombreuses célébrités comme Cindy Lauper, Reese Witherspoon ou Lizzo ont fait entendre leur voix sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette atteinte aux droits sexuels et reproductifs des personnes.

    Comme toujours, peu d’hommes se font entendre. Ils seront contents quand ils devront assumer une paternité non désirée, je présume.

    Du côté des militant·es, les réponses n’ont pas tardé non plus. Sur TikTok, l’utilisateur Sean Black a partagé un code visant à envoyer un grand nombre de faux rapports à un site Web qui encourageait le public à dénoncer les avortements illégaux. Ce même site a rapidement été contraint de suspendre ses activités par son hébergeur.

    Tout n’est pas rose au Canada

    Mais si la loi SB8 a focalisé l’attention des médias sur nos voisins du Sud, nous ne devons pas oublier que tout n’est pas rose au Canada. La semaine dernière, plus de 50 organismes à travers le pays ont signé une lettre** appelant à des actions politiques immédiates en matière d’accès à l’avortement, notamment au Nouveau-Brunswick.

    Dans cette province, une législation interdit encore le remboursement par l’assurance-maladie des avortements en dehors des hôpitaux, ce qui empêche les cliniques d’en offrir si elles veulent rester économiquement viables.

    Cette législation restrictive ne s’appuie sur aucun argument financier valide — les vasectomies sont quant à elles remboursées, par exemple — mais bien sur des raisonnements idéologiques visant à contrôler le corps des femmes et des minorités de genre.

    Qu’on se le dise: restreindre l’accès à l’avortement n’aura jamais pour conséquence de faire baisser le nombre d’avortements. Interdire l’avortement ne fera qu’augmenter le nombre d’avortements pratiqués dans de mauvaises conditions : longs et fatigants voyages, méthodes et moyens dangereux, praticien·nes peu ou pas formé·es, absence de suivi médical, etc.

    Et comme toujours, ce sont les femmes pauvres, racisées, immigrantes ou autochtones qui en payeront le prix fort.

    Quand on sait qu’environ une Canadienne sur trois avortera au cours de sa vie, restreindre l’avortement constitue un acte criminel, ni plus ni moins. Quand la réalité fait peur, n’ayons pas peur des mots.

  • Web Ouest rendra l’art en français plus accessible dans l’Ouest et le Nord

    Web Ouest rendra l’art en français plus accessible dans l’Ouest et le Nord

    On se baladera sur Web Ouest de séries Web en blogues, entre des grands rendez-vous et des soirées virtuelles en plein air. On pourra y déguster un concert seul ou en groupe, devant sa télévision ou son écran d’ordinateur. De nombreux voyages imaginaires attendent les amateurs de culture depuis leur canapé.

    Le projet, né en 2015 sous l’égide la Société de la francophonie manitobaine (SFM), en partenariat avec les Productions Rivard, a reçu 3,8 millions$ d’Ottawa début aout. Web Ouest va ainsi être étendu à des organismes francophones de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.

    «C’est une excellente initiative qui va offrir une vitrine à la francophonie [canadienne]. Des communautés éloignées vont se rassembler autour d’évènements artistiques, ça va contribuer à un sentiment d’appartenance commun au-delà des frontières des provinces», salue Suzanne Campagne, directrice générale du Conseil culturel fransaskois (CCF).

    Attirer un public plus jeune 

    Un sentiment partagé par Marie-Christine Morin, directrice générale de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) : «Ce projet va accroitre la visibilité de nos artistes, leur assurer une présence nouvelle et permettre de faire découvrir des contenus inédits. Il y a une telle diversité et une telle richesse à mettre en valeur.»

    À ses yeux, cette plateforme va également permettre d’attirer un nouveau public, à l’écart des centres urbains et aussi plus jeune, «qui consomme avant tout des biens culturels sur Internet».

    Marie-Christine Morin prévient toutefois que la compétition est forte sur le Web: «Il va falloir une programmation originale pour réussir à se démarquer, ainsi qu’être capable d’adapter nos pratiques au numérique, de retransmettre des spectacles vivants de qualité sur les plans esthétique et technique. Ça ne va pas être une mince affaire.»

