Catégorie : Autres – Others

  • Take the Coureurs de Bois Challenge

    Take the Coureurs de Bois Challenge

    “We’ve seen lots of kids come out with their parents, and lots of athletes who just want a different kind of challenge,” said Chantal Lalonde, Coureurs de Bois Challenge president and one of the project founders. 

    Set up within the Lavigne Nature Park off of Marcil Street near the Village of Bourget, the Coureurs de Bois Challenge marks its sixth year of operation and its second year of providing individuals and families with outdoor recreation and fun during the pandemic. The course setup has been modified to meet COVID-19 health safety protocols, but Lalonde noted there is lots of fun for anyone who wants to spend a morning or an afternoon enjoying nature and doing some healthy, walking or running. 

    This year, as it was last year, the annual Challenge is “virtual” event. Instead of a single weekend gathering of individuals and groups ready to test their mettle running along the paths and dealing with various physical obstacles, the formal Challenge runs all through the month of September, with individuals and groups able to take the course any day of the week, any hour of the day they want, and also at the pace they want. 

    “So there’s no big gatherings,” Lalonde said, “but we still have the three-kilometre and five-kilometre courses to follow.” 

    Many of the “big obstacles” are absent from the Challenge course while the pandemic continues. So no climbing walls from four-foot-high to eight-foot to scale. 

    “But we still have some new challenges along the course that are more like exercises, doing jumping jacks and such,” said Lalonde, with a grin. “And there are all the natural obstacles, like a bit of mud here and there along the trails.” 

    Last year’s virtual Coureurs de Bois Challenge had at least 1400 participants, both individuals and groups, make their way along the trails during September. 

    “The word is getting out,” said Lalonde, adding that besides people from around the Clarence-Rockland area enjoying the Challenge, there are participants driving in from the Orléans-Ottawa region and from as far away as Montréal to enjoy a weekend of running around the woods for fun and fitness. 

    “We’re expecting to see a few hundred or more people coming out on the weekends,” said Lalonde, adding that a special kiosk will be on-site during the September weekends for those who want to buy souvenir Coureurs de Bois Challenge medals. “Some people like to collect these sort of things for every event that they do.” 

    Lalonde has just one piece of advice to offer for everyone taking part in the Challenge. 

    “Be prepared to go through the woods, have a good set of running shoes, and be ready to run through or jump into the mud,” she said. “Just enjoy the day, being outside in a natural setting. At these times we all just need to get outdoors.” 

  • Les conducteurs soutiennent la campagne Cœur et AVC

    Les conducteurs soutiennent la campagne Cœur et AVC

    Alain Brazeau et Manon Desjardins, avec leur Mustang GT 2021, exhibent le chèque au montant de 2 620$, recueillis lors de la Randonnée du cœur et de l’AVC, le 21 août, au profit de la Fondation des maladies du cœur. L’événement, organisé à la mémoire de leur fils Jécy, a vu plus de 60 conducteurs partir de chez Herb’s Travel Plaza, à Vankleek Hill, pour un trajet de 200 kilomètres, passant par Cornwall et se terminant à Rigaud, au Québec.

    Plus de 60 conducteurs ont pris la route le 21 août pour la Randonnée du cœur et de l’AVC, afin de recueillir des fonds pour la Fondation des maladies du cœur. Partant de chez Herb’s Travel Plaza à Vankleek Hill, ils ont roulé jusqu’à Cornwall, puis ont remonté, ont traversé la frontière du Québec pour terminer leur randonnée à Rigaud. À la fin de la randonnée, les participants avaient recueilli plus de 2 600 $ pour soutenir les programmes de recherche et d’aide de la fondation.

  • La communauté se rallie pour l’autisme

    La communauté se rallie pour l’autisme

    Le départ et l’arrivée se feront à la Place 1967 à Plantagenet et les profits récoltés seront remis à Autisme Ontario pour la région de l’est de l’Ontario. L’événement consiste en une chasse aux trésors pour sensibiliser les gens au spectre de l’autisme. Les participants auront pour tâches d’amasser des fonds pour l’organisme, former un groupe avec un nom et un drapeau le représentant et de prendre des photos et les publier sur le groupe facebook lié  à 

    l’événement: Off-road ride for autism 2021). 

