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  • «Beaucoup de bonnes petites choses», mais un moment mal choisi et des oublis considérables pour C-32

    «Beaucoup de bonnes petites choses», mais un moment mal choisi et des oublis considérables pour C-32

    En entrevue avec Francopresse, la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, s’est targuée que «pour la première fois, [Ottawa] reconnait que la langue française est une langue minoritaire. C’est une langue qui a besoin de plus d’appui, parce qu’on est huit-millions de francophones dans un océan Nord-Américain de 360 millions de personnes principalement anglophones».

    Pour Stéphanie Chouinard, professeure de sciences politiques au Collège militaire royal du Canada et à l’Université Queen’s, «le principe que la ministre veut insuffler à la nouvelle mouture de la Loi sur les langues officielles, c’est l’égalité réelle. Ce qu’on entend par égalité réelle, c’est qu’on veut donner aux deux langues des moyens potentiellement différents d’atteindre l’égalité, la même sécurité».

    «Mais c’est vrai qu’en même temps, on ne veut rien enlever aux anglophones du Québec», rappelle cependant Rémi Léger, professeur au Département de sciences politiques de l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique.

    Un «mauvais timing»

    «Pour ceux qui souhaitaient une Loi sur les langues officielles modernisée, le timing est mauvais. La session parlementaire achève et tous les observateurs ou presque s’entendent pour dire qu’une élection anticipée va être déclenchée cet été ou à l’automne», ajoute Rémi Léger.

    Le projet de loi C-32, confirme Stéphanie Chouinard, est destiné à mourir au feuilleton : «Les plus cyniques vont dire que c’est une décision électoraliste, c’est-à-dire que les libéraux peuvent se targuer d’avoir rempli leur promesse en présentant un projet de loi dans cette session parlementaire ci.»

    «Peut-être que le “silver lining”, peut-être que la bonne nouvelle, c’est que ça va forcer les conservateurs et le NPD à clarifier ce qu’ils entendent par la modernisation. Parce que pour l’instant, tous les partis à Ottawa se sont engagés à moderniser la Loi, mais “moderniser la Loi”, ça peut tout dire et ça peut ne rien vouloir dire», se console Rémi Léger.

    «Les libéraux ont en quelque sorte mis leurs cartes sur la table, donc est-ce que ça va forcer la main des conservateurs et du NPD à faire la même chose?» s’interroge-t-il.

    Même si la ministre Joly s’est engagée à représenter le même projet de loi advenant une réélection des libéraux, Stéphanie Chouinard estime qu’on ne pourrait tout de même pas envisager l’adoption d’une Loi modernisée avant 2022.

    Une «joute politique» entre Québec et Ottawa

    Le projet de loi C-32 entend soumettre à la Loi sur les langues officielles les entreprises privées sous juridiction fédérale au Québec et dans les régions «à forte présence francophone».

    Au Québec, le projet de loi prévoit que ces entreprises pourront choisir de se conformer aux nouvelles dispositions de la Loi ou à celles de la Charte de la langue française.

    Le projet de loi 96 du gouvernement québécois, présentement à l’étude à l’Assemblée nationale de la province, assujettirait pour sa part à la Charte les entreprises sous juridiction fédérale comportant plus de 25 employés.

    À lire aussi: Une réforme de la loi 101 qui tend la main aux communautés francophones et acadienne

    Pour Rémi Léger, «le fédéral ne veut pas donner ce champ de compétence à Québec et donc en gros, ma lecture, c’est que le parti libéral reprend textuellement le projet de loi 96 du Québec dans la Loi sur les langues officielles […] Finalement, les deux lois vont dire l’exacte même chose».

    Un dénouement qui est le produit d’une «joute politique» entre la ministre Joly et le ministre du Québec responsable de la langue française, Simon Jolin-Barette, croit Stéphanie Chouinard.

    «Il y a une tentative, au Parti libéral du Canada et à la CAQ, de se faire les champions de la langue française. Et donc, dans le projet de loi, on voit que la ministre Joly a entendu le ministre Jolin-Barrette, mais ne va pas aussi loin que ce que la CAQ aurait voulu en donnant les coudées franches à Québec d’imposer la loi 101», explique la politologue du Collège militaire royal du Canada.

    Elle ajoute que «c’est certain qu’aux prochaines élections, il y aura une opération séduction auprès de la majorité francophone, tant du point de vue du parti libéral que du Parti conservateur du Canada».

    Aucun des deux partis ne peut faire fi des 78 sièges du Québec à la Chambre des communes s’ils veulent atteindre la majorité, donc ils se doivent de courtiser l’électorat francophone de la province.

    «Beaucoup de bonnes petites choses»

    En examinant le projet de loi C-32, Rémi Léger estime qu’on peut y retrouver «beaucoup de bonnes petites choses».

