Catégorie : Autres – Others
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La longue route vers l’intégration des perspectives autochtones en éducation
Jusqu’à tout récemment, explique Éva Lemaire, professeure à la Faculté Saint-Jean et au Département d’études des politiques de l’éducation de l’Université de l’Alberta, «on [enseignait] sur les Autochtones, comme objet d’étude sociale, avec une place qui était quand même assez marginale, une vision qui était assez passéiste et une culture vue de l’extérieur comme un objet d’étude».
«C’est vraiment une vision des peuples coloniaux qui parlent des peuples autochtones», ajoute Nancy Wiscutie-Crépeau, doctorante à la Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa.
Une approche qui a tendance à escamoter la grande diversité culturelle et linguistique des peuples autochtones, selon Nancy Wiscutie-Crépeau, mais qui a aussi pour résultat de rendre aux élèves «une version […] incomplète de la façon dont le pays a été constitué».
«L’ambition, souligne Éva Lemaire, c’est apprendre davantage des peuples autochtones, avec les peuples autochtones. Mais on n’est pas encore là en ce moment.»
Transmettre les perspectives autochtones
Pour Nancy Wiscutie-Crépeau, on doit s’éloigner des approches qui abordent les enjeux autochtones comme des contenus décontextualisés, comme n’importe quelle autre discipline académique.
Il faudrait plutôt que ce soit fait en consultation avec les communautés, ajoute la doctorante de l’Université d’Ottawa, parce qu’«on sait que les manières de faire des peuples autochtones, la façon de transmettre des savoirs se fait en relation avec des individus. Les savoirs autochtones, ce sont des savoirs qui sont contextualisés, qui sont rattachés à un territoire, à une langue, à un peuple».
Isabelle Côté, chargée de cours à la Faculté d’éducation de l’Université Simon Fraser, donne l’exemple des Coast Salish, ou Salish de la côte, en Colombie-Britannique, les «gens du saumon» : «[En se demandant] qu’est-ce que représente le saumon pour eux ou pourquoi c’est important dans leur culture… On se rend compte que si on fait juste parler de l’importance des saumons, des histoires liées au saumon, des écosystèmes liés au saumon, ça, ce sont les perspectives autochtones.»
Nancy Wiscutie-Crépeau souligne de son côté l’importance d’aborder les perspectives autochtones à travers leurs langues, parce que comprendre la structure de la langue est «souvent la meilleure façon d’expliquer la vision du monde d’un peuple».
Pour Isabelle Côté, cette démarche implique aussi de «faire comprendre aux élèves qu’il n’y a pas juste une manière de voir le monde. Ce n’est pas qu’on doit prêcher ou convertir les gens, c’est de dire qu’il y a d’autres façons de voir le monde qui sont valides et valables».
Les sociétés coloniales, souligne-t-elle, ont une vision anthropocentrique du monde ; alors que les peuples autochtones partagent des visions cosmocentriques de ce dernier.
Selon une perspective anthropocentrique, explique Isabelle Côté, l’humain se trouve au sommet de la hiérarchie du monde, alors que les animaux, les forêts et les minéraux sont considérés comme des ressources à exploiter.
«Tandis que [dans] les visions cosmocentriques […] la relation que j’ai avec mon milieu et la terre est très importante parce que je ne suis pas supérieur à eux. Je fais partie du vivant. […] Dans les perspectives autochtones, nous sommes dans l’environnement […] nous ne sommes pas séparés de l’environnement.»
Mieux former les enseignants
Pour Isabelle Côté, Nancy Wiscutie-Crépeau et Éva Lemaire, l’intégration des perspectives autochtones au curriculum scolaire est la bienvenue, mais encore faut-il que les enseignants soient formés pour l’enseigner.
Par exemple, souligne Nancy Wiscutie-Crépeau, sur le site Web du ministère de l’Éducation de l’Ontario, on peut trouver un volume important de matériel pour intégrer les perspectives autochtones au curriculum, que ce soit au niveau primaire ou secondaire.
Le problème, souligne-t-elle, est que «les enseignants qui sont formés à enseigner dans le système scolaire franco-ontarien n’ont à ce jour aucun cours dans leur formation universitaire — du moins à l’Université d’Ottawa — qui ne les prépare à parler des Autochtones».
«On préfère “saupoudrer” les perspectives autochtones dans les différents cours pour faire en sorte que le contenu soit abordé de façon diluée, mais sans nécessairement faire en sorte que les étudiants aient une vision assez juste des enjeux et des visions autochtones en éducation», considère la doctorante de l’Université d’Ottawa.
«Personnellement, raconte-t-elle, j’ai donné une conférence à des étudiants en fin de bac qui s’apprêtaient à réaliser leur stage dans les écoles, et j’ai été extrêmement surprise de voir qu’ils ne savaient pas de quoi je parlais lorsque [j’abordais] les perspectives autochtones», alors que l’information abordée était plutôt de base.