    Plusieurs entreprises de la région se sont joint à la cause en offrant des prix aux participants gagnant la chasse aux trésors. Par exemple, Patati Patata de Plantagenet a donné cinq certificats cadeaux de 20$ et ont fait un don de 100$ pour la cause. Ford Hawkesbury a donné trois certificats cadeaux de 100$ et Les Jardins Lamoureux, six certificats cadeaux de 25$.  

     «C’est incroyable de voir à quel point les communautés et les entreprises locales ont soutenu ces événements. C’est formidable de voir autant de personnes intéressées à aider à sensibiliser et à soutenir des groupes locaux comme Autisme Ontario pour la région de l’est de l’Ontario.» soutient Paul Taylor Sr, coorganisateur avec Nicole Taylor, mère d’un fils autiste et à la tête de l’organisme Autisme Ontario pour la région de l’est de l’Ontario. 

    Les montants récoltés permettent de couvrir les frais d’activités familiales ainsi que les coûts des soins pour les familles ayant un membre vivant avec le spectre de l’autisme. 

     

     

  • Exposition d’automobiles à Hawkesbury

    Exposition d’automobiles à Hawkesbury

    L’Elantra «fantomatique» de M. Chevrier circulera dans la ville d’ici la fin du mois d’octobre. Après cela, elle redeviendra une voiture ordinaire. 

    Cliff Chevrier admet qu’il reçoit plusieurs regards lorsqu’il prend la route au volant de son Elantra 2005. Un bon surnom pour la voiture blanche comme l’os serait la Rolling Haunt, avec ses autocollants sur le thème d’Halloween, la célèbre poupée Chucky et la folle épouse de Chucky regardant à travers les barreaux de la fenêtre du siège passager, et un squelette partageant les sièges du conducteur à l’avant 

    « Si la police m’arrête, elle veut juste prendre des photos », dit Chevrier en souriant. C’est conçu pour être amusant, et les enfants adorent ça. » 

    L’un des moments forts du salon de l’automobile de cette année a été l’apparition d’une authentique Lotus Europa 1970. Lorsque le propriétaire, Claude Antonyezya, de Montcalm, au Québec, est sorti de sa voiture  classique britannique noire et élégante, sa voiture et lui ont été le point de mire d’une foule d’amateurs de voitures munis d’appareils photo. 

    «J’essaie de la conduire autant que je peux», a déclaré M. Antonyezya. 

    Des véhicules militaires, une escouade de Jeep, des voitures anciennes et des exemples classiques des meilleurs véhicules à moteur du monde entier se sont partagé le parking d’un bout à l’autre du centre-ville. La foule a pu admirer de près le rêve de chaque propriétaire de voiture et discuter avec les propriétaires jusqu’à ce que l’averse de l’après-midi pousse les gens à se mettre à l’abri de la pluie.  

  • Le vote électronique approuvé pour le canton d’AP

    Un des membres du conseil du canton espère que les problèmes qui ont affecté la configuration du vote électronique (e-voting), lors des élections municipales de 2018, ne se reproduiront pas. 

    «Il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de ce système», a déclaré le conseiller Ian Walker, lors d’un récent examen par le conseil des méthodes de vote électronique. 

    Le conseil municipal a approuvé que la municipalité fasse partie d’un contrat conjoint, entre sept des huit communautés de Prescott-Russell, avec Intelivote Systems, pour le service de vote électronique (e-vote) pour l’élection municipale de 2022. Intelivote Systems a été le soumissionnaire retenu parmi cinq entreprises qui ont répondu à une demande conjointe de propositions. 

    Le coût du canton pour le vote électronique dans le contrat conjoint avec Intelivote serait d’environ 20 000$. Ce coût est basé sur le nombre de résidents ayant le droit de vote, enregistré dans le recensement de 2018. 

    Le système Intelivote offrira aux électeurs du canton la possibilité de voter par téléphone ou par Internet.  

  • Rançongiciel: que faire en cas d’attaque?

    Rançongiciel: que faire en cas d’attaque?

    Les attaques de rançongiciel («ransomware» en anglais) proviennent de pirates informatiques qui chiffrent les données d’une personne, d’une entreprise ou d’une entité publique, ce qui les rend inutilisables.

    Ils promettent ensuite de déchiffrer ces données en échange d’une rançon.