    L’équipe de Web Ouest est actuellement à la recherche de contenus pour alimenter la programmation tout au long de l’année. Suzanne Campagne du CCF a d’ores et déjà été contactée et indique que les deux jours de spectacles et d’ateliers du Festival fransaskois, qui a lieu tous les ans en juillet, pourraient ainsi être diffusés sur la plateforme.

    Le festival Terre Ferme pourrait également être retransmis sur le site de Web Ouest en juillet 2022.

    «C’est un défi d’amener la culture au plus proche des gens»

    L’initiative est accueillie d’autant plus favorablement qu’il est difficile de faire vivre la culture francophone dans l’Ouest et le Nord canadiens.

    Les 200 000 francophones qui vivent dans ces régions, sans oublier les 750 000 autres qui se disent bilingues anglais-français, ont souvent du mal à accéder à une offre riche et diversifiée dans la langue de Molière.

    «Les communautés sont trop dispersées et distantes les unes des autres, c’est un défi de faire tourner des expositions ou des concerts, d’amener la culture au plus proche des gens», partage Suzanne Campagne.

    Lindsay Tremblay, directrice générale de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC), témoigne également de «la grande solitude» ressentie par les théâtres dans l’ouest du pays : «Alors qu’ils ont de gros mandats, la responsabilité de la survie de la langue et de la culture, ils n’ont souvent pas la capacité de desservir des territoires immenses.»

    Les limites du numérique

    Suzanne Campagne et Lindsay Tremblay appellent les organismes à coordonner davantage leurs efforts afin de développer des projets communs qui voyageront plus facilement à travers les provinces.

    «Chaque organisme travaille en silo et élabore sa propre programmation. Il faut repenser cette façon de faire pour lever la barrière des distances», plaide Suzanne Campagne.

    Si les directrices interrogées voient Web Ouest d’un bon œil, en particulier en période de pandémie, elles se réjouissent aussi de la réouverture des salles de spectacle.

    «Pour le théâtre, l’adaptation au numérique est plus problématique. Cet art exige plus que d’autres un rapport vivant au public», explique Lindsay Tremblay.

    «On a dû s’adapter pour survivre pendant la crise sanitaire, mais une caméra ne peut pas remplacer une salle comble […] On ne peut pas basculer toutes les pratiques culturelles vers les seuls écrans», ajoute-t-elle.

    En attendant, Web Ouest semble inspirer d’autres projets similaires au pays. Lindsay Tremblay évoque le lancement d’un site similaire en Acadie, chapeautée par le Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS).

  • 500 km à vélo et 100 lettres d’enfants pour l’eau potable dans les réserves

    500 km à vélo et 100 lettres d’enfants pour l’eau potable dans les réserves

    Le tout a commencé alors que Marie-Josée Lefebvre enseignait l’histoire canadienne à l’époque de John A. Macdonald à ses élèves de 7e et 8e année. «En même temps qu’on parlait de lui, ses statues se faisaient bousculer, décapiter un peu partout […] C’était une bonne façon de conscientiser les élèves», se rappelle l’enseignante.

    Au même moment, le sujet des ressources naturelles était au programme, et l’enseignante a présenté à ses élèves le documentaire L’eau, c’est la vie, qui traite des répercussions de la contamination dans les Grands Lacs.

    Emboitant les morceaux du casse-tête, Mme Lefebvre a proposé à chacun de ses élèves d’écrire une lettre au gouvernement — pour inclure les apprentissages au curriculum d’écriture — où ils demanderaient aux élus de fournir de l’eau potable aux 31 communautés autochtones qui n’en ont toujours pas au pays.

    «J’peux pas imaginer»

    Au moment où elle s’apprêtait à donner les consignes du travail, 215 tombes non marquées ont été découvertes près d’un ancien pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique. «J’étais chez moi le soir, je me suis demandé comment en parler le lendemain», se souvient Marie-Josée Lefebvre.

    Elle s’est décidée pour la lecture d’un passage d’un texte portant sur les réalités des pensionnats autochtones et qui débutait par «Imagine», dont le titre lui échappe aujourd’hui.

