Catégorie : Autres – Others

  • Une fin de session parlementaire à saveur électorale

    Une fin de session parlementaire à saveur électorale

    • Mort de «l’affaire UNIS»

    La plupart des observateurs s’accordent pour dire que la prorogation du Parlement au mois d’aout visait à interrompre les activités des comités parlementaires se penchant sur l’affaire UNIS.

    Au cœur de l’affaire se trouve un contrat de plus de 900 millions$ accordé à l’organisme caritatif UNIS (We Charity en anglais) pour administrer le programme de bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

    Les liens entre UNIS et les familles du premier ministre Trudeau et de l’ex-ministre des Finances Bill Morneau laissent présager des conflits d’intérêts, déclenchant une enquête du commissaire à l’éthique de la Chambre des communes.

    L’affaire UNIS s’invite rapidement dans la seconde session parlementaire dès le mois d’octobre. L’opposition officielle — nouvellement dirigée par Erin O’Toole — tente de créer un comité parlementaire spécial pour étudier l’affaire UNIS. Les libéraux déjouent la manœuvre en faisant de l’enjeu une question de confiance, indiquant que l’adoption de la motion conservatrice déclencherait des élections.

    La motion est défaite lorsque le NPD de Jagmeet Singh accorde son appui au gouvernement minoritaire de Justin Trudeau. L’épisode a pour effet de marginaliser l’affaire UNIS dans la joute politique, et elle perd sa place de choix dans l’arsenal discursif des conservateurs.

    Le commissaire à l’éthique, Mario Dion, dépose son rapport le 21 mai 2021: Justin Trudeau est exonéré des allégations de conflit d’intérêts, alors que l’ex-ministre des Finances Bill Morneau est blâmé.

    • Démission de la gouverneure générale Julie Payette, sur fond de scandale

    Le discours du Trône du 23 septembre 2020 a été le dernier pour la gouverneure générale Julie Payette. Celle qui est entrée en fonction en octobre 2017 a remis sa démission le 21 janvier 2021 alors qu’une enquête indépendante est en cours sur le climat de travail toxique qu’elle aurait créé à Rideau Hall. Des allégations qui furent largement confirmées par le rapport de la firme Quintet Consulting Corporation, dévoilé quelques jours plus tard.

    En attendant la nomination d’un nouveau gouverneur général, le juge en chef de la Cour suprême, Richard Wagner, assure l’intérim en tant que qu’administrateur du gouvernement du Canada.

    • Vers le dépôt du projet de loi C-32 sur les langues officielles

    Le discours du Trône introduit pour la première fois la notion «d’asymétrie» entre le français et l’anglais. La gouverneure générale y souligne l’importance de «protéger et de promouvoir le français non seulement à l’extérieur du Québec, mais également au Québec», et s’engage, au nom du gouvernement, à «renforcer» la Loi sur les langues officielles (LLO) «en tenant compte de la réalité particulière du français.»

    Une prise de position qui se voit confirmée lors du dépôt du document de réforme des langues officielles, Français et anglais : vers une égalité réelle des langues officielles au Canada, le 19 février dernier. Un «rapport d’étape» que plusieurs observateurs voient comme un délai supplémentaire avant le dépôt d’un projet de loi.

    Le document propose de garantir le droit de travailler en français dans les entreprises privées de compétence fédérale au Québec et dans les régions à forte présence francophone; et de soutenir les institutions des communautés linguistiques en situation minoritaire, particulièrement dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’immigration.

    Le projet de loi C-32, la Loi modifiant la Loi sur les langues officielles et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois, qui en reprend les grandes lignes, est déposé le 15 juin, à six jours de l’ajournement de la Chambre pour l’été.

    L’opposition y dénonce une cynique manœuvre préélectorale, puisque le projet de loi n’a aucune chance d’être adopté avant la fin des travaux parlementaires et que des élections semblent se profiler à l’horizon, soit à la fin de l’été ou à l’automne.

    Pour sa part, la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, s’est engagée à réintroduire le projet de loi dans la prochaine législature, dans l’éventualité d’élections générales hâtives.

    • Le projet de loi C-10 sur la radiodiffusion suscite la controverse

    Introduit en novembre 2020, le projet de loi C-10 visait à assujettir les géants du Web à la Loi sur la radiodiffusion, entre autres pour les contraindre de contribuer à la création de contenu culturel canadien — la Loi sur la radiodiffusion n’avait pas été modifiée depuis 1991.

    Si le projet de loi obtient rapidement l’adhésion des milieux culturels, particulièrement francophones, les conservateurs font un tollé après la modification de certains articles lors de l’examen de C-10 en comité parlementaire — le projet de loi règlementerait maintenant certains sites Web qui diffusent du contenu généré par les utilisateurs, comme YouTube.

    Une violation de la liberté d’expression des Canadiens, selon les conservateurs ; une protection des droits d’auteurs des artistes, selon le gouvernement. Après une bataille procédurale de longue haleine, le gouvernement a recours au bâillon pour faire adopter le projet de loi lors de la dernière journée de séance de la Chambre avant la pause estivale.