    La Ville de Saint-Jean a été atteinte par l’une de ces attaques en 2020. Au lieu de céder aux demandes des escrocs, la municipalité a choisi de reconstruire son système informatique, une tâche titanesque qui a été couverte par son assureur.

    C’est un choix judicieux que beaucoup de victimes ne font pas, selon Nicolas Roux, un consultant en cybersécurité de la région de Moncton.

    «Il y a de nombreuses victimes qui paient sans se déclarer. Je dirais que globalement, l’argent que ça rapporte aux cybercriminels a augmenté. Si ça ne rapportait pas d’argent, il n’y aurait pas autant de gens qui font encore cela», dit-il en entrevue.

    Il affirme qu’en faisant preuve de «cyberhygiène» et en adoptant de meilleures pratiques, il est possible de réduire le risque, par exemple en ayant une copie de rechange de toutes les données.

    La cyberhygiène est un ensemble de pratiques qui permet de lutter contre les attaques informatiques. Un document publié sur le site du gouvernement du Canada précise quelles sont ces pratiques.

    «On observe un manque total de cyberhygiène dans des municipalités, des gouvernements, dans de grandes entreprises. Ce problème-là fait qu’on doit payer la rançon. Mais on ne devrait jamais se retrouver dans le cas où les seules données que vous avez sont celles que l’attaquant a chiffrées», dit l’expert.

    «(Le nombre d’attaques) augmente, parce qu’il y a de l’argent à faire», affirme Ida Sri Rejeki Siahaan, experte en cybersécurité et chercheuse associée au Canadian Institute for Cybersecurity de l’Université du Nouveau-Brunswick.

    Même si de plus en plus d’entreprises et d’entités publiques disposent maintenant de copies de leurs données, elle affirme que certaines victimes choisissent tout de même de payer la rançon discrètement pour éviter une atteinte à leur réputation.

    Mme Siahaan déconseille elle aussi de payer la rançon en cas d’attaque, puisque les criminels informatiques seront alors tentés de refaire le coup. 

    De très grandes entreprises ont aussi été victimes de ce genre d’attaque. Colonial Pipeline, la responsable d’approvisionnement en essence pour une bonne partie de la côte est des États-Unis, a choisi de payer une rançon de 75 bitcoins, soit près de 5 millions $ US, dont une bonne partie a été récupérée par le FBI. 

    Selon l’entreprise de gestion des risques Marsh & McLennan, les paiements de rançon pour ce genre de crime ont augmenté de 60 % pendant les six premiers mois de 2020.

    Le caporal par intérim Marc-André Dubé, un membre du Groupe national de coordination contre la cybercriminalité (GNC3) de la GRC, explique que le choix de payer la rançon est souvent très délicat, même si la GRC le déconseille.

    «Payer la rançon n’est jamais une bonne chose pour des raisons évidentes: on fait affaire avec des criminels. Même si l’on ne paie pas la rançon, ça ne signifie pas qu’on va obtenir la clé de décryptage pour être en mesure de remettre en service tous nos systèmes.»

    Le fait de payer la rançon n’empêche pas non plus les pirates de revendre les données qui ont été volées, signale-t-il.

    Plus de cas signalés à la police ces dernières années

    Malgré l’augmentation apparente des paiements de rançon, il est difficile de dire si ce genre de crime est réellement en augmentation au Canada, selon le caporal par intérim. 

    Marc-André Dubé affirme que le nombre de cas identifiés de ce genre de crime a subi une forte augmentation ces dernières années, mais qu’il est impossible de déterminer s’il s’agit réellement d’une augmentation du nombre d’attaques de rançongiciel ou s’il s’agit simplement du fait que les victimes (individus, entreprises ou entités publiques) rapportent davantage ce genre de crime à la police. 

    Environ 44 000 cybercrimes ont été signalés aux services de police canadiens en 2019, une hausse de 190 % par rapport à 2014.

    «La grande question: est-ce que les gens sont plus attaqués qu’en 2014, ou est-ce que les gens sont simplement mieux informés?» 

    Il explique aussi que le GNC3 a reçu plus de 1600 demandes d’aide de la part d’autres forces policières depuis avril 2020, dont environ 30% étaient reliées à des attaques de rançongiciel. 

    Le caporal par intérim observe aussi que ces attaques sont de plus en plus sophistiquées, et qu’elles évoluent au fur et à mesure que des policiers sont en mesure de réaliser des arrestations. 