Pour la chercheuse, il n’est donc pas surprenant que les études sur le système d’éducation franco-ontarien révèlent que les enseignants ne savent pas vraiment où commencer pour aborder les perspectives autochtones : «Ils ont peur de faire des erreurs, de faire de faux pas. Dans leur travail, ils ne sont pas incités à consulter, par exemple, les documents officiels du ministère de l’Éducation de l’Ontario pour aborder les perspectives autochtones, et ils ne sont pas formés pour utiliser ces programmes.»
En Alberta, estime Éva Lemaire, la formation des enseignants sur les perspectives autochtones varie selon les universités.
À la Faculté Saint-Jean, le programme d’éducation inclut depuis plusieurs années un cours optionnel en éducation autochtone : «À partir de septembre, le cours va être obligatoire pour les étudiants qui font leur bac en éducation en quatre années. On travaille aussi à l’intégration des savoirs et des perspectives autochtones dans toutes les disciplines, en plus de ce cours obligatoire. Donc, c’est vraiment quelque chose qu’on est en train de mettre en place de manière systématique en ce moment», explique Éva Lemaire.
En Colombie-Britannique, selon Isabelle Côté, on intègre l’équivalent d’un cours sur les perspectives autochtones à la formation des enseignants – la première cohorte a terminé en 2013.
«Mais ce n’est pas quelque chose qu’on apprend en deux semaines, souligne-t-elle. Ça prend vraiment une formation continue, de bonnes ressources, de bonnes journées pédagogiques.»
«Mais disons qu’il y a des commissions scolaires qui ont plus de ressources ou qui sont plus proactives pour s’organiser pour qu’il y ait une meilleure formation continue dans leur programme», nuance-t-elle.
Par exemple, la commission scolaire Sea to Sky — qui couvre le territoire des villes de Squamish, Whistler et Pemberton, en Colombie-Britannique — a tenu de grandes consultations avec la nation Squamish pour mieux intégrer les perspectives autochtones dans les écoles, selon Isabelle Côté.
Mais ce genre d’approche pose des défis parce que la réconciliation est basée sur la relation avec les communautés locales : à Vancouver, par exemple, il y a trois grandes nations sur le territoire. Ce qui signifie que le développement des relations pose des enjeux logistiques, considère la chercheuse de l’Université Simon Fraser.
Pour Nancy Wiscutie-Crépeau, les universités ont aussi «des devoirs à faire» : «Elles doivent être à l’écoute des besoins des enseignants allochtones des écoles, mais elles devraient aussi prendre connaissance des préoccupations des instances autochtones en éducation et des groupes concernés. Parce qu’eux aussi, ils ont des attentes, ils ont de l’espoir par rapport à qu’est-ce qu’un Canadien devrait savoir sur les Autochtones.»
Les défis d’accéder à des ressources en français
En Colombie-Britannique, explique Isabelle Côté, «un des défis pour le Conseil scolaire francophone et pour l’immersion [en langue française], c’est d’avoir de très bonnes ressources de qualité, en français, sur les nations locales et les savoirs locaux […] On ne peut pas être, par exemple, sur un territoire Musqueam et étudier les Hurons au Québec, ça ne marche pas! […] Il faut apprendre sur les savoirs locaux!»
Les ressources didactiques sont souvent développées en anglais ; d’un côté parce qu’il y a plus d’élèves dans le système anglophone, donc plus de ressources, mais aussi parce que les ainés autochtones parlent anglais et non français, souligne Isabelle Côté.
Selon la chercheuse, «le ministère de l’Éducation [de Colombie-Britannique] doit vraiment faire un effort important pour traduire les documents qui ont déjà été créés du côté anglais, pour qu’il y ait un accès équitable aux ressources en français».
L’accès aux ressources en français est aussi un enjeu en Alberta, selon Éva Lemaire : «La difficulté, c’est qu’on veut avoir accès au savoir et aux perspectives des communautés du territoire où les écoles se trouvent.»
Et faute de matériel, «les enseignants et les écoles francophones, y compris en Alberta, vont parfois avoir tendance à se tourner vers des ressources écrites dans les communautés autochtones francophones au Québec, parce qu’elles sont en français, malgré que ce ne soit pas rattaché au savoir local», se désole Éva Lemaire.
Les écoles francophones, selon la chercheuse, devraient aussi faire des efforts pour inviter les ainés, les «gardiens du savoir» autochtones dans les classes, même s’ils sont anglophones : «C’est une réticence souvent qu’on a dans les écoles francophones, parce qu’on a peur de l’assimilation anglophone et que notre mandat est en français. Mais je pense qu’il y a un travail à faire par rapport à notre rapport à la langue et aux communautés autour de nous.»