    «C’est sûr qu’en écoutant la ministre, je peux voir comment elle peut faire un bon portrait [de C-32]. C’est dire : “Oui la Cour suprême c’est réglé. Oui le commissaire [aux langues officielles] c’est réglé. Oui le droit de travailler en français dans les entreprises à charte fédérale c’est réglé”», énumère le professeur de l’Université Simon Fraser.

    Le projet de loi C-32, rappelle Stéphanie Chouinard, abolit la disposition qui soustrayait la Cour suprême à la Loi sur les langues officielles, ce qui signifie que tout le monde pourra être entendu par la Cour sans interprète, dans la langue officielle de son choix.

    Cependant, avertit la politologue, «ça ne signifie pas que le bilinguisme devient un élément obligatoire dans la nomination des juges. Pour que le bilinguisme devienne obligatoire du point de vue individuel, il aurait fallu passer par la Loi sur la Cour suprême et non par la Loi sur les langues officielles».

    Tous les juges n’auront pas besoin d’être bilingues, puisque la Cour suprême peut «former des bancs de cinq ou sept juges pour entendre des causes», explique-t-elle.

    À lire aussi: Régler le dossier du bilinguisme à la Cour suprême une fois pour toutes

    De son côté, Rémi Léger rappelle que le projet de loi confèrerait de nouveaux pouvoirs au commissaire aux langues officielles : «Il pourrait désormais faire une ordonnance [devant la Cour] qui contraindrait une institution [fédérale] à se conformer ou à payer des réparations.»

    Pour Stéphanie Chouinard, «on va maintenant au-delà d’une simple tape sur les doigts. Il faudra qu’il y ait des changements suite aux recommandations de la part du commissaire».

    La politologue ajoute que le commissaire n’aurait pas que de nouveaux pouvoirs, mais aussi de nouvelles obligations : il devra faire des représentations en cour lorsqu’elle entendra des dossiers sur lesquels le commissaire s’est déjà penché, à la suite d’une plainte. 

    «Il faudra que ces modifications-là soient suivies d’un budget supplémentaire pour le Commissariat, pour être en mesure de faire face à ses nouvelles obligations», avertit cependant Stéphanie Chouinard.

    Si on regarde les modifications apportées à la partie VII de la Loi, «promotion du français et de l’anglais», Rémi Léger note qu’on précise enfin quelles «mesures positives» le gouvernement fédéral devra prendre envers les communautés linguistiques en situation minoritaire.

    «Ce n’est pas inintéressant, mais ça va beaucoup moins loin que ce qu’envisageait la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), par exemple», estime le chercheur.

    «Des points faibles»

    «Pour ce qu’il en est des points faibles, il y a Patrimoine canadien qui demeure le ministère responsable [de la mise en œuvre de la Loi]. Une mesure qui est critiquée depuis une trentaine d’années, parce que ça ne marche pas», constate Rémi Léger.

    Dans ses «Huit bonnes idées pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles», la FCFA suggérait notamment que le Conseil du Trésor soit «responsable de la mise en œuvre globale de la Loi sur les langues officielles, avec les pouvoirs nécessaires pour remplir ce mandat».

    Le projet de loi C-32 propose que le Conseil du Trésor ne soit chargé que de «vérifier», «surveiller» et «informer» les institutions fédérales relativement aux politiques sur les langues officielles, sous les parties IV, V et VI de la Loi.

    «Donc en gros, on garde la même structure qu’a actuellement la Loi. On garde ce genre de bête à deux têtes, on départage la responsabilité entre le Conseil du Trésor et le ministre du Patrimoine canadien», conclut Rémi Léger.

    Il ajoute qu’«un des grands éléments des revendications de la FCFA, c’était l’obligation de consulter [les communautés de langue officielle en situation minoritaire]. Dans le projet de loi de la FCFA, il y avait toute une section sur la consultation, l’obligation de consulter. On créait un genre de comité-conseil consultatif ; tout ça, ç’a été évacué», déplore-t-il.

    Stéphanie Chouinard nuance qu’«on ajoute […] une obligation de consulter de la part du gouvernement fédéral, sauf que les parties prenantes qui devraient être consultées ne sont pas formalisées. Donc on ne crée pas une nouvelle structure».

    Le projet de loi laisse aussi sur la table l’idée d’adopter des clauses linguistiques lorsque le gouvernement fédéral signe des ententes financières avec les provinces, déplore Rémi Léger.

    Du côté du concept de «continuum de l’éducation», ajoute le politologue, le projet de loi ne fait que préciser que l’éducation à la petite enfance et le postsecondaire peuvent être considérés par le gouvernement fédéral comme des «mesures positives» envers les communautés francophones.

    «Oui, c’est là, mais je pense que l’engagement aurait pu aller beaucoup plus loin», soutient Rémi Léger.

    Le politologue souligne aussi que plusieurs autres revendications des communautés francophones ne se retrouvent pas dans le projet de loi: «Pour ce qui est des revendications qu’elles faisaient autour de leurs institutions […] autour de leur autonomie, du droit d’identifier leurs propres priorités, il n’y a rien de ça qui se retrouve dans le document.»