    «Il y a beaucoup de rançongiciels différents. On voit souvent, pendant peut-être six ou sept mois, un gros nombre d’attaques faites par un type de rançongiciel bien spécifique, mais qui disparait ou qui est alors remplacé par un autre.» 

    Son unité collabore avec le Centre antifraude du Canada (CAFC) pour développer un nouveau système national pour signaler des incidents de fraude et de cybercriminalité, qui devrait voir le jour en 2023-2024.

    D’ici là, le policier encourage les victimes à signaler tout incident à la police ou au CAFC. 

    La chercheuse Ida Sri Rejeki Siahaan explique que les pirates informatiques visent souvent des logiciels qui permettent de faire plusieurs victimes d’un coup. 

    «Plusieurs municipalités ne développent pas leurs propres systèmes informatiques. Elles achètent un logiciel et le modifient selon leurs besoins. Alors l’attaque peut viser ce logiciel», dit-elle. Dans certains cas, des centaines de municipalités utilisent des outils similaires.

    Elle affirme que les municipalités et les entreprises ont intérêt à analyser et à auditer des logiciels qu’elles utilisent pour détecter toute vulnérabilité. 

    Il est aussi essentiel de former ses employés à utiliser le système de façon sécuritaire, d’après elle.

  • Portrait de circonscriptions d’intérêt pour les Franco-Ontariens

    Portrait de circonscriptions d’intérêt pour les Franco-Ontariens

    Glengarry–Prescott–Russell

    La circonscription de Glengarry–Prescott–Russell est la seule en Ontario où les francophones sont majoritaires. Le député libéral sortant, Francis Drouin, souhaite obtenir un 3e mandat. En 2019, il avait défait par plus de 7 500 votes son plus proche adversaire, l’ancien député conservateur Pierre Lemieux.

    Cette année, la course s’annonce plus serrée. La controverse autour de la nomination de Susan McArthur comme candidate conservatrice joue toutefois en faveur de M. Drouin dans cette circonscription à tradition libérale.

    L’association conservatrice a appris sa candidature à travers les réseaux sociaux, alors que plusieurs auraient préféré un retour de M. Lemieux. L’un des vice-présidents de l’exécutif a même remis sa démission.

    De plus, Mme McArthur, une femme d’affaires bilingue, n’habite pas la circonscription qu’elle souhaite représenter. Elle vit plutôt à Hudson, au Québec, de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

    Du côté du NDP, Konstantine Malakos tente à nouveau sa chance. Ce candidat bilingue avait terminé 3e en 2019, avec un peu plus de 10% des voix.

    L’ancienne circonscription de Prescott, puis celle de Glengarry–Prescott–Russell ont été représentées par un francophone en continu de 1878 jusqu’à l’élection de Pierre Lemieux en 2006. Au cours de l’histoire, les électeurs de la région ont élu un total de 14 députés fédéraux franco-ontariens.

    Ottawa–Vanier

    La circonscription fédérale d’Ottawa–Vanier, dont le tiers de la population est francophone, est celle que détiennent les libéraux depuis le plus longtemps sans interruption à l’échelle du pays.

    Elle n’a jamais changé d’allégeance politique depuis sa création en 1935. Elle a notamment été représentée par les Franco-Ontariens Mauril Bélanger et Jean-Robert Gauthier.

    La ministre libérale sortante, Mona Fortier, est candidate à sa réélection. Celle qui a été élue une première fois en 2017 lors de l’élection partielle à la suite du décès de Mauril Bélanger a obtenu plus de 50% des voix en 2019. Il s’agit d’un siège sûr pour l’équipe Trudeau.

    Lors des trois dernières élections générales, les néodémocrates sont arrivés en deuxième position dans cette circonscription. Cette année, le parti est représenté par la fonctionnaire fédérale Lyse-Pascale Inamuco.

    Celle-ci avait fait de la défense des services en français l’une de ses priorités lors de sa campagne infructueuse pour obtenir un siège au Conseil municipal d’Ottawa l’année dernière.

    Orléans

    La circonscription d’Orléans, dont un peu plus du tiers de la population est francophone, est représentée depuis 2019 par Marie-France Lalonde.