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La nouvelle présidente de la FCFA mise sur la continuité
Francopresse: Qu’est-ce qui vous a amenée à soumettre votre candidature pour la présidence de la FCFA?
Liane Roy: Je trouve qu’en ce moment, la FCFA est une organisation qui a une très bonne réputation, qui a beaucoup de notoriété et les dossiers qui sont véhiculés présentement sont très importants pour les communautés francophones et acadiennes.
Que ce soit la modernisation de la Loi sur les langues officielles, le dossier des États généraux sur le postsecondaire… Le postsecondaire a quand même compté pour une bonne partie de ma carrière et c’est quelque chose qui m’anime beaucoup. Le dossier de l’immigration francophone est de plus en plus important avec toutes les questions d’employabilité et les questions des jeunes aussi.
Il y a beaucoup de dossiers qui ont été soit amplifiés ou qui sont ressortis pendant la pandémie. Ce sont donc quelques-uns des dossiers qui font en sorte que je trouvais que c’était un bon moment de soumettre ma candidature.
Quelle sera votre priorité en tant que présidente?
C’est certain qu’on ne veut pas perdre le momentum que l’organisation a vécu sous la présidence de M. Johnson parce qu’ils ont fait un énorme travail.
Tout ce qui touche encore le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles, c’est un dossier qui a un gros impact parce qu’il y a d’autres dossiers aussi qui y sont reliés, comme le dossier des juges bilingues à la Cour suprême, il y a les questions qui ont été posées au dernier recensement… Quand les résultats vont sortir, il faudra analyser ça pour voir comment on est capables de s’en servir pour améliorer les services dans nos communautés.
Le Plan d’action [sur les langues officielles] s’en vient aussi en 2023, ça fait qu’il ne faut vraiment pas perdre de temps, en d’autres mots.
Vous avez passé une bonne partie de votre carrière dans le milieu de l’éducation postsecondaire, c’est un enjeu qui fait d’ailleurs les manchettes depuis plusieurs mois. De quelle façon la FCFA peut-elle jouer un rôle dans ce dossier étant donné que c’est de compétence provinciale?
Justement, l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) et la FCFA préparent des États généraux sur le postsecondaire. Donc ça, c’est un dossier qui est déjà dans les préparatifs et je pense qu’on peut quand même réussir à faire avancer les choses même si l’éducation est de ressort provincial.
Il y a beaucoup de travail à faire, mais il y a aussi des possibilités de ce côté-là.
Il y a la question de l’immigration, qui est un des grands dossiers de la FCFA. L’atteinte de l’objectif de 4,4% d’immigration francophone n’est pas un processus simple. Comment comptez-vous aborder ce dossier?
C’est un dossier qui est immense et très important pour les communautés francophones. On a vu dans le projet de loi C-32 de la ministre Joly l’importance qu’elle accorde à l’immigration francophone, donc je pense que c’est déjà ça de gagné. Il faut juste continuer à aller de l’avant et avoir une approche qui est très inclusive par rapport à ce dossier-là.
Au-delà de l’accueil des nouveaux arrivants, l’enjeu clé demeure la rétention dans nos communautés francophones en situation minoritaire. Il y a déjà le projet des communautés francophones accueillantes qui est en place. Quelle serait la prochaine étape?
C’est certain que l’un des grands défis dans les communautés, c’est l’employabilité. Il faut que les gens aient des emplois. Il faut que les gens puissent s’épanouir dans nos communautés francophones et acadienne partout au Canada. Je pense qu’il y a encore beaucoup d’autres choses qu’on est capable de faire.
Il y a des liens entre les dossiers des jeunes, de l’éducation postsecondaire, des étudiants internationaux… Je pense qu’il faut vraiment regarder ça de manière stratégique et développer et poursuivre la vision d’avoir des communautés qui sont très, très inclusives.
Le visage du Canada change et je pense que nos communautés francophones et acadienne changent aussi. C’est important qu’on entende et qu’on voie comment on veut développer nos communautés avec les nouveaux arrivants, et il faudra qu’on puisse le voir aussi au sein de la FCFA et de ses membres.
En terminant, vous avez remporté l’élection contre Jean Johnson, qui briguait un troisième et dernier mandat à la présidence. Il était visiblement surpris et déçu du résultat. Quelle est votre réaction?
Je pense qu’il faut remercier M. Johnson de tous les efforts qu’il a faits. C’est très difficile quand on doit changer de leadeurship, mais c’est la démocratie. C’est un peu comme ça que ça fonctionne dans les organismes.
M. Johnson a mis énormément d’efforts et je peux comprendre qu’il soit un peu déçu, mais je pense qu’il doit se féliciter pour tout le travail qu’il a fait et s’encourager parce qu’il a été très engagé. J’espère qu’il va continuer à travailler avec nous parce que c’est un homme qui a beaucoup d’expérience.