    «C’est grâce à Cindy Blackstock, une grande défenderesse des droits humains des enfants autochtones, que j’ai trouvé ce passage. Il faisait partie d’une trousse qu’elle a publié sur Twitter pour aider les enseignants à aborder le sujet [de Kamloops] avec les jeunes», ajoute-t-elle.

    Marie-Josée Lefebvre a ensuite invité ses élèves à commencer leur lettre par «I can’t imagine», ou «J’peux pas imaginer», et à la conclure par leur demande au gouvernement.

    Elle a préféré laisser les enfants écrire dans la langue de leur choix et ne pas rendre l’exercice obligatoire pour «que ça vienne d’eux, qu’ils l’écrivent s’ils voulaient l’écrire».

    «J’ai ressenti qu’il y a eu un moment de conscientisation […] La maturité est vraiment ressortie dans leurs lettres, constate l’enseignante. Toutes les lettres m’ont touchée par leur intelligence.»

    Extrait de lettres

    «Je ne peux pas imaginer ne pas pouvoir avoir une bouteille remplie d’eau froide agréable pendant une longue balade de vélo. Je ne peux pas imaginer ne pas boire de l’eau quand j’ai soif. Nous avons tous besoin d’eau.» – Noémie

    «Le Canada est un pays assez riche pour donner de l’eau potable à toute la population […] Les Autochtones sont des humains comme les autres et ils méritent les mêmes opportunités que le restant de la population. NON à l’injustice, OUI à l’égalité!» –  Marie Poublanc et Jimi-René Poublanc

    «Je ne peux pas imaginer que mes voisins, qui vivent parfois à quelques dizaines de kilomètres de chez moi, ne puissent pas boire l’eau du robinet comme moi, je peux le faire.» –  Gwenola, Toronto

    Un projet rassembleur

    Pour éviter que le projet ne soit laissé de côté avec l’arrivée des vacances estivales, l’enseignante a réfléchi à la meilleure manière d’attirer l’attention du gouvernement sur les mots des élèves.

    Si elle a d’abord pensé marcher jusqu’au Parlement — une épopée qui aurait nécessité plusieurs semaines —, l’idée de s’y rendre à vélo s’est finalement imposée. «Une fois que l’idée était partie, on dirait que je n’avais plus trop de travail!» se réjouit celle qui n’avait toutefois jamais fait de voyage à vélo auparavant.

    Petit à petit, une communauté s’est formée autour de l’enseignante ; des amis ont créé une page Facebook et un compte Instagram pour le projet, des gens de London et de Kingston ont accepté de récolter des lettres que Marie-Josée Lefebvre pourrait récupérer sur son trajet. «C’est là que j’ai vu le pouvoir des médias sociaux», note-t-elle.

    Un ami de Marie-Josée Lefebvre, Don Kerr, a même écrit une chanson.

    Le périple a débuté le 16 aout. Pendant 10 jours, la cycliste a sillonné les routes de l’Ontario à raison de 40 à 60 km par jour: «C’est la première journée qui a été la plus difficile!» précise-t-elle.

    À son arrivée au Parlement d’Ottawa, le 25 aout, l’enseignante s’est attelée à la tâche de lire les mots écrits par ses élèves et ceux récoltés en chemin, en anglais et en français.

    «J’étais tellement fière d’eux […] C’était touchant. La voix des enfants vient d’une grande vérité en dedans d’eux, qu’ils ne comprennent vraiment pas – “pourquoi ils n’ont pas d’eau? Moi j’ai de l’eau”. C’est inconcevable pour eux. Nous, comme adultes, ce qui est très triste c’est qu’on s’est habitués, comme à plein d’autres injustices. Sans ça, la vie est trop dure, mais les jeunes sont encore passionnés et sensibles à ces causes-là.»

    Marie-Josée Lefebvre a lu la moitié des lettres le jour de son arrivée, et l’autre moitié le lendemain, en compagnie de ses deux nièces.

    À son grand désarroi, presque aucun politicien n’a toutefois répondu à ses messages, bien qu’elle en ait identifié plusieurs sur ses publications en ligne. «Il y a seulement Paul Taylor du NPD qui m’a souhaité bonne chance et m’a remerciée de faire ça», indique-t-elle.