    Cette ancienne ministre provinciale des Affaires francophones est encore une fois favorite pour remporter la circonscription, devant Mary-Elsie Wolfe du Parti conservateur et Jessica Joanis du NPD. Lors des dernières élections, elle a obtenu 54 % des voix.

    La circonscription est demeurée libérale depuis sa création en 1988, sauf pour les trois mandats consécutifs de Royal Galipeau durant l’ère Harper.

    London-Ouest

    La circonscription de London-Ouest n’est généralement pas surveillée de près par les francophones. Ce qui la rend particulièrement intéressante cette année est la candidature d’Arielle Kayabaga.

    Mme Kayabaga est arrivée comme réfugiée au Canada durant son enfance. Son élection serait une avancée pour la représentativité des personnes d’origine immigrante issues des communautés francophones.

    La députée libérale sortante, Kate Young, ne se représente pas. Même si les libéraux semblent être les favoris pour conserver la circonscription, le tout n’est pas joué d’avance.

    La circonscription a déjà été détenue par les conservateurs de 2008 à 2015 et est présentement représentée par les néodémocrates au niveau provincial. On parle ici d’une course à trois entre Arielle Kayabaga, le conservateur Rob Flack et la néodémocrate Shawna Lewkowitz.

    Algoma–Manitoulin–Kapuskasing

    La circonscription d’Algoma–Manitoulin–Kapuskasing, dont un peu plus du quart de la population est francophone, est représentée depuis 2008 par la néodémocrate Carol Hugues, qui est encore une fois candidate cette année. Lors de son élection, elle a mis fin à la mainmise des libéraux sur la région qui remontait à 1935.

    Au début de la dernière législature, Mme Hugues a été très brièvement la porte-parole de son parti en matière de langues officielles avant d’être reconduite dans ses fonctions de vice-présidente adjointe de la Chambre des communes.

    En 2019, la représentante du NPD a remporté par plus de 6000 voix de majorité cette circonscription, qui inclut la totalité du district de Manitoulin, la majeure partie de celui d’Algoma et des sections de ceux de Sudbury, de Thunder Bay et de Cochrane.

    Ses principaux adversaires sont le libéral Duke Peltier, un leadeur autochtone du nord de la province, et le conservateur John Sagman.

    Nickel Belt

    Les jeux sont loin d’être faits dans la circonscription de Nickel Belt, qui compte la plus forte proportion de francophones du nord de la province. Depuis la fondation du NPD en 1961, les néodémocrates ont remporté la circonscription à huit reprises en comparaison à 11 fois pour les libéraux.

    En 2019, le député libéral sortant, Marc Serré, a devancé le chanteur franco-ontarien Stéphane Paquette par plus de 3 000 voix. Cette année, la néodémocrate Andréane Chénier est en bonne posture pour le déloger dans une course qui s’annonce très serrée, avec la montée de son parti dans les sondages en Ontario.

    Plusieurs francophones ont déjà représenté la circonscription, dont le père du député sortant, Gaétan Serré, à la fin des années 1960.

    Sudbury

    Les troupes de Justin Trudeau devront travailler d’arrachepied pour conserver la circonscription de Sudbury, également dans la ligne de mire des néodémocrates.

    Cette circonscription à tradition libérale est passée au NPD de 2008 à 2015 après avoir été représentée durant six mandats par l’ancienne ministre franco-ontarienne Diane Marleau. Elle a été reprise par le libéral Paul Lefebvre en 2015.

    Réélu en 2019 avec une majorité de plus de 5 700 voix, le député sortant n’est pas candidat à sa réélection cette année.

    Les libéraux sont représentés par Viviane Lapointe, directrice générale de l’organisme Intégration communautaire Grand Sudbury.

    Elle fait face à une candidate néodémocrate bien connue, la politologue Nadia Verrelli, qui a récemment perdu son poste de professeure lors de la vague de coupures à l’Université Laurentienne.

    Les circonscriptions de Nickel Belt et de Sudbury représentent des gains potentiels du NPD aux dépens des libéraux cette année.

  • Les réseaux sociaux accentuent le sentiment d’oubli des jeunes électeurs francophones

    Les réseaux sociaux accentuent le sentiment d’oubli des jeunes électeurs francophones

    Certains candidats ne ménagent pas leurs efforts sur les réseaux sociaux. C’est le cas de Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), qui relève littéralement les manches de son jersey de sport sur son compte TikTok, exhibant des muscles galbés. En arrière-plan, sur un rap lent, un montage présente des jeunes tout aussi musclés qui dansent en rythme.