  • Daniel Lavoie, ambassadeur de la francophonie jusqu’à Séoul

    Daniel Lavoie, ambassadeur de la francophonie jusqu’à Séoul

    Francopresse: Daniel Lavoie, vous aurez droit à un hommage lors du Gala Trille Or, le 19 juin sur les ondes d’Unis TV. Comment accueillez-vous ce prix? 

    Daniel Lavoie: Je n’avais pas entendu parler du Trille Or avant qu’on me propose de me l’offrir. Je n’ai pas encore vraiment compris pourquoi on me le donne, sinon que bon, ça fait 50 ans que je chante en français! Je suppose que je suis un ambassadeur pour la francophonie mondiale parce que je chante en français partout dans le monde. Peut-être que ça méritait un Trille Or. Je ne sais pas. [rires]

    Je reçois des lettres de Chinois, de Russes, d’Australiens, de gens des Philippines qui me disent qu’ils ont appris le français pour comprendre mes chansons. Ça veut dire que j’aide à répandre le français. Très humblement, parce que je ne pense pas être un ambassadeur qui fait du bruit.

    Plus jeune, dans ma vie, j’ai eu la chance d’avoir des succès de disques qui ont marché beaucoup dans le monde entier, entre autres la chanson Ils s’aiment. Je suis toujours un peu étonné d’entendre à quel point les gens partout dans le monde connaissent cette chanson.

    Après, j’ai fait le spectacle Notre-Dame de Paris qui a eu des répercussions dans le monde entier. La vidéo Notre-Dame de Paris est utilisée à l’école, dans les cours de français, en Chine, Taïwan, en Russie.

    Le prix Hommage

    Le prix Hommage sera remis à Daniel Lavoie lors du Gala Trille Or 2021, diffusé le 19 juin à 20 h sur les ondes d’Unis TV.

    Il s’agit du 11e prix Hommage remis par l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM). Daniel Lavoie est le deuxième musicien de l’Ouest à y avoir droit. En 2019, Carmen Campagne l’avait reçu à titre posthume.

    Ce prix souligne la contribution d’un ou d’une artiste «à l’industrie musicale francophone de l’Ouest ou de l’Ontario» et sa participation «au rayonnement de la culture francophone sur la scène nationale et internationale».

    Vous êtes un ambassadeur de la francophonie sur la scène mondiale, mais le Manitoba fait souvent surface, en entrevue.

    C’est inévitable, mes bases sont là ; ma famille est là, mes frères et sœurs, mes cousins. Mes parents sont enterrés là depuis pas tellement longtemps. Le Manitoba est dans mon sang, dans mes racines. Je n’ai ni envie de le renier ni de l’oublier.

    Il y a quelques années, j’ai voulu publier des textes, et plutôt que de me tourner vers des maisons d’édition françaises ou québécoises, ce qui était très accessible, j’ai préféré passer par une maison d’édition manitobaine [Les Éditions des Plaines, NDLR]. C’était très important pour moi de faire ça.

    Et il y a peut-être même un troisième livre qui s’en vient.

    Vous avez aussi récemment mis en musique le conte Le Vieillard et l’enfant de Gabrielle Roy, paru chez La Montagne secrète le 2 mai dernier.

    Gabrielle Roy, une de mes préférées depuis longtemps! J’avais lu tout Gabrielle Roy quand j’étais encore au Manitoba. J’avais découvert une auteure, la seule, vraiment, qui parlait de chez nous d’une façon aussi belle et avec laquelle je pouvais me sentir à l’aise.

    J’ai toujours eu un attachement très particulier à Gabrielle Roy. Quand j’ai découvert Gabrielle Roy, j’étais au collège, à Saint-Boniface. J’ai tout lu: La Route d’Altamont, La petite poule d’eau, Bonheur d’occasion, etc.

    Quand je suis parti du Manitoba et que j’ai lu La Détresse et l’enchantement, je me suis senti un peu le cœur de Gabrielle Roy parce que je trouvais qu’on avait un peu, je dis bien un peu, le même parcours.

    Vous avez déjà dit avoir l’impression d’être entre deux chaises, comme Franco-Manitobain qui vit au Québec depuis 50 ans. Est-ce encore le cas?

    Je dirais entre trois chaises même, parce que je suis né dans un village [Dunrae, NDLR] où il y avait autant de francophones que d’anglophones. J’ai appris l’anglais en même temps que j’ai appris le français.

    Je parle encore le français surtout parce que mon père et ma mère ont insisté pour que le français soit la langue de la maison, la langue de ma mère [il chantonne presque, rappelant Jours de plaine], et que mon père m’a envoyé au Collège [de Saint-Boniface].

    Mais si j’avais suivi le trajet de la plupart des jeunes francophones de mon village, je serais maintenant à 98% anglophone. Je ne parlerais probablement plus le français. Donc, ce côté très, très omniprésent de l’anglais a fait que j’ai une troisième personnalité aussi. Je suis un tricéphale.