    Comme le Sénat siège jusqu’au 29 juin, il semble donc probable que le projet de loi C-10 meure au feuilleton — encore une fois, plusieurs s’attendent à des élections avant le retour du Parlement, à l’automne.

    • La banqueroute de l’Université Laurentienne s’invite à Ottawa

    L’Université Laurentienne se place sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des corporations (LACC) le 1er février 2021. Son plan de restructuration, présenté le 12 avril, met la hache dans 24 programmes de premier cycle francophones et 32 anglophones, en plus de mettre à pied une centaine de professeurs.

    Le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes s’est donc penché sur le rôle d’Ottawa dans le financement des institutions postsecondaires francophones en situation minoritaire pendant quatre séances en juin.

    La majorité des témoins — dont de hauts dirigeants des Universités de Sudbury, Moncton, Hearst, de l’Ontario français et du Campus Saint-Jean — ont souligné l’importance d’un financement stable et récurent de la part d’Ottawa, une proposition qui semblait susciter l’adhésion de la plupart des membres du Comité, tous partis confondus.

    Le projet de loi C-32 sur la réforme de la Loi sur les langues officielles propose d’ailleurs de permettre à Ottawa de soutenir les institutions postsecondaires de la minorité linguistique. Selon François Larocque, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, inclure cette mesure dans la Loi «viendrait assoir, ou donner un fondement juridique solide à toute intervention fédérale future dans le postsecondaire.»

    • Inconduites sexuelles dans l’armée, bête noire du gouvernement

    Au début de février, des allégations d’inconduites sexuelles étaient déposées contre l’ancien Chef de l’état-major des forces armées, le général Jonathan Vance — celui qui avait lancé l’Opération Honneur, en 2015, pour mettre en œuvre les recommandations du rapport de la juge Marie Deschamps sur l’inconduite et le harcèlement sexuel dans les forces armées.

    Son successeur, l’amiral Art McDonald, doit peu après se retirer de ses fonctions, car il est lui aussi la cible d’une enquête pour inconduite sexuelle.

    L’opposition officielle se saisit rapidement de l’enjeu, utilisant la période de questions et le comité permanent de la Défense nationale pour impliquer le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, dans la dissimulation des allégations contre le Général Vance.

    La Chambre des communes adoptera une motion de blâme contre le ministre Sajjan à la fin juin, en partie pour son rôle dans le dossier.

    Pour tenter de limiter les dommages, le ministre de la Défense nomme l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour pour mener un «examen externe complet et indépendant sur le harcèlement et l’inconduite sexuelle» dans les forces armées.

    • Budget 2021: déficit de 354,2 milliards$ pour 2020-2021

    Premier exercice budgétaire depuis 2019, le budget déposé à la fin avril projette un déficit de 154,7 milliards$ en 2021-2022, soit 6,4% du PIB. Il propose entre autres un plan de relance post-COVID de 114 milliards$ — incluant plus de 30 milliards$ pour la prolongation des mesures de soutien d’urgence jusqu’à l’automne.

    Une des mesures phares du budget est la création d’un service pancanadien de garde pour jeunes enfants. Ottawa y investira 27,5 milliards$ sur cinq ans, puis un minimum de 8,3 milliards$ par année subséquemment. Les détails du programme demeurent à être négociés avec les provinces.

    Le budget de 2021 propose aussi des investissements de 17,6 milliards$ sur cinq ans pour favoriser une «relance verte».

    • Vers des élections générales à l’été ou l’automne

    La plupart des observateurs ne s’attendent pas à ce que ce Parlement revienne siéger à l’automne, et on entrevoit que des élections seront déclenchées au cours de l’été ou au début de l’automne, si la situation sanitaire le permet.

    Le gouvernement Trudeau est au pouvoir depuis presque deux ans, une longévité appréciable pour un gouvernement minoritaire. Et selon Québec125, un agrégateur de sondages réputé, les libéraux disposent d’environ cinq points d’avance sur les conservateurs (en date du 20 juin).

    Dans les facteurs qui présagent des élections, on remarque que les députés qui ne se représentaient pas aux prochaines élections ont pu faire leur discours d’adieu devant la Chambre; et que le premier ministre a confirmé que le prochain gouverneur général serait nommé incessamment — évitant au juge en chef de la Cour suprême l’embarras de devoir se prononcer sur la dissolution de la Chambre.

  • Le projet de loi C-32 vu par les anglophones du Québec

    Le projet de loi C-32 vu par les anglophones du Québec

    Francopresse: Quelle est la perspective générale de QCGN sur le projet de loi C-32?

    Marlène Jennings: Il y a des mesures auxquelles QCGN est favorable, comme d’enchâsser le programme de contestation judiciaire (PCJ) dans la Loi. Nous sommes également contents que le gouvernement, via le projet de loi C-32, ait l’intention d’investir beaucoup plus dans les institutions des communautés de langue officielle minoritaire pour assurer la vitalité [de ces communautés]. Nous sommes tous d’accord avec cela.