    La légende (en anglais) précise: «Quand ils disent que les jeunes ne votent pas… Mais tu sais qu’ils vont marquer l’histoire aux prochaines élections.» [traduction libre]

    Ses adversaires ne chôment pas non plus. Justin Trudeau enchaine bains de foule et «stories» sur Instagram, tandis qu’Erin O’Toole se montre très présent sur Facebook et Twitter, des médias sociaux plus traditionnels.

    Ces dernières plateformes sont «surtout pour les babyboumeurs ou les plus de 35 ans, sans offense!» affirme Trevor Stewart, un Franco-Ontarien de 22 ans impliqué en politique et établi à Hammond, dans l’Est ontarien.

    Chacun son réseau, chacun son image, et donc chacun sa stratégie pour engager des électeurs, renchérit Adam Brown, un Franco-Albertain de 24 ans qui est aussi l’ancien président du conseil d’administration de l’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAE).

    L’ACAE est à l’origine de la campagne non partisane «Sortons voter», qui a pour but d’augmenter le taux de participation aux élections de la communauté étudiante à travers le pays, anglophone comme francophone: «2,1 millions d’étudiantes et étudiants peuvent faire toute la différence dans cette élection, et chaque vote compte», précise le site de la campagne.

    Davantage d’efforts et de budget pour les réseaux sociaux

    Bruno Guglielminetti, ancien producteur et réalisateur chez Radio-Canada, devenu consultant indépendant en stratégie de communication numérique, s’intéresse de près aux nouvelles technologies et aux médias numériques.

    Son premier constat au sujet de la campagne électorale 2021 est que de plus en plus d’efforts et de budget sont déployés par les équipes de communication pour atteindre les jeunes.

    «Surtout depuis l’élection de Justin Trudeau. Pendant sa première campagne, on a vraiment senti une différence, un effort important qui continue et monte d’un cran à chaque élection», précise-t-il.

    D’après les données de l’Enquête canadienne sur l’utilisation d’Internet de 2018, «les médias sociaux étaient utilisés régulièrement par environ 9 Canadiens de 15 à 34 ans sur 10,   8 Canadiens de 35 à 49 ans sur 10 et 6 Canadiens de 50 à 64 ans sur 10».

    Sue Duguay, présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) originaire de Miramichi au Nouveau-Brunswick, insiste sur un point important: «Ce ne sont pas les politiciens qui attirent les jeunes sur les réseaux sociaux, mais bien les jeunes qui attirent les politiciens!»

    La jeunesse francophone peu ciblée sur les réseaux

    Un constat que confirme Trevor Stewart, du côté de l’Ontario. Mais le hic reste le même, d’après lui: les alternatives francophones pour s’informer ou s’engager dans une campagne sont rares, même si les réseaux sociaux permettent des connexions plus faciles entre les organismes et les jeunes. Et les jeunes en font les frais, selon le jeune homme.

    «La tranche des 18-30 ans suit la campagne en grande partie sur tous les réseaux sociaux ; un peu moins Facebook, qui est réservé à des personnes plus âgées que 30 ans, observe-t-il. Mais les plus jeunes en âge de voter, dès 18 ans, sont surtout sur TikTok, car l’algorithme de ce réseau est ridiculement avancé comparé aux autres.»

    «Mais les jeunes francophones ne sont pas vraiment visés, car la majorité du contenu sur TikTok et sur les autres réseaux est anglophone», déplore Trevor Stewart.

    «Nous vivons une crise d’assimilation, accentuée par les réseaux sociaux, et ça se voit d’autant plus en période électorale. Nous sommes élevés dans une mentalité qui nous différencie des Canadiens anglophones. Mais sur les réseaux, nos différences se réduisent, jusqu’à ce que l’on ait les mêmes références qu’eux, car il nous manque des voix, particulièrement en période d’élection», conclut le jeune Franco-Ontarien.

    Chiara Concini, 19 ans, vice-présidente de l’Association des Universitaires de la Faculté Saint-Jean (AUFSJ), abonde dans le même sens: «Tout mon entourage lit les nouvelles de la campagne électorale sur Instagram, Twitter, TikTok.»