    Pour ce qui est du Québec, oui j’ai passé 50 ans ici, je me sens un peu Québécois, mais étrangement, beaucoup plus Manitobain. Les années formatives, où l’on apprend la vie, sont probablement les années qui marquent le plus. Je demeure probablement plus Manitobain qu’autre chose.

    Vous avez flirté avec une carrière en anglais, mais vous avez fini par faire le choix du français. Quand et comment avez-vous fait ce choix?

    Ça fait tellement longtemps. Ça fait 30 ans, 35 ans.

    Quand je suis arrivé au Québec [en 1970], je me suis senti, pour la première fois de ma vie, libre d’être moi-même. Je sentais que je n’avais pas besoin de checker par-dessus mon épaule pour voir s’il n’y avait pas un anglophone qui nous écoutait. Pas obligé de changer de langue quand il y avait un anglophone dans un groupe de 10 personnes.

    Il y a des choses qui me blessaient énormément dans mon amour-propre, dans mon orgueil de francophone, quand je vivais au Manitoba. J’ai découvert que je n’avais pas à vivre ces choses-là.

    Après, j’ai commencé à faire des disques en français, j’ai sorti mes disques presque tout de suite en France, alors j’ai commencé à voyager en France beaucoup. Je me suis senti de plus en plus francophone.

    Suivez-vous la scène musicale et artistique du Manitoba français ou de la francophonie canadienne? Qu’observez-vous?

    Pas beaucoup, j’avoue. J’ai lu que les gens, en général, développent leurs gouts musicaux jusqu’à 30 ans et qu’après ça, ils écoutent la même musique le restant de leur vie. Je peux dire que j’ai continué de m’intéresser aux jeunes et à la nouvelle musique pendant longtemps, mais de moins en moins.

    Ça ne veut pas dire que ça ne m’intéresse pas; ça veut juste dire que je ne fais pas l’effort d’aller voir. Mais quand je rencontre des jeunes qui font ce métier-là, ça me fait plaisir de les encourager.

    Ils évoluent dans un milieu complètement différent du vôtre.

    Le métier n’est plus le métier que j’ai connu. C’est très difficile, pour moi, de donner des conseils à des jeunes parce que le métier qu’eux vivent ne ressemble en rien au métier que j’ai connu.

    Le métier que j’ai connu, c’est un métier où il y avait de l’argent et Dieu sait que, quand il y a de l’argent, il y a du respect! C’est là que ça se passe dans la tête des humains. Quand on me présentait, peu importe où, on disait : «Qui a vendu tant de disques, qui a fait tant de spectacles».

    La musique ne générant plus d’argent, on est obligé de dire : «Qui a 10 000 hits Spotify» – ça veut dire 0,0 cenne. On est encore accrochés aux numéros.

    Notre-Dame de Paris

    Daniel Lavoie a joué dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris de 1998 à 2000. En 2016, il a revêtu à nouveau la soutane de Frollo.

    «J’ai un plaisir fou à faire Notre-Dame de Paris! C’est un grand spectacle, c’est un beau spectacle et les gens sont heureux quand ils viennent le voir. C’est très agréable de jouer devant des salles de gens heureux, même si c’est à l’autre bout du monde. Quand les gens se mettent à chanter Le temps des cathédrales à la fin du spectacle, et qu’ils chantent à Shanghai aussi fort qu’à Paris, en français, je me dis qu’il y a quand même quelque chose de merveilleux, de miraculeux.»

    Dans cet univers-là, le retour sur scène avec Notre-Dame de Paris est un baume?

    Notre-Dame de Paris a eu son succès dans les dernières années où l’on vendait encore des disques. On en a vendu comme 20 millions, une quantité inimaginable de disques et de vidéos.

    Par contre, quand je suis revenu pour la nouvelle production [en 2016], nous avons enregistré un album, nous avons fait une vidéo de très, très haut niveau, et ni le disque ni la vidéo n’ont été lancés sur le marché parce que ça ne valait pas la peine. On les vend aux spectacles.

    Le disque et la vidéo n’ont plus de valeur. Par contre, les gens paient encore 100 piastres pour aller voir un spectacle et on remplit encore des salles de 5 000 et 6 000 places de spectateurs enthousiastes tous les soirs.

    La vengeance est là, surtout. C’est que les gens sont encore prêts à vivre l’émotion d’un vrai spectacle, et ça, c’est merveilleux et c’est surtout là où j’encourage les jeunes : essayer de faire des shows et s’organiser pour que les gens viennent les voir. Et de faire des bons shows, d’être bons. Ils peuvent en vivre.

    Cinq chansons pour mieux connaitre Daniel Lavoie

    1.         «J’ai quitté mon île», À court terme, 1975

    Une chanson de son premier album, qu’il aime encore.