    Étendre le projet à l’échelle du pays

    L’enseignante a finalement renoncé à l’idée d’envoyer les lettres au gouvernement, pour une simple et bonne raison : «Ils vont les sacrer à la poubelle! Je ne leur fais pas confiance avec ces œuvres-là.»

    Marie-Josée Lefebvre a plutôt décidé de tenter de porter le projet à l’échelle nationale : «Mon arrivée au Parlement, je voudrais que ça soit le début de la campagne, pas la fin […] Je suis en train de conceptualiser comment je vais amener ça à l’échelle du pays. Que ces lettres-là, on les voie, qu’on entende les enfants.»

    Plusieurs enseignants l’ont d’ailleurs contactée pour reproduire le projet avec leurs propres élèves. L’instigatrice réfléchit aux avenues à explorer: «Les profs pourraient écrire les lettres avec leurs élèves, selon le niveau scolaire […] puis peut-être faire un voyage de classe pour se rendre au bureau de leur député à vélo, et que chaque enfant lise sa lettre. Les profs pourraient filmer, et ensuite je ferais quelque chose que le gouvernement ne pourrait juste pas ignorer. Que ça soit vraiment la voix des enfants qui ne peuvent pas s’imaginer.»

  • Abdullah     «The butcher»

    Abdullah     «The butcher»

    J’ai eu l’occasion de le voir deux fois lutter dans mon patelin. Les deux fois, il était accompagné de l’indécrottable Creatchman pour le compte de la lutte internationale.  

    Pour leurs spectacles, les organisateurs utilisaient le vieil aréna ou la grange, comme nous aimions l’appeler! Bon, à l’époque, ce n’était pas encore le vieil aréna, car celle de Lowe/Pagé n’était pas encore construite. Les lutteurs faisaient le tour de la province l’été, ce qui permettait de remplir les coffres, et on enregistrait pour la télévision d’automne et d’hiver. Leurs gros galas avaient lieu au mythique centre Paul-Sauvé.   

    Ils étaient en quelque sorte un genre de cirque avec des saltimbanques qui font des marteaux-pilons, des prises de l’ours, des planchettes japonaises, des prises en quatre «Wooooo», des fulls Nelson, des petits paquets et des prises du sommeil.  

    Ils vendaient aussi le beau programme de la soirée (je regrette amèrement de ne jamais en avoir acheté un, c’est tellement de beaux souvenirs à garder précieusement comme un trésor).   

    Il y avait aussi la prise de photo sur le ring pendant l’entracte. Un autre regret. Me voilà les deux pieds dans la nostalgie!   

    J’ai vu de mes yeux vus la lutte internationale chez nous, une fois, dans leurs grosses années et l’autre fois dans leur dernière année de vie. La famille McMahon, propriétaire du WWF, avait déjà envahi le marché de la lutte de triste mémoire à ce moment-là.  

    La première fois que j’ai vu la fédération, c’était en 1985 avec de gros noms au programme. On m’a raconté que les gars ont fêté fort aux puces en fin de soirée! Cet été-là, Les Road Warrior étaient parmi les grandes vedettes de ce spectacle inoubliable. Le fameux duo de Chicago était en ville, chez nous à Lachute! Je n’en revenais pas. Ils sont entrés sous mille et une lumières, avec beaucoup de boucane, mais surtout au son de  «Iron Man» un grand classique de Black Sabbath. Le volume «à pine, à planche» tellement qu’en sortant de la grange,  vers 22h30, mes oreilles ne voulaient plus rien entendre!   

    Comme disait Hawk l’un des deux Road Warrior; «What a rushhhh!» 

    Ce soir-là, il y avait aussi, Dino Bravo, lui qui avait des pectoraux gargantuesques et un charisme à la hauteur de ses grandes vedettes d’Hollywood. Il avait belle allure avec ses bottes cirées et son costume bleu. J’ai même vu des mères de famille criées, même pleurer pour lui. J’en étais complètement admiratif!   