Je suis tout à fait d’accord pour poursuivre dans l’élan et la route qu’il a asphaltée, surtout pour le dossier des langues officielles.
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49,6 °C -LETTRE OUVERTE
Certaines régions au Canada brulent ces jours-ci, littéralement. À Lytton, en Colombie-Britannique, le mercure atteignait 49,6 °C il y a quelques jours. Imaginez : presque 50 degrés… au Canada!
La température moyenne en juillet à Lytton est de 21,3 °C. Ils appellent ce phénomène un «dôme de chaleur». Bien sûr, chaque évènement météorologique extrême mérite un nom. Il s’en vient vers le Québec, mais les chaleurs ne s’annoncent pas aussi intenses que là-bas.
Avec la chaleur à Lytton suivent les feux, qui font rage un peu partout, sans que l’on sache trop de quelle façon ils ont commencé. La nature est tellement sèche que tout peut arriver. Si vous connaissez le climat dans la région de Lytton, vous savez qu’il est semblable à celui du Québec, en particulier de Mont-Tremblant. Aucune région est à l’abri de ce qui se passe à Lytton, aucune.
Il a fait tellement chaud à Lytton que la saison des framboises n’aura pas lieu. Elles ont cuit sur les plants et ne goutent pas du tout comme à l’habitude. Les producteurs doivent oublier leur récolte. Et même si les produits étaient moindrement potables, imaginez les conditions pour la récolte. L’enfer sur terre.
Avec les changements climatiques, nos récoltes s’effectueront plus tôt et seront plus intenses. Les fraises au Québec cette année en sont un bon exemple. Elles étaient prêtes au début juin, ou presque.
Il y a 30 ans, les fraises du Québec étaient grosses et juteuses entre la Saint-Jean et la première semaine de juillet. Actuellement, même si elles étaient incroyables au début, elles sont plus ou moins bonnes depuis la fin du mois de juin.
Les petites fraises coutent cher à nos agriculteurs, car leur moins grand volume exige plus de travail pour moins d’argent. Il s’agit d’un exemple simple, certes, mais c’est un peu la même chose avec d’autres produits maraichers.
Pour pallier tout cela, il va falloir miser sur des projets d’agriculture à environnement contrôlé, sur de meilleurs systèmes d’irrigation. Nos agriculteurs en font déjà pas mal, mais ils ne peuvent pas tout faire seuls. Il leur faut des capitaux, surtout dans le secteur maraicher.
Ottawa et Québec commencent à peine à démontrer un intérêt à investir dans le secteur, pas seulement dans des initiatives pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Ces initiatives sont importantes, mais il faut aussi des investisseurs privés qui savent que l’agriculture n’est pas un secteur comme les autres.
On doit être patient et comprendre qu’il y a des risques liés à l’environnement, à la main-d’œuvre et à plusieurs facteurs macroéconomiques.
Entretemps, ayez une pensée pour nos agriculteurs. Et si vous êtes un climatosceptique, si 49,6 °C n’est pas assez, il n’y a plus vraiment d’espoir pour vous. Désolé.
Sylvain Charlebois, professeur et directeur scientifique – Laboratoire de recherche en sciences analytiques agroalimentaires, Université Dalhousie
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Loi sur l’équité salariale: il en faudra plus pour atteindre l’équité réelle
«Atteindre l’équité salariale au Canada, c’est quand même une grosse tâche. [La Loi] aidera à l’atteinte de l’équité salariale, sans aucun doute, mais pour l’atteindre on a encore du chemin à faire», stipule d’emblée Eve-Lyne Couturier, chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).
La Loi sur l’équité salariale, appuyée par le Règlement sur l’équité salariale, prévoit qu’à partir du 31 aout 2021 «les employeurs qui comptent 10 employés ou plus auront trois ans pour élaborer et mettre en œuvre leur plan proactif d’équité salariale».
Cela s’applique uniquement aux milieux de travail sous règlementation fédérale, «y compris les secteurs public et privé fédéraux, les milieux de travail parlementaires et les cabinets du premier ministre et des ministres», précise Emploi et Développement social Canada par voie de communiqué.
«Pour s’assurer que la Loi est bien adaptée aux milieux de travail gérés par des corps dirigeants autochtones relevant de la compétence fédérale, la Loi et le Règlement ne s’appliqueront pas automatiquement à ces corps dirigeants en tant qu’employeurs. Ils ne seront pas assujettis à l’application de la Loi jusqu’à une date que le gouverneur en conseil pourrait fixer par décret», ajoute le ministère.
«La règle devrait être pour tout le monde»
À l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), l’annonce de l’entrée en vigueur de la Loi sur l’équité salariale a été accueillie avec enthousiasme, mais aussi avec circonspection.