    Celle qui est impliquée dans la campagne «Sauvons Saint-Jean» en Alberta indique suivre «les nouvelles en anglais sur le Globe and Mail. Mais dès que je peux, je les suis en français, davantage sur Twitter; c’est plus facile de suivre les profils de journalistes de Radio-Canada en Alberta ou du Franco, car ils postent directement les articles sur leurs profils. C’est plus rapide d’accès. Mais il y a toujours peu d’options en français pour les nouvelles, réseaux sociaux inclus».

    «La francophonie n’a jamais été un enjeu électoral national»

    Selon Chiara Concini et Adam Brown, tous deux Franco-Albertains, les enjeux pour les francophones hors Québec sont surtout centrés autour de l’éducation postsecondaire en situation minoritaire, avec notamment le sous-financement chronique du Campus Saint-Jean. La modernisation de la Loi sur les langues officielles figure également au sommet des priorités.

    D’après Adam Brown, les enjeux francophones ne manquent pas, mais ils sont davantage portés au niveau local ou provincial que national, notamment sur les réseaux sociaux.

    En Atlantique et en Ontario, Sue Duguay et Trevor Stewart identifient eux aussi l’avenir de la jeunesse et l’enjeu de la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

    Le Franco-Ontarien ajoute que malgré que ces enjeux ne soient pas dans l’espace public national, il veut faire l’effort d’informer son entourage le plus possible, pour deux raisons: faire connaitre ces enjeux francophones et lutter contre la désinformation, un écueil particulièrement présent sur les réseaux sociaux.

    Sue Duguay œuvre elle aussi sur ces deux points, «surtout en période préélectorale. À la FJCF, nous nous assurons de véhiculer les bonnes informations en français, qui proviennent de sites officiels. Il y a un désir d’expliquer, par exemple, pourquoi vote-t-on de nouveau, deux ans après les dernières élections, via des infographies, des faits concrets. C’est important d’avoir un esprit critique, mais il faut rester capable de détecter la désinformation».

  • Moins de blé dans les champs, hausse des prix dans l’assiette

    Moins de blé dans les champs, hausse des prix dans l’assiette

    Les moissons ne sont pas encore terminées au Canada, les moissonneuses-batteuses sont encore dans le feu de l’action, mais les chiffres ne s’annoncent pas bons. D’après les prévisions du département de l’Agriculture des États-Unis, la production de blé canadien devrait cette année être de 26,5% inférieure à la moyenne des quatre dernières années.

    Autrement dit, elle pourrait passer d’environ 35 millions de tonnes en 2020 à 24 millions de tonnes cette année, soit une baisse de 32%.

    La production de blé dur, dont le Canada est le premier fournisseur mondial et qui entre dans la fabrication des pâtes, devrait, elle, diminuer de 11%.

    Un ensemble de conditions météorologiques défavorables est en cause. Le dôme de chaleur qui a affecté le pays et la forte sècheresse qui a provoqué des incendies dans l’Ouest canadien ont eu raison d’une grande partie des récoltes de 2021.

    La crise n’épargne pas Martin Prince, agriculteur installé dans le nord-ouest de la Saskatchewan, à Delmas. Ses pertes de rendement s’élèvent à 50% pour le blé d’hiver, récolté en aout.

    Pour son blé de printemps, qu’il espère moissonner la première semaine de septembre, l’exploitant table sur 75 % en moins.

    Inquiétudes sur la qualité 

    «Une large majorité des producteurs de céréales du Manitoba, de la Saskatchewan, d’Alberta et de Colombie-Britannique sont affectés par des chutes de rendements. Une petite minorité s’en sort», confirme Jean-Philippe Gervais, vice-président et économiste agricole en chef de Financement agricole Canada (FAC).

    Il note qu’ il faut remonter à 2012 pour retrouver d’aussi mauvaises conditions climatiques».

    La baisse de production du blé s’explique aussi par une surface plantée moindre: 23,4 millions d’acres, soit un recul de 6,5% par rapport à l’année précédente.

    L’inquiétude est d’autant plus grande qu’au-delà du volume, il y a des préoccupations sur la qualité. Un risque d’échaudage est notamment évoqué.