    Nous sommes également en faveur de la création, pour la première fois, de droits dans le milieu du travail chez les entreprises qui sont régies par la loi fédérale, peu importe où elles se trouvent. Toutefois, nous croyons qu’en créant ce nouveau droit pour le français uniquement, on laisse de côté la communauté anglophone.

    On sait que nous sommes sous-représentées dans les institutions fédérales, qui sont déjà assujetties à la Loi sur les langues officielles, et qu’une telle mesure va créer des droits dans le milieu du travail uniquement pour le français ; ça va constituer une barrière à l’économie, à la vitalité de notre communauté.

    On sait qu’une bonne partie de la vitalité de n’importe quelle communauté minoritaire, c’est la possibilité de gagner son pain, faire vivre sa famille, d’avoir des ressources pour pouvoir acheter une maison et contribuer à la société en général. Si l’emploi est bloqué, ça n’augure pas bien pour notre communauté.

    Le projet de loi C-32 reconnait pour la première fois que le français est la langue de la minorité et a besoin de protection, partout au pays. En même temps, il réitère la nécessité de protéger et promouvoir le français et l’anglais. Qu’en pensez-vous?

    C’est une contradiction. Notre organisme a toujours été en faveur de la protection et la promotion de la langue française. On reconnait que les communautés de langue officielle francophone, surtout à l’extérieur du Québec, mais à certains égards au Québec également, ont besoin d’une protection, d’une promotion.

    Mais nous avons toujours dit que ça pourrait se faire sans limiter, sans éroder la vitalité de la communauté anglophone minoritaire au Québec. Et avec le projet de loi C-32, on a beaucoup de préoccupations à cause de certaines dispositions qui semblent oublier notre communauté et les défis avec lesquels [on] vit.

    Les coupes à l’Université Laurentienne ont accentué l’urgence d’agir pour garantir l’accès à l’éducation postsecondaire en français au Canada. Est-ce que l’accès à l’éducation postsecondaire en anglais est un problème pour les anglophones du Québec?

    Avec le projet de loi 96 que le gouvernement du Québec vient de déposer, il y aurait des limites à la croissance des institutions postsecondaires anglophones, principalement des cégeps. Le gouvernement est en train d’oublier que nous avons des cégeps anglophones en région où presque la majorité des étudiants sont des francophones! Ils ont peur de devoir fermer leurs portes d’ici cinq ans si le projet de loi 96 est adopté tel quel. Et ce n’est pas le QCGN qui le dit, ce sont les cégeps eux-mêmes.

    On a fait un sondage à travers tout le Québec, auprès de plus de 2000 personnes, dont plus de 1000 francophones. Ce qui est ressorti, c’est que la majorité des francophones veulent garder leur droit de décider eux-mêmes où ils vont étudier. Ils ne sont pas en faveur de ces limites que le projet de loi 96 propose. Ils ne sont pas en faveur non plus de voir leurs droits et libertés individuelles supprimées par des droits supposément collectifs, ce que fait le projet de loi 96.

    Les communautés francophones en situation minoritaire font face à d’importants transferts linguistiques – il est de plus en plus difficile de transmettre la langue française aux générations futures. Est-ce que la communauté anglophone du Québec fait face au même problème? 

    Non. On le voit avec Internet, on le voit avec la très grande majorité d’anglophones en Amérique du Nord, on le voit du côté des affaires internationales, du développement économique : la langue des milieux d’affaires, c’est l’anglais, sur la scène internationale. Donc la langue comme telle n’est pas en danger; c’est la communauté elle-même qui est en danger.

    La communauté est en danger parce qu’on sait que la vitalité d’une communauté minoritaire passe par la possibilité d’avoir de l’emploi. Au Québec, le plus grand employeur est la fonction publique provinciale, mais moins de 1% des fonctionnaires sont des anglophones. Donc ce sont des milliers d’emplois qui nous sont fermés.

    On n’a pas accès au secteur public fédéral. Dans les institutions qui opèrent au Québec, on est sous-représentés. On a juste à regarder les services correctionnels du Canada: il y a 3800 employés qui travaillent au Québec, mais à peine 100 sont des anglophones.

    Si on regarde les dispositions que le projet de loi 96 propose, les employeurs des petites et moyennes entreprises qui veulent avoir une place sur le marché international, où la langue commune est l’anglais, vont devoir justifier à chaque fois qu’ils voudraient embaucher quelqu’un [et] pourquoi il doit travailler en anglais, même si c’est un francophone.

    [Si on prend] une petite entreprise avec 30 employés, en Beauce, qui produit sur le marché international — ceux qui travaillent là-bas sont des francophones — il y aurait certains postes où on aurait besoin que la personne puisse converser et parler en anglais, par exemple. Mais l’employeur va être obligé de justifier pourquoi.

    C’est de la paperasse. On sait déjà que, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), la paperasse, avec les règlements, avec les papiers qui doivent être en remplis par les employeurs, coute déjà 8 milliards$ par année. Alors, combien en plus ça va couter avec toute la paperasse que ces compagnies vont maintenant être obligées de remplir pour satisfaire aux dispositions de ce projet de loi 96?