«C’est définitivement une annonce qu’on attendait. L’AFFC mène l’Écho des femmes chaque 8 mars — on en était cette année à notre 4e édition — pour mettre de l’avant l’importance de l’équité salariale. Surtout que le sujet est encore plus important aujourd’hui avec la pandémie, parce qu’on sait que les femmes sont souvent dans des rôles ou des emplois sous-payés par rapport à leur travail», indique la directrice générale de l’organisme, Soukaina Boutiyeb.
«C’est une Loi qui, à mon avis, aurait dû être faite bien avant», enchaine la directrice générale de l’AFFC, qui déplore que la Loi ne s’applique pas à l’ensemble de la population.
«Une Loi sur l’équité salariale, l’idée c’est qu’elle doit être là pour tous les Canadiens et les Canadiennes. Peu importe l’emploi qu’une personne occupe, elle devrait être payée aux mêmes compétences et au même travail que son homologue masculin, que ce soit dans une institution qui a 10 employés ou moins. Donc c’est un pas en avant, mais la règle devrait être pour tout le monde», soutient encore Soukaina Boutiyeb.
Inspirer les provinces et territoires à en faire plus
Étant donné qu’un nombre restreint d’industries et de milieux de travail sont soumis à la règlementation fédérale, les provinces et territoires ont également leur rôle à jouer dans la mise en place de règlementation pour atteindre l’équité salariale.
Eve-Lyne Couturier, de l’IRIS, espère que la Loi fédérale permettra de renforcer les lois sur l’équité salariale existantes dans les différentes régions du pays – «qui varient et qui invitent au perfectionnement avec le temps», précise la chercheuse.
«La Loi fédérale ressemble beaucoup à celle du Québec, qui n’est pas la pire des lois sur l’équité salariale, même s’il y a beaucoup de travail à faire. Mais si toutes les provinces s’alignaient sur le fédéral, sur le Québec, ça serait déjà un pas dans la bonne direction. En même temps, c’est sûr qu’il y a des angles morts dans ce qu’on a vu au Québec qui seront répliqués au fédéral», souligne Eve-Lyne Couturier.
Parmi ces angles morts, la chercheuse nomme la comparaison des salaires au sein d’une même entreprise, et non pas au sein d’une industrie ou d’un domaine : «Donc une entreprise qui serait majoritairement féminine ou un domaine qui serait majoritairement féminin va avoir quand même des salaires moindres qu’un domaine connexe majoritairement masculin. Si ce n’est pas le même employeur, ces salaires-là ne seront pas comparés», illustre-t-elle.
Pour Soukaina Boutiyeb, «il y a aussi un leadeurship à avoir de la part du gouvernement fédéral pour travailler avec l’ensemble des provinces et territoires et s’assurer qu’elles aient toutes une loi sur l’équité salariale qui soit là pour tout le monde».
La directrice de l’AFFC espère en outre que le gouvernement fédéral prendra en compte l’Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) dans l’implantation de sa Loi, pour s’assurer que les femmes minorisées — racisées, francophones, ayant un handicap ou autre — ne soient pas affectées de manière disproportionnée.
Eve-Lyne Couturier souligne en outre que l’écart salarial entre les hommes et les femmes «s’explique par un nombre de variables assez important : type d’études, d’emplois, prise de risque, heures travaillées… Mais même quand on compense toutes ces variables-là, il reste toujours un écart inexplicable. C’est cet écart-là qu’il faut changer».
«Il faut repenser aussi l’équilibre travail-famille et les valeurs qu’on encourage et qu’on valorise en tant que société. On ne peut pas juste avoir des gens qui prennent des risques et qui travaillent des heures de fous ; ça prend des gens pour faire à manger, le lavage, s’occuper des enfants, du bienêtre émotionnel… Ça prend du temps et de l’énergie.»
À l’avenir, la chercheuse aimerait que la notion d’équité salariale prenne en compte «l’équilibre général de la société, le travail invisible et domestique» pour que les gens ayant des charges mentales domestiques très importantes soient pleinement inclus.
Quelles sont les lois dans les diverses provinces et territoires?
Le Bureau de l’équité salariale (BES) de l’Ontario a fait paraitre il y a trois ans le Survol de la parité salariale dans diverses administrations au Canada 2018.
«Le gouvernement du Canada et les gouvernements provinciaux ont édicté diverses formes de législation et de mécanismes législatifs dans le domaine des normes du travail ou des droits de la personne pour traiter le problème de la discrimination salariale fondée sur le sexe. Cette discrimination est interdite par les lois sur les droits de la personne en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et en Saskatchewan ; l’égalité des salaires pour des tâches similaires ou identiques est une exigence des lois sur les normes d’emploi en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan, au Yukon, à Terre-Neuve et dans les Territoires du Nord-Ouest», peut-on lire en introduction.