    2.         «Ils s’aiment», Tension Attention, 1983

    Une chanson au succès international, qu’il a interprétée des centaines de fois.

    3.         «Jours de plaine», Long courrier, 1990

    La trame d’un film d’animation de l’ONF, sur la langue de sa mère.

    4.         «Qui sait?», Long courrier, 1990

    Une chanson dont il ne se lasse pas.

    5.         «Tu vas me détruire», Notre-Dame de Paris, 1998

    Pour Notre-Dame de Paris, où il a interprété Frollo de 1998 à 2000 et depuis 2016.

  • Les francophones veulent des services, des communications et des médias plus structurés

    Les francophones veulent des services, des communications et des médias plus structurés

    «Comment créer un environnement où nous pouvons vivre en français au quotidien?» a attaqué Alain Dupuis, directeur général de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada.»

    Il a rappelé que dans l’ensemble, les provinces et territoires se sont «engagés envers le français», soulignant le dépôt hier du projet de loi C-32, visant à moderniser la Loi sur les langues officielles et soulignant qu’il y a juste la Colombie-Britannique où «il nous faut une politique sur des services en français».

    Avec «720 écoles de langues françaises hors Québec et 900 organisations de la société civile, on a du travail à faire au niveau des services gouvernementaux», a-t-il remarqué.

    Renée Madore, qui a fait partie du ministère de la Justice québécois à plusieurs titres de 2000 à 2015, a de son côté appelé à réfléchir sur l’accès à la justice en français un peu partout. Elle a également souligné la tenue de la Rencontre du Conseil des ministres sur la francophonie canadienne, qui se tient les 17 et 18 juin.

    Trois grandes idées se sont dégagées de l’atelier portant sur l’information : la mobilité des services et des journalistes, une meilleure représentation des francophones hors Québec dans les médias et la création d’un espace durable de contenus et de services en français.

    Mobilité

    Alors que certains participants ont exprimé dans cette idée de mobilité un besoin de formation et d’échanges de capacités au niveau des services gouvernementaux, d’autres l’ont suggérée au niveau de la communication et des médias.

    La nécessité de proposer des stages aux jeunes journalistes avec une formation en amont pour que «les journalistes soient déjà sensibilisés à la réalité des communautés francophones en situation minoritaire» a également été lancée pendant les discussions. 

    Représentation

    La question de la représentation des communautés minoritaires francophones dans les médias a été l’un des points les plus entendus.

    Pour un rapprochement, «ça prend un réseau au niveau des médias, hors Radio-Canada […] qui réunit les initiés ou ceux qui se sont éloignés», a souligné un groupe de participants, citant l’exemple d’anglophones en immersion qui se ne sont pas intégrés dans les réseaux francophones.

    Une décentralisation du Québec vers les autres francophonies a aussi été un point abordé plusieurs fois.

    Créer un espace francophone

    Dernier point soulevé, la nécessité de créer un espace «pas uniquement de concertation, mais de co-construction durable», a lancé un participant, qui a illustré l’idée de son groupe en reprenant le modèle du Sommet, un type d’évènement qui «devrait continuer».

    Un centre d’expertise sur les services en français a aussi fait partie des propositions. «Présentement, tout est fait à la pièce, avec une allure politique. On veut créer un hub, un centre de ressources non partisan pour appuyer les meilleures pratiques [de services en français]», a noté le groupe de participants.

  • Pensionnats autochtones : Gaëtan Baillargeon témoigne pour sa mère

    Pensionnats autochtones : Gaëtan Baillargeon témoigne pour sa mère

    Gaëtan Baillargeon croit que la découverte des dépouilles autour de l’ancien pensionnat autochtone à Kamloops en Colombie-Britannique ne marque que le début de la recherche. «Malheureusement, c’est juste le premier», déclare-t-il.

    La nouvelle fut un choc pour certains allochtones. Les Autochtones, de leur côté, savent depuis longtemps que des restes d’enfants se trouvent partout au pays, près des anciennes écoles résidentielles.

    À l’âge de 13 ans, Gaëtan Baillargeon a visité l’école résidentielle Shingwauk de Sault-Sainte-Marie avec sa mère. Lors de la visite, elle a fait un commentaire qui l’a marqué. «Elle a pointé vers une région et puis elle a dit: “Je sais qu’il y a du monde enterré là”, raconte-t-il. Mais elle ne savait pas vraiment où c’était. Elle ne s’en souvenait pas. Je suis sûr que ce sont des mémoires qu’elle ne veut pas se rappeler.»

    «C’était une prison» 

    Puisque M. Baillargeon est le fils le plus jeune de sa famille, il n’a pas discuté du sujet avec sa mère autant que ses frères et sœurs. En fait, les détails du temps qu’elle a passé à Shingwauk sont très flous à ce jour. «[Ma mère] se rappelle juste qu’elle parlait à peine en anglais, précise-t-il. Elle s’est fait enlever et elle est partie.»