    Est-ce que le projet de loi 96 devrait préoccuper les francophones hors Québec?

    L’utilisation péremptoire de la clause dérogatoire, comme l’a fait le gouvernement du Québec avec son projet de loi 96, est un danger non seulement pour tous les Québécois, qui verront leurs droits individuels fondamentaux suspendus, mais aussi pour nos confrères et consœurs à l’extérieur du Québec, dans le reste du Canada.

    On voit comment ça a incité d’autres gouvernements provinciaux à utiliser la clause dérogatoire, et on s’attend qu’il y en ait qui l’utilisent en matière de langue. Jusqu’à maintenant, ils ne l’ont pas fait, mais c’est un réel danger.

  • Franco-Parole III: après 50 ans, un monde universitaire francophone toujours en résistance

    Franco-Parole III: après 50 ans, un monde universitaire francophone toujours en résistance

    Le colloque a pris des airs de résistance au fil des exposés des panélistes présents, tous professeurs d’histoire à travers le Canada. C’est le 23 juin que s’est déroulé le panel «L’institution universitaire et la francophonie canadienne» qui retraçait, avec une lentille historique, les origines et le rôle de plusieurs universités francophones, notamment du Campus Saint-Jean en Alberta et les universités au Manitoba.

    Dans les cas présentés, des défis communs se sont dressés pour les universités francophones au fil des gouvernements provinciaux successifs.

    Les coupes budgétaires et le manque de fonds qui en découle sont les traits communs au cœur de la fragilité des institutions universitaires dans la francophonie canadienne.

    Valérie Lapointe Gagnon, professeure agrégée d’histoire à la Faculté Saint-Jean, en Alberta, a rappelé que «Jason Kenney, qui est pourtant francophile, est arrivé au pouvoir avec son gouvernement conservateur uni en 2019 avec un gros programme pour réduire la taille de l’État et réduire les dépenses dans un contexte de transition économique».

    Si le campus a réussi à préserver son autonomie, «les compressions budgétaires n’ont pas été réglées».

    La professeure a d’autant plus déploré ces compressions qui ont amené à un nouveau modèle d’université «vraiment ancré dans le néolibéralisme et axé sur les demandes du marché» avec «des indices qui, évidemment, ne fonctionnent pas avec le modèle d’un petit campus francophone et qui ne fonctionnent pas avec le domaine des arts et des sciences humaines en général».

    Un modèle retrouvé du côté du Manitoba, comme l’a souligné Patrick Noël, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Boniface (USB).

    Ce dernier a rappelé que le ministre du Développement économique et de l’Emploi de sa province, Ralph Eichler, dans une lettre de décembre 2019 adressée aux universités manitobaines, défendait une vision «affreusement réductrice de l’université». 

    Le document cite le ministre ainsi: «[L]a réussite peut prendre diverses formes depuis l’obtention d’un emploi à la fin de ses études à l’accumulation de plusieurs diplômes, mais au bout du compte, les étudiants feront valoir leurs compétences sur le marché du travail et répondront aux besoins en main-d’œuvre du Manitoba.»

    Cette conception «instrumentaliste», «inquiétante», «détourne l’université de sa réelle mission, celle de conserver, de transmettre et de faire avancer le savoir en [formant] des citoyens avec un esprit critique», pointe Patrick Noël.

    L’organisateur du colloque et nouveau recteur de l’Université de Sudbury, Serge Miville, est intervenu 24 heures plus tard, dans le panel du lendemain sur cette même question, concernant l’avenir de l’Université libre du Nouvel-Ontario: «C’est intéressant, on finance de moins en moins l’institution [universitaire], mais on la contrôle de plus en plus parce qu’on veut l’orienter vers le marché. Donc, comment fait-on comme recteurs, comme universitaires, chercheurs […] pour ne pas trahir notre mission fondamentale qui est particulière en milieu francophone minoritaire […] tout en répondant à la réalité?»

    Martin Pâquet, historien à l’Université Laval et titulaire de la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord (CEFAN), a quant à lui précisé une autre mission de l’université, conçue au fil du temps: «La mission universitaire repose sur un équilibre entre les pôles de la vérité et de la pertinence […]. Les deux concepts se heurtent pour assurer l’autonomie de l’Université.»

    «Ça nous prend une aide, un plan qui va être global pour l’ensemble des établissements, pour qu’on puisse se projeter dans l’avenir et continuer les rôles et les fonctions [de l’université]», a conclu Valérie Lapointe-Gagnon depuis l’Alberta.

  • Deux Terre-Neuviens au Festival international de la chanson de Granby

    Deux Terre-Neuviens au Festival international de la chanson de Granby

    Les noms des demi-finalistes artistes ont été connus le 8 juin en conférence de presse. Sur les 133 candidatures de cette 53e édition, seuls 18 candidats ont été retenus pour la demi-finale, et quatre accèderont à la Grande Finale du concours.

    «Pour moi c’est assez inattendu: si tu m’avais demandé il y a un an si j’allais faire partie [de ce concours] l’année prochaine, j’aurais dit “Non, impossible!”», s’enthousiasme Adrian House.