«L’équité salariale (salaire égal pour un travail de valeur égale) est rendue obligatoire par différentes lois visant le secteur public au Manitoba, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard, et le secteur public et certains secteurs privés au Québec et en Ontario», précise encore le BES.
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Équipe Vision Lachute: le nouveau parti politique de Bernard Bigras-Denis
M. Bigras-Denis précise que sur les 6 conseillers qui se joindront au parti, 4 sont maintenant confirmés. C’est accompagné de deux nouvelles recrues, soient Virginie Filiatrault et Christian David, respectivement candidats dans les Districts 2 et 3, que M. Bigras-Denis a expliqué que la diversité de son équipe en fera la force: « On se dirige vers une équipe paritaire […] donc nous représentons parfaitement la population de Lachute et ses intérêts. Nous avons un réel désir d’agir immédiatement pour améliorer la qualité de vie de nos citoyens.»
À ses débuts en politique municipale, Christian David est directeur de la sécurité pour une institution fédérale et entrepreneur. Lachutois depuis maintenant 4 ans, il insiste sur l’importance qu’il accorde à l’implication citoyenne, et précise sa vision du mandat qui lui a été confié par M. Bigras-Denis: «Dans une société, si tu ne fais pas ta part, tu vas devoir accepter les décisions que les autres prennent à ta place. […] Mon travail, pour moi, c’est vraiment un rôle de conseiller sur les préoccupations de la population. Ce n’est pas nécessairement de bâtir des réponses préformatées, toutes décidées à l’avance. Avant et après les élections, ma prérogative va être de consulter les citoyens, d’aller sur le terrain, de comprendre les gens […] et de faire le tour des différentes communautés.»
La seconde recrue, Virginie Filiatrault, une accompagnante à la naissance de 26 ans et mère de famille, s’est établie à Lachute il y a 3 ans. Le développement écoresponsable et durable semble être au cœur de ses préoccupations. Questionnée sur son jeune âge, elle s’est dite confiante d’avoir les compétences nécessaires pour mener à bien son rôle de conseillère: «Je me sens tout à fait prête, et d’attaque. Originalement, je devais me présenter comme indépendante, et finalement, j’ai trouvé que c’était une meilleure idée de me présenter en équipe parce qu’on peut s’entraider».
Sur ce point, M. Bigras-Denis ajoute: «Virginie est une femme qui a beaucoup d’idées. Lorsqu’on parlait tantôt d’environnement, Virginie a une forte compétence à ce niveau-là. C’est certain qu’il y a une joute politique à faire, mais l’avantage d’une équipe c’est qu’on est là pour s’appuyer mutuellement.»
Inclusion, diversité et idéalisme
M. Bigras-Denis insiste: à Équipe Vision Lachute, il n’y a aucune ligne de parti. Il assure qu’après l’élection, chaque conseiller sera libre de voter selon ses observations sur le terrain. Dans le cas où un conseiller élu ne ferait pas partie de l’équipe, M. Bigras-Denis s’est montré ouvert à la collaboration: «Notre but, ce n’est pas d’extraire des gens et de créer une opposition. En fait, on ne se présente pas contre l’administration actuelle, on se présente pour Lachute. Donc s’il y a d’autres gens qui se présentent et qui se font élire, et qui ne font pas partie de la formation politique, c’est tant mieux. Tant mieux, parce que les citoyens auront choisi de les faire élire, et nous on va travailler avec eux.».
M. Bigras-Denis explique que son équipe comprendra des membres expérimentés et d’autres, à l’instar des deux conseillers présentés, arrivent sans expérience politique, mais avec une vision. Il insiste sur la diversification de genre, d’âge et d’expérience des membres de la nouvelle formation politique, qu’il considère comme un atout. Sur ce point, Christian David précise: «La politique, on ne la fait plus de la même façon, et je ne pense pas qu’on veuille le faire de l’ancienne façon. Je pense qu’un moment donné, il faut embarquer en 2021 et il faut accepter que cette diversité-là, c’est une force.» De son côté, sa collègue, Mme Virginie Filiatrault, renchérit en affirmant que selon elle «c’est bien d’être un peu idéaliste».
Parti de gauche ou de droite?
Questionné sur les piliers de la nouvelle formation politique, M. Bigras-Denis n’a pas souhaité la définir selon les critères habituels: « Je ne veux pas parler de gauche ou de droite, on est ici pour représenter tous les citoyens.» Outre l’amélioration de la communication avec les citoyens, M. Bigras-Denis a souhaité partager quelques orientations de l’équipe, et plus précisément, présenter l’un des dossiers dont il entend prendre charge rapidement: «Ce que je peux vous dire, c’est qu’on va reprendre le contrôle du dossier de la bibliothèque. Les dossiers qui sont administratifs vont devenir politiques parce qu’il faut absolument reprendre le contrôle de ce dossier-là. On va consulter l’équipe ici, et on va établir une stratégie pour la suite des choses. On va également faire rayonner un certain leadership environnemental et culturel. Ça, il faut absolument le faire. […] Le reste, je ne m’engage aucunement parce que c’est une discussion d’équipe, la plate-forme va être écrite en équipe, après consultations sur le terrain.»