    Pendant l’entracte, au lieu de prendre des photos avec mes lutteurs préférés, entre autres les Road Warrior, je regardais les autres prendre des photos. J’aurais pu lire le programme de la soirée, mais j’en avais décidé autrement. Je n’étais pas à une mauvaise décision…   

    Le clou du spectacle était Gino Brito l’Italien contre l’unique Abdullah «The Butcher». Comme c’était un gala familial, le bain de sang n’a pas eu lieu. Une belle soirée à se fabriquer des souvenirs.  

    La deuxième soirée a eu lieu dans la grange aussi, mais en 1987. La lutte internationale était sur le respirateur artificiel, elle était en train d’agonir. La finale me l’a prouvé d’ailleurs quand Gino Brito Junior affrontait Richard «Le magnifique» Charland. Rien pour écrire à sa mère comme on dit dans le domaine des gribouilleurs.  

    Nous avons eu tout de même la chance de revoir pour une deuxième fois à Lachute Abdullah «The butcher» et cette fois, il a sorti son fameux stylo qui n’a jamais servi à écrire.  Il avait ouvert le front d’Apollo «The Greek» comme on ouvre une canne de bine. Le sang coulait partout, les mères de famille étaient moins enjouées qu’au combat de Dino Bravo, disons.   

    Plusieurs années plus tard, j’ai eu l’occasion de jaser avec certains lutteurs de l’époque. En 1987, il ne restait plus tellement de têtes d’affiche pour l’organisation que «The Butcher».  Pour que le public ait eu l’impression d’avoir eu un bon spectacle, c’est lui qui ouvrait chaque soir devant un nouvel adversaire. 

    La vieille grange de la rue Hamford est en quelque sorte mon église, mon lieu sacré, ma mecque du hockey et de la lutte. Amen.  

     

  • Des arnaqueurs rodent

    Des arnaqueurs rodent

    Des suspects ont communiqué avec la victime en mentionnant qu’ils étaient policiers et qu’un membre de la famille avait été arrêté.  La suspecte, mesurant environ 1,54 mètres, mince, âgée entre 30 et 40 ans et ayant des cheveux noirs, s’est déplacée chez la victime afin d’obtenir l’argent pour payer une caution.  

    Toute information pouvant permettre de retracer cette personne peut être communiquée en toute confidentialité à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264. 

    La Sûreté du Québec désire rappeler aux aînés quelques conseils de prévention pour réduire les risques d’être victime de fraude de type «Grands-Parents».  Les fraudeurs ont recours à des stratagèmes variés pour arriver à leurs fins et à soutirer de l’argent à leurs victimes. Ils utilisent souvent la même approche auprès de la personne âgée : ils communiquent avec elle par téléphone en personnifiant être un policier et demande quelques milliers de dollars pour procéder à la libération du petit-fils de la personne âgée qui aurait été incarcéré. Ils profitent de la vulnérabilité de la personne âgée pour lui mettre de la pression en jouant avec ses émotions. 

    Il faut s’assurer de toujours faire les vérifications nécessaires avant de faire confiance à quiconque. Ne remettez jamais d’argent à un inconnu ou à une personne dont vous n’avez pas vérifié l’identité. Si un individu prétend agir au nom d’un organisme, communiquez directement avec l’organisme et ne divulguez jamais de renseignements personnels à un individu qui ne peut prouver sa légitimité. Lorsque quelqu’un se montre trop insistant ou même insolent (par exemple : il exige votre réponse sur le champ), posez-vous des questions, ne lui faites pas confiance; posez des questions personnelles auxquelles seul votre proche serait en mesure de répondre et appelez les parents, un autre membre de la famille ou des amis de la personne afin de vérifier la validité de l’histoire qui vous a été présentée. 

    La Sûreté du Québec invite le public à consulter la section Conseils de son site Web (www.sq.gouv.qc.ca) afin d’en apprendre davantage sur la fraude ou de consulter le site web du Centre antifraude du Canada au 

    www.centreantifraude.ca. 

     

  • Un instinct qui mène loin

    Un instinct qui mène loin

    Il aurait pu écrire ici, durant ce temps d’arrêt, mais il n’avait pas la tête à ça.  Il ira plutôt le réaliser aux 4 coins du monde: «ce ne sera pas plus facile, mais c’est l’objectif; c’est le projet de cette année!», dit-il avec un peu d’appréhension.  Écrire et être satisfait, c’est épuisant.  