    Par hasard

    Les artistes francophones Jean Leloup, Lisa LeBlanc, ou encore Dédé Fortin (chanteur des Colocs) sont notamment passés sur la scène de ce concours. La première fois qu’un artiste terre-neuvien se présente au concours? Erick-Louis Champagne, directeur de la programmation et coordonnateur du concours, n’a trouvé aucun autre participant de la province dans les archives disponibles.

    C’est le hasard qui a mis l’artiste sur la piste de cette compétition francophone, lors d’ateliers d’écriture virtuels avec le parolier Frédérick Baron, organisés par le Réseau Culturel Francophone de TNL en novembre 2020 et en février 2021.

    «C’était vraiment bon, ça m’a aidé à sortir des idées. J’ai commencé à travailler sur de nouvelles chansons en français. […] Ensuite [durant le deuxième atelier], je lui ai montré mes nouvelles chansons et [Frédérick Baron] m’a dit qu’elles étaient assez bonnes pour tenter le concours», raconte le Terre-Neuvien.

    Il soumet donc trois chansons originales en français, Le parapluie d’Élise, Gisèle et Les Bagatelles en mars, et est sélectionné pour les auditions d’avril… à Granby.

    «Tout à coup, je devais aller au Québec, j’étais un peu surpris de devoir faire ça, c’est sûr que la plupart des participants au concours se trouvent déjà au Québec! […] J’étais assez nerveux pour l’audition, parce que c’était vraiment tout nouveau pour moi, mais j’ai travaillé fort», explique Adrian House.

    L’artiste dit être inspiré par les classiques des années 50 et 60 de la musique française, à travers des artistes comme Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Jacques Brel. Une influence reconnue par les juges lors de l’audition.

    En juin, tous les demi-finalistes suivront une formation pour peaufiner entre autres leurs chansons, leurs techniques vocales et leur présence scénique. Le chanteur se réjouit de participer à ce stage et de rencontrer les autres artistes.

    Ensuite, direction la demi-finale qui aura lieu du 17 au 20 août durant le festival au Palace de Granby. Il sera accompagné d’un groupe de musiciens du FICG. «Être sur scène avec un orchestre qui joue toutes mes chansons, ça va être incroyable!», s’exclame Adrian House.

    Juliette Mini aussi de la partie

    L’artiste ne sera pas le seul à aller à Granby. Juliette Mini, en 10e année à l’école francophone Rocher-du-Nord, fait partie des 24 gagnants du concours Jamais Trop Tôt, un projet pancanadien d’écriture de chansons. «Il fallait soumettre des paroles de chanson en français en mars, et les textes qui sont sélectionnés seront mis en musique.»

    C’est également Frédérick Baron qui a animé un atelier virtuel sur le sujet dans son école. C’est la première fois que la jeune de 16 ans écrivait une chanson. Son texte Nouvelle génération, parle des jeunes et de leur rapport aux réseaux sociaux.

    Née d’une mère terre-neuvienne et d’un père français, Juliette Mini se dit «surprise, mais super contente et super excitée de cette nouvelle». Ce n’est pas tout : elle a été sélectionnée pour représenter Terre-Neuve-et-Labrador au festival et chantera sur la scène de Granby! Elle en saura plus prochainement sur la chanson qu’elle interprètera au festival. Le Gaboteur suivra donc ces deux Terre-Neuviens et leur passage au festival de Granby.

  • Des tensions générées par le développement résidentiel se font sentir

    Des tensions générées par le développement résidentiel se font sentir

    Le projet de développement de la rue Hay à Lachute en est un bon exemple puisqu’émerge depuis quelques semaines un désaccord intimement lié à des conceptions divergentes de l’ensemble résidentiel. Nous retrouvons d’un côté un entrepreneur abasourdi devant la complexité du processus, les exigences de la ville et devant la levée de boucliers d’une quarantaine de citoyens. Face à lui, les signataires d’une lettre adressée à la ville qui sont perplexes face au type de développement préconisé par le développeur et qui s’inquiètent des conséquences environnementales d’un tel développement dans un secteur sensible. Enfin, l’hôtel de ville qui doit impérativement jouer le difficile rôle d’équilibriste en faisant preuve de probité et de cohérence afin d’assurer un développement harmonieux de la municipalité.   

    Pour Yannick Achim, l’un des quarante signataires de la lettre, il est normal que la municipalité porte une oreille attentive aux développeurs tout en relativisant que ça ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie des citoyens. M. Achim tient à préciser que l’intervention des signataires vise prioritairement à s’assurer que le projet s’harmonisera avec le secteur et qu’il respectera des normes environnementales et architecturales.  