    Malheureusement, les archives des pensionnats autochtones ne sont pas fiables. Le registre de l’école Shingwauk indique que la mère de Gaëtan Baillargeon a fréquenté l’établissement seulement pendant un an, ce qui est faux puisqu’elle est retournée à Constance Lake bien plus tard dans sa vie.

    M. Baillargeon rapporte que sa mère se souvient de s’être enfuie du pensionnat par train lorsqu’elle était adolescente et qu’elle a abouti en Saskatchewan dans une ville dont elle ignore le nom à ce jour.

    Elle ne sait pas combien de temps elle est partie et quel âge elle avait au moment de la fugue. «Ils l’ont trouvée et l’ont rapportée à Constance Lake au lieu de la rapporter à Shingwauk, parce qu’elle avait plus l’air d’une jeune femme», rapporte Gaëtan Baillargeon.

    M. Baillargeon ajoute que son frère avait décidé d’amener sa mère à la «cookerie» de Lecours Lumber pour travailler dans la cuisine. Malheureusement, l’équipe n’avait pas besoin de son aide, alors elle a trouvé un travail en tant que bonne d’enfants. «Je ne savais pas ça, annonce-t-il. Marcel Lecours m’a dit en passant, plus tard dans ma vie, que c’était ma mère qui était leur bonne.»

    À quarante ans, Gaëtan Baillargeon apprend de nouvelles histoires à propos du parcours de vie de sa mère et les mauvais traitements qu’elle a subis.

    Je me dis tout le temps que s’il y a des choses qu’elle ne veut pas me dire, c’est sûr qu’il y a eu des affaires [sexuelles] aussi, admet-il. À chaque fois qu’on en parle, tu vois qu’elle est brisée. Elle est brisée, mais elle est forte parce qu’elle est encore ici.»

    Témoignage de Constance Lake 

    Il y a une dizaine d’années, pour sensibiliser les gens à la réalité des écoles résidentielles, M. Baillargeon et des représentants du gouvernement provincial se sont rendus à la Première Nation Constance Lake afin de documenter les témoignages des survivants de pensionnats de la communauté. Plusieurs personnes se sont présentées afin de raconter leur part de l’histoire. C’est durant ces échanges qu’il a constaté que la situation était bien plus grave qu’il ne le croyait.

    Il se souvient d’un homme qui a confessé avoir été obligé de boire de l’eau de toilette durant la nuit, car les adultes ne laissaient pas les étudiants boire en période de sommeil. La même personne a expliqué que les plus vieux se plantaient devant la porte pour protéger les plus petits de l’abus des prêtres et des sœurs lorsque ces derniers venaient voir les enfants. «Ce qu’il m’a dit m’a vraiment brisé le cœur, se rappelle-t-il. Il m’a dit : “À un moment donné, c’est toi qui deviens le vieux”.»

    Le mémorial 215

    C’est devant le mémorial des enfants autochtones qu’un mur s’est effondré : une minute après avoir pris une photo de famille avec ses enfants et petits-enfants à côté des paires de souliers, la mère de M. Baillargeon s’est mise à pleurer.

    «Elle n’en revenait pas, dit-il. Elle voyait ma fille, mon neveu et les petits souliers et elle m’a dit : “Pourquoi est-ce qu’ils nous ont fait ça?” C’est là qu’elle a ajouté : “Finalement, le monde va le savoir, le monde va me croire, le monde sait que c’est ouvert et qu’on ne peut plus le cacher”.»

    Pour aller de l’avant, M. Baillargeon encourage les gens à commencer par l’éducation, surtout avec les jeunes dans les écoles, dans le but de leur apprendre «la vraie histoire» du Canada.

    Aussi, il aimerait que les Autochtones soient inclus dans le développement économique et communautaire de la région ainsi que dans les dialogues avec les allochtones.

  • Alfred devient un «Grand Nom»

    Alfred devient un «Grand Nom»

    Les membres du comité et le maire Stéphane Sarrazin se sont réunis sur la rue Principale près du Cénotaphe mercredi midi pour le lancement officiel du dernier ajout à la campagne du 150e anniversaire du village et de la paroisse Saint-Victor. En face de l’église, le nom du village est visible en lettres d’acier bleu de deux mètres de haut pour quiconque passe en voiture ou à pied.