L’identité des candidats d’Équipe Vision Lachute pour les districts 1,4,5 et 6 devrait être connue au cours des prochaines semaines.
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Quand l’intérieur fleurit…
Dans ce repli sur soi, nous avons pris conscience de la fragilité de notre grand monde et de l’incidence de l’économie mondiale. Ces frontières fermées ont obligé chacun de nous à se découvrir à nouveau, comme individu, comme région, comme pays. Je n’ai jamais vu tant de connaissances sillonner le Canada à la découverte de nos provinces de l’ouest. Ski à Whistler, plage en Colombie-Britannique, escalader des sommets en Alberta ont été des projets enfin réalisés pour certains d’entre nous. Pour d’autres, le plus grand voyage aura été celui qui aura permis de puiser l’énergie nécessaire afin de se rebâtir une santé, un business, une famille, malgré l’adversité. Plusieurs auront été aux confins de leur part d’ombres et de lumières afin d’en sortir vivant.
Les vacances estivales sont à nos portes et nous devons composer, encore, avec quelques mesures sanitaires qui sécurisent ou exaspèrent, c’est selon. Dans cette division, la bienveillance et l’amour doivent l’emporter. Chacun de nous porte un bagage différent. Mais plutôt que de souhaiter un retour à la vie normale, c’est d’une vie plus simple et plus près de notre âme et conscience que je nous souhaite.
Prendre soin de soi n’égale pas le «je-me-moi»… Prendre soin de soi, c’est trouver son équilibre et sa place dans le grand cycle de la vie. En prenant soin de soi, on s’ouvre aussi à prendre soin de l’autre et à prendre conscience du grain de sable que nous sommes dans l’univers et de l’incidence que nous avons sur cette terre.
Les entreprises touristiques, qui ont eu leur lot de coup dur, veulent vous faire vivre des moments inoubliables. Cet été, ils n’auront jamais été autant occupés alors que le Québec en entier prend ses vacances ici. Que ce soit une descente en rafting sur la rivière rouge (pour les plus téméraires!), faire l’ascension d’une montagne dans les Laurentides pour admirer un point de vue (il y en a des tonnes!) ou encouragez les restaurateurs qui ont été si durement touchés, soyez courtois. L’humanité a besoin de patience, de compréhension et de retrouver ses esprits.
Puis, encouragez les producteurs du coin, achetez ou mieux même cueillez des petits fruits pour réaliser des confitures comme grand-mère et allez porter un pot à grand-mère, qui a aussi tant besoin de chaleur humaine… Vaccinés ou non, c’est notre intérieur qui a besoin de fleurir afin de s’entraider, s’écouter et s’aimer.
Bonnes vacances!
P.S. Pour nous aussi! Nos bureaux seront fermés pour 2 semaines.
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Nécessité de reprogrammer les secondes doses de vaccin
Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO) a émis un avis concernant les changements de rendez-vous nécessaires pour les personnes qui attendent de recevoir leur deuxième dose de vaccin. Les cliniques de vaccination de masse devraient prendre fin le 27 août.
Cela signifie que plus de 16 000 personnes qui devaient recevoir leur deuxième dose de vaccin dans le cadre du programme de vaccination de masse doivent faire modifier leur rendez-vous à une date antérieure. Cela s’applique à toutes les personnes qui devaient recevoir leur seconde dose de vaccin le 28 août ou plus tard dans la saison.
La décision de mettre fin au programme des cliniques de vaccination de masse est due au succès de l’administration accélérée de doses aux résidents âgés de 12 ans et plus dans la région du BSEO. Il y a encore une quantité suffisante de vaccin pour les personnes qui doivent recevoir leur deuxième dose après le 27 août, mais elles doivent maintenant reporter leur rendez-vous à une date antérieure.
Vous pouvez prendre un nouveau rendez-vous à l’adresse www.Ontario.ca/bookvaccine ou en appelant sans frais la ligne provinciale de réservation de vaccins au 1-833-943-3900. Toute personne ayant des questions peut appeler le numéro sans frais 1-888-999-6488.
Les personnes qui ne sont pas en mesure de prendre un nouveau rendez-vous devraient également envisager de se rendre à la pharmacie la plus proche qui offre des vaccins.
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Direction Tokyo pour un athlète paralympien de Hawkesbury
Quelle histoire étonnante, voire envoutante que celle de Joey Desjardins! Cette grande aventure commence alors qu’il travaillait dans la construction et qu’il était un fervent adepte du moto-cross. En 2009, alors qu’il avait 22 ans, il a été victime d’un malencontreux accident qui l’a rendu paraplégique. Il a alors subi une lésion médullaire qui lui a fracturé des vertèbres dans le dos.