    Le maire de Lachute, Carl Péloquin, est sans équivoque: «le développement, faut le faire de façon organisée, planifiée et harmonisée. Ça va être gagnant à long terme. Il est important de s’assurer de l’acceptabilité sociale des projets.» Afin de se doter de leviers supplémentaires, le conseil municipal a adopté, lors de sa séance ordinaire du 6 avril dernier, un amendement au plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA) du secteur afin d’y ajouter des critères d’évaluation qui rehausseront les exigences pour les constructions dans le secteur de la rue Hay. La version du PIIA adoptée en avril fait notamment en sorte que devra être évitée la répétition de bâtiments ayant les mêmes caractéristiques architecturales ainsi que les mêmes matériaux de finition extérieure.  

    Ayant maintenu la communication avec le développeur et les quarante signataires depuis le 6 avril dernier, la ville adoptera, à la lumière de leurs commentaires, une version finale du PIIA lors de la séance du conseil municipal du 5 juillet prochain. Malgré l’évolution du dossier, le maire Péloquin garde le cap: «si le projet ne répond pas aux exigences, nous ne l’autoriserons pas.»  

    Serge Mainville, le propriétaire de l’entreprise Les immeubles KL Mainville inc,, est médusé et considère être victime de discrimination dans ce dossier. Depuis qu’il a fait une offre d’achat conditionnelle à l’acceptation de son projet par la municipalité, les choses se compliquent. Ce dernier comprend difficilement que l’on empêche de construire des résidences unifamiliales qu’il compte louer à des familles et demeure étonné devant la levée de boucliers générée par son projet. Impatient, l’entrepreneur considère que la ville devrait mettre son pied à terre et l’autoriser diligemment à construire des maisons. «Je ne comprends pas, dans les nouveaux projets, toutes les maisons sont pareilles, puis c’est correct, mais sur la rue Hay, c’est maintenant interdit», déplore-t-il. D’ailleurs, dans une lettre envoyée à la ville le 29 avril dernier, les quarante signataires précisent leur attachement au paysage bucolique et paisible de ce secteur logé au cœur d’un environnement naturel à la fois riche et exceptionnel et réitère leur appui envers la ville qui se doit impérativement de s’assurer que l’insertion de nouvelles maisons dans ce secteur sensible se fasse de manière à ne pas dénaturer ou briser l’équilibre du lieu.  

    M. Mainville dit avoir fait des compromis en proposant d’alterner entre deux modèles de maison, mais pour ce qui est de la couleur et du type de revêtement, il est moins conciliant: « Le bleu minuit de canexel, c’est ma marque de commerce et c’est de même que je bâtis mes maisons.» Selon le propriétaire de l’entreprise KL Mainville, la municipalité devrait mieux s’occuper de ses entrepreneurs en leur facilitant les choses plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues. Serge Mainville cite à titre d’exemple les délais d’obtention des permis. Devant la lourdeur du processus et constatant les embûches, Serge Mainville roule les mécaniques et menace de retirer ses billes et d’investir dans d’autres villes: «Je vais choisir mes combats. Je ne comprends pas pourquoi ils me bloquent, alors que c’est la ville la plus pauvre du Canada.»   

    Le maire Péloquin explique la décision d’implanter un PIIA dans le secteur de la rue Hay en précisant que c’est un outil dont dispose le conseil de ville et qui vise à bien encadrer le développement résiduel afin qu’il soit en harmonie avec les résidents des secteurs déjà construits. Carl Péloquin concède cependant que le contexte actuel génère effectivement des délais pour l’obtention de permis, tout en rappelant l’importance du processus afin de planifier adéquatement le développement de la ville. 

  • Le Québec en zone verte: aucun cas dans Argenteuil

    Le Québec en zone verte: aucun cas dans Argenteuil

    Quant à la progression de la campagne de vaccination, 81% des Laurentiens ont à présent reçu au moins une première dose de vaccin, et 30% présentent désormais un calendrier vaccinal complété. Néanmoins, la MRC d’Argenteuil est la région des Laurentides où le nombre de citoyens ayant reçu au moins une première dose est au plus bas, avec 71,9%. Cette donnée n’inquiète cependant pas Myriam Sabourin, adjointe à la présidente-directrice générale et responsable des relations médias, relations publiques et à la communauté au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. Elle rappelle que plusieurs semaines nous séparent de la fin août, fil d’arrivée établi par la Santé publique du Québec pour atteindre l’objectif de 75% de couverture vaccinale. Selon Mme Sabourin, cette donnée signifie cependant que des efforts supplémentaires seront nécessaires afin de rejoindre les groupes ciblés, pour atteindre l’objectif à temps.  

    Même son de cloche du côté de la directrice responsable du dossier de la vaccination contre la Covid-19 du CISSS des Laurentides, Caroline Chantal, qui précise que des pistes de solutions sont envisagées en collaboration avec le Directeur général de la MRC : «Effectivement, la couverture vaccinale chez la clientèle d’Argenteuil est la plus basse. On travaille en étroite collaboration avec M. Marc Carrière […], et on a également mis en place une brigade qui se promène dans différents quartiers et endroits stratégiques des régions […] pour répondre aux questions en lien avec la vaccination».  