    Choisi parmi 314 000 candidatures, il sera le seul canadien issu du programme Live anywhere de la plateforme Airbnb.  C’est à Marrakech, au Maroc, qu’il devra se remettre à ses cahiers et dans un état d’esprit où il prévoit effectuer une demi-journée obligatoire d’écriture, avant de flirter avec les plaisirs de s’abreuver d’autres cultures.  «Je n’ai jamais été sur le continent africain ni dans des pays arabes.  Nous sommes tentés par de nouvelles cultures, nouvelle bouffe et nouvelle musique», admet celui qui appréciera le luxe de ne pas être constamment en mouvement dans ce 1er projet à deux, alors qu’il sera accompagné par sa copine avocate plutôt que par sa bécane. 

    Parce que oui, cet amoureux «du bon monde» est surtout connu par ses aventures cycliste entrepris en 2016, suite au décès de sa mère.  «On ne sait pas combien de temps on a en avant de nous, vaut mieux plus tôt que plus tard!», philosophe-t-il. Lui qui a parcouru plus de 40 000 kilomètres à vélo en 4 ans avoue de son propre chef qu’il pourra répondre aux critères d’embauche, soit donner une rétroaction sur l’efficacité de la plate-forme, l’amélioration du site et l’évaluation des logements et des hôtes : une chance inégalée pour celui qui avait espoir de repartir avec sa petite amie alors que plusieurs frais seront pris en compte.  Avec la dernière année de télétravail, Airbnb souhaite aussi ainsi démontrer que du boulot, ça peut se faire de partout. Pas besoin d’avoir 35 ans et d’être sans enfants pour réaliser ses rêves. Des participants de tous les milieux démontreront leur amour du voyage. 

    Jonathan B. Roy, qui a mené lui-même un blogue durant ses périples, aime faire des rencontres, aller où personne n’est déjà allé et sait les raconter: «Ce à quoi je carbure, c’est la curiosité!.»  Le globetrotteur a de la graine de génie.  Il a terminé son 5e secondaire au Séminaire du Sacré-Cœur à seulement 15 ans, avant de compléter deux baccalauréats.  «Tout ce que nous réalisons nous apporte quelque chose. Ça a orienté mon parcours. Je continue de construire la pyramide de ce que je suis», avoue-t-il humblement.  Ses études en droit et en génie civil lui garantissaient un avenir prometteur, mais il n’avait pas le goût qu’on le mette dans une boite.  S’interrogeant sur l’importance dans un CV de poursuivre un travail de bureau comme directeur des ressources humaines dans un CUPR par rapport à la possibilité de suivre son instinct en parcourant le monde, le saut devenait intrinsèque. «Il ne faut pas voir tout ce que tu perds, mais plutôt voir tout ce que tu gagnes!», insiste celui qui souligne l’importance du soutien de ses parents dans tout ce qu’l entreprenait contribuant à sa confiance. Le courage est un muscle et si tu ne le travailles pas, il ne grossira jamais!»  Il précise tout de même qu’on ne commence pas une première aventure en rentrant dans Istanbul en vélo, avec des sacoches pleines…  

    C’est peut-être son père qui lui a donné le goût du vélo avec un premier périple à 12 ans, mais c’est son travail en mécanique chez Sport Top Chrono à Hawkesbury de 15 à 20 ans qui lui a permis de s’en sortir plus d’une fois.  «Le vélo, c’est plus dans la tête que dans les jambes.  Tu n’as pas besoin d’être un athlète, il faut juste que ça te tente!», ajoute celui qui, de son propre aveu, ne performait pas tant côté sport durant son parcours scolaire. 

    Aujourd’hui, il ne changerait rien de son chemin. Son instinct, qui l’a toujours guidé, l’invite à faire des choix selon ses ambitions, qui sont loin de celles de la consommation. Il laisse donc les conférences qu’il adore effectuer dans les écoles et les organismes pour continuer à embellir le citoyen complet qu’il forge avec quelques idées de projet virtuel et une envie folle de s’accomplir.  