«C’est alors que je me suis retrouvé désormais complètement paralysé dans le bas du corps, de l’estomac jusqu’aux pieds. Mais j’ai refusé d’imaginer que tout était fini pour moi. J’ai plutôt choisi de voir cette épreuve comme une opportunité. Celle de me lancer dans la compétition du paracyclisme. Et rien ne m’arrête depuis ce temps.»
Son véhicule de compétition est ce qu’on appelle un Hand Bike ou vélo à mains avec deux roues arrières et une roue avant. Il pédale avec ses bras et ses mains alors qu’il est étendu de tout son long sur le dos.
Lorsqu’il n’est pas en train de s’entrainer au Centre National de Cyclisme de Bromont, en Estrie, deux heures et demie par jour, six jours par semaine, il poursuit son entrainement plus près de chez lui et de sa famille. Il n’est pas rare de l’apercevoir circuler en vélo à mains avec détermination sur les routes de Glengarry-Prescott-Russell, entre Saint-Eugène, Alexandria, Vankleek Hill, Hawkesbury, L’Orignal, Lefaivre et Rigaud. Et l’an dernier, ainsi que cette année, il a su profiter des confinements reliés à la pandémie de la Covid-19 pour s’entrainer dans la région sur des routes moins achalandées.
Lorsqu’on demande à Joey Desjardins qui a bien pu l’inspirer à se lancer corps et âme en compétition, ne serait-ce que pour tester ses limites, il répond simplement: Rick Hansen. Rappelons que cet athlète paraplégique de la Colombie-Britannique a effectué en deux ans, de mars 1985 à mai 1987, sa tournée autour du monde «Man in Motion», 40 000 kilomètres en fauteuil roulant dans 35 pays. Et lorsque Rick Hansen a entrepris en 2012 de souligner le 25e anniversaire de Man In Motion en traversant le Canada en fauteuil roulant, Joey Desjardins l’a accompagné avec son vélo à mains.
Pendant plusieurs années, il a vécu des compétitions sur le plan international avec un certain succès, il faut le dire. Il a entre autres couru en Afrique du Sud en 2017, puis en 2018 en Italie et aux Pays-Bas en 2019.
Aux Jeux paralympiques de Tokyo, il fait partie d’une équipe canadienne de para cycliste de cinq hommes et quatre femmes. Il va participer à deux épreuves, une de 24 kilomètres et une autre de 80 kilomètres à l’extérieur de la capitale japonaise, dans la région du mont Fuji, un volcan de la ceinture de feu du Pacifique.
Autre source d’inspiration et non moins importante pour Joey Desjardins? Sa famille, sa conjointe Vanessa, ses deux petites filles Stella, cinq ans et demi, ainsi que Zayla, trois ans, ses plus ardentes partisanes. Elles occupent les plus hauts échelons de son équipe.
Et puis, il y a ses parents, Florence et Michel Desjardins. C’est avec des sanglots à peine retenus que sa mère Florence essaie d’exprimer sa fierté envers un fils que rien n’a jamais pu arrêter dans sa longue route préparalympienne. Le mot de la fin est pour son père Michel qui déclare rempli d’émotion: «À chaque fois que quelqu’un me parle de Joey, j’en ai les larmes aux yeux. Ça fait des années qu’il se prépare aux jeux paralympiques et puis c’est là qu’il est rendu.»
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Stéphane Sarrazin becomes GPR’s provincial Tory candidate
« We are proud to have a strong candidate like Stéphane on our PC team, » said Brian Patterson, Ontario PC Party president.
Sarrazin said he was the only party member in the riding to seek the nomination.
Mayor since 2018 and, since December, warden of the United Counties of Prescott-Russell, Sarrazin says there has been a lot of discussion among elected officials in the area about the lack of representation at Queen’s Park and the fact that there has been little action over the last term. The mayor’s name was brought up as the ideal candidate to represent Glengarry-Prescott-Russell. Having the support of his peers motivated him to take the leap.
For Sarrazin, the main issues are: getting internet in rural areas, widening Highway 174 and affordable housing. He believes that the French language in Queen’s Park is important and that there is always room for improvement. However, he says he sees progress with the work done by the Minister for Francophone Affairs and Minister of Transport Caroline Mulroney. All he wants is to have a better representation of rural issues and to show that they are very different from those of the city or the suburbs.
During an official election period, the mayor will have to step aside temporarily. If elected, he will represent the riding, currently represented by Liberal Amanda Simard, in Toronto. If he is not elected on June 2, 2022, he plans to try his luck again as mayor by seeking a new mandate in the municipal election of October 24, 2022. He is also confident of winning votes usually reserved for Liberals.