    L’aréna Kevin-Lowe-Pierre-Pagé de Lachute, sous la direction de Vicky Boisvert, est l’un des 10 centres de vaccination des Laurentides, et fonctionne à bonne capacité avec souvent plus de 700 vaccins par jour. Par ailleurs, d’autres options sont offertes aux citoyens qui souhaitent recevoir leur première ou deuxième dose. Mme Chantal souligne que plusieurs pharmacies offrent le service, ainsi que le VacciBus, une initiative du CISSS des Laurentides en collaboration avec exo et le groupe de transport Taquet, qui sillonnera les différentes régions entre le 19 juin et le 15 août. Également, depuis le 29 juin, il est possible pour un citoyen de choisir son type de vaccin et de modifier le site de vaccination, pour la deuxième dose, directement sur le site de Clic Santé.  

    Nombre record de cas comptabilisés… à la baisse 

    Dans les Laurentides, 27 nouveaux cas ont été rapportés au cours de la semaine du 20 au 26 juin, une donnée qui réjouit le Docteur Éric Goyer, directeur de la Santé publique : «C’est probablement le plus faible nombre de cas hebdomadaires qu’on a enregistrés depuis le début de la deuxième vague certainement, mais aussi depuis le début de la première vague, donc depuis mars 2020». Bien que le variant Delta, découvert en Inde, préoccupe le docteur Goyer et son équipe, ce dernier souligne qu’à l’heure actuelle, un seul cas fortement suspect a été rapporté dans les Laurentides. La confirmation officielle du laboratoire de santé publique du Québec est attendue à ce propos. Le docteur Goyer précise qu’aucune éclosion majeure n’y est associée. Autre constat: moins de 5 patients sont actuellement hospitalisés à l’hôpital de Saint-Jérôme, le seul qui reçoit encore des gens atteints du SRAS-COV-2, et aucun n’est aux soins intensifs.   

    La province s’assouplit  

    La situation épidémiologique continue donc de s’améliorer au Québec. Le changement de palier en zone verte apporte avec lui plusieurs modifications aux règles en vigueur depuis de nombreux mois. Parmi les assouplissements, les bars et restaurants peuvent maintenant accueillir jusqu’à 10 personnes à une même table, ou encore, les résidents de trois adresses différentes. En terrasse, ce sont 20 personnes à une même table qui seront acceptées. Les rassemblements dans les domiciles sont également permis jusqu’à un maximum de 10 personnes à l’intérieur, ou de 20 personnes à l’extérieur. Dans les deux cas, la règle des trois résidences différentes doit être respectée. La Santé publique du Québec rappelle toutefois qu’advenant une situation où il serait impossible de respecter la distanciation sociale, le port du couvre-visage est recommandé pour les personnes qui ne sont pas adéquatement protégées, soient ayant reçu leurs deux doses de vaccin, ou ayant fait la maladie et reçu une dose.  

  • Bianca Borgella dreams of Tokyo Olympic adventure

    Bianca Borgella dreams of Tokyo Olympic adventure

    “I’m excited, but also nervous,” Borgella said during a Sunday afternoon phone interview. 

    The 18-year-old Rockland native has just finished one big adventure in her young life as part of the Class of 2021 from Saint Francis Xavier Catholic High School in Hammond. She was still feeling the exhilaration of being a graduate as she spoke about her next big adventure as part of Team Canada at the Tokyo Paralympics. 

    “I love travelling,” she said, then giggled as she outlined her plans for exploring Tokyo during her free time. “There’s a lot of things I want to do there. I want to go to all the stores. I want to meet with the people, and see things, and try all the different types of sushi.” 

    On the track 

    Borgella competes in the 100-metre, 200-metre, and long jump events for athletes with vision impairment. She has Leber congenital amaurosis (LCA). The term covers a group of inherited diseases that affect the retina during early childhood, causing severe vision loss or blindness. For Borgella, LCA resulted in astigmatism that impairs her ability to see objects at a distance. 

    But LCA doesn’t slow her down when it comes to running. Borgella has been involved in track and field since she was 15. 

    “I was always doing sports,” she said. “I love running and I love being competitive. I would actually do all the events just to see what I liked doing.” 

    Her coaches with the Ottawa Lions Track and Field Club advised her to focus on three primary events for competition. That was a bit of a disappointment because Borgella was looking forward to trying the hurdles “though that would have been a stretch.” 

    She has no problem with the running and the leaping but her eyesight makes it difficult for her to gauge the distance between successive hurdles fast enough to prepare herself for every leap. She can do a hurdle course but never fast enough to be a real competitor in the event. 

    Still, she is quite proud of what she can do, whether it’s the hurdles or sprinting to the finish in the 100-metre. Her best time in the latter event is 13.01 seconds during a June practice session. Her best time in the 200-metre is 27.05 seconds. 

    Those times, along with a personal best of 4.15 metres in the long jump earned her a Team Canada berth for the 2021 Games. Earlier this year she had to go to the United States for her official certification as a Paralympic athlete. The certification took place in Arizona during one of the hottest periods for spring in that desert state. 

    “It was really so hot,” she said. “It was new for me. I’ve never had to run in such extremely hot weather.” 