  • Projet-pilote de limite de vitesse

    Projet-pilote de limite de vitesse

    On souhaite ainsi évaluer la pertinence et l’effet de la réduction de la vitesse dans les rues locales avec ce secteur caractérisé par ses nombreuses familles et son nouveau parc. «Le choix du quartier pour accueillir ce projet-pilote a été fait en fonction de la densité élevée de la population et de la présence de nombreuses familles dans le secteur, ce qui augmente significativement le risque d’accident avec blessés lorsqu’il y a de la vitesse au volant. La diversité du type d’habitation et le fait que le secteur soit bien circonscrit sont des éléments qui ont également influencé le choix de ce quartier en particulier. La sécurité de nos citoyens est au cœur de nos préoccupations. Les citoyens nous ont mentionné à plusieurs reprises leurs craintes par rapport à la vitesse dans les quartiers résidentiels et nous les avons entendus», a commenté le maire de la Ville de Lachute, Carl Péloquin.  Le projet-pilote s’échelonnera sur une durée de deux ans afin de permettre d’amasser suffisamment de données et ainsi analyser son impact dans ce secteur. 

    Cette initiative s’inscrit directement dans le plan stratégique 2019-2025 en répondant à l’objectif Maintenir le sentiment de sécurité dans la communauté, action 46 Aménager la ville de façon à assurer un meilleur sentiment de sécurité aux citoyens. Les résultats du projet-pilote seront donc connus en 2022, suite à de nombreux moyens de validation dont, notamment un sondage auprès de la population afin de connaître l’impact qu’aura eu la réduction de la vitesse à 40 km/h dans le secteur.  

    Avec des données probantes, il est possible que d’autres quartiers voient la vitesse être réduite également. 

  • Contrat approuvé pour le complexe sportif de La Nation  

    Contrat approuvé pour le complexe sportif de La Nation  

    L’appel d’offres pour le projet avait été annoncée le 11 juillet dernier sur le site BidsandTenders.com et devait prendre fin le 11 août. Cette date a été repoussée jusqu’au 24 août suite à des commentaires faits sur les questions soumises. Les entrepreneurs qui voulaient faire une soumission devaient avoir de l’expérience avec des bâtiments préfabriqués de type sans cadre et des projets de terrain intérieur. Deux soumissions étaient nécessaires dans le processus et une note technique minimale devait être présente pour que la soumission soit étudiée.

    Trois entreprises ont soumis leur offre : McDonald Brothers Construction Inc. 12,415,000$ (excluant le TVH) TOFCON, Construction Inc. 15,233,506$ (excluant la TVH) et Corebuild Construction Ltd. Dossier financier non ouvert.   

    L’équipe du projet, composée de deux représentants d’IDEA Integrated Design et de deux représentants municipaux, a étudié ces offres. M. Doug Renaud a supervisé le processus d’évaluation et a remis les documents financiers au comité une fois les soumissions techniques examinées. La soumission de McDonald Brothers Construction Inc., ayant de l’expérience dans la construction de bâtiments préfabriqués de type sans cadre et de projets de terrain intérieurs, a été sélectionnée.   

    Le projet devrait s’étaler sur 56 semaines dès la date d’attribution du contrat. Le conseil s’est entendu pour que le contrat soit attribué pour la somme maximum de 12 415 000$ plus la TVH.  

  • Répercussions de la Covid sur la culture 

    Répercussions de la Covid sur la culture 

    Plusieurs cours, comme les cours de chat et de danse sont toujours dans le programme de la Maison. Par contre, la directrice générale de la maison, Lisa Godard, a expliqué qu’en raison des règles sanitaires, la taille des groupes doit être réduite, ce qui diminue le budget auquel la Maison a droit. Elle a ajouté aussi qu’il y a une baisse d’intérêt en général pour plusieurs raisons, soit «la perte de leur passion dans les arts parce qu’ils en font moins. – la perte d’intérêt a cause du fait que c’était en ligne pendant longtemps – la perte d’intérêt à cause du manque de performance, la baisse d’inscriptions parce que plusieurs ont moins d’argent et que les arts/culture sont souvent la première chose à couper». 

    Elle termine en souhaitant que «l’amour pour l’art et la culture reviennent avec les présentations publiques. Que les gens puissent retrouver la joie dans les choses extraordinaires comme les arts.».