    Ce phénomène peut se produire en cas de fortes chaleurs pendant les dernières semaines précédant la moisson. Il y a un accident dans la croissance du grain, et ce dernier se remplit moins.

    «La météo a perturbé la texture et le degré d’humidité des grains. Il pourrait aussi y avoir une diminution importante de la quantité de protéines», détaille Jean-Philippe Gervais.

    Un avis que ne partage pas Daniel Ramage, directeur de l’accès aux marchés et de la politique commerciale chez Cereals Canada, un organisme à but non lucratif qui représente les organisations agricoles et les industriels du secteur: «Il est encore trop tôt pour se prononcer, mais en principe, les années chaudes favorisent une bonne qualité et un niveau de protéines plus élevé.»

    Transport perturbé par les mégafeux 

    Les mauvaises récoltes font craindre aux spécialistes des difficultés d’approvisionnement et une flambée des couts. «Les prix atteignent des sommets», assure Daniel Ramage.

    Sur le marché mondial, Jean-Philippe Gervais constate déjà une hausse de 33 % des prix par rapport à 2020 et de 50% par rapport à 2019. Il note qu’en Saskatchewan, le blé se vend à 365$ la tonne, soit une augmentation de 65 % comparé à l’an dernier.

    Le cout du blé dur a quant à lui déjà bondi de 30% depuis juillet.

    Les yeux de l’économiste agricole se tournent également de l’autre côté de l’Atlantique: «Il y a une déception quant au niveau de récolte du blé d’hiver en Russie et, en Europe occidentale, les récentes fortes pluies laissent craindre des qualités très hétérogènes», rapporte-t-il.

    Dans ce contexte, Jean-Philippe Gervais s’attend à ce que les prix continuent à grimper. «Seule bonne nouvelle: ces cours élevés compenseront dans une certaine mesure les pertes de rendement des agriculteurs si elles ne sont pas trop importantes», ajoute-t-il.

    En parallèle, la demande mondiale est toujours forte. Que ce soit en Chine, en Afrique, au Maghreb ou en Égypte, le rythme des importations ne faiblit pas. «Ce mouvement accélère la pression sur les prix», observe Jean-Philippe Gervais.

    Surtout que les mégafeux en Colombie-Britannique ont endommagé les lignes de chemin de fer du Canadien National et du Canadien Pacifique, qui servent notamment au transport de céréales. «Elles sont de nouveau opérationnelles, mais elles fonctionnent à capacité réduite, ce qui risque de ralentir le rythme de nos exportations», explique-t-il.

    Pas de risque de pénurie au pays

    En temps normal, le Canada exporte 75% de sa production. Mais avec la baisse du volume de grains disponibles, «les acheteurs locaux vont avoir la priorité et on ne pourra pas satisfaire tous les approvisionnements mondiaux», prévient Jean-Philippe Gervais. Cette situation se conjuguant avec des réserves mondiales basses, «il n’est pas possible de puiser dans ces stocks pour alimenter la demande», poursuit l’économiste agricole.

    Les deux experts ne redoutent pas pour autant une pénurie sur le marché intérieur: «Même avec des récoltes plus faibles, il y aura assez de blé pour répondre à la consommation intérieure, d’environ 8 millions de tonnes par an», affirme Daniel Ramage.

    En Saskatchewan, Martin Prince a vendu seulement 10% de son blé d’hiver, en vertu d’un contrat conclu avant les premières fauches. Pour transformer le reste du fruit de son labeur en espèces sonnantes et trébuchantes, l’exploitant préfère attendre l’hiver ou le printemps prochain, car il estime que les prix vont continuer d’augmenter dans les mois à venir.

    D’ici là, il suit les cours des bourses de céréales aux États-Unis. «C’est mon travail de gestionnaire de choisir le tempo de mes ventes afin de minimiser les risques», partage-t-il, confiant.

    L’envolée des cours ne fait pas que des heureux. Elle risque de se répercuter sur toute la chaine de production et de distribution, jusqu’aux consommateurs qui achètent des pâtes, du gruau ou du pain. Les prix de vente pourraient ainsi subir une certaine inflation. 

    Selon Jean-Philippe Gervais, il s’agirait d’une hausse «de quelques centimes», qui ne devrait pas grever significativement le pouvoir d’achat. Le blé ne représente, selon lui, que «des miettes» dans le pain qu’on achète.