  • Renaud Simard s’approche doucement de son rêve après une année de sacrifices

    Renaud Simard s’approche doucement de son rêve après une année de sacrifices

    Revenons en arrière, soit en août 2020. Suite à la séance de repêchage virtuelle, Renaud s’attend à participer au camp de l’Océanic à titre de joueur recrue de 16 ans. En raison des consignes sanitaires, le camp a été ouvert à seulement 36 joueurs, dont quatre gardiens.  Préparé et enthousiaste face à ce défi, il doit se résigner et il accepte la situation avec sérénité; les vétérans ont la priorité pour les places restreintes. Il se dirige donc avec entrain vers le camp de l’équipe Midget AAA de sa région, soit les Vikings de Saint-Eustache. Après quelques jours, comme le veut la règlementation, les Vikings établissent leur liste de protection et Renaud est malheureusement libéré, l’équipe préférant aligner un gardien de 15 ans. Il reçoit alors l’appel de l’équipe de Lévis qui lui propose un essai. Il s’empresse donc de plier bagages et il se dirige à nouveau dans l’est de la province. Cela se passe relativement bien sur la patinoire, on procède même à son inscription à l’école. Le monde du hockey étant ce qu’il est, les coupures au niveau supérieur brisent à nouveau ses ambitions et il apprend qu’il sera inséré sur la liste du ballotage de la ligue. Au même moment, dans le tumulte de la situation de la Covid-19 et de la hausse des cas, la ligue Midget AAA suspend ses activités et il retourne à la maison en attente des derniers transferts de joueurs prévus le 7 septembre dans l’espoir de réaliser son rêve de joueur à ce niveau. 

    Plan de sauvetage 

    Silence radio le 7 septembre, Renaud est contraint de retourner jouer pour les Stars de Lachute près de son patelin. On imagine facilement que son moral est tombé à plat et qu’il fut passablement découragé. Nouveau rebondissement, après seulement une pratique, il reçoit l’appel des Conquérants des Basses-Laurentides Midget Espoir et cela le motive au plus haut point. L’équipe l’accueille chaleureusement, et ses parents acceptent d’embarquer dans le nouveau projet: quatre entrainements par semaine au Forum de La Plaine situé à 45 minutes du domicile familial. Les joueurs des Conquérants fréquentent habituellement une des écoles à proximité du lieu d’entraînement. Son père, Robert Simard, nous raconte: «Renaud est lui-même allé rencontrer la direction de la Polyvalente Lavigne qui a approuvé son projet sport-étude particulier obtenant ainsi la permission de s’absenter des séances de cours de l’après-midi.» 

    Ce fut donc une saison entrecoupée avec les restrictions sanitaires mises en place à l’automne et en hiver. Loin de baisser les bras, le jeune Simard a poursuivi son entraînement personnel hors glace au centre Cross Fit Lachute que fréquentent également ses parents. Il peut aussi se concentrer sur ses études et finir sa cinquième année du secondaire. Toujours à l’affût de solutions nouvelles afin de garder la forme, il utilise même une surface synthétique qu’un ami entreposait chez ses parents afin de conserver et améliorer sa mécanique dans les filets. Il reçoit des tonnes de tirs, entre autres de son frère ainé Lou, en plus de fréquenter occasionnellement la glace pour des pratiques restreintes à un maximum de patineurs dans les Laurentides. Renaud a eu l’occasion de revoir ses coéquipiers pendant quelques jours en mars, jusqu’à ce que les restrictions les arrêtent de nouveau. 

    L’appel de Rimouski 

    Au moment où la situation devient difficile, Renaud reçoit l’appel tant attendu: l’Océanic l’invite au camp d’août 2021. Voilà tout ce que cela prenait pour le remettre sur les rails: au menu de la préparation physique, retour sur la glace synthétique avec son père Bob et son frère Lou, quelques séances avec un entraîneur rémunéré chez Intense hockey avec M. Proteau et chez BP à Laval. Ayant retrouvé sa motivation, Renaud met les bouchées doubles en vue de la poursuite de son rêve. En attendant, il termine ses études secondaires d’ici quelques jours avec brio et il poursuit les heures de travail acharnés au restaurant O’Frites de la rue principale à Lachute. N’hésitez surtout pas à le saluer, si vous passer par là! 

    Le jeune Simard a goûté à la LHJMQ le week-end dernier alors qu’il s’est rendu à Rimouski en compagnie de sa mère Sonya Gaudreault pour quatre séances de tirs de 90 minutes avec quelques joueurs actuels et anciens de l’Océanic. Ce fut pour lui l’occasion de rencontrer les dirigeants de cette équipe avant le camp principal d’août prochain. «Puisque nous n’avons pas joué beaucoup de parties cet hiver, ils désiraient voir où nous en étions rendus. Nous étions quatre gardiens sur place et nous avons pu montrer notre niveau actuel. J’ai apprécié chaque instant de cette expérience et cela m’a donné l’énergie dont j’avais besoin pour me présenter au sommet de ma forme au camp!», soutient-il.  L’équipe du Bas du Fleuve est dirigée par Serge Beausoleil, entraineur et directeur-gérant depuis 2011, qui a signé un nouveau contrat de quatre ans lundi dernier. Un gros bravo au jeune Simard, ainsi qu’à ses parents qui le suivent dans ses aventures ainsi que celles de son jeune frère Thierry qui s’alignent avec les Sélects du Nord Bantam AAA.  Du hockey, on en mange chez les Simard! 

  • It’s good to get back outside again for the summer

    It’s good to get back outside again for the summer

    The second restart effort of the provincial government began at midnight starting last Friday with patio dining once more allowed at all restaurants with the facilities to allow patrons to sit outside for meals while still observing social distancing guidelines. 