    After Tokyo 

    Borgella looks forward to her Tokyo adventure. The one thing that makes her nervous is the thought of competing against other athletes who may be as fast as she is, or even a bit faster. 

    Her coaches tell her to “think positive” and not worry about how fast anyone else is. That works for her. 

    “My main objective is that I love the sport,” she said. “I am a competitive person, and I don’t like to lose. I will aim for the top, and try for at least a personal best, and just have fun.” 

    After Tokyo, Borgella’s next adventure is attending the University of Ottawa as a social sciences major. She is signed up for the Conflict Studies and Human Rights program. 

    “My dream is to become a mediator,” she said. “I want to help people solve problems.” 

  • Vers un centre-ville tout en lumières à Hawkesbury

    Vers un centre-ville tout en lumières à Hawkesbury

    On connait bien le fameux dicton, «Rome ne s’est pas bâtie en un jour!» C’est un peu le même principe pour revitaliser le centre-ville, le but ultime du groupe Vivre Hawkesbury. Il faut donc y aller modestement avec des priorités bien ciblées, comme l’explique l’agent de projet Jean Sirois. «Il faut commencer par créer des espaces où les gens peuvent se rencontrer, simplement parce que c’est le fun de passer du temps ensemble et de s’amuser dans le centre-ville». Et des espaces propices aux rencontre, il y en a deux sur la rue Main. L’Espace éphémère Green Beaver pour l’animation et les spectacles, ainsi que la Place des Pionniers, endroit idéal, par exemple, pour des cours de zumba les mercredi soirs. 

    «Et on pense qu’on pourrait aménager des corridors d’Art urbain assez rapidement, ne serait-ce que pour ajouter une touche de modernité et d’attrait au centre-ville, affirme Jean Sirois. Imaginez par exemple une exposition de photographies installée sur des poteaux le long de la piste cyclable et piétonnière du boulevard du Chenail! Et l’Art urbain, tant au centre-ville que dans les parcs, ça aide à revitaliser une ville comme Hawkesbury. 

    Depuis quelques jours, les passants, qu’ils soient piétons, cyclistes, à moto ou en voiture ont sûrement noté que l’Espace Green Beaver est illuminé dès le crépuscule. C’est là un signe précurseur. «Car à l’automne poursuit l’agent de projet, on aimerait bien illuminer toute la Main entre les rues John et McGill, selon une thématique et des couleurs qu’on pourrait adapter selon les circonstances, comme l’Halloween ou la période de Noel. Et ce serait là un autre début, soit celui du scénario idéal de créer une manière de projet de sons et lumières avec de la musique éventuellement». 

    Comme priorité à moyen terme, Vivre Hawkesbury et ses partenaires veulent engager des pourparlers avec des développeurs et des propriétaires pour créer des logements habitables sur la Main, l’idée étant d’accroitre la densité pour redonner un nouveau souffle à un centre-ville qui a connu de meilleurs jours. 

  • CARS recevra l’aide des CUPR pour son projet de construction

    CARS recevra l’aide des CUPR pour son projet de construction

    L’organisme à but non lucratif qui exploite le Centre d’accueil Roger Séguin (CARS), une résidence pour personnes âgées, recevra l’aide dont il a tant besoin pour financer la construction d’un nouvel établissement plus grand et de meilleure qualité. Le conseil des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) a approuvé, à l’unanimité, lors de sa séance du 23 juin, une résolution visant à obtenir une aide financière pour le projet.

    «Merci beaucoup», a déclaré Michel Levert, actuel maire par intérim de la Cité de Clarence-Rockland, en remerciant le conseil des CUPR au nom du groupe CARS.

    Le groupe CARS avait demandé aux CUPR de garantir une subvention annuelle pour aider à financer le coût de 49 millions $ pour un nouveau centre qui répond aux normes du code du bâtiment provincial actuel pour les établissements de soins de longue durée. Le groupe organise sa propre collecte de fonds et étudie également les sources possibles d’aide financière des gouvernements provinciaux et fédéral. L’organisme à but non lucratif prévoit également de demander un prêt à Infrastructure Ontario pour le projet.

    Le programme d’aide financière des CUPR fournira 12,5 millions $ au total pour le projet CARS, sous forme de paiements annuels de 500 000 $ sur une période de 25 ans. L’accord de financement comprend plusieurs conditions. La première est que le groupe CARS obtienne la confirmation d’un prêt d’Infrastructure Ontario ainsi qu’un accord de développement avec le ministère des soins de longue durée.

    Les autres conditions sont que les CUPR et CARS fassent en sorte que tous les termes et conditions de l’ensemble des aides financières soient couverts par un accord officiel entre les deux parties qui sera soumis à l’examen du conseiller juridique des CUPR. Cet accord doit inclure une clause permettant aux CUPR de se retirer de l’engagement de financement si les membres d’un futur conseil en décident ainsi.

    Les autres conditions de l’accord sont que les CUPR ne servent pas de garant pour tout prêt d’Infrastructure Ontario approuvé pour le projet et que CARS ne demande plus d’aide financière pour ce projet aux CUPR.