    Children and adults were also able to enjoy a number of outdoor sports and plan activities on a limited scale as the pandemic restrictions on outdoor gatherings were relaxed a bit. Family groups could enjoy trips to neighbourhood parks for soccer or baseball, or go to outdoor municipal pools or splash pads as long as they kept to themselves and did not mingle with anyone else at the recreational sites. 

    Skate parks, tennis courts, BMX parks, playgrounds and various other outdoor recreation sites are also open again for use for a limited number of participants. A complete list of such sites is available through the provincial government website. Social distancing guidelines still apply to individuals and family groups enjoying the use of these facilities. 

    Provincial restrictions still remain in effect for many indoor recreation facilities like the municipal pool at the Rockland YMCA, which is still closed to the public. These facilities and others may reopen later in the year as the number of people vaccinated against COVID-19 increases and the provincial and federal governments monitor the state of the pandemic.  

  • Travel restrictions lifted between Ontario and Quebec

    Travel restrictions lifted between Ontario and Quebec

    As of Wednesday at 12:01 a.m., the checkpoints at border crossings, including the Long Sault Bridge between Hawkesbury and Grenville, and at Highway 417-Autoroute 40, were lifted. Non-essential travel is permitted between the two provinces, and Quebec residents returning from Ontario will no longer need to self-isolate for 14 days. 

    On Monday, representatives of both the Ontario and Quebec governments announced that they would not renew their border closures after June 16. Quebec’s Public Safety Minister and Deputy Premier Geneviève Guilbault said Ontarians were free to enter the province, but would need to abide by the same health restrictions as locals. Ontario’s Solicitor General Sylvia Jones said similar rules would apply in her province, and said Chief Medical Officer of Health Dr David Williams supported the lifting of the restrictions. 

    The restrictions were implemented as the third wave ripped through both provinces. Ontario announced border restrictions between Quebec and Manitoba on April 16, with the Quebec government subsequently announcing its own enforcement. Police checkpoints were set up on both sides of the border, with would-be travellers turned away or ticketed. 

    The border restrictions lasted two weeks longer than Ontario’s stay at home order, which ended on June 2. The provincial government extended the restrictions on May 28. 

  • Enthousiasme face à la réouverture des terrasses

    Enthousiasme face à la réouverture des terrasses

    Sur l’heure du midi, lundi, malgré le temps nuageux, les clients étaient au rendez-vous sur les terrasses de la Main à Hawkesbury. Le propriétaire du restaurant Déja Vu, Antonios Tsourounakis, aussi conseiller municipal, affirme être heureux de cette réouverture. Il a bien hâte d’accueillir les clients et est content du retour des employés, qui, selon lui, ont souffert de la fermeture des restaurants. Monsieur Tsourounakis ajoute que les mesures prises, telle la distanciation sociale, sont sécuritaires et que manger sur une terrasse et retourner à une certaine normalité est essentiel pour une bonne santé mentale.  

    Les restaurateurs semblent heureux de la réouverture, mais ils ne cachent pas avoir aussi hâte de la réouverture de l’intérieur des établissements, surtout pour les jours de pluie.  

  • Active case count plummets in Eastern Ontario

    Active case count plummets in Eastern Ontario

    Only 14 cases were active in the region on Monday, compared to 95 the week before. The active case count plummeted last Tuesday, after a glitch in the provincial reporting system overrepresented the number of local cases. 

    The active cases included 12 in Prescott-Russell, and one each in Cornwall and the United Counties of Stormont, Dundas and Glengarry. Six new cases were reported over the weekend, all of which were recorded in Prescott-Russell communities. 

    Medical Officer of Health Dr. Paul Roumeliotis said the positivity rate and seven day rolling average were important considerations in the calculations as well. He said figures in those metrics were also falling, but urged people to be careful as the province began to reopen. 

    “Enjoy the outdoors, enjoy patio dining, just make sure you adhere to the public health measures,” he said. “All of that depends on us continuing to follow the measures, such as masking.” 

    Vaccines 

    As of Monday, 139,129 vaccines had been administered in the EOHU region. Thirteen mass vaccination clinics were due to be held this week, followed by another 14 next week. Dr. Roumeliotis said the health unit was able to add another seven clinics after receiving notice of the next shipment of vaccines to the region. He said the additional doses would make it easier to provide second doses to the population over the summer. 

    “We want to ensure we get second doses in as quickly as possible,” he said. “It’s really the key of getting out of these restrictions and out of this pandemic.” 

    The region 

    Of the 14 cases active in the EOHU on Monday, 12 were in Prescott-Russell communities, including 6 in Clarence-Rockland, 2 in Alfred-Plantagenet, 2 in Russell, 1 in Hawkesbury, and 1 in The Nation. No cases were recorded in Casselman, Champlain, or East Hawkesbury.